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interviewLe Média (sur YouTube)· 10 décembre 2018 54 min

EDITION SPÉCIALE GILETS JAUNES : RÉPRESSION, VIOLENCES POLICIÈRES, LE MALAISE FRANÇAIS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous bienvenue dans cette édition spéciale du média consacré au gilet jaune exceptionnellement diffusée à 19 heures puisque nous attendons tous la locution d' emmanuel macron qui doit s'exprimer à 20h samedi pour l'acte iv du mouvement des jd jaune nos journalistes étaient sur le terrain à paris nous étions aussi à la marche pour le climat un reportage sera diffusé demain au programme ce soir trois reportages macron déchaîne la répression de serge faubert parole de gilet jaune de kevin bugaud victoires et deux lance l'un et violences policières contre gilet jaune de yanis m'hamdi et puis enfin sera diffusé un entretien libre est exceptionnel aude lancelin a reçu anne nivat la grand reporter revient sur ce mouvement inédit en france met tout de suite retour en images sur cet acte iv du mouvement et gilet jaune la quatrième journée de mobilisation des gilet jaune a réuni selon le ministère de l'intérieur cent trente six mille personnes dans toute la france dont 10000 à paris soit le même nombre que le 1er décembre même si les chiffres fournis par le pouvoir minimise souvent le nombre des manifestants il montre que le mouvement ne faiblit pas notons aussi que les dégradations ont été plus importantes ce 8 décembre marque une répression historique dès le matin de nombreux gilet jaune ont été arrêtés hier rémy est le nouveau procureur de la république a annoncé le nombre record d'interpellations dans la capitale 1080 de personnes ont été arrêtées et plus de 900 placé en garde à vue dans toute la france ce sont près de 2000 personnes qui ont été interpellées le dispositif de sécurité lui aussi était inédit plus de 80 9000 membres des forces de l'ordre étaient mobilisés dont 8000 à paris pour voir ce qui se cache derrière ces chiffres je vous propose de regarder le reportage de serge faubert notre journaliste a passé la journée dans les rues de paris macron déchaîne la répression un reportage de serge faubert monté par camille chastrusse la france [Musique] le premier ministre et le ministre de l'intérieur avait tenté de les dissuader de venir à paris en occitan le pire et pourtant malgré cette dramatisation inédite dès 9 heures les gilet jaune était la porte maillot au moins aussi nombreux que la semaine précédente quoi qu'en dise la place beauvau ambiance détendue on essaye encore d'amadouer les forces de l'ordre quoi vous êtes des terres on peut passer ou pas la fouille des sacs et courtoise mais casque lunettes les masques à gaz sont confisqués et je viens d'heure on voyait la journée je pense qu'on va pas pouvoir passer nous on est venu manifester pacifiquement mais on sait déjà fait agresser alors qu'on n'a rien fait je descends dans la rue c'est pas pour moi c'est pour mes enfants moi je peux encore payer mon carburant je peux me nourrir mais les autres à côté de moi c'est pas possible d'accord donc maintenant il faut arrêter il faut donner du pouvoir d'achat aux gens il faut augmenter le smic pour que les gens puissent vivre de leur travail les problèmes kia au niveau du gouvernement s'enrichit avec notre argent je comprends pas pourquoi il vient d'un millionnaire avec notre argent moi je dirais quand même une différence de salaire un plafond pour eux tu veux bien pour nous aussi à ma et ça doit bouger en même temps si ça monte un nouveau montage on a été ravagé par les inondations gamba les sinistrés ils n'ont même pas de décor à rembourser rien du tout ni nettoyer ils ont tous fait de leurs propres moyens chez makro vous êtes venu chez ma mère à villalier hyaric a été fait rien du tout on croise aussi certaines figures médiatiques du mouvement comme jean-françois barnaba s'il ya des incidents la responsabilité en incombe d'abord au gouvernement qui ne bouge toujours pas sur l'essentiel donc voila j qu'il arrête d'être inflexible qui prennent des mesures immédiates pour améliorer le pouvoir d'achat et qui à ce moment-là peut-être que les gilet jaune accepteront d'aller discuter mais sur la base de décisions qui auront été prises actée et que effectivement bas la situation sera améliorée championne n'est pas un bailleur encore des manifestations toujours des manifestations partout en france la violence mais d'où vient elle ces hommes à la dégaine de voyous ne sont pas des casseurs mais des policiers sans brassard et pour certains déguisés en militant d'ultragauche comme en témoigne le masque anonymous que portent l'un d'eux ils font partie des 900 fonctionnaires mobilisés pour ce que la préfecture de police appelle un dispositif d'interpellation dynamique détaillé dans cette note confidentielle que nous nous sommes procurés les brigades anti criminalité les bacs bien sûr mais aussi la berri la brigade de recherche et d'intervention spécialisés dans l'antiterrorisme et le grand banditisme et pour faire bonne mesure en tenue cette fois les cavaliers et les maîtres chiens objectif faire le maximum de crâne comme on dit en langage policier c'est à dire interpellé le plus de manifestants possible 1082 rien que pour paris plus de 2000 en france les trois quarts ont été placés en garde à vue des interpellations violentes comme ici sur les champs en milieu de journée pourtant sur l'avenue il n'y avait rien qui puisse servir de projectiles et alimenter une quelconque guérilla urbaine et les gilet jaune n'était pas venu chercher l'affrontement puisqu'en début de matinée ils déambulaient paisiblement sur l'avenue mais les gendarmes mobiles vont rapidement tirer leurs premières grenades lacrymogènes régis les jeunes essaient de faire baisser la tension en vain uniforme et gillet sont au contact [Musique] la marseillaise laisse de marbre les gendarmes mobiles les journalistes sont molestés par les forces de l'ordre trois d'entre eux sont d'ailleurs blessé au cours