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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 14 janvier 2026 89 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéBudget & impôtsAgriculture & alimentationInstitutions & élections

L'intégrale du mercredi 14 janvier

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 31 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Que va changer ce nouveau parquet ? Quels sont les moyens dont il dispose ?

  • 1:06OuverteRéponse partielle

    Est-ce suffisant ?

  • 7:55OuverteRéponse directe

    De quelle une avez-vous envie de nous parler, Étienne ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que la loi qui a été promulguée l'été dernier est suffisante ou est-ce qu'il va falloir réfléchir à d'autres mesures ?

  • 10:18OuverteRéponse partielle

    C'est la bonne réponse pour vous ?

  • 12:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça a un sens, selon vous ? La motion de censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurFait
    « mesure phare de la loi de lutte contre le narcotrafic »
  • 1:00PrésentateurPromesse
    « Sébastien Lecornu promet une loi d'urgence examinée au Parlement avant l'été »
  • 2:14InvitéFait
    « C'est une première depuis la création du Salon de l'agriculture dans les années 60 »
  • 2:44InvitéFait
    « C'est la première fois depuis 132 éditions que le concours général agricole ne comptera pas des preuves mobiles »
  • 3:25InvitéFait
    « Les deux formations dénoncent l'accord du Mercosur que l'Union Européenne va signer ce samedi avec les pays d'Amérique latine »
  • 4:14InvitéFait
    « Elle ne clame plus son innocence mais reconnaît une faute non intentionnelle et met en cause le Parlement européen »
  • 5:40InvitéFait
    « Nous sommes à nouveau à la croisée des chemins. Soit la France renonce, soit elle se relève et retrouve confiance en elle-même »
  • 7:04PrésentateurFait
    « Vous avez beaucoup travaillé sur la question du narcotrafic. C'est de vos travaux qu'est née la loi de lutte contre le narcotrafic »
  • 14:22InvitéFait
    « La loi narcotrafic, vous savez, ce texte adopté à l'initiative du Sénat l'année dernière et qui prévoit plusieurs mesures fortes »
  • 14:46InvitéChiffre
    « Selon les calculs du Sénat fin décembre, seulement 14% des décrets nécessaires avaient effectivement été adoptés par l'exécutif »
  • 15:46InvitéChiffre
    « 1 682 interdictions administratives de paraître sur les points de deal ont été prononcées par les préfets »
  • 15:57InvitéChiffre
    « 96 fermetures de commerce soupçonnées de blanchiment ont également été décidées »
  • 17:08PrésentateurChiffre
    « 50 morts à Marseille en 2023 »
  • 26:57InvitéChiffre
    « Nous avons eu 80 fermetures administratives d'épicerie de nuit »
  • 30:07PrésentateurChiffre
    « on sera à plus de 4 milliards d'euros qu'on va demander à l'agglomération lyonnaise de financer »
  • 36:15InvitéFait
    « une des mesures phares de la loi narcotrafic qui avait été proposée par les sénateurs Blanc et Durin »
  • 36:26InvitéFait
    « On s'est saisie de ces trois qualifications qui sont bien sûr en bande organisée »
  • 36:48InvitéFait
    « On a tout de suite déployé un magistrat du parquet national anticriminalité organisé avec le parquet de Marseille aussi sur place, sur les lieux pour permettre de suivre de très près ces investigations »
  • 37:55InvitéFait
    « c'est une mesure également phare de la loi narcotrafic qui est à mon avis très intéressante »
  • 39:12InvitéFait
    « les moyens mis par l'État dans la lutte contre le crime organisé, ils augmentent notamment grâce à cette prise de conscience à la loi narcotrafic »
  • 39:21InvitéFait
    « Le parquet national anticriminalité organisé a été créé »
  • 39:26InvitéChiffre
    « On est une équipe pour le moment de 34 personnes. Il y a 16 magistrats, il y a 13 personnels de greffe »
  • 44:54InvitéChiffre
    « je pense que c'est 17 même depuis un an »
  • 45:05InvitéFait
    « Le ministre de la Justice, après sa nomination, s'est très rapidement rendu en janvier 2025 aux Émirats arabes unis pour reprendre les contacts »
  • 48:02InvitéChiffre
    « On évoque des chiffres de 6 milliards, plus de 6 milliards d'euros qui sont générés par le narcotrafic »
  • 48:36InvitéChiffre
    « L'année dernière, les services de police et de gendarmerie et les magistrats ont saisi 1,6 milliards quasiment de... »
  • 53:05InvitéFait
    « le garde des Sceaux a pris tout de suite cette mesure qui est de créer des quartiers de lutte contre la criminalité organisée qui sont des quartiers de haute sécurité »
  • 55:32InvitéFait
    « Le narcotrafic, c'est une des menaces sur la sécurité des Français »
  • 1:03:54InvitéFait
    « la France a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Iran à Paris »
  • 1:04:01InvitéFait
    « La police aurait localisé le lieu où a été effectué le tir qui a tué Alain Orsoni »
  • 1:04:09InvitéChiffre
    « le tireur était situé à seulement une centaine de mètres »
  • 1:06:46InvitéFait
    « Sébastien Lecornu a demandé au ministère de l'Intérieur de travailler »
  • 1:09:10InvitéFait
    « Sébastien Lecornu Premier ministre un peu trop roué maintenant je trouve à mon avis sait parfaitement faire ses comptes »
  • 1:09:23InvitéFait
    « Emmanuel Macron jeudi dernier a dit non au Mercosur »
  • 1:10:20InvitéFait
    « il y a un budget à faire passer il en fume sur le 49.3 ça finira aux ordonnances tout le monde le sait on vous l'annonce déjà ça finira aux ordonnances »
  • 1:10:27InvitéFait
    « non il n'y aura pas de 49.3 il y aura des ordonnances négociées »
  • 1:16:56PrésentateurFait
    « Le Premier ministre avait dit j'appliquerai pas le 49.3 »
  • 1:17:05PrésentateurFait
    « Aujourd'hui quand on voit la situation où c'est marchandage sur marchandage très loin de l'intérêt général »
  • 1:18:29InvitéFait
    « je pense que le cornu a raison de tenir bon et de sortir sur des ordonnances »
  • 1:21:29PrésentateurFait
    « Elle ne clame plus son innocence mais reconnaît une faute non intentionnelle et met en cause le Parlement européen »
  • 1:23:44PrésentateurChiffre
    « il y a maintenant un écart de 20 points entre elle et Jordan Bardella y compris chez les électeurs du rassemblement national »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • Invité21 %
  • Invité 211 %
  • Invité 39 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 14 janvier pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Dans une demi-heure, nous recevrons Vanessa Perret, la procureure du nouveau parquet national anticriminalité organisé. Elle est à la tête d'une juridiction dont l'État attend beaucoup, mesure phare de la loi de lutte contre le narcotrafic. Que va changer ce nouveau parquet ? Quels sont les moyens dont il dispose ?

On lui posera la question et ce PNACO saisit sur l'assassinat d'Anna Orson, figure du nationalisme corse. Nous reviendrons avec elle sur les premiers éléments de l'enquête. La loi de lutte contre le narcotrafic, il en est à l'origine. Le sénateur LR, Étienne Blanc, est notre invité dans quelques instants. Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, était auditionné hier au Sénat sur le sujet. On va revenir sur ses déclarations. Face à la colère des agriculteurs, Sébastien Lecornu promet une loi d'urgence examinée au Parlement avant l'été. Est-ce suffisant ? Nous poserons la question au président des jeunes agriculteurs qui sera avec nous dans une heure.

Budget, agriculture, Sébastien Lecornu est-il dans une apasse ? Analyse avec nos éditorialistes, Frédéric Dhabi et Françoise Degoy. Et puis à la une de nos régions, on parlera de la mobilisation des agriculteurs. On vous emmènera en Bretagne où les agriculteurs mènent des actions pour sensibiliser les consommateurs sur l'origine des produits. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Steve Jourdan. Salut Rian. À la lune de ce mercredi 14 janvier. Les agriculteurs de la FNSEA qui quittent Paris après les annonces de Sébastien Lecornu.

1:50
Invité

Oui, tôt ce matin, les tracteurs ont commencé à se retirer de la capitale. Les agriculteurs qui ont obtenu dans la nuit des engagements de la part du gouvernement. Hier, le Premier ministre, vous l'avez dit, a annoncé une loi d'urgence agricole pour tenter de calmer la colère. Le texte doit porter sur plusieurs priorités. Hauts et moyens de production. Il sera examiné au Parlement avant l'été.

2:12
Présentateur

Et Steve, pas de vache au salon.

2:13
Invité

Pas de vache au salon. C'est une première depuis la création du Salon de l'agriculture dans les années 60. Santoriane, il n'y aura aucun bovin lors de l'édition 2026. En cause, l'épidémie de dermatose nodulaire. Les éleveurs refusent d'amener leurs animaux par crainte et par solidarité avec ceux qui sont touchés par la maladie. Écoutez, le président du Salon, il est un peu dépité.

2:35
Présentateur

C'est un coup dur pour le Salon, culturellement et historiquement lié à l'élevage bovin.

2:44
Invité

C'est la première fois depuis 132 éditions que le concours général agricole ne comptera pas des preuves mobiles.

2:55
Présentateur

Et c'est la première fois depuis 60 ans que le Salon de l'agriculture existe

3:03
Invité

que nous n'allons pas accueillir de vos rues.

3:08
Présentateur

Sébastien Lecornu qui fait face cet après-midi à deux motions de censure.

3:11
Invité

Aucun suspense, Aurélien, le gouvernement ne devrait pas tomber aujourd'hui. Les députés examinent deux motions déposées par LFI et le RN. Les deux formations dénoncent l'accord du Mercosur que l'Union Européenne va signer ce samedi avec les pays d'Amérique latine. Par la voix d'Emmanuel Macron, la France a dit non au traité de libre-échange. C'est une position minoritaire en Europe.

3:32
Présentateur

Marine Le Pen a pris la parole en ouverture de son procès hier.

3:35
Invité

Pourrait-elle se présenter à l'élection présidentielle de 2027 ? La justice lui reproche d'avoir payé des salariés du parti avec de l'argent du Parlement européen. Sur le fond, la stratégie de défense du RN n'a pas évolué par rapport à la première instance. Rien n'a été dissimulé, assure Marine Le Pen. Regardez ce sujet. Il est signé Cécile Cixoux. J'espère pouvoir être entendu par la Cour d'appel.

4:00
Présentateur

En arrivant au tribunal hier, Marine Le Pen est déterminée. Elle sait qu'elle joue son avenir politique après avoir été condamnée en première instance à 4 ans de prison dont 2 fermes, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale a changé sa ligne de défense. Elle ne clame plus son innocence mais reconnaît une faute non intentionnelle et met en cause le Parlement européen. Un changement de ton étonnant pour l'avocat du Parlement européen.

4:29
Invité

Ce que l'on a vécu notamment, et l'information judiciaire, et la première audience, où il y avait une contestation brutale en ce qui concerne l'accusation d'étonnement de temps public,

4:39
Présentateur

aujourd'hui les choses évoluent du côté de la défense. Maintenant, pourquoi ? Je crois qu'il faut leur demander. Même stratégie pour ces 11 coprévenus.

4:51
Invité

Tous se disent responsables mais pas coupables. Certains jouent gros aussi politiquement comme Louis Alliot, candidat à sa réélection à la mairie de Perpignan. Il y a des candidats municipaux qui pourront faire campagne avec des procès après l'élection municipale. Vous visez Rachid Alati ? Et puis il y a des cas où on fera campagne en même temps que le procès. C'est inconfortable.

5:12
Présentateur

Marine Le Pen a cinq semaines pour convaincre. Elle pourra se présenter dans la course à l'Elysée seulement si la condamnation d'inéligibilité est annulée. La cour rendra sa décision cet été. Gérard Larcher veut croire au sursaut républicain.

5:28
Invité

Le président du Sénat qui faisait hier ses traditionnels voeux au sénateur en présence du Premier ministre et de la présidente de l'Assemblée nationale. Gérard Larcher est revenu sur la situation politique chaotique du pays. Écoutez. Nous sommes à nouveau à la croisée des chemins. Soit la France renonce, soit elle se relève et retrouve confiance en elle-même. Si nous regardons objectivement les indicateurs économiques et sociaux, si nous analysons l'influence de la France dans un monde de plus en plus instable, en proie à la guerre, au terrorisme, et où toute règle paraît avoir disparu, tout nous porterait une forme de désenchantement. La France connaît un univers démographique, c'est vrai.

Les Françaises et les Français doutent de leurs institutions. Et pourtant, c'est souvent lorsque la France semble toucher le fond au cours de son histoire qu'elle se relève soudain et surprend de nouveau l'Europe et le monde.

6:27
Présentateur

On termine par l'actualité internationale de l'Anne-Trub qui encourage les manifestants en Iran.

6:31
Invité

Le président américain qui a réaffirmé le soutien de son pays à ceux qui osent défier la République islamique. Donald Trump a promis que les États-Unis agiraient de manière très forte si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis maintenant 15 jours. Les ONG parlent de centaines de manifestants tués. Certaines sources évoquent des dizaines de milliers de morts. Auréane.

