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Discours / meetingAgglo Maubeuge-Val de Sambre· 29 janvier 2018 27 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTransportsEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Discours Benjamin Saint-Huile - Voeux 2018 Agglo Maubeuge

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:14Invité politiqueChiffre
    « Près de 800 foyers sont d'ores et déjà fibrés et le plan de déploiement est aujourd'hui en avance. »
  • 7:18Invité politiquePromesse
    « Il y a un an, ici même, je prenais l'engagement devant vous, que le permis d'aménager soit déposé. »

Temps de parole

  • Benjamin Saint-huile100 %

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Benjamin Saint-huile

Longtemps plongé dans l'obscurité, souvent blessé par les défaites, notre territoire semble encore s'interdire d'espérer pour éclairer l'avenir. Éclairer l'avenir, dresser des perspectives, voilà notre engagement. Alors ne comptez pas sur moi, jamais, pour rester immobile dans cette longue nuit qui n'a que trop duré, pour redire encore une fois les faiblesses et les difficultés qui constitueraient ces boulets et ces chaînes trop lourdes à porter. Depuis l'enfance, depuis des décennies, j'entends l'histoire d'un territoire qui glisse inexorablement.

Alors, sans rien nier de ces difficultés, car elles sont notre histoire, car elles nous ont forgés, elles sont finalement le ciment de notre lien social, je veux ce soir opposer notre détermination, celle de continuer à se battre obstinément pour que nous puissions avancer ensemble. Comme le disait Chaplin, l'obstination est le chemin de la réussite, et ce chemin, je souhaite que nous puissions essayer tant bien que mal, et malgré les épreuves, de le porter. En tant que président d'agglomération, il est de ma responsabilité de confirmer que cet outil intercommunal doit jouer son rôle de moteur, son rôle de locomotive sur le territoire.

Évidemment, nous ne sommes pas seuls, et je veux saluer l'ensemble des partenaires nombreux qui sont présents ce soir. Remercier M. le sous-préfet, qui par sa présence témoigne de son attention particulière pour notre agglomération et largement pour cet arrondissement qu'il sillonne depuis quelques mois. Remercier le sénateur Caner, toujours fidèle au rendez-vous. Merci à toi, Patrick. Saluer chaleureusement notre député, Christophe Di Pompéo, qui est aussi ici conseiller communautaire. Avoir un clin d'œil appuyé pour sa collègue, Anne-Laure Catelot, qui partage un bout de cette agglomération et qui est toujours en situation pour nous accompagner.

Remercier Corinne Dereau, conseillère régionale, conseillère communautaire présente. Saluer Arnaud De Cani, vice-président du département, et à travers lui l'ensemble des conseillers départementaux. Remercier les maires nombreux, qui aujourd'hui encore sont à nos côtés pour confirmer que l'agglomération est un lieu de fédération. Remercier l'ensemble des forces vives, des forces de sécurité. Je veux saluer le capitaine couvreur pour les sapeurs-pompiers. Saluer les équipes de police en excusant le commissaire divisionnaire retenu dans les problématiques liées au centre pénitentiaire. Remercier ceux qui, avec nous, portent l'action du quotidien.

Saluer le président de l'université, qui sera lundi à Paris, pour recevoir un prix d'excellence qui honore le territoire. Saluer évidemment mes collègues, amis, présidents d'intercommunalités voisines, avec qui nous travaillons au jour le jour. Remercier donc Guylain Cambier, Jean-Luc Perra, ou encore Alain Pauillard. Vous saluer toutes et tous, avoir un clin d'œil pour M. le délégué du préfet qui travaille dans les quartiers. Avoir un clin d'œil pour les conseillers citoyens qui sont engagés avec nous dans la bataille pour la reconquête de la République dans certains quartiers.

Et vous saluer toutes et tous, chers amis, d'être présents ce soir au rendez-vous des voeux de la communauté d'agglomération. Ce soir, avec lucidité et ambition, nous devons regarder 2018. Lucidité, bien sûr, car les moyens sont tendus, Bernard l'a évoqué. Les moyens sont toujours sujets à inquiétude, et les années précédentes ont eu leur lot de diminution, et il nous a fallu faire face. Avec ambition, surtout, parce que nous sommes ensemble, avec l'ensemble des partenaires que j'ai salués, capables de remonter nos manches et de porter les défis de demain.