de ce samedi les gendarmes font un usage immodéré des lanceurs de balles de défense une arme à létalité réduite qui occasionnera de nombreux blessés au cours de la journée les brigades anti criminalité qui ne sont pas rompus au maintien de l'ordre tirent au juge et les blessés sont de plus en plus nombreux une centaine celle du gilet jaune au soir de la manifestation pour la première fois la préfecture temps d'utiliser des chiens pour intimider les manifestants mauvais calcul les animaux sont effrayés par les détonations et le groupe se replie heureusement des gilet jaune temps d'édifier une barricade avec les palissades qui protège les boutiques deschamps la sanction policière intervient sous la forme d'une grenade particulière la glf 4 qui contient 25 grammes de tnt cette grenade peut gravement mutilée voire tuer fuyant la répression les manifestants s'éparpillent dans les rues alentour avenue marceau l'affrontement prend une ampleur inédite une pluie de morceaux de macadam auxquels répondent les palets lacrymogènes et les grenades jet li f4 [Musique] la gendarmerie fait donner ses blindés ceci ouvre le chemin tout en tirant des salves de grenades lacrymogènes il [Applaudissements] après 1 et puis soudain sans raison apparente les gendarmes font dominer les gie les jeunes repartent à l'assaut en direction de l'arc de triomphe [Musique] [Musique] [Musique] les voitures sont renversés brûlé par colère et pour retarder la progression des forces de l'ordre les pompiers multiplient les interventions imperturbable la nuit est tombée bas des champs elysées légis les jeunes réussissent encore sans violence cela la gendarmerie entreprend de nettoyer la venue des derniers manifestants charge grenade nas dans un brouillard il fait suffoquer quelques intrépides dans un dernier chic type les idées à défendre c'est une vie meilleure veut vivre et pas survivre il ya des taxes qui sont là qui servent à rien ils sont trop élevés il ya des gens qui sont dans les rues qui n'arrivent plus à finir les mois des gens qui prennent des jours de congés pour venir ici pour manifester les gens qui prennent sur leur temps sur leur temps de familles qui ont des enfants c'est c'est tout simplement aberrant de savoir que aujourd'hui on a un gouvernement qui nous écoutent pas du tout ça fait 4 samedi que les jeunes se rassemblent sur divers endroits de la france parce que là on est à paris mais n'y a pas qu'à paris qu'on sera 100 et le souci c'est que le gouvernement reste sourd à ces idées là ils préfèrent signer des pactes préfère discuter avec des gens qui n'ont rien à voir avec le peuple à un chef de pays c'est censé être comme un père de famille pour son pays c'est à dire il doit écouter son peuple et subvenir à ses besoins aujourd'hui le peuple est dans la rue pourquoi parce que le gouvernement est plus à subvenir aux besoins du peuple ce qui fait que bah du coup au bout d'un moment on en a marre ça fait des années que ça dure des mandats que ça dure il n'y a pas que mâcon c'était bien avant lui mais le souci c'est que ça continue et on n'en voit pas la fin donc au bout d'un moment c'est sûr que les français ont snobé l'espace d'une journée la répression semble avoir gagné mais n'est gilet jaune en tenant malgré tout le pavé sont en train de remporter la bataille politique les gilets jaunes qui sont-ils les médias continuent à leur donner la parole derrière les images de vitres brisées qui ont défilé tout week-end sur bfm tv le média souhaite montrer les visages des gilets jaunes et surtout leur donner la parole ces femmes hommes parfois jeunes ou retraités qui pour certains protestent depuis le 17 novembre ils ont décidé de s'engager et de ne rien lâcher aude lancelin et kevin boucau victoire les ont rencontrés sur les champs elysées au milieu des gaz lacrymogènes reportage moi je viens de franconville je travaille dans le secteur de la gériatrie c'est à dire aux besoins de retraite on est payé à peine 1000 1100 euros des pays à peine 1100 euros s'est retourné à la sécurité de l'emploi mais avec 1100 euros c'est vite fait entre le loyer les courses tout ça c'est juste pour pas des factures téléphone l'internet tous ces petits trucs pas fait que ouais on vu mal et ça c'est papier c'est pas depuis aujourd'hui j'ai 32 ans et à l'heure actuelle je suis toujours chez mon père de quoi c'est comme une difficile de trouver un appartement donc ça serait bien qu'ils se bougent quoi quand même qu'ils se bougent pour nous pas pour eux et on s'en fout faut point c'est au peuple maintenant à la france ben on est là pour pour faire le nombre pour faire masser pour montrer que pour montrer que le mouvement s'essouffle pas et qu'au contraire maintenant que les gens ils ont commencé à voir avoir l'espoir qu'on pouvait éventuellement faire changer les choses on lâchera rien et d'ailleurs vous voyez il ya beaucoup moins de vieux beaucoup moins de retraités voilà le mouvement et se durcit un peu parce que forcément on a été poussée à bout et et puis voilà on est venu pour exprimer notre notre ras-le-bol quoi on n'en peut plus depuis le premier week-end on est là on est sur les ronds points au minimum une fois par jour on passe sur les lieux de blocage ont fait des actions préfecture et ou alors nous on est un petit département les hautes-alpes on est perdu dans des vallées et dans des trucs comme ça mais mais on se bouge comme les synthois les gens là ils commencent à déborder parce que c'est vraiment comme on dit une goutte une goutte d'eau qui a fait déborder le vase mais concrètement concrètement ça fait déjà plusieurs années et moi personnellement j'en ai marre de me faire prendre pour un con depuis ça fait bien 10 en quoi est ce qui me dérange le plus c'est l'injustice fiscale vraiment beaucoup et là je trouve que c'est aussi l'occasion de rétablir peut-être l'importance de la parole du peuple dans les décisions qui peuvent être prises par le gouvernement voilà c'est le but ultime pour moi ce serait ça en fait ce serait de réinstaurer