DIRECT VIDÉO - Clément Beaune, député Renaissance de Paris, est notre invité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On dit que c'est la génération de Nicolas qui pai. Franchement quand on lit votre note, c'est un peu vrai. Alors c'est un peu vrai, il y a quand même des progrès.
Je vais commencer par ça parce qu'on en parle jamais. La situation des jeunes d'aujourd'hui, c'est-à-dire ceux qui ont une trentaine d'années en 2025, typiquement Nicolas, puisque Nicolas c'est le prénom le plus donné il y a 30 ans à la naissance. C'est une situation qui sur le plan par exemple des salaires, on l'imagine pas toujours, est meilleure en entrée de carrière que ce qu'on avait au milieu des années 70.
En 1975, on a pris cette référence 10 % de hausse y compris en prenant l'inflation en bien sûr y compris en prenant l'inflation donc en pouvoir d'achat du salaire de début de carrière, on est mieux payé et puis on est plus diplômé. Ça c'est quand même un atout individuel et collectif. On est une société plus diplômée.
Vous aviez un jeune sur 5 qui était diplômé de l'enseignement supérieur il y a 50 ans. Aujourd'hui, c'est un sur de bon. Alors, le diplôme, c'est d'ailleurs le je trouve le le thème le plus intéressant parce que inversement avec le même diplôme, vous n'avez pas le même type d'emploi parce que le diplôme forcément se démocratisant et tant mieux quand même pour la société, c'est dévalorisé aussi.
Et donc il y a un chiffre qui est très frappant, c'est que vous avez aujourd'hui un/ers des gens qui ont un niveau supérieur au bac qui vont rentrer en carrière sur un travail un boulot d'ouvrier ou un boulot très peu qualifié alors que c'était 10 % il y a 70 ans. Autrement dit le bac a moins de valeur et même le bac+ 2 a moins de valeur qu' a 50 ans à mesure qu'il s'est généralisé. Est-ce qu'on n'est pas là au cœur du sentiment de déclassement de cette classe d'âge ?
Bien sûr, même un peu plus lousé à faire des études pour des diplômes finalement en carton pour certains. Alors, je veux dire du point de vue de la société et d'ailleurs tous les pays qui sont compétitifs aujourd'hui, y compris la Chine, les États-Unis et cetera, ne sont pas des sociétés sans diplôme. Donc attention, il faudrait pas tirer de ça la conclusion qu'il faudrait qu'on soit une société, on arrête de faire des études et cetera.
Et d'ailleurs, on voit bien que le diplôme est la meilleure protection notamment contre le chômage et encore contre l'emploi qualifié. Mais il y a une dévalorisation, c'est clair. Il y a un autre sujet qui est le malaise de la jeunesse.
Vous avez dit sentiment de déclassement. Moi, je suis même un peu plus c'est affirmatif, c'est pas un sentiment. Il y a un vrai sujet.
Il y a un vrai sujet sur la dévalorisation du diplôme et il y a un vrai sujet sur le logement. C'est probablement la clé du malaise des jeunes aujourd'hui. Le le logement va on va y revenir dans le détail parce que c'est fondamental.
J'aurais juste revenir sur le salaire parce que vous dites oui, on a on a un salaire plus élevé quand on arrive en début de carrière. Mais après, on est bloqué. Après, on est bloqué.
Finalement, il y a un sentiment de j'ai mon diplôme mais en fait j'ai un emploi qui est inférieur à mes compétences et puis j'avance pas en terme de de salaire. Ça c'est gravissime parce que ça ça crée un sentiment terrible. Alors il y a ce sentiment parce que au milieu de la carrière quand on va arriver vers la fin de la trentaine, le début de la quarantaine, c'est aussi le moment où on finance le plus et beaucoup plus qu'avant la protection sociale.
C'est ça ce fameux symbole de des jeunes actifs ou de Nicolas qui payent. C'est pour Chantal et Michel qui partent en croisière. C'est ça la suite.
Oui. Alors moi je suis toujours un peu sceptique sur la guerre des générations parce que Chantal et Michel on va pas refaire leur vie. On va pas les jalouser peut-être un peu mais bon c'est comme ça.
Et il faut dire aussi ça c'est quand même intéressant que tout le monde paye plus pour la protection sociale. C'estd les retraités eux-mêmes payent plus qu' a 50 ans pour la protection sociale parce que il y a une vérité c'est queon est une société plus vieille et donc la protection sociale coûte plus cher à tout le monde. Et donc l'effort il a quand même été fait un peu plus par la génération actuelle des jeunes actifs mais il a été fait par toutes les générations pour financer.
