"Conflit armé", drogue...L'interview du directeur de la Gendarmerie nationale en intégralité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pauline de Malherbe bonjour général général Hubert bonau merci d'avoir accepté de répondre à mes questions sur RMC et BFM TV vous êtes le directeur général de la gendarmerie nationale et dans une note interne vous avez adressé à tous vos services le message suivant je cite la possibilité d'un conflit armé et une agression du sanctuaire national doit être sérieusement envisagé je voudrais qu'on prenne le temps ce matin avec vous général euh de comprendre qu'est-ce que vous voulez dire bonjour madame euh merci de me recevoir alors je je je voudrais d'abord remettre cette phrase dans un contexte il s'agit d'un d'une lettre interne effectivement adressée au grand commandur de la gendarmerie moi je suis un chef militaire et il me paraît important de pouvoir expliquer de donner des lignes ce qu'on appelle des lignes d'opération à mes grands subordonnés pour être prêt face aux diverses éventualités alors ce que j'ai voulu dans cette lettre c'est d'abord poser aussi un cadre le contexte dans lequel nous sommes aujourd'hui cette phrase n'est finalement qu'une toute petite partie du contexte en lequel nous sommes nous sommes dans une société violente j'y reviendrai mais nous sommes aussi dans un contexte international troublé nous avons depuis 3 ans une guerre aux portes de l'Europe en Ukraine qui produit d'ailleurs déjà des effets sur le territoire national je reviendrai si vous le souhaitez mais le contexte international est important dans le cadre d'une préparation d'une force armé comme la gendarmerie car dans nos missions nous avons des missions de police au quotidien police de la sécurité du quotidien mais la gendarmerie en tant que force armée doit pouvoir se préparer à toutes les éventualités y compris d'agression sur le territoire national qu'est-ce que ça veut dire un conflit armé et qu'est-ce que ça veut dire agression du sanctuaire national alors un conflit armé c'est la possibilité pour nos armées d'être engagé dans le cadre d'une guerre soit à l'extérieur dans le cadre d'une coalition mais une éventualité d'une agression armée sur le territoire national n'est pas à exclure d'ailleurs ce n'est pas moi qui le dit ce sont les évaluations les analyses des armées de la défense de nos autorités je crois que cette éventualité ne peut pas totalement être exclu et ça fait combien de temps que vous vous dites ça c'estàdire est-ce que les choses ont évolué est-ce que vous dites que cette menace elle est plus grande aujourd'hui que vous ne l'auriez dit il y a 6 mois il y a un an il y a 10 ans en fait il y a un facteur si vous voulez il y a un facteur de jonction regardez ce qui s'est passé pendant les Jeux Olympiques même dans la préparation des Jeux Olympiques vous avez sur le territoire national et dans nos autres mè territoires métropolitains les autres mes des actions de déstabilisation régulière rappelez-vous les cercueils qu'on été mis sous la Tour Eiffel par exemple les agressions sur les lignes TGV derrière il y a des gens qui manifestement veulent déstabiliser ennemi interne ou ennemi externe alors c'est ce qu'on appelle des proxis vous regardez qui est est à l'origine de ces affaires et vous voyez que ce sont des personnels étrangers en liaison avec des puissances étrangères ça peut arriver et d'ailleurs permettez-moi de le rajouter ce qui existe dans le domaine physique existe aussi dans le domaine immatériel c'està-dire dans le numérique les actions contre la France nos entreprises nos ministères elles sont tout à fait régulières et fréquentes nos hôpitaux nos hôpitaux par exemple he sur des cyberataques donc je veux dire c'est un contexte de déstabilisation dans lequel nous pouvonsre nous pouvons être vous avez parlé de deux choses général luber bonau vous avez parlé effectivement du contexte international troublé je reprends vos mots mais vous avez parlé aussi d'une société de plus en plus violente là pour le coup vous parlez d'une menace endogène c'estàdire d'une menace qui viendrait du territoire français mené par des Français oui alors permettez-moi juste de de rappeler une chose qui me paraît importante c'està-dire que les ce qui se passe en dehors du territoire national y compris la guerre en Ukraine produit déjà des effets sur le territoire national l'Ukraine c'est d'abord une augmentation du coût de la vie augmentation du prix du carburant donc immédiatement nous