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interviewLCI (sur YouTube)· 9 juillet 2026 74 min

Le Grand Dossier – USA–Iran, la guerre relancée : que va faire Israël ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et bonjour à tous, soyez les bienvenus. C'est l'heure de votre grand dossier sur LC. Une émission qu'on a intitulé aujourd'hui Trump cible numéro 1 de l'Iran.

Avec cet enjeu comme ça s'affiche, la sécurité du président américain est-elle menacée ? Regardez il y a quelques instants, quelques minutes en Iran, à Machad, ces images là où va être inumé la Yatolaraining et vous le voyez cette inscription Trump on va vous tuer. Alors Donald Trump qui a dû changer d'avion pour décoller depuis la Turquie car l'air Force One offert par le Qatar et bien n'était pas assez sûr.

Quasiment au même moment, 9 sites iraniens ont été visés par les États-Unis. Des chemins de fer, des ponts, des ports, un Donald Trump qui annonce un déluge de feu sur Teran. C'est parti pour le grand dossier.

Ils sont morts. Ils les ont remplacés, on les a tué aussi. Ils n'arrêtent pas de les remplacer.

Peut-être qu'ils vont mourir aussi. Et peut-être que je mourrai aussi. Parce que je suis leur cible numéro 1.

Ils le disent partout parce que ce sont des ordures. C'est comme ça qu'ils agissent depuis 47 ans. Mais je fais ce qui est juste pour le pays et pour le monde.

Ils doivent être arrêtés. Et voilà pour Donald Trump pour tout comprendre, pour tout décrypter nos invités. Je dois dire un plateau 5 étoiles aujourd'hui.

Le général François Chauvani, consultant géopolitique LCI. Ellisabeth Shepard, Sellam, maître de conférence à l'université de Tour, spécialiste des questions de défense et de sécurité, Michel Scott, grand reporteur à TF1, Guillaume Roquet, directeur de la rédaction du Figaro magazine. Bonjour à tous les quatre, merci d'être avec nous.

Alors, on a assisté, je vous le disais, une nouvelle nuit de frappe intensive sur l'Iran. Donald Trump avait prévenu bilan 90 cibles militaires dans le pays. D'ailleurs, général Chavancier, on va voir cela avec vous.

Si vous voulez bien me suivre, allez-y. Puis je crois que vous avez votre outil indispensable pour qu'on regarde un petit peu précisément et concrètement quelles ont été les ciblebles des Américains. Alors, regardez tout d'abord cette image là.

C'est un pont iranien qui a été en partie détruit par un missile. C'est d'ailleurs la première fois depuis le cesser le feu du 8 avril dernier bien que les Américains s'attaquent, regardez, à une telle infrastructure. Alors, ces tampons ferroviaires situés près de la ville d'Akala sur la ligne de train qui relie l'Iran au Turkménistan tout au nord du pays.

Vous le voyez ici à la frontière. Une autre liaison liaison pardon ferroviaire d'ailleurs a été interrompue. Je vous parlais de la ville de Machad il y a quelques instants.

Et bien c'est cette ligne Teran Machad alors qu'on le rappelle oui le guide suprême doit être inumé dans cette ville. C'est sa ville natale. Tout un symbole général.

Oui tout à fait parce que cette ville-là c'est la seconde ville la plus importante d'Iran. C'est une ville euh religieuse. C'est aussi, comme on l'a vu sur la voie ferrée, une voie ferrée, c'est la plus importante finalement d'Iran en terme de flux de personnel et logistique notamment parce que c'est un lieu de pèlerinage.

Donc frapper cette voie ferrée et cette ligne particulière, c'est un impact psychologique réel sur le pays. Et puis regardons quand même où c'est frappé parce que c'est quand même pas à côté de la flotte américaine par exemple, ni des bases américaines qui sont beaucoup plus par là, hein. Voilà.

Donc c'est une capacité de frappe en profondeur et qui est quand même un signe fort vis-à-vis des du régime des Passes d'Aran. Alors là, nous étions au nord mais le sud aussi a été visé par les Américains. Alors vous allez voir ces autres images.

Voilà qui nous montre des explosions dans le port de Chabar. Précisément on est au sud-est de l'Iran, les Américains qui ont frappé d'ailleurs comme hier notamment le grand port de Bandarabas. Et là nous sommes vraiment à proximité immédiate du fameux des tr d'ormouse.

Oui. Ah ben chab en plus c'était une zone extrêmement je dirait logistique importante. D'ailleurs à une époque donnée, c'est les Indiens qui en avaient tout ou le Pakistanais qui en avait ou l'un des deux qui avait toute la main mise sur l'économie et qui ont d'ailleurs se sont retirés depuis le conflit.

C'est une zone où on exporte beaucoup des produits de l'Iran. Et puis quand même on peut s'étonner que depuis le début de cette guerre, il y a pas eu beaucoup de frappes revendiquées par les Américains dans cette zone. Bah elle est partie.

Bon, ça va revenir hein du D3 d'Ormous. Donc, on est bien dans une situation aujourd'hui le D3 d'Ormo n'était pas vraiment une cible militaire en tant que telle parce qu'il y a pas eu beaucoup de frappes au bilan et on peut s'étonner que ça n'a pas été fait. Voilà, c'est revenu.

Voilà, donc voyez bien. Donc aujourd'hui, l'affirmation de la détermination américaine est très claire. Les sites là où il y a un intérêt économique et militaire parce militaires qui ont été touchées et ben ce sont des cibles légitimes pour les Américains.

Pour répondre, n'oublions pas aux provocations iraniennes. Allez, encore juste un mot sur une autre cible, j'allais dire allez pas des moindres. Ce sont les Iraniens qui l'annoncent, la centrale nucléaire de Boucher et là nous sommes dans le sud du pays.

Encore un symbole général. Oui, tout à fait. D'abord, c'est une centrale nucléaire civile.

Maintenant, c'est une déclaration iranienne. Je vois mal aujourd'hui les Américains essayer de frapper une centrale nucléaire civile. Donc par contre, pour nous, ça nous parle.

Ça veut dire attendez, les Iraniens nous accusent les Américains de faire cela. C'est une atteinte finalement au droit international aussi parce qu'on doit pas dans c'est prévu dans les convention de Genève hein. On ne fera pas les centrales nucléaires civiles et donc mettre ça sur la place publique en quelque sorte.

Les Iraniens accusent indirectement les Américains de crime de guerre potentiel. Allez, vous avez déjà rangé l'ustensile que vous avez que vous avez avec vous Elisabeth chez Partam un symbole de cibler notamment cette dernière information qu'on a appris en fin en milieu d'après-midi la centrale de Boucher ? Alors, je pense que moi je reviens à ce que disait le général, je pense que vous êtes dubitative aussi ou je suis vraiment dubitatif pour l'instant.

On sait qu'il n'a menacer les infrastructures civiles dans le passé et récemment ces deux derniers jours. Mais de là à frapper le centre le centrale nucléaire, je j'ai du mal à le croire. Maintenant, est-ce que les Iraniens sont assez futés pour l'utiliser, enfin pour tourner quelque chose dans leur faveur ?

Bien évidemment. Par contre, pour le le la frappe sur le le réseau ferroviaire à Machad, ça c'est très symbolique. Pourquoi ?

Bien évidemment parce que c'est par là aussi où les funérail passe en ce moment. Et je pense que ça ça par contre c'est intentionnel et très symbolique. Guillaume Roquet.

Oui, moi j'aime bien ce mot symbolique. Je pense qu'il y a un message envoyé par les Américains parce sinon on voit pas très bien l'utilité. Euh il y avait des frappes là tout au nord du pays vers le Turkménistan qui est pas qui est pas une voie d'exportation de l'Iran.

Donc, on peut pas dire que c'est pour bloquer les exportations de de d'hydrocarbure. Jusqu'à présent, les Américains, ils frappaient plutôt au autour du autour du golf quoi, pour essayer de de de dire aux Iraniens, "N'essayez pas de de de taper sur les bateaux parce que parce que nous on réagit et là c'est plus le cas. Là, ils disent on tape partout, on tape sur des infrastructures civiles comme la centrale nucléaire.

C'est une façon de dire aux Iraniens, attention, ce sont pas seulement des escarmouches pour euh essayer de de vous donner plus de bonne volonté pour ouvrir le détroit d'Ormouse. Non, ça veut dire nous sommes prêts à remettre en œuvre une offensive euh d'envergure et ça évidemment c'est une rupture. Je rappelle que le le 17 juin dernier, les Iraniens et les Américains ont signé un protocole d'accord dans lequel ils sont supposés aller vers la paix.

Ça prend pas vraiment le chemin. Michel Scott, quand on voit effectivement ces sites militaires, ces ports, ces chemins de fer, ces ponts, il y a des installations navales, des sites de stockage qui sont aujourd'hui visés. Là, on a un Donald Trump qui va, j'allais dire, qui cible à Touva.

Oui, c'est la reprise d'un d'un dialogue par par missile interp. C'est pas combien de temps il va il va durer encore une fois là on peut pas préjuger de la suite. Moi moi je fais plutôt le pari que ça va pas durer mais voilà après parce que aucun intérêt à ça on sait qu'il a aucun intérêt qu' qu'il il désespère de pouvoir sortir de ce conflit le plus vite possible pour toutes les raisons qu'on connaît politique et économique.

Les Iraniens n'ont pas intérêt à ce que ça dire. Euh en revanche, ils ont intérêt à continuer euh de faire ce qu'ils font, c'est-à-dire à donner le tempo. Euh c'est eux qui sont à l'initiative de ça.

Pourquoi ça a repris là ici ? Parce qu'ils ont tiré sur des navires. Pourquoi ?

Parce que c'est eux qui font la police dans le D3 d'Ormouse. Il y a des navires qui sont sortis du chenal ou de la de la voie maritime ou du tracé maritime qu'ils avaient défini. Et bien c'est eux qui font la police qui les qui qui envoient des coups de semon.

Et les Américains sont euh dans la réaction, ils sont en retard, ils réagissent, il n'y a pas d'anticipation. Euh c'est pas ça qu'il souhaite. Bon, donc moi, je fais pareil que si Galif, par exemple reprend, envoie des messages pour euh reprendre les NGO, euh les Américains vont se précipiter dessus.

