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InterviewLCP (sur YouTube)· 12 janvier 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEurope & internationalSanté

Paul Christophe | LCP, Lundi C'est Politique - 12/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Soutenez-vous les agriculteurs en colère ?

  • 0:45RelanceÉludée

    Un blocage pendant un mois, est-ce acceptable ?

  • 1:15FerméeRéponse directe

    Demandez-vous au ministre de l'Intérieur de prendre ses responsabilités ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Fermeté ou compréhension face aux agriculteurs ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Demandez-vous à Laurent Nunez d'agir et de sévir ?

  • 3:30ComplaisanteRéponse directe

    Le Gouvernement se dit avec les agriculteurs, est-ce suffisant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Paul ChristopheFait
    « On voit aujourd'hui qu'il est une sorte de prise des taux surtout... »
  • 1:00Paul ChristopheFait
    « Ca se fait sur une durée limitée. C'est leur manière de se faire entendre. »
  • 1:30Paul ChristopheFait
    « Il faut le faire. On peut adopter des mesures visant à interpeller la population. »
  • 2:30Paul ChristopheFait
    « Les deux. Nous sommes des hommes de dialogue. Il y a une colère qui s'exprime. Elle est légitime. »
  • 4:00Paul ChristopheFait
    « En même temps que la France se battait pour que l'accord ne soit pas signé, nous nous sommes aussi battus pour imposer la clause de sauvegarde, la réciprocité des normes... »
  • 6:00Paul ChristopheFait
    « Ce n'est pas s'isoler car elle n'a pas été la seule à voter contre. »
  • 7:00Paul ChristopheFait
    « Le projet d'accord tel qu'il sera paraphé au Paraguay n'est pas le même que celui qui a été paraphé à Montevideo il y a un an. »
  • 9:00Paul ChristopheFait
    « Il est clair qu'il nous faut un budget le plus vite possible. »
  • 10:00Paul ChristopheFait
    « On tombe dans le ridicule avec ces motion de censure. »
  • 12:00Paul ChristopheFait
    « On a eu ce débat sur le budget de la Sécurité sociale, notre responsabilité est de faire en sorte de protéger notre pays et nos concitoyens. »
  • 13:00Paul ChristopheFait
    « Nous avions dit qu'au titre du groupe Horizons, nous étions pour la stabilité, nous n'allions pas voter la censure, nous l'une stabilité financière pour notre pays mais qu'on ne voterait pas n'importe quoi. »
  • 14:00Paul ChristopheFait
    « Il y a quatre pays en Europ qui n'ont pas de budget. La Belgique, l'Espagne, la Bulgarie et la Lettonie. »
  • 15:00Paul ChristopheFait
    « Edouard Philippe a dit que c'était une erreur de renoncer au 49.3. »
  • 17:00Paul ChristopheFait
    « Une proposition de résolution qui n'est pas contraignante, ça aide le pays ? »
  • 18:00Paul ChristopheFait
    « Ce serait mieux. Les jours qui viennent vont nous le dire. »
  • 19:00Paul ChristopheFait
    « Ce qui est inquiétant pour la démocratie c'est qu'elle candidate à la présidentielle soit condamnée pour détournement de fonds publics. »
  • 20:00Paul ChristopheFait
    « Je dis avec force qu'il faut se mettre derrière Edouard Philippe. »
  • 22:00Paul ChristopheFait
    « On a une crise de la santé en France ce que j'entends c'est qu'on à ce besoin de continuer à dialoguer. »
  • 23:00Paul ChristopheFait
    « Il doit engager le dialogue avec les praticiens pour trouver une solution. »
  • 24:00Paul ChristopheFait
    « Nous l'avons votée expressément. Je ne pense pas que ce soit la solution pour limiter les arrêts de travail. »
  • 26:00Paul ChristopheFait
    « Ce sont les présidents des différents groupes qui votent pour retenir les textes soumis cette semaine. »
  • 27:00Paul ChristopheFait
    « Il faut rassembler tout le monde. Aujourd'hui, je sais qu'il y a encore des députés qui sont frileux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Un budget avant la fin du mois, Les députés horizons montrer qu'il n'était pas prêt à signer un chèque en blanc. Mais cette fois, l'enjeu est tout autre pour les élus du parti d'Edouard Philippe. Paul Christophe, président de Horizons Bonsoir et merci d'être avec nous pour ce nouveau numéro de "LCP-Lundi, c'est politique". - Bonsoir. - Pour vous interroger ce soir, Hervé Gattegno, Stéphanie Depierre, Rémi Clément, Hugo Couturier, Hugo au Perchoir sur la chaîne Twitch pour relayer vos commentaires et les questions qui seront adressées à vous.

On va commencer par les agriculteurs qui poursuivent leurs actions avec un symbole, le port du Havre dont les accès sont filtrés par des tracteurs afin de vérifier la provenance des importations. Depuis ce matin les blocages se concentrent autour des ports et des dépôts pétroliers auxquels s'ajoutent des blocages au niveau des autoroutes. Les syndicats agricoles mais aussi localement, la signature du Mercosur n'est toujours pas acceptée.

Signature qui devrait être confirmée samedi prochain au Paraguay. Il y a aussi des questions par rapport à l'abattage des troupeaux par rapport à la dermatose nodulaire. Soutenez-vous les agriculteurs ? - Il faut les comprendre.

On voit aujourd'hui qu'il est une sorte de prise des taux surtout... - Le blocage de l'autoroute à Toulouse durant un mois ça fait beaucoup.

C'est acceptable ? -Ca se fait sur une durée limitée. C'est leur manière de se faire entendre.

Est-ce que cela est suffisant... -Un blocage pendant un mois, est-ce que vous ne demandez pas aux ministre de l'Intérieur de prendre ses responsabilités ? - Oui, il faut le faire.

