Gabriel Attal se fait dégommer par Franck Lepage sur le système des retraites
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« La question c'est pas combien il y a de jeunes et combien il y a de vieux ? La question c'est est-ce que le nombre de jeunes au moment où il faut payer les retraites, est-ce que le nombre de jeunes aura oui ou non fabriquer la richesse suffisante pour payer les retraites des trois ? »
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Mais enfin, il va falloir qu'on assume de changer de système de retraite. Et la réalité, c'est que si on avait pas de système de retraite en France aujourd'hui et qu'on devait en bâtir un en inventer un, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, on ne ferait pas ce système par répartition, on construirait un système par capitalisation. C'est la réalité. Là aussi, il faut avoir le courage de le dire et ça serait bon pour notre économie. L'argument démographique, la démographie.
En 2003, nous avons tous reçu dans notre boîte à lettre, en notre nom propre, ce qui est rarissime dans l'histoire de la République, un courrier du gouvernement émanant de monsieur Jean-Pierre Rafarin qui nous alertait sur la démographie. des retraites. Et dans ce courrier pédagogique, pour que tout le monde comprenne, il y avait un petit dessin. On nous disait "Aujourd'hui, il faut trois petits bonhommes pour payer les retraite de deux petits bonhommes.
Il faut trois jeunes pour payer les retraite de deux vieux." Et on nous disait les prévisions à 30 ans nous permettent de savoir que dans un certain nombre d'années, il y aura plus que deux petits bonhommes, deux jeunes qui devront payer les retraites de trois vieux. Et donc ce qu'il fallait démontrer, le système des retraites est foutu si on ne fait rien à cause de la démographie. Et [raclement de gorge] moi quand j'ai vu ça, quand j'ai reçu ça comme tous les Français, j'ai fait "Merde ! Ah bah ouais ! Ah bah ouais ! C'est c'est c'est imparable. C'est l'arythmétique. On va pas descendre dans la rue. Non. À l'arithmétique, enfin ça tu vois.
Et là, il y a un gars qui s'appelle Bernard Friot qui m'a dit "Mais [raclement de gorge] c'est complètement con ton raisonnement." J'ai dit "Ouais Bernard, d'où que tu me parles comme ça ?" Il m'a dit "Enf réfléchi, pour sortir de la guerre, il y avait 2 [raclement de gorge] millions et demi d'exploitations agricole." Ça fait du monde hein, tu multiplies par le nombre de paysans dans chaque exploitation pour nourrir 40 millions de français. Et on sait, on savait on savait qu'en 2026 hein, il y aurait [raclement de gorge] plus que 400000 paysans pour nourrir 70 quasiment millions de français. Et donc on pouvait dès 1940, on pouvait prévoir une gigantesque famine en France.
Et là, moi j'ai dit à Bernard, enfin non, Bernard, réfléchis. Qu'est-ce que tu fais des gains de productivité dans l'agriculture ? Et lui, il m'a dit "Bah, et toi, qu'est-ce que tu fais des gains de productivité dans l'économie générale ?" Et là, j'ai dit "Mais qu'est-ce que je suis con !" Parce que la question c'est pas combien il y a de jeunes et combien il y a de vieux ? La question c'est est-ce que le nombre de jeunes au moment où il faut payer les retraites, est-ce que le nombre de jeunes aura oui ou non fabriquer la richesse suffisante pour payer les retraites des trois ? simple, soit ils vont fabriquer la richesse, soit ils vont pas la fabriquer.
Donc c'est pas le nombre de jeunes qui compte, c'est la quantité de richesse qu'il produisent. Combien m il y aurait un seul jeune qui produirait la richesse pour quatre vieux, ça marcherait le truc. Quand bien même il y aurait un jeune, un seul jeune pour 70 millions de français s'il produit la richesse. Bon, faut qu'il y aille un peu le mec hein. Et donc l'argument démographique est un piège à con, une escroquerie. Euh là, à la limite, il n'y aurait pas suffisamment d'actifs pour payer les retraites en répartition. D'accord. C'est ça. C'est ça le discours. Et donc, mais la capitalisation, ça serait ça serait génial. Mais sauf que les actifs vont se constituer un portefeuille d'action.
C'est ça la capitalisation qu'ils devront revendre. Tu vas vite, tu vas vite. Parce que les gens quand on leur parle de capitalisation, les gens qui réfléchissent pas comme nous, tu vois, toute la journée. Là, tu vas prendre des commentaires sur sur YouTube. Donc les gens les gens sincères, [rires] les victimes des escrocs, quand on leur parle de capitalisation tout de suite, ils pensent c'est des sous, c'est de l'argent qu'on met de côté. Sauf que tu mets pas ton pognon dans un frigo. Non non, c'est plus de l'argent. À partir du moment où tu veux en capitalisation, c'est plus de l'argent, ça devient des titres en bourse.