Alors maintenant sur les frappes américaines elle-même, sur ce dialogue, enfin sur ces messages effectivement, je tout à fait d'accord, c'est c'est des c'est des messages euh plein de symboles. Euh donc bandearabas, c'est c'est le D3. C'est c'est de là que se contrôle le D3 de toute façon.

Donc là, c'est assez logique. Euh vous tirez de là, nous on vous tire dessus. Euh Machade, c'est pas Machade même he sont quand même pas fous.

On est quand même assez loin. On est assez loin mais enfin c'est l'extrême orient, c'est le Corassan, c'est l'extrême orient. On est à l'opposé du D3. et et du et du golfe Persique là.

Euh ce qu'il y a de plus sacré pour vous, attention, n'est pas et vous le savez, n'est pas n'est pas vraiment sacré pour nous, on le sait depuis le 28 février. Donc donc attention et puis pour ce qui est des infrastructures civiles, en l'occurrence là, les les les voies ferroviaères et les ponts he puis il y a des ponts aussi dans le Golestan, je crois que c'est un pont. Enfin bref, euh bon tout ça c'est du c'est du civil.

Image en direct de Michel de Machad. Oui. Alors ça c'est ça c'est macham même hein.

Effectivement c'est je sais pas combien ils sont des centaines de milliers euh de générail de laatola ramené. Euh voilà ça se termine ce soir hein. C'est l'enterrement dans sa ville natale dans la ville natale de son de son fils Maba aussi hein qui est né à Machad. euh euh cette séquence là se termine ce soir, cette séquence de de 6 jours.

Ben enfin, on a vu que euh la reprise des hostilité qui est un qui est un autre type de dialogue bien sûr hein et bien peut se faire en en parallèle euh sur Boucher juste pour pour finir effectivement ils sont pas tirés vraiment sur le sur les deux réacteurs de Boucher mais enfin et Boucher c'est Carg aussi. Car, c'est patron hein, car l'île de Carc dépend de la préfecture de Boucher la province de Boucher importe. Mais euh c'est euh c'est c'est dire que effectivement euh attention, on on n' pas on n' pas peur d'aller loin dans cette directionlà aussi he bout du compte, il y a quand même crime de guerre si on va jusqu'au bout de la logique.

Donc parce que pour bien comprendre quand on cible justement ces infrastructures, qu'est-ce que cherchent à faire les les Américains ? Est-ce que c'est un un signal et en disant à bon entendeur, salut, vous voyez ce qu'on est capable de faire et on peut aller encore plus loin. Est-ce qu'on espère paralyser une partie du du pays ?

C'est c'est c'est quoi ? C'est tout à la fois à ce stade à mon avis là on reste mesuré hein dans la réponse il y a eu 80 frappes 90 frappes en 24 heures 170 148 he mais mais quand même mais quand même on on a eu plus intense par le par le passéord et on sait les Américains devraient le savoir que ça n'a pas fait plier les Iraniens. H encore une fois dans ce ce dialogue par missile interposé euh au Pentagone et à la Maison Blanche, on devrait savoir que il en faudra plus pour les pour les effrayer quoi.

Généralement. Oui. Alors, d'abord ça veut dire aussi aux Iraniens et à ceux qui les gouvernent que tout enfin l'espace aérien ne leur appartient pas.

C'est qu'aujourd'hui les Américains peuvent frapper pratiquement là où ils veulent. Alors peut-être pas dans le parti nord-est qui est quand même très éloigné. Donc c'est peut-être plus difficile peut-être pour ça d'ailleurs qu' sujet c'est presque hors sujet.

Oui oui tout à fait. C'est une zone il faudrait un ravitailleur en vol en cours de route et c'est peut-être pas très prudent non plus actuellement en peu importe la défense solaire est quand même très fortement amoindrée. Ça, on le sait.

On voit bien que les avions ont frappé comme ils voulaient. Il n'y a rien de détruit. N'oublions pas que depuis le début de cette guerre, les Américains ont perdu euh deux avions plus cinq ou quatre parties fratricides.

Enfin, moins de 10 avions on été détruits. Je parlerai pas de euh du euh du Saint tri et ni des deux cassés enfin des de ravitaill en vol qui étaient sur base mais globalement l'espace aérien est contrôlé par les États-Unis. Ils font ce qu'ils veulent.

Maintenant effectivement, je suis d'accord avec vous, la solution militaire n'est pas la bonne solution dans la mesure où en face il y en a des gens qui ne cèderont pas. N'empêche que pour l'instant ils sont au point de ne pas céder, c'est ne cède sur rien. Donc il y a un moment donné, qu'est-ce qu'on fait ?

Et c'est vrai que la vraie question, que va faire Trump après avec des gens qui ne veulent pas se céder et qui ne met remettent pas en cause leur revendication en terme de négociation. Et pendant ce temps Ellisabeth, on a des Iraniens qui repostent aussi face à ces attaques américaines. C'est on vise, j'allais dire comme à l'ordinaire ou à l'habitude, on vise aussi les pays du golf que ça soit le Kuwait ou Bahrain par exemple.

Bah et si j'ai bien compris, les Jordaniens disent avoir intercepté des missiles. On peut imaginer et en Israël aujourd'hui et et hier, il y avait cette inquiétude que il commence à viser de nouveau bien évidemment Israël aussi. Et justement, allez, allez-y Guillaume.

Oui, je disais qu'il y avait aussi le le le Qatar sur lequel il y a une frappe. Alors, semble-il assez symbolique, mais le Qatar est quand même un médiateur dans ce de ce conflit. Améainère pasut d'ailleurs sont pas capables de les faire mais c'est assez étonnant quoi.

C'estàd que c'est vraiment comme si aucun des deux ne voulait donner des signes de bonne volonté avant de commencer vraiment les négociations. Alors un des autres, j'allais dire acteurs de ce conflit, vous le citiziez à l'instant Elizabeth, Israël, États-Unis, Iran, Israël, on rejoint Betsabé Salem, notre correspondante TF1 LCI. Bonjour Betsabé.

Euh, on le voit depuis maintenant quelques heures, quelques jours, les avions ravitailleurs américains qui commencent à retourner au Moyen-Orient. Oui, tout à fait. Alors, déjà, on rappelle que sans ces ravitailleurs, c'est difficile de mener des opérations à longue distance.

Donc, il permet aux chasseurs d'opérer longtemps et loin, l'occurrence en l'occurrence en Iran. Alors, à la signature du mémorandum d'entente entre Washington et Teran, on a observé que ces ravitailleurs américains qui étaient postés dans la région revenait vers les bases américaines en Europe. Et bien, on constate ces deux derniers jours le mouvement inverse avec beaucoup d'avions habitailleurs américains qui reviennent vers le Moyen-Orient.

Pourquoi ? parce que tout simplement le SENCOM, les États-Unis se préparent à un scénario selon lequel et bien les opérations en Iran duraient pourquoi pas plusieurs semaines. À noter qu'à l'aéroport de Benouron, vous savez ces derniers mois, il y avait des centaines et des centaines ravitailleurs et bien 50 % de ces ravitailleurs ont été déployés dans d'autres endroits sur la demande de l'aéroport parce qu'il ne pouvaient plus fonctionner.

Cela dit, on faut on peut souligner deux choses. D'abord, qu'il y a encore beaucoup de ravitailleurs à Bengion et ailleurs en Israël et que les ravitailleurs américains qui ont quitté l'aéroport ne sont pas allés très loin. C'est ce qu'a souligné le directeur de l'autorité aéroportuaire.

Sababé, les sirènes une nouvelle fois ont retenti aujourd'hui. Est-ce que Israël finalement est prêt à rejoindre les Américains dans leur campagne de frappe ? Est-ce qu'Israël se prépare à une reprise des combats ?

Oui, d'ailleurs ces dernières heures, de plus en plus de responsables confient au médias ici qu'en fait Israël n'attend que le feu vert de Donald Trump, que ça représenterait pour Israël une opportunité de pouvoir frapper directement en Iran. Vous savez, l'armée israélienne ces dernières semaines a préparé des listes de cibles et notamment, on insiste ici, des cibles énergétiques en Iran, pourquoi pas des éliminations ciblées. Tout cela étant dans le but, vous savez, d'affaiblir le régime iranien.

Cela dit, la plupart des experts ici considèrent que Donald Trump préfère garder le contrôle de cette escalade. Ce qui est sûr, c'est que l'armée ici est en alerte maximale avec des avions armés prêts à s'envoler pour attaquer l'Iran et une armée qui est prête aussi en défense. Pourquoi ?

Parce qu'il est aussi possible que Teran décide d'attaquer le territoire israélien. Merci beaucoup pour toutes ces précisions Betsabé Salem depuis Israël. Michel Michel Scott là Israël est dans quel état d'esprit ?

C'est-à-dire prêt à reprendre mais surtout prêt à nouveau à vouloir en découdre avec l'Iran ? Je crois en tout cas pour le gouvernement israélien pour le gouvernement Netaniaou pour Benjamin Netaniaou lui-même le scénario qu'on a vu se se développer là ces toutes dernières semaines n'était pas celui souhaité. Donc le job n'a pas été accompli, n'a pas été fait, n pas n'est pas terminé, loin de là, au contraire.

Euh donc les véléités finalement de négociation américaines qui leur ont été imposées, hein. On sait que c'est c'est comme ça que ça s'est passé. Ça ça s'est fait même dans leur dos à un moment donné.

Euh tout ça n'a pas plu évidemment du du côté de de Netaniaou. Donc il y a quand même eu un accord finalement sur le sur le Liban. Mais la menace puisque c'est ça les fondements de cette guerre de ce conflit, la menace existentielle pour pour Israël c'est c'est même ça la vraie raison. beaucoup plus qu'une menace sur les États-Unis.

On a bien compris qu'il y avait pas de menace sur les États-Unis. Donc c'est c'est ça et qui peut se justifier, hein. Ça ça s'explique et c'est très bien compris quand on on voit la position israéliene.

Bah cette menace, elle existe toujours. Elle existe toujours. Donc euh donc il y a peut-être la volonté de de voir effectivement cette ce protocole d'accord, cette phase de négo aboutir à rien.