On peut adopter des mesures visant à interpeller la population. Ca doit se faire dans un temps raisonnable. Il est le temps du dialogue et il y a le temps où il faut prendre ses responsabilités. -Vendredi deux porte-parole ont été interrogés.

Quelle est la bonne méthode ? Fermeté ou compréhension ? - Les deux.

Nous sommes des hommes de dialogue. Il y a une colère qui s'exprime. Elle est légitime.

Notre rôle c'est d'ouvrir le dialogue et de construire une voie de sortie. Si on n'y arrive pas, il faut que chacun prenne ses responsabilités pour limiter les blocages. C'est appelé à évacuer... - Ca a déjà été fait et ce n'est toujours pas évacué. - Il y a des endroits où c'est faits. - Sauf à Toulouse. - Ca s'est fait au nord...

Il faudrait passer à autre chose. -Est-ce que vous, président de la Horizons vous dites à Laurent Nunez qu'il est temps d'agir et de sévir ? - Oui, il y a un plan d'action. ... -Vous ne répondez pas à ma question.

Vous interpellez le ministre de l'Intérieur ? - Bien sûr. - Personne ne l'a fait. -Il est dans son rôle.

Il va prendre des mesures. - Le Gouvernement se dit être avec les agriculteurs mais ça ne suffit pas. On va entendre Annie Genevard. - En même temps que la France se battait pour que l'accord ne soit pas signé, nous nous sommes aussi battus pour imposer la clause de sauvegarde, la réciprocité des normes...

Ce sont les combats de la France. Le projet d'accord tel qu'il sera paraphé au Paraguay n'est pas le même que celui qui a été paraphé à Montevideo il y a un an. Et ça, - Vous êtes convaincus par ce qu'elle dit ? - Oui car c'est une réalité.

Des mesures miroir ont été introduites. Je maintiens une forme d'inquiétude à des obligations et des contrôles. On attend que les autres produits qui rentrent sur le marché français soient soumis aux mêmes contrôles. - Tous les députés ont voté...

La France insoumise et les reines ont déposé une motion de censure qui sera votée d'ici peu. On va entendre Olivier Faure. - Emmanuel Macron est pour, contre...

On a eu le vertige mais à la fin il dit non. Au moment où il dit non, au moment où la France vote contre, et on aurait un vote où il faudra que tous les français votent contre, ce serait absurde de dire qu'à ce moment-là nous censurions le Gouvernement. - Chez Horizons vous allez censurer ? - On tombe dans le ridicule avec ces motion de censure.

On ne va pas nous appeler à voter une troisième fois contre le Mercosur, cette motion de censure s'exprime contre le Gouvernement, pas le Mercosur. Le président s'est annoncé défavorable Mercosur. Je ne vois pas pourquoi cette motion de censure... - Vous ferez quoi ? - A part donner un temps politique et inscrire le chaos, je ne vois pas pourquoi une motion de censure... - Le groupe Horizons ?

Personne ne votera pour ? - Non. Sur la question du Mercosur, elle n'est pas tranchée, ce qui me rassure c'est qu'on a besoin de stabilité.

Je pense qu'il y a un temps politique dont 100 par le LAN et LFI qui n'est pas le bon. On a besoin de stabilité. On voit combien la parole de la France peut être malmenée en ce moment.

Mettre de la stabilité politique de notre vie c'est se rendre disponible pour les concitoyens. - Justement, alors que la France a obtenu des avancées, voté contre, ce n'est pas s'isoler ? - Ce n'est pas s'isoler car elle n'a pas été la seule à voter contre.

Pour autant, on peut s'interroger dans la mesure où ce Mercosur va être adopté. Notre instabilité politique aujourd'hui nuit à notre image. Lorsque j'étais ministre j'ai fait un déplacement à l'étranger pour aller à Bruxelles.

A l'époque j'avais rencontré 11 de mes collègues ministres européens. Ils étaient assez stupéfaits de l'instabilité politique française et il est inquiet pour l'équilibre au sein de l'union européenne. Le couple franco-allemand n'était pas une lubie pour eux, c'était une réalité.

Voir la France affaiblie aurait des possibles répercussions. -Le refus de la France sur le Mercosur contre l'opinion de l'union européenne ne donne pas raison au nationaliste ? Comme quoi union européenne ne sert plus à rien ? - Union européenne c'est d'abord un outil de paix.

Répondre à beaucoup d'enjeux. Justement, il faut plus d'Europe pour avoir plus de force notamment par rapport à la Russie, les Etats-Unis, la Chine. L'Europe apporte des éléments de sortie de crise. - La France a encore du pouvoir ? - Oui.

Vous le dîtes vous-même, certaines clauses ont évolué sous l'impulsion de la France. - Nos agriculteurs sont en colère depuis 2 janvier 2025. Pensez-vous qu'un Grenelle de l'agriculture serait un premier pas pour trouver une conclusion à ces tensions ? - Ils attendent des éléments concrets.

Malheureusement, il faudrait déjà arriver à voter un budget pour traduire des dispositions promises il y a un an. Nos agriculteurs revendiquent du concret, du réel. J'en appelle justement au vote d'un budget pour notre pays. - Il existe des recours sur le Mercosur ? - Oui.

On doit les explorer. On se devra de mettre en oeuvre les contrôles adéquats par rapport à ces fameuses clauses miroir. - On parle beaucoup de protestation des agriculteurs.

Il y a des agriculteurs qui sont favorables depuis longtemps à l'adoption du traité du Mercosur. Par exemple, les viticulteurs, les producteurs de fromage. Qu'est-ce qu'on répond à cela ? - Vous avez raison, on ne les a pas entendus.

