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interviewCNEWS (sur YouTube)· 17 juin 2026 19 min

La grande interview : Sébastien Chenu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et Europe, c'est Sébastien Chenu. Bonjour à vous. Bonjour madame.

Député du Nord. On va évoquer la protection des enfants qui est au cœur des débats. Les français s'interrogent après la mort de Liana, après les scandales, les agressions à répétition dans le périlis scolaire à Paris et dans d'autres villes.

Est-ce que notre République s'est encore protéger les enfants ? Et est-ce que pour vous au Rassemblement national c'est une priorité ou une priorité parmi tant d'autres ? Non, vous avez raison, c'est une priorité.

C'est une priorité absolue et cette priorité, elle a été délaissée les années passantes avec probablement un certain nombre d'explications à cela. Pour l'instant, c'est un scandale. C'est la faillite de la justice vis-à-vis de l'enfance de notre pays.

Une faillite qui est quand même alimentée, faut bien le dire, chaque jour par d'autres scandales, des scandales nouveaux. Le scandale de cet animateur périscolaire à Paris qui avait été qui était poursuivi pour neuf agressions sexuelles sur des fillettes et qui est relaxé. Comment voulez-vous que les Français de preuve, c'est Gérard Miller qui est 90 fois présumé innocent et qui continue euh à se balader.

Tout ça effectivement souligne la faillite du système. Mais c'est vrai que présent de tout le système vous vous ne préservez personne justement dans ce système de ce système judiciaire. Euh je disais il y a eu des raisons à cela euh des raisons objectives et récentes.

Par exemple, la réforme de Darmanin euh sur la police judiciaire a beaucoup abîmé voilà quand il était ministre de l'intérieur a beaucoup abîmé la possibilité pour les enquêteurs de pouvoir travailler de façon active. Ça c'est le résultat des politiques qui ont été menées. Mais ça remonte je crois à beaucoup plus loin.

C'est probablement aussi la question du rapport à l'enfance du rapport à la protection de l'enfance. Nous, parmi les propositions qu'on a euh et Marine Le Pen le le défendait hier, elle disait effectivement il faut reconnaître des signaux faibles et la détention d'images pédopornographique est un signal euh même pas faible mais très fort et on pense que les détenteurs d'images pédopornographiques devraient être sanctionnés beaucoup plus lourdement qu'ils ne le sont actuellement. Alors en prison qu'est-ce que avec des peines qui soient effectivement adapté ?

ça peut être de la prison ferme. En tous les cas, ce sont les Américains, je crois, qui ont révélé qu'il y avait des centaines de milliers de d'images de millions d'images pédopornographiques qui étaient détenu par des Français. Et face à cela, qu'est-ce qu'il y a comme moyens qui sont mobilisés ?

Je crois qu'il y a 45 magistrats, personnel de justice qui sont chargés de s'en occuper. Donc on voit bien que face au défis majeurs, les moyens ne sont pas au niveau. Donc d'un côté, il y a les peines, bien adapter notre arsenal de peine et puis de l'autre côté mettre Oui, mais il faut l'adapter, il faut l'adapter parce que souvent on a des gens qui ont du surcil, on a des aménagements de peine et puis évidemment je pense que quelqu'un qui tue ou qui viole un enfant doit rester derrière les barreaux.

Euh est-ce qu'il y a pas un problème uniquement que de moyens ? Il y a aussi un problème d'idéologie. Est-ce qu'il y a pas une idéologie qui irrigue tout le système judiciaire français depuis 40 ans qui est clairement une idéologie de gauche ?

Oui, probablement. D'ailleurs, on sait très bien que cette idéologie qui est l'idéologie de mai 68 a probablement fait entrer dans les têtes un rapport à la petite enfance dans le pays qui est celui qu'on connaît. Mais je note aussi que cette idéologie, elle s'attaque à d'autres choses.

Je regardais le texte de la loi intégrale dans laquelle il y a des choses très intéressantes, des choses qu'on peut voter. Ça veut dire quoi lo intégrale ? Oui.