Et effectivement une reprise de une reprise de la guerre. Je rajouterai à ce que disait Michel Scott que c'est pas simplement le gouvernement quand ça a été signé et avec tout ce qu'a pu être dit par le gouvernement américain contre Israël notamment notamment de Van la l'opinion publique israélien est vraiment inquiet sur cette menace existentielle plutôt contre cet préacord ou memorandum et toute l'opposition et on est dans une année électorale où effectivement ça joue beaucoup Neteniaou traîne un peu dans les sondages donc il le sait très bien et toute l'opposition est plutôt pour une reprise parce que il y a cette impression que cette mémoire est à leur dépend. On a beaucoup entendu et on vous le raconte ici bien évidemment sur LC c'est ces passes d'armes en tout cas ces mots échangés entre Donald Trump et Benjamin Netienahou.

Est-ce que là on pourrait avoir un un premier ministre israélien qui décide d'y aller tout seul go sans attendre un président américain ou alors il va devoir oui obéir entre guillemets au désidérat Game Reoquet de Donald Trump. Bah, ce qui est sûr, c'est que Netaniao était pas satisfait des modalités du protocole d'accord qui, je vous rappelle, incluait Israël en disant Issraël ne frappe plus, y compris au Liban. Et et c'est vrai que le l'accord entre l'Israéliens et les Libanais dont parlait Michel Scott, le la première réaction du esbola iranien, ça a été de dire on n'accepte pas le le programme de démantellement qui est prévu.

Donc en fait, moi je vois pas Netaniaahu avoir une une action d'offensive, une action d'envergure pardon, sans l'accord de Donald Trump, ne serait-ce que parce que militairement les Israéliens sont quand même assez dépendants des Américains. En revanche, l'idée qui ait des des des petites actions y compris au y compris au sud Liban, ce qui est une façon de dire bah regardez, comme les Iraniens ne respectent pas le le protocole d'accord puisque il continuent notamment à frapper sur les les bateaux qui passent en tr d'embous et ben nous on continue aussi comme si ça remettait entre guillemets les compteurs à zéro pour redonner des marges de manœuvre à Israël. Vous avez commencé à l'évoquer Michel sur la durée.

Combien de temps tout cela pourrait euh durer ? écouter la la mise au point du vice-président des États-Unis. Ce que les Iraniens doivent comprendre, s'il tentent de bloquer le D3 d'Ormous, l'armée américaine répliquera.

C'est aussi simple que cela. Soit ils s'y conforment, soit ils subissent exactement ce qui leur est arrivé la nuit dernière. La situation se répétera tant qu'ils n'auront pas rouvert ce passage et cessé de tirer sur les navires.

Voilà pour les propos de J Events. Regardez aussi euh déclaration d'un officiel américain au médias, vous le connaissez Axios, la reprise des frappes qui pourrait durer 1 2 jours voire 1 mois. Flou total général.

Bah ça dépend du résultat. Ça veut dire simplement que les Américains n'ont pas l'intention de baisser la garde face aux provocations iraniennes. Mais je dirais que c'est pas on en par on en parlait il y a quelques instants.

Mais est-ce qu'il y a quelque chose de bien établi ? Un un scénario, j'allais dire écrit ou alors c'est c'est c'est c'est une chimère, c'est un rêve absolu de se dire qu'on peut donner un jour A fin, un jour C. Euh non, ça veut simplement dire que les Américains sont prêts à mettre le les moyens qu'il faut avec le temps qu'ils étimeront nécessaires.

Donc en fait euh les Iraniens doivent s'attendre s'ils ne comprennent pas à se faire bombarder peut-être tous les jours et peut-être pour plusieurs semaines ou plusieurs mois. Michel, on voit dans toutes ces déclarations, celle de Van à l'instant et toutes celle de Trump globalement que du côté américain, on âge en plein kiproco depuis le début. Ils s'adressent aux Iraniens et au monde comme s'ils étaient les vainqueurs et qu'ils attendaient que les les Iraniens ayant déjà capitulé d'une certaine façon se se conforme aux règles désormais dictées.

Qui proco total puisque les Iraniens pensent exactement l'inverse. que c'est eux qui sont sortis vainqueurs de cet affrontement jusqu'à présent par leur simple résilience et le fait qu'ils sont encore là, que les buts de guerre ont été complètement raté par la partie occidentale et que c'est eux qui ont des exigences. C'est eux qui ont des exigences et qui imposent des conditions.

Et la la condition numéro 1 à ce stade sur le D3 d'Ormous, c'est qu'encore une fois, c'est eux qui doivent le gérer. Donc il est hors de question de vue iranien. Évidemment, si on finit par arriver à leur tordre le bras, bon, il y aura un principe de réalité, mais de revenir à la au statut cour hanté avant la guerre, c'est-à-dire une voie voilà navigable et cetera qui peut constituer pour eux d'ailleurs en fait une une menace.

Donc ils font la police. Guillaume Ellisabeth. Oui.

Moi je je suis pas militaire et encore moins américain, mais je me demande ce qu'ils peuvent faire de plus les Américains que ce qu'ils ont fait en pure perte pendant 2 mois. euh ouais de 2 mois et demi même. C'est c'est il y a eu des milliers de frappes euh ils ont ils ont mis trois portes-avion et et le régime n'est pas tomber.

Alors les les menaces de JD Fen tu vois pas très bien comment il peut les mettre à exécution. Alors certes, il peut faire un contreblocus du détroit d'ormouse. Enfin comme l'objectif c'est de le libérer, je vois pas trop l'utilité et c'est ce qu'ils avaient déjà prétendu faire.

Absolument. Ouais. Donc c'est pour ça que moi je suis assez d'accord.

Il y a beaucoup de de menaces et de et de et de frappes symboliques, mais je vois pas très bien l'utilité de reprendre la guerre. Al deux choses et la les gesticulations constantes de Jelly Vans euh la Oui. vis-à-vis des Iraniens aussi en interne parce que quand ils ont signé cet accord, il y avait énormément enfin il s'est quand même engueulé avec des sénateurs républicains qui disaient "Mais c'est mais c'est quoi ?" Enfin, vous vous avez un peu capitulé voir beaucoup, il y a eu énormément de de on va dire réticence de la part de ses propres partenaires dans son propre parti.

Donc aujourd'hui, Jelly V qui est le visage de de de tout ce débacle, vous entendez pas Marco Rubio, faut le dire. Pourquoi ? Parce qu'on on pense au présidentiel de 2028, mais JD V doit le vendre, doit le vendre en interne à sa propre base parce que il pense aussi au présidentiel.

Le côté interne est quand même très important aussi pour eux. Alors justement, on va rester, si je puis dire, d'une certaine manière, aux États-Unis, bientôt 17h10 dans votre grand dossier sur LCI. Donald Trump qui a préféré jouer la carte de la sécurité.

Oui, alors qu'il devait embarqué à bord du Boeing 747 offert par le Qatar pour quitter le sommet de l'OTAN, bien il a opté pour le traditionnel Air Force One pour des raisons de sécurité. J'accueille le général Jean-Paul Palomeros, venez. Général, ancien commandeur suprême de l'OTAN.

Merci d'être avec nous. Trump, cible numéro 1 de l'Iran, je vous le rappelle, c'est le thème de notre émission de ce soir. Juste avant de me tourner, si je puis dire, vers vous, général, je vais rejoindre Camila Campusano pour avoir les explications, j'allais dire et le détail de ce qui est arrivé de cette histoire, de cette affaire d'avion.

Camila, que c'est-on exactement ? Alors, je pense que le plus parlant, ce sont les images. Regardez, vous voyez bien, on parle de deux avions différents.

Euh, d'un côté, vous voyez le tout nouvel appareil flamban. Et puis euh de l'autre, et bien c'est l'ancien Air Force One. Alors, vous le disiez hein, Donald Trump a dû prendre celui-ci, l'ancien appareil euh pour quitter Ankara euh au lieu du nouvel appareil.

Je rappelle quand même qu'il est arrivé Enkara à bord du Boeing Flamban 9. Donc, ça peut quand même tout de même surprendre. C'est un Boeing qui avait été offert par le Qatar.

Souvenez-vous, c'était il y a quelques jours peel. On parle d'un Boeing 747 et on peut dire que Donald Trump ne manquait pas des loges. Il n'y en aura plus jamais d'autres comme celui-ci.

Il est vraiment unique. Il est considéré comme l'avion le plus luxueux au monde. Quand il a été construit, il a été construit à un niveau que l'on ne reverra probablement jamais.

Bon, tout a l'air parfait, Camila. Et pourtant, on a un Donald Trump qui ne reprend pas son avion flambuf. Exactement.

Les services secrets, figurez-vous, seraient peut-être intervenu. En tout cas, c'est ce que dit le New York Times. Ils auraient demandé à Donald Trump de ne pas prendre ce nouvel avion, un changement d'avion s'est déroulé tout de même par la suite au Royaume-Uni sur une base militaire comme vous le voyez ici.

Finalement, Donald Trump monte à bord de son nouvel appareil. Alors, la première question, c'est est-ce que cet arrêt au Royaume-Uni était prévu ? Donald Trump dit sur les réseaux sociaux qu'il voulait simplement profiter pour aller honorer ces courageux militaires américains.

Mais derrière tout ça se pose surtout la question de la sécurité. Vous vous en doutez. Est-ce que Donald Trump, on s'en souvient, a mis la pression au Qatar pour avoir son appareil le plus rapidement possible.

Certains responsables s'en inquiétaient déjà à l'époque. Est-ce que du coup ils ne sont pas allés trop vite au détriment de certaines mesures de sécurité comme les systèmes de défense antimissile par exemple ? En tout cas, Donald Trump plus s'est montré plutôt rassurant à bord de l'avion.

Ensuite pris. C'est une question effectivement qu'on peut se poser. Merci beaucoup Camila.

D'ailleurs, général Palomeros, est-ce que là on a un nouvel appareil, celui offert par le Qatar qui est incapable en fait d'assurer la sécurité du président américain ? C'est aller vite en besogne parce que entre les soucis et les préoccupations des services secrets qui vont voir jusqu'au boulon de H si vous voulez si c'est bien vissé et cetera et cetera, ils sont très exigeants. Ils ont raison hein, c'est pas tout c'est leur métier et puis c'est quand même le président des États-Unis.