Les avis favorables ne se sont pas trop exprimés. C'est pas qu'on ne tient pas compte de leur point de vue mais ils ne les sont pas foncièrement exprimés. Un accord tel que le Mercosur, il vise à favoriser l'accès aux marchés étrangers d'un certain nombre de produits mais ne peut pas se faire au détriment de la protection des autres.

C'est là où l'équilibre n'est pas respecté de mon point de vue. Il était légitime qu'on s'interroge là-dessus. Que d'autres trouvent des bénéfices à cet accord s'il entre en vigueur, heureusement.

J'ai l'habitude d'être un homme de dialogue donc... -Ils sont lésés ? - Pourquoi ? - Car il ne peut pas commercer avec des pays d'Amérique du Sud.

Notre rôle est de les protéger. - Les discussions sur le traité du Mercosur, ça fait 20 ans que ça dure. On entendu Olivier Faure dire que le président de la République avaient plusieurs fois changées d'avis.

Comme beaucoup de gens. Que s'est-il passé ? Ce qu'on a découvert là depuis trois semaines, ça a été passé sous silence avant ?

Les gouvernements de droite, de gauche, de Macron n'ont pas vu tout ça ? - Je pense pas. Je pense que quand vous exprimez différentes opinions...

On évoquait tout à l'heure les clauses miroir qui ont été renforcées. C'est normal que la position puisse changer. On n'a pas toutes les garanties.

A partir du moment où on arrive au moment fatidique, un avis peut devenir favorable. - Parlons de la dermatose nodulaire contagieuse. - Cette fin dnc, il reste des éleveurs mobilisés contre le principe d'un abattage systématique quand on trouve un cas dans le troupeau.

Est-ce qu'il faut leur donner raison ? Est-ce qu'il faut céder ? Ils ont tendance à protester. - Je suis allé en Savoie et Haute-Savoie rendre visite à des collègues.

Au moment où finalement les premiers cas de dermatose nodulaire sont apparus dans les fermes. Pour échanger avec eux et le monde agricole, c'est la seule solution connue aujourd'hui. J'ai connu la grippe aviaire sur mon territoire, l'abattage était la seule solution.

C'est un drame humain. Quand on constitue un cheptel, c'est sur plusieurs générations. Les éleveurs des territoires ne viendraient pas au salon de l'agriculture pour ne pas risquer les autres troupeaux exposés et risquer l'abattage d'une race entretenue sur plusieurs générations.

Malheureusement, on n'en a pas d'autres. Il faudra certainement prendre toutes les précautions. Vous savez très bien que le risque de la dermatose nodulaire est le risque de transporter les épizooties sur d'autres territoires.

Les éleveurs de Flandre ne dépassant pas leur cheptel. - Vous souhaitez qu'il n'y ait pas de vaches au salon de l'agriculture ? J'ai cru comprendre ça. - Non.

Il faut s'assurer de la précaution pour éviter tout transfert des épizooties sur d'autres races. - Vous espérez que le budget de 2026 soit rapidement voté. Tout va dépendre des jours qui viennent.

Est-ce qu'il va été voté avant la fin du mois ? Votre parti a accepté l'invitation d'Amélie de Montchalin pour discuter de ses là avant la reprise de demain. Tous les partis sauf La France Insoumise et le Rassemblement National qui n'étaient pas invités.

C'est normal de l'exclure 100 députés ? - Depuis... - Ca fait 200 députés sur... - Ils ne veulent pas négocier. - L'argument est de dire que les RN sont des élus de la république. - C'est une réunion d'échange pour construire une solution. - Vous pouvez espérer de faire changer l'avis de vos interlocuteurs. - On ne va pas se mentir.

Vous avez suivi nos débats. Pour le budget de la Sécurité sociale et du PLF, quelques députés veulent une voie de sortie, d'autres n'en veulent pas. - Rappelez-vous la deuxième partie du budget, ils n'ont pas voulu voter.

On a vu qu'une voix s'exprimait favorablement tellement il était dénaturé. On sait pourquoi cela c'est produit de la sorte. - Ce n'est pas le rôle du Gouvernement de convaincre tout le monde ? - C'est le rôle de l'opposition de dire non.

Mais on ne va pas perdre notre temps. On a tout à gagner de rassembler des gens autour de nous qui veulent trouver une voie de passage. On a réussi à le faire pas avec le budget idéal pour le budget de la Sécurité sociale, mais le Gouvernement peut être content d'avoir essayé de le faire.

J'observe beaucoup l'énergie consacrée de la part du Premier ministre et des ministres pour trouver une voie de passage. - Après son rejet en Commission, vous allez voter pour le budget ? - Je vais reprendre les propos du 16 octobre 2025.

On a varié d'une ligne le discours que j'ai prononcé. Nous avions dit qu'au titre du groupe Horizons, nous étions pour la stabilité, nous n'allions pas voter la censure, nous l'une stabilité financière pour notre pays mais qu'on ne voterait pas n'importe quoi. J'avais explicité à l'époque pour que nous serions à vouloir respecter la trajectoire des 5 % d'endettement de déficits publics sans être exagérément dans la recette fiscale.

A partir du moment où on a posé cela, il faut trouver un terrain d'entente. - Quelles sont vos conditions ? Dans le détail ? - Il n'y a pas de lignes rouges, on avait exprimé déjà la trajectoire, de respecter la trajectoire des 5 %, un engagement vis-à-vis de nos financiers...

Partir du moment où on suit cette trajectoire ça laisse beaucoup de liberté. - Pour l'instant on n'en est pas là. - Nous étions à 5,3 % car le fait de ne pas avoir voté le PLF a aggravé légèrement la situation.

Ca veut dire qu'il faut trouver 12 milliards de plus. - Alors qu'il est, vous votez contre ? - Je n'ai pas la réponse sur le fait qu'on y arrive ou pas. - A l'heure qu'il est vous votez contre ? - C'est grosso modo 3 milliards par 0,1 point. - Si c'est pas 5 % de déficit, vous ne votez pas ce budget ? - Je crois que personne ne votera ce budget.