avons vu sur le territoire national une multiplication des vols de carburants on sait que beaucoup de camions par exemple se font siphonner litres et leurs litres leurs dizaines de litres de carburant des entreprises de transport des entreprises agricoles où venez voler les carburants dans les cuves c'est aussi par exemple une dérégulation sur les composantes électroniques donc vous avez des structures organisées souvent qui viennent de pays de l'Est et qui pratiquent des RADIAS par des des vols sériels sur le matériel des GPS agricoles sur des téléphones sur les matériaux les cuivres et cetera ça a déjà des impact important dans le cadre du quotidien alors on le relie pas forcément à l'Ukraine mais c'est une réalité chaque crise produit des effets encore un autre exemple voyz la crise du covid qui est une crise S on pourrait se dire il y a pas d'effet sécuritaire et ben si c'està direire que les gens restent chez eux donc le vecteur d'attaque c'est le domicile des gens vous avez une multiplication des attaques cyber pendant la crise covid où finalement on vient entre guillemets voler les gens chez eux et quand je dis qu'on a des violences qui s'exercent pendant cette crise covid une fois de plus sanitaire vous avez une explosion des violences dans le cadre intrafamilial vous voyez les crises sont liées entre elles et il faut faire la corrélation entre une crise et ses effets entends bien général lubertbonau et c'est pourquoi je vous remercie une fois de plus d'avoir accepté de répondre à mes questions votre parole elle est extrêmement rare vous êtes aux avant-postes de toutes ces violences les violences du quotidien la question du maintien de l'ordre mais aussi la question du terrorisme et aujourd'hui du trafic de drogue quand vous dites encore une fois une société de plus en plus violente à quoi faites-vous référence en particulier moi je suis frappé je suis frappé depuis quelques années déjà par la montée des radicalités de tout de tout bord de tout bord et je suis frappé aussi par la montée des violences entre les personnes alors c'est le quotidien hein moi je rends hommage aux gendarmes aux femmes et et et aux hommes qui servent en gendarmerie aussi aux policiers he qui sont au quotidien confrontés à ces problèmes aujourd'hui vous avez une problématique entre personnes le premier réflexe c'est pas de traiter ça entre soi c'est d'appeler les gendarmes ou les policiers systématiquement partout et quand je dis que la société de plus en plus VI je vais vous donner un chiffre alors c'est pas de la criminalité organisée c'est ce qui se passe au qu le tiers de toutes les gardes à vu prises par les gendarmes aujourd'hui concernent les violences intrafamiliales c'est la réalité vous voyez la bande passante des gendarmes notamment sur le judiciaire est déjà prise par un tiers sur les violences intrafamilial qu'il faut traiter c'est un impératif qu'est-ce qui vous reste ensuite quand vous dites monté des violences et Montier des radicalités je voudrais qu'on prenne un instant pour comprendre ce qu'il y a derrière ce mot quand vous dites radicalité c'est le fait que chacun devient plus radical dans son expression de la violence on pense notamment à la violence des mineurs dont régulièrement vous force de l'ordre mais aussi les chiffres judiciare le démontre est-ce que vous pensez à une radicalité terroriste voir à une radicalité religieuse à quoi pensez-vous mais c'est tout ce que vous venez de dire les radicalités voyez par exemple les oppositions je vais faire référence à ce que j'ai connu il y a quelques temps quand je commandais la zone Grand Ouest vous avez des décisions qui sont prises à un niveau local par exemple de la création d'un centre d'accueil pour des demandeurs d'asile et ben vous avez derrière quand je parle de montée des régalités des oppositions fortes entre de l'ultra droite et de l'ultra gauche c'est c'est donc il y a aussi une violence politique pour vous c'est c'est assez inédit mais on la retrouve déclinée à tous les niveaux regardez ce qui vient de se passer tout à fait récemment où un un un un un un enfant perd la vie Ellias pour un téléphone 14 ans les deux agresseurs avaient 16 et 17 ans c'est c'est ça que je veux dire aujourd'hui c'est c'est c'est que il y a une espèce de de de libération de la violence en quelque sorte auquel nous nous sommes confrontés parce que ça impacte aussi les gendarmes dans leur quotidien faut bien mesurer ça peut-être qu'on parlera tout à l'heure avez-vous les moyens de