C'est c'est vrai chez nous aussi. Mais il est clair que là on rentre dans un un domaine qui est très intéressant parce que c'est l'évolution finalement des avions modernes qui sont des avions au sens propre du terme mais qui sont aussi des logiciels volants. Ce qui veut dire que les constructeurs d'avion aujourd'hui sont des experts en numérique.

Pourquoi ? parce qu'il faut qu'ils assurent que c'est ce sont des commandes électriques. Tout ce qui est navigation, toutes les fonctions quelque part demandent une alimentation numérique, des données et cetera et il y en a beaucoup dans l'avion, des enregistreurs de vol, des enregistreurs dans tous les sens.

Donc ce qui veut dire que il peut y avoir par malveillance l'insertion d'un d'un virus en amont qui n'est pas forcément qui est rémanent comme on l'a vu dans d'autres domaines comme la télécommunication et là qui peut être qui peut-être ravivé à un moment ou à un autre et comme cet avion vous l'avez dit a été introduit très rapidement je pense qu'ils n'ont pas eu forcément tout le temps pour débugger c'est c'est long quand vous construisez l'avion c'est un peu plus simple parce que vous construisez vous-même votre système système d'information quand vous en recevez un comme ça et aussi important aussi stratégique vous dites bon alors il y a peut-être après ça les systèmes qui permettent effectivement d'une manière active de se protéger contre les missiles et cetera, les les récepteurs. Donc vous voyez il y a il y a peut-être une petite défiance mais elle est légitime. S'il y a un doute, il faut pas qu'il y ait de doute.

Ils sont plutôt dans cette logique là. Ça veut pas dire que l'avion du Qatar est mauvais ou mais voilà bah ils ont fait l'échange et puis tout s'est bien passé quoi. Ce sont c'est le New York Times Times pardon qu'on on le disait qui révèle que les services secrets sont à l'origine de cette demande.

Il faut faut pas prendre à la légère, c'est normal, c'est logique ça. Ça serait je pense qu'il en serait de même chez nous si on avait le moindre doute. Nous nos avions présidentiels, on les fait nous-même entre guillemets.

On les confie les sociétés françaises ou européennes. On est en toute confiance mais ça veut pas dire la confiance n'est que j'ai pas le contrôle. Il y a les services compétents qui passent derrière et je peux vous dire qui testent grandeur nature tous les logiciels et toutes les fonctions de l'avion.

Michel euh normalement c'est ils sont tous les deux Air Force One hein. Air Force One c'est l'avion dans lequel voyage le président américain. Donc le premier quand il était dedans et le voilà ils sont Air Force One n'est pas n'est pas forcément celui qu'on a vu.

Celui qu'on a vu effectivement. Est-ce que c'est une image Ellisabeth qui fait tâche j'allais dire pour le président des États-Unis ? Oui.

Alors, ça faisait déjà tâche même aux États-Unis l'idée d'accepter alors en soit c'est fabriqué américain, c'est un Boeing donc mais mais accepter alors pour des raisons juridiques, il y a beaucoup de questions autour de ce ce cadeau qui l'emporterait a priori après sa son mandat. Donc ça fait beaucoup causer aux États-Unis. Ah moi, j'ai beaucoup échangé avec des membres de des la communauté des renseignements qui disaient qu'il faudrait au moins 1 an pour pouvoir non seulement avec les logiciels mais aussi tout ce qui est mouchard.

On parle pas simplement de peut-être le détourner mais aussi toutes les informations, tout ce qui est donné euh de sécurité nationale qui pourrait fuiter visà vers des des ennemis. Donc il y a quand même beaucoup enfin ça passe aussi aux États-Unis pour quelque chose d'assez ridicule euh alors que euh on va être honnête, le président des États-Unis n'avait pas besoin de demander au Qatar un autre avion. Depuis euh Washington, Sonia Dridi.

Bonjour euh Sonia, euh vous êtes la correspondante pour TF1 et LCI. J'allais dire après euh cette information, question toute simple, comment on réagit et qu'est-ce qu'on en dit euh sur place de ce changement en quelque sorte d'avion par mesure de sécurité en urgence pour Donald Trump ? Oui, c'est un changement qui a évidemment étonné, notamment les correspondant à la Maison Blanche qui suivent très régulièrement le président américain dans ses déplacements.

Il y a eu ce changement d'avion, vous l'avez dit, Donald Trump est arrivé avec le Boeing offert par le Qatar. en Turquie et il est reparti au départ avec son ancien entre guillemets Air Force One et aussi les journalistes qui étaient dans l'avion. On leur a demandé de remonter les hublot une fois qu'ils avaient décollé.

Donc ça aussi c'est très inhabituel. Euh Donald Trump au départ a expliqué que euh ce changement d'avion, c'était surtout pour euh montrer ce magnifique appareil aux militaires américain sur euh les bases euh américaines. Euh mais ensuite dans l'avion, lui-même euh a laissé s'entendre qu'il était euh la cible de l'Iran.

Il a même dit aux journalistes, euh si moi je tombe, vous tombez aussi. Donc, il faudrait peut-être changer de métier. Vous l'avez dit aussi selon les Secret Services et bien enfin les Secret Services ont fait cette demande pour des raisons de sécurité et beaucoup avancent que Donald Trump était très pressé d'avoir ce nouvel avion offert par le Qatar et et bien qui ne dispose pas de toutes les technologies dont disposerait son ancien Jet, le Air Force One. notamment Margy Gu Aberman qui a écrit ce livre régime Change sur la la Maison Blanche, sur les coulisses de la Maison Blanche qui avec un son co-auteur et bien a décrit les conversations qu'elle a eu avec des sources qui lui disaient que Donald Trump était trop pressé d'avoir ce nouvel avion et que donc toutes les technologies ne seraient pas n'auraient pas le temps d'être mises en place en concernant les capacités de défense.

Donc voilà, il y a selon Donald Trump des une menace iranienne et tout à l'heure un porte-parole de la Maison Blanche a simplement dit et bien que il y avait toujours une une menace qui planait et que en effet et bien Donald Trump pourrait être la cible des Iraniens. Merci beaucoup Sonia Dripuis Washington. Un mot encore Guillaume Rocket sur sur l'avion.

On se souvient que quand il le Qatar avait dit euh "ça j'offre un avion". Alors, on sait plus trop si c'était aux États-Unis ou au président américain plus particulièrement. On avait dit "C'est le caprice de Donald Trump." Bon bah certains disent "Bah voilà, caprice" et on voit les conséquences aujourd'hui.

Oui, mais moi je me souviens vous aussi sans doute de la satisfaction de Donald Trump quand l'avion avait été livré. On en a vu des extraits, il expliquait que tout avait été sécurisé, qu'on avait changé tout ce qu'il fallait, qu'il avait été entièrement démonté et remonté. C'était apparemment suffisant pour pour aller jusqu'au jusqu'au sommet de l'OTAN, mais pas pour en pour en revenir.

Euh moi, la seule explication que je vois, c'est que il y a eu une augmentation de la menace entre les deux, ce qui ce qui n'est pas très bon signe euh sur le sujet qu'on traitait précédemment, c'est-à-dire les négociations autour de la autour de la fin de la guerre en Iran. Alors, menace à l'encontre du président américain, bah tiens, candid directement Donald Trump. Aveziez-vous connaissance d'une menace de l'Iran contre Air Force One ?

Je suis constamment menacé. Je suis en tête leur liste avant vous. Mais si je disparais, c'est à votre tour, n'est-ce pas ?

Alors, peut-être que certains d'entre vous devraient envisager de changer de métier. Voilà pour Donald Trump. Ça nous fait sourire ici en plateau avec sa sa remarque.

Mais effectivement, général Palomeros, est-ce qu'aujourd'hui le président américain sa sécurité est réellement en danger ? menacé par l'Iran. Bah, écoutez, les Américains, les Israéliens se sont pas privés de détt en quelque sorte le pouvoir iranien.

Je vois pas pourquoi les Iraniens ne se donneraient pas ce luxe si on est loin, enfin ça c'est du scénario fiction, mais après tout, le monde est violent, le monde est ainsi fait. Je pense que ça ça les retiendrait pas plus que ça mais ils en verraient pas forcément l'intérêt donc euh parce que évidemment ça ça créerait un tel remou que là je pense qu'il s'emporteraiit plutôt plus mal. Donc à leur place je le ferai pas.

Alors juste deux choses. Il y a une fat depuis l'élimination de Solimani et surtout pendant la campagne, c'est Joe Biden lui-même qui a prévenu les Iraniens qui avait a pri il a prévenu le peuple américain qui avait a priori un complot iranien pour éliminer Donald Trump et il a prévenu les Iraniens. Si vous le faites, c'est une déclaration de guerre d'éliminer un président américain.

Donc c'est pas la première fois certainement avec les conditions et le contexte actuel ça c'est encore plus quelque chose que les Américains en tout cas envisagent. Après, il y a quand même un truc bizarre, c'est que on a dit et répété, le général Chované nous le rappelait tout à l'heure, que les Américains avaient la maîtrise du ciel en Iran, que la défense antiaérienne iranienne avait été mise mise par terre par les frappes américaines et israéliennes. Donc alors c'est vrai qu'un Box 747, peut-être que c'est plus gros, que ça va moins vite qu'un avion de chasse que donc c'est plus facile à atteindre mais ça sera quand même un peu paradoxal qui est cette menace là alors même que les Américains ont la maîtrise du ciel en Iran. général.

Chouvan, si le degré de menace euh est de plus en plus fort, est au maximum. Alors, je sais pas si au maximum mais moi je partage ce qui a été dit tout à l'heure, c'est la menace a priori était rendue était plus crédible que de ne l'était avant. Donc, il y a des mesures de précaution qui ont été prises.

Alors, maintenant, je remarquai quand même que New York Times met ça un petit peu en exerg. Alors, effectivement, on peut se poser des questions. Pourquoi le fait-il ?

Parce que les mesures de sécurité, c'est normal. Donc à la limite on avait pris un moyen inhabituel pour répondre à la question. Euh pourquoi pas ?

