Christian Estrosi : "Je suis favorable à la PMA" pour toutes les femmes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:43OuverteRéponse partielle
Le remaniement qui n'a pas lieu aujourd'hui est-il le signe d'une difficulté à affirmer la ligne politique ?
- 1:29RelanceRéponse directe
Ce n'est pas seulement une histoire de temps médiatique ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Quel est votre regard sur ce qui se passe ? Est-ce une crise politique ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que ça se soit défait ?
- 3:56FerméeÉludée
Donc vous restez bienveillant à l'égard de l'exécutif ?
- 4:17OuverteRéponse directe
Qu'espérez-vous pour l'an 2 du quinquennat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« D'abord, s'il s'agissait d'un an 2, je pense qu'il y aurait un véritable remaniement en profondeur avec une remise d'émission de son gouvernement du Premier ministre. »
- 1:15Invité politiqueFait
« il ne fallait pas simplement faire un réajustement, mais tout remettre à plat pour donner un nouveau souffle au gouvernement. »
- 3:38Invité politiqueFait
« il y a une loi qui est passée avec l'abstention de l'opposition, et pas n'importe quelle loi. La loi PAC. »
- 4:31Invité politiqueFait
« C'est la mise en concurrence de la SNCF, c'est le code du travail, c'est la suppréhension des heures supplémentaires fiscalisées pour les salariés. »
- 4:45Invité politiqueFait
« la privation de pouvoir d'achat pour les retraités, la désindexation de leurs pensions, la CSG, etc. »
- 6:58Invité politiqueChiffre
« 70% de la commande publique dans notre pays vient des maires et des présidents d'exécutifs territoriaux. »
- 8:55Invité politiqueFait
« la liste des 14 territoires de France à faible émission, c'est-à-dire ceux qui prennent des engagements très forts, et j'étais candidat pour cela. »
- 10:08Invité politiqueFait
« Oui, il me fait peur parce que je crains que malheureusement, s'il y a un échec dans les politiques de réforme ou quelque part, il sera pendant ce quinquennat essentiel qu'il y ait une forme de coalition à un moment qui se produise. »
- 10:53Invité politiqueFait
« le principal vivier politique avec des hommes et des femmes d'expérience, aujourd'hui, il se trouve à droite. »
- 17:33Invité politiqueFait
« c'est sans état d'âme que nous avons fait des constats mais vous savez lorsque l'on s'installe sur une propriété privée. »
- 17:52Invité politiqueFait
« nous avons des aires d'accueil qui sont réservés à ça pour pouvoir les expulser. »
- 18:49Invité politiqueFait
« Non, il s'est passé que dans la vie chacun apprend à regarder une société qui évolue à écouter à comprendre aussi les souffrances humaines. »
Temps de parole
- Christian Estrosi78 %
- Présentateur11 %
- Invité6 %
- Auditeur3 %
- Auditeur 22 %
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Nous recevons ce matin le maire de Nice, vice-président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, président de la métropole Nice-Côte d'Azur. Question, réaction au standard d'Inter ? 01 45 24 7000 sur les réseaux sociaux et l'application de la chaîne, l'application France Inter. Christian Estrosi, bonjour. Bonjour. Étrange moment politique que celui que nous traversons, la crise traversée par l'exécutif depuis la démission de Nicolas Hulot, puis celle de Gérard Collomb il y a une semaine, se poursuit par une drôle d'attente, celle du remaniement qui n'aura pas lieu aujourd'hui.
L'exécutif met parfois en avant les délais incompressibles liés au travail de vérification menée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour dire « ça prend du temps ». Mais n'est-ce pas aussi, selon vous, je vous pose la question, le signe d'une réelle difficulté aujourd'hui à affirmer la ligne politique de l'an 2 du quinquennat ?
D'abord, s'il s'agissait d'un an 2, je pense qu'il y aurait un véritable remaniement en profondeur avec une remise d'émission de son gouvernement du Premier ministre. C'est ce à quoi nous avons pour beaucoup d'entre nous, je l'avoue moi-même. Pensez, il y a une semaine de cela, où je considérais qu'il ne fallait pas simplement faire un réajustement, mais tout remettre à plat pour donner un nouveau souffle au gouvernement. Bon, de toute évidence, le Président a choisi le temps politique et pas le temps médiatique. C'est un peu la conclusion qu'on peut en tirer.