On a eu ce débat sur le budget de la Sécurité sociale, notre responsabilité est de faire en sorte de protéger notre pays et nos concitoyens. Nous avons un endettement tel que nous nous sommes asphyxiés par la dette. C'est du court terme.

Comment financer le déficit public ? Je pense aux générations futures. - Si vous dîtes que c'est au-dessus du 5 % de déficit, vous ne voterez pas le budget ? - Le débat m'éclaircira.

Mon rôle de parlementaire et de législateur est de faire en sorte... - Au vu de la réunion avec Amélie de Montchalin, vous êtes optimiste ? - Je suis un positif.

On doit toujours pouvoir trouver une solution la construire. Il y a le débat, est-ce qu'entre nous, sans majorité on est capable de trouver une version du budget qui respecte ces critères extras votable ? Ou est-ce qu'il y a d'autres solutions ? - Ca avance ? - J'ai vu des gens de bonne volonté. - On nous avait dit la semaine dernière la même chose et on a vu que ça n'avançait pas.

En quoi vous êtes positif ? - Ce n'est pas à moi de délivrer le secret d'une réunion. Il y a une voie de passage et il nous faut la maintenir jusqu'au bout.

Il n'y a pas de majorité et faute de cela, il faudra peut-être trouver un autre outil. - A défaut de majorité, on considère que pour un groupe parlementaire, le fait de voter le budget, c'est le critère principal de soutien au Gouvernement. Vous assumez le fait que d'ici peu, si nous ne sommes pas aux 5 % et donc que vous êtes mené à voter contre le budget, vous actez le fait que vous ne faites plus parti de la majorité de soutien à Sébastien Lecornu ? - La situation actuelle reste inédite.

Avec l'absence de majorité, ça n'a pas changé. Il y a un appel à veiller sur des compromis. On doit quand même penser à l'intérêt général, au pays et aux Français.

C'est ce qui guide notre action. On ne peut pas nous faire le reproche de travailler. - On voudrait comprendre quelle est la ligne du groupe Horizons.

Vous vous êtes abstenu majoritairement sur le PLFSS, là, vous êtes en situation de peut-être voter contre sur le budget de l'Etat. Ca ferait de vous un parti qui ne soutient plus le Gouvernement. - On n'est pas objet de voter contre, on peut s'abstenir.

En 2019, Edouard Philippe Premier ministre, nous votons un PLFSS avec un déficit prévisionnel de 1 milliard d'euros. Je ne peux pas me satisfaire de cette situation. Elle impacte aujourd'hui la lecture sur le budget global de l'Etat.

Notre rôle à nous est de continuer à peser dans le débat pour qu'il y ait des équilibres budgétaires. - Lorsque vous dîtes que la position du groupe Horizons est de ne pas soutenir la stabilité à n'importe quel prix, vous avez fait trop de concessions et le Gouvernement à fait tout déraper ? - Les socialistes ont voté le budget de la Sécurité sociale, on fait toujours des concessions, j'aimerais qu'ils soient au rendez-vous.

On se dit que l'opposition vote toujours contre, que la majorité vote toujours pour. Il n'y a plus de majorité. Faisons en sorte qu'on pense pays d'abord, la France. - Que dites-vous aux socialistes ? - Qu'ils respectent nos engagements internationaux, et nationaux. - Vous demander aux socialistes de voter le budget de l'Etat ? - Pourquoi pas.

Il faut s'assumer. Soit on pense pour le pays, on construit un budget dans une situation inédite sans majorité en France... - Vous vous êtes abstenu.

Sur la Sécurité sociale. Est-ce que vous êtes bien placé pour appeler les socialistes à voter le budget ? - Pour préciser mon interview avec les socialistes, ils ne veulent pas trop voter pour, ils sont plutôt pour l'abstention. - Certains ne comprennent pas qu'on ne fasse pas contribuer les grandes fortunes.

Assumez-vous de représenter la minorité riche de notre pays ? - Je ne pense pas que la question se pose comme ça. On a appelé à plus de justice fiscale dans le cadre des discussions budgétaires.

De quelles taxes parlons-nous ? Confiscatoires ? Une qui mettrait à mal notre modèle économique ?

Ou voulons-nous construire une économie juste ? - Il y a plusieurs outils pour faire passer le budget au cas où ça coince. - Pour vous, la solution c'est le 49.3. - Une des solutions.

On parle des ordonnances, du 49.3, le Gouvernement a son choix à faire. Lorsqu'on arrive au bout d'une discussion budgétaire, et qu'on a besoin d'un budget pour le pays, par exemple au profit des agriculteurs, qu'il n'y a pas d'issus possibles, est-ce que le 49.3 n'est pas la seule solution ?

C'est pour cela qu'elle est dans la constitution. C'est au Gouvernement de faire son choix, et pas à nous de l'appeler. Une discussion budgétaire ne peut pas aboutir...

Peut-être que oui, il faut actionner cet outil prévu par la constitution. - Ca ne vous choquerait pas. - Je pense que c'est l'outil utilisé pour cela. - Edouard Philippe a dit que c'était une erreur de renoncer au 49.3. - Je n'ai pas de regrets, si nous sommes dans une impasse, le Premier ministre aura tout le loisir de faire le même constat et de dire s'il utilise le 49.3 ou pas. - S'il l'avait utilisé plus tôt, ce serait déjà réglé. - Je ne peux pas reprocher à un Gouvernement avoir laissé le débat au plus loin possible.

Ca a fonctionné, il y a eu un budget adopté sans majorité. Ca a pu fonctionner et si ça ne fonctionne pas pour le budget de l'Etat, peut-être qu'il faudra utiliser l'outil constitutionnel. - Est-ce qu'il faut pense qu'il faut aller jusqu'aux ordonnances ? - C'est un outil prévu par la constitution qui n'a jamais été employée et qui pose une certaine fragilité.