Mais d'un autre côté, rappelons-nous quand même que le secret de service et c'est la version officielle à toute autorité sur le président des États-Unis pour dire votre sécurité est menacée. Donc voilà ce que nous allons faire. Donc maintenant après il y a l'habillage de communication par Donald Trump, ce qu'il fait depuis le départ.

Michel, la menace est pas forcément immédiate et je crois qu'il faut dissocier les les cris de de haine, les appels au meurtre qu'on voit dans les foules rassemblées à Machade actuellement, les appels à la vengeance, ce qui ce qui est quand même un classique hein, je veux dire des des effigies de de représentants américains pendus comme ça au cour dans une foule, ça fait quand même quelques décennies qu'on les voit à Terran ou ailleurs ailleurs dans Trump, on va tuer Trump. Voilà. Bon voilà donc ça c'est alors là c'est c'est plus gros, c'est plus c'est assez ostentatoire mais ça c'est une chose faut pas confondre ça avec des des projets concrets qui par ailleurs peuvent être foumentés c'est vrai et pas pas foumentés en l'espace de quelques jours, quelques semaines fato combien d'années c'est exactement donc ça dure ça court éternellement finalement et et après il est facile relativement facile dans leur cohérence à eux de justifier quelque chose qui n'est que la réponse finalement du berger à la bergère.

Donc ça ça ça je et je sais pas si c'est vraiment Air Force One qui se révisais dans ce cas-là. Vous avez quand même une multitude dans le terrorisme dans l'histoire du terrorisme d'État iranien si vous voulez. Il y a il y a quand même ou autre d'ailleurs, il y a d'autres moyens pour via des intermédiaires et cetera et la manipulation d'esprits faibles pour attenter à la à la vie de quelqu'un.

Bah c'est ce que j'allais dire. J'allais dire c'est ils ont pas besoin des missiles iraniens. On a vu les les les milices iraakiennes, on a vu dans le passé euh bon puisque vous appelez des esprits faibles, bon en tout cas des proxies qui agissent au nom euh de l'Iran parfois sans le savoir.

C'est ça. Parfois sans le savoir. Il y a de façons de d'atteindre le président américain ou en tout cas de tenter.

Oui. Général Palomérose, vous voyez acquisser à ce que disait Ellisabeth sur bah ils n'ont pas besoin dans pas le missile iranien. Oui, enfin c'était pour peut-être étayer un peu l'affaire de la défense anti-aérienne.

Quand on dit que la défense antiaérienne iranienne est est est faible et en tout cas ne gêne pas ni les am ou n'ont pas n'a pas gêné les Américains et toujours d'ailleurs ni les Israéliens quand ils ont attaqué. Ça veut dire que globalement euh les avions de combat qui pénètrent sont euh soit au-dessus de du rayon d'action, mais les systèmes euh les plus dangereux ont été éradiqués. Mais euh par exemple, il y a 30 drones Reaper, hein, c'est les drones de surveillance qui ont été abattus.

Bien sûr qu'il y a toujours une menace, il y a un hélicoptère qui était abattu, on peut on peut jamais dire. Mais là, c'est pas du même ordre parce que Trump d'abord il est pas sur le il est pas dans il vole pas dans le ciel iranien même à proximité. Donc c'est pas comme ça que se produirait à mon avis et puis pardon le Air Force ne vole jamais seul je crois.

Non, il est quand même escorté. Il est toujours escorté. Il est toujours escorté.

C'est pas non moi je réagis un peu aux images d'un seul coup parce qu'il y a peut-être une autre hypothèse l'hypothèse de dramatiser finalement cette mise en sécurité de Donald Trump en regardant justement ces foules. On dit on veut tuer Trump et peut-être qu'il y a eu une opportunité saisie par je dirais le service com peut-être de Donald Trump pour dire vu qu'on menace notre président on va marquer le coup en disant oui il y a une menace réelle et peut-être qu'il y a une instrumentalisation par la communication américaine. Hypothèse qu'on retient 6e et dernier jour des funérailles du guide suprême Alaméney.

Ce sont ces images que vous voyez en direct de Machad. C'est la ville natale de Ramée. Il y est né en 1939.

Nous sommes au nord-est de l'Iran. Et là, les images que vous voyez, c'est cet avion de chasse qui escorte l'avion dans lequel se trouve le cercueil de Layatola qui venait provenait d'Irak en direction donc de cette ville de Machadest de l'Iran. il sera inhumé au sanctuaire de l'imam euh RA.

C'est une ville sainte du chisme, cette ville de Machad là. Michel Scott, quel message avec notamment ces foules ? parce qu'on nous dit voilà, il y a on a répondu une partie de la population en tout cas a répondu à au messages qui avait été envoyés notamment par le pouvoir iranien par des proches de l'ayatola et en même temps vous avez d'autres par le biais de reportage d'autres populations qui disent "Ah bah nous on s'y rend pas et au contraire on fuit." Oui mais c'est une question fondamentale pour quand on essaie de comprendre les rapports de force en Iran.

Je crois que une erreur qui a été commise par beaucoup peut-être à Washington aussi, c'était c'était de croire que euh il y avait un régime, une bande de d'enturbanais d'Aatola et puis il y a le reste de du peuple. C'est de la même manière c'est une erreur de croire que tous ces gens que vous voyez là, ces centaines de milliers de personnes et et des millions depuis le début de la semaine ont tous amené ont été tous amenés par dans des bus si vous voulez et ont tous été payés pour être là. C'est fondamental.

Il y a il y a des quelle est la proportion d'opposants réel en Iran ? C'est parce que parce que elle existe cette opposition, elle est muselée. Euh vu elle s'est fait massacrer juste avant le conflit.

Elle existe. Mais quelle est sa proportion exacte ? On a du mal à savoir inversement quelle est la proportion de ceux qui qui soutiennent.

C'est quand même des millions de personnes. Moi le premier jour je crois du conflit ici je rappelais que la simple milice des basis, on parle d'une milice entre 4 et 10 millions de personnes. Donc je veux dire sur 90 millions d'habitants et je parle que de ceux qui brandissent la matraque hein.

Donc imaginez les familles, les autres, les proches et cetera. Donc un soutien le soutien au régime il est il existe et il a été tiré une balle dans le pied. Il a il s'est renforcé ce soutien et mécaniquement depuis le début de la guerre.

Alors, démonstration de force du régime et ses images euh pour euh l'inumation et le 6e jour des funérailles de la Layato, la Ramene, on va prendre la direction tout de suite euh de l'Iran où nous attend le correspondant de France 24 et RFI, Siavoch Gazi. C'est une foule immense qui se qui s'est réunie depuis ce matin dans la ville de Machad. Comme vous pouvez le voir, laamen doit être enterré au loin, si vous pouvez le voir au loin dans le dans le mausolé de l'imam Reza.

Une foule très importante, compacte qu'on voit ici après les foules qu'on a vu lundi à Teran lors des funérailles nationals. 20 millions de personnes à tel point que l'agence a dû recourir à des photos satellitaires pour couvrir toute la foule. Ensuite des millions de personnes dans la ville de Com euh et ensuite des millions de personnes en Irak à Karbala et Nadjaf.

Et là encore plusieurs millions de personnes pour un dernier revoir à l'école Aliam dans cette ville. Comme vous pouvez le voir, il y a énormément de monde comme vous pouvez le voir un peu partout donc sur cette avenue, cette grande avenue de de qui traverse Machad et et la seule chose population demande désormais c'est une seule chose c'est kill Trump. On voit beaucoup de euh de de slogans dans ce sens-là.

Les gens disent lancent des slogans pour dire on veut pas de négociation. La seule chose qu'on veut c'est la tête de Donald Trump. C'est désormais le slogan qui devient qui est repris par la foule un peu partout en Iran.

Si Gazi, on prolonge le débat qu'on avait entamé avec vous Michel sur ce régime Guillaume Roquet. Est-ce que c'est un régime aujourd'hui qui est soutenu ou par le biais de cette démonstration de force et de ces images qu'on voit ce régime est ressoué ? Bah en tout cas, ce qui est sûr, c'est que il y a des foules considérables pour cet enterrement.

Des foules qui sont très très mobilisées. Elles brandissent ce drapeau rouge. Ils sont pas devenus communistes les Iraniens.

Mais c'est la couleur de la couleur de des martyres et la couleur de la vengeance euh chez les chez les chiites. C'est très difficile parce que parce que il y a pas il y a pas vraiment d'élection démocratique. C'estement qu'on puisse dire en Iran.

En tout cas, il y a une chose qu'on peut constater, c'est que malgré les frappes contre le pouvoir en place, malgré la décapitation des dirigeants, malgré les espoirs israéliens et américains, il y a pas eu de révolution populaire en Iran. Donc est-ce que c'est parce que le l'opposition n'en est pas capable parce qu'elle est pas armée, parce que elle est trop pour chasser ou est-ce que c'est parce qu'elle est pas assez forte ? Je ne sais pas.

En tout cas, le régime a tenu, il a résisté au plus terrible des crash tests qu'on pouvait imaginer euh avec l'ampleur de l'offensive américano-israélienne. Général, le régime tient toujours. Oui.

Oui. Il en aurait fallu plus pour qu'il tombe, hein, visiblement. Donc d'ailleurs personne finalement n'avait fixé enfin dans dans l'entourage de Trump ce changement de régime comme un objectif clair.

Ça ça a un peu vaouillé si m'excuser l'expression mais très rapidement ils sont rendus compte que la seule manière de changer de régime comme ça avait été fait finalement avec Saddam Hussein c'était d'y aller c'estàd de faire la guerre. Un jour, on regrettera peut-être de pas leur en fait. C'est dans l'histoire en se disant euh on avait une chance mais évidemment c'est au-dessus.

Je crois qu'aujourd'hui c'était pas du tout c'est autre autre temps autre murce qu'on a fait en 91. C'était pas à l'ordre jour cette fois-ci. Ellisabeth euh est-ce que l'autre partie de la population peut-être qu'on ne voit pas euh sur ces images, celle qui euh n'est pas en accord du tout avec le le régime, qui a fui euh qui dit "Bah regardez, ça c'est une mascarade de la part euh du régime.

Est-ce qu'elle a les moyens à un moment donné de se faire euh entendre ? C'est ce qu'on avait dit au moment du déclenchement de la guerre. Il y a possibilité.

