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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 février 2023 29 minContradictoireFond programmatiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Rémunération des agriculteurs : "Nous avons besoin de faire respecter les règles votées dans la loi"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Quentin Le Guillou, comment avez-vous vécu le retour des visiteurs au Salon de l'Agriculture ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Denis Boide, pourquoi ce lien avec les Français est-il important pour les agriculteurs ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quentin Le Guillou, la visite d'Emmanuel Macron a-t-elle répondu aux attentes des agriculteurs ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Denis Boide, la France peut-elle assurer sa souveraineté alimentaire ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quentin Le Guillou, comment l'augmentation des prix de l'énergie impacte-t-elle les agriculteurs ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Denis Boide, comment garantir une rémunération équitable pour les agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Quentin Le GuillouFait
    « On a l'impression de renaître un petit peu tout ça l'année dernière c'était à demi teinte les gens ont hésité un peu à revenir sont revenus et là cette année le samedi le premier jour était vraiment chargé chargé énormément de monde dans les allées partout dans tous les halls »
  • 8:00Denis BoideChiffre
    « On est le deuxième exportateur derrière la vidéo »
  • 11:00Quentin Le GuillouFait
    « Aujourd'hui c'était il y a encore un an c'était peut-être pas forcément le poste de charge le plus élevé sur exploitation aujourd'hui c'est presque si c'est pas l'unique poste le plus élevé les coûts énergétiques sur les frigos sur les transformations »
  • 23:00Denis BoideChiffre
    « Il y a un problème de distillation il faut apurer le marché donc je crois que le Président de la République notamment le ministre de l'Agriculture si si penché sur le dossier et on va vers une distillation qui serait importante c'est tout simplement c'est une bonne chose 200 millions d'euros pour arriver à écouler le marché »
  • 26:00Quentin Le GuillouFait
    « On a des aléas des pluies qui nous tombe forte d'un coup qu'on n'arrive pas à récupérer pas à stocker »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

un jour Denis boide merci beaucoup d'être avec nous vous êtes sénateur socialiste du Gard membre du groupe d'études agricultures et alimentation au Sénat et Quentin Le Guillou bonjour merci d'être là vous êtes secrétaire général adjoint des jeunes agriculteurs on va bien sûr parler avec vous pendant une demi-heure des enjeux des défis de l'agriculture mais d'abord Quentin Le Guillou on l'a vu dessin depuis samedi c'est le retour en masse des Français dans ce salon de l'agriculture ça met du baume au coeur des agriculteurs oui ça fait du bien de voir autant de monde c'est vrai que samedi ça a été une journée comme ça fait longtemps qu'on n'avait pas vu c'est un avant covid on a l'impression de renaître un petit peu tout ça l'année dernière c'était à demi teinte les gens ont hésité un peu à revenir sont revenus et là cette année le samedi le premier jour était vraiment chargé chargé énormément de monde dans les allées partout dans tous les halls donc c'est vrai que ça fait du bien on s'en soutenu encore un petit peu Denis Bret c'est important vous connaissez bien ce milieu vous êtes sénateur mais vous étiez éviticulteur c'est important quand on est agriculteur exploitant agricole ce lien avec les Français cette rencontre ce rendez-vous annuel c'est très important parce que quand on voit l'image qu'on les agriculteurs aujourd'hui avaient la vie bachine etc etc on voit comme toi des visiteurs qui sont là et qui puissent qui sont au contact des agriculteurs qui sont au contact des animaux et ça permet de faire un petit peu on dirait une communication positive ce métier d'agriculteur qui est un métier où comme il est difficile d'ailleurs j'étais moi à l'époque il y a si longtemps que ça d'ailleurs président du conseil départemental du Gard et j'avais demandé à ce