tout ce qui est référendum d'initiative populaire toutes ces choses là qui n'existe pas aujourd'hui qui font qu'aujourd'hui moi je vais quasiment pas voter parce que rien ne me satisfait j'ai l'impression que voilà le vote blanc n'est pas pris en compte ça c'est quand même c'est complètement normal parce que c'est ça c'est une grosse partie qui vote blanc ou qui ne vont pas voter quoi seules mesures qu'il faut retenir c'est voilà le référendum d'initiative citoyenne à partir du moment où on a le pied dans la porte on pourra éventuellement changer les choses ce qui est pas le cas actuellement actuellement on peut rien faire ce mec il a les pleins pouvoirs et ont peur on ne participe pas aux décisions et même quand on demande notre mécontentement en masse comme c'est le cas depuis depuis un mois on voit qu'il se passe rien on voit qu'il nous écoute pas et il est quand même complètement à côté de la plaque ça devient grave en fait ce qui se passe je touche 1142 euros net par mois j'ai trois enfants et aucune aide jeu c'est bientôt noël lui il est bien il est au chaud il est tranquille ils nous pondent des lois à tout-va j'ai jamais voté pour lui et jamais je n'aurais fait ça parce que je me dis que c'est pas normal qu'il soit au pouvoir juste avant quand il était ministre déjà qu'il a nous a pondu la loi pour pour les intérimaires qui n'ont le droit que travail que 18 mois dans une société alors que les patrons voudrait nous garder plus longtemps et qui n'ont plus le droit gras cause de lui rien que pour ça je ne vois pas je n'ai pas voulu voter pour lui rien pour ça maintenant je suis dans la rue comme tout le monde parce que bat tout le monde estime qu' on a le droit d'avoir plus d'argent que lui nous baise tout nos taxes qu'eux on n'arrête pas de payer que moi j'ai ma paye le 12 et le 13 ya plus rien parce que bon on peut pas on peut pas il ya tout a été déduit tout est déduit appareils jusqu'au 20 jusqu'au 20 et et c'est fini et après ben on se débrouille comme on peut mais lui s'en fout et s'en fout il nous écoute pas il en a rien à faire de ce qu'on est en train de vivre et ils seront même pas compte qu'il faudrait qu'ils prennent note salaire qu'il l'est pendant six mois que et qui vivent qui vivent avec ce qu'on a et qu'ils aient à payer tout ce qu'on a payé et qu'on prendrait peut-être je constate que beaucoup de français et pourtant moi je suis d'origine immigrée mais je vois que beaucoup des français qui sont d'origine française souffre n'arrivent pas à joindre les deux bouts du mois et là je comprends que voilà je ne peux pas accepter que moi qui gagne assez bien ma vie et que les autres vivent on dessous du seuil de pauvreté donc nous sommes un pays riche dans la logique nous sommes un pays riche et la france doit donner cette richesse à son peuple voilà donc un pays riche la population doit être riche et non un pays riche et la population est pauvre donc c'est pour cela que je suis descendu dans la rue ce que moi j'attends de la suite du mouvement que nous continuons à manifester tous les samedis et moi je suis prêt à descendre tous les samedis dans la rue donc ça c'est déjà 2 1 nous n'allons jamais reculer mais je sais que je demande au gouvernement qu'il voit la réalité qui est en face que messieurs matheron arrête d'être orgueilleux autant il n'a pas le respect pour le peuple français là pour moi il ya une division entre la classe politique et nous la population moi qui suis d'origine immigrée je ne peux pas faire les yeux doux à marine le pen mais je comprends maintenant que je ne peux plus voter pour la droite ni pour la gauche donc cela sous-entend ya que deux options qui sont devant moi soit jean luc mélenchon soit marine le pen voilà donc vous vous comprenez moi qui suis immigrés de la première génération je commence à faire les yeux doux à marine le pen cela sous-entend quoi qu'ils ont échoué donc allez-y dirhams à craon que nous sommes prêts à voter même les extrémistes pour nous diriger parce que la gauche et la droite n'arrive pas à nous satisfaire le gouvernement doit comprendre que nous sommes prêts à en découdre dès façon pacifiste mais malheureusement le gouvernement utilise la machine répressive d'état qui et les crs pour nous casser la gueule alors que nous sommes des pacifistes parce que ce matin je suis venue j'étais équipe et je me suis fait voler mes gants par la police j'avais des lunettes il maison volé j'avais un masque qui m'ont volé aussi ils nous ont dit vous inquiétez pas on va pas vous gaz est pour rien moi j'ai très bien vu tout à l'heure je me suis fait gazer pour rien j'étais sur les champs elysées depuis ce matin là je rentre parce que ça commence à casser moi je cautionne pas du tout le che anti casseurs et pacifiste on s'est fait gazer j'ai vu une dame qui s'est pris un flash-ball une dame de 50 ans honnêtement c'est honteux assez pris un flash ball dans le bras j'ai vu un monsieur qui avait ces prix un flash ball dans le fond après la fin de ma vie que je manifeste depuis le 17 novembre l'union européenne fait les lois en france on aime c'est même plus la france qui fait les lois on est esclave des banques en france on est la dette est illégitime et irremboursable depuis le jour où on a vendu la banque de france selon la loi giscard pompidou rothschild selon vous qu'est-ce qui pourrait calmer le mouvement quelles mesures on ai aucune idée je j'ai parlé avec beaucoup de gens des policiers des crs je leur demande qu'est ce qu'on fait personne n'a la solution home on ne sait pas ne sait pas quoi faire mon qui concasse c'est faux bien sûr qu'ils répliquent à ce même tendance à entendre ces données là depuis depuis 8h ce matin personne cassez rien se passer en ce gaz et les gens sont obligés de répondre aux paquets de violences des deux côtés des jaunes et des bleus craque et mme yolande où je suis contre ça mais aujourd'hui on est obligé de répondre s'il n'y a pas de bordés le rien se passera et les gens aujourd'hui sont sur la paille jamais fait manifestation