Le logement c'est fondamental. Alors juste qu'on vérifie c'est quand même l'ascenseur social c'est très nettement grippé entre les années 70 et les années 2000 2020. C'est quand même ça c'est l'idée méritocratique qui est un peu remis en cause pour de raisons pour deux raisons parce qu'on était une société en rattrapage et en croissance dans les étranges glorieuses.
On ne retrouvera pas ça soyons clair. Et puis il y a un sujet qui est sous-jacent dans toute notre note et ça sera vraiment le cœur des travaux qu'on mène dans les mois qui viennent c'est la démographie. La vérité de notre situation de la jeunesse d'aujourd'hui, c'est qu'elle paye une démographie déclinante qui fait que la société est plus vieille et donc la protection sociale, tous les filets de sécurité dont la retraite mais aussi la santé coûte plus cher.
Et c'est le débat du moment. Il faut qu'on s'adapte à cette démographie. C'est la question de travailler plus dans la vie et ça c'est inévitable.
Pour acheter, il faut désormais 23 ans de remboursement contre et 10 à l'époque de 1975. Une partie du sujet se trouve ici. Comment on fait pour faire tourner ces logements, ces biens qui ont été acquis pas cher par la génération des baby boomers ?
Oui, le sujet c'est clé, c'est le logement. Ça c'est c'est dégradé pour tout le monde et en particulier pour les jeunes et pour les jeunes parents tout particulièrement les jeunes actifs. Donc ça veut et il y a une concentration aussi dans les centres-villes.
Donc c'est des questions très compliquées mais de concentrer nos moyens de la politique du logement sur ces zones tendues, sur ces professions intermédiaires aussi. Euh, on voit par exemple quand vous êtes aujourd'hui un enseignant, un infirmier, c'est quasiment impossible de vivre au cœur de Paris ou dans une grande ville française. C'était pas le cas il y a 50 ans.
Et donc, c'est de la construction bien sûr. C'est du soutien sans doute aux actifs en particulier pour accéder au logement. On a beaucoup fait pour le logement social, peut-être un peu moins pour le logement intermédiaire.
On rentre pas dans le détail de la politique du logement, mais si j'avais un message, c'est que si on veut améliorer la situation de Nicolas des jeunes actifs aujourd'hui, et on le dit pas assez, c'est le logement d'abord. Ce message, on a l'impression qu'il est absolument pas entendu des politiques. Vous avez vous-même été euh ministre, alors pas du logement, mais euh des transports, des affaires européennes.
On on on se demande ce qu'attend le politique pour réagir. Ces mots du logement, la crise du logement qui est là qui va s'accélérer, on la connaît et pourtant rien ne se passe. Moi, je faisais, c'est pas dans la note, mais une proposition dans un livre récent.
Je disais par exemple, il faut que dans toutes les métropoles, il y ait une politique du logement qui consiste à réserver des logements pour les familles qui ont des professions intermédiaires. Ce sont les enseignants, ce sont des employés qui ont des salaires qui sont peu supérieurs au SMIC et qui ont pas droit souvent aux aides. C'est souvent en fait et du logement social ou du logement privé ou du logement privé, ça peut être du logement qui est il peut y avoir des contrats par exemple entre des grands employeurs publics, je prends le milieu enseignant, les rectorats et puis par exemple des régies de logement ou même ou même des bailleurs privés.
Bon, c'est pas ce qu'on a creusé dans cette note et on creusera cette poi du logement, mais le malaise des jeunes, il est dans le diplôme qui s'est dévalorisé et dans le logement qui s'est dégradé. Pourquoi les politiques s'emparent pas du sujet ? Le logement, franchement, c'est un échec de de du Septenaat Macron, il y a eu je sais pas combien de ministres du logement, ils considèrent que c'est une rente.
Emmanuel Macron, il s'est jamais vraiment intéressé. On narrive pas sur ce sujet. Il y a il y a des débats là-dessus, mais il y a une politique qui a été celui du logement d'abord qui a justement consisté à essayer d'encourager la construction. il y a eu la prise du Covid, il y a eu des moments difficiles et à justement se focaliser pas seulement sur le logement social des plus modestes et c'est important aussi mais sur cette catégorie intermédiaire qui a aujourd'hui la plus grande difficulté à se loger dans les centres-villes.
Il y a un sujet aussi, c'est qu'onarticule jamais. J'ai vécu pour le coup la politique des transports, les transports et le logement. Quand vous faites un certain nombre de réseaux de transport public de meilleure qualité et cetera, en fait vous améliorez la situation du logement ce que vous pouvez vivre un peu plus loin avec néanmoins une qualité de vie et d'accès au travail qui est meilleure.