qu'on vienne au salon de l'agriculture justement pour faire découvrir nos produits et pour faire un petit peu la mise en valeur de ce département on va évidemment parler de tous les enjeux de l'agriculture ce salon de l'agriculture c'est le rendez-vous des Français mais c'est aussi le rendez-vous des politiques et après Emmanuel Macron qui a passé de très longues heures samedi dans les allées du salon c'est au tour d'Elizabeth borne d'arpenter ses allées aujourd'hui et Audrey elle sera là toute la journée elle aussi oui et ce sera ça toute première visite avec sa casquette de Première ministre une déambulation placée sous le signe des territoires puisque elle commencera par le hall des Outre-mer avant de poursuivre par celui des régions région Normandie notamment avant une séquence sportive devant la mascotte du salon la vache ovalle nous dit-on du côté de son entourage une visite qui se veut complémentaire à celle du président nous expliquons à Matignon Elizabeth borne devrait détailler les annonces faites par le président samedi notamment en matière d'adaptation au changement climatique elle devrait aussi présenter un grand plan de recherche d'alternatives aux produits phytosanitaires qui devrait être retirés prochainement du marché avec un soutien financier de l'État à ses recherches la première ministre prévoit aussi d'évoquer la crise des énergies bien sûr et la crise de la filière bio peut être au moment du déjeuner qu'elle prendra avec l'ensemble des organisations syndicales vous le voyez un programme chargé qui commence par le hall des Outre-mer des 10 heures coucou Audrey on vous retrouve évidemment un petit peu plus cas un petit peu plus tard quand on vous attendez beaucoup de ces visites de politiques est-ce que c'est utile c'est l'occasion de faire passer un message de faire avancer vos dossiers aussi c'est toujours un petit peu le rendez-vous de l'année toute l'année on travaille bien sûr avec les politiques de tout bord pour avancer pour discuter là on est actuellement sur adaptation changement climatique et aussi quand même le point fort et et c'est ensemble qu'on va pouvoir avancer donc bien sûr là c'est un petit peu la semaine de l'agriculture allez on se pose tous pendant une semaine on discute tous ensemble on essaie d'avancer les les problématiques et des solutions et puis on va voir ce qui va en sortir mais c'est vrai qu'on en attend toujours on va dire de grandes choses on va parler de la visite salle d'Emmanuel Macron qui a passé plus de 12 heures ici samedi est-ce qu'il a répondu aux attentes des agriculteurs selon vos données je pense qu'il faut effectivement qu'on travaille qu'on travaille dès maintenant parce on va dire qui montre au moins un minimum le soutien au monde agricole je pense qu'aujourd'hui monsieur Macron l'a prouvé encore samedi à venir sur le salon à pouvoir nous rencontrer discuter avec nous voilà je pense que il nous oublie pas il est avec nous le gouvernement on le sent qu'ils sont quand même dans notre coté maintenant bah c'est c'est toutes les interdictions les problèmes climatiques qu'on a plus les surcharges sur les exploitations les les crises électriques et autres qu'on a eu sur les coûts énergétiques font aussi impacter les exploitations donc en fait c'est un cumul qui aujourd'hui peuvent créer un petit peu leur ras-le-bol dans certaines exploitations agricoles donc bon voilà avec le gouvernement on a on arrive à discuter je pense que maintenant il faut qu'on arrive à trouver de la vision long terme sur l'accompagnement de ces exploitations là les exploitations qui sont en crise que ça soit dans l'arbot dans le Vitis en grand culture voilà on a des interdictions il y a des aléas climatiques bon bah voilà il faut comment pallier tout ça comment avancer ensemble je pense qu'on le débat est ouvert maintenant il faut arriver ensemble à avancer l'un des grands défis de l'agriculture française et l'un des grands thèmes de ce salon c'est la question de la souveraineté alimentaire est-ce que la France a aujourd'hui la capacité et les moyens d'assurer sa souveraineté alimentaire et de nourrir sa population non mais comme le crime le disait notre collègue culture je pense qu'il y a c'est le fond du