Conduire l'action de l'agglomération, avec l'ensemble de mes collègues que je salue, c'est d'abord essayer de construire une logique, celle qui permet d'accentuer nos forces, d'appuyer sur ce qui fait nos forces. Porter aussi une ambition particulière sur nos faiblesses, pour pouvoir les corriger. Tout en renforçant le lien social qui a été au cœur de cette cérémonie, je veux vraiment chaleureusement saluer Lilou et l'ensemble des intervenants de la table ronde, qui ont donné du cœur et du corps à l'action publique de l'agglomération. Enfin, conduire l'action publique sur ce territoire de l'agglomération, c'est accepter de prendre des paris pour l'avenir, pour être au rendez-vous de demain.

Nous sommes dans l'action, dans les réalisations concrètes. Je ne tomberai pas ce soir dans le risque de l'inventaire à l'après-verre, ou même dans l'exercice d'un bilan demi-mandat pour justifier du travail qui est mené par les élus. Nous allons vous appuyer sur quelques éléments d'exemple. Nous appuyer sur nos forces, d'abord. Elles ont été soulignées ce soir par Bernard, que je salue au passage pour sa complicité et sa bienveillance dans la construction du chemin de l'agglomération. Je veux parler du développement économique et du tissu des entreprises de ce territoire.

Ces entreprises qui ont trouvé une réponse à travers le pôle éco, l'histoire de cette ruche que le département ne pouvait plus accompagner, et que nous avons décidé de reprendre pour proposer un service public à nos entreprises, à nos investisseurs, pour adopter une réponse à ceux qui souhaitent porter l'investissement sur ce territoire et donner un certain nombre de perspectives. Nous avons travaillé durant cette année aux nouvelles aides économiques portées en lien avec la région.

Ma chère Corinne, travaillé sur la commande publique, la logique de 2018, celle de la dématérialisation, celle qui doit rendre capables les entreprises de ce territoire de se fédérer et de répondre ensemble à ces nouveaux objectifs. Et puis, nous assumerons notre rôle, celui qui accompagne les projets, celui qui accompagne les créateurs de richesses, les investisseurs. Nous le ferons à travers la réhabilitation d'une route, à travers la construction ou la reconstruction d'un pont, ou encore à travers l'aménagement d'un rond-point. Nous assumerons d'être aux côtés de ceux qui font la richesse de demain pour pouvoir leur permettre de porter les projets.

Enfin, Bernard l'a évoqué, nous continuerons le travail engagé sur la future zone économique de la Marlière. Il y a un an, ici même, je prenais l'engagement devant vous, que le permis d'aménager soit déposé. Ces choses faites, les choses suivent leurs cours. Et à en croire les premiers contacts avec de futurs potentiels investisseurs, je me dis que nous sommes sur le bon chemin.

Je veux saluer le travail des collègues de la Commission au développement économique, parce que toutes les semaines, et à chaque fois que nous nous retrouvons en Commission d'Eveco, nous vérifions qu'il y a des projets pour ce territoire, de ceux qui y vivent et qui veulent se développer encore, et de ceux qui veulent nous rejoindre. Souligner les forces, c'est prendre le temps de se féliciter ensemble du travail que nous portons sur le tourisme. Nous avons créé l'Office du tourisme intercommunal de Sambre à Vénois, celui que nous souhaitions et qui était lié au transfert de la compétence.

Aujourd'hui, nous sommes en situation de porter cette ambition à travers des actions concrètes, à travers de nouvelles programmations que vous avez déjà peut-être découvertes. Et si nous parlons tourisme, alors nous ouvrons les bras à nos collègues des territoires voisins. Je veux saluer la destination avénois, celle que nous construisons avec le Sud-Avénois, avec le pays de Mormal, avec le cœur de l'Avénois, conscients que nous devons faire coïncider nos politiques pour rendre à ce territoire une cohérence et une attractivité sur les questions de tourisme. Nous nous donnons finalement ici les moyens de réussir l'attractivité.