Peut-être plus que le 49.3 sur un PLF. Il faudrait peut-être un budget rectificatif dans la foulée.

Je n'ai pas expertisé au même titre que le Gouvernement n'est peut-être qu'il faudra l'appliquer sur le budget. - Vous disiez que vous souhaitez que le budget soit voté le plus vite possible. Amélie de Montchalin dit qu'il faut que ce soit en janvier.

Vous y croyez ? - Je crois la ministre. Si elle dit ce qu'elle explorait les options.

Il est clair qu'il nous faut un budget le plus vite possible. - Le débat est prévu le plus vite possible à l'assemblée. - Après, il y a l'aller-retour avec le Sénat. - Vous êtes aussi optimiste que cela ? - Il y a quatre pays en Europ qui n'ont pas de budget.

La Belgique, l'Espagne, la Bulgarie et la Lettonie. Dans la situation où nous sommes, est-ce qu'on n'est pas arrivé à ce point caricatural que la meilleure façon de contenir les déficits publics dans ce pays serait de ne pas avoir de budget ? - Je ne pense pas car, finalement, ne pas avoir de budget aujourd'hui, vous avez vu la loi spéciale, on ne peut pas dire que les choses aient été très favorables.

La construction de notre mécanique... - Elle le serait plus avec un budget ?

En Belgique et en Espagne ça ne marche pas si mal sans budget. - Nous ne sommes pas ces pays-là. Je ne suis pas sûr que ce soient des exemples à suivre. - On parlait de motion de censure sur le Mercosur qui arrive mercredi.

Il pourrait y avoir une autre motion de censure après. - C'est probable. Avec le réflexe pavlovien des extrêmes, c'est probable. - Et là, le Gouvernement pourrait tomber ? - Si on veut travailler...? -Est-ce que le Gouvernement pourrait tomber ? - Je ne suis pas devin.

J'ai été profondément marqué. Les deux partis extrêmes ne proposent pas une critique du budget qui a été soumis qui intervenait après un accord avec le CMP. Ils appellent à une nouvelle élection présidentielle. - Vous ne répondez pas à la question. - Les motions de censure, il peut en avoir pour toutes sortes de raisons.

J'ose espérer que la raison ne sorte que l'on ne fera pas tomber le Gouvernement sur quelque chose qui ne mérite pas. - A moins qu'il y ait une dissolution de l'Assemblée nationale d'ici là. C'est une hypothèse du Premier ministre.

L'ancien président de la République ne s'est pas privé de donner son avis. - Il a peut-être voulu donner un coup d'alerte...

Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut procéder. Sa déclaration d'aujourd'hui n'est pas sage. Il faut chercher la stabilité.

Il faut donc chercher des compromis. - Sur le fait que, comme le dit François Hollande, ce n'est pas le rôle d'un Premier ministre de jouer avec la dissolution ? - Je ne suis pas sûr qu'il ait joué avec la dissolution.

Son rôle est de chercher la stabilité, la voie du compromis. C'est ce qui s'est passé. Je m'inscris plutôt dans cette trajectoire.

On ne légifère pas avec un pistolet sur la tempe. Ce genre de phrase... - Même pas peur ? - Même s'il y avait une dissolution, nous essayerons de convaincre nos électeurs.

On se mettrait au service du pays. - Ca ne vous fait pas peur ? - Peut-être qu'on est déjà vacciné.

Mais on ira de l'avant. J'ai toujours été sur le terrain. C'est la meilleure façon d'être en prise directe avec les acteurs du terrain. - Vous avez été consulté ? - Non.

La dissolution est un autre outil. - Aucune question n'a été posée de la part d'un journaliste. - S'il y a une dissolution, Horizons est prêt ? - Oui.

On connaît notre territoire. - Vous auriez des candidats à combien de circonscriptions ? - Je pense qu'on pourrait en retrouver 577 s'il le fallait.

On a l'habitude de travailler avec les autres partis. - Donc toujours avec une alliance ? - Avec ceux qui sont de bonne volonté et qui veulent travailler ensemble. - Gabriel Attal ? - Bien sûr. - Avec Les Républicains, le Parti socialiste ? - Bien sûr, on se rangera derrière ceux qui seront les mieux placés. - Pas le Parti socialiste ? - Je ne suis pas sûr qu'ils le veulent aussi. - Le chef de votre parti c'est Edouard Philippe.

Ca n'a échappé à personne. Mais on l'entend assez peu. Il est économe de sa parole.

Est-ce que vous trouvez qu'il est suffisamment présent dans le débat politique ces derniers mois ? - A Horizons nous ne sommes pas les adeptes des petites phrases. Il ne vous a pas échappé qu'Horizons a un candidat pour la présidentielle qui est Edouard Philippe.

Il a travaillé à un projet. Un projet de société. Ca appelle un temps plus long.

Il a, pourtant, été partagé sur certaines séquences lors des meetings organisés dans différentes villes. Edouard Philippe a eu l'occasion de rappeler qu'il dévoilerait son projet en avril, mai 2026. Ca approche.

Sur ces temps-là on aura le temps de développer plus dans le fond. Nous ne sommes pas dans le commentaire permanent mais dans l'action et la proposition. J'ai grand plaisir à animer un groupe de parlementaires qui font des propositions sur des projets. - Mais s'il travaille dans la discrétion, à quoi ça sert de se porter candidat aux présidentielles ?