Les États-Unis avaient dit, "Vous allez voir ce que vous allez voir, ce que racontait Michel, ce régime, allez hop !" Et et là bah c'est des grandes oubliées notamment des Américains. On se rappelle quand même de ce message de Trump.

L'aide arrive, l'aide n'arrivait absolument pas et et c'est très problématique en cette ce régime, il y a il y a certainement une grande partie de l'opposition mais qui ont peur. Le régime continue même sous les bombes, même depuis le début de la guerre à pendre des gens des grrues à à prendre des gens dans la rue et et ils disparaissent. Il faut pas penser que ça s'est arrêté cette oppression.

Au contraire, on a l'impression que ça s'est renforcé et qui continue de le renforcer aussi pour continuer ce narratif de nous avons survécu, nous se renforcés de cette histoire et je pense que si aujourd'hui il y a une opposition et je pense fortement qu'il y a une opposition mais ils ont peur, ils sont peut-être chez eux et clairement ils étaient euh enfin l'aide américaine qui a été promis n'est pas arrivée à l'opposition. Donc on peut pas prendre la rue contre un régime comme ça sans des armes. Et l'histoire nous montre et la la la l'évidence aussi que c'est pas en période de guerre que nous renverser un régime.

Vous imaginez dans nos nos guerres à nous, notre histoire à nous, l'équivalence est totalement impossible. Euh donc vous êtes immédiatement stigmatisé comme traître et cetera. D'ailleurs, il une chasse à l'homme aussi sur les les traîtres en temps de guerre.

Donc il y a eu la répression avant guerre et puis ensuite après guerre. C'est c'est encore plus facile. Donc voilà, juste un mot sur ces rassemblements parce que c'est la conjonction quand même de c'est un message bien sûr politique.

C'est une déclaration de victoire dans cette guerre. Bon, c'est ça qu'ils veulent projeter comme image d'unité et puis c'est une euh c'est c'est une une célébration religieuse. Enfin, c'est-à-dire que le personnage était chef de l'État, personnage d'Alée euh c'est la plus haute autorité Chite.

Donc ce qui se passe là et bien c'est un en appel à la à la comment dire à l'émotion du chiisme. Voilà, au-delà des frontières iraniennes. Pour ça que l'Irak était était convoqué.

Voilà, on est on n'est pas simplement dans une comment dire commémoration, une célébration funèbre, comment dire, nationaliste uniquement, mais il y a il y a il y a une espèce de pape du chisme qui a été voilà qui a été qui a été tué et et donc ça donne un peu plus de force à tout ce qu'on voit là. Vous les voyez justement ces ces images qui restent impressionnantes quand on les voit en direct. Donc je rappelle la ville de Machade, c'est la ville natale de l'ayatola Ramene c'est le dernier jour de ces funérailles. 6e et dernier jour l'inumation du corps dans quelques heures maintenant.

Ces images que nous on commente que euh d'autres pays voir dont Donald Trump aussi les voit ces images général Chauvancy là. Oui, ben je crois que ça pose vraiment la question qu'on a tous au fond de notre tête depuis le début. Comment ça va se terminer maintenant et après que va-il se passer à partir de demain ?

Parce que pour l'instant, on n'est pas dans une situation où on voit la fin du conflit. Quand on voit toute cette foule effectivement rassembler et il y a pas que des images artificielles de l'IA, hein. Il y a une réalité humaine, il y a une masse humaine qui est présente, qui soutient le régime de toute façon.

Donc, comment voulez-vous abattre un régime ? Comment voulez-vous négocier avec lui alors qu'ils se sent complètement conforté par finalement le le résultat positif de cette mobilisation de la foule ? Alors certes, c'est un événement religieux mais finalement c'est aussi un événement politique et puis c'est aussi un un mouvement de défi envers les États-Unis.

Vous voyez bien comme nous sommes nombreux, vous voyez tous les gens qui sont dans la rue pour soutenir le grandatola. Donc et vous allez faire quoi maintenant vous les américains ? Et là, j'avoue que je n'ai pas la réponse.

Oui, c'est une démonstration de force et pas uniquement intérieur parce qu'effectivement ça montre aussi le le poids international qu'a gardé l'Iran qui n'est pas le pestiféré complètement isolé. On le disait le le le corps de Rameney a été exposé à Karbala parce que ça c'est l'international chiit. o que iren donc les Iraniens sont pas seuls.

On a annoncé alors j'ai pas vu les images donc je sais pas si ça a été confirmé mais on avait annoncé la présence de Medvedef quand même l'ancien président russe et et celle de Shebas Sharif le premier ministre pakistanais aux obsèques. Donc il y a pas d'isolement non plus complet de l'Iran sur le point de vue diplomatique. On a même vu des représentants saoudiens ce qui a assez surpris un certain nombre vu ce qu'ils ont pris sur la tête.

Il faut dire que les Émiratis avec beaucoup de on le fera pas parce qu'ils nous ont frappé mais effectivement parce que il y a aussi cette question à la fois religieux et politique, il y a eu un certain nombre de personnes effectivement un certain nombre de puissances étrangères qui étaient sur place. H on voit donc ces images en direct. On a vu d'autres images aussi dans cette émission.

Générale Palomero sont celles des frappes. Des frappes qui ont eu lieu, frappe intensive cette nuit. On l'a dit, les Américains qui ont visé 90 sites en 24h 170 en 48h.

Alors, ce sont des des chemins ferroviaires, des liaisons ferroviaires, ce sont des ports, ce sont des ponts. Notamment. On a parlé aussi du périmètre de la centrale euh de Boucher euh on le disait ici, on en débattait en début d'émission générale.

Symbolique avant tout. Non, je pense que c'est un peu plus que symbolique. Les Américains mènent une guerre, une bataille qu'ils auraient sans doute pu mener avant pour le contrôle du détroit d'ormouse.

C'est militairement parlant, ça a pas beaucoup de sens mais si des s'il y a des s'il y a vraiment des cibles à frapper, c'est plutôt là qu'il faut le chercher en disant on va déjà amoindrir la menace. Il suffit de de trois drones lancés de je ne sais où en Iran pour frapper trois pétroliers. ça s'enflamme au moindre à la moindre allumette.

Donc mais en revanche ce qu'il apparaît malgré tout c'est qu'il y a quelques axes que je qualifieraiit de plus stratégique sur par exemple les lignes d'approvisionnement maritime. Là on commence à voir des frappes. On se demande d'ailleurs que pourquoi ça avait pas été frappé pendant la pendant la campagne.

Il y a il y a un peu quand même des incohérences dans le dans le dispositif mais avec 80 frappes, on peut pas non plus identifier une stratégie particulière. On frappe ce qui est en bordure du D3 pour dire bon le D3 d'Ormous hors de question vous l'appropriez ça va pas suffire. C'était clair.

Ouais. Et et puis après ben il commence quand même à s'en prendre des objectifs qui sont plus embêtants, qui touchent directement l'approvisionnement. Je pense qu'on va aller de plus en plus vers une guerre économique.

Ils vont sans doute prendre le le blocus. Je je vois pas d'alternative parce que ça c'est efficace euh et c'est sans doute ça qui fera peut-être plier l'Iran. Alors justement ces images là euh de sites en Iran qui sont détruits, Terran qui reposte mais aussi en direction donc des pays du golf.

On parlait de sirènes d'alerte qui ont retenté à Aman en Jordanie, des explosions entendu au Bahrain mais aussi au CIT. Euh Pierre Olivier Dent, vous êtes notre envoyé spécial à DOA au Qatar. J'allais dire que c'est un regain de tension dans toute la zone au niveau des pays du golfe.

Il y a clairement un regain de tension ici pour la deuxème nuit consécutive. C'est un petit peu la même histoire qu'il y a 24 heures, c'est-à-dire qu'on a assisté à des frappes américaines sur le territoire iranien pour la deuxème nuit consécutive qui ont donné suite à une reposte de teran sur les pays du golf. ces pays du golf qui sont en première ligne.

Ici, Barin par exemple est situé à seulement quelques dizaines de kilomètres des côtes iraniennes. Cette nuit, les gardiens de la révolution disent donc avoir visé et frapper des intérêts militaires américains dans la région, notamment à Bahrain. Cette base, notamment ce QG, ce quartier général de la 5e flotte navale américaine, centre névralgique des opérations navales ici dans la région.

Ils disent aussi avoir visé le Kuwait et cette base américaine d'Als Salem. Ils préviennent, ces gardiens de la révolution, je les cite. C'est une première étape de représaille.

Et si les États-Unis répètent leurs attaques, alors d'autres bases américaines dans la région seront touché. Je vous parlais de Barin et Kit à l'instant, mais il faut également notifier que la nuit dernière ici à DOA, au Qatar, aux alentours de 2h30 he française, une alerte de sécurité publique a retenti sur nos téléphones portables nous indiquant de rester confiné, éloigné des façades en ver, des fenêtres signes qu'il y a clairement un regain de tension. dans les pays du golf à Bahrain à Kit mais aussi ici à DOA au Qatar Pierre Olivier d'entend depuis le Qatar général Chauvanc l'Iran a les moyens de tenir je dirais militairement armement on a parlé des stocks qui auraient été plus ou moins épuisés mais à chaque fois on a l'impression que ça se renouvelle non on revient quand même à cette hypothèse de cette capacité de nuisance gagner la guerre militaire non mais gagner la guerre peut-être je dirais dans la durée diplomatique oui parce qu'elle elle a une victoire politique pour l'instant pour qu'on puisse stratégique puisqu'elle est capable d'imposer sa volonté à l'ensemble du monde en quelque sorte.

Maintenant, les drones, on sait que ça se fabrique assez vite, donc il y en a. Euh donc, on est sur effectivement une guerre à mon avis, enfin c'est pas le mot guerre qu'il faut utiliser, je dirais des opérations militaires qui vont durer un certain temps sans pouvoir en préciser la fin. On je pense pas qu'on arrivera à une guerre ouverte comme on l'a connu précédemment.

