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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 9 juin 2018 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Edouard Philippe : premières fausses notes #cdanslair 08.06.2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 48 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:49OuverteÉludée

    Édouard Philippe est-il trop à droite ?

  • 1:54OuverteRéponse partielle

    C'est sa famille politique, Claude Veil ?

  • 3:54OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il y a de particulier chez Édouard Philippe ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    En un an, Édouard Philippe a-t-il gagné ses galons de Premier ministre ?

  • 9:54OuverteRéponse directe

    Si on regardait juste les chiffres en termes de cote de popularité, aujourd'hui, Édouard Philippe est soutenu par qui ?

  • 11:01OuverteRéponse directe

    Il y a un drôle de syndrome à l'Assemblée nationale. Vous en avez sûrement entendu parler ces derniers jours. C'est quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57PrésentateurChiffre
    « La cote de confiance du Premier ministre baisse et atteint, selon l'IFOP, son plus bas niveau depuis le début du quinquennat. »
  • 2:23PrésentateurChiffre
    « Macron est élu par deux tiers d'électeurs de gauche, un tiers d'électeurs de droite, et aujourd'hui, ses soutiens, c'est deux tiers d'électeurs de droite et deux tiers de gens venus de la gauche. »
  • 5:06PrésentateurChiffre
    « C'est quand même 43% de Français qui approuvent, donc ce n'est pas rien. »
  • 10:00PrésentateurChiffre
    « Édouard Philippe est soutenu par deux tiers des électeurs qui avaient voté François Fillon, donc on est bien là-dessus, et quand même la moitié de ceux qui avaient voté Benoît Hamon. »
  • 11:57InvitéChiffre
    « On enchaîne 2500 amendements, on les vote sur 9 jours et 9 nuits. »
  • 13:36InvitéChiffre
    « Une centaine de députés s'est abstenue. »
  • 23:01PrésentateurChiffre
    « On a pu passer 7 ou 8 réformes de première importance au cours de l'année écoulée. »
  • 25:38InvitéChiffre
    « Ça va être extrêmement encadré, on parle de quelques milliers ou dizaines de milliers de salariés qui pourront en bénéficier chaque année. »
  • 34:25InvitéFait
    « oui clairement »
  • 34:54InvitéFait
    « le discours de la République en marche c'est pas de dire on va faire une alliance avec LR seulement, c'est avec LR et les maires socialistes »
  • 35:47PrésentateurFait
    « Edouard Philippe il a clairement un rôle le cheval de Troie aujourd'hui »
  • 35:52PrésentateurFait
    « il emploie souvent d'ailleurs l'image de la poutre qu'il considère qu'elle n'a pas fini de bouger »
  • 35:56PrésentateurFait
    « et il y a une autre image aussi c'est l'image du porte-avions »
  • 37:15InvitéChiffre
    « La République En Marche s'est rendu compte qu'effectivement ils avaient été très surcotés au moment des législatives et qu'il y avait un déficit majeur d'implantation locale »
  • 41:34InvitéFait
    « j'ai pas d'agenda personnel »
  • 42:31PrésentateurChiffre
    « il n'y a que 34% des français dans la dernière enquête pour Paris Match qui attribuent cet adjectif au premier ministre contre 53% qui considèrent par exemple qu'il dirige bien sa majorité »
  • 45:33InvitéChiffre
    « il a perdu 20 points seulement 35% d'opinions favorables auprès des sympathisants LR »
  • 45:45InvitéFait
    « sa cote de popularité ne cesse de chuter depuis son élection à la tête du parti »
  • 47:59InvitéFait
    « le chef des républicains incarne moins bien les valeurs de la droite qu'Emmanuel Macron ou Marine Le Pen »
  • 49:22PrésentateurFait
    « Edouard Philippe est plus populaire dans l'électorat des républicains que le président des républicains »
  • 55:35PrésentateurFait
    « personne ne soupçonne sérieusement qu'il puisse jouer perso dans l'immédiat »
  • 1:00:16PrésentateurFait
    « peut-on croire qu'Edouard Philippe soit le simple pion d'Emmanuel Macron »
  • 1:01:13InvitéFait
    « la hantise c'est quand même d'avoir un phénomène de frondeur comme en a eu François Hollande »
  • 1:01:45InvitéFait
    « on est quand même sur un renoncement »
  • 1:01:52InvitéFait
    « on ne remet pas en cause les équilibres »
  • 1:02:30PrésentateurFait
    « on l'a vu sur Notre-Dame-des-Landes »
  • 1:02:51InvitéChiffre
    « il était protégé par sa popularité manifestement là il chute dans un sondage »
  • 1:03:12InvitéFait
    « il fait le pari que l'EPS sera asphyxié »
  • 1:03:19InvitéPromesse
    « il y aura des résultats sur l'emploi sur le chômage »
  • 1:03:22InvitéFait
    « on dépassera la lecture gauche-droite pour se dire il a réussi »
  • 1:03:30PrésentateurFait
    « les réformes promises sur les questions dites sociétales par tradition l'apanage de la gauche elles sont enterrées »
  • 1:03:34PrésentateurPromesse
    « la PMA viendra »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Invité12 %
  • Invité 24 %
  • Invité 34 %
  • Invité 42 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Présentateur

Bonsoir à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Ce n'est pas encore un ras-le-bol, mais une grogne qui commence à monter dans les rangs de la majorité. De plus en plus de députés reprochent au gouvernement de pencher trop à droite. Et un homme est accusé de déséquilibrer l'action de l'exécutif. Cet homme, c'est Édouard Philippe. Le Premier ministre issu des Républicains cristallise une sorte d'agacement, notamment sur les questions sociales. L'aile gauche de La République en marche a aussi un problème avec la méthode. Édouard Philippe, pas assez, voire pas du tout de dialogue, disent ces détracteurs. Et surtout, trop de travail.

Les parlementaires se plaignent des cadences infernales dans l'hémicycle. Est-ce un signe de ce divorce annoncé ? La cote de confiance du Premier ministre baisse et atteint, selon l'IFOP, son plus bas niveau depuis le début du quinquennat. Une chute surtout auprès des sympathisants de gauche. On en parle ce soir avec nos invités. Claude Veil, journaliste et éditorialiste à Nice Matin et Varmatin. Olivier Beaumont, grand reporter au service politique du Parisien Aujourd'hui en France. Vous signez aujourd'hui cet article. Mais où est passé Laurent Wauquiez ? Cécile Cornudet, vous êtes éditorialiste politique aux Echos.

Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'Institut de sondage IFOP. Selon votre dernière étude, Emmanuel Macron et Édouard Philippe atteignent donc leur plus bas niveau depuis le début de leur mandat. Je cite ce soir aussi votre dernier ouvrage, Le Nouveau Clivage, un ouvrage qui revient sur les conséquences de la mondialisation à l'origine de la redéfinition des clivages politiques. Et c'est publié aux éditions du CERF. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci beaucoup de participer à cette émission en direct. Nous attendons bien sûr, comme chaque soir, vos questions par SMS et Internet. Édouard Philippe est-il trop à droite ?

C'est une drôle de question parce que c'est sa famille. C'est sa famille politique, Claude Veil ? Si vous êtes La République En Marche, il y a une chose que vous n'avez pas le droit de faire, c'est de critiquer le patron. Et le patron, ça rappelle Emmanuel Macron, il ne s'appelle pas Édouard Philippe.

Donc quand c'est un fusil à tirer dans les coins, c'est-à-dire qu'en réalité, ce qui monte dans une partie en effet de la majorité et du groupe majoritaire, c'est le sentiment que la translation vers la droite que le régime a abordée, et qui est quand même très très nette, puisque je rappelle les chiffres, pas sous les chiffres, mais en gros, sous le contrôle de notre ami, au premier tour, Macron est élu par deux tiers d'électeurs de gauche, un tiers d'électeurs de droite, et aujourd'hui, ses soutiens, c'est deux tiers d'électeurs de droite et deux tiers de gens venus de la gauche. On a une inversion de retournement du modèle.

Donc les gens venus de la gauche ne se retrouvent pas forcément dans tout ce que fait le gouvernement, mais en réalité, la marge de manœuvre du Premier ministre est très étroite, et pour l'essentiel, à quelques nuances près, il applique la politique qui a été définie par Emmanuel Macron, la stratégie mise en voulue, proposée aux Français, est mise en œuvre par Emmanuel Macron. Est-il de droite, Édouard Philippe ? Oui. D'ailleurs, il n'a pas sa carte à la République. C'est une particularité qu'on ne manque pas de lui rappeler assez régulièrement.

C'est d'ailleurs qu'on interroge ses collaborateurs à Matignon, c'est un sujet de crispation, ça les énerve, ils considèrent que ça, c'est une question qui n'intéresse que les journalistes, ça n'intéresse pas les Français. Sauf qu'il était encore hier soir, il était là pendant deux jours à Toulouse, c'est aussi, voilà, il a essayé de, il a participé hier soir à une réunion, une réunion off, qui n'était pas prévue dans son agenda officiel, avec des marcheurs, et on lui fait sentir, on lui fait comprendre qu'il ne vient pas de cette famille.

Donc, il sera toujours suspecté, tant qu'il n'aura pas pris sa carte, si tant est qu'il la prend un jour, d'avoir un autre agenda, de jouer une autre partition, c'est-à-dire de ne pas insulter à l'avenir le jour où il quittera Matignon, à la fin de ce quinquennat, ou peut-être même avant. Qu'est-ce qu'il y a de, et en même temps, chez Édouard Philippe ? Cécile Cornudet ?

