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interviewyoutube.com· 20 mars 2026

Municipales, alliance avec Rachida Dati, présidentielle... L'interview en intégralité de Sarah Knafo

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h28, vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sarah Knafow. Bonjour Pauline Demers.

Vous êtes députée européenne, vice-présidente de Reconquête. Vous étiez candidate à la mairie de Paris, vous vous êtes qualifiée pour le second tour, mais vous vous êtes retirée. Emmanuel Macron est intervenu à différents niveaux pour faire en sorte d'aider aux retraites de Sarah Knafow.

Voilà ce qu'affirme Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche à Paris. Est-ce qu'Emmanuel Macron est intervenu pour que vous vous retiriez ? Ça s'appelle un mensonge.

Et j'ai écouté M. Emmanuel Grégoire ce matin sur RTL. Je l'ai trouvé bien moins affirmatif qu'il ne l'était hier déjà, puisque maintenant il nous dit « c'est ce qu'on m'a dit, c'est ce que j'ai entendu ».

M. Grégoire entend des voix. Vous savez, si quelqu'un avait voulu peut-être me faire douter de me désister, ce serait si Emmanuel Macron avait osé m'appeler pour me demander une chose pareille.

C'est pas Emmanuel Macron qui a dit à ma place le premier soir de mon annonce de candidature sur TF1 que jamais je ne ferai perdre la droite et que je ferai tout pour battre la gauche. C'est moi qui l'ai dit. C'est mon sens des responsabilités.

Et quand on demande à M. Grégoire, pourquoi est-ce qu'il imagine qu'Emmanuel Macron serait intervenu ? Vous savez ce qu'il dit ?

Il dit parce que Sarah Knafo a réalisé un score historique à la ville de Paris et que c'est un trop gros sacrifice de se désister pour entrer au Conseil de Paris parce que c'était historique. M. Grégoire est un politicien depuis tellement longtemps qu'il ne peut même pas envisager que dans la vie, parfois, il y a des sacrifices parce qu'on a le sens des responsabilités.

Parce qu'il appartient à un parti de magouilleurs et qu'il pense que tout ne repose que sur les magouilles. Et bien moi, je lui dis, je vais vous surprendre, M. Grégoire, parce que mon retrait ne repose sur aucune magouille.

Il repose sur mon sens des responsabilités. Vous savez, il y a une personne qui m'a poussée à me désister. C'est un homme.

Il s'appelle Emmanuel Grégoire. C'est lui. C'est son bilan.

C'est le fait qu'il ait couvert depuis 10 ans l'omerta dans des affaires de viol d'enfant de 3 ans dans le périscolaire. Une omerta. Quand on est au courant depuis 10 ans, quand depuis 10 ans vous avez un rapport qui prévient la mairie de Paris et que rien n'est dit et que rien ne sort, c'est M.

Grégoire en personne qui m'a poussée à me désister avec son programme communiste qui veut réquisitionner des logements, qui veut imposer jusqu'à 40% de logements sociaux à Paris, qui veut transformer la capitale en un HLM géant. C'est lui qui me pousse à me désister ce matin et j'appelle mes électeurs à faire barrage à ce M. Grégoire qui non seulement a un programme communiste, non seulement est allié avec des antisémites, mais en plus ce matin nous prouve à quel point c'est un menteur.

Sarah Knafo, concrètement, il revient sur ses propos. Il dit qu'Emmanuel Macron est personnellement intervenu auprès d'un certain nombre de personnes qui pourraient être des soutiens de reconquête. Je vous pose la question très clairement.

On l'a bien compris, Emmanuel Macron ne vous a pas appelé. Mais est-ce qu'il a appelé certains de vos proches ? Est-ce qu'il a fait appeler certains de vos proches ?

Est-ce que vous...

Vous pouvez nous dire ce matin, rien, zéro, nada, personne. Rien, zéro, nada, personne. Je vous ai entendu hier au moment où cette information est sortie.

Vous avez dit qu'Emmanuel Macron ait intérêt à faire cela, pourquoi pas, mais que Sarah Knafo obtempère. Je vous ai entendu, vous l'avez dit, et j'ai trouvé ça intelligent parce que je pense que tous ceux qui nous écoutent se disent « Ben ça, alors, voilà un homme. » C'est-à-dire qu'il y a intérêt aujourd'hui à se revendiquer effectivement d'un choix d'Emmanuel Macron.

