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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 19 septembre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & famille

Carburants : "C’est compliqué quand on s’appelle Macron d'avouer son impuissance" (Beligh Nabli)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Alors, c'est une courte qui est bien évidemment variable. Elle elle dépend chaque jour de beaucoup beaucoup de de facteurs. Le prix moyen du gasoile, je l'ai dit, qui augmente de façon exponentielle. La moyenne est environ de 2,39 le litre. C'est une moyenne he lissée sur l'ensemble du territoire avec des piqus he ça va beaucoup plus haut. J'ai cité Strasbourg tout à l'heure à à 2,99. C'est une image qu'on avait pas vu depuis très très longtemps. Ce taux élevé, il me semble. Vous allez vous allez me dire Nathalie Jenson économiquement je crois que depuis le début des relevés du prix du gazoile et de l'essence on avait pas vu des prix comme ça. Oui effectivement ça ça rappelle plutôt les années 70 évidemment avec des prix différents puisque nous étions en franc.

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Mais donc effectivement ce sont ce sont des des hausses très significatives. Néanmoins, il faut se dire que par rapport à 1974 elles sont quand même elles impactent moins le pouvoir d'achat qu'à l'époque. Donc faut quand même le garder présent à l'esprit. Là, on voit le vert à moitié plein. Voilà. C'est-à-dire qu'effectivement en terme de SMX, on le ramène en fait en en terme de SMIC, il fallait un peu plus de c'était c'était 18 minutes de SMIC à l'époque et aujourd'hui c'est 12 pour le gasol. Donc celui qui est vraiment le plus cher. Donc effectivement on a même si ça va consoler personne mais il faut se dire qu'on n pas été les premiers. C'est pas aujourd'hui en 2026 en fait des ménages français. Malheureusement en 74 a été face aussi à cette à cette situation dramatique avec un des prix

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dans l'ensemble qui augmentaient encore plus. Donc non seulement c'était le gazol mais c'était en fait l'ensemble. Faut se rappeler que c'était des périodes où nous avions des inflations à 10 12 % 14 %. Donc voilà. Donc là je ne veux je évidemment je ne vais pas réconforter les gens que ça atteint directement. Je veux simplement un petit peu remettre dans le contexte le la situation. Est-ce que ça change quelque chose lorsqu'on était au franc ? Vous savez, on a beaucoup ces débats autour des plateaux depuis que nous sommes entrés dans la zone d'euro, depuis 2002, depuis qu'on utilise vraiment l'euro, ça a tout changer. Est-ce que c'est une réalité économique ? Non, l'euro nous a plutôt nous a plutôt avantagé, il faut bien le le voir, surtout d'ailleurs sur le coût de notre

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dette aujourd'hui, même si elle augmente mais globalement, ça a plutôt un avantage pour nous. Et aujourd'hui, la raison pour laquelle en fait c'est les ménages sont quand même relativement moins impactés, même si certains souffrent bien évidemment, c'est que entre-temps la hausse des prix du carburant n'avait pas été contrôlée. C'est-à-dire qu'à l'époque, on n pas mis de contrôle des prix, même si à l'époque, il y avait plus de prix contrôlés, mais on on s'était lancé dans la fameuse économie d'énergie en fait. Voilà, pour tous ceux qui sont beaucoup plus jeunes, il ne se rappellent pas, mais c'est l'époque où on a créé l'agence d'économie d'énergie, on a mis le tout sur le nucléaire, c'est là on a fait le le notre shift vers le nucléaire qui est après a été un petit peu voilà

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perturbé dans sa dans son développement et euh et donc parce qu'on s'est rendu compte qu'il fallait faire des économies et effectivement grâce à ce signal prix, on a des voitures aujourd'hui qui consomment moins. Il faut se rappeler que c'était 10 L au 100 en 1974, c'est un en moyenne 6 et demi aujourd'hui. Donc rien à voir et effectivement malheureusement pour tous ceux qui roulent beaucoup ça ne change pas leur problème. C'estàd que et évidemment il y a des disparités c'estàd qu'en moyenne le le ménage est moins touché mais le cas particulier lui doit il est tout cette situation est d'autant plus critique. Emmanuel Macron hier a pris la parole et ça va durer parce qu'on a pas la main sur la la guerre en Iran, notamment pour les approvisionnements autour d'ormouse. Est-ce qu'on est en

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train de vivre aussi ce qu'on appelle la conjonction des crises ? Alors, c'est l'un des aspects les plus intéressants. On aura on aura peut-être l'occasion d'y revenir aussi dans la mesure où euh du point de vue euh du point de vue des citoyens en particulier et des politiques, on a du mal à assumer effectivement le la connexion entre finalement la réalité internationale et le quotidien des Français comme on dit. Alors que là, pour le coup, on a un exemple type de de cette de cette relation. Pourquoi ? Parce que si on assume politiquement cette relation, ça va nous mener en particulier pour les dirigeants, ça va les amener à tirer quel type de conclusion ? Le fait qu'ils n'ont pas beaucoup de prise sur la