problème quand on regarde par exemple l'élevage sur voir des seins il y a pas si longtemps que ça le poulet 20% de la production de poulet en France tout le reste ça se paraît important quand on regarde le commerce le commerce extérieur on est le deuxième exportateur derrière la vidéo on a quand même l'agriculture quand on veut effectivement il faut pas que il faut que l'administration comprenne aussi que un certain nombre de règles que devrait être un petit peu alléger une simplicité dans les procédures parce qu'on passe internet finit à faire des procédures qui dans son état certain que tout le monde regarde d'ailleurs je pense qu'il y a des il y a des choses qu'on peut qu'on peut faire sans pour autant révolutionner complètement mais c'est vrai que cette souveraineté alimentaire on en a besoin aujourd'hui parce que on constate quand même que on a trop de produits importés les agriculteurs peuvent assurer la souveraineté alimentaire aujourd'hui on peut foutu d'un corps donné les moyens et effectivement par un certain nombre de charges qui leur incombe l'énergie vous disiez il y a deux minutes l'énergie mettez-vous à quelqu'un à la place de quelqu'un qui produit des fruits et légumes qui ont un frigo qui a un compteur de 48 kva ou je ne sais combien il paye l'électricité un prix très élevé les rotations d'écoute est importante il a des marges qui sont minimes comment voulez-vous que c'est en sorte sur l'accompagnement comment ça se traduit c'est important cette question de l'énergie on en parle évidemment depuis plusieurs mois comment ça se traduit concrètement pour les agriculteurs qu'est-ce que ça implique pour vous cette augmentation des prix de l'énergie ça implique une multitude de choses parce qu'aujourd'hui c'était il y a encore un an c'était peut-être pas forcément le poste de charge le plus élevé sur exploitation aujourd'hui c'est presque si c'est pas l'unique poste le plus élevé les coûts énergétiques sur les frigos sur les transformations donc aujourd'hui il faut réussir à concilier cette hausse de charge champ force sans forcément l'impact au consommateurs l'idée oui ok bon bah on a un coût énergétique qui est là bon bah on va peut-être essayer de remonter exemple sur les pommes de terre ou sur les ou sur les fruits et légumes on va essayer de remonter un petit peu le prix pour compenser un petit peu le coût énergétique sauf que qui sait malheureusement à la fin qui a impacté c'est le consommateur et des fois l'agriculteur lui de cette augmentation n'envoie qu'une petite partie donc aujourd'hui il faut réussir à tous se mettre autour d'une table dire ok on est impacté qui est impacté comment on va l'impacter et et voir comment on peut essayer d'évoluer ce prix pour qu'il aille jusqu'au consommateur sans forcément trop taper dans la poche du consommateur parce que c'est toujours toujours le consommateur et justement l'une des questions c'est la rémunération aussi un des agriculteurs alors samedi lors de sa visite au salon Emmanuel Macron a lancé un message au distributeur on écoute donc notre alimentation nous en préserver la valeur pour que nos producteurs nos agriculteurs vivent de ce revenu ensuite il faut que avec nos distributions nous fassent très attention parce qu'il y a certaines marques qui sont pas celles produits par nos agriculteurs sont souvent des marques de distributeurs qui ont une envolée des prix qui touche le portefeuille de nos consommateurs donc faut faire cet effort faut être très vigilant mais là on a besoin d'un effort collectif d'un engagement c'est ça ce que je demande aussi à nos distributeurs aujourd'hui cette participer à l'effort ils font des bénéfices des profits j'en suis heureux pour eux et leurs salariés j'espère qu'ils le redistribue mais dans ce moment-là on peut pas demander un effort à nos producteurs parce que nos agriculteurs payent plus cher l'énergie plus cher les intrants divers produits et on a besoin de garantir leurs revenus il a eu les bons mots Emmanuel Macron Quentin Le Guillou cet appel est suffisant pour vous déjà c'est dit déjà c'est dit ça remet un petit peu les choses quand c'est le président de la République qui dit ça qui qui annonce ça bon voilà déjà ça repose un petit peu