En revanche, un petit peu tous les jours en ripost contre repost, rappeler qu'on existe, détruire ce qu'il faut détruire. Je c général Palomero, c'est finalement aussi affaiblir quand même progressivement au fur et à mesure ce qui peut être fait du côté iranien parce que ça aussi le temps qu'on leur donne, ça leur permet aussi de refabriquer des armements. Donc il faut les démolir et avec les moyens de tenir pour les Iraniens.

Alors on on les a quand même enfin on les a quand même donné un petit peu de temps pour justement refabriquer et je pense que c'est important de le dire. Je pense que c'est aussi tout l'intérêt des Ianiens de signer ce memberandumit de reconstruire un peu de de que ça soit des missiles ou notamment des drones qui sont beaucoup plus faciles à à reconstruire. Maintenant, quels sont les les vraies capacitésiens ?

Si les Américains voulaient s'engager à fond, je pense qu'ils auraient pas cette capacité là. Mais la vraie capacité de nuisance en réalité ce D3 d'Ormous qui ne nécessite pas énormément de moyens et très très enfin par rapport aux Américains et surtout par rapport à Donald Trump et tous ces inquiétudes surtout sur l'économie. On a vu les les la pris de l'essence sursauté aux États-Unis à ce matin.

C'est c'est ça qu'ils ont en réalité c'est ça leur vrai lévier. C'est pas leur missile. On on va compter bien sûr dans les jours à venir combien frappe le Bah, le Qatar et autres.

Mais leur vrai pouvoir de nuisance, c'est ce détroit d' mouse. Général Paloméros. Ouais, je pense que c'est je serai un peu plus peut-être balancer parce que c'est quand même ces capacités de missile stratégique qui donnent à l'Iran une dissuasion conventionnelle.

L'Iran pour peser aujourd'hui sur le Moyen-Orient n'a plus besoin de de de d'acquérir le pouvoir la puissance nucléaire. Ils essaieront de le faire malgré tout parce que ça donne une stature tout ce qu'on veut. Mais là, les démonstrations qu'ils ont faites qui ont quand même beaucoup surpris et et sur des cibles faciles, hein, des raffineries, il y a rien de plus simple.

Si demain il frappe des installations de décalisation d' mer, il y aura rien de plus simple. C'est en revanche, ils ont fait des choses compliquées grâce au ciblage qui leur été fourni à la fois par les Chinois et et par les Russes. Ils sont capab été capables de frapper des radars de défense antimissile.

Si vous avez plus de radars dans la défense antimissile, c'est pas la peine d'avoir des patriotes. Oui, je parce que j'allais vous demander quand on parle de euh d'arsenal militaire iranien, c'est de quoi parle-t-on exactement ? Quels sont les stocks aujourd'hui ?

C'est ça la question. En tout cas, ce qu'il apparaît, c'est qu'ils ont construit toute une industrie souterraine et ça maintenant on commence en avoir peut-être pas d'épreuves mais en tout cas d'une manière tangible. Les Américains, les services secrets américains, tout le monde alors que après la guerre des 12 jours c'était fini.

Enfin, ça c'était Donald Trump, on a éradiqué le nucléaire, il parle, il était bien enfruit du côté dispar et ça on n'y a pas touché bien sûr. Et puis on a découvert que ils étaient capables de reconstituer leur stock parce qu'ils ont travaillé sur leur résilience depuis des années de dizaines d'années, ils l'ont préparé cette guerre et ça c'est ça c'est important. Moi je considère que alors évidemment on leur a donné en en prime le D3 d'Ormous.

Oui, ça c'est avant ça marchait et après c'est terminé et ils vont pas le lâcher. Mais les missiles balistiques sur les pays du golf là il y a du boulot parce que vous savez combien euh les Américains peuvent produire de patriotes par par an ? Euh 600 à peu près. 6 700.

Combien ont été dépensés pendant la guerre en Iran dans les pays du golf ? 1800 1900 trois fois plus que la production annuelle. Ils essayent de monter à à 2000 et tout le monde en demande et l'Ukraine bien sûr et et et les pays européens vont demander aussi pour assurer la protection de l'OTAN.

Michel Scott ou la question des stocks c'est c'est une question qui se pose aux Iraniens mais aussi venez de venez de le dire. C'est pour ça que je pense que que aucune des deux parties n' intérêt en fait à ce que ça se prolonge. Moi, j'ai l'impression que la séquence qu'on est en train de vivre encore une fois c'est plutôt une manière de rappeler à l'adversaire ce qu'on est capable de faire.

Donc euh nous on est capable de faire bah on a résumé en début d'émission un peu les trois types de cibles en fait qui avaient été euh visés et puis euh et bien et les Iraniens bah euh ont simplement répondu "Rappelez-vous rappelez-vous nous on a vos voisins et vos alliés à porter de tir, ils sont en face de chez nous donc il y a rien de plus simple et il hurle pour que ça se termine. Donc il il désespère que ça se termine. Donc donc moi je suis pas sûr que ça se prolonge.

Après sur la capacité iranienne à reconstituer partiellement les choses. Bah oui, d'abord ils l'ont ils l'ont ils l'ont dit he même ils ont profité du cesser le feu pour reconstituer une partie des stocks, une partie limitée sans doute hein. Voilà.

Donc je suis pas je suis pas sûr non plus qu'ils aient intérêt à une guerre de de plusieurs mois quoi. Ellisabeth deux choses. Je suis entièrement d'accord avec Michel Scot.

Je pense que ni l' ni a envie que ça reprend à fond parce que les les deux ont pas forcément les les moyens qu'ils aimeraient bien avoir pour aller jusqu'au bout. Mais la deuxième chose juste sur cette question de patriot, il y a pas que des patriotes, je parlais avec des responsables l'autre jour, une chose qu'ils ont appris, c'est qu'il faut diversifier quoi aussi il y a les Sud-Coréens entre autres, il travaill avec les Israéliens. Il y a quand même cette conception aujourd'hui qu'on peut plus dépendre juste des Américains et des Patriotes parce que d'abord les Américains ne fabriquent pas assez mais parce qu'il y a d'autres d'autres options aujourd'hui et il faut le dire euh notamment nos amis Sud-Coréens et c'est important.

Oui, c'est vrai. Chez nous aussi on a des systèmes mais ça va prendre des années même si on accélère les composants. C'est c'est pourquoi la construction des patriotes est limitée ?

Parce que il faut des composants de nature. C'est des armements complexes si vous voulez. Et c'est vrai pour dès que vous attaquez à la défense antimissile en y compris contre des missiles hypersoniques, là ça devient complexe.

Il faut il faut l'avouer hein, c'est ce qu'il y a de plus complexe et c'est pas étonnant que ça soit la partie dure pour les Ukrainiens aussi bien que pour les pays du golf et pour les Américains. Euh je vous remontre ces images si vous nous rejoignez à l'instant dans le grand dossier sur LCI. Ce sont des images en direct de Machad.

Nous sommes en Iran. C'est la ville où est née Layat Ramaini. 6e et dernier jour de ces funérailles là dans sa vie.

Regardez. Alors, nous sommes de nuit parce qu' il y a un décalage doit être 19h15 à peu près en Iran, en tout cas à Machad en en ce moment. Effectivement là Michel, on a on a ces images qui qui nous parviennent.

On a vu tout à l'heure ce chasseur en dans le ciel qui accompagnait et qui surveillait qui assurait la sécurité de l'avion qui transportait le cercueil de l'ayataramene et là cette foule euh habillée en noir avec on l'a vu des inscriptions désignant visant directement Donald Trump aussi qui est recueilli euh sur ce cercueil de l'ayatola. Oui. Et c'est donc une une démonstration de force, on l'a dit pour le pour le régime de soutien.

OK, c'est une c'est une démonstration de la la ferveur chite peut-être d'abord en fait pour les gens qui qui sont là. Encore une fois, il y a un personnage sacré qui est mort dans des conditions violentes et donc il y a une il y a il y a sans doute une émotion populaire réelle si vous voulez. Euh euh et donc et donc voilà, on ar mais on arrive au bout de ce de ce cycle qui avait suspendu un peu les choses, vous savez.

Donc pendant 6 jours hein, tout ça a commencé samedi dernier et euh et donc les négociations étaient en en suspend. Donc la grande question c'est après c'est en train de se terminer, c'est quelques heures là euh de funéraillères. Qu'est-ce qui va se passer demain ?

Voilà. Et je pense que si quelqu'un le sait, c'est ce sont sans doute les Iraniens et pas les Américains. Voilà, pour prolonger la question précédente, je pense réellement que parce que Trump l'a l'a quasiment verbalisé.

Qu'est-ce qui va qu'est-ce qui va se passer ensuite ? Ben, je sais pas. On verra, on verra ce qu'ils font.

Donc on verra ce que font les Iraniens. Alors voilà pour ce qui est de ces funérailles hein de l'ayatolaramenei. Donc Machad, on le rappelle, c'est la deuxème ville aussi hein du pays de l'Iran juste après Terran avant Ispan et cette foule qui est rassemblée.

On a parlé de ces aspects, j'allais dire aussi militaires avec ces frappes de intensive la nuit dernière. Il y a aussi un aspect économique. On peut se poser la question des répercussions économiques de ce conflit au Moyen-Orient.

Mais euh j'allais dire chez nous ici euh en France, j'accueille Catherine André, éditorialiste et d'économie LCI parce que Catherine, on se poser la question, on regardait euh ce matin le cours du brun du baril de pétrole. Alors, on se souvient à une époque, on était les 100 120 dollars. Là, on est repassé juste en dessous de la barre des 80.

Mais concrètement, qu'est-ce que ça change ? Parce que moi si je vais faire mon plein à la station service, je vais me dire "Ah bah génial, j'ai de tr voire 10 centimes en moins." Alors euh pas tout de suite, vous allez me dire alors pas tout de suite mais ce qu'on a surtout vu ces derniers temps, c'est qu'il y avait eu une baisse.

Il y a une baisse du prix notamment du gazol. On a perdu à peu près 15 à 20 centimes selon les stations service. D'ailleurs, dans certaines stations, vous touch vous trouviez même du gazol à 1,80.

Voilà, c'était c'est ce qu'on a vu ces dernières semaines là. Qu'est-ce qui s'est passé hier avec le regain de tension ? C'est vrai qu'on a pris 6 dollars, 7 dollars sur le baril en une journée, ce qui est important c'est été une hausse soudaine et forte, mais c'est vrai que 80 dollars, c'est pas les 120 dollars qu'on a connu il y a encore quelques mois.