Ce n'est pas seulement une histoire de temps médiatique, puisque vous-même, vous le souhaitiez, que Richard Ferrand, qui était à votre place il y a quelques minutes, disait dans le journal du dimanche « il faut un second souffle, il faut un gouvernement remanié, il faut une démission d'Edouard Philippe et un nouveau vote de confiance à l'Assemblée nationale ».
Vous savez, moi je ne suis pas, contrairement à Richard Ferrand, moi je ne suis pas membre de la majorité. Mais par contre, bon, pour avoir été trois fois ministre sous la présidence de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, j'ai aujourd'hui un peu de recul et en même temps beaucoup de liberté. Cette liberté que vous donnent vos électeurs, les niçois en ce qui me concerne, ce qui me permet de pouvoir justement regarder la vie politique avec un peu de recul et d'expérience, et savoir qu'il n'y a jamais une situation qui est comparable à une autre.
Alors quel est votre regard là sur ce qui se passe ? Est-ce qu'on vit une crise politique ou pas ? Est-ce que finalement tout ça est normal dans un temps politique qui est normal ?
C'est bien pour ça que j'ai appris à regarder une ligne d'horizon au loin et à ne pas être dans l'immédiateté. Je vois à quel point nous avons sur les bancs de l'opposition, sur les bancs de la majorité, toutes les heures, des gens qui croient utiles de devoir réagir tout de suite, soit par la critique, soit en étant louangeur. Écoutez, moi je n'ai pas envie d'être critique, je n'ai pas envie d'être louangeur, j'ai envie d'être observateur et d'essayer de comprendre et d'analyser, et de regarder en même temps ce dont notre pays a besoin.
Nous savons que nous sommes confrontés à des risques de montée des populismes, qu'il y a une échéance européenne qui n'est pas sans danger à l'horizon, que la France a besoin de réformes, que ce président-là s'était plutôt montré réformiste pendant toute cette première partie de son quinquennat.
Comment vous expliquez que ça se soit défait ?
Et qu'hier à l'Assemblée Nationale, malgré ces journées qui se sont enchaînées les unes derrière les autres, avec cet excès de critiques d'un côté, cet excès de louanges de l'autre, il y a une loi qui est passée avec l'abstention de l'opposition, et pas n'importe quelle loi. La loi PAC. Une loi qui en matière de cohésion sociale, d'action économique...
Donc vous restez bienveillant à l'égard de l'exécutif Christian Estrosi ? Ce n'est pas un défaut d'être bienveillant.
Non mais vous savez, lorsque je dis que je ne suis ni critique ni louangeur, ça ne veut pas dire que je suis bienveillant. Quelque part je suis dans l'attente de ce qui va nous être proposé.
Mais qu'est-ce que vous espérez ? Si vous deviez, je ne sais pas, réclamer ou donner quelques conseils, ou demander quelque chose, qu'est-ce que vous espérez pour l'an 2 du quinquennat ?
On voit les réformes qui ont fait bouger des lignes, et que nous attendions tous à droite et à gauche. C'est la mise en concurrence de la SNCF, c'est le code du travail, c'est la suppréhension des heures supplémentaires fiscalisées pour les salariés. On voit que tout ce qui, en ce qui me concerne, ne va pas. Et notamment, la privation de pouvoir d'achat pour les retraités, la désindexation de leurs pensions, la CSG, etc. On voit qu'à l'égard des collectivités, il y a un dialogue qui est difficile. Donc j'attends, au fond, s'il ne devait s'agir que du remplacement de trois postes. Puisque c'est un peu ce qui circule aujourd'hui.