Voilà un homme, Emmanuel Macron, qui n'a même plus autorité sur ses soutiens. C'est la débandade partout dans la Macronie. Il ne se fait plus respecter par des gens qu'il a lui-même nommé Premier ministre.

Mais ce M. Macron va avoir une influence sur ses opposants, sur moi. Moi, je vais obéir à M.

Macron. Les mots d'Emmanuel Grégoire, c'est « Emmanuel Macron est donc intervenu à différents niveaux pour faire en sorte d'aider au retrait de Sarah Knafo auprès d'intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête. » Il y a des gens entre vous et Emmanuel Macron qui auraient pu...

Je vais vous le répéter. Rien, il y a une personne qui m'a poussée à me désister, c'est M. Grégoire.

Mais je comprends que dans son esprit de vieux politiciens, de vieux briscards de la politique qui a écumé au PS pendant des années, je comprends que pour lui, ce soit étrange de voir une jeune femme qui débarque en politique et qui se dise « Moi, j'ai un sens des responsabilités. Je ne veux pas que ce monsieur-là remporte la mairie de Paris. » Et je vous avoue que oui, Apolline, c'est un sacrifice.

Quand j'aurais pu faire entrer entre 10, 12, peut-être 14 élus au Conseil de Paris, il faut que les gens me mesurent ce que c'est. C'était les meilleurs. Les gens sur ma liste, personne d'autre n'a travaillé autant qu'eux.

Sur aucune des listes, des gens n'ont été aussi rigoureux qu'eux. Sarah Knafo, vous avez hésité ? À me désister ?

Moi, ce que j'ai hésité, c'est que je voulais une union. Pendant ces quelques heures qui m'ont séparée de mon résultat, manifestement, oui. Et vous savez pourquoi c'est raté ?

J'ai eu Mme Dati au téléphone. Vous savez ce qu'elle m'a dit ? C'est M.

Édouard Philippe qui en empêche. C'est M. Édouard Philippe qui pose un veto.

Rachida Dati vous a dit « Édouard Philippe pose un veto ». Ça veut dire que si Édouard Philippe n'avait pas posé le veto, elle aurait fait alliance avec vous ? Maintenant, Dieu seul le sait, puisque c'est ce qui s'est passé.

Mais vous savez, ces vieux barons de LR...

Vous êtes en train de dire ce matin, Sarah Knafo, vous êtes en train de dire ce matin, en fait, j'ai parlé avec Rachida Dati. Tout à fait. C'était quel jour ?

C'était lundi après-midi. Lundi après-midi, avant que vous n'officialisez votre retraite ? Exactement.

Puisque le lundi matin, j'ai mon score. Je vois que je dépasse les 10%, 10,40. Je remercie d'ailleurs mes électeurs qui ont voté pour une ville heureuse et j'espère, j'espère que leur voix sera représentée.

Qui appelle ? Parce que si Mme Dati gagne, ce sera grâce à eux. Qui appelle ?

Et je voulais leur dire. C'est quelqu'un de son équipe qui appelle pour nous mettre en relation. Et là, tenez-vous bien, elle me dit « Édouard Philippe et Pierre-Yves Bournazel mettent un veto à cette union des droites que j'ai appelé de mes voeux depuis le premier jour de ma candidature. » Moi, j'ai toujours été cohérente.

Attendez, je vais finir. Qui dit que j'appelle de mes voeux ? Je vais vous donner d'autres informations.

Donc, quand je commence ma candidature, je dis que je sois première, deuxième ou troisième, peu importe, je tendrai la main et j'appellerai à une union des droites. Résultat, quand j'ai mon score, c'est exactement ce que je fais. Je dis, je tends la main à Mme Dati.

On s'appelle et à ce moment-là, elle me dit « Édouard Philippe pose un veto ». Et ça, j'espère que les gens l'entendent bien et s'en souviendront pour 2027 et s'en souviendront dans les mois qui viennent. Le baron de LR, aucun, n'a appelé à une union des droites.

Et M. Bertrand et Mme Pécresse. Vous êtes un flot de parole.

Ça n'a qu'une info. Je vous en prie du temps. Je suis invitée pour ça.

Je voudrais...