Mais ce qu'on montre là aussi dans cette note, j'insiste sur un dernier point, c'est la question du patrimoine qui est lié au logement. c'est que le patrimoine s'est énormément concentré sur les plus de 65 70 ans, hein. Pensez bien que 50 ans, le patrimoine des trentenaires était supérieur au patrimoine des plus de 70 ans en moyenne.
Aujourd'hui, il est quatre fois inférieur. Donc là, il y a un vrai sujet aussi et c'est à travers l'achat du logement. Non seulement c'est plus difficile d'acheter un logement aujourd'hui, d'acquérir un logement, mais pour ceux qui ont les revenus les plus faibles, c'est devenu quasiment impossible.
Pour le dire autrement, si vous êtes pas un héritier, achetez un logement à 30 ans oui, c'est le dernier. C'est le dernier point effectivement. Donc on l'a dit éducation euh logement.
Le dernier point, c'est la concentration du patrimoine. Il y a quelques jours, la présidente de l'Assemblée nationale, Yel Brun Pivé, a dit qu'il fallait taxer ce truc qui vous tombe du ciel en quelque sorte. Est-ce que il faut revoir la fiscalité des successions ?
C'est pas l'objet de la note je rassure tout le monde pour qu'on on mélange pas tous les débats. Bon moi je vais être clair aujourd'hui là dans le débat budgétaire qu'on a pas le moment de rouvrir la boîte à taxation supplémentaire. On voit bien qu'il y a quand même un sentiment que tout est compliqué que tout est taxé.
La question de la transmission revanche tourner le capital et en fait c'est la vraie question qui était derrière le mauvais débat sur la taxman si je peux dire. Le débat sur la taxe du mal en branché parce qu'il touche à l'outil de production. Mais la question qu'on a d'une concentration des richesses et des patrimoines, c'est vrai que ça n'a jamais été aussi élevé dans notre société, pas qu'en France, dans toute l'Europe, que depuis un siècle.
Mais sur l'héritage, on est déjà le pays qui taxe le plus. Alors, qu'est-ce qu'on peut faire ? Alors euh pas tout à fait d'ailleurs parce que en réalité moi je pense mais c'est pas encore une fois l'objet de cette note, qu'il y a des systèmes dans lesquels vous avez des franchises supérieures parce qu'aujourd'hui euh il y a des classes moyennes qui ont l'impression que leur patrimoine va être taxé au moment de l'héritage, on pourrait augmenter le c de franchise et taxer plus au-dessus.
Bon mais c'est un débat qui se fait dans le casadre d'une présidentielle à mon avis c'est un débat qui se fait aussi dans une société qui a déjà réparé un certain nombre de ces fractures parce que je crois que si on rouvre des fractures entre générations, on va avoir un problème. Le message aussi, j'insiste là-dessus, c'est qu'on parle beaucoup de Nicolas mais qu'on parle assez peu de Manon qui est le prénom féminin le plus donné pour celles qui sont nées en 1995. Et il y a quand même des bonnes nouvelles, c'est que on fantasme la on fantasme la société des années 70 et 80. ces sociétés beaucoup plus inégalitaire sur le plan femme homme qu'aujourd'hui.
On a réduit quand même de 50 % avec des mesures très fortes parfois les femmes travaillent aussi parce que les femmes travaillent mais parce que aussi il y a des euh des politiques d'égalité salariale qui ont marché en partie. On a réduit de 50 % on a divisé par de l'écart de salaire entre femmes et hommes. Un mot sur la mairie de Paris.
Est-ce qu'il y aura trois candidats du socle commun ? Pierre Bournazel, vous Rachid Adati ou un seul candidat ? Comment ça se s'organise aujourd'hui ?
Écoutez, moi j'ai toujours eu la même position, c'est qu'il faut un con du bloc central parce que on a des valeurs, un projet partagé. Euh aujourd'hui, il y a Pierrif Bournael. Euh moi j'ai dit que j'étais disponible mais il faut qu'il y en ait évidemment un seul dans ce bloc central.
Et donc tous derrière Rachidati. Non, ça c'est le bloc central, c'est pas tout à fait les républicains, c'est le bloc euh qui défend le projet du président depuis 2017. Donc vous vous opposerez potentiellement Rachid.
C'est pas une question de l'opposition. J'ai dit que je fais pas ça contre quelqu'un qui que ce soit d'ailleurs. Je pense qu'il faut que cette famille politique du centre, moi j'y crois même si on vit des moments difficiles, elle défendent ses couleurs, elle défendent son projet, elle défendent son engagement.
Moi, je suis en marche depuis avril 2016 quand le parti a été créé. Je ne me résou pas ce qu'on s'efface et donc il faut qu'on s'unisse mais sans s'effacer.
Clément Beaune