Blocus pour Israël !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Israël impose un blocus à Gaza. Empêche que toute aide humanitaire, nourriture et médicaments y parviennent. Ce que nous devons faire, c'est imposer en retour un blocus à Israël.
Une fautille de 44 bateaux devait apporter une aide humanitaire à Gaza puisque Gaza est complètement aujourd'hui encerclé par Israël. Les Israéliens sont donc intervenus, y compris par les armes pour bloquer cette aide humanitaire. Pourtant, la convention de Genève l'écrit noir sur blanc dans son article 23.
Elle impose libre passage médicaments et matériel sanitaire destiné à la population civile. C'est bien de ça dont il s'agit. Avec aujourd'hui des millions de personnes, plus de 2 millions, qui souffrent de la famine.
Que devrions-nous faire ? Nous devons répondre au blocus par le blocus. Nous devons cesser toute échange commercial aujourd'hui avec Israël ou tout simplement appliquer la résolution que la France a voté.
La France a voté il y a 1 an maintenant qui condamne l'occupation, la colonalisation des territoires palestiniens qui ordonnait à Israël de quitter les colonies. Et si ça ne se faisait pas, les États devaient prendre des sanctions à l'égard d'Israël. Lesquelles ?
D'abord prendre des mesures sur les sociétés et entités qui relèvent de la France et qui font du commerce dans les territoires occupés. Par exemple, Carrefour qui a des magasins en 6 Jordanie. qu'a fait la France sur les multinationales installées là-bas ?
Rien. Il s'agit simplement là que l'État français se conforme à une résolution qu'il a voté à l'Assemblée générale des Nations- Unies. Comme aucune sanction n'est prise, comme la France ne bouge pas, l'Union européenne non plus.
C'est de la complicité. De la complicité à l'égard des crimes de guerre commis contre les Palestiniens. Que pouvons-nous faire nous comme français, comme citoyens ?
Le but d'Israël, c'est d'éliminer, d'éliminer symboliquement aussi les Palestiniens, faire que il soi privé d'image, qu'on ne parle plus de leur tragédie. Donc ce que nous pouvons faire, c'est en parler, le donner à voir. Par exemple, j'ai rencontré ce midi à un pas de l'Assemblée nationale un paysan poète Mathieu Yon, qui s'est installé depuis 9 jours sur un banc.
Pourquoi ? pour faire venir en France son ami la poétesse Ala Al Katkaoui. Toute parole, toute image qui est diffusée de la tragédie palestinienne, c'est une idée qui est maintenue. l'idée que malgré les bombes, malgré les atrocités, malgré le génocide en cours, l'idée est maintenue qu'il y ait un avenir, qu'il y a un espoir et que les Palestiniens auront un jour leur terre, leur état, le droit aller chercher le bonheur alors qu'aujourd'hui ne leur est promis que malheur après malheur.
Ah.
François Ruffin