Vous êtes invitée pour poser des actes, des mots sur des questions, des rumeurs. Vous êtes en train vous-même de dire « En réalité, l'équipe de Rachida Dati m'a appelée lundi après-midi. Rachida Dati m'a dit « Édouard Philippe s'oppose à cette union.

Est-ce qu'elle a fini la phrase en disant « Sinon, je l'aurais faite ». Non, elle n'a pas fini cette phrase. C'est pour ça que je vous dis « Dieu seul le sait ».

Donc Rachida Dati ne vous a pas dit « J'aurais voulu faire l'union de la droite avec vous ». Non, elle n'a pas dit ça. Non.

Ce que je vous dis. Elle n'a pas dit ça. Ce que je vous dis.

Non, parce qu'il y a beaucoup de choses qui sont prêtées aux uns et aux autres. Ne prêtons pas des choses aux uns et aux autres. Soyons clairs.

M. Bournazel, lorsqu'il a posé son veto, il a fait un tweet et il l'a fait clairement. Donc là, on n'est pas en train d'entendre des voix ou de supputer sur les intentions des uns et des autres.

Mme Pécresse, M. Bertrand, M. Larcher, M.

Copé, tout ce qu'ils ont dit, ils l'ont dit publiquement. Quand ils n'ont dit jamais d'union avec la droite, ils l'ont dit à vos antennes, ils l'ont dit sur des plateaux de télévision. Rachida Dati n'a pas fait l'union avec vous.

Exactement. Moi, ce que je dis, c'est que tout ce qui vient de se passer cette semaine, que les électeurs de droite s'en souviennent, qu'ils sachent qui a été de leur côté et qui ne l'a pas été. Moi, je suis du côté du peuple de droite.

Nous sommes du côté des Français qui demandent cette alliance. Et par conséquent, puisqu'elle a été refusée, j'aurais pu me dire, en réflexe, disons, d'orgueil blessé, puisqu'elle refuse ma main tendue, je ne me retire pas, je reste et elle perdra et elle verra. Mais, mais, aujourd'hui, je ne me retire pas pour Mme Dati.

Je me retire pour Paris. Je me retire pour mes enfants. Je me retire pour la capitale de mon pays.

Parce que ce qui se passe à Paris est trop grave. Parce qu'après 25 coups de déclin socialiste...

Vous étiez parlé avant ? Vous étiez parlé avant avec Rachida Dati ? Je veux dire, tout au long de la campagne, jamais ?

Absolument pas. C'est la première fois que vous vous parliez ? C'était la première fois.

Oui, l'un des heures de ma vie, puisqu'on ne se connaissait pas. Vous le dites, vous auriez aimé cette union des droites. Clairement, on le voit, elle n'a pas eu lieu, cette union des droites, au niveau des appareils.

LR a rejeté partout la possibilité éventuelle d'une union des droites. Et les quelques-uns qui auraient été tentés, comme Abri-Contrebert, ont été expulsés du parti. Les RN rejettent également cette idée d'union des droites, ce que vous appelez à nouveau.

On entend Jordan Bardella qui vous accuse de semer la zizanie à droite, de n'être là au fond que pour faire perdre la droite. Voilà ce qu'il dit. Est-ce que vous considérez aujourd'hui que c'est quand même un échec ?

C'est un échec de l'union de la droite que vous appelez ? Parlons du Rassemblement national. Voilà le Rassemblement national qui a pris la décision de se maintenir dans plus de 10 villes de plus de 30 000 habitants au risque de faire perdre la droite.

C'est le cas à Dijon, à Clermont-Ferrand, à Brest, à Tours, à Limoges, à Avignon, à La Roche-sur-Yon. Dans toutes ces communes, le RN, alors qu'il n'a aucune chance de gagner, qu'il fait parfois 11-10% à décider de se maintenir au risque de faire perdre la droite. Voilà la différence entre un parti responsable, celui que je représente, et qui dit qu'au-delà des enjeux partisans, qui fait qu'aujourd'hui les Français détestent les politiques, parce qu'on sait qu'ils ne font tout ça que pour avoir quelques petits postes de conseillers municipaux par-ci.

Moi je dis, soyons responsables. Ils décident, tous ceux que vous avez cités, d'être la droite la plus bête du monde, et bien je décide d'être plus intelligente qu'eux. Et en étant plus intelligente qu'eux, j'espère faire battre la gauche dimanche, et j'appelle mes électeurs à faire barrage à la gauche.