les bases maintenant il y a du il y a du travail il y a des lois qui existent les lois EGA qui ont été qui ont été mises en place et qu'il faut encore accentuer et sur les étagères tout à fait voilà bah maintenant je pense qu'on peut encore essayer d'améliorer tout le système les distributeurs avec leur MDD les marques distributeurs peuvent aussi essayer de mieux jouer le jeu face face au prix et la loi égali mais elles avaient pour but de rééquilibrer les relations entre distributeurs et agriculteurs ça a été le cas aujourd'hui on a on a une partie des agriculteurs qui ont pas encore forcément confiance pour aller vers ces contrats nous on leur dit allez-y si vous voulez un prix assuré sur du long terme il faut aller chercher ses contrats donc aujourd'hui on a du mal quand on a des agriculteurs qui nous disent un problème de rémunération mais je veux pas signer le contrat bon alors faut discuter qu'est-ce que tu veux maintenant on essaye de dire à ces agriculteurs là une fois que tu as fait ton contrat voyons en face les grandes distributions les MDD et toutes les autres marques qu'est-ce qu'elles sortent on essaye de demander des chiffres moi j'aimerais bien avoir une feuille avec qui vend combien qui prend combien qui à quoi et aujourd'hui tout le monde est très flou sauf que il y a un manque de transparence encore qui est là aujourd'hui on connaît à peu près le prix que le producteur va vendre son produit et on voit le prix final consommateur où va l'entre-deux demain si on est capable de m'expliquer ok le coût énergétique le transport il y a pas de problème il y a pas de souci sauf qu'on n'est pas capable de nous le fournir si demain on a des chiffres bien détaillés convenablement on va pouvoir voir un peu plus ces choses il y a des prix qui commence à sortir le gouvernement a des chiffres aussi un petit peu donc j'espère qu'on va remettre un petit peu tout le monde dans le droit chemin et qu'on va pouvoir aller et tout le monde faire des efforts je pense qu'on est tous capables de faire des efforts il y a encore un manque de transparence il y a encore des efforts à faire Denis bots avec la ligne 3 qui était quand même une progression et un petit peu plus de comment dirais de responsabilité des uns et des autres dans le cadre cette loi interdit de vendre à perte etc etc je crois qu'aujourd'hui ce que nous avons besoin c'est le respect de ces règles parce que parfois ces règles sont bonnes ou pas je les ai d'ailleurs voté c'est pas un problème pour nous mais pour autant faut-il encore qu'elle soit appliquée et qu'elle permettent de jus de se rémunération aux agriculteurs parce que le problème il est où le problème c'est que si on veut des agriculteurs qui puissent vivre de leur exploitation vivre de leur vivre sur leur propre terrain de leur propre région on a besoin d'une rémunération qui soit à la hauteur du travail qu'il fournissent et c'est bien là où il y a tout le problème d'ailleurs mais qui ne les applique pas aujourd'hui qui ne joue pas le jeu sont les distributeurs qui jouent pas je suis un petit peu ce qu'on nous a dit entre le prix producteur et le prix du consommateur où on peut pas effectivement en permanence augmenter le prix le prix à l'arrivée il y a peut-être une marge de leur milieu qui te faut regarder il faut arrêter aussi en tout cas qui vers le bas c'est aussi ça que vous demandez aux grandes chiens aux grandes enseignes de la distribution bah bien sûr parce que quand les distributeurs vont enchaîner les promotions casser les prix derrière on sait clairement que il y a pas de vente à perte enfin du moins pour une peuvent essayer une fois deux fois mais des entreprises qui vont à perte souvent de vivre pas très longtemps donc je vu les capacités aujourd'hui de ces grands distributions là et de CPME ces grandes distributions plutôt sont capables aujourd'hui je pense de aller négocier les prix donc il y a des prix encore qui sont cassés descendus et du coup je pense acheter moins cher au producteurs ou du moins à un prix on va dire peut-être à juste équilibre et c'est pour ça qu'aujourd'hui on a encore des exploitations qui sont dans la difficulté qui et on est quand même en 2023 ça fait quand même des années qu'on entend