Qui est censé qui est censé rassembler dans une même loà tous les éléments qui pourrait lutter contre les violences sexuelles et sexistes. Mais je vois que s'il y a des choses très intéressantes dedans, moi j'ai regardé un tribunal dédié par département, ça c'est intéressant. En revanche, elle porte en elle quand même une vraie faiblesse qui est celle de s'attaquer à la famille.

On sous-entend, voire on dit dans cette loi intégrale que le danger, c'est la famille. Moi je crois que dans l'immense majorité des cas. Oui mais la famille c'est aussi la protection.

Donc ne déconstruisons pas non plus la famille. C'est vrai qu'on l'a vu dans la familié Olivier Duamel, Christine Crent, tous ces gens-là épouvantables évidemment dénoncés par leur propre fille bien sûr dans dans mais je donne celui-ci parce qu'il a été documenté par un livre très bien fait de Camille Kouchner. Mais attention à ne pas déconstruire un peu plus et abîmer un peu plus la famille.

Et puis de l'autre côté, c'est aussi à montrer du doigt les hommes. Moi, je crois que on a besoin d'embarquer les hommes dans le combat de la protection de l'enfance. Et le discours qui dit le patriarcat, les hommes sont tous des assassins ou des torsionnaires en puissance.

Attention à ce qu'à la fin, avec les meilleures intentions de début, on narrive pas au pire résultat. On a besoin d'embarquer tout le monde dans la protection de l'enfance, compris les hommes qui sont effectivement appliqués en grande majorité dans ces affaires deement. Euh on parle quand même des moyens.

Euh quelles sont votre vos propositions au concernant la justice ? Euh il y a à peu près 7800 7900 magistrats aujourd'hui. Vous en voulez combien de plus ?

Qu'est-ce qu'il faut ? Est-ce qu'il faut pas renverser la table et mettre le paquet sur la justice ? Mais bien sûr, ça fait partie Marine Lopavait proposé dès 2022 en tous les cas dans son dans son programme, c'est effectivement des moyens des magistrats mais pas seulement.

J'allais dire, c'est tout le petit peuple de la justice dont on a besoin. Ce sont des greffiers, ce sont c'est du personnel administratif, je disais tout à l'heure, des enquêteurs qui ne sont pas assez nombreux. Puis à l'opposé, à l'autre bout de la chaîne, c'est effectivement un système pénitentiaire qui soit adapté des peines qui tombent, des peines qui soient effectives et des peines qui ne soient pas aménagées pour des gens qui ont agressé, violé et à forceur tué des enfants dans notre pays.

Un dernier mot là-dessus concernant les violes dans les pères et scolaire, je parle, on parle beaucoup de Paris mais c'est vrai dans de très nombreuses villes de France. Est-ce qu'on est face à des violences systémiques ? Là, on parle de 132 suspendus dans les écoles de la capitale depuis le début de l'année, 52 pour violence sexuelle.

C'est un système qui était en place. Bah, en tous les cas, on a l'impression que si ce n'est pas un système et il y a eu des yeux qui sont restés fermés, les yeux des élus parisiens qui sont restés fermés face à ce qui a été visiblement organisé. Or, si c'est organisé, ça ressemble à un système et moi, j'en veux beaucoup euh à l'appareil politique socialiste, socio-communiste, parisien d'avoir fermé les yeux sur tout cela dont les remontées ont été quand même significatifes toutes ces années passant et sur une organisation dont les enquêtes nous diront si elle était systémique.

Emmanuel Grégoire qui est le maire de Paris dit qu'il veut poursuivre au pénal tous ceux qui sous-entendront que la ville de Paris a siamment engagé des pédriminels. Évidemment, vous dites qu'il a raison. Bah enfin, Emmanuel Grégoire aurait dû déjà s'occuper de poursuivre au pénal toute personne qui ou faire des articles 40 visiblement à chaque fois qu'il y a un signalement de fait.