à part celle ci l'a aujourd'hui oui je pense que si les gens ils sont dans la rue aujourd'hui c'est parce qu'ils en ont l'air vraiment marre je regarde dans mes poches à moi dans mes proches j'ai plus rien aujourd'hui j'ai un salaire assez minable sais pas quoi l aider vraiment on va dire des salaires minables sais c'est tout est cher aujourd'hui donc les gens ils se privent on vit pas on survit c'est pas normal quand vous arrivez au 15 du mois et a découvert ses fins vous avez un loyer à payer tout ça enfin je passais tout le monde pas dans la vie je fais du service après vente et relation client la patience a des limites les gens vont vraiment se mettre en colère vraiment parce que noël approche je pense que noël va calmer les normes certainement pas c'est pire les gens ils se rendent compte qu'ils vont rien bouffer à noël zuma pack cadeau offert leurs enfants j'ai pas d'enfant je peux va offrir un cadeau à mon neveu c'est pire noël et après noël c'est là que ça va changer qui dit répression dit violences cet acte iv a été marquées par un déchaînement des violences policières partout en france tir de flash-ball lancement de grenade certains ont perdu un oeil ou leurs mains parmi eux des gilet jaune et des journalistes visés eux aussi par la police alors qu'ils couvraient la manifestation ils dénoncent des tirs à bout portant des lancements de grenades lacrymogènes jet li f4 extrêmement dangereuse le ministère de l'intérieur a fait état de deux cent soixante quatre blessées dont 39 policiers et gendarmes soit plus que le 1er décembre en reportage pour le média yanis même 10 et robin volet ont assisté samedi à paris à de nombreuses scènes de violences policières contre les gilet jaune attention certaines images sont choquantes samedi lui décembre les gilet jaune manifeste la police réplique bilan de la journée une centaine de blessés dès le matin là de ne pas laisser un trop grand nombre de gilet jaune se rendre sur les champs elysées [Applaudissements] [Musique] aux abords de l'avenue il repousse les manifestants gaz lacrymogène de charge et de tirs de flashball regardez c'est incroyable on ne veut pas se défendre on dit c'est assez laid mais qu'une jazzy nouveaux envois du flash ball et en plus on traite c'est vraiment des traits j'étais comme ça je les prie derrière ça se fait ou ça ne fait pas ça se fait pas pas du tout on appelle ça la france après on vient pas caillassé on va rien faire on est juste là pour manifester et vous voyez ce qui m'arrive dans c'est pas logique c'est on appelle ça la france j'ai père de famille deux enfants 48 heures je paye mes impôts j'ai demandé samoa la police c'est moi qui paye la police et pas les autres c'est moi vu ça c'est quoi ça sert ce qui a pour conséquence d'énerver les gilet jaune et la police réplique encore plus fortement cet homme s'est pris un tir de flashball dans l'oeil sur les champs elysées même schéma on est une personne âgée qui vient de se prendre un faible roulant devra donc là ces bras cassés un stage là c'est clair donc il arrive même à attaquer des personnes là qui sont pacifiques parce qu'on est là depuis 8 heures on se déplace pour les récupérer les blessés et il arrive encore à nous gazer pendant qu'on soigne super sympa merci les crs les manifestants eux ne comprennent pas j'ai liberté égalité fraternité dans le dos j'ai pas d'argent pas là j'ai pas le chili samedi dernier par la même chose aux textures comme apprendre à les choisir on n'a pas d'armée protection ils les enlèvent correctement encore floue a le talent états financiers ont bouffé à ses dires on n'a rien la fin du mois il pourra au moins nous laisser manifester quoi il parlait il permet trouver les casseurs il teste les yeux jaunes mission hills qui sont agressifs mais pas du tout mais chez les jaunes ce qu'ils veulent c'est justice sociale steven c'est que c'est plutôt riche tu ce coin du zinc en importance c'est ça qu'on veut c'est tout pas plus [Musique] depuis ce matin ils passent leur temps à balancer des grenades à nous dire nous disperser mais où c'est que vous voulez qu'on se disperse on est parqué ici on est coincé on peut même pas bouger et ils sont arrivés ils étaient combien une trentaine et 35 rengaine avec les chiens ils ont foncé dans flash ball comme ça et tout s'est vraiment humiliant pour le peuple et je trouve ça vraiment énormément d'abus de la part des pas des forces de l'ordre mais ce qui donne les ordres au dessus quoi monsieur macro merci [Applaudissements] [Musique] [Musique] sympa [Applaudissements] je [Musique] mais la valse des grenades lacrymogènes et tirs de flashball continue attisant davantage la colère des manifestants provoquant d'autres blessés au poste de secours improvisé par des bénévoles les blessés défilent depuis ce matin on y entre 30 et 40 les heures nous enfin si vous voulez on a des binômes secouriste tous font quasiment toutes les milliards des rondes pour assurer la sécurité et rannée est blessé si besoin à surface et doit pour l'heure qui suivait plus blessé ceux qui sont les plus graves sont ici semaine alors comme nous on n'a pas de bons car ça reste quand même un poste de roue de fortune n'a pas de regard donc ce qui veut dire qu'on a eu l'idée des débats qu'on la découvre et pour pouvoir faire des dégâts de portage voir les amener si les pompiers ne peut pas venir ici plus grave qu'on ait ce matin c'est un coup de flash ball dans les côtés avec hémorragie interne pour nous c'est l'organisation qui est compliqué parce que ça arrive en masse par vagues il faut savoir s'organiser j'avais trois de leur dire merci [Applaudissements] en début de soirée la plus belle avenue du monde se retrouvera vidé de ses gilet jaune c'est la fin de cette édition spéciale mais avant d'écouter emmanuel macron rester avec nous tout de suite c'est l'entretien libre olemps l'un a reçu la grand reporter anne nivat elle nous parle du malaise français évidemment des gilet jaune je vous rappelle que le média est un média indépendant est en