Elle passe aussi, et c'est évident, par les collaborations avec nos voisins directs, nos amis belges, avec qui nous avons rôtissé des liens très directs dans des réunions autour du transfrontalier et qui devraient nous permettre de sortir dans les semaines et mois qui viennent quelques projets très concrets. Travailler l'attractivité de ce territoire, c'est se saisir des opportunités qui existent et qui ont été construites patiemment dans le temps. Je pense aux grands événements populaires, aux grands événements culturels qui drainent des milliers d'habitants de ce territoire, qu'ils soient d'ici ou même d'ailleurs, et qui nous rendent fiers.

Je pense aussi au sport de haut niveau que nous avons fait le choix d'accompagner depuis quelques années et qui, là aussi, est un élément fédérateur remarquable. Je formule le vœu que nous soyons capables d'aller toujours plus loin et toujours plus haut sur la logique sportive. Parler de haut niveau, parler de ce territoire qui réussit, c'est inévitablement évoquer l'excellence, Monsieur le Président. Parler de l'université et de ses relations étroites que nous construisons, notamment, mais pas seulement, sur les questions numériques. Nous le savons, l'agglomération a pris des engagements forts sur la question du déploiement de la fibre et cela a été évoqué.

Près de 800 foyers sont d'ores et déjà fibrés et le plan de déploiement est aujourd'hui en avance. Saluer l'université et le travail sur le numérique, c'est relever la grande école du numérique qui a labellisé ici PopSchool et qui permet à des gens dont ce n'est pas la formation initiale de travailler sur la connaissance informatique et la cybersécurité. Oui, nous souhaitons ici, sur ce territoire, à travers le projet d'agence numérique qui ouvrira ses portes dans quelques jours, confirmer que nous souhaitons être un pôle d'excellence régional sur la cybersécurité.

À ce sujet, je suis rassuré lorsque j'apprends, il y a encore quelques jours, la volonté du pôle d'excellence nationale du numérique de nous soutenir pour être reconnus au niveau français. Ces forces sont des pépites. Il nous faut les faire briller collectivement. Elles sont des repères dans le ciel parfois trop noir qui a été dépeint. Mais conduire à l'action publique, je vous le disais, c'est aussi accepter de corriger nos faiblesses tout en ayant en tête toujours la volonté de renforcer le lien social. La première des faiblesses, celle historique, c'est celle des infrastructures. Et nous devons travailler main dans la main, particulièrement avec les services de l'État.

Et je veux saluer la volonté et le dynamisme de M. le sous-préfet sur le sujet pour que nous puissions voir avancer le vieux et long dossier de l'ARN2. Accompagner le département dans sa volonté de créer les conditions du contournement nord de Maubeuge et créer les connexions physiques avec Charleroi. C'est notre responsabilité. Créer les conditions de la mobilité, Mme la députée, vous qui êtes si attentive à donner la capacité aux habitants de ce territoire de se rendre mobile pour pouvoir eux aussi toucher du doigt la réalité concrète de la réussite. C'est évidemment être attentif aux trains, aux ferroviaires, mon cher Bernard.

C'est toi qui vis et qui anime cette cité cheminote qu'est Olno-Emery. Nous qui savons que la liaison ferroviaire entre ce territoire et la capitale métropolitaine de Lille est un des enjeux majeurs. Nous devons toujours faire en sorte que les liaisons soient assurées, mais que plus encore, les temps de parcours puissent être réduits. La liaison vers Paris, bien sûr. Mais peut-être pour demain, cher Arnaud, la liaison vers la Belgique et vers la dorsale wallonne.

Évoquer les infrastructures, c'est avoir dans un coin de notre tête la réouverture prochaine de la cambre et la responsabilité que nous devrons avoir à la faire vivre au-delà de cette fameuse réouverture dans laquelle nous prenons toute notre part. Travailler les faiblesses de ce territoire, essayer de les corriger, c'est aussi être capable de se regarder dans la glace et de se dire que nous pouvons faire plus, faire mieux sur l'image d'entrée de ce territoire.