lutter on va y revenir avec la question des moyens de la gendarmerie mais quand on fait ce constat des différents scénarios des différentes menaces je voudrais préciser pour ceux qui nous écoutent général uberb vous avez également été à la tête du GIGN au moment des attentats de 2015 que c'est sous votre commandement qu'ont été traqués puis abattu les frères quashi Adam Martin en en Joë est-ce que général sur le front du terrorisme vous estimez que la menace aujourd'hui est comme l'a dit le ministre de l'Intérieur à son plus haut niveau écoutez il y a des services spécialisés évidemment la DGSI notamment dont c'est Don c'est le combat du cootidien et nous sur les territoires évidemment on participe à cette détection euh je je je je crois effectivement que la menace est là aussi tout à fait réelle et il faut se référer là aussi au contexte international ce qui se passe aujourd'hui en Afghanistan ce qui se passe en Syrie peut-être effectivement générateur d'un retour du terrorisme sur le territoire national avec des effets locaux enfin MoyenOrient déportés chez nous ça c'est une réalité je pense qu'il faut en permanence avoir une posture de vigilance renforcée une posture de vigilance renfor forcé la question aussi d'une éventuelle radicalisation interne de jeunes on pense à ce qui s'est passé avec Dominique Bernard on pense à ce qui s'est passé avec Samuel Patti évidemment est-ce que cette cette menace là vous vous l'observez est-ce qu'elle est sous vos radars ou est-ce qu'elle est dans vos radars non elle est dans les radars de toutes les autorités sous la direction des des préfets vous avez des groupes d'évaluation de la radicalité qui sont mis en place dans tous les départements auquels participent tous les services et c'est quelque chose qui est suivi croyez-moi au quotidien on va parler de la drogue dans un instant comment vous aujourd'hui vous estimez protéger les Français est-ce que vous pouvez dire à ceux qui nous écoutent général qu'ils sont bien protégés alors je je voudrais vous dire que c'est justement le fond de de ce courrier moi ce qui m'importe c'est de fixer j'y reviens un cadre pour dire à mes gendarme comment il faut se préparer qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse alors je crois d'abord je crois d'abord que que tout n'est pas question de moyens il faut effectivement des moyens mais ce qui est important pour nous c'est de trouver aussi les modalités d'exécution d'émission pour qu'on soit le plus efficace possible dans cette lettre j'ai parlé par exemple de la création d'une unité de police judiciaire nationale nous avons aujourd'hui des unités très performantes on l'a vu il y a 15 jours où nous avons fait 2 tonnes de cocaïne sur Le Havre avec la section de recherche de rouan l'affaire monsieur Ballan l'enlèvement [Musique] spécip vous avez réussi à mettre fin à cet enlèvement à le libérer nous avons des unités qui sont spécialisées mais je pense qu'on peut être encore plus efficace par un regroupement de ces unités au sein d'une grande structure nationale avec la police avec la police en liaison avec la police tout ça tout ça ça fait partie de l'organisation des forces de l'ordre face à la criminalité organisée monsieur le ministre a voulu d'ailleurs en la matière restructurer une partie des unités de police judiciire du ministre sous l'égit d'un étatmajor de criminité organisée qui est commun à la police nationale à la gendarmerie nationale et vous saluez cette décision bien sûr c'est on va dans le sens de l'efficacité donc ça c'est très important au quotidien la question de l'efficacité général Lubert bonau désormais le narcotrafic comme on dit est considéré comme partout le trafic de drogue petite ville village grande ville ça n'est plus du tout la panage d'une ville comme Marseille dont on parlait pendant longtemps le le ministre de l'Intérieur a parler d'un risque de mexicanisation est-ce que vous le constatez alors moi ce que je voudrais vous dire ce que nous constatons nous déjà sur le terrainçon tout part du terrain aujourd'hui voyez les zones de trafic de stupéfiants vous avez une totale porosité entre la zone de police nationale et la zone gendarmerie nationale en gros entre les grandes villes les zones périurbaines et les zones rurales il a une totale porosité et donc ce qu'on constate aussi c'est une explosion des trafics explosion des des violences explosion des trafics le constat est assez pessimiste tout de même vous AZ parlé d'une libaration des des violences et là vous