6:54
Présentateur

Merci, Sybha. Tout de suite, on va revenir sur l'audition de Laurent Nunez. On va en parler avec vous, Etienne Blanc. Bonjour. Merci d'être notre invité. Vous êtes sénateur à l'air du Rhône. Vous avez beaucoup travaillé sur la question du narcotrafic. C'est de vos travaux qu'est née la loi de lutte contre le narcotrafic. On va y revenir dans quelques instants. Mais d'abord, on commence par les unes de la presse régionale qu'on va regarder ensemble. D'abord, la une de l'Est républicain. Privé de salon, les vaches à la maison. En raison de la dermatose modulaire, toutes les vaches absentent du salon de l'agriculture. 2026 est une première depuis la création de l'événement il y a 62 ans.

La deuxième une, c'est Ouest-France. Notre démographie en berne. Quelles conséquences ? Première, là aussi, depuis la Seconde Guerre mondiale en 2025, les décès sont supérieurs aux naissances. Cette baisse de natalité qui affecte notre économie, notamment l'éducation. Et puis la dernière une, c'est celle de la dépêche sur la colère de la rue en Iran. Un régime sous pression. Malgré une répression féroce qui fait des centaines de morts, la mobilisation ne semble pas faiblir. Trump va-t-il intervenir ? Est-ce la fin du régime des mots-là ? Ce sont les questions posées en une du journal. De quelle une avez-vous envie de nous parler, Etienne ? De quel événement parmi ces trois ?

C'est évidemment pour moi l'Iran. Nous assistons aujourd'hui, dans le monde, à un évanouissement des principes démocratiques qui ont construit l'Europe, qui ont construit nos systèmes démocratiques, nos systèmes de liberté. Et je pense que l'Iran, c'est l'exemple même d'un régime dictatorial. Donc moi, je suis très très clair. Je pense qu'à un moment, il faut cesser de parler et il faut agir. Et quand le président Trump dit, moi je vais agir, je pense qu'il a raison. On ne peut pas assister à ces exécutions de masse. On ne peut pas assister à ce qui va se passer dans les heures qui viennent.

Un jeune qui a été jugé sans avocat, qui a été jugé sans principe contradictoire et qui va être exécuté. On attend cette décision d'une minute à l'autre. Le monde ne peut pas assister à ça. Et l'Union européenne doit agir aussi. Ça appelle pour la France une véritable réaction. Cette démocratie du verbe, elle doit se transformer, elle doit devenir une démocratie de l'action pour la France et pour l'Europe. Aujourd'hui, l'Europe est d'une impuissance invraisemblable vis-à-vis du régime iranien. Et ça, je le regrette. Mais qu'est-ce qu'elle peut faire ? Qu'est-ce qu'elle doit faire ?

Elle doit, avec les États-Unis, participer à une coalition, s'il le faut, pour aller détruire les centres névralgiques. Mais bien sûr. Aujourd'hui, il n'y a pas d'autre solution que celle-ci. Les MOLA ne nous entendront pas. On va compter sur leur clémence ? Ça ne veut strictement rien dire. Il faut frapper sur des centres névralgiques pour affaiblir ce système. Et le grand événement nouveau, c'est que désormais la rue, malgré les risques, elle est là. C'est des milliers d'Iraniens qui disent qu'on n'en peut plus. Mais il faut que l'Occident profite de cela et que l'on mette à bas ce régime qui, depuis une quarantaine d'années, se livre à des actions qui sont invraisemblables.

On reçoit régulièrement, en tant que parlementaire, des représentants de la diaspora iranienne en Europe. Mais quand ils nous expliquent ce qui se passe, c'est insupportable. Et l'Europe ne peut pas se contenter du verbe des mots et rester les bras ballants devant cette situation invraisemblable. L'actualité en France, c'est la colère des agriculteurs. On l'a vu dans le journal Les Tracteurs de la FNSEA qui quittent Paris après les réponses de Sébastien Lecornu, le Premier ministre, qui a annoncé hier une loi d'urgence avant l'été. C'est la bonne réponse pour vous ? Écoutez, beaucoup d'agriculteurs me disent « Bon, c'est une loi de plus. On va voir ce qu'il y a dans cette loi.

Mais est-ce qu'une loi peut régler les problèmes fondamentaux de l'agriculture ? C'est quoi aujourd'hui les problèmes de l'agriculture ? » Nous sommes dans une économie qui est mondialisée et l'agriculture a été inscrite dans cette mondialisation. Je rappelle que le général De Gaulle a voulu qu'il y ait une politique agricole commune à l'époque. Il a fait la chaise vide pour l'imposer. À partir du moment où on rentre dans ce système-là, on est en concurrence en Europe avec d'autres pays d'Europe et avec les traités internationaux, avec l'agriculture d'autres pays sur d'autres continents. Il faut attirer les conséquences. Les conséquences, c'est quoi ?

D'abord, il faut qu'on soit à égalité de concurrence. Ils utilisent des produits qu'on n'a pas le droit d'utiliser. Il faut régler la question. Sont en la règle par le traité en disant « On vous interdit d'importer en France, en Europe, des produits pour lesquels vous avez utilisé des molécules toxiques » ou alors on les autorise en France. On ne peut pas rester dans cette situation de concurrence absolument déloyale. Et puis la deuxième chose dont parlent les agriculteurs, ils sont accablés de normes, accablés de normes, de contrôles. Ils m'expliquent déjà, ils me disent « On passe nos journées dans nos ordinateurs à répondre à des questions, à nous justifier. » C'est un véritable sujet.

L'excès de normes… Mais qu'on entend depuis des années. Pourquoi on n'arrive pas à régler ça ? Mais il y a quelqu'un qui l'explique très très bien, c'est David Lysnard. C'est aujourd'hui, dans la vie politique française, c'est le seul discours libéral construit. Et il a son fois raison. On n'arrête pas d'empiler des normes. On a un événement, on a une situation, on y répond par des textes, des règlements, des lois. C'est plus ça aujourd'hui. Aujourd'hui, il faut prendre l'entreprise, comprendre pourquoi elle ne peut plus fonctionner librement, et ensuite détruire des normes inutiles. Il va falloir travailler à la hache. Parce que depuis 40 ans, on en stocke, on les empile.

Parfois, d'ailleurs, on fait une réglementation nouvelle qui est contraire à la réglementation existante. On n'articule pas tout ça et on arrive à des non-sens. Les paysans n'en peuvent plus. Sébastien Lecornu qui fait face cet après-midi à deux motions de censure sur cette question du Mercosur. Est-ce que ça a un sens, selon vous ? La motion de censure ? C'est ridicule. Tout le monde sait aujourd'hui qu'elles ne seront pas adoptées. Donc c'est de l'esbrouf, c'est de la communication. Non, moi je pense que… Votre parti a un temps envisagé de le censurer sur cette question du Mercosur, si jamais il votait pour. Oui, s'il avait voté pour, mais je pense qu'il ne serait pas allé au bout.

Moi, j'écoute mes collègues députés, ils ne souhaitent pas aujourd'hui une censure qui déboucherait sur une dissolution. C'est une évidence et on comprend bien pourquoi. Ça veut dire que la menace agitée par Sébastien Lecornu de faire des législatives au même jour que les municipales, ça a marché ? Ah ben, elle a marché, oui, c'est le moins qu'on puisse dire, oui. Je regarde aujourd'hui les réactions des socialistes, je regarde les réactions des centristes, je regarde les réactions dans ma famille politique. Oui, c'est une arme nucléaire, la dissolution. Moi, j'ai été député pendant une quinzaine d'années. Vous redoutez la dissolution ?

Surtout quand vous êtes dans une majorité fragilisée avec une opinion qui ne vous comprend plus. À la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, il y avait un rejet de la politique menée par Nicolas Sarkozy. Mais on redoutait tous une dissolution. Ça veut dire que si pour faire passer le budget, Sébastien Lecornu utilise le 49-3, utilise des ordonnances, il n'y aura pas de censure de la part d'HLR ? Je ne pense pas. Aujourd'hui, je ne pense pas. En tout cas, les députés LR ne le souhaitent pas. Et M. Lecornu, qui est assez habile, je le reconnais. Il avait un petit sourire d'ailleurs en écoutant le président Larcher tout à l'heure, qui veut dire beaucoup.

Et parfois, le sourire veut dire plus qu'un grand discours. Et je crois qu'il a parfaitement compris cette situation. On va passer à l'actualité du Sénat. Étienne Blanc, vous êtes à l'origine de la loi de lutte contre le narcotrafic. Et si, hier, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, était auditionné par les sénateurs, il a fait un point sur cette loi narcotrafic.

14:14
Invité

La loi narcotrafic, vous savez, ce texte adopté à l'initiative du Sénat l'année dernière et qui prévoit plusieurs mesures fortes. Les élus ont voté pour la création d'un nouveau parquet national anticriminalité organisé. La fermeture des commerces qui blanchissent l'argent de la drogue. Le texte prévoit aussi des quartiers de prison sécurisés pour les narcotrafiquants ou encore des techniques d'enquête renforcées. L'objectif de la loi, c'est de sortir la France du piège du narcotrafic, selon vos mots, Etienne Blanc.

14:42
Présentateur

La loi a été promulguée l'été dernier, mais les sénateurs ne sont pas contents.

14:46
Invité

Non, selon eux, trop de décrets d'application n'ont pas encore été pris par le gouvernement, ce qui veut dire que la loi n'a pas encore produit tous ses effets. Selon les calculs du Sénat fin décembre, seulement 14% des décrets nécessaires avaient effectivement été adoptés par l'exécutif. C'est trop peu, Auriane.

15:03
Présentateur

Et alors, qu'a dit le ministre pour sa défense ?

15:05
Invité

Il a rappelé que le PNACO, donc le parquet national anticriminalité organisé, avait bel et bien été lancé le 5 janvier. D'ailleurs, vous recevrez sa nouvelle patronne dans quelques instants, Auriane. Laurent Nunes a tenu hier rappeler que tout n'avait pas commencé avec la loi narcotrafic de l'année dernière. Écoutez-le. J'avais l'impression, quand j'avais été entendu par le Sénat sur le 50-1, que la lumière s'était allumée dans mon bureau au mois de septembre 2024. Non, non, ça fait... Moi, je peux en témoigner. Ça fait 10-15 ans qu'on travaille sur les stups. Sous le quinquennat de M. Hollande, on a fait plein de choses. Sous les deux quinquennats du président, on a continué et on continue.

15:42
Présentateur

Et Laurent Nunes qui a aussi déclaré que les mesures de police administratives prévues dans la loi ont bien été mises en œuvre.

15:46
Invité

Il a donné des chiffres, Auriane, selon le ministère de l'Intérieur. 1 682 interdictions administratives de paraître sur les points de deal ont été prononcées par les préfets. 96 fermetures de commerce soupçonnées de blanchiment ont également été décidées. M. le sénateur, quel bilan vous dressez, vous, personnellement, de cette loi narcotrafic ?

16:08
Présentateur

Elle commence à produire des effets, incontestablement. Quand on rencontre les maires, ce qui est le travail essentiel des sénateurs, ils disent que les fermetures de commerce, c'est vraiment très utile. Les interdictions de paraître c'est aussi très utile. Et puis les résiliations de beau. Une famille de dealers dans un quartier, ils ont un bail social, on résilie le bail et la famille est chassée de ce quartier pour cesser son trafic. Donc, incontestablement, il y a une avancée. Non, moi, j'ai écouté tout à l'heure M. Nunes quand il dit mais la lumière ne s'est pas allumée dans mon bureau au mois de juin 2025 quand le texte a été voté.

Moi, je crois que si, nous avons eu des gouvernements successifs qui ont regardé impuissant la place que prenait le narcotrafic en France. C'est ici au Sénat que deux sénateurs...

16:55
Invité

– Oui, il dit qu'il y a des choses qui ont été faites totalement sous François Hollande.

16:59
Présentateur

– Bien sûr qu'il y a des choses qui ont été faites, il ne faut pas non plus être totalement manichéen. – Mais pas à la mesure de la place que prenait le narcotrafic en France. – 50 morts à Marseille en 2023. Et appartenant, ça appelait un texte. Et ce que nous avons dit au Sénat et ce que j'ai expliqué dans le débat à l'occasion de l'article 51, mais il a fallu que ce soit une initiative parlementaire. Et ça devrait poser une question, mais ça la pose à tout le monde. C'est le travail d'un gouvernement, ça. Le gouvernement, il est connecté avec la réalité. Pourquoi a-t-il fallu attendre que ce soit au Sénat qu'on dise, mais non, ils font une grande loi sur le sujet ?

Alors après, on pourra dire, mais vous savez, ce n'est pas le seul sujet. On a un gouvernement qui regarde une dette à 3 400 milliards, on va être à 140 milliards de déficit budgétaire. Bon, finalement, on accepte, on regarde ça un petit peu comme ça. On a un problème démocratique profond. Et je veux dire, ce qui a été fait ici au Sénat, ça justifie de l'existence du Sénat. Parce que les sénateurs, le Sénat, il est en contact direct avec une réalité de terrain. Et l'impression que l'on a, c'est qu'aujourd'hui, on a un gouvernement qui est déconnecté. On le voit sur l'agriculture. Et on voit à l'Assemblée nationale beaucoup plus d'idéologie que de pragmatisme.