Là, je l'entends en train d'essayer de mener la guerre à ceux qui dénoncent les faits. Moi, je pense qu'unel Grégois n'a pas pris la mesure visiblement et encore moins pendant la campagne électorale où quand même les regards ont été très détournés de ça, n'a pas pris la mesure de ce qui se passait dans la ville de Paris. Lord Miller qui est une députée EPA a dit il y a quelques jours à l'Assemblée nationale qu'elle avait honte de l'attitude des élus de la République et elle dit est-ce qu'il est possible de travailler sur ce sujet de façon transpartisane et laisser les querelles politiques de côté ?

Est-ce que vous êtes prêt à vous mettre tous ensemble autour de la table pour un grand projet de protection de l'enfance ? Non, mais d'abord il y a deux choses enfin euh on ne cherche pas euh quand on fait de la politique à tout prix le consensus. Je veux dire faire de la politique avoir des idées qui nous dépassent mais il peut avoir des grandes causes qui nous mobilisent tous, ça en fait partie.

Mais je vous disais et d'ailleurs on le disait euh tout ça on arrive chacun avec une philosophie avec un rapport aux choses. Et quand vous avez effectivement à l'extrême gauche des gens qui vous ont dit pendant des années comme monsieur Gon Bendit que tripoter des gamins c'était pas grave, comment voulez-vous qu'on trouve un consensus avec des gens qui défendent ce genre d'idéologie ? J'ai entendu des propos de madame Rousseau sur les hommes bien souvent qui font qu'on peut pas trouver des consensus avec ce genre de personnage.

On peut trouver des moyens, on peut se mettre, on peut ouvrir des débats. Est-ce que c'est la recherche du consensus avec des gens qui pensent à l'opposé de vous, qui pensent que la famille est à détruire, qui pensent que tous les hommes sont des coupables en puissance ? Je on peut pas trouver de consensus avec des gens qui pensent ça.

En revanche, que ce soit une cause qui nous mobilise tous et la recherche de solutions les plus pérennes, les plus efficaces, les plus dures aussi en matière de de punition de ceux qui s'attaquent aux enfants dans notre pays. Oui, là ça doit pouvoir nous mobiliser. Protéger les enfants, notamment les enfants comme la jeune Philippine qui a été assassinée en 2024 par un OQTF.

La proposition de loi du député Charles Rodoel a été adopté. Elle porte le nom de cette jeune fille. Donc pour permettre d'allonger les délais de rétention à 210 jours pour les étranger dangereux, vous l'avez voté.

La gauche s'est opposée. Charles Rodel affirme que certains élus de gauche font comparer ses crâ et centres de rétention administrative au camp de concentration. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Sébastien Chenu. Pour d'abord, moi je veux féliciter et Charles Rodell qui a pu faire passer cette proposition grâce aux voix du rassemblement national. Euh je pense que cette proposition, cette loi dite la loi philippine effectivement si elle existait, si elle avait existé aurait protégé euh euh cette cette jeune fille.

Euh la gauche a été indigne. Euh la gauche euh dans son ensemble est toujours là pour défendre le délinquent, toujours là dans des excès euh de langage qui sont très choquants car faire entre un un centre de rétention et un camp de concentration, je rappelle que les centres de rétention administrative sont gérés par des fonctionnaires français. sont des centres qui ont vocation dans lesquels il y a des gens qui ont vocation à repartir et mettre le parallèle avec le camp de concentration me semble au mieux déplacé euh au pire euh c'est encore l'utilisation euh de l'histoire euh la plus épouvantable du monde euh à des fins politiciennes.

Euh l'extrême gauche et la gauche et ses partenaires se sont encore une fois déshonorés. Ils sont jamais là, jamais au rendez-vous pour protéger les Français. Jamais.

Euh est-ce qu'il faut un référendum ? Ce matin euh à la une de JD News, Alexandre Jardin demande un référendum grand référendum sur la justice. Il faut rendre la parole au peuple sur ces grands sujets.

Sébastien Chenu, ben on peut imaginer des référendums, moi je suis partisan du référendum. Nous au Rassemblement national, on en propose un sur l'immigration. Vous me direz, il y a un lien très fort entre immigration et délinquence.

