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Discours / meetingCTV INFO· 30 octobre 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéTravail & emploi

Blandine Brocard: les politiques "perdent la confiance" des Français

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Blandine BrocardFait
    « N'en avez-vous pas assez, chers collègues senseurs de confondre opposition et obstruction ? »
  • 2:30Blandine BrocardFait
    « Et si au lieu d'une motion de censure automatique, vous proposiez enfin un projet alternatif, un plan B comme le font nos voisins allemands ? »
  • 4:00Blandine BrocardFait
    « Pendant que nous nous invectivons, des jeunes cherchent un logement qu'ils ne trouvent pas. »
  • 5:00Blandine BrocardFait
    « Cyberattaque visant à faire éclater notre démocratie. »
  • 5:10Blandine BrocardFait
    « Projet d'attentat terroriste sur notre sol. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] [musique] La parole est à présent à madame Blandine Brocard pour le groupe des démocrates. Madame la présidente Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, en prenant la parole face à vous aujourd'hui, ce n'est pas à vous que je veux m'adresser, c'est en pensant au français et à eux seul que je parle parce que nous sommes là, vous comme moi, par leur volonté et nous sommes là pour eux, rien que pour eux. Et à force de ne parler qu'entre nous, on en oublie à qui nous devons vraiment rendre des comptes parce que c'est leur voix, leur colère, leurs espérances, leur vie que nous devons porter.

Pas nos égos, pas nos ambitions parce que nous sommes leurs représentants et que cela nous oblige profondément. Cela nous oblige à travailler inlassablement pour eux et non pour des jeux d'appareils ou des postures partisanes qui stérilise le débat public et abîment notre démocratie. Cela nous oblige à privilégier toujours le sens de la construction plutôt que celui de la destruction, le dialogue plutôt que le vacarme, le respect plutôt que la surenchère, le courage d'agir plutôt que la facilité de critiquer, la force de proposition plutôt que le rejet et la censure systématique.

N'en avez-vous pas assez chers collègues, de consacrer tant de temps, tant d'énergie à vociférer et si peu à écouter. Ah, je ne dis pas être d'accord mais simplement écouter. C'est la base même du travail démocratique.

Fort. Or, depuis des mois, notre assemblée donne trop souvent un piètre spectacle, celui d'un champ de bataille où l'on crie plus fort qu'on ne construit, où le bruit remplace le sens où les invectives tiennent lieu de penser. N'en avez-vous pas assez, chers collègues senseurs de confondre opposition et obstruction ?

De penser que crier, c'est convaincre, de refuser tout débat avant d'essayer de comprendre et de déposer des motions de censure avant même d'avoir entendu la déclaration de politique générale du Premier ministre. Quelle étrange conception du débat démocratique. Quelle curieuse idée de la responsabilité parlementaire.

Et si et si au lieu d'une motion de censure automatique, vous proposiez enfin un projet alternatif, un plan B comme le font nos voisins allemands. Ah, pas tout à fait. Là-bas, là-bas, on pratique la motion de censure constructive.

On ne se contente pas de dire non. On doit proposer une autre voix et surtout surtout convaincre une majorité. C'est cela la politique proposer, porter une vision, convaincre, pas juste taper du pied en criant "Censure".

La situation du pays et celle du monde exige tout l'inverse, du sérieux, de la responsabilité et du travail. Ces mots semblent devenus désués pour certains, mais ils sont exigés par les Français. Alors, écoutons-les et mettons-nous au travail vraiment.

L'urgence est de redonner du sens à la politique, de la rendre à nouveau lisible et crédible. Soyons dignes des Français. Redonnons du crédit à la parole publique.

Refusons que la politique avec un grand paix soit salie, bafoué, caricaturée par le vacarme des siamois populistes et la paresse des cyniques. Alors oui, certains ici ne veulent que le chaos. D'autres prospèrent sur les peurs, sur les colères, sur les blocages qu'ils organisent eux-mêmes.

Les uns et les autres rêvent d'un effondrement car c'est la seule manière pour eux d'exister. Mais nous sommes, j'en suis convaincu, bien plus nombreux et de sensibilités différentes à croire sincèrement à notre engagement, à vouloir servir et non se servir. À ceux qui ne cessent d'être dans les outrances et les caricatures, à malmener nos institutions qui jouent avec la colère et les mensonges comme on joue avec le feu.

Stop ! Stop ! Car à force de tout dénaturer, c'est la démocratie elle-même que vous détruisez. car à force de tout balayer d'un revers de la main, c'est notre force d'action et de changement pour les Français que vous freinez.

Et finalement, ce n'est pas le gouvernement que vous affaiblissez, c'est le pays tout entier. La France, ce n'est pas un champ de ruine partisane. C'est un héritage commun, une exigence de chaque jour et un avenir partagé.