La marque du Sénat, c'est une institution physiocrate. On comprend les réalités physiques et on apporte des réponses.

18:20
Invité

Juste pour revenir sur le narcotrafic, on voyait que seulement 14% des décrets nécessaires ont été pris par le gouvernement. Qu'est-ce que vous dites ? C'est normal, c'est comme ça que ça se passe en général ? Ou vous dites, le gouvernement traîne un peu des pieds ?

18:32
Présentateur

C'est ce que je vous disais il y a quelques instants. C'est le droit, l'administration, le règlement a pris le pas sur la réalité des choses. Donc vous avez des décrets qui tournent, de ministères à l'autre. Vous avez le Conseil d'État, bien sûr, qui se prononce. Et vous avez un gouvernement qui fait du droit et qui passe son temps à faire du droit. Donc il fait des normes. Donc il crée des administrations au service des normes et on les empile. À un moment, il faut une réaction rapide. Et cette impuissance publique d'agir rapidement, c'est une marque de notre démocratie contemporaine. Mais je crois qu'on est à bout de souffle. Les Français, ils attendent.

Les agriculteurs, vous allez voter un texte, mais vous allez voir les délais d'application. Parce qu'on va vous dire, oui, mais il y a une réglementation européenne, il faut s'y soumettre, etc. C'est ça le sujet aujourd'hui. Les Français n'acceptent plus et ne comprennent plus le monde politique parce qu'il est impuissant face à une masse de réglementations, de normes et de contraintes. Et le politique n'arrive plus à en faire façon. Donc je pense que les grandes réformes démocratiques qui doivent s'ouvrir désormais, la situation complexe de la France, c'est ça, être plus réactif, plus rapide, ne pas s'affranchir des normes, bien sûr.

Mais mettre en place un système qui permet d'agir vite et d'agir efficacement. Un mot, parce qu'on l'a vu lors de vos travaux, les narcotrafiquants, ils s'adaptent et ils ont quelque part souvent une longueur d'avance. Est-ce que la loi qui a été promulguée l'été dernier, elle est suffisante ou est-ce que vous dites déjà qu'il va falloir réfléchir à d'autres mesures ? Vous savez, les narcotrafiquants, ils s'adaptent au monde qu'on leur impose. Donc ils vont trouver des échappatoires et ils vont s'adapter à ce texte. Dans ce texte, il y a plusieurs choses. D'abord, on a permis de mieux comprendre comment marche le système. Le narcotrafic, c'est comme Carrefour ou Lidl.

Vous avez un consommateur, vous avez quelqu'un qui décide d'une chaîne d'approvisionnement. Quand on a compris ça, il faut la détruire totalement. Il faut taper haut du spectre, mais il faut aussi s'adresser au plus près sur les points de deal, ceux qui transportent l'argent, qui transportent la drogue. Donc là-dessus, notre texte répond à une lutte contre tous les maillons de cette chaîne qui est une chaîne complexe. Et puis la deuxième chose, si on veut bien comprendre comment ça marche et si on veut cibler ceux qui sont à l'origine de ce trafic, il faut rentrer dans l'entreprise.

Si vous ne rentrez pas dans l'entreprise, vous ne connaissez pas les noms, les comptes bancaires, les entreprises, vous ne connaissez pas les flux, par où ça passe, etc. Donc quand on a mis en place avec Jérôme Durin un système qui permet de développer le statut des repentis, quand vous aurez une tête de réseau qui dira « oui, écoutez, finalement, je dis tout à la police » et qui va expliquer comment ça se passe, pas seulement en France, mais sur l'océan Atlantique, dans le golfe du Niger, comment ça se passe dans la mer des Caraïbes en Amérique du Sud, quand il expliquera comment les flux d'argent sale circulent avec les crypto-monnaies, etc., là, vous serez efficace.

Je constate que les décrets d'application, d'ailleurs, sur ce sujet-là, ne sont pas encore prises. Gérard Dalmanin dit « c'est compliqué ». C'est vrai que c'est très complexe, je le comprends, mais il faut aller vite. Puis le deuxième sujet, c'est les infiltrés. Pas les infiltrés, c'est les indicateurs et les informateurs. Le petit dealer dans son quartier, mais il sait d'où vient la drogue, il sait où elle est stockée, il sait où est stocké l'argent. Il faut que la police puisse continuer à le laisser agir, alors qu'il dit tout, alors qu'il explique, il permet ensuite à la police de comprendre le système.

Donc, pour répondre à votre question, quand on fait évoluer le statut des repentis, quand on fait évoluer le statut des indicateurs, on fait un travail remarquable. En revanche, ça va prendre du temps. Ces organisateurs, ils sont dans les Émirats du Golfe, ils sont en Afrique du Nord, ils sont en Amérique du Sud. Donc, c'est compliqué, il faut de la coopération internationale, il faut faire des écoutes, il faut faire du renseignement, il faut les suivre, les observer. Oui, ça va prendre du temps. La seule question qui vaut, est-ce qu'on a mieux armé nos services régaliens pour lutter contre ça ? Et la réponse ? Je crois que oui, on les a mieux armés.

Maintenant, ils ont les outils, donc les douanes, les services de renseignement, notre marine, etc. Ils doivent les utiliser, ils doivent nous dire, pour répondre à votre question, là, ce n'est pas suffisant, il faut aller plus loin. On reçoit, si vous l'avez rappelé, dans quelques instants, la nouvelle patronne du PNACO, le Parquet national anti-criminalité organisée, c'est une des mesures phares de cette loi. Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire à Vanessa Perret ? Je dirais deux choses. La première, la création du PNACO, elle a été un peu contestée. Les Girs disaient, oui, mais on va être dépossédés. Ce sont les juridictions régionales. Non, les juridictions régionales.

Donc, voilà, comment est-ce qu'elle va prendre cette place ? Comment est-ce qu'elle va s'imposer ? Et puis, deuxièmement, ce qui m'intéressera à moi, c'est de savoir quels seront les choix qu'elle fera, quelles sont les affaires qu'elle va cibler, notamment à l'international. Voilà. Comment est-ce qu'elle va coopérer avec la DEA aux États-Unis, avec Europol, avec Interpol ? Comment est-ce qu'elle va choisir les affaires les plus significatives ? Et là, ça n'est pas facile, parce que les criminels les plus puissants, ils sont dans un monde occulte, ils sont dans un monde pas. Comment les repérer ? Comment les diagnostiquer ? Comment est-ce qu'elle va s'y prendre ?

Parce que pour être efficace, il faut bien cibler. On lui posera ces questions dans quelques instants. On va voir, parce que les maires, ils sont aussi impactés, évidemment, et ça, vous l'avez beaucoup montré dans vos travaux par cette question du narcotrafic. On va à Montpellier. Bonjour Sébastien Cotte, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes adjoint à la sécurité, à la mairie de Montpellier. Montpellier, vous avez décidé de fermer dans plusieurs secteurs de la ville les épiceries de nuit à 22h du jeudi au dimanche. Ça fait la une du midi libre.

D'ailleurs, ce matin, alors, il y a des questions de nuisances sonores, mais est-ce que, aussi, ce choix, vous l'avez fait pour lutter contre le narcotrafic ?

24:20
Invité

Bonjour, oui, très clairement, et vous me permettez, effectivement, de rendre hommage au travail qui a été fait par la commission d'enquête présidée par Jérôme Durin et dont Étienne Blanc était le rapporteur, parce qu'effectivement, ils ont bien mis en exergue que dans toutes les villes, et toutes les villes sont concernées, nous sommes confrontés, depuis une quinzaine d'années, à une prolifération de ce que, moi, j'appelle des commerces non désirés.

24:46
Présentateur

C'est-à-dire que, dans une rue, vous allez avoir deux, trois, quatre épiceries, j'y rajouterai quelques barbeurs, quelques ongleries, dans lesquelles vous avez très peu de clients. Ce sont des commerces qui cumulent, je dirais, tous les problèmes, trafic de cigarettes, trafic de protoxyde d'azote, et qui, très clairement, alors, ce n'est pas le haut du spectre, mais c'est une manière à coût de milliers d'euros tous les jours, de dizaines de milliers d'euros chaque semaine, c'est une manière de blanchir. Et donc, avec le maire de Montpellier, Michel Delafosse, on a dit stop, on n'en peut plus, les riverains n'en peuvent plus.

Donc, effectivement, avec les pouvoirs de police qui sont les nôtres, nous avons décidé

25:29
Invité

de limiter les ouvertures de ces épiceries numiques parce qu'elles engendrent beaucoup de nuisances

25:36
Présentateur

et, effectivement, elles sont une des parties du narcotrafic. Je le rappelle, très régulièrement, et à Montpellier, en un an, trois victimes, trois morts dans des épiceries nuis qui ont été incendiées. Incendiées parce qu'elles sont l'objet de luttes entre des groupes sans doute parce que c'est très lucratif. – Vous comprenez cette décision, Étienne Blanc ? – Bien sûr. C'était une réponse à M. Nunes. Ce n'est pas d'hier qu'il y a des épiceries nuis, des ongleries, etc. Et il a fallu un texte au mois de juin 2025, d'initiative sénatoriale, comme je le disais, pour les faire fermer beaucoup plus facilement, pour interdire leur activité. On ne l'a pas découvert.

C'est le système de blanchiment le plus connu. – Sébastien Cote, est-ce que cette question du narcotrafic, c'est une question qui s'invite dans la campagne des municipales ? – Bien sûr. Je pense qu'effectivement, chacun doit prendre ses responsabilités. Les maires doivent prendre leurs responsabilités. Bien sûr, les collectivités locales ne sont pas en charge de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Mais je pense que, en lien avec la préfecture, en lien avec la police nationale,

26:44
Invité

nous pouvons agir. Pourquoi est-ce que le préfet de Léros, en 2025, nous avons le record, grâce à un préfet qui était très accueil, nous avons eu 80 fermetures administratives d'épicerie de nuit. 80, c'est plus d'une par semaine. Pourquoi ? Parce que nous travaillons main dans la main à la police municipale, police nationale, pour dresser des procès-verbaux,

27:05
Présentateur

voir toutes les infractions, et je le répète, ils les cumulent, contrebande de cigarettes,

27:11
Invité

vente de protoxyde d'azote, trafic de stupéfiants, donc vente d'alcool à des mineurs, etc. Donc, bien évidemment, nous pouvons agir, et je pense que les maires doivent, se saisir de tout leur pouvoir, et surtout, travailler main dans la main avec la préfecture, la police nationale. C'est un enjeu de société. Moi, je ne suis pas d'accord

27:33
Présentateur

avec le ministre que j'ai entendu. Cela fait 15 ans que cela prolifère. Nous avons perdu 15 ans,

27:41
Invité

et le rapport sénatorial

27:43
Présentateur

le pointait extrêmement bien, et je suis, je dois vous dire que je découvre ce chiffre, 14% des décrets d'application,

27:50
Invité

je suis stupéfait. C'est-à-dire que nous avons encore perdu, allez, presque un an.

27:56
Présentateur

Merci Sébastien Cotte, merci d'avoir été avec nous, adjoint à la mairie de Montpellier, en charge des questions de sécurité. On parlait des municipales, on va continuer à en parler des municipales. chez vous, à Lyon, Étienne Blanc, où on va aller. Bonjour Francis Egalmeyer, merci d'être la rédacteur en chef adjoint au Progrès. On va faire un point avec vous sur la campagne des municipales à Lyon. Francis, c'est Jean-Michel Aulas, l'ancien président de l'OL, qui semble faire la course en tête.

28:21
Invité

Oui, bonjour Auriane, bonjour toutes et à tous. On peut dire que Jean-Michel Aulas a créé la surprise en déclarant sa candidature, et puis, depuis cette déclaration, il fait la course en tête, lui qui devrait être l'outsider, puisque c'est le nouvel arrivant. Eh bien, aujourd'hui, c'est le favori pour cette élection de mars prochain. Je voulais profiter de la présence du sénateur Étienne Blanc, qui connaît effectivement très bien Lyon, qui a été candidat lui-même à l'élection municipale lors du dernier scrutin. Il y a des proches à lui qui sont peut-être de liste, je pense à Béatrice Demonti, notamment.

Ce qu'il pense d'un projet comme le projet du tunnel sous Fourvière, sachant que lors de la dernière élection, le débat s'était focalisé autour de l'anneau des sciences, qui était un gros projet structurant de contournement. C'est un peu le serpent de mer à Lyon. J'aurais aimé avoir son sentiment dessus. Est-ce que c'est une prise de risque ? Est-ce que c'est une bonne idée ? Est-ce que c'est un projet réalisable ?

29:16
Présentateur

Incontestablement, c'est un sujet. Depuis des temps immémoriaux, quand nous avons les grands départs en vacances, on annonce à Lyon le bouchon de Fourvière, 5, 10, 15, 20, parfois 50 kilomètres, on va pratiquement parfois jusqu'à Villefranche-sur-Saône, et on a des encombrements. C'est un véritable sujet. Est-ce que c'est la bonne réponse ? Dans ma campagne électorale, j'avais proposé cela. Ce n'était pas tout à fait le même tracé, ce n'était pas tout à fait les mêmes conditions. Il y a deux solutions. La première solution, vous faites un tunnel sous Fourvière. La deuxième solution, vous améliorez le contournement de Lyon sur l'Est.