Et donc quand tu vas prendre ta retraite, quand tu seras vieux, si tu veux récupérer ce pognon, va falloir retransformer tes titres en argent. Et là, à qui tu vas les vendre ? Bah, s'il y a une crise à personne, c'est-à-dire que aux actifs du moment. Aux actifs du moment. Et s'il y a pas assez d'actifs pour acheter tes de titres, bah tu es dans la merde pareil. Donc de toute façon, s'il y a pas assez d'argent en répartition, c'est qu'il y a pas assez d'argent non plus en capitalisation. Donc dans les deux cas, il faut rester en répartition.
Et alors Front, il y a un truc qui est génial euh c'est que historiquement et bien c'est le le régime de Pétin en mars 41 qui introduit en France le premier régime par répartition. Et tu sais pourquoi ? Je sais mais dis-le mais parce que parce que parce que les régimes en capitalisation qui avaient été institués avec les les assurances sociales de 1928 1930 sont en quasi faillite et alors c'est très très intéressant d'aller lire la présentation du projet de loi. Donc alors voilà ce qui est écrit dans la présentation au journal officiel hein, on mettra les liens et cetera et cetera.
Euh, [grognement] ils écrivait dans la présentation de cette loi "Lorsque le nombre des retraités croit avec l'élévation de l'âge moyen de la population, le service massif de ces pensions impose un fardeau insupportable aux éléments productifs auquels incomble la tâche du redressement national." H [raclement de gorge] donc te disent bien que bah la capitalisation ça marche pas. Et donc la question, bah évidemment la question c'est pas une question démographique, c'est la question quelle part de la richesse que nous produisons nous entendons consacré au paiement des retraites ? C'est de ça alors pourquoi pourquoi un tel acharnement à nous envoyer vers la capitale ?
Ben justement parce que c'est nous qui produisons cette richesse. C'est notre argent qu'on récupe, tu vois. Et donc là, on est allé rechercher les les les chiffres de Gincé. On vous mettra tous les Alors, les prestations de protection sociale en France en 2024, figurez-vous que pour la vieillesse survie, c'est 426 milliards. Ouais, c'est beaucoup. Ça veut dire que chaque année depuis 194 que chaque année depuis 1946 le monde de la banque, le monde de la finance voit tout ce pollon lui passer sous le nez. C'est ça l'enjeu. Ils vous disent pas qu'ils vont vous payer des retraites. C'est juste comment on capte là les 426 milliards.
Oui, mais oui, parce que c'est insupportable pour eux de voir cet argent qui dès qu'il est ramassé en cotisation est reversé en retraite alors que ça pourrait d'abord passer par la casse banque qui pourrait jouer cet argent sur les marchés et surtout faire grossir. Tu vois, c'est pour notre bien.
Bah oui, parce que tu tu vois parce que on a dit que la regarde les fonds de pension américain je veux dire tu vois ça y va donc mais tu vois bien sur cette question de de la part la répartition capitale travail dans le PIB parce qu'on a dit que la part du travail c'était avait perdu 10 points mais pendant ce temps-là les les les fortunes des des propriétaires des moyens de production [soupir] alors là ça grimpe mais en flèche là je œil sur le sur le graphique qu'on voit et puis dernière chose vous laissez pas parce que ça va être l'enjeu là de de la présidentielle he il parlent que de ça. Il parle que de ça. Donc capitalisation. Alors trop de vieux, trop de vieux.
et et figurez-vous que la Grande-Bretagne qui est quand même un un terrain d'expérimentation euh qui depuis déjà pas mal de temps euh a des fonds de pension, des retraites par capitalisation, et bien le gouvernement euh britannique vient de lancer un un SOS parce que il y a plus de 15 millions de de britanniques bah qui côtisent pas et donc bah donc ils auront peinuts à la retraite et il se retrouvait 15 millions de vieux sans Pogon, ça va être un sacré problème. Tout ça pour dire que si vous si on se bat pas comme des chiens sur cette question, la répartition ce principe là, les escrocs sont les gens qui nous disent il y aura trop de vieux et plus assez de jeunes.
Ça c'est une escroquerie que vous devez que nous devons savoir démonter, expliquer, combattre. C'est faux.
[musique]