accès libre qui ne vit que grâce à nos socios qui nous finance nous avons pu grâce à vous donner un son de cloche différent du paysage audiovisuel français sur ce mouvement inédit des gilet jaune nous leur donnons la parole est temps que nous existerons nous continuerons à le faire si vous souhaitez nous aider n'hésitez pas à vous rendre sur notre site le média tv.fr pour devenir socios je vous laisse en compagnie de lens la grand reporter elle revendique le droit à la lenteur et à la complexité le reportage à l'ancienne qui refusent les stéréotypes et la course au sensationnel prix albert londres en 2000 observatrice de nombreux conflits armés de l'afghanistan à la tchétchénie elle avait tout lâché en 2015 pour enquêter sur notre pays la france devenue si méconnu à vos propres yeux alors on fera un livre paru en 2010 est chez fayard dans quelle france on vit cette enquête m'a donné envie de recueillir aujourd'hui son regard sur le mouvement des gilets jaunes qui expose au grand jour les réalités d'une france populaire blessé longtemps relégué bonjour un hiver jour et merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui aux médias vers ces nouveaux invités quel regard portez-vous sur le mouvement des gelées jaune un regard d'observatrice je pense qu'il faut le regarder ce mouvement l'étudier il faut pas immédiatement le juger je trouve qu'on juge trop vite et quand on juge on est dans l'émotion et ça peut amener vers de la violence dans les propos et je crois qu'il faut essayer de saisir ce qui se passe je dis pas que j'y parviens je suis ça me fait mal ça me fait mal je me sens mal je pense qu'il ya pas beaucoup de français aujourd'hui qu'ils se sentent bien à cause de 2,7 secondes en skiant dans notre pays ces malaises qui sont là qui s'expriment plus ou moins bien je crois que ça ça provoque médiatiquement parlant des espèces de face à face que je trouve assez artificiel et et mais qui en même temps montre autre chose aussi qui est peut-être intéressant à voir donc pour toutes ces raisons là moi qui suis journaliste et qui me sens presque comme une anthropologue de l'ultra immédiat bien sûr qu'il faut regarder tout ça il faut le regarder en face faut pas fermer les yeux parce qu'on peut dire je suis pour je suis contre moi je ne suis ni pour ni contre c'est comme quand on questionne sur poutine je ne suis ni pour ni contre ou sur trump ou sur ces on peut pas parler comme ça il faut déjà essayé de se rendre compte de ce que ça veut dire nos confrères n'ont pas manifesté une grande sympathie pour le mouvement des gilet jaune c'est le moins qu'on puisse dire beaucoup se sont employés du moins dans les premières semaines à le faire passer pour l'éruption de la mouvance d'extrême droite comment en est on arrivé là selon vous comment s'explique la déconnexion totale de notre milieu la question du milieu journalistique elle est complexe et ce ce sujet des gilet jaune ne fait qu'exprimer une nouvelle fois quelque chose qui existe depuis trop longtemps et qui moi personnellement me fait souffrir c'est à dire cette incapacité justement de ce qu'ils devraient être les premiers à le faire les journalistes cette incapacité à observer avant tout sans juger qui sommes nous pour juger nous journalistes moi c'est comme ça que j'ai appris le journalisme en allant en tchétchénie en irak en afghanistan j'étais une intermédiaire ni plus que ça mais ni moins le rôle de l'intermédiaire il est important c'est un rôle qu'on doit saisir avec responsabilité c'est à dire donner la parole aux uns aux autres écouter les réponses écouter les réponses ça sent très difficile mais moi ça me semble très important là ce que j'ai vu sur des plateaux de télévision pas uniquement sur les chaînes de toute info 1 sur toutes les chaînes qui ont invité des gilet jaune c'était frappant c'était frappant cette différence de langage et même finalement cette différence de qui faisait qu'il y avait une incompréhension le gilet jaune parle comme il envie de parler et il a bien raison pour raconter ses problèmes et le journaliste ou l'expert soit disant qui est là où le chroniqueur soi disant qu'elle a rien qu'à la façon dont il le regarde on sent le jugement où on sent la perplexité mais ça va pas ça bien sûr que les journalistes sont des privilégiés bien sûr que les journalistes ne sont pas des gilet jaune ne vivent pas avec 1300 à 1500 euros par mois et encore il ya des journalistes pigistes aujourd'hui exactement qui sont mais ce sont pas ceux ses journalistes au là qu'on voit sur les plateaux de télévision absolument mais donc le mois ce qui m' ce qui me frappe c'est cette presque incapacité du de celui dont on parle à qui est le journaliste finalement à se mettre à la place de l'autre ou alors du politique parce que le journaliste est décrédibilisé et déligitimer mais le politique aussi il est délégitimer et décrédibiliser aussi parce qu'il a il semble en tout cas aux yeux des gilet jaune et pas que des gilets jaunes eu beaucoup de français qu' il ne les représentent pas cette crise de la représentation elle est énorme elle est pas nouvelle la la ça éclate mais ça n'est pas nouveau ce mécontentement il n'est pas nouveau il suffit de le vouloir l'entendre on veut pas l'entendre on veut pas le voir mais on va dans le mur si on veut pas longtemps ni le voir alors justement discrédit des médias et déligitimation du politique ce sont les deux choses que vous aviez observé lors de votre enquête dans quelle france on vit il n'y a pas que moi qui l'avais qu'il avait vu qu'il avait senti simplement qui que ce soit qui en parle ne se fait pas entendre c'est simple parce que les journalistes n'ont pas envie d'entendre dire est de reconnaître qu'ils sont décrédibilisés et délégitimé ils n'ont pas envie ils ont tort bien sûr mais ils n'ont pas envie et les politiques pourtant je les défends pas d'habitude mais je dirais que les politiques sont un peu plus habitués que les journalistes à entendre et depuis plus longtemps qu'ils ne représentent pas