Souvent, nous entrons dans l'agglomération sans pouvoir en promouvoir les pépites, sans pouvoir dire avec force que nous avons des fleurons de l'industrie qui portent haut les couleurs de la cambre avénoie, qui portent haut les couleurs de l'agglomération. Il nous faut pouvoir marquer les entrées de villes, marquer les entrées d'agglomération pour pouvoir le signaler. Cela a été évoqué lors de la table ronde. Un grand travail a été mené sur l'habitat. C'est une politique remarquable, mais difficile à valoriser. Quand chaque propriétaire peut bénéficier d'aides spécifiques, il est difficile de construire un puzzle d'ensemble. Mais je veux le dire ici.

La politique volontariste en matière d'habitat, elle a à la fois la vocation de corriger les excès du passé, dans un développement maîtrisé mais ambitieux. Je pense à l'étalement urbain, je pense aux questions démographiques. Le PLH et le PLUI sont des outils parfois un peu lointains pour la population, mais qui sont essentiels pour remettre l'église au milieu du village. Habiter mieux, donner les moyens de réduire la facture énergétique, donner les moyens d'être bien chez soi, c'est le travail que nous menons et que nous continuerons à porter.

Qu'il s'agisse des propriétaires privés ou qu'il s'agisse des logements sociaux, je veux saluer les bailleurs qui sont des collègues, des compagnons de route de l'action publique sur ce territoire et qui ont construit à travers l'interbailleur un outil qui nous permet d'être puissants et présents au contact des populations. Il s'agit de la rénovation urbaine, celle d'hier qui continue, notamment dans le quartier de Sous-le-Bois-Maubeuge-Louvroil, celle qui demain verra le jour dans les quartiers de Maubeuge-Louvroil ou de Jemont.

Corriger les difficultés, prendre des décisions pour essayer d'améliorer notre quotidien, c'est l'exemple concret, Mme Sechin, que vous avez illustré avec votre interne accueilli sur ce territoire, sur la désertification médicale et l'obligation morale que nous avons de faire un certain nombre de propositions de solutions. Il s'agit de la bourse ce soir et vous avez caressé le projet des logements qui pourrait être une réponse complémentaire. Corriger les faiblesses tout en renforçant le lien social, c'est inévitablement, M. le délégué, travailler sur la politique de la ville.

Je veux saluer l'engagement de Nadia en tant que vice-présidente, saluer la volonté des habitants qui sont à nos côtés pour faire réussir la politique de la ville, cette politique de priorisation d'action dans les quartiers populaires qui ont besoin de réponses adaptées. Oui, il y a un gros travail qui a été mené sur les luttes contre les discriminations. Nous devons prendre notre part et être exemplaires sur ce sujet. Oui, nous avons commencé un travail, M.

le sous-préfet, sur les luttes contre les discriminations, au regard de la spécificité de ce territoire et de la vigilance absolue qui doit être la nôtre, à faire en sorte que les enfants de ce territoire soient dans le champ exclusif de la République. Alors, bien sûr, la politique de la ville, c'est surtout créer du lien avec les habitants, le renforcer au jour le jour, être proche des habitants. Et donc, au-delà de la politique de la ville, celle à destination des quartiers, nous souhaitons confirmer que nous sommes avec les habitants, avec les usagers. C'était le sens de la soirée du soir. C'était le sens de cette agglomération proche de vous.

Cette agglomération proche de vous, mon cher Michel, elle se traduit aussi à travers le pôle accueil que tu présentais tout à l'heure habilement dans la vidéo et qui confirme notre volonté d'être à la fois dans un outil proche des gens, sécurisé et qui répondent à nos défis de demain. Être en situation de créer du lien social, c'est ce que nous avons connu il y a quelques instants avec la politique culturelle. Quelle fierté ! Quelle fierté de voir briller dans les yeux de Lilou l'espoir de tutoyer une discipline qui était jusque-là impossible à envisager. Quelle fierté pour nous de permettre aux habitants de ce territoire de construire une politique pour tous, mon cher Philippe.