Est-ce que vous arrivez à bien comprendre cette stratégie de votre candidat ? - Ca me donne l'occasion de rappeler qu'il y a quelques semaines, Edouard Philippe a rappelé qu'il fallait que la France ait un budget. Ce à quoi nous sommes attachés. - Vous vous êtes abstenus sur le budget de la Sécurité sociale. - Il propose trop de déficits. - Edouard Philippe s'est déjà lancé dans la présidentielle depuis 2024.

Puis il n'a rien fait. - Vous exagérez un peu dans vos propos. Vous avez bien suivi son activité et effectivement, sur les séquences que je rappelais, il n'a pas manqué de poser déjà une brique de son projet.

A Marseille, c'était la sécurité. Cela faisait écho au travail parlementaire de notre groupe. - Il s'inscrit dans une campagne présidentielle.

Il s'adresse aux Français. - Il a fait une interview encore dimanche...

Mais il n'est pas dans le commentaire. Il est dans la construction d'une proposition à faire aux Français. C'est ce qu'on attend.

Finis les catalogues de petites mesures plus populistes les unes que les autres. On veut un projet de société. C'est beaucoup plus difficile.

Mais c'est beaucoup plus cohérent. - Sans être dans le commentaire, on a l'impression qu'il y a beaucoup de gens qui souhaitaient être candidats à l'élection présidentielle dans ce qu'on appelle encore le bloc central. Edouard Philippe s'est déclaré il y a longtemps.

Est-ce qu'il faut qu'il soit seul candidat ou est-ce qu'il y en aura plusieurs ? - Ce serait mieux. Les jours qui viennent vont nous le dire.

Mais c'est ce à quoi il faut travailler. - Comment ? Est-ce qu'il faut une primaire ? - Je ne pense pas.

On est un peu revenu des primaires ces dernières années. Je pense que c'est plutôt par le projet de convaincre plutôt que par une primaire qui serait réservée à un champ électoral réduit. - Ca va suffire, un projet d'Edouard Philippe, pour convaincre Gabriel Attal de ne pas se présenter aux présidentielles ? - Je trouverais illogique qu'il se range derrière Edouard Philippe. - Le 30 octobre dernier, le RN a réussi à faire adopter un de ses textes grâce à vous.

C'était les textes sur les accords franco-algériens. L'argument de votre groupe était de dire que si ça va dans votre sens, vous le votez. - Notre rôle est de faire en sorte qu'on n'ait pas à se poser cette question.

Mais le premier à avoir parlé de dénoncer ces désaccords c'était Edouard Philippe. Nous sommes cohérents. Nous nous sommes prononcés sur ces accords, je ne vois pas comment nous pouvons dire le contraire une fois dans l'hémicycle. - Car vous ne voulez pas voter avec le RN. - Nous sommes sur une proposition.

Je ne vais pas me déjuger en fonction de celui qui reprend notre idée. - Même si c'est le RN ? - Une proposition de résolution qui n'est pas contraignante, ça aide le pays ? - Une PPR ne va pas changer le pays. - La proposition de loi qui sera débattue la semaine prochaine sur l'interdiction du voile chez les fillettes,... - Ce sera débattu dans la commission, nous aurons un débordement.

Je ne suis pas favorable personnellement à cette loi car il faut aussi que ce soit actable. Ca ressemble à la police des moeurs. - Ce serait interdire aux parents de mettre des voiles aux mineures. - A titre personnel, vous ne voulez pas ? - Ce n'est pas acceptable. - Le procédé Marine Le Pen s'ouvre demain avec la question de son éligibilité. - Ce qui est inquiétant pour la démocratie c'est qu'elle candidate à la présidentielle soit condamnée pour détournement de fonds publics.

C'est le qualificatif de sa condamnation. C'est ça qui m'inquiète. Après, la justice fait son travail.

On commentera peut-être l'issue du procès en appel lorsqu'il sera prononcé. Pour la démocratie donc aussi elle redevient éligible, - C'est la loi. - Entre Jordan Bardella et Marine Le Pen, Edouard Philippe a une préférence ? - Je dis avec force qu'il faut se mettre derrière Edouard Philippe. - Beaucoup va se jouer autour de sa décision au second tour.

Est-ce que ce n'est pas offrir la mairie sur le plateau au PS ? - On a un très bon candidat qui a une vraie légitimité de son action, qui siège depuis plus de 18 ans, certes dans l'opposition...

Je l'ai côtoyé dans son travail législative à l'assemblée . Il a une vraie compréhension des enjeux parisiens. Il propose une alternative, un vrai projet qui permettra à la ville de retrouver sa grandeur. - S'il n'y a pas d'alternance, ce n'est pas très grave ? - Ce qui se joue aujourd'hui, c'est les élections du premier tour.

Je vois qu'il a progressé en termes de score. Evidemment, les choses ce décompte. A l'issue du premier tour.

Je trouve qu'il apporte une vraie fraîcheur et une volonté de bien faire. - Mais s'il est en position d'arbitre pour le second tour, il dit qu'il ne choisira ni Rachida Dati ni Emmanuel Grégoire. - Peut-être qu'il se maintiendra.

On est tous unis derrière Pierre Yves. Un autre candidat aux municipales, Edouard Philippe, au Havre. - C'est un très bon candidat.

Il va gagner les municipales au Havre. Je pense qu'il sera élu maire du Havre. - S'il est débattu, ça mettrait fin à sa candidature présidentielle ? - Il devra répondre à ces questions.

Je suis serein en disant ça. Il remportera les élections au Havre. -Un candidat à la présidentielle qui perd des élections municipales garde sa crédibilité ? - Je suis serein.

Il gagnera. - En ce moment, il y a la grève des médecins. Quand vous les voyez manifester contre certaines mesures qui ont été votées lors du budget de la Sécurité sociale pour lesquels vous vous êtes abstenus vous avez voté contre, pour eux vous dites qu'ils ont raison d'être dans la rue ? - On a une crise de la santé en France ce que j'entends c'est qu'on à ce besoin de continuer à dialoguer.