Moi, je pense que la priorité des priorités aujourd'hui, puisque les voies existent sur l'Est, c'est d'améliorer les flux sur l'Est. Pourquoi ? Parce que la construction d'un tunnel, la recherche des financements, on sera à plus de 4 milliards d'euros qu'on va demander à l'agglomération lyonnaise de financer. Dans les circonstances financières actuelles, ça me paraît extrêmement difficile. Donc, je suis de ceux qui pensent que l'idée n'est pas sotte, qu'elle mérite d'être travaillée, mais que la réactivité et la rapidité, c'est plutôt, en l'état actuel des choses, d'investir sur l'Est de manière à faciliter le contournement de Lyon.

Et puis, continuer à travailler ce dossier, trouver des concessionnaires, trouver surtout les moyens techniques qui pourront permettre de réduire les coûts. Parce que les coûts sont très élevés. Dès qu'on creuse, on est dans la nappe fréatique de Lyon, et puis ensuite, il y a un problème, c'est qu'il faut avoir des échangeurs à l'entrée du tunnel, et puis il faut en avoir à la sortie. Donc, ce sont des coûts qui sont extrêmement importants. Un mot, et tiens... Pardon, allez-y, Francis.

30:58
Invité

– Oui, il y a le tracé, de toute façon, il y a l'entrée et la sortie qui se trouvent pas loin de Saint-Font et qui posent problème également puisqu'on est dans une zone de PPRT. Donc, toutes ces conditions, et en plus, le projet, nous, nous avons fait, nous avons interrogé des spécialistes, c'est plus de 4 milliards. C'est vraiment un projet plus élevé que ce qui est annoncé pour l'instant.

31:20
Présentateur

– Je pense qu'il faut y travailler parce que l'idée n'est pas sotte. C'est une idée très ancienne. Gérard Collomb avait proposé l'anneau des sciences. Ce n'est pas une idée totalement sotte, mais elle mérite d'être très... C'est une campagne électorale. Elle a l'avantage de poser les questions et de permettre ensuite de travailler les dossiers. – Rapidement, Étienne Blanc, campagne électorale dont vous avez écarté, Jean-Michel Olas, il vous juge trop à droite. Est-ce que lui, vous jugez qu'il fait une campagne trop à gauche ? – Écoutez, quand il me suspect d'être trop à droite, il n'a pas complètement tort. Je ne sais pas si vous avez remarqué mes prises de position.

Moi, voilà, je suis arrivé à une période de ma vie politique où je fais preuve d'une certaine franchise, je dis mes idées. Alors, est-ce qu'il fait une campagne qui est trop à gauche ? – Comment ? – Vous avez compris qu'il vous a écarté ? – Écoutez, moi, j'ai été très, très clair. J'ai dit, si vous avez besoin de moi, je suis à votre disposition. Je ne demande aucun poste. Par plagier le général de Gaulle, mais ce n'est pas à 72 ans que je vais commencer une carrière de conseiller municipal. Vous comprenez ? Voilà, bon. Donc, je lui avais expliqué ça très, très clairement. Il a besoin de moi. Il me sollicite, je l'aide et je lui ai proposé de l'aider sur deux sujets.

sur la lutte contre le narcotrafic parce que quand vous voyez ce qui est en train de se passer à Lyon, il est temps de réagir là aussi. Et deuxièmement, sur les finances, il faut faire à la métropole de Lyon ce que nous avons fait avec Laurent Wauquiez à la région, c'est-à-dire 15% d'économie pour pouvoir investir, investir sur les bâtiments, investir sur le paysage urbain. Il a estimé que ça n'était pas un homme de droite de faire cela. C'est son choix. Mais je le dis très clairement, moi je voterai pour Jean-Michel Lasse parce que la priorité des priorités, c'est de mettre un terme à cette expérience des Verts et de l'extrême-gauche que les Lyonnais ne supportent plus. Merci beaucoup.

Merci Francis Ziegelmeyer, merci Francis d'avoir été avec nous et merci Étienne Blanc d'avoir été notre invitée. Steve, nous on se retrouve dans 20 minutes. Étienne Blanc va parler de la lutte contre le narcotrafic puisqu'on reçoit donc la nouvelle procureure du PNACO. Tout de suite, elle est notre invitée, Vanessa Perret. Bonjour Vanessa Perret. Merci beaucoup d'avoir accepté notre entretien. Vous êtes procureur national anti-criminalité organisée. Vous êtes donc à la tête du PNACO, ce nouveau parquet national anti-criminalité organisée mis en place il y a 10 jours. C'est l'une des mesures phares de la loi contre le narcotrafic dont on vient de parler.

On est ensemble pendant 20 minutes pour cet entretien avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesser redon du groupe EBRAS, les journaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Auriane, ravi de vous retrouver à cette année. Bonjour madame. On va évidemment parler de ce PNACO, de ses missions, de ce qu'il faut en attendre. Mais d'abord, un mot puisque l'actualité, c'est que vous avez été saisie sur l'enquête, sur l'assassinat d'Alain Orson, figure du nationalisme corse, abattue avant-hier d'une balle dans un cimetière l'homme des obsèques de sa mère. Le mode opératoire, le fait qu'il ait été abattu de cette manière, est-ce que déjà c'est un camouflet pour l'État ?

34:39
Invité

Alors nous, nous sommes saisis, le parquet national anticriminalité organisé s'est saisie effectivement de ces faits au vu de la personnalité de la victime, en co-saisine avec le parquet de Marseille, la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, pour justement faire des investigations conjointes pour permettre d'élucider cette affaire.

35:01
Présentateur

C'est un camouflet pour l'État ?

35:03
Invité

Alors un camouflet pour l'État, on est toujours à se dire qu'on ne souhaite pas que des gens soient assassinés de surcroît au funérail de leur mère. Les investigations vont avoir lieu et on va essayer de les résoudre.

35:16
Présentateur

Pour qu'on comprenne bien pourquoi vous êtes saisie, est-ce que si vous êtes saisie, ça veut dire que vous écartez la piste politique relative au passé nationaliste d'un Laorçon et que vous privilégiez la piste du grand banditisme ?

35:26
Invité

Alors on est saisie parce que c'est une des pistes, mais le parquet national antiterroriste, qui est à Paris également et avec lesquels j'ai des contacts, est en observation également sur ce sujet, en lien avec nous et avec le parquet de Marseille. Il est en observation, c'est-à-dire qu'il regarde si effectivement la piste aussi est une possibilité, mais a priori, on est plutôt quand même sur le parquet national anticriminalité organisée avec la GIRS de Marseille, qui ne sont pas des structures qui traitent le terrorisme.

35:56
Présentateur

Quels sont les premiers éléments dont vous disposez dans cette enquête ? Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ce matin ?

36:00
Invité

Alors les premiers éléments dans cette enquête qui est en cours, je ne vais pas ici sur votre plateau les divulguer. Vous savez qu'on s'est saisie, vous savez qu'on s'est saisie du chef de meurtre en bande organisée, d'association de malfaiteurs et de participation à une organisation criminelle qui est d'ailleurs une des mesures phares de la loi narcotrafic qui avait été proposée par les sénateurs Blanc et Durin puisque le sénateur Blanc me précède. Donc on s'est saisie de ces trois qualifications qui sont bien sûr en bande organisée, ce qui correspond à ce qu'on pense être l'équipe qui a pu faire ce type d'actes.

On a saisi les services de police judiciaire d'Ajaccio avec l'OCLOS, l'Office central donc de la Direction nationale de la police judiciaire de ces investigations et on a tout de suite déployé un magistrat du parquet national anticriminalité organisé avec le parquet de Marseille aussi sur place, sur les lieux pour permettre de suivre de très près ces investigations. On va donc, là on est au stade où les enquêteurs ont fait bien sûr des constatations pour expliciter la façon dont le tir a été réalisé, la façon dont ensuite les témoins peuvent être entendus bien évidemment puisqu'il y en avait.

On est aussi en train de regarder quand sont arrivés les différents protagonistes et on va continuer les investigations avec l'autopsie qui est notamment prévues cet après-midi.

37:32
Présentateur

Il y a des témoins ?

37:33
Invité

Il y avait forcément des témoins parce qu'on était dans un cimetière et qu'il y avait des personnes qui étaient présentes.

37:38
Présentateur

Il y a des gens qui parlent parce que c'est aussi l'une des questions, c'est l'omerta, la difficulté. Il y a des auditions

37:45
Invité

qui sont en cours par les enquêteurs. Vous êtes co-saisine

37:49
Présentateur

avec la GIRS, comment ça se passe justement cette articulation entre le PNACO et la GIRS ?

37:54
Invité

Alors justement, c'est une mesure également phare de la loi narcotrafic qui est à mon avis très intéressante. Il y a une possibilité au moins pendant l'enquête de flagrance et l'enquête préliminaire d'être co-saisie avec les juridictions interrégionales spécialisées. Comment ça fonctionne ? C'est-à-dire qu'on fait ensemble les investigations et on peut se les partager. Par exemple, il y en a qui peuvent s'occuper des investigations sur place pendant que les autres peuvent par exemple être en lien avec l'international pour avoir des informations. Ça permet de partager le travail et d'essayer d'avoir un peu tout le spectre.

Ce sera très intéressant aussi par exemple dans les trafics de stupéfiants puisque là, c'est un meurtre en bande organisée qu'on a. Par exemple, pour le trafic de stupéfiants, le parquet régional pourra traiter le trafic par exemple local, l'approvisionnement. Nous, on peut s'occuper par exemple du blanchiment, de toutes les investigations internationales. Donc l'idée, c'est la complémentarité d'avoir une force de frappe nationale avec le parquet national anticriminalité organisée qui coordonne et justement qui est en appui en soutien des juridictions interrégionales spécialisées. Est-ce que cet assassinat,

39:05
Présentateur

il ne pose pas la question des moyens mis par l'État dans la lutte contre le crime organisé ? Est-ce qu'ils sont suffisants notamment en Corse ?

39:12
Invité

Alors, les moyens mis par l'État dans la lutte contre le crime organisé, ils augmentent notamment grâce à cette prise de conscience à la loi narcotrafic. Le parquet national anticriminalité organisé a été créé. On est des magistrats en plus. On est une équipe pour le moment de 34 personnes. Il y a 16 magistrats, il y a 13 personnels de greffe. On a aussi des assistants spécialisés, c'est-à-dire des policiers, des inspecteurs des finances publiques qui vont nous aider en matière de saisie et confiscation. On a un officier de liaison qui est gendarme.

Donc, en fait, l'idée, c'est justement d'avoir une équipe pluridisciplinaire et d'avoir des moyens supplémentaires qu'on a mis qui sont en plus de celles des juridictions interrégionales spécialisées et des parquets locaux. C'est justement l'idée de la création de ce parquet et les moyens, on nous les donne aussi puisque, notamment la loi narcotrafic, mais il y a aussi un projet de loi en cours qui est porté par le gouvernement et notamment par le garde des Sceaux qui est là, va nous permettre d'avoir des outils, des moyens juridiques, légaux, pour permettre de mieux lutter.

Alors, ça peut être, il y a plusieurs dispositions, c'est notamment des facilités d'utiliser des techniques spéciales d'enquête, c'est la possibilité de la co-saisine, c'est la possibilité de déléguer parfois des actes nous-mêmes aux parquets locaux, le dossier coffre pour permettre d'avoir des investigations qui soient davantage sécurisées. Donc l'idée justement, le gouvernement est en marche et on nous a donné des moyens supplémentaires pour lutter.

40:43
Présentateur

Et on va en parler plus généralement, juste pour terminer sur la question corse qui est une question particulière, est-ce que vous diriez qu'il y a une mafia en Corse aujourd'hui ?

40:50
Invité

En Corse, il y a des groupes criminels qui sont très organisés, très organisés et c'est pour cette raison notamment qu'on s'est saisis. Mais vous ne parlez pas de mafia ? Je ne parle pas de mafia parce que c'est un terme qu'on n'utilise pas en France. En Sicile,

41:02
Présentateur

notamment d'ailleurs, certains de mes confrères ont titré sur la Sicile par rapport à ce qui s'est passé en Corse. On est sur quelque chose d'incomparable ?

41:09
Invité

Vous voulez dire sur le groupe criminel ? Sur la mafia. On est sur un mode opératoire qui pose question, c'est évident, avec un groupe criminel organisé. Quand vous procédez à un assassinat d'une personne qui vient sur le territoire pour les obsèques de sa mère, c'est visiblement très organisé.

41:27
Présentateur

C'est un mode opératoire qui ressemble au mode opératoire de la mafia ?