Ce n'est pas tant la personnalité qui va les occuper, c'est la boîte à outils qu'on va donner à ces personnalités. Pour un ministre de l'Intérieur, est-ce qu'après le constat qu'a fait lui-même Gérard Collomb, qui est un constat d'échec ? Lorsqu'il dit, on est côte à côte, demain on sera face à face par rapport au problème du communautarisme. Je sais qu'il a voulu combattre cela. Je sais qu'il a voulu combattre cela. On ne lui en a pas forcément donné les moyens, s'il en fait le constat aujourd'hui.
Qu'est-ce que vous réclamez sur cette question-là ?
Sur cette question, je dis que plus que la personnalité, parce qu'au fond, c'est le président de la République et le Premier ministre qui impulsent la politique et qui tracent leurs feuilles de route, est-ce qu'on va leur donner les moyens de pouvoir lutter contre le communautarisme, de mettre un terme à ce qu'on soit confronté à des territoires perdus de la République ? Et je dirais que cette situation ne date pas d'Emmanuel Macron. Elle date d'il y a 30 ans en arrière, où petit à petit, on a perdu des pans entiers de ces territoires de la République qu'aujourd'hui, il faut reconquérir absolument. dans la lutte contre le terrorisme, on n'est pas allé jusqu'où on devait aller.
Christian Estrosi, est-ce que vous croyez maintenant au moment girondin promis, ou en tout cas appelé de ses voeux par le président de l'Assemblée nationale, réitéré encore il y a quelques minutes à ce micro, voilà, arrêter avec le jacobinisme, voire le parisianisme, et commencer à travailler de manière horizontale ?
J'ai fondé avec un certain nombre de maires de droite du centre, modérés en général, puisque désormais nous ne pouvons plus cumuler de fonctions parlementaires avec la gestion de nos exécutifs territoriaux, un mouvement qui s'appelle la France audacieuse. Pourquoi ? Parce que 70% de la commande publique dans notre pays vient des maires et des présidents d'exécutifs territoriaux. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on ne réussira pas la lutte contre l'insécurité, même si c'est un domaine régalien. On ne réussira pas à un moment où il faut un verdissement de toutes les décisions qui sont prises en matière environnementale, ainsi que le rapport du GIEC qui est sorti il y a quelques jours de cela.
On ne réussira pas au moment où les feuilles de taxe d'habitation arrivent, la réforme de la fiscalité locale.
Christian S. Rosy, qu'importe le jacobinisme, les girondins travaillent, c'est ça ce que vous nous dites ?
La France est un pays beaucoup trop centralisateur. La France a besoin, je suis un girondin, je le revendique aujourd'hui, de savoir s'appuyer beaucoup plus sur les territoires sans lesquels il n'y aura pas de gains de part de croissance, sans lesquels on ne ramènera pas du PIB dans notre pays, sans lesquels on n'inversera pas la courbe du chômage dans notre pays. Et donc il faut que ce lien de confiance, par exemple avec une fonction ministérielle que je réclamais déjà sous Nicolas Sarkozy qui ferait que le ministre des territoires soit en même temps le ministre des collectivités locales, vous vous rendez compte ?
Il y a un ministre des collectivités locales d'un côté et un ministre de la cohésion des territoires de l'autre. Mais ça n'a pas de sens. Il faut que ce soit le même qui puisse conduire les mêmes responsabilités aux services des territoires.
Sur l'environnement, puisque vous en parlez vous-même, est-ce que vous avez le sentiment que les 18 mois de gouvernement ont été à la hauteur des enjeux et de l'urgence climatique ? Et la nomination de François de Rugy, est-ce qu'elle vous semble aller dans le bon sens ?
Je ne vais pas... On sait que François de Rugy est un environnementaliste, mais les premiers environnementalistes, encore une fois, ce sont les responsables territoriaux. Et à cet égard, il se trouve qu'il y a quelques jours, et c'était pendant cette semaine difficile, c'était il y a trois jours d'ailleurs, est sortie la liste des 14 territoires de France à faible émission, c'est-à-dire ceux qui prennent des engagements très forts, et j'étais candidat pour cela.