Quelle fierté de voir nos chorales se retrouver ici et chanter d'un même cœur la capacité du territoire à se faire entendre avec douceur. C'est la volonté plus large de porter une nouvelle ambition culturelle. Elle sera votée dans quelques semaines. Elle sera portée en lien et en accord avec les acteurs culturels de ce territoire qui sont partie prenante. Saluer les acteurs culturels, c'est saluer plus largement le mouvement associatif nombreux. Mesdames, Messieurs, vous êtes présents ce soir à nos côtés. Je veux vous remercier. Vous êtes les premiers serviteurs du lien social, les premiers à construire la réponse collective à nos difficultés. Merci à vous.

Et il n'est que tout à fait légitime que notre agglomération soit capable de confirmer par des subventions élevées sa volonté de vous accompagner. Vous jouez un rôle majeur. Ce rôle majeur, il se traduit au quotidien. Et nous nous saisissons aussi, disons-le clairement, des opportunités. 2018 célébrera le centenaire de la DRDDR, la Grande Guerre.

Et avec l'ensemble des collègues maires que je salue et remercie, nous avons souhaité à la fois construire une programmation coordonnée entre nous, mais aussi que l'agglomération prenne toute sa part pour transmettre un message à la jeunesse, pour assumer ce rôle, celui de pédagogue, pour que jamais nous nous retrouvions dans une situation comparable. Lorsque les discours s'écrivent facilement sur la colère et la misère, travaillons sur la pédagogie et sur ce lien, ce vivre ensemble. Travaillons sur la jeunesse, à travers les politiques de formation et d'emploi que tu évoquais tout à l'heure, Bernard, à travers les défis de demain que nous voulons porter.

Relever les défis de demain en nous appuyant sur la jeunesse, c'est prendre des paris pour l'avenir. C'est accepter que ce territoire, il ose quelque chose. Il ose être au rendez-vous de ceux qui aujourd'hui s'interrogent sur comment je vivrai en 2020, en 2025. De la même manière que les grandes entreprises du territoire réfléchissent à la recherche et à l'innovation. Il nous faut pouvoir traiter les questions de recherche et d'innovation. Nous le ferons inévitablement sur les questions économiques, avec l'accompagnement des acteurs. Nous réfléchirons aussi, disons-le clairement, à une stratégie partagée sur les questions commerciales.

Nous le ferons sans nous soucier de quelques grincements de dents solitaires, puisque nous sommes dans la construction partagée de stratégies. Cette ambition pour le territoire, cette volonté de construire des défis, de répondre à nos obligations morales, c'est de s'interroger sur comment la ville vivra demain et faire le pari de la centralité, faire le pari des polgares pour pouvoir mêler le cœur des villes avec la question des mobilités. Je veux le dire ici. Les centres-villes de cette agglomération, ils sont un défi collectif pour nous tous. Il y a des exemples à Aulnoy, il y a des projets à Gemont ou Maubeuge, et il y a une organisation de villes qui doit se construire autour.

Mais au-delà des villes, au-delà de la multimodalité, je pense au bourg, au centre-bourg et à la ruralité, et à la capacité à écrire des documents entre nous qui confirment que ce sont d'abord les centralités qui doivent être privilégiées. Parler d'avenir, c'est parler d'environnement, mon cher Michel. C'est parler de développement durable, parler de transition énergétique, se souvenir que le territoire s'est urbanisé et construit sur la voie d'eau qu'elle assemble, se souvenir que nous avons une responsabilité pour nous et pour les générations qui viennent, et donc considérer que nous devons innover pour aller plus loin. C'est le sens du projet de ferme solaire, Mme le député.