ce problème là le prix est légèrement vendu de plus en plus cher tous les ans sauf que les charges suivent aussi derrière et voilà on n'a pas encore cette bascule qu'on a réussi à faire entre le prix de vente et les charges qui seraient intéressante et rémunératrice pour l'agriculture si on peut rajouter aussi la concurrence internationale notamment sur les fruits et légumes avec des fruits et des légumes qui arrivent de pays parfois européenne à des prix des fiancés toute conférence ou ils ne sont pas confrontés au même difficultés en terme de charge de fonctionnement que ce que sont français internationale cette concurrence sous le sens pour l'agriculture française elle est au sein de l'Union européenne mais aussi au sein de l'Union européenne comme final il y a un problème de différence de norme des distorsions entre les différents pays de l'Union européenne Quentin les Guilloux oui bah au sein même de l'Europe sans même de l'Europe on le sait il y a des pays où des produits vont être peut-être autorisés alors qu'en France ne sont plus et à l'inverse peut-être du coup le coup de main d'oeuvre aussi aujourd'hui on est tous dans l'Europe nous aujourd'hui pour payer un salarié 1500 je vais en donner 1500 donc je vais donner 3000 par mois pour mon salarié sur des pays peut-être plus sur l'est de la France bon bah c'est des charges qui ont quand même diminué pour faire le même le même travail sur le même temps horaire ils vont peut-être sortir que 8 900 ou 1000 euros par mois c'est un plus voilà c'est les charges le coût énergétique le l'énorme en plus qu'on peut avoir et du coup le tout cumulé fait que en France certes on a peut-être même sûrement c'est même sûr des produits de qualité sauf qu'ils on n'arrive pas à les valoriser un petit peu au juste on essaye plutôt de s'aligner sur un prix monde et Europe sauf que on joue pas malheureusement dans la même cour avec tout le monde au début de cette émission c'est le réchauffement climatique les conséquences du climat et notamment en ce moment cette sécheresse hivernale record plus de 30 jours sans pluie Audrey vous êtes dans les allées du salon avec des agriculteurs et à vos côtés Cécile dukouloumier éleveuse de vache de race au bras en Lozère et la sécheresse n'est pas sans conséquence sur son troupeau oui on a l'impression que la sécheresse ne touche que les cultivateurs mais elles touchent aussi les éleveurs Cécile du Coulombier donc vous êtes éleveuse de Raches de race Aubrac pas facile à dire alors justement en quoi la sécheresse touche votre troupeau il faut savoir que nous dans notre élevage Aubrac sur le plateau de l'Aubrac en fait la ressource principale pour nous et nos animaux c'est l'herbe orbe c'est un végétal même qu'elle soit naturelle elle a besoin d'eau surtout à certaines périodes puisque la vache va à la fois se nourrir sur sur place en allant paturer mais aussi l'hiver va aussi se nourrir d'herbe donc on a on a besoin d'une bonne pousse de l'herbe en fait à plusieurs fois dans l'année donc si le manque on en vient à se poser plein de questions sur la façon de nourrir nos vaches est-ce qu'il existe des alternatives alors c'est compliqué il y en a mais elles sont compliquées pour plusieurs raisons la première c'est que tout son si l'herbe de pousse pas là où les vaches sont vous pouvez pas emmener les vaches ailleurs se nourrir dans un supermarché ou aller chez un voisin donc il faut qu'elles aient l'horaire qui repoussent et donc ça c'est très compliqué là et la solution qu'on fait à ce moment-là c'est de leur donner du foin donc d'amener l'herbe sèche qu'on aura pu stocker sauf que ce foin quand il vient à manquer il faut l'acheter et le problème c'est que souvent quand vous manquez vous de foin c'est que vous allez manquer d'herbe et souvent le le la région autour commence à en manquer il y a eu la sécheresse aussi et si comme là ces années si ça ça se passe au niveau national en fait le foin commence à prendre à des prix très très élevés parce qu'il se fait un cours du foin donc c'est c'est difficile économiquement vous pouvez pas vous permettre d'acheter plusieurs camions de fonds justement l'hiver 2023 c'est plus de 100 jours sans pluie est-ce que ça vous inquiète alors