La métropole de Nice-Côte d'Azur a été retenue, où nous avons pris des engagements pour faire circuler des moyens de transport collectif propres, pour rallonger nos lignes de tramway, pour faire en sorte qu'il y ait ces zones à émissions faibles, où il n'y ait plus de véhicules, mais qu'ils soient piétonnisés.
D'accord, mais sur le gouvernement, ça c'est... Vous me répondez au niveau local.
Oui, mais c'est une décision prise par le gouvernement qui accorde ce statut et qui va donner des moyens au gouvernement. Il y a seulement, par exemple, le financement de systèmes technologiques de détection de plaques minéralogiques pour des poids lourds de livraison qui n'ont rien à livrer sur un territoire qu'ils traversent parce que ça serait plus confortable pour eux de le traverser. Et moi, je n'en veux plus sur la promenade des Anglais. On m'a accordé ce statut et je peux vous dire que ce sera très efficace. Donc oui, il y a des choses qui ont été faites et d'autres qui ne l'ont pas été.
Marine Le Pen et Mathéo Salvini se sont rencontrés à Rome hier. Ils veulent créer une dynamique politique commune, un front de la liberté. L'axe Salvini-Le Pen, vous fait-il peur ?
Oui, il me fait peur parce que je crains que malheureusement, s'il y a un échec dans les politiques de réforme ou quelque part, il sera pendant ce quinquennat essentiel qu'il y ait une forme de coalition à un moment qui se produise. On voit bien qu'il y a une majorité qui se cherche et avec des contradictions importantes dans cette même majorité. On voit bien que le vivier, l'essentiel du vivier des forces politiques à un moment où on a du mal à trouver des remplaçants se trouve plutôt dans l'opposition. C'est une réalité. Donc il faudra bien que pendant ce quinquennat...
Ça veut dire quoi ça ?
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que... Ça veut dire que le vivier politique se trouve à droite ? Je pense que le principal vivier politique avec des hommes et des femmes d'expérience, aujourd'hui, il se trouve à droite. C'est là qu'il y a le plus d'hommes et de femmes qui ont exercé des responsabilités et qui ont de l'expérience. Vous parlez de vous par exemple ? Pas plus de moi que d'autres. Mais en tout cas, nous sommes un certain nombre à avoir exercé des responsabilités gouvernementales, même si je ne suis candidat à aucune responsabilité gouvernementale puisque, je l'ai dit, depuis plus d'un an, je me consacrerai à 300% à ma ville. C'est un choix que j'ai fait.
Moi, je ne fais pas des allers-retours. Mais il y en a d'autres qui ont fait le choix puisqu'il y a l'interdiction du cumul entre fonction locale et mandat parlementaire, qui ont une expérience ancienne et qui ont fait le choix parlementaire qui les autorise plus facilement à exercer des responsabilités gouvernementales. Ce vivier, on le trouve plus à droite qu'à gauche. On le trouve plus à droite que dans les nids droits ni gauche. C'est une réalité. Et donc, qu'à un moment, pendant ce quinquennat, il y ait l'idée d'une coalition qui permette de relancer un certain nombre de réformes à partir d'hommes et de femmes d'expérience.
On dit, on consulte depuis huit jours la haute autorité, mais enfin, il y a des gens qui ont exercé sous le contrôle de la haute autorité des responsabilités gouvernementales. On sait que dans leur CV, ils sont parfaitement intègres et transparents. Mais je ne vais pas citer de nom. Ça servirait à quoi ? Ça ferait avancer quoi ce matin ? Je dis qu'il y a le temps du quinquennat et que je ne suis pas dans l'immédiateté qu'il y a une ligne d'horizon et qu'il y a sans doute pour le président de la République aussi une ligne d'horizon et que c'est sans doute pour cela qu'il ne se dépêche pas aujourd'hui et qu'il a besoin de démontrer et que c'est lui et lui seul qui décide de cet avenir.