La surreprésentation de population étrangère, on le voit dans les dans les prisons, 25 % des détenus ont la nationalité étrangère. Donc nous, on veut d'abord un référendum sur l'immigration. Après, un référendum sur quoi ?

Sur la justice. Occupons-nous d'abord d'ajuster les peines, de trouver des moyens, mais on peut tout regarder. Mais je pense que la priorité c'est le référendum sur l'immigration et puis ensuite c'est de remettre debout notre système judiciaire.

Ah, vous pouvez parler des étrangers qui sont détenus dans nos prisons. Évidemment, votre proposition c'est de les expulser. On en arrive toujours au même problème.

Les laisser passer consulaires, les renvoyer dans des pays qui ne veulent pas les accepter. Qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous avez une proposition ?

Oui, mais à partir du moment où on ne tente pas le bras de fer avec ces pays-là, on le voit avec l'Algérie. Euh, c'est toujours pareil. Euh bah, rien n'a marché avec l'Algérie parce que rien n'a été tenté.

Euh, c'est-à-dire que le bras de fer qu'on doit tenter, Rotaillot a pas tenté, bah, c'était très timide. C'était un petit bras tout maigre, c'était un petit bras sans muscle, c'était pas grand-chose et puis il a été vite découragé. Puis finalement, il s'est sauvé du gouvernement dans lequel il avait finalement jamais rien eu à faire.

Il aurait jamais dû aller dans ce gouvernement. Macron, Bruno Rotillo, c'était mort d'emblé. Mais tenter le bras de fer, ça veut dire faire pression sur les visas, faire pression sur euh là aussi euh une une espèce de caste qui se fait soigner dans notre pays, qui a un certain nombre de biens euh sur la possibilité des transferts d'argent, euh sur les subventions, enfin euh l'aide euh internationale, la coopération, enfin tout ça c'est des chantiers sur lequels il faut euh agir si on veut faire pression sur les États.

Je rappelle qu'il y a aussi des États européens qui ont des étrangers qui ont des citoyens à eux qui sont donc des étrangers pour nous qui sont dans nos prisons et avec lesquels il est possible de d'avancer probablement un peu plus facilement. Sébastien Ch on parle d'immigration au niveau européen, le pactie l'immigration est effectif. Est-ce que ça va changer quelque chose ?

Est-ce que vous saluez par exemple le travail de François Xavier Béami qui a fait les bouger les lignes qui a pas hésité à travailler avec toutes les droites européennes. Est-ce que c'est pas un signal que vous pourriez faire pareil en France ? C'est une bombe à retardement ce pacte des migration parce qu'en fait ça dit idéologiquement que on doit accepter le déménagement du continent africain sur le continent européen.

Et je pense qu'à partir du moment où l'Union européenne essaie de faire passer cette fumisterie, cette idée néfaste, c'est une bombe à retardement qui va en plus nous coûter cher financièrement. Euh moi, je salue les élus euh quels qu'ils soient et ceux du Rassemblement national ont été largement à la manœuvre pour essayer effectivement de protéger euh les Français de cette idéologie européiste euh demain. Ça fait partie des chantiers qui sont devant nous.

Vous savez, François Boyerou parlait d'Himalaya, euh il y a plusieurs Himalaya devant nous. Il y a la lutte contre l'immigration, il y a le narcotrafic, il y a la démographie. Si vous ne vous attaquez pas à ces Himalaya là, alors le pays va s'écrouler.

Il y a un autre Himalaya qui se dresse devant vous, Sébastien Chenus, c'est la date du 7 juillet. Euh la justice rendra son verdict dans l'affaire des assistants parlementaires européen. Tout le monde retient son souffle, j'imagine, au parti que vous représentez savoir si Marine Pen sera éligible ou pas.

Est-ce que vous avez vous déjà choisi votre candidat ou est-ce que c'est la justice qui va le faire ? Bah, c'est quand même étrange que dans une démocratie, ce soit la justice qui dise finalement qui sera le candidat du Rassemblement national à l'élection présidentielle. Nous, on est organisé toujours de la même façon.