On a plus que jamais besoin des médecins de notre territoire. On a construit une trajectoire qui permet de tout un chacun d'accéder à la santé Ce n'est pas en s'opposant qu'on va y arriver. Ca invite au dialogue.

Je fais confiance à Stéphanie Rist qui connais bien le sujet. . Elle essaiera de consoeur des solutions. - Sauf que , parmi les mesures critiques, il y a la limitation des arrêts de travail à 30 jours dans un premier temps.

Cela a été voté dans le budget de la Sécurité sociale. Vous n'y étiez pas favorables. Le Gouvernement doit revenir dessus ? - Il doit engager le dialogue avec les praticiens pour trouver une solution. - Il faut revoir cette mesure ? - Oui.

Nous l'avons votée expressément. Je ne pense pas que ce soit la solution pour limiter les arrêts de travail. - Donc le budget à peine voté, il faut déjà revoir la mesure ? - Il y a des décrets. - Donc vous souhaitez que cela soit revu ?

On va accueillir une championne de tennis qui va s'adresser à vous car vous étiez en charge des questions de handicap sous Michel Barnier. Un sujet qui continue à vous... - Face à vous, Paul Christophe, une femme dont la vie a basculé en quelques secondes.

Victime d'un grave accident de la route en 2018, amputée après avoir été percuté par un automobiliste de 92 ans. - Bien sûr, j'ai été touchée dans ma chair avec cette jambe arrachée, c'était un cauchemar. Je respire encore et avec l'entourage encore très présent autour de moi, je m'étais dit que je ne pouvais pas les laisser tomber.

Je devais dans un premier temps survivre pour revivre. - Athlète handisport aujourd'hui, joueuse de tennis de haut niveau, plusieurs fois championne de France et militante engagée pour la sécurité routière. Une reconstruction et un combat qu'elle raconte dans ce livre "Impossible".

Un témoignage personnel et un message collectif pour regarder le handicap en face. La violence routière et la place des victimes. Ce soir, Paul Christophe elle vous interpelle car votre groupe politique propose d'imposer une visite médicale pour les automobilistes à partir de 70 ans.

Une proposition défendue par notre invitée depuis plusieurs années. - Si cet homme avait passé un test dès aptitude à la conduite, il n'aurait plus de permis. Et Pauline et moi aurions encore nos deux jambes. - Au-delà du durcissement de la loi, comment mieux accompagner les victimes après un accident ?

Comment changer le regard porté sur le handicap pour permettre plus inclusion ? Face à vous, Pauline Déroulède. - Bonsoir, je vous laisse saluer Paul Christophe.

Je ne veux pas vous interrompre. Je vous laisse débattre. - On va parler des visites médicales pour le permis de conduire puisque votre parti le soutien.

C'est un combat que je mène depuis sept ans maintenant. On a eu beaucoup de signature de plusieurs députés, c'est une proposition de loi transpartisane et je voulais savoir, aujourd'hui cette proposition de loi été proposée mais pas mise à l'ordre du jour, malheureusement. Ce n'est peut-être pas une priorité.

Je voulais savoir ce que vous pensiez et qu'elle serait le moyen pour qu'on arrive à respecter la directive européenne sortie il n'y a pas longtemps et qui va imposer la France dans les trois ans à venir à prendre ses dispositions pour la visite médicale pour tous les conducteurs. - 14 pays européens impliquent déjà ces propositions. Sous la plume du président, nous avons proposé une première version de loi qui permet dencadrer ces visites médicales et de les rendre obligatoires à partir d'un certain âge.

Nous l'avons proposé car nous avions l'occasion de l'échange à l'époque. Ce sont les présidents des différents groupes qui votent pour retenir les textes soumis cette semaine. Je suis un peu déçu qu'on n'est pas réussi à l'imposer mais on est plutôt tenace, on reviendra sur le sujet.

Elle avait le mérite de revenir dans le débat avant même que ne soit prise la décision européenne. Notre rôle aujourd'hui est de continuer de faire en sorte que cette loi puisse convaincre les autres et qu'elle soit inscrite dans la semaine transpartisane afin de convaincre Madame la ministre de l'inscrire à l'ordre du jour. - J'ai rencontré il n'y a pas longtemps Laurent Nunez et je pense qu'il faut voir aussi d'autres ministres car cette proposition de loi ne peut pas se faire sans un lien étroit avec le Gouvernement, pour avoir du poids.

Ca touche à la liberté des gens, à la solution de mobilité, qu'est-ce qu'on propose aux gens qui ne peuvent plus conduire ? Il faut rassembler tout le monde. Aujourd'hui, je sais qu'il y a encore des députés qui sont frileux.

On a parlé de l'idée de recontrôler les gens. Quel est le moyen pour réunir des gens autour d'une table et de passer à la vitesse supérieure ? Ca fait beaucoup trop longtemps qu'on en parle et que rien ne se fait.

Les accidents continus d'arriver. - Le meilleur moyen, c'est le débat. Inscrire le texte dans les propositions parlementaires et de pouvoir calibrer les mesures qu'on propose.

Je ne vous cache rien, nous avons rencontré le Premier ministre tout à l'heure avec d'autre président de groupe pour travailler et réfléchir calendrier. Je mettrai les discussions sur la table. - Pourquoi ?

Pour les semaines qui viennent ? Pour savoir ce qu'il faut mettre à l'agenda après le budget ? - Pourquoi pas. - Vous avez établi un plan ?

Ca ne coûterait pas tant d'argent que ça à l'Etat, comme un accident comme le mien. Tous les accidents qu'on éviterait, ça éviterait de financer les accidents comme le mien. C'est important de le dire.