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réalité internationale. Pas de prise ni sur la guerre en Ukraine à l'époque où il y a eu la la crise céréalière, ni de prise sur le conflit en Iran. Et c'est pas facile à assumer pour des dirigeants, en particulier lorsqu'on s'appelle Emmanuel Macron, que de reconnaître son impuissance. Donc c'est pas un dossier, c'est pas une thématique, c'est pas un argument euh qui a été avancé ou qui a avancé régulièrement mais qui là, il faut bien le reconnaître, a été assumé euh hier, du moins puisque le président de la République a organisé une une réunion avec le l'essentiel des forces de l'opposition et des candidats à la présidentielle pour souligner finalement les menaces du point de vue de la sécurité sécuritaire, si j'ose dire, et

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de la sécurité énergétique. Absolument. sur ces deux points. Voilà. Exactement. Mais on pourrait dire que d'un point de vue de de la politique interne, on pourrait interpréter ce type de message comme une forme de volonté ou l'expression d'une volonté de se déresponsabiliser parce que il y a bel et bien, même si ça a été relativisé, bel et bien une tension sociale suscitée par l'augmentation de du prix à la pompe. Et donc, il faut une réponse politique à cette à cette réalité économique et sociale. Sachant que Matignon en même temps lui est est un donc monsieur le Cornu est confronté à la l'élaboration d'un budget très difficile à ce contexte particulier. Est-ce que c'est aussi un aveu d'échec ?

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Est-ce que par ailleurs est-ce qu'on peut aller vers une crise économique majeure ? Est-ce que c'est le début ? une crise économique majeure, on on est on n'est peut-être pas euh à ce stade. Al le blocage de l'économie à tout le moins. Est-ce que là ça l'économie elle peut être bloquée ? C'est le début. Euh l'économie bloquée, alors il faudrait effectivement qu'il y ait un soulèvement social majeur quand même pour qu'elle soit bloquée. Euh il y a quand même de la résilience chez les Français. Je pense qu'effectivement la différence avec ces époques où aussi les les mouvements ont été violents comme je vous disais dans les années 70, c'est sans doute qu'en fait depuis plusieurs années, on accumule une un manque de perspective positive. C'est-à-dire qu'à l'époque dans les années 70, c'était

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difficile mais il y avait il y avait de l'espoir, il y avait du travail, il y avait de la mobilité, il y avait de social. Aujourd'hui, on n'est plus du tout dans cette situation. C'estàd que là, c'est l'inverse. C'est-à-dire qu'en fait, on a les gens s'en aperçoivent pas mais on a considérablement amélioré notre vie quotidienne parce que tout est facile aujourd'hui. Ben pardon Nathalie Janson, pas comme ça. Mais dans le dans la mesure où vous avez des logements qui sont très équipés, que vous avez notre vie est devenue plus facile, mais néanmoins les perspectives ne sont pas pour chacun. Et c'est là en fait qui est le point le plus inquiétant, c'est qu'en fait effectivement cette absence de projection positive du du destin et elle est ce qui pourrait effectivement faire

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enflammer en fait la société. Mais elle est encore plus loin hier Emmanuel Macron. Si espoir il y avait il les a douché. Il n'y a plus d'espoir. Alors vous avez raison de mettre en perspective historique et nous renvoyer finalement aux deux chocs pétroliers qu'on a déjà vécu euh dans les années 70. Mais en réalité le précédent qui qui habite nos dirigeants en particulier, c'est les gilets jaunes. C'est les gilets jaunes qui qui a qui ont traumatisé le pouvoir en place dans la mesure où c'est un mouvement social qui a ouvert la présidence Macron et le président Macron est confronté au spectre de voir sa présidence clore sur un nouveau mouvement social. Et là pour le coup en terme de bilan, on comprend

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euh la la mise en tension dans laquelle il se il se trouve. Belline Nabl Nathalie Jenson. Rappelez-vous les gilets jaunes 2008 il y a 8 ans et les gilets jaunes étaient sortis. Bon il y avait une conjonction des crises avec une taxe et cetera. C'était 2018, je vous pr m'excuser. Et en plus je vous ai dit il y a 8 ans, le temps que mon cerveau se remette en route à cette heure-ci. Donc 2018, il y a donc 8 ans et ils étaient sortis parce que le [raclement de gorge] prix du gasoile allait atteindre l'euro50 € l'50 symbolique la limitation et la limitation parce que ça fait partie effectivement des mesures quand on veut économiser l'énergie également. Okay.