Marine Le Pen est notre candidate. Si la justice la privait du rendez-vous avec les Français qui est un rendez-vous attendu pour lequel elle est prête, et bien Jordan Bardella qui est le président de notre parti prendrait la relève et irait effectivement rencontrer les Français pour porter notre proposition politique. Donc nous on s'est organisé mais c'est vrai que notre sort politique est entre les mains de la justice et quelque part finalement c'est aussi le sort des Français qui est entre les mains de la justice à travers la possibilité ou pas pour Marine Le Pen d'être candidate.

Est-ce qu'il y a pas des tiraillements en interne, en coulisse, au RN, entre les deux équipes ? On peut imaginer que voilà, il y a une forme de concurrence entre les équipes de Marine Le Pen et Jonas Bardella ? Non, je crois que ça travaille bien.

D'ailleurs, vous savez, euh les programmes, que ce soit ceux des élections européennes ou des législatives euh anticipées, les dernières qu'on a pu avoir, elles ont été organisées, portées par les mêmes équipes. Euh chez nous, vous savez, l'offre politique, ce qu'on propose aux Français, je crois que c'est assez clair. Les Français savent très bien qu'avec nous, il y aura moins d'immigration, moins de fiscalité, plus de sécurité et la restauration de toutes les autorités, l'éducation nationale en fait partie.

Donc, vous savez sur ça, il y a pas de mystère. On n'a pas de mystère sur nos candidats contrairement aux autres et à la cinquantaine de candidats aux élections présidentielles. On n pas clair.

C'est votre adversaire le plus inquiétant pour vous ? Mais ça dépend de ce qu'on met inquiétant. Jean-Luc Mélenchon, il est inquiétant dans le sens où je pense qu'avec lui c'est la bascule du pays, c'est la ruine du pays.

Moi je trouve qu'eddouard Philippe dans un autre genre est très inquiétant parce que c'est la poursuite de la Macronie. Gabriel Atal, son clone, c'est pareil. Ça c'est la poursuite de la Macronie.

Ce qui est très inquiétant aussi parce qu'à la fin euh le pays bascule également. Donc moi je crois qu'il faut prendre les gens très au sérieux, nos adversaires très au sérieux. D'un côté, vous avez un candidat de la espèce de révolution permanente et du communautarisme qui est Jean-Luc Mélenchon qui souffle sur les braises et de l'autre côté, vous avez la poursuite de la Macronie.

Ni l'un ni l'autre ne sont des scénaris qui permettront à notre pays de relever la tête. Mais avec le risque de voir la France insoumise au second tour, vous pensez que le Jean-Luc Mélenchon peut passer être élu un jour président de la République ? Je suis pas sûr qu'aujourd'hui soit capable euh de rassembler plus de 50 % euh des Français, mais je ne sous-estime pas Jean-Luc Mélenchon.

Euh son discours est clair, euh sa technique euh est claire. Il sait faire campagne, je pense qu'il est un adversaire dangereux pour le pays. Et le sous-estimer en disant ce sera 60 40 euh ce serait faire commettre une faute importante.

Et il y a des élus comme Xavier Bertrand qui estiment que il est difficile de vivre en France quand on est musulman juif ou quand on ne porte pas le prénom issu du calendrier grégorien. Vous comprenez ces déclarations de je sais pas dans quoi Bertrand s'est perdu. Je crois surtout que dans dans ce qu'il dit, il y a zéro sincérité.

Le Pen c'est la même chose. Il y a pas de sincérité dans ce que dit Xavier Bertrand. C'est une espèce de calcul pour dire moi je vais essayer d'entrer par la petite porte et puis devenir l'adversaire numéro 1 du Rassemblement national.

C'est un calcul. Un jour, Xavier Bertrand était un homme de droite il y a longtemps. Euh il a été un homme de droite, il a été un homme euh qui défendait l'identité de son pays.