3:55
Invité

Moi, je pense qu'il est plus à gauche qu'Emmanuel Macron, en réalité, Édouard Philippe. Alors, peut-être pas sur les questions économiques, notamment sur les questions budgétaires. Je pense qu'il est plus attentif qu'Emmanuel Macron au respect des règles bruxelloises, tout ça. Mais sur toutes les questions, immigration, laïcité, autorité, réponse aux attentats, je pense qu'il est un peu plus à gauche. C'est un peu un clin d'œil, mais en tout cas, c'est exactement ce que dit Claude Veil.

C'est le droitier utile de ce quinquennat, comme on ne veut pas taper Emmanuel Macron, on pointe Édouard Philippe, et Colomb aussi, le ministre de l'Intérieur, qui est accusé, alors que lui, il vient du Parti Socialiste, d'être trop à droite. Mais sinon, c'est un jupéiste, Édouard Philippe. Et c'est vrai que, comme il n'a pas voulu prendre sa carte d'En Marche, à chaque fois, il y a un doute. Est-ce qu'il ne travaille pas quand même pour lui, pour après ? Et c'est le point faible, si vous voulez, qui lui est reproché.

4:55
Présentateur

Avant d'aller plus loin dans la discussion, quand même, en un an, Jérôme Fourquet, il a gagné ses galons de Premier ministre. Ce n'est plus l'inconnu de Matignon ? – Non, non, et puis, vous parliez tout à l'heure de sa cote de popularité qui était au plus bas depuis le début du quinquennat, mais c'est quand même 43% de Français qui approuvent, donc ce n'est pas rien. – Oui, c'est un bas assez haut. – Voilà, c'est quand même le haut de la fourchette pour d'autres. Et puis, c'est le même niveau de popularité qu'Emmanuel Macron. Donc, il n'y a pas de décrochage, et Édouard Philippe ne fait pas office de maillon faible du dispositif gouvernemental. Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit…

– Et ce sont les mêmes, c'est un cas. – Voilà, c'est… – Ceux qui aiment Macron aiment Philippe, il y a très très peu de… – La structure de popularité des deux est effectivement très très proche, et la seule initiative, à mon sens, qui l'a prise, c'est cette question des 80 km heure, donc ce n'est pas forcément très à droite, à droite je ne sais pas, mais à droite certainement pas, et tout le reste, effectivement, c'est juste l'application de la feuille de route. Ce qui a été reproché aussi à Toulouse, c'est d'avoir fait peut-être un peu trop ami-ami avec le maire… – Les Républicains, M. Moudinck.

– Mais il est là pour ça, Édouard Philippe, dans le dispositif macronien, c'est le rabatteur pour tous les gens de droite jupéistes, c'est-à-dire les Estrosi, les gens de l'UDI, beaucoup d'autres maires, puisque la République en marche, on y reviendra peut-être tout à l'heure, n'a pas forcément d'implantation locale. Édouard Philippe, à mon avis, il ne travaille pas à son compte, il est là en service commandé pour le président de la République, pour rabattre tous ces élus de droite Macron-compatibles.

Alors ça peut agacer dans la République en marche où beaucoup viennent plutôt du PS, mais comme il a été dit tout à l'heure, en fait, la ligne et la stratégie, tout ça, c'est fixé par Emmanuel Macron. – Sauf que c'est vrai qu'on voit aujourd'hui qu'il y a des mécontentements qui sont grandissants, qui ne sont pas majoritaires, mais qui sont grandissants au sein de la République en marche, y compris chez les marcheurs historiques qui, eux, ont fait une campagne de centre-gauche pendant la campagne présidentielle et qui ne se retrouvent pas dans ce qui est fait depuis plusieurs mois. Et c'est vrai qu'Édouard Philippe, il incarne ce hiatus.

Édouard Philippe, et j'ai envie de dire aussi, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, tous ces ministres qui viennent de la droite. Et c'est encore plus accentué, ces derniers temps qu'il y a eu cette histoire autour des aides sociales, est-ce qu'on va raboter encore ? Et c'est parti, la mèche est venue de Bercy. C'est Bruno Le Maire dans un premier temps, Darmanin qui donne l'impression de rétroballer, de rétropédaler, et puis de dire, bah oui, il faudra bien quand même trouver, faire des économies et sur les aides sociales, à l'emploi, on pourrait en effet retirer, prendre de l'argent.

Donc voilà, c'est tout ça qui se cristallise en ce moment par rapport à l'offre de départ et ce qui se passe en ce moment depuis plusieurs mois, sur les 8 grosses mois qui ont été adoptés à l'Assemblée. C'est quand même, enfin c'est formidable, ça fait un an qu'on nous explique, il n'y a plus de clivage, tout ça est dépassé. Mais si, Claude, la gauche et la droite sont bien toujours là, puisqu'on reproche au Premier ministre d'être trop de droite. D'abord, la recomposition n'est pas finie, le paysage n'est pas stabilisé.

Mais les choses ne sont pas symétriques en réalité, parce que ce parti qui était et de gauche et de droite et qui est de plus en plus et de droite et de droite, ou en tout cas, est libéral et libéral, c'est un gouvernement plutôt d'inspiration libérale. On appellerait ça en Europe un parti libéral. Les choses ne sont pas symétriques puisque à gauche, la ligne de débarcation existe maintenant, elle est posée et même Hollande et Ford sont en train de la transformer en une ligne de barbelés. Maintenant, c'est clair, on voit bien où s'arrête la République en marche et où commence la gauche. Le parti socialiste est clairement dans l'opposition.

Rappelez-vous qu'au moment du vote de la confiance au gouvernement, il s'était partagé en gros en trois tiers, pour un peu pour, un peu contre, ni pour ni contre, bien au contraire. C'était un peu n'importe quoi. Là, maintenant, le groupe socialiste est clairement dans l'opposition et tous ceux qui étaient susceptibles de se rallier l'ont fait. À droite, en revanche, ça reste très très flou. On est dans les ensembles incertains et la ligne de démarcation n'est pas nette du tout. Il y a encore des gens qui sont à l'intérieur des Républicains mais qui ont beaucoup de sympathie pour ce que fait le gouvernement.

Il y a des électeurs qui ne savent pas très bien la prochaine fois est-ce qu'ils vont voter pour un candidat des Républicains ou de la République en marche. Il y a une indifférenciation, il y a une absence, il n'y a pas de frontière. Et c'est sur ce terrain-là qu'avancent ces pions habilement, je trouve, habilement le Premier ministre, en faisant jouer notamment le réseau de ses amis. Des gens d'ailleurs qui auraient pu être au gouvernement comme Riester, etc. qui étaient ministrables, qui étaient totalement Macron compétitifs, qui étaient ministrables. Et puis des gens qui sont restés à l'intérieur des Républicains mais qui sont en réalité assez proches du gouvernement.

9:18
Invité

Mais là, vous avez raison, Bruce. C'est que ça, c'est peut-être l'échec. C'est qu'un an après, on en est toujours à avoir une lecture gauche-droite sur ce qui se passe. Alors que la promesse de Macron, c'était aussi une telle transformation que toute notre lecture, je ne sais pas moi, du chômage, des mesures économiques, eh bien, on ne reviendrait pas à ce référentiel gauche-droite. Et ça, la vraie transformation, elle ne se perçoit pas encore. On voit les mesures, tiens, on se dit, tiens, c'est à droite, tiens, c'est plutôt social. Mais quelque chose de totalement nouveau dans la façon d'aborder les réformes, ça, ça ne se voit pas encore au bout d'un an.

9:54
Présentateur

Jérôme Fouquet. Si on regardait juste les chiffres en termes de code de popularité, aujourd'hui, Édouard Philippe est soutenu par deux tiers des électeurs qui avaient voté François Fillon, donc on est bien là-dessus, et quand même la moitié de ceux qui avaient voté Benoît Hamon.

Donc on voit bien qu'en même temps, il existe encore en partie et les choses sont quand même beaucoup brouillées parce que, certes, Bruno Le Maire peut incarner l'aile droite du gouvernement, mais aujourd'hui, ce qui a le plus fait râler dans les rangs de la République en marche, notamment quand on est à gauche, c'est les mesures de la loi Asile-Immigration qui ont été portées par le ministre de l'Intérieur qui, lui, est clairement issu des rangs du Parti Socialiste. Et puis, pour compliquer un petit peu l'affaire ou le modèle, Édouard Philippe ne cesse de rappeler qu'il a commencé sa carrière militante à l'ENA où il était, à l'époque, rocardien.

Donc on voit quand même qu'il y a un entrelac assez touffu qui existe aujourd'hui. Mais encore une fois, ce qu'on ne peut pas dire à Macron, on le dit à Édouard Philippe. Et donc, il y a ce déplacement du centre de gravité de la majorité gouvernementale qui s'est opérée depuis quelques mois, qui fait tousser. Et donc, on en rend responsable Édouard Philippe qui, à mon avis, n'est qu'un simple exécutant. Alors, il y a un drôle de syndrome à l'Assemblée nationale. Vous en avez sûrement entendu parler ces derniers jours. C'est une grosse fatigue.

Asile, immigration, alimentation, ferroviaire, ces derniers mois, les députés ont enchaîné les examens de très gros projets de loi, parfois jusque tard dans la nuit et les week-ends compris. Les élus, au sein de la majorité, se plaignent d'une mauvaise organisation. Dans le groupe En Marche, certains vont plus loin en critiquant également la méthode Édouard Philippe et une ligne politique qui penche donc clairement à droite. Gladys Laffitte, Laurent Hirsch et Julien Launay.