Vous appelez vos électeurs à faire barrage à la gauche, est-ce que vous les appelez à voter Dati ? Alors Kishikiru, il n'y a pas le choix. Il faut voter Dati si on veut faire barrage à la gauche dimanche.

Vous appelez vos électeurs, parce que vous ne l'avez pas dit clairement comme ça, vous appelez vos électeurs à voter. Ce que vous voulez dire, c'est que vous ne voulez pas voter, vous votez Dati par défaut ? Bah oui, pour faire barrage à la gauche.

Vous avez préféré voter pour vous. Exactement. Est-ce que vous pensez que je crois que c'est l'idéal ?

Non. La liste de Marlène Schiappa et de Rachida Dati, ce n'est pas mon idéal en politique, ça je ne vais pas vous le cacher. Je ne me suis pas transformée en macroniste dans la nuit.

En revanche, entre un programme dangereux, qui est celui de M. Grégoire, et le moindre mal, je sais choisir le moindre mal. Vous savez, c'est ça aussi parfois, avoir le sens des responsabilités.

C'est de dire, ça n'est pas mon idéal. Mon idéal, c'était une ville heureuse. C'est le programme que j'ai construit, et c'était mon équipe qui est de loin la meilleure.

Et je le dis sans prétention, puisque c'est mes équipes que je valorise, mes colistiers, qui ont été extraordinaires dans cette campagne, et qui auraient tous mérité d'être au Conseil de Paris. À la place de ça, nous sommes tous responsables, et nous disons, barrez la route à la gauche dimanche. Ça peut être historique, et je dis à mes électeurs, si vous allez voter contre la gauche dimanche, ce sera grâce à vous, si Mme Dati l'emporte finalement.

Et elle devra écouter ce que vous avez dit. Et d'ailleurs, je remarque que Mme Dati a d'ores et déjà repris une des mesures de mon programme, qui est la baisse de la taxe foncière, qui ne figurait pas à son programme de premier tour, et elle l'a reprise hier, elle l'a annoncé hier. Et là, je dis à mes électeurs, c'est une première victoire pour vous.

Vous allez être écoutés, vous allez être respectés, et c'est la seule condition à la victoire. Sarah Knafou, lundi matin, vous ferez quoi ? Vous allez faire quoi maintenant ?

Déjà, on va attendre dimanche, et là, ce sera historique. Si jamais la droite l'emporte, en tout cas, si la gauche perd...

Non, mais je veux dire, vous allez faire quoi maintenant ? Vous savez, moi, je suis une élue de la nation, donc oui, absolument, je vais être fidèle au poste. J'ai énormément de batailles à mener, j'ai énormément d'idées, j'ai mené beaucoup de combats l'année précédente, de lutte contre les gabegies de l'aide française au développement, de lutte contre les gabegies de France Travail et d'autres.

J'ai encore énormément de combats dans les semaines qui viennent. Je reprends mon rôle fidèle au poste, au Parlement européen, puisque je suis une élue de la nation, et donc je continue corps et âme en redoublant d'efforts. Vous avez un peu grand remplacé Éric Zemmour, non ?

Absolument pas. Alors ça, vous savez, il est au combat lui aussi, il a soutenu nos candidats partout en France, qui ont été candidats pour les municipales. On a eu des maires qui ont été élus dimanche.

C'est vous qui avez mené la campagne, il ne sera plus candidat. Enfin, je dis aux présidentielles, c'est vous maintenant ? Ah non ?

Vous savez, moi, j'ai été candidate à Paris, donc forcément, j'ai mené ma campagne. Vous auriez voulu que je ne mène pas ma campagne ? Non, mais je veux dire, ça y est.

Moi, quand je m'engage dans quelque chose, je le mène corps et âme. Franchement, vous imaginez une seule seconde que maintenant, ce soit lui qui soit candidat à la présidentielle ? Mais évidemment, et pourquoi une seule seconde, je l'imagine ?

Je ne sais pas, ça y est, vous êtes là, vous avez avancé. Oui, merci beaucoup. Je vous remercie.

Vous êtes désormais, d'ailleurs, un des personnages clés. Emmanuel Grégoire parle de vous, Rachida Dati parle de vous. Je vous remercie de ses compliments, mais ça n'enlève en rien le rôle éminent que joue Éric Zemmour.