41:31
Invité

C'est un mode opératoire qui peut être comparable. Mais vous partez sur cette piste ? On part sur cette piste, je ne sais pas de quelle piste vous parlez. Je pense que toutes les pistes sont ouvertes. Pour savoir justement, on en est au stade du début des investigations. Ça fait deux jours que ça s'est passé. donc on est sur toutes les pistes et justement, on ne se ferme rien parce que je pense que c'est ça qui fait que l'on réussira. Vous allez vous rendre en Corse ? Je ne me rends pas en Corse mais je vais à Marseille ce soir pour permettre justement d'évoquer notamment ce dossier avec le parquet de Marseille.

42:00
Présentateur

Alors justement, on va parler plus largement du PNACO. Puisque vous parlez de Marseille, certains avaient plaidé pour que ce PNACO soit installé à Marseille. Finalement, ça n'a pas été le cas. Vous êtes basée à Paris. Pourquoi ?

42:09
Invité

Pourquoi on est basé à Paris ? Écoutez, c'est déjà un souhait politique. Ce n'est pas moi qui l'ai choisi. À Paris, ça a du sens aussi. On a le parquet national antiterroriste qui est à Paris. On a le parquet national financier qui est à Paris. On a évidemment des interactions à faire et à avoir avec ces deux parquets pour le volet financier pour le parquet national financier et pour le terrorisme avec le procureur national antiterroriste. Donc ça a du sens notamment en termes de continuité.

Et puis, la juridiction, au départ, il y avait cette Junalco qui était une division du parquet de Paris qui se trouvait également à Paris et dont on a récupéré un stock de dossiers très conséquent puisqu'on a récupéré 170 dossiers qui venaient de Paris pour les prendre à notre compte puisqu'on a considéré qu'ils rentraient dans le portefeuille de la très grande complexité.

43:00
Présentateur

Donc c'est le nombre de dossiers dont vous occupez aujourd'hui, 170. Ce sont des dossiers de quel type ? Parce qu'Étienne Blanc qu'on avait juste avant vous, le sénateur à l'origine de la loi de lutte contre le narcotrafic qui disait que ce serait bien que ce PNACO se concentre sur la lutte contre le narcotrafic et que les dossiers ne soient pas trop larges. Est-ce que c'est le cas ?

43:17
Invité

Alors, c'est vrai qu'au départ, la proposition sénatoriale portait sur le narcotrafic. Au cours des débats parlementaires, il a décidé d'étendre la capacité et les compétences de ce parquet national à d'autres infractions qui sont notamment le proxénétisme, les filières d'immigration clandestines, mais aussi les infractions financières qui vont évidemment avec le narcotrafic, notamment le blanchiment. Moi, je pense que c'est une bonne chose qu'on ait un spectre très large parce qu'on se rend compte malheureusement qu'il y a des interactions aussi entre les différentes infractions et une porosité.

On a des narcotrafiquants qui vont investir à l'étranger, qui vont investir sur le territoire national. Ça a du sens d'être bien sûr faire aussi les liens avec le blanchiment et justement voir ces deux volets. On a aussi des groupes criminels qui commettent d'autres infractions qui malheureusement sont multicartes avec du proxénétisme, du trafic d'armes, du blanchiment, je l'ai déjà dit. Donc pour moi, ça a quand même du sens d'avoir un spectre d'infractions qui soit beaucoup plus large.

44:30
Présentateur

– Charles ? – Oui, dans ce registre-là, 14 grands narcotrafiquants ont été interpellés aux émigrants arabes, unis, et extradés vers la France, selon les films donnés par Gérald Darmanin, qui indiquent qu'il y en aurait une quinzaine à extrader. On en est où de ces extraditions ? Et j'en viens à la deuxième question sur avec quel pays collabore-t-on sur le sujet ?

44:53
Invité

– Alors, je pense que c'est 17 même depuis un an. Les extraditions ont vraiment repris avec les Émirats arabes unis. Le ministre de la Justice, après sa nomination, s'est très rapidement rendu en janvier 2025 aux Émirats arabes unis pour reprendre les contacts. Il y avait eu un magistrat de liaison qui avait été nommé par son prédécesseur, Éric Dupond-Moretti, qui avait été mis à l'ambassade à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. C'est un des pays avec lesquels on collabore et on doit collaborer. – Et ce n'est pas le seul. – Ce n'est pas le seul. Mais effectivement, on a beaucoup de narcotrafiquants qui se réfugient à Dubaï, qui investissent à Dubaï.

Donc on a des extraditions qui ont vraiment repris, des arrestations et on a même eu récemment la nouvelle que les autorités émiriennes, et c'est une très bonne nouvelle, ont gelé 82 appartements, dans le cadre d'un dossier d'ailleurs de Marseille, pour permettre justement de saisir et de confisquer ces biens. Donc on a vraiment une coopération qui s'est nettement améliorée. On a développé les liens. Moi, je l'ai beaucoup fait quand j'étais notamment directrice de l'agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisies et confisquées, puisque c'était vraiment ma compétence d'aller à l'étranger pour essayer de faire que les saisies internationales fonctionnent mieux.

Et je vois vraiment que la coopération s'améliore. Et bien sûr, il faut qu'on continue à ce qu'elle s'améliore, parce qu'on a bien sûr des investissements qui sont faits dans ce pays. Alors, évidemment, ce n'est pas le seul pays avec lequel on doit coopérer. On doit coopérer avec les voisins européens qui sont aussi touchés par le trafic de stupéfiants. Je parle de l'Espagne, je parle des Pays-Bas, je parle de la Belgique. Avec les pays du Maghreb aussi, où de la même façon, on a des investissements qui sont faits là-bas et des personnes qui s'y réfugient. Donc, important là aussi de s'appuyer, de coopérer, de s'appuyer notamment sur notre raison de mettre la liaison.

46:54
Présentateur

aujourd'hui, cette coopération européenne, internationale ? Alors,

46:56
Invité

européenne, ça marche bien. Les mandats d'arrêt européens, ça fonctionne. Avec l'Espagne, la coopération est très fluide. La Belgique, les Pays-Bas. On a notamment des mécanismes de coopération à Eurojust, qui est aux Pays-Bas, qui fonctionnent bien, avec des équipes communes d'enquête, avec des juges qui sont saisis et qui se parlent. Donc, ça, c'est quelque chose qui fonctionne très bien et qu'il faut qu'on continue bien sûr à développer. Et puis, avec les autres pays où il y a des investissements où les gens se réfugient, on a des réseaux de magistrats de liaison qui sont là-bas à l'ambassade et qui, justement, sont là pour faire le lien. Et c'est très, très important pour nous.

Et moi, je serais très attentive à cette coopération internationale parce qu'il est évident que sans nos partenaires et européens et internationaux, on ne peut pas travailler.

47:39
Présentateur

Vous évoquiez l'Afrique du Nord avec l'Algérie où les relations diplomatiques sont compliquées entre Paris et Algérie.

47:45
Invité

On y travaille également. Et ça fonctionne aujourd'hui ? On y travaille. On a un magistrat de liaison qui est là-bas. Mais c'est compliqué.

47:53
Présentateur

Vous parliez des questions financières. C'est évidemment le nerf de la guerre. Aujourd'hui, le narcotrafic, il génère combien d'argent chaque année ?

48:02
Invité

Alors, on parle de... Vous connaissez les chiffres comme moi. On évoque des chiffres de 6 milliards, plus de 6 milliards d'euros qui sont générés par le narcotrafic. Il est évident que ça rapporte énormément d'argent. On essaye d'en saisir le maximum. tant à la fois le produit, bien évidemment, mais aussi, il faut se concentrer là-dessus, sur les flux financiers. Je vous parle de ce que je connais puisque j'étais directrice de la Grasque. L'année dernière, les services de police et de gendarmerie et les magistrats ont saisi 1,6 milliards quasiment de... Alors, pas que dans le narcotrafic, mais c'est quelque chose qui est évidemment très scruté et on fait très attention.

Et moi, je souhaite vraiment avoir toujours ce double regard, à la fois s'occuper évidemment du trafic, de démanteler les réseaux, mais impérativement, il faut empêcher qu'on réinjecte de l'argent sale dans notre économie et qu'on saisisse au maximum l'argent qui est réinvesti. Vous avez des objectifs chiffrés de saisie pour 2026 ? Alors, moi, je n'ai pas d'objectifs chiffrés, personne ne m'en a donné. En revanche, moi, je vais... On va regarder dans chaque dossier, on a mis des minimums de magistrats qui sont à la fois un magistrat qui est spécialisé en criminalité organisée et à la fois un magistrat qui est spécialisé en criminalité financière.

Donc, l'idée, c'est de regarder tous les dossiers et de reprendre même les dossiers qu'on a récupérés avec ce double regard de dire, voilà, est-ce qu'on a tiré le fil d'une société qui a investi qui a l'air d'être une coquille vide ? Comment on a pu réinvestir cet argent ? Où est passé cet argent ?

Donc, ça, c'est quelque chose vraiment que je souhaite mettre en place, d'avoir à chaque fois cette double approche à la fois criminalité organisée et financière pour permettre de lutter aussi contre cette réinjection dans notre économie d'argent sale qui sert à investir à l'étranger, qui sert à payer des personnes qui sont en séjour irrégulier, qui sont par exemple, je ne sais pas, embauchées dans des entreprises qui, du coup, les payent en liquide, qui servent à acheter des montres de luxe, je l'ai vu notamment quand j'étais à Lagrasque, des véhicules, réinvestir pour blanchir.

50:15
Présentateur

Vous n'avez pas d'objectif chiffré ? On sait que l'État mise beaucoup sur ce PNACO, c'est une des mesures phares de ce projet de loi. Est-ce qu'il vous a fixé des objectifs ? Est-ce que vous avez des objectifs dans d'autres matières généraux pour 2026 ou pas ?

50:30
Invité

Quand vous voulez dire l'État, vous parlez de qui ? Parce qu'en fait, comme vous le savez, il y a une séparation des pouvoirs qui est assez classique en France avec un pouvoir exécutif et une autorité judiciaire. Donc non, je n'ai pas de... Après, le garde des Sceaux, bien évidemment, fait des circulaires, fait des circulaires de politique pénale et il est très attentif à ce que, un, on saisisse notamment l'argent et c'est une circulaire qui est faite à l'attention de tous les parquets et a fortiori, bien évidemment, du mien. Donc on a des objectifs de saisie, de faire attentif et d'être attentif dans les dossiers. On a des objectifs de coopération internationale.

On a des objectifs, par exemple aussi, on en parlera peut-être, de surveiller des personnes de manière très attentive dans les établissements pénitentiaires. Donc il y a quand même une politique globale, pénale du garde des Sceaux de beaucoup insister évidemment sur ces sujets.

51:27
Présentateur

Justement, vous parlez des établissements pénitentiaires et il y a cette affaire à Marseille, l'ex-directrice de la prison des Beaumet qui a été menacée par deux détenus à l'intérieur de l'établissement qui ont diffusé une offre d'emploi pour l'abattre, clairement, un contrat, je crois, à 120 000 euros sur Snapchat, je crois. Qu'est-ce que ça dit de l'univers carcéral ? Ce sont des gens qui sont identifiés, qui sont incarcérés et tout ça reste possible.

51:55
Invité

Alors je pense que dans votre question, il y a deux questions. Il y a d'abord les tendances qu'on voit de la criminalité organisée qui sont premièrement effectivement des menaces sur des magistrats, sur des surveillants pénitentiaires. On l'a vu dans un dossier qu'on a récupéré également, les menaces contre les établissements pénitentiaires qui au départ avaient été traitées par le Parquet national antiterroriste et qui avaient été récupérées par le Parquet de Paris. On voit qu'effectivement qu'il y a des magistrats qui sont menacés.

Le procureur général de la Cour de cassation disait par exemple à l'audience de rentrée qu'effectivement il y avait des magistrats qui étaient sous protection, qui étaient menacés dans le cadre de narcotrafic. Donc ça, c'est la première tendance. Et puis ce que vous dites aussi, c'est la question aussi des personnes qui sont rémunérées pour des sommes parfois dérisoires, qui sont d'ailleurs recrutées sur des réseaux sociaux, sur Snapchat, sur TikTok et qui sont de plus en plus jeunes. Donc ça, c'est effectivement des grandes tendances de la criminalité organisée qui sont inquiétantes et sur lesquelles on doit absolument se projeter. C'est quelque chose qui est compliqué.

Les établissements pénitentiaires, notamment le garde des Sceaux, a pris tout de suite cette mesure qui est de créer des quartiers de lutte contre la criminalité organisée qui sont des quartiers de haute sécurité avec deux établissements qui sont pour le moment dédiés et d'autres qui vont être ouverts notamment dans le sud de la France. C'est aussi pour permettre d'éviter que les personnes aient en détention des téléphones pour leur permettre justement d'essayer de recruter des personnes pour commettre des actes d'intimidation. C'est pour cette raison notamment qu'on l'a fait.

53:33
Présentateur

Vous allez bien en faire un premier bilan de ces quartiers de haute sécurité ou c'est trop tôt ?