11:34
Invité

Ce matin, pour Mathieu Orphelin, député La République En Marche, c'est l'autre partie de sa mission qui commence. Sur le terrain, en circonscription, après une période intense dans l'hémicycle à Paris.

11:49
Présentateur

Aujourd'hui, on enchaîne 2500 amendements, on les vote sur 9 jours et 9 nuits. Il y a plein d'autres pays où ça ne se passe pas du tout comme ça. On ne peut pas, nous, députés, se plaindre. Je crois que les Français ne comprendraient pas. Par contre, je suis vraiment convaincu qu'on peut beaucoup mieux organiser le travail à l'Assemblée et je le dis très clairement, beaucoup mieux travailler.

12:16
Invité

Comme tous ses collègues, il a siégé 17 jours d'affilée, week-end compris, du jamais vu au palais Bourbon. Au sein de la majorité, plusieurs députés s'insurgent contre un rythme trop dense ces derniers mois. Même le président de l'Assemblée nationale monte au créneau.

12:33
Présentateur

Ce n'est pas un fonctionnement normal d'une assemblée, ni en France ni dans d'autres pays d'Europe et du monde. Pourquoi ça se passe ? Eh bien, il se passe que, moi j'ai dit, il faut mettre de l'ordre dans l'ordre du jour. Pourquoi mettre de l'ordre dans l'ordre du jour ? C'est parce qu'on n'a pas été assez réalistes notamment du côté du gouvernement puisque c'est le gouvernement qui définit prioritairement l'ordre du jour en France sur l'inscription des textes et sur l'inscription de textes qui ont un grand nombre d'articles.

13:00
Invité

En l'espace de trois mois, les députés ont examiné des textes importants, les grandes réformes voulues par Emmanuel Macron. Ferroviaire, alimentation, logement. Un rythme d'autant plus difficile pour certains que la ligne politique leur pose problème. C'est parlementaires à la gauche de la majorité qui jugent certains textes trop à droite comme le projet de loi Asile et Immigration. Les centres de rétention deviennent des centres de détention et sont indignes de notre République. Une centaine de députés s'est abstenue. Jean-Michel Clément a même voté contre. Il s'est depuis mis en congé du parti.

13:44
Présentateur

Il va à l'encontre de mes principes moraux, éthiques et des valeurs que je me fais de l'homme et je dirais sur ce plan-là pour moi je crois qu'on n'a pas à transiger avec les valeurs qui sont les siennes.

13:55
Invité

Un bras de fer qui dure depuis plusieurs mois entre les députés et le gouvernement. Alors mardi à huis clos le Premier ministre recadre sa majorité. Je ne viens pas ici pour vous taper sur les doigts mais on doit jouer plus collectif. Mathieu Orphelin lui représentant de la frange écologiste de la majorité regrette les renoncements de son gouvernement. Notamment sur l'interdiction du glyphosate une promesse de campagne d'Emmanuel Macron non tenue l'amendement du député n'a pas été voté. On est là aussi pour défendre des convictions. S'il y a des sujets auxquels on croit non pas pour soi mais pour l'intérêt général quand sur le glyphosate

14:36
Présentateur

c'est pas pour faire plaisir à un tel ou un tel c'est parce qu'il y a un vrai enjeu de santé publique se faire taper sur les doigts ou des choses comme ça c'est pas du tout ça qui mène les combats c'est l'importance des combats. Nous on n'est que des petits serviteurs

14:49
Invité

de grande cause. Mais pour Edouard Philippe pas de renoncement le cap gouvernemental est clair.

14:57
Présentateur

Il n'y a pas de lignes il n'y a pas trois lignes il n'y a pas d'agenda caché il y a les engagements du président de la république tous les engagements du président de la république rien que les engagements du président de la république. Donc il y a une ligne c'est celle de la mise en oeuvre des engagements pris par le président de la république et comptez sur moi pour faire en sorte que ce soit le seul cap la seule boussole.

15:15
Invité

Un cap trop libéral pour certains. Une vingtaine de députés la république en marche réclamerait même un remaniement pour voir entrer plus de ministres de gauche au gouvernement.

15:28
Présentateur

Les députés sont fatigués ils travaillent trop Olivier Beaumont honnêtement ça fait un peu sourire mais est-ce qu'ils ont raison ? Est-ce qu'il faut prendre ça un peu au sérieux ?

Pas qu'ils travaillent trop c'est qu'ils travaillent peut-être mal ça a été très bien expliqué dans ce reportage il y a eu un engorgement législatif ces dernières semaines et ces derniers mois ce qui fait que l'Assemblée nationale ne peut pas gérer tout ça d'autant que maintenant les députés godillots du début du mandat ne sont plus si godillots que ça puisqu'on voit qu'ils déposent des amendements par centaines et même par milliers et ce qui est intéressant c'est que ce ne sont plus des amendements qui sont déposés à titre individuel qui ne sont pas validés par le groupe c'est-à-dire que Richard Ferrand il y avait un règlement interne qui avait été mis en place au sein du groupe La République En Marche de l'Assemblée nationale qui disait que tout texte tout amendement qui doit être déposé en commission ou dans l'hémicycle doit d'abord être balayé par une réunion pour savoir en gros si c'est tamponné ou pas ça depuis la loi de l'immigration c'est terminé maintenant les députés déposent des amendements à leur nom propre et ce qui fait qu'on est arrivé sur la loi logement sur les 700 amendements de La République En Marche il y en avait 670 qui étaient d'origine individuelle qui n'étaient pas validées par le groupe donc on voit qu'on sort aujourd'hui de ce carcan et voilà ça fait un embouteillage et c'est même un peu ridicule parce que du coup ça les oblige à siéger jusqu'à très tard dans la nuit et on voit l'hémicycle éclairsemé et les amendements ils ne sont même pas discutés c'est-à-dire qu'ils sont lus et hop on s'abstient on vote contre amendement suivant et on est arrivé en effet à ce tunnel de 17 jours mais il y avait un chiffre qui était sorti hier dans le Figaro notamment par rapport au début de la mandature de François Hollande 2012-2013 il n'y a pas plus de jours de travail que par rapport au début de cette mandature depuis un an donc c'est là l'accélération ce qui a cristallisé ce sont les 17 jours week-end compris Question SMS j'ai le sentiment qu'une chape de plomb pèse sur les députés de la République En Marche combien de temps avant que des fissures apparaissent Cécile Cornudet entre la fatigue ça y est

17:25
Invité

ils apparaissent un peu depuis la bascule c'est effectivement la loi Asile Immigration alors c'est un groupe pléthorique c'est très difficile à gérer mais c'est vrai que ce sont des personnalités des gens qui avaient des vraies vies dans la vie d'avant des carrières professionnelles et être juste godillot lever le bras quand il faut ça ça finit par pas marcher et c'est pour ça que c'est en ce moment qu'émerge ce doute sur est-ce qu'on est trop à droite ou pas parce que les paroles se libèrent un peu alors c'est pas du tout des frondeurs ils votent quand même vraiment très majoritairement comme on leur dit de voter mais ils veulent apporter leur pâte exister et c'est un petit groupe qui pense que la politique est trop à droite et que ça va finir par créer un problème dans la population mais ce petit groupe c'est la nouveauté nous on le voit journaliste et bien cette fois ils nous parlent