Aujourd'hui, il est un finalement un sous-marin euh du mélanchonnisme. Sébastien Chon, on est sur C News et sur Europain. Euh l'association Emaus a adopté à 90 % des voix une motion appelant à faire barrage aux idées de l'extrême droite.

Elle part du principe que si vous étiez au pouvoir, vos idées seraient un danger pour les personnes les plus précaires. Est-ce que vous comprenez une telle prise de position sur des associations qui sont censées être neutres politiquement ? Moi, j'ai beaucoup de respect pour les les bénévoles et les permanents d'ailleurs de l'association EMAUS et cette première, cet engagement politicien de d'Emaus me semble raisonner de façon très négative.

Pourquoi ? Parce que d'abord EMAUS est censé s'occuper de la solidarité dans notre pays et pas faire de la politique politicienne. Et puis surtout Emaus c'est une association qui est subventionnée par le fond social européen.

Et moi, je pense que lorsqu'on touche des subsides publics et bien on ne fait pas de politique. Lorsqu'on a un financement important ou pas important d'ailleurs et bien on reste neutre. Et ça devrait être un principe sain dans notre société.

Toute association euh qui prend des positions politiques au des élections ne devrait pas recevoir de soutien euh financier de la puissance publique. Si vous voulez faire de la politique, vous avez le droit d'en faire mais pas avec l'argent des Français. C'est valable pour l'audiovisuel public.

Ça devrait être valable aussi pour les associations qui touchent l'argent des Français. Sébastien Chenu un mot de la Coupe du monde. L'équipe de France a entamé hier son parcours en remportant le match face au Sénégal.

Vous dites bravo bien sûr et vive les Bleus. Bah bien sûr, notre équipe a été extraordinaire. Euh je salue euh le le beau match qu'on a pu euh voir hier soir.

Moi j'étais avec Mbappé notamment. Oui, mais moi j'étais j'étais en séance avec Marine Le Pen. Euh on défendait la Corse euh hier et une autonomie euh encadrée, une autonomie modernisée finalement des institutions corse.

Donc on n pas pu regarder euh le match. Je note simplement que on est parfois moins exigeant de pays comme le Sénégal que d'autres pays comme Israël. J'ai pas entendu d'appel ni au boycott ni de réserve sur le Sénégal.

Je rappelle que le Sénégal a pris des dispositions pour euh maltraiter euh les homosexuels euh dans son pays. J'aurais bien aimé entendre quelques voix, les grandes voix de gauche, les donneurs de leçon, le journal, l'équipe et cetera. Là, il y a pas un mot, hein.

Hm. Euh un dernier mot sur les violences liées au football. On a vu après la victoire des PSG ce qui s'est passé à Paris.

Est-ce que vous redoutez qu'un tel scénario se produise euh ou pas ou est-ce que on peut espérer avoir des soirées festives sans débordement violent ? Ben, il faut l'espérer, il faut le souhaiter. C'est comme ça que notre pays euh doit vivre.

Mais malheureusement, à chaque fête de la musique, à chaque match de foot, 14 juillet, les Français redoutent, se pose la question de savoir s'ils vont sortir en sécurité. C'est quand même problématique que dans notre pays, on se pose ce genre de question avant d'aller célébrer. Le problème de dispositif du maintien de l'ordre pour vous qui est posé ou pas ?

C'est pas forcément le problème de dispositif du maintien de l'ordre. C'est le problème là encore de l'autorité, des peines, de l'exécution de des peines et de la justice. Vous savez, si des gens cassent volent, cassent un abrius, ça coûte 5000 € hein de casser un abribus, mais savent qu'à la fin, ils ne le rembourseront jamais et verront jamais les barreaux d'une prison, ne serait-ce qu'une semaine.

Et bien, ils vont continuer à le faire. Donc, je pense que là encore, la restauration des autorités dans notre pays, c'est un chemin sur lequel nous nous sommes engagés. Merci beaucoup Sébastien Chen, député Ren du Nord d'être venu ce matin dans la matinale et repas.

Bonne journée.