53:36
Invité

Alors les quartiers de haute sécurité, pour le moment, ce qu'on voit, c'est que ça fonctionne quand même très bien parce qu'il y a moins de téléphones qui rentrent et de connexions avec l'extérieur ce qui était le but. Après, il faudra qu'on voit sur comment ça va fonctionner avec les autres qui vont être réalisés. En tous les cas, ça participe au fait qu'on essaye d'éviter le type de fait épouvantable que vous citez, c'est-à-dire d'avoir un contrat qui est fait depuis la prison par téléphone contre des personnes qui ne font que leur travail et ont absolument un droit à être protégé. Je crois qu'il faut qu'on soit implacable là-dessus.

On ne peut pas tolérer ce type de menaces sur nos institutions et on ne peut pas tolérer non plus la corruption qui peut être aussi une des difficultés avec des téléphones qui rentrent en détention. On ne sait pas trop comment. Alors ça peut être les familles, mais pas seulement. Donc ça, c'est quelque chose aussi sur lequel on va...

54:32
Présentateur

Est-ce qu'il faut aussi travailler sur les réseaux de l'intérieur ? Est-ce qu'il faut travailler sur la question des replantis, sur la question des indics ?

54:38
Invité

Ça, c'est des choses sur lesquelles vous allez travailler ? Alors bien évidemment, c'est aussi des outils qui sont très utiles et qui sont d'ailleurs dans la loi narcotrafique. Les repentis, ça existe depuis 2004. Mais c'est difficile. On en a... Voilà, il y avait une loi qui était celle qui a créé les juridictions interrégionales spécialisées en 2004 qui prévoyait la possibilité d'utiliser et de faire des repentis comme ce qui se fait en Italie. Il y a eu un décret qui a été fait. On a eu des repentis. Déjà, vous avez eu des procès notamment médiatiques avec des repentis. Il faut encore développer ce système.

Il y a un décret d'application de la loi narcotrafique qui est en cours de rédaction et de finalisation au ministère de la Justice. Et bien évidemment, on utilisera aussi ces moyens puisqu'ils sont à notre disposition et que ça peut être intéressant.

55:22
Présentateur

Est-ce qu'aujourd'hui, dans la question, le narcotrafic, c'est la principale menace sur notre sécurité, selon vous ?

55:27
Invité

Le narcotrafic, c'est une des menaces sur la sécurité des Français. C'est une évidence. Et surtout, ça gêne les Français dans leur quotidien. Quand vous habitez dans un immeuble et que sous votre immeuble, vous avez quotidiennement des dealers qui viennent, ça crée évidemment un trouble à l'ordre public. Et puis, on a quand même une difficulté aussi de santé publique. Le narcotrafic, ce n'est pas que la sécurité, c'est la santé publique aussi des Français qui est mise à mal. C'est des difficultés de coopération internationale. C'est tout un pan de notre société, plusieurs pans de notre société qui sont touchés. Et c'est ça qui est dramatique. Est-ce que vous ne dites pas

56:00
Présentateur

que vous vous attaquez à une montagne avec un narcotrafic qui s'étend sur tout le territoire avec des narcotrafiquants qui ont un temps d'avance, qui ont des moyens, plus que vous peut-être ?

56:08
Invité

Alors nous, on commence il y a une semaine. Donc, je ne vais pas vous dire qu'on n'est pas allant et déterminé. En tout cas, on est prêt à lutter en lien avec les juridictions interrégionales.

56:19
Présentateur

Un dernier mot, Fabrice. Oui. Il y a quelques semaines, le narcotrafic en France a eu un nouveau visage qui est celui de Médic et Sassi à Marseille. On évoquait Marseille tout à l'heure, le frère du militant marseillais anti-narco. Qu'est-ce qu'on peut dire de cette enquête aujourd'hui ?

56:33
Invité

Alors cette enquête, elle a été récupérée également par le Parquet national anticriminalité organisé. Elle avait été au départ traitée par Marseille et puis par Paris et là, on l'a récupérée. Et c'est un des dossiers, bien sûr, très importants et prioritaires dont on devra s'occuper.

56:46
Présentateur

Merci Vanessa Perri. Merci beaucoup.

56:48
Invité

Ah non, je ne vais pas vous donner les informations sur ce dossier.

56:51
Présentateur

Merci d'avoir accepté notre invitation. Merci beaucoup à vous. Merci d'avoir accepté notre entretien. Fabrice, merci d'avoir été là. On se retrouve la semaine prochaine. On regarde ce qu'est à la une de nos régions. Et à la une de nos régions, c'est la mobilisation agricole qui se poursuit. En Bretagne, notamment la coordination rurale qui poursuit son combat contre le Mercosur à Rennes. Une action a été menée dans les rayons de la grande distribution pour sensibiliser les consommateurs à l'origine des produits alimentaires et dénoncer la concurrence déloyale. On regarde ce reportage de TVRN signé Philippe Bertouf.

C'est le Leclerc-Clenay à l'ouest de Rennes qui a été choisi par une dizaine d'agriculteurs de la coordination rurale pour une opération de détection de l'origine des matières premières intégrées dans les produits alimentaires. Premier exemple, la pomme. Pomme origine Europe. Mais bon, c'est vague aussi parce que les conditions de production en Europe ne sont pas les mêmes entre la France, la Roumanie, la Pologne. Je vous laisse imaginer les différences de coûts de production. Sur les produits laitiers, même combat. Le lait est-il toujours d'origine française ? Là, lait origine Europe. On va coller notre petite étiquette bêchue.

Une étiquette jaune pour dissuader les consommateurs d'acheter ce produit.

58:08
Invité

C'est comme ça que vous pouvez soutenir les agriculteurs, c'est en consommant français.

58:12
Présentateur

Côté viande, l'analyse des étiquettes peut laisser entendre une origine étrangère, comme cette part de chapeau cuisinée. Voilà,

58:19
Invité

c'est un produit transformé par Leclerc. et ce n'est pas forcément du produit français. On n'en sait rien, en fait. Je trouve qu'il n'y a pas assez de clarté dans les étiquettes.

58:30
Présentateur

Cette action militante se voulait un nouveau cri d'alarme pour la défense des agriculteurs.

58:35
Invité

Si on nous tue petit à petit comme on le fait aujourd'hui, à un moment donné, on dira stop et on mangera tous de la merde.

58:45
Présentateur

Et quelques produits avec des ingrédients d'origine étrangère ont été symboliquement sortis des rayons avec les clients de l'hypermarché dûment informés de la démarche. Et cette contestation agricole a fait la une de la presse régionale. Steve, on va voir ça avec vous, les agriculteurs d'abord. Et cette mauvaise nouvelle, il n'y a pas de vache au Salon de l'Agriculture. Non, pas de vache.

59:06
Invité

Pas de vache au Salon de l'Agriculture. Est-ce toujours un Salon de l'Agriculture, Auréane ? Je vous laisse avec cette question. En tout cas, c'est la première fois depuis les années 60 qu'il n'y a pas de vache dans les allées du Salon. Ça fait la une de plusieurs quotidiens. Les DNA, le Dauphiné libéré, il n'y aura donc aucun bovin lors de l'édition 2026. En cause, l'épidémie de dermatose nodulaire. Les éleveurs refusent d'amener leurs animaux par crainte et par solidarité avec ceux qui sont touchés par la maladie.

59:35
Présentateur

Et on va voir comment réagissent les agriculteurs. On va assisteront dans les Alpes de Haute-Provence. Bonjour Pierre-Écorel. Merci beaucoup d'être avec nous, Président des Jeunes Agriculteurs. Pas de bovins. Donc cette année au Salon, Steve le rappelait, c'est une première depuis la création du Salon de l'Agriculture il y a plus de 60 ans en cause de la dermatose nodulaire. Est-ce que vous comprenez cette décision des organisateurs ? Bonjour. Alors oui, évidemment, on la comprend et on la partage parce que d'abord, en tant qu'éleveur, c'est une forme de solidarité qu'on doit observer avec ceux qui ont été touchés par l'ADNC. Je pense au Savoie, au Massif Jurassien,

1:00:11
Invité

le Doubs, la Vallée du Rhône et puis maintenant l'Arc pyrénéen.

1:00:15
Présentateur

Donc évidemment qu'on doit rester solidaires et puis moi je ne sais pas dire si tous les vecteurs seront derrière nous, si la maladie sera complètement derrière nous lors du Salon de l'Agriculture. Et donc c'est en effet triste pour les visiteurs. Le Salon n'aura pas la même saveur sans les bovins français, évidemment, mais je crois que tout le monde peut comprendre qu'on n'ait pas envie après le Salon d'Agriculture d'avoir une recrudescence de l'épidémie et donc voilà pourquoi on observe ce schéma de pas de vache au Salon d'Agriculture cette année. Peut-être que ça laissera plus de place aux interactions entre les citoyens et les agriculteurs.

C'est en tout cas ce que je souhaite pour pouvoir valoriser ce moment qui reste néanmoins un bon moment d'échange avec les Parisiens

1:01:01
Invité

et plus largement les citoyens français.

1:01:03
Présentateur

Est-ce que ça va se limiter à l'absence de bovins ou est-ce qu'il y a d'autres espèces d'animaux qui risquent de suivre et on risque de se retrouver avec un Salon quasiment sans animaux ?

1:01:12
Invité

Écoutez, non, la DNC touche les bovins, uniquement les bovins, donc il y aura les autres animaux. Après, on ne va pas porter une mauvaise augure, il n'y aura pas d'épidémie ou quoi que ce soit qui empêcherait la venue d'autres animaux. Mais typiquement, sur les bovins, le risque est trop important et puis voilà, encore une fois, par solidarité et le niveau de défiance qu'on a eu pendant la DNC et ce niveau de désinformation, je crois que personne ne comprendrait que quelques semaines après ce paroxysme qu'on a eu,

1:01:47
Présentateur

on puisse déplacer des animaux, les faire venir à Paris pendant un moment et voilà, pour la seule représentation de ce qui se fait de mieux en effet sur l'élevage bovin, on le présente à Paris mais moi je crois que ça serait irresponsable de tenir le déplacement

1:02:06
Invité

des animaux pendant le Salon de l'Agriculture.

1:02:08
Présentateur

Pierre-Hicorel, les tracteurs de la FNSEA quittent Paris ce matin. Hier, Sébastien Lecornu a annoncé une loi d'urgence examinée au Parlement avant l'été, est-ce que pour vous c'est la bonne réponse ?

1:02:19
Invité

Alors c'est une des réponses

1:02:21
Présentateur

en effet qu'on attendait parce que ce qu'on dit c'est que l'agriculture est dans un tel niveau de crise que les mesures

1:02:29
Invité

qui sont annoncées successivement par les gouvernements qui se succèdent ne sont finalement que pour partie des effets d'annonce et c'est ça qui énerve et qui maintient

1:02:40
Présentateur

en fait du mécontentement.

Bon, la loi annoncer une loi d'urgence c'est très bien maintenant on va regarder ce qu'on peut y mettre dedans on connaît aussi l'état de l'Assemblée nationale des divergences de parlementaires et aujourd'hui d'ailleurs on a un exercice intéressant le vote du budget on a tous les députés ou en tout cas une grande partie des députés qui viennent voir les agriculteurs et qui disent nous soutenir et bien le premier soutien c'est déjà de voter le budget sans ça les annonces resteront incantatoires et la deuxième chose c'est de voir comment chacun va observer l'étude de cette loi spéciale pour sortir l'agriculture de l'ornière parce que sans ça on n'y arrivera pas et on ne peut plus se permettre d'attendre encore des attermoiements politiques

1:03:23
Invité

ou ne serait-ce que des déclarations

1:03:26
Présentateur

Merci beaucoup Pierre-Écorel merci d'avoir été avec nous depuis Cisteron président des jeunes agriculteurs Steve on va poursuivre la revue de presse régionale en Iran on massacre toujours à huis clos

1:03:37
Invité

La Voix du Nord revient sur la répression sanglante qui frappe les opposants au régime islamique le journal parle d'un massacre sans précédent des milliers de manifestants ont déjà été tués depuis la fin de la semaine dernière la communauté internationale commence à réagir hier la France a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Iran à Paris

1:03:57
Présentateur

En Corse la thèse du tir à distance semble se confirmer

1:04:01
Invité

La police aurait localisé le lieu où a été effectué le tir qui a tué Alain Orsoni figure du nationalisme corse le tireur était situé à seulement une centaine de mètres le journal Corse Matin fait un gros plan sur Véro un village situé à 30 km d'Ajaccio et qui est aujourd'hui traumatisé par cet assassinat commis en plein jour le président du conseil exécutif Gilles Simeoni a présenté hier ses condoléances aux proches de la victime

1:04:27
Présentateur

Les municipales c'est pour bientôt

1:04:29
Invité

Le scrutin qui aura lieu les 12 et 22 mars à cette occasion 15 et 22 mars Oui bien sûr En plus on est partenaire et puis on fera une émission spéciale à cette occasion Et justement à cette occasion à l'occasion des élections municipales plusieurs maires ont décidé de ne pas repiler pour un mandat supplémentaire dans la montagne par exemple Michel Bravard maire de la commune de Médérol arrête en mars prochain il est élu depuis 1983 tout de même 40 ans de mandat dans les pages du journal il revient sur ses décennies consacrées à sa commune et comme lui d'autres ont choisi de ne pas se représenter dans le Puy-de-Dôme Explication analyse à lire dans la montagne aujourd'hui

1:05:09
Présentateur

Allez on termine par la Coupe de France ça va mieux pour moi que pour vous sur ce coup-là

1:05:12
Invité

Oui je vais essayer de ne pas m'embrouiller avec les chiffres et les dates alors carton plein effectivement pour l'OM hier alors des 16e de finale c'était les 16e c'est ça C'est ça La Provence revient sur ce 9-0 c'était 9-0 C'est toujours ça infligé aux amateurs de Bayeux l'OM qui accueillera Rennes au prochain tour et qui peut rêver d'un trophée le PSG qui a en effet été éliminé lundi soir après une défaite face au Paris FC la voie est libre allez-y Il y a encore du chemin

1:05:41
Présentateur

il y a encore du chemin mais on peut y croire merci merci beaucoup Steve merci pour cette revue de presse allez on va revenir à l'actualité politique on va en parler dans quelques instants avec nos éditorialistes Frédéric Dhabi Françoise de Gois qui vont nous rejoindre et les impasses auxquelles est confrontée Sébastien Lecornu notamment sur la question budgétaire mais avant de retrouver nos éditorialistes on va aller à Châteauroux puisque ça fait également l'actualité dans nos régions bonjour Pierre Calmaïs merci d'être là directeur départemental adjoint de la Nouvelle République dans l'Inde Pierre vous vous avez sondé de nombreux maires dans votre département et parmi leurs inquiétudes il y a la possibilité d'un scrutin législatif en même temps que les municipales alors pourquoi ça les inquiète ?