18:14
Présentateur

oui puis c'est intéressant si c'est qu'ils se prennent aussi au jeu puisque la petite mode du moment c'est de figurer en tête du classement des députés les plus assidus les plus présents donc c'est aussi pour ça qu'ils déposent des amendements à tour de bras pour ne pas se faire taxer par la presse notamment et puis dans leurs circonscriptions de ne pas être assez présent dans l'Assemblée nationale et un autre phénomène aussi qu'on ne parle pas assez qui je pense peut avoir son importance à moyen et sur le long terme c'est la fameuse réforme constitutionnelle où on sait que lors du prochain quinquennat il y aura plus de 577 députés mais 400 députés ça ça va jouer énormément puisque aujourd'hui l'hémicycle est très majoritairement en marche et ça veut dire qu'il y a 50 peut-être 100 députés marcheurs aujourd'hui qui oui probablement plus même qui ne seront pas reconduits la prochaine fois donc ça va être la prime à celui qui aura été le plus visible qui aura le mieux travaillé qui aura été le plus fidèle ou pas assez et donc ça ça joue aussi je pense qu'il y a aussi une campagne qui commence de manière un petit peu souterraine parce qu'ils auront à un moment donné des comptes à rendre et puis ils ne voudront pas être effacés de la liste ce qui me frappe quand on parle avec eux par rapport à toutes les assemblées que j'ai connues des partis écrasant l'assemblée de leur omniprésence on a connu ça toujours à une époque c'était le RPR ensuite ça a été les socialistes les groupes à 300 personnes c'est un classique de la 5ème république ce qui est très très différent là c'est que ces gens ne sont pas des professionnels de la politique et que beaucoup n'imaginent pas de faire leur vie à l'assemblée nationale et donc ils sont là eux ils connaissent un truc par leur expérience personnelle professionnelle ils ont envie d'apporter leur pierre et puis il ne suffit pas qu'on leur dise le parti a dit pour qu'ils se mettent au garde-à-vous les professionnels de la politique qui voulaient être députés pendant 30 ans maintenant ça ne sera plus possible dans le temps qui voulaient être députés pendant 30 ans ne la ramenaient pas trop les deux ou trois premiers mandats ils se coulaient dans le moule ils attendaient d'avoir un peu de bouteille pour s'exprimer pour prendre la parole et devenir des cadors de l'assemblée là ce sont des gens qui pour beaucoup au fond les présidentes ne font que passer ils sont là pour un mandat en effet sur 400 s'ils en ramènent par 150 par vent favorable ça sera déjà pas mal donc il y aura une perte en ligne absolument énorme et donc ils ne sont pas installés dans la carrière comme beaucoup de députés alors en ce qui concerne les fameuses cadences infernales l'ironie de la chose c'est qu'ils ont un délégué syndical quand même formidable qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon qui est-ce qui a soulevé le problème des cadences infernales deux fois à l'automne dernier déjà et là au printemps c'est Jean-Luc Mélenchon c'est la première fois qu'on voit la République en marche approuver aussi chaleureusement la position de Jean-Luc Mélenchon c'est rigolo Jean-Belchon Oui mais sur ces cadences infernales je pense qu'il faut voir l'origine de ce rythme d'enfer c'est que le président de la République Edouard Philippe l'a rappelé a vendu une feuille de route aux Français c'est la transformation en profondeur de la France et de notre modèle social et donc il est instruit Emmanuel Macron du bilan et de l'expérience du précédent quinquennat où les réformes n'avaient pas été menées suffisamment rapidement donc François Hollande n'avait pas réussi à tirer les bénéfices électoraux et Emmanuel Macron veut tel un bon appart pressé faire tout tout de suite et donc il met une pression d'enfer via son bras droit Edouard Philippe à ses troupes pour que la cadence et le plan de marche soient maintenus ça c'est le premier point et puis le deuxième point c'est qu'effectivement il y a peut-être eu tromperie sur la marchandise on a vu un Emmanuel Macron qui a fait une campagne très 2.0 démocratie participative et on s'aperçoit comme dans les start-up qu'il ne suffit pas que le patron et un t-shirt noir en dessous de la veste pour qu'on soit dans une démocratie pure et parfaite il y a un chef et tout remonte à lui et c'est lui qui fixe l'ajada et la cadence Olivier Beaumont Oui pour rebondir sur ce que disait Jérôme Fouquet à l'instant c'est vrai qu'il y a aussi une obsession chez Emmanuel Macron c'est l'exécution des lois pour ça aussi qu'il y a beaucoup de gros textes qui passent dans le début de ce quinquennat puisque lui le pari aussi c'est que très vite dans la deuxième partie du mandat il veut vérifier la loi ce sera ça aujourd'hui montrer aux français il y a une loi qui a été votée on va les vérifier sur le terrain il faut que les français ils voient l'exécution de la loi et ça c'est quelque chose de très fondamental et c'est une obsession chez lui c'était déjà le cas à Bercy Avec les décrets d'application qui doivent suivre on n'a pas qu'une victoire politique et donc tout ça ça demande énormément de travail Mais est-ce qu'il y a trop de lois ?

Est-ce qu'il n'y a pas trop une sorte d'embouteillage ? C'est un chantier général Macron a ouvert tous les chantiers en même temps dans le domaine économique social, sociétal à peu près tous les chantiers sont ouverts avec des ministres techniciens qui portent des réformes lourdes qu'ils maîtrisent assez bien les ministres techniciens je trouve sont de très très bons niveaux parce qu'ils connaissent leurs dossiers que ce soit Mme Belloubet Mme Pénicaud etc.

et ce sont des matières extrêmement techniques sur lesquelles les députés qui sont à leur premier mandat ne sont pas forcément totalement au niveau dans l'analyse juridique mais de toute façon Macron pense que ça va aller très vite et ça va continuer à aller très vite parce qu'on a pu passer 7 ou 8 réformes de première importance au cours de l'année écoulée il y en aura à mon avis davantage dans l'année qui vient si les gens sont fatigués qu'ils profitent bien des semaines qui viennent parce que l'année qui vient va être le début entre les réformes du modèle social les retraites la justice l'assurance chômage etc.

on a d'énormes morceaux devant trop de lois est-ce que pour préciser la question on ne devrait pas dire trop de lois trop de lois de droite trop de lois libérales

23:32
Invité

trop de lois Emmanuel Macron l'avait pointé du doigt dans la campagne il avait dit on peut réformer sans forcément passer par la loi on voit que c'est très difficile à part peut-être le ministre de l'éducation nationale qui a fait beaucoup de choses sans passer par la loi c'est vrai que le réflexe c'est toujours de passer par la loi pour réformer et réformer de droite lui il veut il dit pas que c'est de droite il dit il faut réformer il faut transformer le pays donc et ça s'attache surtout à la sphère économique donc voilà dans notre lecture classique c'est plutôt bouger l'état bouger les retraites faire des économies c'est plutôt classer à droite

24:10
Présentateur

on a évoqué les ministres tout à l'heure il y a aussi une chose importante c'est qu'en effet les ministres qui impriment et qui souvent d'ailleurs ont été en première ligne sur ces fameuses lois décisives du début du quinquennat ce sont quand même souvent des personnalités issues de la droite et ça aussi ça rajoute d'une certaine façon non vous n'êtes pas d'accord ?

non le ministre de l'intérieur celui qui a cristallisé la fronte j'allais le dire mais il est devenu droite on pourrait pas se dire mais si on regarde la trajectoire la trajectoire il était déjà pardon de vous couper c'est ça qui brouille aussi les pistes c'est qu'une personnalité issue de la gauche est tenue à un discours quand même assez radical sur la question de la migration Muriel Pénicaud sur les lois de dérégulation du marché du travail son parcours il n'est pas un parcours de droite donc encore une fois c'est le logiciel même du macronisme où il y avait peut-être une forme d'ambiguïté le fameux en même temps l'ambiguïté se dissipe et on voit qu'on est sur un agenda très libéral et donc la fameuse flexi sécurité pour l'instant on voit la flexi on voit pas la sécurité on devrait l'avoir sur la question de la formation professionnelle l'apprentissage ou autre mais tout ça tarde à venir regardez ce qu'il en était de la promesse qui devait équilibrer la déréglementation du marché du travail celle auquel les salariés pouvaient aspirer c'est à dire un droit au chômage avec une démission volontaire et bien tout ça ça va être extrêmement encadré on parle de quelques milliers ou dizaines de milliers de salariés qui pourront en bénéficier chaque année ça c'est pas des ministres de droite qui les ont portés ça a été pensé au plus haut niveau

25:47
Invité

c'est vrai qu'il y a trois ministres de gauche en fait il y a Gérard Collomb dont on avait parlé il y a Jean-Yves Le Drian mais comme c'est le ministre des affaires étrangères il est vraiment voilà et il y a Nicolas Hulot qui joue son rôle de ministre de gauche présent etc je pose la question

26:03
Présentateur

Olivier Beaumont Nicole Belloubet aussi vient de la gauche moi je trouve que en réalité les personnalités les plus marquantes c'est peut-être un point de vue personnel que tout le monde ne partage pas je trouve que les personnalités les plus marquantes de cette première année ce sont les ministres qu'on appelle techniques c'est-à-dire madame Vidal aux universités madame Belloubet madame Buzyn je pense que c'est les politiques au fond on fait le job mais je n'en vois pas qui est imposé une politique d'une originalité d'une créativité d'une inventivité formidable et je trouve que les ministres techniques dont on dit toujours a priori ils vont se planter parce que la politique c'est un métier c'est très compliqué il faut avoir l'habitude etc je trouve que les ministres techniques se sont imposés par la qualité de leur travail et de leur réflexion et pour moi les vraies révélations ce sont eux Blanquer aussi Blanquer bien sûr c'est ce qui est aussi pointé du doigt par les marcheurs qui commencent à grogner c'est la question de la lisibilité du récit et ce qu'il reprochait aussi Édouard Philippe ses côtés un peu dogmatiques en pensant qu'une loi ça suffit à elle-même si on considère qu'elle est bonne non il faut raconter aux français il faut porter un message le fameux récit macroniste et c'est ça aussi peut-être qui manque aujourd'hui à ce gouvernement dont beaucoup en effet sont encore des inconnus du grand public c'est ce fameux récit on l'a vu sur la loi sur l'audiovisuel public c'est quand même Matignon qui a porté le dossier c'est pas Françoise Nyssen sur plein d'autres sujets comme ça on peut le décliner et donc ça c'est aussi ce qui fait peut-être défaut dans cette majorité aujourd'hui c'est qu'en effet il y a plein de lois qui sont importantes pour la transformation du pays mais on ne raconte pas une histoire aux français et en plus quand tout ça s'entremêle et s'accumule les français sont perdus et ça crée du mécontentement à tous les niveaux On évoquait tout à l'heure le rapport d'Édouard Philippe avec les français le lien qu'il a su créer avec les français que dit l'opinion du gouvernement est-ce que ce gouvernement est considéré comme un gouvernement de droite ?

Est-ce qu'on a des indications là-dessus ?