le grand public leurs électeurs donc peut-être aujourd'hui ils prennent plus de pincettes quand il en parle aujourd'hui quelques seront les décisions prises par emmanuel macron par son gouvernement je ne pense pas qu'en tout cas sur ces deux plans là il est quoi que ce soit qui change ce sont donc des faits très profond il faudrait qu'ils soient prises en compte si l'on veut comprendre cette france qui va mal cette france modestes nous qui ne sommes pas modestes nous qui faisons partie de l'élite eh bien nous nous devons l'observer la respecte et l'écouté moi on m'a quand même déjà demandé comment il était possible que que je m'intéresse à cette france modeste mais comment on peut me poser cette question mais dans les milieux journée oui dans les milieux journalistiques dans les milieux journalistiques parisien on en a on a on m'a demandé pour ce livre mais pourquoi pourquoi tu vas allant pourquoi tu vas à evreux pourquoi tu reste trois semaines à evreux et ça me rappelle ce qu'on avait pu me dire aussi dans les milieux journalistiques à une certaine époque quand la guerre en afghanistan était à son maximum et qu'elle était longue donc les guerres longues lasse tout le monde bien sûr mais on n'y peut rien si elles sont longues c'est que on n'arrive pas à les régler moi toutes les guerres que j'ai découvertes ne sont pas réglés ni la guerre en tchétchénie la guerre en irak ni la guerre en afghanistan syrie irak syrie et afghanistan eh bien j'avais des robes des réactions chef qui me disais mais pourquoi tu y vas encore un en tchétchénie mais pourquoi tu vas encore en afghanistan mais est ce qu'il se passe encore quelque chose de nouveau mais quelle honte alors que ce qui se passait de nouveau c'était simplement que la guerre continue et est bien en français la même chose comment ça qu'est ce qui est nouveau et briller de nouveau que le mécontentement continuent samedi là les français se sont exprimés lors des dernières élections présidentielles vous vous souvenez du taux d'abstention il était gigantesque mais tout cela est parti en fumée on fait comme si cela n'existait pas vous vous souvenez du taux qui a recueilli marine le pen bon et bien les électeurs de marine le pen existe encore ils sont toujours là donc ça ce n'est pas parce que il y a eu un vainqueur que tout cela s'est évaporée et même ceux qui n'ont pas voté pour ce vainqueur par emmanuel macron est qui et qui ont sans doute espéré qu'il puisse faire quelque chose aujourd'hui ont le droit d'être déçu et ceux qui n'ont pas voté pour lui qu'ils n'ont voté pour personne qui ne sont pas allés voter cette absence de vote veut dire aussi quelque chose alors on les dénigrent on leur dit vous n'avez vous avez qu à aller voter et c'est comme les casseurs ont les dénigre aussi on dit vous n'avez qu'à pas être violent c'est pas bien d'être violent bien sûr que c'est pas bien d'être violent bien sûr que c'est pas bien de ne pas aller voter mais nonobstant ça veut dire quelque chose il ya des gens qui ne vont pas voter et il ya des gens parmi les gilets jaunes qui cassent et y en aura toujours parce que nous vivons dans une société violente violentes dans les actes et violente dans les mots très violents dans l'est vécu sociaux et bien sûr violente dans la réalité amenant au désespoir et ce désespoir parfois maladroitement exprimés par ce qui casse alors ya ceux qui récupèrent les casseurs 1 et à l'extrême droite à l'extrême gauche à l'extrême ça je je je n'ai pas de réponse mais ça a toujours existé ça n'est pas nouveau mais il ya aussi une violence qui vient de gens qui qui ne sont pas politisés qui n'en peuvent plus qu'ils n'en peuvent plus g j'utilise pas beaucoup twitter mais parfois je le fais pour mettre en avant quelques chose que j'ai entendue ou quelque chose que j'ai envie de dire et il ya quelques jours j'ai cité un auditeurs de rmc qui dont le plomb le témoignage m'avait marqué parce que il a dit oui j'ai cassé j'ai cassé samedi dernier je casserai peut-être encore s'il le faut parce que j'ai que 1300 la fin du moi j'arrive plus à m'en sortir j'ai deux enfants etc bon alors il ya une avalanche de gens qui est évidemment insultes sept personnes sur twitter et puis donc moi rien que le fait que j'ai cité son propos le site et ça ne veut pas dire que je pense comme lui ça veut dire que je le cite parce que j'estime qu'il est important qu'on entende cette parole bien je me fais insulter bon ça c'est pas grave c'est c'est toujours le cas sur twitter soit on est encensé soit c'est l'inversé alors pour revenir à votre enquête dans quelle france en vie je rappelle à ceux qui l'auraient pas encore lu que vous aviez choisi civil civil peu habitués aux feux médiatiques ce qu'il s'agissait de evreux laval l'an montluçon et lons lons le saunier et ajacciens je suis en fait mes thèmes sont des thèmes qui sont les estimait à l'époque être les malaises les grands malaises de notre société on est en plein dedans aujourd'hui 1 avec les gilet jaune et j'avais voulu effectivement vous avez raison de le rappeler allez les illustrer parce que je ne suis que journaliste comme j'ai dit tout à l'heure je ne suis qu'une intermédiaire moi je ne suis pas romancière il faut que j'aille chercher les choses les histoires moi je ne les invente pas elle elle tombe pas tout cru sur mon ordinateur faut que j'aille les chercher donc je me suis dit je vais je vais raconter quoi de la france ce que d'habitude je raconte des pays en guerre les pays en guerre c'est plus facile à raconter entre guillemets tandis qu'en france et bien il y à des malaises que j'ai essayé de saisir et je me suis dit faut les dans des villes moyennes moyennes par leur taille cinquante mille habitants maximum voilà mes villes sauf ajaccio qui est une exception parce que c'est un peu plus ran vous aviez dormi chez l'habitant vous avez assisté à des réunions vous avez assisté à des repas de famille vous avez vraiment partager la vie des gens est ce que vous aviez je rappelle que c'était pendant la période