Elle mérite tellement mieux que nos querelles d'appareil, nos indignations de façade, nos micros tendus pour un buzz. Ah ça, il est toujours plus facile de dénoncer que de proposer, de critiquer, que de construire, de diviser que de rassembler. Mais si nous ne faisons que cela, à quoi servons-nous ?

Pourquoi ne serions-nous pas capable ici de regarder ce qui nous unit plutôt que de brandir sans cesse ce qui nous sépare, de chercher le commun plutôt que la fracture, de parler de la France plutôt que de nos camps ? Pendant que nous nous invectivons, des jeunes cherchent un logement qu'ils ne trouvent pas. Des familles travaillent dures et ne s'en sortent plus.

Des agriculteurs prennent à vivre de leur métier. Des enseignants doutent du sens de leur mission. Des entrepreneurs mettent la clé sous la porte.

Des policiers et gendarmes se sentent démunis. Des soignants tiennent à bout de bras nos hôpitaux. Et pendant ce temps-là, et bien pendant ce temps-là, nous nous lançons des adathèmes.

J'en entends des deux côtés sans cesse depuis tout à l'heure et nous débattons pour savoir qui criera le plus fort. Mes chers collègues, par ces mots, je nous parle à tous. Je nous appelle à nous réveiller, à nous rappeler la raison pour laquelle nous sommes ici.

Nous ne sommes pas des figurants d'un théâtre médiatique. Nous ne sommes pas des acteurs d'un jeu d'ego. Nous sommes les dépositaires d'un bien précieux, la confiance des Français.

Et cette confiance, nous la perdons. Nous la perdons tous jour après jour. Chaque fois que nous hurlons au lieu d'écouter, chaque fois que nous faisons passer nos intérêts avant ceux du pays, chaque fois que nous censurons au lieu de construire, les Français ne nous demandent pas d'être d'accord sur nous.

Ils savent surtout, pardon, ils savent bien évidemment que la politique, c'est aussi le désaccord, mais ils veulent que ce désaccord soit fécond, utile, digne, porteur, responsable et constructif. Le Premier ministre nous assure ne pas faire usage du 493. Saisisons cette occasion pour essayer de nous écouter et à défaut de nous entendre pour construire la nuance.

À moins qu'encore une fois la censure repoussée, vous choisissiez de bloquer le débat, de le monopoliser en restant sourd aux attentes des autres. tout mon programme, rien que mon programme, quand on représente qu'un tiers des Français, ça vaut pour tout le monde ici. et bien c'est oublié les attentes des 2 de tiers [applaudissements] car ce salmon car nos divisions vont bien au-delà du spectacle affligeant et mesquin que nous offrons à nos concitoyens qui ne savent d'ailleurs plus vers qui se tourner entre des responsables impopulaires et des irresponsables populaires.

Nos divisions, elles nous rendent surtout très vulnérables et nous placent dans une position d'extrême fragilité face à un contexte géopolitique international où les équilibres se tendent et où les menaces se rapprochent. Ceux qui refusent de le voir, au mieux se berent d'illusion, au pire mente et trompent les Français. Pendant que nous nous écharpons sur des postures, le monde lui ne nous attend pas.

On peut bien continuer à se cureler sur l'âge de départ à leur retraite alors que soit quand même dit en passant tous nos voisins l'ont relevé. Mais à quoi cela sert-il si dans le même temps les dangers s'accumulent à nos portes ? Ingérances étrangères, dirigeants béliqueux ne jurant que par l'extension de leur territoire.

Cyberattaque visant à faire éclater notre démocratie. Risque d'intrusion dans nos espaces aériens et maritimes. Projet d'attentat terroriste sur notre sol.

Notre pays n'est pas un îlo protégé de l'extérieur. Nos débats, nos faiblesses, nos divisions, nos clivages sont observés, exploité et manipulé par d'autres puissances. Face à cela, notre devoir est clair : protéger la France dans son intégrité, dans sa liberté, dans son unité, dans sa souveraineté.

Et le premier rempart, c'est la lucidité et non les dogmatismes dont certains se révèlent être une véritable 5è colonne. Et le premier acte de courage, c'est la vérité et non la facilité et la complaisance. Mes chers collègues, nous n'avons pas le droit d'abandonner la politique au cynique.

Nous n'avons pas le droit de laisser le doute, la peur et le bruit gouverner à notre place. Nous n'avons pas le droit de décevoir encore. Alors maintenant au travail.

Les Français nous attendent et ils ont raison parce qu'ils ont besoin de nous. Non pas comme d'un triste spectacle mais comme d'un espoir. Redonnons à la politique ce qu'elle n'aurait jamais dû perdre. le sens du service, le sens du collectif et le sens de l'honneur.

Merci beaucoup madame la députée.