oui on se dit qu'on a encore une petite espérance c'est le printemps si il pleut rapidement la végétation va pas encore le prendre trop ça va les sols vont pouvoir garder de l'eau et au printemps ça va pousser si ça pousse pas on va se rendre il va falloir trouver des solutions qui sont encore une autre réponse à ça c'est finalement avoir moins de hache pour que les vaches qui restent trouvent à la fois pâturage foin et eau là où on va les élever le problème après c'est que vous voyez bien que sur diminue le nombre de vaches on diminue aussi le revenu des éleveurs parce que aujourd'hui on n'est pas gros par plaisir parfois on augmente parce que le nombre enfin la vente des produits qu'on a ne suffit pas donc il faut en avoir un petit peu plus pour toujours garder le même revenu vous aviez un petit message à faire passer justement en fait alors la difficulté aujourd'hui ce serait que on soit sur le enfin on peut pas non plus demander des aides sans arrêt c'est pas tout à fait ça le principe mais on se dit qu'il va falloir que du coup on trouve une alternative à ça ce sera un autre solution c'est qu'on sache que le prix d'un de la viande qu'on va fournir elle a un coût en fait elle a un prix elle a elle correspond à du temps passé et il faut que les gens se rendent compte du vrai prix que ça peut coûter d'aller acheter une viande nourrie à l'herbe et j'insiste sur ça parce que nous on est très fier de notre élevage les vaches sortent elles mangent de l'herbe voilà vous le voyez un message aux consommateur le prix des choses le prix de la bonne viande merci beaucoup voilà Oriane la sécheresse qui a de nombreuses problématiques même sur l'élevage merci merci beaucoup Audrey évidemment à tout à l'heure on a entendu cet éleveuse Denis la sécheresse elle n'a pas que des conséquences sur les cultivateurs elle a des conséquences sur l'ensemble du monde agricole quel que soit les productions de la sécheresse le réchauffement climatique on en aujourd'hui on avait le président de la République en a parlé la salle de l'occasion de sa visite mais c'est pas un phénomène nouveau et tant mieux si nous dit que il va prendre des mesures et des mesures énergies et des mesures efficaces parce que je crois qu'aujourd'hui on a besoin c'est premièrement peut-être revoir sur certains secteurs nos cultures peut-être qu'on pourra pas faire cultiver tout et n'importe quoi partout deuxièmement il faut un plan d'irrigation parce que le problème de l'eau c'est l'eau aussi pour nos villages et nos vies et nos villages pour moi le problème de de l'irrigation des cultures agricoles il nous faut aller vers une riviation raisonnée une rivisation raisonnable je vois chez moi un arboriculture ou en viticulture notamment il faut aller vers du goutte-à-goutte je regarde ce qu'on fait au niveau de chez moi il y a vous savez chez moi il y a dans le Gard où il y a trop d'eau et auquel cas c'est des inondations dévastatrices et voilà et ça part tout de suite heureux d'être tout de suite à la mer ou alors manque d'eau et auquel cas et ben c'est des grandes difficultés y compris pour certains villages dans ce monde département qui n'ont pas eu d'autres cet été donc on a besoin de quoi faire des retenues colinéaires nous avons besoin de ça il y a soit envers les années 60 je crois que ce canal aujourd'hui ce qu'il a besoin c'est de se développer diriger dans l'ensemble de ce département en eau potable bien sûr mais aussi à nous pour nous permettre de l'agriculture de rester sur place et on a les dossier notre jour au Sénat il y a quelques semaines maintenant je crois qu'il nous faut rechercher aussi des cultures qui soient comment dirais-je le besoin de moins d'eau des portes grèves pour les vignes qui aille chercher la l'humidité bien pour vivre au fond des techniques d'arrosage qui soient revues à la un petit peu à la baisse etc etc c'est un travail collectif est-ce qu'il faut des retenues d'eau est-ce qu'il faut des méga bassines c'est un sujet qui est très polémique commençons par faire des choses qui sont simples les retenues colinéaires il n'y a pas grand chose à faire et ça permet de rester des agriculteurs de rester sur place après effectivement voyons comment on peut avec cette