Sur le gouvernement je pense il n'y a pas forcément d'indication en revanche sur la politique qui est menée et sur la politique d'Emmanuel Macron parce qu'on est quand même sous la 5ème république et dans sa version jupiterienne là c'est très clair on pose les mêmes questions au moment de l'élection et puis un an après et on voit que le curseur clairement pour une majorité de français s'est déplacé sur la droite et ce que je disais tout à l'heure les électeurs de droite ne s'y sont pas trompés deux tiers d'entre eux soutiennent l'action du couple exécutif Pour la troisième fois depuis le début du quinquennat Edouard Philippe a donc délocalisé son cabinet pour dit-il se rapprocher des préoccupations des territoires et cette fois encore le choix de la destination qui ne doit rien au hasard cette semaine c'est à Toulouse que le premier ministre a posé ses valises pendant trois jours un premier pas dit-on vers une alliance de la République en marche avec les républicains pour les prochaines élections municipales une perspective qui a en tout cas accentué encore un peu plus cette idée de virage à droite ressenti par une grande partie de la majorité Reportage sur place Jérémy Normand et David Lemarchand

28:51
Invité

Sur la place du Capitole deux hommes de droite qui regardent dans la même direction Edouard Philippe premier ministre de la majorité présidentielle et le maire les républicains de Toulouse Jean-Luc Moudinck Une visite aux aires d'opération séduction pour Matignon qui pourrait soutenir le maire de droite jugé Macron compatible aux prochaines élections municipales

29:18
Présentateur

Avec Jean-Luc nous avons siégé sur les mêmes bancs à l'Assemblée nationale Nous avons siégé sur les mêmes bancs à l'association des maires de grandes villes de France devenue France Urbaine J'ai même voté pour lui On sait que la meilleure façon d'avancer c'est de fixer un cap commun et ensuite de s'y tenir collectivement que lorsqu'on veut faire avancer sa ville son territoire

29:45
Invité

on peut faire des choix mais qu'il est toujours mieux d'essayer d'associer des origines des cultures différentes

29:54
Présentateur

pour avancer dans un sens commun

29:57
Invité

Soutenir un maire de droite plutôt que porter un candidat de la majorité c'est la stratégie que pourrait adopter le gouvernement aux élections de 2020 Un moyen de s'implanter dans la 4ème ville de France là où la République en marche manque encore d'appuis locaux deux ans seulement après sa création Un appel du pied reçu 5 sur 5 par le maire Jean-Luc Moudinck

30:18
Présentateur

La majorité présidentielle par définition elle est plus forte aujourd'hui c'est une force politique nouvelle elle doit être respectée comme telle et si elle souhaite venir autour d'un projet municipal je lui ouvrirai la porte et je n'ai pas de mal à travailler avec le gouvernement actuel pas simplement parce que je connais le premier ministre depuis longtemps mais parce que j'apprécie le fait que ce gouvernement fasse des réformes avec audace avec fermeté également des réformes que les précédents gouvernements n'ont pas voulu ou n'ont pas su faire

30:51
Invité

Alors cette ouverture à droite inquiète-t-elle la gauche locale ? Bien au contraire répond Pierre Cohen l'ancien maire PS de la ville Pour lui ce rapprochement représenterait même une aubaine

31:04
Présentateur

Ce n'est absolument pas un coup dur même c'est une vraie clarification Nous vivons dans une incertitude dans une ambiguïté dans des flous depuis un certain temps entre gauche et droite Aujourd'hui le gouvernement et en particulier Emmanuel Macron qui tend la main à Jean-Luc Moudinck et qui apparemment pourrait le mettre comme le candidat de En Marche et des Républicains donc réconcilierait les droites me semble être vraiment à Toulouse l'occasion de se poser la question de fédérer l'ensemble des gauches et d'avoir une confrontation

31:38
Invité

Du côté de La République En Marche certains militants voient dans cette main tendue le signe d'une inflexion à droite conduite par Édouard Philippe des adhérents locaux que le Premier ministre est venu rassurer lors d'une rencontre en marche de son déplacement 30 minutes d'échange loin des caméras et à la sortie une méfiance qui persiste

31:58
Présentateur

ça me dérange parce que j'ai une tradition de gauche c'est que dans la région de Toulouse on est plutôt on a toujours été plutôt comme ils disaient radicaux ou de gauche donc effectivement ça me dérange un peu et surtout en termes d'objectifs ou de mesures sociales je pense que c'est ça

32:18
Invité

qui peut faire la différence moi j'ai une sensibilité de gauche donc évidemment mais je crois que je crois que le gouvernement travaille qu'il y a des choses à régler à régler vite et que peut-être dans un futur proche il y aura peut-être un petit virage à gauche qui sera pas mal c'est ce que vous espérez un petit peu face aux appels de la majorité à faire liste commune dans certaines villes la direction des républicains répond avec fermeté le parti de Laurent Wauquiez affichera des candidats LR dans toutes les villes

32:49
Présentateur

Alors d'abord ces délocalisations transportées Matignon comme ça pendant trois jours dans une ville vous trouvez que c'est une bonne idée ou on est vraiment dans de la com pure et dure là Claude Veil ?

J'ai du mal à juger parce que j'étais pas sur place évidemment qu'il y a une dimension de com mais en même temps moi ça me paraît pas du tout idiot parce que c'est vrai qu'en France le pouvoir paraît toujours lointain enfermé dans ses palais et ses voitures de fonction en plus Edouard Philippe il a la fibre à ça il a quand même été maire du Havre c'est comme ça qu'il a fait sa carrière politique et il était un maire proche de ses administrés un bon maire d'ailleurs qui s'intéressait au problème de trottoir qui suivait les choses de près et je pense que ça l'intéresse d'aller voir comment ça se passe alors évidemment après c'est de la politique lorsque vous allez vous rencontrer avec Moudin qui est à la sortie il dit bah finalement une liste avec LR ça serait plutôt une bonne idée avec la République en marche ça serait plutôt une bonne idée c'est évidemment de l'acide sur les chaussures de Wauquiez qui lui essaie d'expliquer qu'il n'y a aucun contact possible entre les républicains et la République en marche qu'il est dans une opposition intraitable pure et dure quand un de ces grands barons dit ah bah tiens moi je me vois bien faire une liste avec la majorité gouvernementale parce que ce qu'ils font c'est pas mal et il y en aura d'autres et il y en aura d'autres ça participe de ce processus de décomposition des républicains de les républicains auxquels le pouvoir s'attache avec persévérance c'est vrai que la ficelle est un peu grosse regardez cette question SMS la délocalisation de Matignon à Toulouse est-ce une stratégie électorale en vue des municipales ?

34:25
Invité

oui clairement et plus globalement la délocalisation plus cette main tendue vers les maires de droite c'était aussi vous savez à l'automne il y avait une fronte d'élus locaux et il y aurait pu avoir une renaissance d'une opposition de droite via les territoires via les élus locaux et tout le travail d'Edouard Philippe c'est d'empêcher ça et donc d'être un sas de retirer vers lui tous les maires de droite possibles vers la République en marche mais le discours de la République en marche c'est pas de dire on va faire une alliance avec LR seulement c'est avec LR et les maires socialistes alors Edouard Philippe aucun par cas voilà aucun par cas Edouard Philippe fait sa partie comme il connaît mieux évidemment les maires LR il le fait mais d'autres personnes seront missionnées Castaner Olivier Dussopt pour faire la même chose avec les élus socialistes

35:19
Présentateur

le problème c'est que la République en marche n'a pas une grande réserve de personnel politique ils n'ont pas des dizaines de candidats et pas tant à sortir du chapeau pour aller prendre les grandes mairies donc ils vont être obligés d'entrer dans des jeux d'alliances on n'est pas du tout dans des phénomènes de vagues comme on a eu en juin 2017 le président de la République a gagné tout le monde se pousse la mer rouge s'ouvre et les éveux passent en courant non c'est pas du tout ça les élections municipales vous avez des potentats locaux qui sont bien implantés vous avez des forces politiques locales très ancrées et vous avez la République en marche c'est les petits nouveaux qui essaient de se faire une place dans le jeu Edouard Philippe il a clairement un rôle le cheval de Troie aujourd'hui il a une formule qu'il emploie souvent d'ailleurs l'image de la poutre qu'il considère qu'elle n'a pas fini de bouger et il y a une autre image aussi c'est l'image du porte-avions en fait il veut être un porte-avions pour les maires de droite qui pourraient atterrir en douceur sur cette grande plateforme ce qui se passe dans les grandes villes ça se passe aussi beaucoup dans les villes moyennes aujourd'hui c'est-à-dire que la réalité c'est que les municipales ils ont déjà commencé dans plein plein plein de villes qui sont très majoritairement aujourd'hui à droite depuis la vague bleue des municipales 2014 il y a beaucoup de maires qui ne vont pas se faire à Raquiri pour les beaux yeux de Laurent Wauquiez ou même d'ailleurs d'Emmanuel Macron mais on voit il y a des stratégies de rapprochement aujourd'hui ce qui va être très difficile en fait c'est la lecture des municipales au soir du second tour parce que qui aura vraiment la majorité LR, LREM parce que ça va être des listes très composites d'autant qu'on sait très bien que dans la majeure partie des cas l'étiquette des partis sur les affiches électorales elles sont gommées on l'avait vu pour l'UMP déjà en 2014 c'était le cas et là ça va être ça c'est-à-dire qu'il y a des maires les républicains qui ont encore gardé leur carte même s'ils sont peut-être un peu en retrait par rapport à ce qui se passe aujourd'hui au sein de ce parti-là et qui discutent avec des élus des cadres locaux de La République En Marche C'est la bonne stratégie selon vous ?

Pour qui ?