qui précède l'élection d' emmanuel macron selon mon oncle est c'est toute l'année 2016 fin 2015 2016 et début 2010 cette voie là est ce que vous aviez perçu les signes annonciateurs de la crise qui vient d'éclater j'avais perçu la violence rentrée larves et bien sûr bien sûr je voudrais citer quelqu'un qui est dans ce livre à montluçon un chauffeur routier à la retraite avec lequel je suis encore en contact aujourd'hui et qui m'avait dit à l'époque qui m'avait dit tu sais où est ce qu'un jour on va pas être obligé de faire comme aux états unis d'aller acheter une kalachnikov et et puis finalement 2e on va on va faire quoi on va la mettre chez nous et on va attendre que ça se passe ça si c'est pas des propos annonciateur de en tout cas qui exprime la violence dans laquelle on vit qu'est ce que c'est une autre personne avec qui je suis encore en contact aujourd'hui qui a mal qui a très mal qui fait un métier hyper proche des gens c'est il s'appelle pitbull dans mon livre c'est un policier un flic de base comme ils s'appellent lui même qui est à lons le saunier qui se souvient de du moment où je l'avais demandé pourquoi il était entré dans la police et il est toujours fière d'être dans la police c'est d'être entré dans la police parce qu'il veut aider les gens à être plus proche mais il m'a dit depuis le départ je savais que j'avais et ça fait 20 ans qui est dans la police au plus bas au plus près de la population et il me dit que ça n'a pas changé sa difficulté aujourd'hui a expliqué à des jeunes de banlieue ou des quartiers plus paupérisées de sa ville de sa région que c'est difficile de prendre en exemple ceux qui nous gouvernent parce que les voyous ils sont où ils sont quel côté ils sont pas punis ceux qui sont en haut me dit il ce policier c'est l'impression qu'il a et c'est l'impression qu'on est exact également aussi ce qu'il est qu'il est parfois qu'ils arrêtent c'est ce sont ces sentiments-là qui sont des sentiments important à saisir de la part de ceux qui nous gouvernent de la part des élites politico médiatiques etc pour essayer de moi j'attends d'eux des manuels macron qu'ils parlent avec des vrais mots il connaît trop c'est un homme intelligent qui connaît trop la valeur de la parole et l'importance de la communication il est même expert en la matière expert mais il va falloir qu'il dise des choses et qu'ils emploient des mots que tout le monde non plus que comprennent que tout le monde accepte des mots comme injustice il va falloir qu'il dise que nous vivons dans une société injuste et que cette injustice elle en fait crever certains et que évidemment le but en france c'est d'améliorer les choses nous vivons quand même dans une démocratie ancien stable formidable je parle en comparaison des systèmes politiques qui m'a été donné de voir moi je suis plutôt une habituée des débits cassé au sens propre comme au sens figuré que ce soit l'irak l'afghanistan la syrie ce sont des endroits dans lesquels on est passé d'un système à un autre de façon brutale par la guerre mais la guerre c'est une violence brute une violence officiel une violence qui réunit finalement tout le monde ici en france c'est pas le même genre de violence c'est une violence sourde une violence larvée une violence hypocrite que personne n'a envie de voir avec des mots que personne n'a envie de prononcer et si on pouvait rêver et en disant que encore ce routier à qui je parlais tout à l'heure que je vous cite de montluçon me disais mais quand est ce que ceux qui parlent dans les médias auront le leur l'honnêteté de dire qu'ils ne savent pas qu'ils n'ont pas les réponses mais il en apparaît qu'il dit cette farce faut qu'elle cesse ce monde factice dans lequel on vit il faut qu'il cesse parce qu'il ya des gens en france qui sont dans la réalité du recrue des fins de mois qu'il n'y arrive pas et qui tous les jours voit à la télé ou partout que il faut donc pour pour exister faut avoir le dernier iphone faut être capable d'être à paris et de dépenser 200 euros pour un dîner mais quelle honte de tenir des propos pareils comme ceux de monsieur darmanin ou d'avoir une rolex à son bras comme disait un publicitaire connu vous disais il ya un moment 1 que emmanuel macron connaissait le poids des mots que c'était même un expert en communication néanmoins depuis son élection et même bien avant il a commis d'énormes maladresses de langage que ce soit les et les ouvrières et les traits que ce soit le conseil donné à tel ou tel patient d'aller s'acheter un de vos sous pour acheter un coca charroi ces erreurs sont dans des dialogues impromptue et non pas des discours préparé un contrôle absolument et emmanuel macron et expert en l'art du contrôle contrôler sa communication mais là il est il est face à une situation qui est hors de contrôle ça il a bien compris qui lui fait peur parce qu'elle fait peur à tout le monde absolument et je crois suis pas sûr qu'il ait déjà eu peur comme ça et qu'il n'est pas sûr de comment il va la contrôler dans la pratique et dans son discours comment vous imaginez la suite des élèves man est ce que vous arrivez à l'imaginer en ce moment non j'ai du mal j'ai le souvenir d'avoir déjà été confronté à une situation aussi instable je dirais à 2 pour moi ce qui ce qui me fait mal aujourd'hui qui me qui m'attriste qui me kim qui me met le moral à zéro en ce moment c'est les tensions que je sens dans mon pays dans ma société la société française détention mais mais énorme énorme qui font souffrir tout le monde même ceux qui sont pas nés gilet jaune ne peuvent pas ne pas les sentir ces tensions c'est pas possible de palets s'en tire donc donc ça c'est quelque chose pour moi que j'ai jamais ressenti auparavant oui mais je ne suis pas un politique je ne fais pas partie des journalistes qui mélange tout et qui et qui deviennent des militants donc moi je n'ai pas été élu pour trouver une solution je dis bon courage à ceux qui ont été élus mais moi ce qui m'importe c'est de regarder et ce qui ce qui va suivre de continuer