eau qui tombe un abondance pendant des périodes notamment au mois de septembre avec cette eau qui tombe en abondance comment on fait pour la conserver et s'en servir au contraire l'été Quentin le Guillon sur ses retenues d'eau est-ce que les méga bassines on sait que c'est un sujet polémique est-ce que pour vous ça va devenir nécessaire pour les agriculteurs sur les retenues colinéaires je suis entièrement d'accord sur les retenues d'eau aussi pour moi aujourd'hui quand on voit la quantité d'eau là on se plaint qu'on a une sécheresse ça fait moi sur l'exploitation ça fait 35 jours que dernière pluie c'était autour du 20 janvier j'ai eu un millimètre milieu de semaine dernière donc c'est rien ça nous a juste mouillé le sol ce qu'on craint c'est que dans 15 jours trois semaines d'un coup il va tomber 50 60 mm d'un coup fort le seul va en profiter mais sauf que ça va tomber peut-être en 5-6 heures il y a une partie qui va ruseler qui va prendre le fossé la rivière et moi c'est l'heure la scène et ça part ensuite sur dans l'océan donc ça va pas recharger ça va aller trop vite pour le sol sauf si j'espère dès qu'on arrive à partir sur des petites pluies longues et efficaces pas de problème sauf qu'aujourd'hui on a des aléas des pluies qui nous tombe forte d'un coup qu'on n'arrive pas à récupérer pas à stocker pour moi je pense que avec le varen de l'eau qui avait été travaillé il y a 2 ans aujourd'hui on doit être dans la capacité d'essayer de pouvoir au moins essayer de retenir un petit peu ces eaux là de les stocker pour pouvoir les utiliser à bonifier science et bon escient dans dans les parcelles agricoles on a aujourd'hui une quantité d'eau qui est stockée en France d'autres pluies c'est ridicule c'est minime donc alors que à l'opposé on a des parents on a des chasses d'eau à 8 litres à chaque fois qu'on va tirer plusieurs fois dans la journée d'eau potable et on n'est pas capable aujourd'hui de faire des retenues d'eau capable de pouvoir peut-être tenir une bonne partie de l'année les cultures et notamment bah sur les fourrages où on entendait tout à l'heure madame parler sur sur son foin mais c'est problématique aujourd'hui le sud de la France se coucher en sécheresse depuis quasiment un an et demi le Nord on y est on a les herbes on voit les les herbes un peu partout vous prenez votre voiture vous voyez les talus qui sont d'une couleur jaune sèche si on continue comme ça ça va être problématique pour pour les pour les mois à venir et puis notamment pour l'éleveur je et toutes les autres cultures et cette question du recyclage et de la réutilisation de l'eau elle est importante Denis est-ce qu'il faut revoir la loi sur l'eau est-ce qu'il faut permettre de mieux recycler de mieux réutiliser cette eau il faut surtout revoir le règlementation il y a l'eau de station d'épuration qu'on peut très bien traiter un petit peu plus et qui peut permettre de l'arrosage c'est des quantités formidable je crois qu'aujourd'hui ce qu'on a besoin c'est effectivement comment dirais que le Président de la République se les a d'annonce qu'il a faite soit concrète et se retranscrisent par ses administrations parce que parfois on est un petit peu sur des administrations qui sont réticentes et aujourd'hui c'est le temps c'est le temps c'est qu'en fait l'urgence on y est en fait malheureusement on y est alors on peut avoir une sur on va passer à un autre sujet et en même temps c'est un sujet qui vous concerne particulièrement Denis boîte puisque vous étiez viticulteur la viticulture vous le disait tout à l'heure c'est le deuxième secteur qui contribue positivement à la balance commerciale de la France après l'aéronautique et pourtant vous n'êtes pas épargné par les crises dans le secteur de la vie de culture alors c'est particulier parce que la baisse de la consommation en France de 2,5% par an donc c'est quand même pas neutre sur 15 millions d'hectolitres en France on a eu une année 2021 avec un gel catastrophique qui a touché toutes les régions donc on avait une petite récolte en 2021 on a une récolte 2022 qui n'est pas une récolteceptionnelle et pour autant on a des stocks des années antérieures et notamment le Bordelais qui aujourd'hui demande de la distillation