Pour La République En Marche pour Emmanuel Macron pour Édouard Philippe Je pense qu'il y a une prise de conscience très très forte au moment des élections législatives partielles qui ont eu lieu à la rentrée après une fois que la fameuse mer rouge se soit retirée La République En Marche s'est rendu compte qu'effectivement ils avaient été très surcotés au moment des législatives et qu'il y avait un déficit majeur d'implantation locale ça c'est le diagnostic qui a été fait du côté de La République En Marche et puis du côté de la droite prenez quelqu'un de très important dans ce mouvement-là en ce moment des maires c'est Christian Estrosi à Nice qui lui a vu comme beau nombre de maires de droite je pense les maires d'Orléans de Toulouse de Reims qu'aux législatives de juin dernier et puis il regarde aussi les enquêtes il y a toute une partie de leur électorat traditionnel classe moyenne chef d'entreprise qui sont totalement en phase avec la politique qui est actuellement menée par Macron quand ils se disent et bien nous si on veut conserver nos villes on ne peut pas se payer le luxe d'avoir une liste en marche qui va éventuellement nous tailler des croupières et on peut perdre la ville donc il y a un intérêt bien compris de certains maires de droite mais chacun se met à son compte et comme le dit Claude Veil ça participe encore de ce mouvement de décomposition donc Laurent Wauquiez dit on va être ferme on tiendra nos positions mais des dizaines et des dizaines de maires vont d'abord voir leur propre intérêt et là on touche aussi à une conséquence supplémentaire des nouvelles règles qui sont appliquées sur l'organisation de la vie politique à partir du moment où il n'y a plus de cumul des mandats le maire il n'est plus député et donc peu lui chaud qu'on lui retire sa carte ou son investiture c'est lui qui est le roi dans son royaume mais Jérôme Fourquet les villes que vous citez à l'instant on parlait de Toulouse évidemment ce sont des villes de droite donc ça va à nouveau faire pencher tout le travail l'exécutif et la majorité tout le travail de quelqu'un comme Toulouse parce qu'en général ils votent à droite au municipal et à gauche les élections nationales tout le travail par exemple de quelqu'un comme Gérard Collomb à Lyon qui est un réseau d'élus François Patria en Bourgogne c'est d'essayer de faire en sorte que des maires socialistes macro-compatibles fassent alliance alors bien évidemment tout le monde va avoir les yeux rivés sur ce qui va se passer à Paris là aussi les choses ne sont pas ne sont pas claires du tout puisqu'on voit que Benjamin Griveaux qui est un des piliers de la Macronie et qui est candidat putatif pour la majorité gouvernementale à Paris et bien a fait une tournée de quartier avec la maire LR Madame Burkley du 9ème arrondissement donc toutes les choses sont encore en train de bouger Oui et puis il faut rappeler aussi quand même qu'Edouard Philippe très régulièrement il reçoit des maires LR à Matignon une fois par mois il y a un petit groupe d'une douzaine de maires il y a le maire de Reims le maire de Châlons-Champagne le maire de Poissy tous ces gens-là c'est un petit groupe en fait une douzaine de maires avec qui ils échangent ils se voient très régulièrement et à côté de ça il y a des réunions qui sont faites une fois par mois une fois tous les deux mois ou parfois même tous les quinze jours enfin c'est assez à fréquence invariable avec des maires de ville moyenne c'est souvent en milieu de semaine à l'heure de l'apéritif et voilà ça c'est des petits signaux qui sont faits qui sont envoyés il est en campagne aussi quelque part je me mets à la place de tous ceux qui nous regardent ce soir et qui se disent mais les municipales on est déjà dans cette logique mais oui parce qu'aujourd'hui il y a une majorité et il y a un président et derrière il y a quoi ?

c'est ça toute la difficulté on voit bien qu'il n'y a pas d'ancrage local de la République en marche et après Macron qu'est-ce qui se passe ? c'est-à-dire que c'est la petite musique qu'on entend souvent d'ailleurs le macronisme résistera-t-il au départ d'Emmanuel Macron dans 5 ans enfin dans 4 ans ou dans 10 ans s'il était réélu donc c'est ça la question et Macron il ne peut pas il a besoin d'une assise locale pour la suite Cécile Cordudel

40:45
Invité

et il a besoin de continuer à travailler la poutre comme il dit le travail au municipal c'est la phase 2 après la nomination à Matignon d'un premier ministre de droite c'est de continuer à déstabiliser la droite parce qu'on sent que c'est là qu'il pourrait se passer quelque chose alors toute la difficulté pour Edouard Philippe c'est de rester de ne pas prendre la carte en marche parce qu'il pense qu'il peut faire venir des personnalités de LR à la condition qu'il ne soit pas en marche parce que c'est quand même pas évident de passer d'une famille politique directement à une autre et en même temps de ne pas fâcher trop les marcheurs et on voit que là depuis quelques jours il a entendu cette critique là vous disiez tout à l'heure qu'il avait vu des militants en marche à Toulouse c'est la première fois qu'il le fait et il a fait une interview à la télévision en disant j'ai pas d'agenda personnel parce que ce qui lui était beaucoup reproché par les députés en marche c'est que quand il les rencontrait il leur disait vous comme s'ils ne faisaient pas partie de la même famille c'était un petit peu maladroit il y avait nous à droite et vous les marcheurs donc là le vous je pense qu'il est en train de gommer

41:50
Présentateur

On évoque depuis le début de cette émission cet ancrage d'Edouard Philippe dans les territoires cette volonté d'aller au contact avec notamment la délocalisation de Matignon mais enfin Edouard Philippe c'est quand même l'homme des 80 km heure ça c'est quand même un sujet de clivage important Oui alors ça s'applique moins dans les grandes villes qu'on a cité le 80 km heure mais sur la question effectivement de la délocalisation de ces conseils des ministres vous interrogiez tout à l'heure on voit pourquoi il le fait sur les traits d'image qui sont testés par exemple par l'IFOP là où il est le moins bien noté mais ça marche aussi pour Emmanuel Macron c'est est-il proche des préoccupations des français il n'y a que 34% des français dans la dernière enquête pour Paris Match qui attribuent cet adjectif au premier ministre contre 53% qui considèrent par exemple qu'il dirige bien sa majorité donc il y a ce déficit de proximité si on est uniquement en raison d'un plan d'alchimie électorale c'est l'ancrage mais il y a la proximité donc il faut aller au contact des français et montrer que là aussi les réformes sont faites pour aller dans le sens d'une réponse à leurs attentes Et puis ce que disait Cécile Théard est important c'est que Laurent Wauquiez en particulier pensait avoir trouvé une martingale en tapant sur le thème ce pouvoir déteste la province déteste la France périphérique et donc là ça a été très très important ce travail de couture parce qu'en effet il y avait une fronte des mers qui montait très fort avec la baisse des dotations etc.

la France intermédiaire bougeait beaucoup était assez très très agacée de la recentralisation parce qu'il y a une dimension jacobine il y avait une dimension très fortement jacobine dans le début du quinquennat qui s'estompe un petit peu à mon avis par l'effet de ce dialogue que Philippe a réussi à nouer quand même avec les grands élus Ce qui est marrant c'est quand même cette image de rigidité finalement et de dogmatisme ça le renvoie quand même à son mentor Alain Juppé il y a du Alain Juppé quand même aussi dans Édouard Philippe il ne faut pas l'oublier Alors on évoquait à l'instant Laurent Wauquiez où est-il passé ?

Laurent Wauquiez Eh bien à Mossoul en Irak au chevet des chrétiens d'Orient mais à part quelques photos peu ou pas de présence dans les médias il est en berne dans les sondages et sous le feu des critiques de son propre camp le chef des républicains a choisi depuis quelques semaines la discrétion laissant du coup le champ libre à ses opposants au sein du parti Victoria Rouxel Mariam Soumary et Maxime Diogier

44:15
Invité

En costume cravate au milieu des troupes armées l'image est insolite cette semaine Laurent Wauquiez était en Irak le patron des républicains va même jusqu'à poser au milieu des ruines de Mossoul provoquant les moqueries des internautes son déplacement avait pourtant pour but de soigner sa stature internationale notre bataille c'est de faire en sorte que les chrétiens restent sur cette terre irakienne un coup de com' à des milliers de kilomètres de la France où malgré son absence son nom résonne dans les médias en cause un tract et un slogan ambigu pour que la France reste la France un document édité à un million et demi d'exemplaires et qui a le don d'agacer même ses plus proches lieutenants c'est vrai que ce tract est peut-être inutilement anxiogène moi je m'interroge parce que je ne suis pas certaine en fait qu'il puisse encore avoir de l'impact pour convaincre des électeurs et je crois qu'il faut qu'on soit plus innovants dans la façon même de porter nos idées le président des républicains sous le feu des critiques dans son propre camp d'autant que les mauvais sondages s'enchaînent en un mois de février à mars 2018 il a perdu 20 points seulement 35% d'opinions favorables auprès des sympathisants LR une image ternie également auprès des français sa cote de popularité ne cesse de chuter depuis son élection à la tête du parti un désenchantement qui donne des ailes aux autres figures de la droite comme Bruno Retailleau dans un article publié hier dans le Parisien l'ancien bras droit de François Fillon ne mâche pas ses mots parce que l'avènement d'Emmanuel Macron sur la scène politique française nous oblige aussi à nous redéfinir ces nouveaux enjeux nous contraignent à un travail de fond je ne sais pas si le parti fait ce travail là moi je veux le faire la maladie chronique de la droite c'est l'apathie intellectuelle un travail qu'il entend mener au sein de forces républicaines un mouvement politique interne au LR et qu'il dirige depuis 6 mois une potentielle force dissidente même si Bruno Retailleau se défend de jouer contre son camp moi je suis loyal et je souhaite contribuer au succès de ma famille politique vous ne craignez pas que ça crée certaines divisions au sein du parti ce genre de réunion

46:38
Présentateur

non pas du tout pas du tout

46:40
Invité

parce que le rôle de LR justement c'est d'être un laboratoire d'idées mais celle qui avance ses pions sur l'échiquier politique de la droite c'est bien Valérie Pécresse en septembre 2017 la présidente de la région Île-de-France lançait son mouvement libre une formation politique associée aux républicains une autre vision de la droite je vous demande de me suivre sur un chemin qui est exigeant mais nécessaire je ne veux plus que nous soyons une droite de raison je veux que nous devenions une droite du coeur nous avons cinq avec cet outil politique Valérie Pécresse fait des émules au sein d'une droite qui prend ses distances avec le discours dur de Laurent Wauquiez parmi ses tout nouveaux soutiens le député de la Manche Philippe Gosselin