Pour l'instant, est-ce qu'il faut s'emballer, s'inquiéter particulièrement ? dépendra en fait de ce qui va se passer dans les prochains jours parce que si un climat de tension s'installe de manière durable dans ce D3 d'ormous, on passera au-dessus des 80 dollars. Et là, oui, une fois que les stations service auront distribué leur stock et qu'elles devront s'approvisionner avec un nouveau prix, un prix plus cher, et bien le répercuteront sur les automobilistes.

On estime qu'un dollar le baril, c'est un centime de plus à la pompe. Vous faites votre calcul hein, si ça monte à 90 dollars, c'est quelques sentiments en plus pour pour les Français. Donc oui, c'est une mauvaise nouvelle pour le pouvoir d'achat, mais de manière générale, ce serait une très mauvaise nouvelle pour l'économie française parce qu'on sait qu'on a des marges de manœuvre extrêmement réduites vu nos nos difficultés budgétaires avec notamment le risque que ça impacte encore plus la croissance. les les prévisions de croissance ont été réduites déjà ces derniers jours et quand vous impactez la croissance et bien ça voudra dire trouver des économies en plus parce que le déficit budgétaire pourrait se creuser encore plus et vous savez qu'on est à 9 milliards d'euros déjà de d'économie à rechercher en plus en raison de la dégradation de la conjoncture économique.

Ah ben vous y venez sur cette j'allais dire atmosphère économique en France. On a tous en tête l'idée euh de l'explosion de la dette dans notre pays. On pourrait se dire bah ça nous concerne pas, c'est l'État, c'est loin, pas moi, tranquillement dans mon appartement, dans ma maison et cetera.

Mais si ça va avoir des conséquences, vous nous dites précisément sur notre pouvoir d'achat et notre mode de vie aussi. En tout cas, ce que ce qu'on voit là sur les marchés financiers, c'est que le taux d'emprunt, voyez, le taux euh de la dette française à 10 ans a atteint hier, on est on est autour de 3,90 euh %. C'est euh énorme hein.

Depuis 2009, on avait pas vu ça. Euh c'est une flambée qui a été très importante et continue euh ces derniers jours. Et attention parce que on estime que quand vous passez les 4 %, vous basculez dans une zone d'ombre où ça peut aller très vite.

C'estàd que très rapidement vous pouvez être à 4 5 5 %. Et donc le problème évidemment c'est que ça survient dans le pire des contextes pour la France dans ça révèle toutes nos fragilités. Nous n'avons aucune marge de manœuvre et donc ce sera ce que décrit la cour des comptes, l'étouffement par la dette.

Si ces taux d'intérêt continue de de grimper et comme on est incapable en France pour le moment d'engager des réformes comme le fait par exemple l'Allemagne, et bien on risque d'être sanctionné très difficilement sur les marchés financiers dans dans les prochaines semaines. Guillaume Rocket, on se dit guerre au Moyen-Orient, conséquences économiques chez nous en France, c'est loin, on les voit pas directement, on les voit pas concrètement. Et là, de ce que nous dit Catherine en donnant les chiffres, on se dit attention danger.

Oui, il y a il y a un paradoxe. En apparence, on tient bien le choc. Effectivement, le ça vient d'être dit le le prix des carburants est contrôlé.

La bourse se porte plutôt bien. Je regardais avant de venir dans le studio le SBF 120 qui est l'indice de référence de la bourse de Paris. Si si on si on prend depuis le 28 février, depuis le début de la guerre et il a baissé de 0,4 %.

Donc ça veut dire qu'il est ça. En revanche, il se passe quelque chose de souterrain, c'est que a il y a un manque de confiance de de des entreprise et vous le voyez bien sur le chômage, le chômage est repassé au-dessus de 8 %. les les c'est spectaculaire chez les jeunes diplômés par exemple qui ne qui n'arrivent pas à trouver du travail parce que les entreprises sont prudentes, elles ne savent pas quel est l'avenir et donc elles reculent à la fois leurs investissements et leurs embauches et effectivement quand ça se passe comme ça c'est mauvais signe parce que moins de croissance c'est moins d'impôts et et moins d'impôt c'est moins de recette fiscale donc une situation de la dette encore plus difficile à tenir et c'est vrai que là les les OAT les obligations du trésor qui servent à financer la dette française Elles ont un taux d'intérêt, c'est ces temps-ci qui est plus élevé que celui de la Grèce.

Donc ça montre que il y a il y a un début de défiance, c'est quand même très inquiétant vis-à-vis de la France. 1, les carburants. On a parlé de la dette française. 3 c'est en lien Catherine avec ce que disait à l'instant Guillaume Rocket sur les entreprises.

Je lisais la rapport de BPI France qui dit qu'aujourd'hui c'est 80 si je retrouve le site voilà près de 80 % des TPE PME impacté en France. J'allais dire c'est quasiment tout le petit tissu ou moyen tissu économique en France qui aujourd'hui se sent à des répercussions euh et se dit a des conséquences les vies au quotidien. Euh c'est quoi concrètement pour ces entreprises ?

Moi j'ai envie de dire 80 % impacté et on a quand même une chance c'est le nucléaire. C'estàd que le nucléaire nous permet notamment pour l'instant de de sur les factures d'électricité ça a été contenu. Mais si vous êtes en Italie et en Allemagne comme le prix de l'électricité indexé sur le gaz qui a beaucoup augmenté là vous n'êtes pas protégé.

Donc oui, nos nos entreprises sont fortement touchées parce que évidemment quand je sais pas vous êtes une entreprise de logistique et que vous devez faire des pleins beaucoup plus cher, ça rogne et ça impacte très directement votre rentabilité. Après, il y a différentes solutions. Soit l'entreprise choisit de renier sur ses marges, encore faut-elle faut-il qu'elle ait des marges, soit elle le répercute sur les prix.

Et là le risque et on sait que c'est aussi quelque chose qui va être scruté dans les prochaines semaines, c'est l'inflation. C'est-à-dire que si durablement de nouveau le prix des carburants augmente, et bien ce qui fait craindre ce qui est à craindre c'est effectivement une inflation, l'inflation plus élevée, des prix plus élevés et là encore l'augmentation des taux d'intérêt pour juguler l'inflation. Et et ça c'est mauvais signe notamment pour les crédits immobiliers, pour les entreprises qui emprunteront de manière plus difficile.

Donc c'est un cercle vicieux qui peut être effectivement déclenché par ce choc énergétique. On n'y est pas encore mais c'est vrai que la situation elle est regardée avec beaucoup d'inquiétude aujourd'hui. général Palomeros vous en tant notamment qu'ancien commandeur suprême de l'OTAN l'OTAN quand par exemple ils sont tous réunis euh les pays qui a Donald Trump qui est qui est qui est présent est-ce que euh ces euh homologues lui disent euh alors OK très bien ces frappes mais elles vont nous coûter cher aussi à nous donc attention est-ce que vous parlez de l'OTAN le traité de Washington qui était fait qui a un magnifique document que j'incite tous nos les auditeurs téléspect à lire parce qu'il est très simple mais il définit les règles de l'ent c'est pas du tout un traité militaire et ce qui est intéressant c'est que l'article 2 il porte sur les valeurs communes de cette alliance et dans ces valeurs communes figure en premier chef l'économie c'est-à-dire que les pays s'engagent à harmoniser leurs économies à progresser ensemble à prospérer ensemble ce qui s'est passé finalement après 49 donc ça ça veut ça veut bien dire que quelque part cette alliance elle tient à la fois sur des valeurs et des intérêts. et que dès qu'on découpe l'ensemble comme le fait Donald Trump, on fait prendre des risques à cette alliance parce que on la transforme en un vaste marché, en une coalition très standard où on fait du troc alors que l'esprit il est pas là.

Et je pense que revenir à esprit, c'est difficile hein quand on est face à Donald Trump. Mais c'était vrai aussi quand même avec ses les prédécesseurs, il disait différemment, il vivait différemment. Mais si on n' pas et ça au sein de l'Union européenne, c'est une valeur cardinale ça.

Maintenant euh ce que je constate moi dans mes contact avec le monde de l'entreprise et Dieu sait si j'en connais des PME et des PTPE que j'essaie de soutenir dans l'espace et bien d'autres domaines, c'est les charges. La mauvaise idée, ça serait d'augmenter les charges. Ça peut être une idée en disant "Ah, ça y est, ils vont faire rentrer de l'argent dans Non, je pense que là on tue, on tuera la bête si vous exposez l'expression.

Je vous donne cette dernière information. Tiens, je vais vous faire réagir général Chauvancy. On en parlait tout à l'heure, on était avec notre correspondante Betsab Salem depuis Israël.

Et bien Israël qui se dit à l'instant prêt à attaquer l'Iran une troisième fois si nécessaire. Oui, ben on va voir ce qui va se passer. Alors, je il faut je crois qu'il faut rester prudent.

Nous sommes encore dans peut-être dans l'émotion, dans les images qui nous sont présentées et on revient toujours à une question et après donc frapper peut-être. Alors la frappe est possible pour atténuer encore la la nuisance des Iraniens, mais ça recommencera encore après. Donc voilà, très honnêtement, je ne vois pas de solution aujourd'hui à ce conflit tel que c'est présenté actuellement.

Un mot Ellisabeth, pour conclure. Je je pense que Israël enfin c'est c'est un message de communication. On sait qu'Israël est prêt.

Ils l'ont dit dès qu' que le CC de feu a commencé qu'ils étaient prêts à renouveler. Maintenant on verra. Moi, je m'interroge, quelqu'un l'a dit, je pense que c'est Michel Scott qui l'a dit plutôt, peut-être aussi des éliminations comme on a entendu beaucoup de Donald Trump critiquer les le nouveau dirigeant, peut-être certains sont sur la liste des Israéliens.

Merci beaucoup à tous les cinq d'avoir été les invités du grand dossier. Je vous rappelle bien sûr que ce grand dossier, c'est une émission que vous pouvez retrouver écouter en podcast tous les jours sur vos plateformes d'écoute. Vous avez hop le petit QR code qui s'est affiché en bas de votre écran.