Mais j'en tire simplement les conclusions qu'à un moment, il va bien falloir qu'il s'appuie sur un vrai vivier politique qui a une expérience et pas nous raconter l'histoire des techniciens de ceci ou des techniciens de cela. Le blanquer de l'intérieur. Ce n'est pas une affaire de techniciens c'est une affaire de relations humaines de relations avec le peuple des hommes, des femmes et des enfants qu'on côtoie tous les jours et vous savez même d'avoir géré un petit village c'est une expérience essentielle dans un CV et quand on ne l'a pas dans un CV et bien on n'est pas forcément destiné à bien administrer une responsabilité gouvernementale.
Pour les républicains l'élection européenne à venir peut jouer va jouer comme un moment de vérité est-il possible selon vous d'éviter le schisme entre les deux droites celle d'Alain Juppé pour le dire d'un nom et rapidement et celle de Laurent Wauquiez qu'ont-elles en commun aujourd'hui encore ces deux droites ? C'est vrai que beaucoup de choses
les séparent mais est-ce que c'est irréversible ? Je fais partie de celles et ceux qui veulent croire que non qui veulent croire que nous pouvons de nouveau les réconcilier. Jacques Chirac avec l'UMP mais même Valéry Giscard d'Estaing il y a plus longtemps avec l'UDF avait réussi à un temps donné de l'histoire de la démocratie à rassembler des hommes et des femmes qui vous avez même eu la période du RPR et de l'UDF où on a bien vu que si le RPR et l'UDF ne se mettaient pas systématiquement d'accord entre eux il n'y avait pas de majorité possible. Mais maintenant c'est centrifuge.
Donc à un moment où on comprend qu'il faut respecter dire aujourd'hui stupidement il y a une ligne politique et une seule à respecter et qui serait celle de ceux qui aujourd'hui considèrent que le seul avenir possible ce serait de se placer en concurrence avec l'extrême droite et le Rassemblement National de Marine Le Pen pour essayer de récupérer des voix. C'est l'échec garanti.
Par contre se dire qu'il faut tendre la main il faut l'ouverture il faut concilier des gens qui peuvent être un peu plus souverainistes d'un côté un peu plus progressistes de l'autre un peu plus libéraux d'un côté un peu plus centristes de l'autre et bien c'est une exigence si on n'est pas capable de réconcilier l'ensemble de ses droites et du centre et bien il n'y aura plus de majorité possible pour garantir nos victoires de demain.
Allez on passe au standard je salue Sébastien bonjour bienvenue on vous écoute
Oui bonjour à vous et bien j'avais une question à poser à monsieur Estrosi en tant que président de région SACA pourquoi avez-vous coupé les subventions de fonctionnement aux syndicats minoritaires dans votre région notamment la Confédération Paysanne ainsi qu'à des subventions d'utilité publique sociale de la petite paysannerie comme solidarité paysan
Merci Sébastien pour cette question c'est quoi ce qu'on entend derrière vous des cloches ?
C'est mes chèvres je garde dans le Luberon
Merci pour cette question Christian Estrosi Christian Estrosi vous répond
mon attachement à la ruralité puisque à la fois président délégué de la région qui est très alpine d'ailleurs et d'une métropole qui va des cimes du Mercantour à 3000 mètres d'altitude jusqu'au bord de la Méditerranée fait que par exemple dans ce métier difficile d'éleveur que remplit ce monsieur nous avons accordé beaucoup d'aide par exemple dans la lutte contre le prédateur qui est le loup pour protéger l'ensemble des focots Mais vous avez coupé
les subventions aux syndicats minoritaires c'est ce que vous demande Sébastien
Nous avons même avec l'organisme foncier régional fait en sorte que nous puissions attribuer des terrains aux jeunes agriculteurs des domaines de pâturage débloqués pour ce qu'on appelle les estives et le retour l'été vers les pâturages beaucoup d'aide pour les jeunes agriculteurs et leur installation parce que nous savons que l'équilibre pour la ruralité passe aussi par l'élevage et par la lutte contre la déperdition agricole
La question suivante nous vient de Nice Bonjour Paul bienvenue sur Inter