47:32
Présentateur

cette voix un peu différente peut-être parfois un peu plus en rondeur parfois moins tonitruante moi me convient on peut être soi défendre des valeurs de droite bien dans ses bottes dans ses pompes tout ce qu'on veut sans chercher nécessairement le clivage à tout prix

47:54
Invité

Laurent Wauquiez fragilisé selon un récent sondage le chef des républicains incarne moins bien les valeurs de la droite qu'Emmanuel Macron ou Marine Le Pen

48:05
Présentateur

bon ça ne prend pas pour l'instant on peut le dire ça fait un peu plus de six mois ça ne prend pas Laurent Wauquiez a réussi à être élu président des républicains il lui reste à le devenir c'est à dire opérer la synthèse entre les différentes composantes de cette famille qui est très compliqué il y a un courant on va dire populaire voire à un certain moment populiste très axé sur les thèmes de l'identité du drapeau des frontières etc les héritiers de Buisson pour faire court et puis vous avez de l'autre côté une ligne qui est beaucoup plus libérale européiste libre-échangiste etc ce débat n'est pas assumé donc il s'exprime uniquement à travers des petites phrases et des apostrophes et des quand Lydia Guirous ou tel ou tel porte-parole dénonce le libéralisme du gouvernement les autres lui répondent mais nous on n'est pas des libéraux si les républicains ne sont pas des libéraux qu'est-ce que c'est la droite en France on est devenu et on est devenu Mélenchonien enfin bref il y a tout ce jeu de ping-pong tout simplement parce que je trouve que Wauquiez n'arrive pas à assurer la synthèse entre ces deux composantes de la famille et le résultat c'est qu'en effet il n'est pas assis il n'a pas réussi à assurer son emprise sur son électorat puisque sauf erreur corrigez-moi si je me trompe je crois que Edouard Philippe est plus populaire dans l'électorat des républicains que le président des républicains ce qui est quand même une situation tout à fait extraordinaire

49:30
Invité

Moi je crois qu'il a fait le choix de ne pas faire la synthèse il a fait le choix stratégique d'être sur la droite des républicains parce qu'il fait plusieurs paris c'est que Marine Le Pen s'est discrédité dans son débat d'entre deux tours c'est que partout en Europe on voit le succès des rapprochements entre la droite traditionnelle et la droite extrême et il fait ce pari là clairement depuis le début quitte à laisser partir où il n'a pas tendu de main à la droite centrale donc c'est un pari stratégique

50:03
Présentateur

Il a essayé de faire une alliance tactique avec Calmel ce qui est en train de se défaire

50:06
Invité

Oui une personne isolée juste pour la campagne mais après il n'a pas vraiment tendu de main non plus à Valérie Pécresse et elle elle fait le choix inverse elle fait le choix que certes Emmanuel Macron fait une politique économique de droite mais on peut quand même exister sur ce terrain là en disant ça ne va pas assez loin c'est bien c'est pas bien donc elle essaye d'avoir quand même un discours sur l'économie alors que Wauquiez l'a abandonné et sur l'identité l'immigration elle est plus mesurée que Laurent Wauquiez qui du coup lui comme il ne parle que de ça est obligé de forcer le trait

50:37
Présentateur

Olivier Beaumont Surtout Laurent Wauquiez en ce moment il est très pragmatique il a considéré qu'ils ont acté même que le centre droit il était totalement parti chez Emmanuel Macron donc ça sert à aller chercher donc qu'est-ce qu'on fait on va aller chercher les autres c'est-à-dire ceux qui aujourd'hui sont tentés de voter pour Marine Le Pen ou votent déjà pour Marine Le Pen d'où cette ligne qui est très à droite aujourd'hui est très assumé bleu, blanc, rouge les thèmes anxiogènes les thèmes de la sécurité de l'immigration du communautarisme et puis il est très discret parce qu'il sait que de toute façon aujourd'hui quoi qu'il dise quoi qu'il se fasse dès qu'il sort dès qu'il y a une apparition médiatique il se fait taper dessus et en face il y a un gros rouleau compresseur médiatique et celui de la majorité d'En Marche et tout ça donc là il est très discret demain il y a le printemps des républicains ce week-end donc lui il sera il va faire une réunion publique dans sa région mais Laurent Wauquiez va vraiment commencer à ressortir du bois en tout cas sur le terrain médiatique à partir de la rentrée de septembre là l'enjeu pour eux c'est clair ce sont les élections européennes et il y a une bataille à mort avec le rassemblement national parce qu'il faut dire ça comme ça maintenant avec Marine Le Pen donc lui c'est ça il est par séquence et puis on va attendre quand même il y a un conseil national fin juin sur la question de l'Europe donc là on va et ça aussi ça va être ça va être l'occasion un peu de mettre tout ça à plat mais lui son calendrier c'est step by step et la première date c'est quoi ?

c'est dans un an juin 2019 les élections européennes Jérôme Fouquet dans ce qu'on voit là il y a des choses qui sont assez classiques c'est à dire qu'il y a toujours eu plusieurs droites premièrement deuxièmement quand un mouvement a connu une grave et lourde défaite il y a des écuries qui se forment chacun fait son think tank son groupe de réflexion à fleur et moucheté on essaie de désinguer l'adversaire ou de dire qu'il n'y a pas de travail intellectuel qui est fait donc tout ça c'est quand même somme toute assez classique ce qui est nouveau c'est qu'on n'est plus dans un schéma gauche droite c'est à dire qu'on a quelqu'un qui vient des républicains qui est premier ministre qui s'appelle Edouard Philippe on a on l'a dit tout à l'heure une majorité qui est issue du centre gauche mais qui fait une politique de centre droit et donc on a toute une partie de l'électorat de droite qui aujourd'hui est entre deux chaises et donc Laurent Wauquiez peut-être rapidement a fait le pari ou le constat que cette droite était perdue pour la cause Valérie Pécresse pense qu'on peut la retenir mais regardez ce qu'on a dit tout à l'heure où se positionne Valérie Pécresse entre par exemple Edouard Philippe et M.

Moudin qu'à Toulouse on est complètement dans le même univers idéologique donc elle fait sans doute elle le pari que et là c'est un angle qui n'est pas beaucoup travaillé aujourd'hui pour la droite sur les questions économiques et sociales qui sont chères à cet électorat notamment celui de la dette du déficit public on va pouvoir instruire un procès en Canada dry si vous me permettez l'expression pour Emmanuel Macron en disant il dit beaucoup mais il ne le fait pas mais ça c'est pas du tout évident que ça prenne et en tout cas que ça prenne rapidement Il y a aussi un problème d'image pour Laurent Wauquiez Olivier Beaumont Oui parce que il a ce côté ce côté tête à claque en fait tout simplement qu'il y avait aussi Jean-François Copé et il y avait cette formule quand même d'un sénateur il n'y a pas si longtemps il me disait le problème de Laurent Wauquiez c'est qu'il est parti sur un créneau ça peut soit en gros ça va faire quoi ça va faire Sarkozy en 2007 ça va se finir comme Jean-François Copé en 2014 donc il y a ça il y a ce côté de la classe voilà j'ai toujours raison sur tout et puis il est hyper clivant Laurent Wauquiez et puis il est aussi accusé aujourd'hui de noyauter de fonctionner avec un nombre très restreint de personnes et puis d'avoir nommé au sein du bureau politique des gens qui y sont totalement affidés donc finalement avec le sentiment qu'il n'y a plus vraiment de discussion en interne et voilà donc ça il souffre ce statut de premier de la classe en fait quoi Voici maintenant vos questions SMS et Internet et on va reparler d'Edouard Philippe et de ses premières fausses notes puisque c'est le titre de cette émission quel est l'impact de ces opérations de délocalisation de Matignon dans l'opinion publique c'est pas facile à mesurer mais ce qu'on disait tout à l'heure l'objectif c'est d'essayer de se rapprocher des français et on a deux tiers d'entre eux qui pensent qu'il n'est pas proche des préoccupations qui sont les leurs donc on voit que c'est assez limité comme impact parce que les français aussi décodent et décryptent ça très bien c'est à dire que là on est allé à Toulouse mais on avait eu une délocalisation dans le Cher il y a quelque temps on était aussi allé dans le Lot là c'est tout le gouvernement qui était allé à Cahors mais donc voilà ça peut faire prendre l'air aux conseillers et aux ministres mais ça rapproche pas question un peu sévère à part contraindre la majorité à rester dans les rails macroniens et aller faire de la com en province à quoi sert le Premier ministre ?

c'est son boulot c'est le boulot d'un Premier ministre ou la cinquième c'est de tenir les troupes à la fois les troupes parlementaires et puis les troupes gouvernementales quand il va voir les députés en disant je ne suis pas là pour vous taper sur les doigts en fait c'est un peu ça en disant le président attend de vous que vous soyez des bons soldats du macronisme et que vous marchiez selon la cadence qui était fixée pour le moment il travaille je crois que personne ne soupçonne sérieusement qu'il puisse jouer perso dans l'immédiat tout le monde voit bien qu'il travaille pour la réélection d'Emmanuel Macron la question se pose dans un deuxième temps comme le disait Macron à propos de Trump hier personne n'est immortel donc la question de l'avenir de cette famille politique est posée est-ce que la République en marche a vocation à se pérenniser à devenir le grand parti centriste un peu sur le modèle je ne sais pas de la CDU allemande un grand parti centriste qui irait du centre à la droite et qui serait le grand parti hégémonique de la droite française ou est-ce qu'en réalité tout ça ne tient que par l'équation Macron et que les choses vont se déférer à ce moment-là on pourrait imaginer que la droite se restructure dans un système à deux pôles comme on l'a connu avec l'UDF et l'URPR avec d'un côté une droite populaire enfin tout ce qu'on a dit qui serait incarnée par Laurent Wauquiez et de l'autre côté un parti de centre droit européiste qui représenterait à peu près l'UDF et dont Edouard Philippe aurait plus ou moins vocation à être le leader Edouard Philippe manque-t-il de charisme ?