parlez d'une explosion des traf je suis désolé de de ce constat mais j'essaie d'être lucide par rapport à ce qui se passe donc on doit s'organiser par rapport à ça on doit vraiment s'organiser c'estàd que traiter les points deal c'est une nécessité traiter les trafics ubberit c'est une nécessité mais je crois qu'aujourd'hui l'élan qui est donné c'est un élan pour casser les organisations et notamment sur le blanchiment les petits ruissaux font les grandes rivières les petits trafics alimentent la criminité organisé mais est-ce que vraiment vous avez les moyens de vous de vous pencher sur chaque petit trafic je voudrais vous emmener à Gange général Gange c'est une petite commune de l'éro de moins de 4000000 habitants notre reporter pour RMC Anna joogard a été y passé 48h et en en quelques heures seulement elle a rencontré des dealers parce qu'ils sont là quasiment à ciel ouvert librement exposés comme lui a dit une des habitantes aux heures de pointe entre Carrefour et champ elle a notamment rencontré un jeune homme il a 25 ans et il dal de cannabis depuis 5 ans M tombé dessus c'est un collègue qui m'a proposé de base 10 g 20 g et ça a commencé comme ça je me vois pas arrêter je me dis même si je travaille je ferai ça je suis pas très inqué pour le plus normalement il te contrôle pas genre même il passe en voiture et jamais il te contrôlera on te contrôle pas il passe en voiture mais jamais il te contrôleront il touche jusqu'à 500 € par mois grâce à la drogue écoutez moi je bon je un sentiment d'impunité je je il peut y avoir un sentiment d'impunité euh une fois de plus ces trafics sont connus hein vous avez sur des point de dal vous avez des guetteteurs vous avez des vendeurs parfois ils ne connaissent même pas leurs commanditair enfin on leur fournit de la drogue ils doivent rendre des comptes sur ce qu'ils ont vendu bon euh il faut s'attaquer à ces personnes bien évidemment il faut les interpeller je pense que là-dessus le plus important c'est d'essayer de remonter les filières sur les + 1 les n + 2 ce qui organise les trafics il faut les essayer de faire le maximum pour les prendre sur les structures sur le blanchiment des produits de la vente de produits stupéfiants c'est un effort constant sur lequel nous devons aller général quand Bruno retaillo parle d'un risque de mexicanisation est-ce qu'on n'entend pas aussi la question du risque de corruption corruption à B bruit est-ce que vous êtes confronté à cette question bien sûr tout le monde est confronté à cette question euh voyez si si vous prenez des exemples au niveau européen la Belgique vous prenez les Pays-Bas euh ils sont confrontés à ces problématiques sur des grands ports reterdam enverse et cetera nous avons les mêmes problèmes c'està-dire qu'aujourd'hui la demande est telle qu'il y a en permanence des apports en grand nombre mais est-ce que ça veut dire aussi que vos hommes général sont confrontés à une forme d'intimination de violence voire de corruption je permettez-moi juste de revenir là-dessus parce que c'est important vous avez des zones sur lesquelles on va par facilité parce que quand vous avez des milliers de containers c'est assez facile de dissimuler dans ces containers des produits stupéfiants ce qui est intéressant de noter c'est la diversification des modes opération aujourd'hui vous avez de l'arrivée de produits stupéfiants par des bateaux de moindre tonnage dans des ports secondairire vous avez de l'arrivée de de produits stupéfiants par des voiliers donc d'abord nous ce qu'on doit faire c'est augmenter le contrôle et la surveillance du trait de côte ça c'est un premier point deuxièmement on doit lutter contre les phénomènes de corruption parce que pour sortir de la drogue d'un port et ben ça se fait pas comme ça donc il il y a tout donc il y a forcément une complicité sans dire corruption il peut y avoir une complicité et il a souvent de la corruption il peut y en avoir c'est quelque chose qu'on regarde de très près parce que la puissance de l'argent en face est considérable considérable général avez-vous les moyens de lutter aujourd'hui est-ce que vous estimez vous avez dit tout n'est pas une question de moyens mais tout de même il y a 135 gendarmes en tout on sait que vous avez du mal y compris à recruter vous devez renouveler 15 % de vos effectifs chaque année vous faites face à des difficultés parfois de fidélisation j'imagine après le constat que vous venez faire qu'en effet il faut être quand même motivé et extrêmement courageux