Bonjour à toute l'équipe de France Inter Je voulais poser une question à monsieur Estrosi je suis résident de Nice et j'habite le Baguero que vous devez connaître et en face de chez moi en face de notre résidence s'est établi un camp un camp de réfugiés où il y a de tout des roumains des africains et on voit des voitures abandonnées ça boit ils sont complètement libres ça crie ils ont des chiens pour faire la manche donc ça boit toute la nuit j'aurais voulu savoir si vous pouvez faire quelque chose contre ça
Merci Paul pour cette question
Christian Estrosi vous répond Oui et c'est sans état d'âme que nous avons fait des constats mais vous savez lorsque l'on s'installe sur une propriété privée puisqu'en l'occurrence ça n'est pas une propriété qui appartient à la ville de Nice sur toute celle de la ville de Nice sur lesquelles j'ai affaire à cela en moins d'une demi-journée nous prenons les dispositions puisque nous avons des aires d'accueil qui sont réservés à ça pour pouvoir les expulser mais quand il se passe plus de 24 heures sur un terrain privé on est obligé de faire engager par le propriétaire et si le propriétaire ne le fait pas de se substituer au propriétaire une démarche auprès du tribunal de grande instance et du procureur de la république pour qu'il nous apporte le concours de la force publique et malheureusement et bien souvent à Nice et bien les instances judiciaires tardent à apporter à la collectivité sous l'autorité du gouvernement et du garde des Sceaux les moyens nécessaires pour pouvoir les faire évacuer mais je serai très attentif à ce que vous me signalez et je vais veiller en tout cas à ne pas relâcher la pression sur les services judiciaires niçois
Léa
vous étiez contre le mariage pour tous à l'époque aujourd'hui vous vous dites pour l'extension de la PMA à toutes les femmes qu'est-ce qui s'est passé ?
Non, il s'est passé que dans la vie chacun apprend à regarder une société qui évolue à écouter à comprendre aussi les souffrances humaines à me rendre compte aussi quelquefois lorsqu'un couple a un des siens qui disparaît des problèmes de succession de logement que cela peut poser et puis de la volonté aussi à travers l'amour que deux hommes ou deux femmes peuvent se porter que l'on peut bâtir aussi une cellule familiale aujourd'hui c'est comme ça Vous avez changé Et donc j'ai appris parce que et c'est ma fonction de mère qui m'a appris ça parce que la fonction de mère c'est je dis toujours que le maire c'est un peu le papa de tous ceux qui arrivent au monde dans leur cité jusqu'au moment où ils quittent ce monde et où depuis la maternité jusqu'à l'EHPAD on a à gérer des centaines de problèmes et quand on ne connait pas ça on ne peut pas gouverner un pays correctement je le dis parce que c'est la plus belle expérience qui soit et quand on est confronté à ces problèmes de société à un moment on comprend qu'il faut permettre à un couple d'hommes ou de femmes de pouvoir bâtir cette cellule familiale qui est si importante pour qu'ils réalisent leur bonheur et leur équilibre dans la société Donc voilà pourquoi j'ai changé et pourquoi aujourd'hui si la ville de Nice est la deuxième ville de France après Paris à célébrer le plus de mariage pour tous c'est une réalité mais j'imagine que si vous me posez cette question c'est par rapport au sujet de la PMA
Ah oui
Bon et bien c'est un sujet où je le dis très clairement aussi avec ma liberté de parole et de conscience je suis favorable à cela je suis favorable à cela parce que j'ai lu des rapports d'éthique qui me confirment que pouvoir permettre cela à une femme c'est important et qu'en plus de cela ce serait une discrimination par rapport à un certain nombre de citoyens français qui n'en ont pas les moyens là où ceux qui en ont les moyens franchissent la frontière pour aller en Belgique en Hollande ou ailleurs dans un pays de l'Union Européenne et pouvoir obtenir une satisfaction dans ce domaine voilà pourquoi je dis sachons dépasser ce problème et ne pas en faire un sujet de confrontation et surtout laisser sa liberté de conscience à chaque membre des groupes politiques à l'Assemblée et ne pas en faire une discipline de groupe Monsieur le maire
et donc Monsieur le père de Nice
merci d'avoir été au micro d'Inter
Christian Estrosi