Je suis ravie d'entendre que vous allez continuer. - Sur le handicap généralement, c'est une question secondaire dans la société. - On a eu un aperçu de la belle vie qu'on pouvait avoir si le handicap n'était plus un sujet lors des jeux Olympiques et Paralympiques.

Je m'étonne encore de voir qu'il n'y a pas eu beaucoup d'efforts ne serait-ce qu'en accessibilité, il y a eu un malheureux accident dans les transports d'une personne malvoyante. Des personnes handicapées isolées, ils ont des accidents. J'ai de la chance, je peux me débrouiller, mais des personnes sont plus lourdement handicapées et ce sont les oubliés de notre pays.

Tous les trois ans, il y a cette grande conférence à l'Elysée avec ce grand bilan avec de grandes promesses à tenir, qu'on ne tient pas. Vous avez été ministre en charge des personnes handicapées, très peu de temps, mais vous avez pu comprendre le sujet. Qu'est-ce que vous pensez aujourd'hui ?

Quel est l'effort à faire ? - Vous me toucher au coeur, j'étais dans la branche autonomie. Il y avait la question de la perte de tonnes mises à l'avancée de l'âge mais aussi les questions liées au handicap.

Il y avait des questions budgétaires sur la hausse de la CSG d'1,4 milliards. Finalement, il y a à la fois du progrès dans l'accompagnement des personnes, des axes de progrès dans la formulation des demandes, et pour les aides budgétaires. Aujourd'hui, ce qui m'importe le plus, c'est l'accompagnement humain.

Votre investissement auprès des jeunes victimes, ça ne se chiffre pas, il s'impose à nous, cet accompagnement humain. L'autre jour, j'entendais cette jeune fille qui a participé à un concours de danse à la télé, elle s'était imposée à suivre cela. Trop souvent, on décide à la place de.

Il y a encore des axes de progrès majeur sur l'accessibilité. - Surtout dans la vie quotidienne. - Au moment où on fête les 21 ans de la loi handicap, on impose des calendriers pour adapter l'accessibilité, on voit encore aujourd'hui qu'on a des situations où ce n'est pas réalisé.

Il faut passer à l'étape supérieure. - Qu'est-ce qui bloque toujours ? Les finances ?

L'accessibilité à certains lieux publics ? Pourquoi ce n'est toujours pas fait ? - Je ne pense pas que ce soit que des questions de financement. - On a attendu la fin de l'année dernière pour rembourser intégralement le prix d'un fauteuil roulant.

Je pense quand même qu'il y a une histoire argent. Rendre accessible des lieux, ça coûte de l'argent. Ce sont des dispositions coûteuses. - On ne peut pas apprécier la question de l'handicap que par l'argent.

A chaque fois qu'on remédie à la question, on fait peut-être des économies. Si on évite l'accident, les dépenses ne sont plus là. - Pourquoi ça ne se fait pas ?

Pourquoi certains lieux sont toujours inaccessibles ? - Notre ministre a quand même mis le dispositif, avec le tour de France du handicap, pour faciliter les démarches administratives... - On a tous des histoires à raconter de la MDPH. - Elles sont en charge des demandes.

On a des situations... - Si ce n'est pas un problème financier, où est-ce que ça bloque ? - Peut-être d'organisation...

On regarde parfois les choses un peu trop en silo. C'est le même formulaire pour la maison du handicap que la CPAM. Il faut des simplifications de processus. - Il y a une fausse croyance par rapport aux problèmes avec la MDPH, on va voir ceux qui trichent.

Des personnes sont malveillantes. J'ai plein d'histoires, on n'est pas considérés, on m'a refusé à deux fois la carte handicapée pour le parking. On en rit aujourd'hui mais c'est long et c'est lourd.

Il y a des humains derrière qui traitent ces dossiers. Il y a une histoire de mentalité. Chaque handicap est différent.

Aucun n'est moins pire que l'autre. Les mentalités sont à changer. Par le sport, on peut vraiment arriver à casser des croyances, des préjugés sur le handicap.

Une personne en fauteuil, elle est capable de faire énormément de choses et une personne qui, comme moi, porte une prothèse et qui sait marcher, elle est handicapée quand même même si elle marche. C'est une éducation à faire l'école. - Il y a des classes de cours au sein de l'hôpital et j'ai un projet d'école qui se construit.

Les enfants en situation de handicap iront à l'école avec les autres enfants qui vont à l'école. Vraiment à l'école. Il y a des situations où les enfants ne voient pas le handicap.

Quand on a plus cette vision...

Peut-être que les enfants de demain, les adultes de demain, les élus de demain...

Cette barrière qu'on fait par rapport au handicap, c'est une visière. Ce n'est pas qu'une question de l'argent, c'est aussi de mentalité et d'appréciation d'une situation qui ne devrait pas être clivante ou marquer des différences. - Le député Peytavie, qui a décroché le remboursement des fauteuils roulants, il se sent seul car pas beaucoup de choses sont adaptées. - On a aussi un collègue malvoyant.

Sébastien Peytavie, je suis fier de son travail. Ce qui est terrible, c'est que c'était un dossier ouvert depuis très longtemps. Il a trouvé un aboutissement favorable mais il a utilisé beaucoup d'énergie et de temps. - Il faut se battre pour trouver sa place dans l'hémicycle.

Ce n'est pas une image. Comment on n'en est là ? - Je trouve regrettable que Sébastien doive prendre le micro du bas.

On a dû adapter nos mairies pour que le bureau du maire soit accessible à tout un chacun. C'est un exemple. On a encore des progrès, mais ce n'est pas que l'argent. - Un élu en situation de handicap ne pourrait pas accéder physiquement au perchoir. - C'est ça, il est objet de prendre le micro en bas de banc alors qu'on devrait s'interroger sur ça. - Merci à vous deux d'être venus.

Il y a un budget à trouver...

On revient la semaine prochaine, bonne soirée.