pour faire ce métier il y a la question quand même du revenu il y a la question aussi du logement les les brigades dorment dans des logements qui sont parfois vétustes avez-vous les moyens face à cette menace que vous venez de nous décrire ce que ce que vous venez de dire c'est beaucoup de choses moi je vais vous dire mon ressenti et qui est un ressenti d'homme de terrain d'opérationnel je reviens à cette lettre moi dans cette lettre je demande aux gendarmes de travailler leur rusticité d'être robuste parce que j'ai besoin d'hommes et de femmes sur le terrain ça travaille comment la rustice mais ça se travaille au quotidien nos gendarmes comme nos policiers d'ailleurs sont confrontés à toute la misère de la société il faut imaginer ça c'est-à-dire qu'un gendarme au quotidien sur un accident de la route il voit des morts il arrive dans des fermes où il y a des gens qui se sont pendus il arrive sur des homicides il est confronté en permanence violence intrafamiliale violence sur les mineurs on a besoin d'hommes et de femmes résilients fort moi j'ai besoin d'avoir des gendarmes qui représentent un pilier pour la société c'est impératif donc dans la formation des gendarmes aujourd'hui nous nous mettons beaucoup beaucoup beaucoup de rusticité pour durir accompagné bien sûr bien sûr on fait un gros effort aussi sur l'accompagnement des gendarmes mais ça c'est essentiel moi je je commande une armée je veux des gens qui soient capables de faire face en permanence et de ce point de vue là madame nous sommes prêts moi je n'ai aucun problème contrairement à ce qui a pu être dit de recrutement dans la gendarmerie c'est faux je je je suis une grande je représente une grande institution qui réalise son schéma d'emploi regardez ailleurs moi je n'ai aucun problème cette année nous avons recruté plus de 12000 hommes et femmes sans aucune difficulté nous avons des ETP supplémentaires dans le cadre de la l des effectifs temps plein pardon qui ont été qui ont été accord donc nos écoles tournent à plein régime moi je vois des jeunes aujourd'hui et ça c'est très rassurant j'ai peut-être un discours un peu pessimiste mais donnons une note d'espoir j'ai beaucoup beaucoup beaucoup de jeunes qui veulent rentrer dans la gendarmerie je n'ai aucune difficulté de recrutement et je rajouterai c'est la même chose pour les réservistes aujourd'hui j'ai 35000 réservistes dans la gendarmerie je compte monter à 50000 la majorité d'entre eux ce sont des jeunes qui font des préparations militaires gendarmerie qui aujourd'hui sont pleines donc ça veut dire quoi ça veut dire qu'on a aussi des concitoyens qui veulent servir mais véritablement qui veulent être utile à notre société l'avantage pour eux quand ils rentrent dans la réserve gendarmerie bah c'est qu'ils sont employés là où ils habitent comme les gendarmes et ils intègrent une unité et de ce point de vuelà je le répète je n'ai aucune vous parlez des jeunes une dernière question il y a eu ces émeutes en juillet 2023 après la mort de naë qui pour la première fois ont eu lieu sur tout le territoire et sur des villes de toute taille est-ce que vous vous dites aujourd'hui que ces émeutes pourraient encore être possibles tout est possible je crois qu'en permanence euh si vous voulez nous on est celui qui commande la gendarmerie d'abord c'est l'événement c'est nous on doit faire face aux événements on doit être prêt en permanence à y faire face c'est ça la condition de notre engagement alors ce qui s'est passé en 2023 pourrait se reproduire moi ce que je demande aux hommes et aux femmes qui servent en gendarmerie à mes militaires c'est d'être capable immédiatement de monter en puissance de réagir c'est ce que nous avons fait à l'époque quand vous dites sanctuaire national juste une dernière question parce que vous n'avez pas expliqué ce mot sanctuaire national est-ce qu'on entend est-ce qu'on doit entendre éventuellement des lieux de pouvoir l'Élysée l'assemblée non ce que moi ce que j'appelle le sanctuaire national c'est le territoire métropolitain nos outr maire c'est vraiment ça c'estàdire c'est ce serait gravissime qu'on ait une attaque euh organisée sur le territoire national c'est ça que je veux dire mais nous avons j'insiste des zones de fragilité notamment les outr-mers les outrmers parce que les les ce qui se passe dans nos outresmers avec une montée très importante de la population des frontières parfois un peu poreuses par exemple ce qui se passe en guyan ce sont des sujets de préoccupation quotidien