C'est sûr, ça y est, c'est fait, c'est décidé, vous êtes chacun réparti des tâches ? Écoutez, il l'annoncera lui-même. Vous savez, ce n'est pas lui, Xavier Bertrand, qui va annoncer sa candidature tous les trois matins à toutes les antennes.

Mais vous pourriez être tenté. Donc quand il aura décidé d'annoncer sa candidature, vous l'inviterez peut-être qu'il l'annoncera à votre antenne. Et vous avez complètement renoncé à l'idée, vous-même, d'être candidate à la présidentielle ?

Pourquoi vous avez renoncé à l'idée ? Je n'ai jamais aimé l'idée d'être candidate à la présidentielle. Ça ne vous a jamais traversé l'esprit ?

Éric Zemmour prendra sa décision et il l'annoncera. Moi, je vous dis, on a énormément de batailles à mener dans les prochaines semaines, dans les prochains jours, dans les prochaines heures, puisque là, on est en train de parler de l'avenir, on peut être futuriste à la bord de 2032. Mais vous aviez entendu Laurent Wauquiez, par exemple, parler d'une primaire, je cite, de Gérald Darmanin à Sarah Knafow.

Il ne dit pas à Éric Zemmour, il dit à Sarah Knafow. En quelque sorte, vous avez fait oublier Éric Zemmour ? Figurez-vous que le même Laurent Wauquiez l'a dit, puisqu'il a déjeuné avec Éric Zemmour, et ensuite il a dit, et si c'était Éric Zemmour, c'est à eux de choisir qui est le candidat.

Il a déjeuné avec Éric Zemmour ? Oui, absolument, ce n'est pas une information, c'est déjà sorti depuis longtemps, il y a quelques mois. Et donc Laurent Wauquiez a dit, et si c'était Éric Zemmour, c'était Éric Zemmour.

Ils se sont dit quoi ? Ils ont parlé de cette primaire. Donc à mes yeux, si on se projette un peu plus loin, évidemment qu'il faudra une primaire de la droite pour changer la question.

Si ils ont déjeuné ensemble et qu'ils ont parlé de cette primaire, ça veut dire que vous êtes en train de nous dire que Laurent Wauquiez, il est en train de conclure une alliance avec Éric Zemmour ? Non, ça ne s'appelle pas une alliance, ça s'appelle une primaire. Une primaire, ça vise à trancher et à savoir qui sera le candidat sur la ligne du premier tour.

C'était cordial ce déjeuné ? Très cordial. Bon, là je pense qu'on s'égare un peu sur les sujets actuels.

On ne s'égare pas, on parle d'informations où on dit qu'on ne fait pas l'alliance, mais en même temps on déjeune ensemble et on prépare une sorte d'alliance. Alors si vous voulez me dire qu'il y a énormément de personnalités à droite qui veulent cette alliance, la réponse est oui. Mais si Laurent Wauquiez souhaite cette alliance ?

Alors là on parle d'une primaire encore une fois. Maintenant si vous voulez me dire qu'il y a une vraie différence puisqu'une primaire vous vous affrontez et vous faites confiance. Ça veut dire qu'après, une fois qu'il y en a un qui gagne, tous les autres sont derrière.

Donc si on fait une primaire avec Éric Zemmour et qu'Éric Zemmour gagne cette primaire, ça veut dire qu'il mettra LR au service du candidat Éric Zemmour. On est bien d'accord ? On est d'accord que ça veut dire que tous les autres se retirent au profit de ce candidat.

C'est une alliance. Ça veut dire que tous les autres se retirent au profit de ce candidat. Quand vous avez eu des primaires dans les années précédentes, on n'a pas vu les perdants faire beaucoup de zèle pour soutenir le vainqueur.

En revanche, ils acceptent le résultat des urnes et ils se retirent pour arrêter de faire concurrence. Dans ce cas-là, on ne demande pas à M. Bertrand de devenir un porte-parole d'Éric Zemmour mais seulement d'accepter son échec et de se retirer.

C'est tout. C'est le principe d'une primaire. Et je l'appelle de mes voeux.

Moi aussi, et je crois qu'on est nombreux, j'espère qu'on sera de plus en plus nombreux à vouloir cette primaire parce que je pense que c'est la seule manière de faire que la droite soit représentée et entendue. On a aujourd'hui des représentants...