mon travail sur la france n'est pas fini ce travail sur le france je suis loin d'avoir terminé et je pense que d'ici la fin du mandat des moniales macron je poursuivrai cette enquête dans votre livre dans quelle france on vit vous décriviez aussi une france fraternelle solidaire une france optimiste elle aussi finalement très mal connu mais bien sûr est ce qu'on peut espérer que ce soit cette france-là qui arrivent à traverser cette crise finalement mais plus forte le problème c'est cette absence de considération terrifiante dans plusieurs villes où j'ai été je me rappelle très bien que certains mes interlocuteurs m'ont dit mais qu'est ce que qu'est ce que vous faites là pourquoi vous vous intéressez à nous à moi en particulier je ne suis rien mais ça je l'avais entendu aussi sur les terrains de guerre parce que effectivement ce que je fais c'est souvent enfin la plupart du temps je m'adresse à ceux qui ne sont rien ou qui ne représentent qu'eux mêmes mais moi je me mets dedans moi aussi je ne représente que moi même tout ça pour dire que je laisse à d'autres le soin d'interviewer ce qui représente d'autres personnes les officiels moi je m'intéresse à tout ce qui est officieux à tout ce qui est les populations civiles et et c'est donc bien sûr que cette france fraternelle cette france qui n'est pas dupe duc de rien cette france qui sait où elle en est qui a de l'humour sur elle même même pour reconnaître les choses qui ne vont pas je les rencontre et à evreux je les rencontre et ajaccio jeu dans tous les milieux dans tout de tous les âges et dans tous les milieux socioprofessionnels que ce soit quand j'étais en train de se traiter les problèmes d'identité comme j'ai traité ajaccio dans un quartier compliqué le quartier de jardins de l'empereur dans lequel il ya eu des émeutes énorme je suis arrivé juste après ça tombait pile dans mon sujet que ce soit sur le sujet du malaise des jeunes que j'ai traité à evreux le sujet du sentiment de déclassement que j'ai traité allant ce sentiment des classements voilà c'est ça on est en plein dedans j'ai fait une tournée avec un facteur parce qu'il me semble qu'il est un des derniers liens justement humain pour une grande administration qui est en train de changer qui est en pleine réforme et je voulais c'est de saisir comment quelle est l'importance de son métier pour pour lui pour le facteur et j'ai trouvé un homme formidable effectivement qui me disais merde moi si je bois je rentre dans toutes les maisons j'ai les clés de une telle de intel etc j'apporte le courrier et puis là si la dame est pas la gelée si je laisse à toutes les choses que pratiquement le facteur n'a plus droit de faire aujourd'hui voilà un homme qui est très mal payé également bien moins de 2000 euros par mois avec 20 ans d'ancienneté et qui adore son métier et qui n'aime pas quand les grands pontes de la poste après des réflexions en interne disent on va changer la dénomination du facteur on va l'appeler distributeurs tout objet et ben voilà un exemple de déshumanisation de sentiment de déclassement mais ça a l'air de rien mais c'est super important c'est super important et ma psychologue qui travaille à pôle emploi à montluçon qui me dit on est le dernier rempart contre la révolte vous croyez haute qu'elle est étonné de ce qui se passe aujourd'hui non comment le serait-elle alors que toute la journée son métier comme celui du policier comme celui du facteur c'est d'être au plus près au plus près d'eux des français de quelle façon vous allez continuer ce travail je vais écrire la suite je vais faire un tome 2 aude et je vais le publier au moment des prochaines élections présidentielles tout simplement du terrain du terrain et encore du terrain alors j'ai eu quand même pas mal de réactions de politique par rapport à ce livre ils m'ont écrit des lettres sarkozy m'a écrit xavier bertrand m'a écrit également au lendemain écrit françois hollande fillon a écrit il y avait quelques lettres qui n'était pas du tout intéressante qui étaient écrits de bach pure politesse avec juste la signature à la main françois hollande était ce parce qu'il était vers la fin de toute fin de son mandat m'a écrit un petit mot pas une longue lettre mais un mot sur un bristol de sa main dans lequel simplement il ya une phrase qui m'a marqué qui était toute simple mais qui correspond tellement est ce que je fais il a écrit vous avez eu raison d'aller voir effectivement je vais voir moi je considère c'est mon métier voilà un homme qui est en train de terminer son quinquennat et qui dit à une journaliste vous avez eu raison d'aller voir serait ce un tout début d'autocritique de celui qui n'a pas été assez voir je ne sais pas mais en tout cas ça souligne l'importance d'aller voir donc moi je ne veux pas qu'on ferme les yeux sur la violence qui existe en france personne n'en parle à personne parce que on a l'impression que quand on en parle on la cautionne personne ne cautionne cette violence personnes mais elle est là elle existe moi j'aime rien entendre des philosophes sur la question de la violence sur pourquoi on est devenu aussi violent sur pourquoi on a recours aussi violent la violence aussi aussi facile à la violence tout le monde que ce soit les politiques sont violents dans le dans leurs mots 1 mais ce sont eux qu'on entend ce sont eux qui qu'on élit ce sont eux dont on aimerait qu'ils soient des modèles qu'ils soient des exemples donc nous nous étonnons pas ensuite que la violence c'est comme de l'eau dans la terre ça se ramifie facilement ça atteint tout le monde merci beaucoup mais serviront à nivard d'être venu voire aux médias je rappelle le titre c'est difficile d'arriver jusqu'à montreuil pour certains au certains pourraient très bien tiré je pense que vous avez déjà été sinon c'est un plaisir de venir à montreuil ou n'importe où ailleurs je rappelle le titre du livre d'anne nivat paru en 2010 est dans quelle france on vit merci encore et je vous dis à tous à très vite pour un prochain entretien libre