1:06:25
Invité

Oui bonjour à tous le spectre semble légèrement s'éloigner ces dernières heures et ce n'est pas un mal selon les maires et les élus de rien que mon collègue Jean-Sébastien Lebert a sollicité ce spectre c'est l'hypothèse donc d'un scrutin couplet législatif municipal sur lequel Sébastien Lecornu a demandé au ministère de l'Intérieur de travailler premier élu indrien et non des moindres à s'en inquiéter à être furieux contre cette idée André Léniel le maire socialiste d'Issoudun par ailleurs vice-président de l'association des maires de France lui il y voit je le cite une prise d'otage du scrutin qui vise à passer par perte et profit l'élection des élus préférés des français fin de citation socialiste aussi Vincent Millan le maire d'Argenton-sur-Creuse successeur quasi direct de Michel Sapin lui il plaide pour que le scrutin municipal puisse rester un scrutin local et qu'il ne soit pas pollué par les enjeux nationaux c'est la même idée de l'autre côté de l'échiquier politique avec le maire de Châteauroux Gilles Averus ancien ministre de l'éphémère cabinet Barnier ministre des sports et lui il dit aussi que coupler les deux scrutins risquerait de transformer un débat local en vote national de circonstance les deux sénatrices de l'Indre sont sur la même longueur d'onde en ajoutant la lourdeur organisationnelle de ce double scrutin les deux députés également dont par exemple François Jolivet ce fidèle d'Edouard Philippe dit qu'une telle hypothèse viserait à tout politiser alors ce qu'ils ne disent pas explicitement mais ce qu'ils ont tous à l'esprit c'est que organiser les législatives de manière simultanée avec des municipales risquerait de faire la courte échelle au Rassemblement national dans un scrutin municipal qui jusque-là lui résiste encore un peu

1:08:15
Présentateur

Merci beaucoup Merci Marc-Almeïs d'avoir été avec nous pour nous parler de ce sujet dont on va parler tout de suite avec nos éditorialistes on regarde rapidement la lune de la Nouvelle République sur un tout autre sujet c'est la ligne Polt merci beaucoup Pierre d'avoir été avec nous bonjour Frédéric Daby merci d'être là directeur général opinion de l'IFOP et bonjour Françoise Degouard bonjour ma chère je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle année bonne année à vous on va parler de Sébastien Lecornu et Pierre on parlait l'inquiétude des maires parce que Sébastien Lecornu il a fait planer une forme de menace celle des municipales en même temps que les législatives s'il y a censure de son gouvernement il y aura dissolution il y aura des élections le même jour est-ce que c'était politiquement bien joué de la part du Président ?

1:08:59
Invité

non pas du tout je pense que c'est absolument idiot je pense que c'est absolument je sais vraiment prendre les députés et puis en règle générale l'opinion pour des imbéciles si vous voulez d'abord ça ne sert à rien d'être un médecin qui dit je vais vous guérir d'une maladie qu'on n'a pas honnêtement Sébastien Lecornu Premier ministre un peu trop roué maintenant je trouve à mon avis sait parfaitement faire ses comptes il sait parfaitement à partir du moment où Emmanuel Macron jeudi dernier a dit non au Mercosur comment vous imaginez que le Parti Socialiste qui a encore la clé vote la moindre motion de censure ils le savent parfaitement il organise

1:09:32
Présentateur

les républicains la voteront pas

1:09:33
Invité

mais oui il organise sa petite communication autour de lui et moi ce que je sais ce que je crois savoir je vous le dis c'est que ça a quand même assez déplu au Président de la République qui lui était à Crans-Montana et qui découvre qu'on brandit la menace de la dissolution ce qui explique à mon avis pourquoi Sébastien Lecornu corrige et s'adoucit un peu Samy Matin il faut arrêter de prendre des députés pour des imbéciles il faut arrêter de prendre l'opinion pour des canards sauvages c'est stop ça m'ennuie parce que Lecornu Sébastien Provent fait un parcours à peu près assez intéressant moi je ne suis pas dans Lecornu manien je ne suis pas en train de là ça y est comment tout le monde commence à délirer sur son petit pull de laine je veux dire pas les français je vous rassure

1:10:15
Locuteur non identifié

merci voilà

1:10:16
Invité

ce côté pompidolien bon basta il y a un budget à faire passer il en fume sur le 49.3 ça finira aux ordonnances tout le monde le sait on vous l'annonce déjà ça finira aux ordonnances donc pas de 49.3 pour vous non il n'y aura pas de 49.3 il y aura des ordonnances négociées et je trouve vraiment que ça m'a ennuyé cette séquence là

1:10:33
Présentateur

ça veut dire quoi les ordonnances négociées pour qu'on comprenne bien

1:10:36
Invité

ça veut dire que c'est un peu un 49.3 modéré vous savez vous avez le principe du taliban modéré vous avez le principe vous voyez ce que je veux dire c'est un autre nom les ordonnances ça veut dire qu'on prend des ordonnances

1:10:46
Présentateur

non mais ça veut dire qu'il y a des ordonnances mais c'est pas un acte d'autorité de Sébastien Lecornet

1:10:51
Invité

c'est discuté il va aller jusqu'au bout avec le PS et les Républicains pour faire accepter cette idée d'ordonnance les ordonnances c'est un peu le menu et vous rédigez la carte avec les LR d'un côté et le PS de l'autre

1:11:02
Présentateur

qu'est-ce qu'ils en pensent de tout ça les Français ?

je pense que c'est assez symptomatique d'un personnel politique qui ne parle plus au français et qui se parle à lui-même alors on se souvient on avait parlé ensemble ici Auriane à la rentrée 2025 il y avait eu des Français qui pronostiquaient la dissolution qui même la souhaitaient sur le mode de la table rase du reset de remettre le pays à l'endroit ça s'est complètement évanoui et c'est vrai que quand on interroge les Français sur ce qui les préoccupe cette question ne se pose pas on vit cette période très particulière d'éclipse du politique où les Français ont l'impression qu'à l'Assemblée c'est plus là que ça se passe elle ne joue plus le rôle qui est attendu ce qui est peut-être injuste parce qu'il y a quand même des projets de loi qui sont votés qui est régler les problèmes changer d'avis maintenant il est vrai Sébastien Lecornu connaît depuis quelques mois un petit état de grâce il y a eu il y a eu une confiance à son égard alors vous l'avez traité de roué moi j'avais trouvé un verbatim de Français qui l'associait à Louis XI un roi extrêmement

1:11:59
Invité

remarquable malin

1:12:00
Présentateur

rusé qui lui aussi ne mettait pas de pull mais se déguisait pour aller voir le peuple et voir ce que les gens pensaient donc d'une part ça n'a pas vraiment traversé l'opinion cette menace de dissolution ça a été clairement vu comme un coup de pression je dirais quelque chose de très très simple c'est une arme présidentielle c'est pas une arme du chef du gouvernement et puis quand même deux dimensions j'ai la chance d'aller beaucoup à la rencontre des maires ça fait quelques mois que je suis en train de dire pourquoi pas ça serait une double élection locale et nationale les maires voyaient ça d'un très très mauvais oeil et puis les Français par contre en ont marre si je puis dire des campagnes gâchées des campagnes tronquées la campagne 2022 qui a été percutée par le Covid et phagocytée par la guerre en Ukraine la campagne par définition post-dissolution qui a été extrêmement courte ce qu'ils attendent notamment dans la perspective 2027 c'est une vraie campagne une belle campagne pour enfin remettre le pays à l'endroit et sortir de cette crise bien sûr ils la veulent pas de nationalisation de la campagne absolument pas même s'il y aura une nationalisation vous savez et Françoise le sait par cœur l'élection municipale c'est la seule élection au soir du premier tour et surtout au soir du second tour il y aura une sorte de bataille symbolique entre les partis et surtout les écuries présidentielles c'est en principe dernier scrutin avant 2027 comme le couple 2001-2002 pour imposer la lecture du scrutin en 2001 ce qui avait été imposé c'est oui la gauche a perdu quelques villes mais elle a gagné Paris, Lyon et Dijon alors qu'elle avait perdu énormément de villes ça sera très très important pour tous les partis c'est pour ça que l'ensemble des partis y compris ceux qui avaient parfois enjambé cette élection je pense à la France Insoumise ils vont aussi je puis dire à fond dans cette élection municipale qui démarre en termes de campagne beaucoup beaucoup plus lentement que les deux élections précédentes

1:13:48
Invité

oui mais c'est normal qu'elle démarre lentement parce que finalement les scrutins sont complètement éclipsés par la politique internationale qu'est-ce que vous voulez quand vous faites une rentrée jour 1 les Vénézulains jour 2 le Groenland jour 3 l'Iran c'est très compliqué même pour les candidats aux grandes villes je vois bien la difficulté quand même par exemple d'Emmanuel Grégoire gauche-unie ou même de Rachida Dati à part faire de la viralité avec des éboueurs c'est très compliqué d'avoir une campagne qui est audible dans ce moment international et là où je suis d'accord avec Frédéric ils devraient tous regarder cela bien sûr les baromètres de l'IFOP qui pour moi sont les plus sérieux mais bien sûr d'autres enquêtes voir à quel point les Français n'en peuvent plus en fait d'eux c'est ça la réalité je pense qu'il y a vraiment un sujet quand vous avez toute la classe politique qui baisse de moins 2 moins 4 moins 5 moins 6 les Français ne sont pas du tout dépressifs de la politique les Français c'est le peuple le plus politique du monde les Français leur disent s'il vous plaît c'est pas simplement régler nos problèmes c'est upgrader relever véritablement le niveau du débat c'est-à-dire que moi je pense vraiment qu'on a une opportunité historique comme jamais de relever véritablement le niveau du débat on peut plus être il y a une grande dégradation pour moi et dans le langage politique et dans la façon vous savez je vous donne un exemple je ne sais pas peut-être les spectateurs je n'en peux plus d'entendre que ce soit la gaffe ou la droite les politiques dire les Françaises et les Français celles et ceux donner à voir ceci sera ma boussole ceci sera vous faites super bien

1:15:21
Présentateur

les éléments de langage

1:15:22
Invité

mais nous n'en pouvons plus mais moi je ne vous écris pas les éléments de langage je hais ça et je pense que cet empilement de mots-valises répéter faire nation faire France ok François Mitterrand faisait ça discours de Mexico en 81 ça a du sens il vient d'être élu président de la république il est juste au-dessus de tous mais là écoutez sérieusement changer le langage et recruler le coeur battant de la France

1:15:44
Présentateur

il rigole il rigole non non je ne rigole pas parce que ça paraît débile non non un François ce n'est pas débile deux je ne rigole pas parce que j'avais commis un livre il y a un an avec Bristock qui s'appelait pardon nous tous la même langue et on était frappés de voir le décalage c'est quoi la crise du politique que l'on vit cette crise du politique c'est une crise de l'impuissance c'est une crise du résultat à tel point que les trois principaux déterminants du vote aux élections municipales c'est sécurité accès aux soins sécurité avec la drogue vous en parliez tout à l'heure accès aux soins d'aide trois enjeux nationaux qui ne sont pas réglés à l'échelle nationale crise de l'impuissance et également et là je rejoins ce que dit François crise de l'écoute crise de la considération jamais les français parce que et je ne lui fais pas le reproche la classe politique qui cherche par exemple à l'Assemblée frénétiquement à voter un budget ne peut se parler qu'à elle-même en autarcie et c'est vrai que ces mots ces mots valises ne parlent pas aux gens ce n'est pas la langue des français qui sur de très nombreux sujets sont plutôt d'accord et consensuels sur les grands constats même sur des sujets polémiques comme les sujets comme les sujets régaliens identité, sécurité, immigration Et Sébastien Lecornu parviendra-t-il à un compromis sur le budget il y aura-t-il un budget d'ici fin janvier c'est en tout cas l'appel de plusieurs parties dont les républicains on va écouter ce matin Xavier Bertrand il était l'invité de TF1 Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités Le Premier ministre avait dit j'appliquerai pas le 49.3 Aujourd'hui quand on voit la situation où c'est marchandage sur marchandage très loin de l'intérêt général il est temps maintenant que le Premier ministre a pu avoir discuté une ultime fois avec tous les mouvements politiques ceux qui sont capables de vouloir l'intérêt général je parle pas des deux extrêmes que le gouvernement puisse dire je dépose un projet de loi et j'engagerai le 49.3 clairement s'il y a un enlisement vous l'appelez au 49.3 si nécessaire on a besoin d'un budget on a besoin d'un budget lui il appelle au 49.3 vous François vous dites que ça ne sera pas ça

1:17:38
Invité

ça ne sera pas ça après on peut faire croire à l'imminence d'un 49.3 Mais pourquoi ce ne sera pas ça parce que Sébastien Le Candu ne veut pas se dédire ?