C'est le sens du projet de méthanisation. Nous avons largement avancé en fin d'année 2017. Permettez-moi de saluer Patrick Leduc et la ville de Fény. Nous avons aussi mené un travail considérable qui doit continuer, qui va continuer, sur la requalification des friches. Requalifier une friche, c'est redonner une perspective d'avenir à un territoire qui sonne le creux, à un bout de parcelle qui sonne l'avant. Travailler sur la requalification des friches, en ayant en tête les obligations réglementaires, certes, mais les opportunités de demain. On parle souvent de la gemapie, cette drôle de bestiole qui concerne la prévention des inondations. Nous le voyons au quotidien.

A chaque fois que vous ouvrez un journal, que vous allumez la télévision ces derniers jours, on a la confirmation que nous avons une responsabilité collective. Avant, chaque commune avait cette part de responsabilité, sans en avoir les moyens matériels et sans en avoir les moyens financiers. Je souhaite que sur la question de la gemapie, nous soyons offensifs. Enfin, et parce que c'est un projet de vie qui correspond à l'identité de ce territoire, nous devons travailler et construire une offre locale qui réponde aux circuits courts. Cette capacité à produire chez nous et à consommer chez nous. Dénoncer la malbouffe, c'est une chose. Dénoncer les grands centres, c'est une chose.

Créer les conditions de l'économie directe et locale, ça fait partie des grands enjeux de société que nous devons porter. Ces enjeux, ils nous renvoient à une responsabilité collective. J'ai égrené ça et là quelques éléments de projet que nous avons finalement écrits ensemble. Élus et sociétés civiles à travers le projet de territoire, je veux saluer le Conseil de développement qui nous accompagne pas à pas avec méthode et bienveillance sur le chemin de la réussite. Nous savons tous aujourd'hui la nécessité d'être unis, la nécessité de construire des messages clairs pour que chacun puisse les entendre.

Permettez-moi de saluer à cet instant les vice-présidents de l'agglomération qui accompagnent la logique que j'évoque ce soir, les conseillers délégués et l'ensemble des conseillers communautaires. Moi, je me réjouis dans chaque cérémonie de vœux d'entendre le discours positif, offensif des maires qui repositionne l'agglo au centre de l'action publique comme étant une des locomotives indispensables à la réussite de notre territoire. À travers les dispositifs de fonds de concours Marie-Paul, je crois que nous avons créé les conditions de l'équilibre et de l'équité dans l'ensemble des communes.

Nous sommes finalement avec les collègues de l'agglomération, avec ceux de l'arrondissement, mon cher Jean-Luc, dans cette maturité dont le territoire a tant souffert et qui est la condition sine qua non de la réussite. La capacité à parler pour l'ensemble avénoire, sans se soucier de savoir qui prend la parole, mais en vérifiant que le message qui est envoyé, il est un message unanime porté par tous.

Cette maturité, monsieur le sous-préfet, elle sera le socle du contrat de développement territorial que nous travaillons aujourd'hui ensemble avec les élus du territoire et avec que, monsieur le préfet, est sous votre impulsion, pour faire en sorte qu'on puisse reconnaître à l'échelle de la République que des territoires ont besoin de plus, ont besoin de mieux, et que ce contrat de développement territorial doit être un accélérateur de projets structurants. Pour changer l'image, l'image de l'action publique d'abord, et l'image de ce territoire, lui rendre son ambition, sa fierté.

A cet instant de mon discours, et pour conclure, je veux vous dire ici que je crois sincèrement que nous avons tous un rôle à jouer. Vous avez ce soir, en quelque sorte, accepté de rallumer les étoiles, comme aurait écrit Apollinaire. Vous avez accepté de prendre votre part, d'être un maillon de la chaîne de ce territoire, accepté finalement d'être des ambassadeurs. Je suis fatigué de devoir regarder par terre et m'excuser. Nous devons absolument répondre à ceux qui voient un territoire trop sombre. Parlez-leur d'excellence, parlez-leur de réussite, de solidarité, de ces pépites qui brillent, de ce qui porte et portera notre territoire. Personne d'autre que nous ne le fera.

C'est à nous de porter ensemble la fierté de l'agglomération. Vous êtes l'agglomération, nous sommes l'agglomération. L'agglo est partout et pour tous. Bonne année 2018 et vive la communauté d'agglomération Maubeuge Val-de-Sordre !