Contre le RN ? C'est ce que j'allais vous dire. J'allais sur ça.

Le Rassemblement National n'est pas de droite. Il nous le répète à longueur de journée. Marine Le Pen nous dit « Mon électorat, c'est des socialo-communistes, donc je ne reconnais pas la droite, je n'aime pas la droite. » Jordan Bardella nous dit pareil.

Ni droite, ni gauche. Là, la décision qu'a prise Jordan Bardella, qu'a prise Marine Le Pen, c'est de maintenir tous leurs candidats dans des seconds tours où ils vont faire perdre la droite et ils ont pris ce risque alors qu'ils n'ont aucune chance, aucune, de gagner. Et là, vous voyez la différence entre eux et nous, si je puis dire.

Nous, on s'insère dans cette grande famille de la droite et on dit « on sait choisir le moindre mal ». On n'est pas là pour grappiller quelques postes par-ci, par-là. On est là pour le bien commun.

Si on se bat pour le bien commun, à la fin, il ne faut pas oublier la finalité de l'engagement. On n'est pas là pour quelques postes de conseillers municipaux. On est là pour faire gagner nos idées.

Et si à Paris, dimanche, on peut mettre fin à 25 ans de déclin socialiste, alors on dira que c'est grâce à nos électeurs. Vous dites, Sarah Knafo, que vous, votre truc, c'est le pouvoir d'achat, l'argent, les impôts, les gabegies, comme vous dites. La sécurité, la lutte contre l'immigration.

Quand vous entendez ce matin les prix à nouveau du gaz, de l'essence, est-ce que vous invitez le gouvernement à baisser les taxes ? Évidemment. Quand vous voyez que sur 2 euros d'essence, il y a 1 euro de taxes, on s'aperçoit bien qu'il y a comme un problème.

Donc oui, j'invite le gouvernement à baisser les taxes. Par exemple, baisser la TICPE de 30%. Ça coûterait de l'argent.

C'est un manque à gagner pour l'État, à hauteur de 12 milliards d'euros. Mais pour cela, il faut réussir à dépenser moins. Et puisque ces irresponsables, tous, de RN à LFI, n'acceptent pas les baisses de dépenses parce qu'ils n'en ont pas le courage politique, alors forcément, avec eux, on ne pourra pas baisser les taxes.

Avec le programme que nous représentons, nous disons, il faut dépenser moins pour pouvoir taxer moins, pour que les Français gagnent plus. C'est exactement ce que j'ai proposé à Paris avec un plan d'économie de 10 milliards d'euros sur 10 ans. C'est ce que je propose à l'échelle de la France avec un plan d'économie d'urgence de 80 milliards d'euros qui me sert ensuite à baisser les taxes.

L'Union européenne, qui, officiellement l'a dit, autorisera tous les pays qui le souhaiteront, l'Italie l'a annoncé hier, à baisser ses taxes. Est-ce que ça veut dire aussi que l'Union européenne, aujourd'hui, qui n'est pas franchement votre meilleure amie, laisse une plus grande liberté, une plus grande souplesse aussi aux différents États ? J'allais dire encore heureux.

Et vous avez raison de dire qu'il n'est pas ma meilleure amie. D'ailleurs, je pense que Mme von der Leyen est très décieux aujourd'hui que je ne devienne pas maire de Paris puisque je vais retourner dès la semaine prochaine au Parlement européen pour l'affronter et défendre les intérêts des Français. Et j'en suis très fière parce que je représente les électeurs qui m'ont élu.

Rendez-vous à 10h30 ce matin. Je vous donne l'information pour ce sondage exclusif, le tout dernier sondage de la campagne des municipales à Paris. Ce sera un sondage Elab BFM TV.

Rendez-vous donc à 10h30 pour ce tout dernier sondage, sondage qui aura été fait après le fameux débat, le débat sur BFM TV. Une partie des sondés pourront donc s'exprimer après avoir vu ce débat avec les trois candidats. Merci Sarah Knafo d'avoir répondu à nos questions ce matin.

On l'a bien compris. Désormais, vous retournerez à Strasbourg et à Bruxelles, députée européenne, vice-présidente de Reconquête. Il est 8h46 sur AMC BFM TV.