Il en a souffert au début du quinquennat c'était qui est monsieur Edouard Philippe mon problème c'est que j'ai un prénom et un nom qui est un prénom aussi donc pour exister c'est compliqué il a gagné le jackpot en entrant à Matignon il savait très bien que si Alain Juppé avait gagné la primaire et s'il avait été élu à l'élection présidentielle il n'aurait même pas été à Matignon il aurait été au mieux ministre mais voilà donc aujourd'hui Edouard Philippe pour beaucoup de gens voilà ça reste encore un inconnu et je lisais un papier de compte-rendu sur son déplacement à Toulouse il a encore été interpellé par des gens dans la rue qui disaient ah mais votre visage me dit quelque chose mais qui vous êtes exactement ?

57:18
Invité

après il y a un petit personnage qui commence à se dessiner la loyauté vous le disiez et puis une sorte de dandisme son humour il en joue beaucoup

57:28
Présentateur

ses boutons de manchette

57:30
Invité

et tout voilà de décontracté bon mais c'est vrai qu'il a tellement fait il a tellement dit je ne serai pas un premier ministre qui contestera le président de la république qu'il est condamné à être un peu dans l'ombre c'était d'ailleurs le titre d'un de ses romans je n'ai pas fait exprès

57:45
Présentateur

Edouard Philippe admet-il que sa politique est de droite ? non il ne le dirait pas comme ça le crédo du macronisme c'est que ses concepts sont un peu dépassés et qu'il y a ce qui marche et ce qui ne marche pas parti patchwork la république en marche ne risque-t-elle pas de se désagréger suite à l'ancrage de plus en plus marqué à droite du gouvernement ?

la suite du quinquennat dira déjà on va voir un peu comment Emmanuel Macron il va réorienter ou pas dans les semaines ou les mois à venir sa politique parti patchwork quand il y a autant de parlementaires dans l'hémicycle quand ça rassemble autant de personnalités qui sont issues d'autant de courants différents oui un parti patchwork est-ce que ça peut tenir sur le long terme ?

très difficile je ne crois pas bizarrement je ne crois pas tellement à la thèse du virage à gauche pour aller reconquérir des électeurs socialistes je crois que ça ne se passera pas comme ça pour une raison simple c'est que les électeurs de gauche qui sont passés dans l'opposition maintenant ils sont clairement dans l'opposition ils ne reviendront pas et ceux qui ont suivi Macron finalement c'est cette fraction de la gauche les valsistes les Strauss-Kagnens etc.

qui en réalité autour d'Emmanuel Macron ont fait leur coming out libéral c'était des gens qui étaient de gauche mais finalement ils ont choisi ils ont fait leur coming out et maintenant finalement ils s'assument comme libéraux et je pense que cette frontière-là maintenant elle est relativement étanche donc comme je disais tout à l'heure s'il y a des mouvements browniens ça va plutôt se passer sur les frontières des droites mais à gauche à mon avis le front est assez bien stabilisé maintenant oui et pour que ces électeurs repartent il faudrait que la gauche soit attractive or c'est pour ça aussi que je pense Emmanuel Macron met tout l'accent à essayer de décomposer les républicains c'est qu'il fait le constat qu'il a complètement implosé ou fait exploser le parti socialiste qui n'est pas prêt de revenir à un niveau de dangerosité tel qu'il pourrait ramener à lui une partie de l'élection

59:32
Invité

volant de l'aide dans tout l'espace et empêchant le parti socialiste

59:36
Présentateur

il en faut ce pauvre ce premier secrétaire du PS qui a du mal une gauche éclatée et une droite tenue à distance Edouard Philippe a-t-il gagné son pari ?

alors c'est Emmanuel Macron qui l'a gagné son pari c'est encore une fois je pense qu'Edouard Philippe est l'artisan d'une stratégie qui est fixée à l'Elysée qui avait été pensée bien avant Edouard Philippe est-il populaire auprès des macronistes il appréciait quand même les reproches qui lui sont faits ces derniers temps c'est plus sur l'orientation générale mais sur le type sur le personnage d'ailleurs ceux qui le critiquent en coulis dans les couloirs de l'Assemblée se disent non mais attendez c'est pas des attaques personnelles non plus on l'aime bien c'est un type sympa Edouard c'est comme ça qu'il est décrit souvent peut-on croire qu'Edouard Philippe soit le simple pion d'Emmanuel Macron il a plus que ça quand même il a peut-être mais il faut voir aussi son parcours c'était le bras droit d'Alain Juppé il avait tout perdu après la primaire de la droite et donc il revient là et c'est ce qui énerve aussi un certain nombre de marcheurs en disant en fait Matignon est peuplé de juppéistes qui avaient tout perdu aujourd'hui c'est eux qui ont et qui ne connaissent pas

1:00:40
Invité

le macronisme de l'intérieur parce qu'ils n'ont pas vécu la campagne

1:00:43
Présentateur

Edouard Philippe et Emmanuel Macron veulent-ils empêcher par tous les moyens les amendements et étouffer les débats à l'Assemblée nationale ? Ils ne pourront pas parce que l'amendement c'est quand même un des principes premiers du rôle du député donc si un député ne peut plus déposer d'abondement à quoi il sert ? Donc à voir à redevenir un député gaudieux comme on l'a dit au début mais là ça va être très très compliqué ça serait encore braquer encore plus les débuts de contestation qu'on entend

1:01:08
Invité

Oui il y a un peu de leste qui est lâché parce que la hantise c'est quand même d'avoir un phénomène de frondeur comme en a eu François Hollande donc là on sent une réflexion pour laisser un peu exister mais pas trop les députés

1:01:20
Présentateur

Regardez c'est un commentaire d'un téléspectateur pour moi la question du glyphosate a marqué la fin de mon attentisme bienveillant Vous croyez Jérôme Fourquet qu'il peut y avoir comme ça à plusieurs moments des marqueurs ?

Oui oui bien sûr c'est comme ça que ça se produit alors chacun ne sera pas sensible aux mêmes thématiques d'autres vont dire c'est la loi asile-immigration d'autres là c'est le glyphosate on a vu avec le député orphelin qui vient de l'écologie politique qui dit là on est quand même sur un renoncement on est sur quand même la poursuite sur le même sillon de ce qui a été tracé avant en matière environnementale c'est-à-dire on ne remet pas en cause les équilibres donc oui effectivement il y a un certain nombre de marqueurs mais pour autant il y a quand même ce qui nous frappe une masse importante d'électeurs qui avaient voté pour Emmanuel Macron au moment à la présidentielle qui continuent de le suivre à vouloir toujours soutenir Emmanuel Macron Edouard Philippe ne va-t-il pas perdre Nicolas Hulot dans la lignée de cette question sur le glyphosate ce n'est pas déjà fait là on voit qu'il a mis un ultimatum à cet été Nicolas Hulot il fera le point avec le président de la République savoir s'il considère que ses dossiers ont été bien portés ou pas donc on voit qu'il y a un sujet Hulot mais c'est sur le dossier Hulot ce n'est pas Philippe qui a la main ça se règle entre Macron et Hulot exactement on l'a vu sur Notre-Dame-des-Landes par exemple c'est-à-dire ?

c'est-à-dire que l'arbitrage qui était fait de ne pas donner suite alors qu'Emmanuel Macron lui était plutôt favorable à la construction de l'aéroport c'était il fallait donner un peu d'oxygène si vous me permettez à Nicolas Hulot pour pas qu'il parte au bout de quelques mois et encore une fois effectivement ça s'est négocié à l'Elysée pas à Matignon vraisemblablement

1:02:50
Invité

et jusqu'à présent il était protégé par sa popularité manifestement là il chute dans un sondage

1:02:55
Présentateur

la popularité de Nicolas Hulot elle reste c'est plus que c'était beaucoup aimeraient l'avoir je rassure vous y compris dans cette pièce oublier qu'une partie de la gauche et des classes moyennes ont voté pour Macron est-ce que ce n'est pas suicidaire pour ce gouvernement ? si mais il fait le pari que l'EPS sera asphyxié et que cet électorat-là n'ira pas jusqu'à voter Mélenchon

1:03:17
Invité

puis il fait le pari des résultats qu'il y aura des résultats sur l'emploi sur le chômage et que cette fois on dépassera la lecture gauche-droite pour se dire il a réussi alors on le réunit

1:03:25
Présentateur

et les réformes promises sur les questions dites sociétales par tradition l'apanage de la gauche elles sont enterrées elles aussi il y a des choses qui viendront la PMA viendra voilà à gauche beaucoup ont voté Macron pour faire barrage à Le Pen quand Macron va-t-il le reconnaître ? ça c'est une bonne question il se met quand même beaucoup en scène dans le combat contre l'extrême droite et ce qu'il appelle le populisme merci beaucoup à tous les quatre merci à l'équipe qui a préparé cette émission dans un instant Anne-Elisabeth Lemoyne pour C'est à vous ce soir la redif fête à 23h15 très bonne soirée sur France 5 merci à tous

1:04:03
Locuteur

merci à tous