Mais c'est impossible de se dédire enfin je veux dire alors là je parle sous contrôle de Frédéric David mais vous savez très bien que le plus grand péché en politique c'est l'incohérence c'est d'ailleurs la plus grande être cohérent c'est quand même ce qui fait aussi votre succès là on hurle sur Emmanuel Macron depuis 9 ans je pense que vraiment c'est un échec évidemment surtout le second quinquennat mais ce qu'on reproche au fond Emmanuel Macron c'est son incohérence c'est-à-dire je ne sais pas ce que vous pensez réellement on ne peut pas avoir le gornu qui dit je suis en poste j'évite la motion de censure mais en échange je vous promets de ne pas utiliser le 49.3 et d'un seul coup réutiliser le 49.3 même si tout le chant des sirènes au demeurant j'apprécie beaucoup Xavier Bertrand mais bon la sirène vous voyez voilà 49.3 49.3 tout le monde et bien non je pense que le cornu a raison de tenir bon et de sortir sur des ordonnances

1:18:33
Présentateur

je partage complètement ce que dit Françoise la cohérence pour un politique c'est absolument fondamental il y a un exemple historique sur le 49.3 Manuel Valls Premier ministre l'utilise de très nombreuses reprises ça lui vaut une impopularité c'est à ce moment-là que le 49.3 sort du regard des français en termes d'armes institutionnelles Michel Rocard l'utilise 28 fois pour quelque chose un passage en force une obstruction il se déclare candidat à la primaire socialiste et la première déclaration sur France Inter c'est je supprimerai le 49.3 perte de cohérence terrible et je pense que Sébastien Lecornu

1:19:03
Invité

il y a un chute 10 points à ce moment-là

1:19:05
Présentateur

une de ses forces majeures c'est une certaine cohérence c'est un parler vrai c'est une proximité identificatoire c'est quelqu'un qui peut nous ressembler s'il change d'avis même si bien sûr ça ne sera pas une catastrophe il perd quelque chose dans son lien avec les français maintenant c'est vrai qu'on comprend le personnel politique qui veut sortir de cette discussion sans fin sur le budget mais du côté des français je pense que ça passerait mal

1:19:30
Invité

Frédéric et Oriane le personnel politique je vais un peu mordre c'est quand même tous les gens qui ne sont pas députés qui demandent le 49.3 Xavier Bertrand depuis combien de temps il n'a pas vu l'Assemblée Nationale Bruno Retailleau écoutez il y a Michel Barnier il y a François Hollande qui sont députés qui demandent aussi oui François Hollande vous l'avez entendu demander franchement le 49.3 François Hollande comme toujours demande en coulisses le 49.3 ça serait pas mal le 49.3 voilà il sème un peu la division parce qu'évidemment si ça passe aux ordonnances si on atterrit sur une manière soft c'est un triomphe évidemment de Sébastien Lecornu forcément et je pense un vrai marche-pied comme candidat éventuel à la présidentielle pour le groupe macroniste mais c'est aussi on le verra plus tard un vrai succès pour Olivier Faure qui prendrait pour le moment ça ne se voit pas encore dans l'opinion mais qui prendrait l'ascendant sur François Hollande donc vous avez aussi tout un tas d'intérêts tout le monde a intérêt à ce que Lecornu et Faure qui sont quand même qui travaillent énormément l'un à gauche pour faire atterrir ce budget tout le monde a intérêt dans les appétits présidentiels à ce qu'ils se plantent et donc à ce qu'ils utilisent le 49.3

1:20:38
Présentateur

Et on va parler du Rassemblement National Pas du tout mais au contraire pendant longtemps mais pas du tout On va parler du RN C'est que le temps file On va parler du RN de Marine Le Pen joue-t-elle son avenir politique au tribunal son procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens présumés fictifs a débuté hier on voit ça avec ses sites

1:21:02
Invité

En arrivant au tribunal hier

1:21:08
Présentateur

Marine Le Pen est déterminée elle sait qu'elle joue son avenir politique après avoir été condamnée en première instance à 4 ans de prison dont 2 fermes 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité La présidente du groupe RN à l'Assemblée Nationale a changé sa ligne de défense Elle ne clame plus son innocence mais reconnaît une faute non intentionnelle et met en cause le Parlement européen Un changement de ton étonnant pour l'avocat du Parlement européen

1:21:36
Invité

Ce que l'on a vécu notamment et l'information judiciaire et la première audience où il y avait une contestation brutale en ce qui concerne

1:21:45
Présentateur

la réputation des gens en temps public aujourd'hui les choses évoluent du côté de la défense Donc vous l'analysez ? Maintenant pourquoi ? Je crois qu'il faut leur demander Même stratégie pour ces 11 coprévenus tous se disent responsables mais pas coupables Certains jouent gros aussi politiquement

1:22:03
Invité

comme Louis Alliot candidat à sa réélection à la mairie de Perpignan Il y a des candidats aux municipales qui pourront faire campagne avec des procès après l'élection municipale Vous visez Rachinalati ?

1:22:15
Présentateur

Et puis il y a des cas où on fera campagne en même temps que le procès c'est inconfortable Marine Le Pen a cinq semaines pour convaincre Elle pourra se présenter dans la course à l'Elysée seulement si la condamnation d'inéligibilité est annulée La Cour rendra sa décision cet été Et on va revenir sur les enjeux pour Marine Le Pen Déjà dans l'opinion Frédéric est-ce qu'elle joue vraiment son avenir politique avec ce procès ?

Pas vraiment parce que je trouve que son socle de popularité n'a pas bougé son potentiel électoral l'IFOP continue à tester en attention de vote Marine Le Pen et Jordan Bardella ce qui est très intéressant les deux ces deux personnalités par rapport au scrutin présidentiel n'ont pas la même histoire pas la même trajectoire il y a des vraies différences mais ils ont le même score d'attention de vote présidentiel parce que pour les électeurs acquis et potentiels du RN ce n'est pas aujourd'hui ici et maintenant un vote d'incarnation mais un vote d'alternative c'est cette idée que Marine Le Pen c'est son tour elle ne fera pas pire que les autres pourquoi pas l'essayer par contre ce que je trouve très notable depuis quelques mois c'est que les français ont intériorisé que peut-être qu'elle ne sera pas sur la ligne de départ en 2027 alors que pour les français la présence d'un Le Pen à une présidentielle c'est si je puis dire automatique depuis une cinquantaine d'années présidentielle de 81 Donc ça veut dire que la candidature Jordan Bardella fait son chemin dans l'hôpital ?

Oui tout à fait puisque quand on est tout simplement dans l'enquête il faut fiducial pour Sud Radio et le Figaro sur le pronostic de candidature il y a maintenant un écart de 20 points entre elle et Jordan Bardella y compris chez les électeurs du rassemblement national

1:23:49
Invité

C'est Marine Le Pen qui joue groupe à l'ERN du coup ?

Non c'est Marine Le Pen je suis d'accord avec Frédéric après attendons de voir vraiment l'appel attendons de voir comment les magistrats vont juger nous pensons nous qu'à 99% elle ne pourra pas être candidate voilà nous verrons est-ce que l'inégibilité peut être réduite de 5 à 2 ans si c'est le cas si on enlève l'exécution provisoire nous ne savons pas en réalité il y a beaucoup de choses qui se murmurent en ce moment depuis le début vous savez les journalistes qui couvrent la police et la justice sont souvent très compétents il y a un petit doute sur le fait que la cour d'appel pourrait valider la première instance on ne sait pas en réalité vous savez il y a maintenant dans la constitution d'abord il y a beaucoup de jurisprudence sur l'exécution provisoire depuis 2024 et en plus de ça il y a par rapport à la cour de cassation vous savez il y a aussi l'idée de prendre en compte comment dirais-je les conséquences économiques sociales et politiques d'une exécution provisoire donc vous savez rien n'est joué c'est joué à 99% mais pas tant que ça après moi je pense que ce qu'elle joue Marine Le Pen je vais assez vite c'est elle joue sur le plan personnel c'est à dire que je pense que Marine Le Pen il y a la double peine de Le Pen il y a le fait d'avoir une vie entière et de ne pas pouvoir concourir probablement la seule fois où le RN a peut-être une chance d'aller à l'Elysée ça c'est le premier pas et la double peine c'est que Marine Le Pen on n'en parlera pas mais on va bien vite en parler Marine Le Pen c'est très bien que Jordan Bardella c'est très compliqué il peut très bien surfer à 35% dans les sondages elle connaît mieux que personne elle sait très bien à quel point une présidentielle c'est difficile et à quel point si elle à mon avis a sa place au second tour assurée je ne suis pas du tout certaine que Jordan Bardella l'est parce qu'une campagne c'est très difficile voilà

1:25:42
Présentateur

vous savez je vais faire un peu de pédagogie qu'est-ce que c'est qu'une enquête présidentielle c'est un rapport de force à l'instant T c'était pas une projection alors il y a eu des campagnes présidentielles où ce que les sondages disaient un an et demi avant était vrai ou faux mais n'ont pas bougé aucun sondage de Don François Mitterrand battu à partir de 87 aucun sondage de Don Nicolas Sarkozy battu à partir de 2006 un an avant mais bien sûr Jordan Bardella pour l'instant c'est ce vote d'alternative c'est l'idée que c'est le tour du rassemblement national une campagne présidentielle c'est tellement difficile c'est la rencontre entre les français et des candidats des candidats qui regardent la France au fond des yeux il y a aussi vous en parlez souvent ici la dimension internationale qui avant était quelque chose d'accessoire pour des impétrants à l'Elysée ça sera maintenant absolument fondamental d'ailleurs toutes les questions posées lors des voeux de Jordan Bardella lundi c'était est-ce qu'il fera le poids face à Trump face à Poutine etc

1:26:35
Invité

donc moi je pense vraiment que d'abord c'est un accélérateur de particules une campagne présidentielle je vois que nous sommes en plus de ça si Paul Virilio était encore il y a 15 ans il a mis en scène la difficulté de la vitesse et de l'accélération c'était extraordinaire reliser ce livre de Paul Virilio sur l'accélération nous y sommes vous êtes capables de chuter en une émission télé regardez la mésaventure qui arrive à Raphaël qui se plante sur un pauvre débat avec Zemmour et voilà donc tout va très vite et je ne suis pas du tout sûr que Jordan Bardella soit au second tour de la présidentielle et on en parlera évidemment on va terminer

1:27:11
Présentateur

il peut ne pas être candidat on est dans une élection de renouvellement donc que de surprises on va terminer par l'histoire du jour c'est ce geste symbolique du maire de la Turbale c'est en Loire-Atlantique il est à la une de presse au séance ce matin regardez Didier Cadreau qui a retourné le portrait du président de la République dans sa mairie Emmanuel Macron se retrouve donc tête en bas il a voulu envoyer un signal d'alerte passer un message aux élus, aux habitants il dit faire face aux difficultés des agriculteurs aux débats interminables sur le budget aux décisions déconnectées du terrain alors pourtant il avait soutenu Emmanuel Macron en 2022 il explique qu'on a un chef en France c'est à lui de remettre de l'ordre il assume son geste même s'il sait dit-il que ce geste sort des conventions mais ce n'est pas un acte contre la République ça vous n'aimez pas ça

1:27:52
Invité

écoutez Emmanuel Macron il est en bout de course on a intérêt qu'il soit assez fort sur le plan international parce que c'est ni le maire ni moi ni Frédéric Bedaby qui parlons à Trump c'est lui donc on a plutôt intérêt et puis il ne peut pas être responsable de tout il n'a pas cassé le reste de soissons

1:28:05
Présentateur

ce sera le mot de la fin merci Frédéric L'écharpe et les mers c'est votre livre L'écharpe et les tempêtes pardon sur les mers c'est à lire en ces temps de municipal mais vous revenez quand même

1:28:15
Invité

OM 9-0

1:28:16
Présentateur

et PSG éliminé

1:28:19
Invité

merci beaucoup on se retrouve demain très bonne journée

1:28:23
Présentateur

Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

L'intégrale du mercredi 14 janvier · Pourquijevote