de crise parce qu'il y a un problème de distillation il faut apurer le marché donc je crois que le Président de la République notamment le ministre de l'Agriculture si si penché sur le dossier et on va vers une distillation qui serait importante c'est tout simplement c'est une bonne chose 200 millions d'euros pour arriver à écouler le marché et il en faut plus quand un Yu-Gi-Oh c'est c'est toujours toujours le même problème c'est bien sûr oui il en faut plus pour pour pouvoir essayer de d'endiguer le problème malheureusement en fait c'est que pour beaucoup c'est du travail qui a pas été fait en amont c'est des choses qui ont déjà dû être réfléchies c'est des remises en question en fait sans cesse sur les exploitations dans le monde agricole et je pense qu'on a des acquis des fois on profite de ces acquis on est content et au bout de quelques années et quelques décennies on peut perdre cette facilité qu'on a eu cette réussite des fois qu'on a eu et si il y a pas de remise en question l'agriculture une exploitation électrique aujourd'hui c'est un message à tout le monde aujourd'hui on est chef d'entreprise un chef d'entreprise doit sans cesse se remettre en question sur son entreprise à un agriculteur c'est la même il faut se remettre en question voir sur du long terme voir les visions on a un changement climatique qui est là on a des températures qui augmentent donc je pense que chaque exploitation va être amené à faire des changements comment on va aller travailler ensemble avec quel argent quel comment tout ça on va pouvoir mettre en place je pense qu'on va pouvoir aussi travailler ensemble maintenant il faut il faut sortir un petit peu de notre de nos de nos acquis de notre bien-être et aller de l'avant tous ensemble on est sur un problème ce n'est pas sur un problème conjonctuel on est sur un problème structurel aujourd'hui il nous faut arracher quelques vecteurs de vigne en France pour arriver à avoir une production qui a été corresponde à la à la réalité il y a une deuxième chose qu'il faut faire c'est qu'il faut que notamment le ministre de l'Agriculture peut y faire on a des crédits qui sont affectés à France agrimaire qui permettent aux agriculteurs de d'exporter parce que nous sommes dans l'exportation de de veines de spirituel dans ce pays ces crédits sont tellement compliqués à obtenir qu'il nous faut là une simplification des procédures effectivement on pourra là aussi avoir de la progression sur le sur les sports il va vous répondre dans quelques instants un dernier mot puisque évidemment l'autre secteur qui est touché c'est la filière betterave la filière betterave sucrière suite à une décision de la Cour la justice de l'Union européenne le gouvernement a dû cesser les dérogations pour l'utilisation des néonicotinoïdes mais le mieux de l'agriculture assure que les producteurs seront indemnisés en cas de jaunissent vous êtes rassurés oui bon c'est toujours des des subventions encore encore encore encore en plus tant mieux c'est très bien on va pouvoir essayer de passer cette année maintenant l'année prochaine on fait quoi on recommence c'est encore des subventions non je pense que il y a un moment c'est pareil c'est ce que comme on disait pour la crise il faut se poser tout de suite en se disant on va avoir des des produits qui vont disparaître c'est sûr dans 5 10 ans comment on fait qu'est-ce qu'on a en face pour les remplacer ou pour du moins les compléter changer notre méthode qu'est-ce qu'on peut faire sur tout ça donc oui on va avoir là peut-être une enveloppe qui est pas encore définie qui va arriver si l'exploitant si les exploitants sont touchés sur les pucerons malheureusement voilà c'est c'est une survie et je sais pas si ça va forcément bien aidé la filière betterave parce que allez ils vont y aller là cette année mais pour moi c'est demain c'est l'année prochaine qu'est-ce qu'on fait et on va voir ce que vous répondiez l'agriculture tout de suite puisque il va vous succéder sur ce plateau merci Denis Boade et merci beaucoup Quentin Le Guillou d'avoir été avec nous suite de notre émission spéciale ici depuis le salon de l'agriculture et c'est donc l'heure de notre invité politique c'est marqué nous qui nous rejoint