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interviewFace à Philippe de Villiers· 6 juin 2026 40 min

Face à Philippe de Villiers - 06/06/2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

Face à Philippe Devilliers, 10h-11h sur Europe 1, Eliott Deval. Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour Face à Philippe Devilliers le samedi. Votre rendez-vous du samedi matin sur Europe 1 est de 10h à 11h. Philippe, bonjour. Bonjour Eliott, bonjour Geoffroy. Geoffroy Lejeune est avec nous. Dans un instant, on va parler de cette déflagration, le drame qui touche la France et la disparition de l'IANA. Voilà, restez avec nous, on est ensemble jusqu'à 11h. Philippe Devilliers, la France est sous le choc.

La France est sous le choc parce que bouleversée par la disparition de la petite Liana, on l'a appris hier en fin d'après-midi, le corps qui avait été retrouvé jeudi est bien celui de cette fillette de 11 ans. C'est un drame national, dans tous les foyers de France on pense à la famille de Liana et peut-être avez-vous un message à adresser à la famille Philippe ?

1:01
Philippe de Villiers

Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse. Quel mot ? Simplement ce qu'on peut dire, quand on est père de famille, quand on a des enfants, on peut se faire le porte-parole de tout ce que pense la grande tribu, la France, le peuple français. Et transmettre un message d'attention en disant à la famille, on partage votre tristesse. Toute la France est triste ce soir. Toute la France est brisée. On partage aussi votre colère. Vous avez le droit de l'exprimer. Et nous avons le devoir de l'exprimer. Parce que c'est une forme de lucidité. La blessure la plus proche du soleil. La lucidité. Ceux qui ne s'émeufent pas à cet instant ne sont pas des vrais français.

C'est toute la famille qui se regroupe autour de vous. La petite famille du Gers et de Liana. Et puis la compassion. Naturellement, la compassion c'est un ongant sur la plaie qui n'est pas suffisant. Mais il faut quand même que vous sachiez, vous la famille, que c'est toute la France qui se porte vers vous. Pour porter votre tristesse, votre colère, votre indignation et le cri qui ne s'éteindra pas.

3:17
Présentateur

Bouleversé et en colère, Philippe, au regard du profil du principal suspect dans cette affaire, Jérôme B. Visé depuis de nombreuses années par des plaintes, des signalements pour des faits de nature sexuelle sur des mineurs. Un drame national faisant réagir le président de la République en personne. Alors en déplacement au Monténégro, c'était vendredi après-midi.

3:36
Invité

Qu'il y a un dysfonctionnement et que nous ne pouvons pas ne pas voir que des failles se sont révélées. Il faut maintenant les clarifier. Et donc ce que le gouvernement va faire, c'est de se mettre en situation avec des enquêtes très rapides. Et j'ai demandé qu'elles soient le plus rapides possible. Et bien de pouvoir clarifier aussi les responsabilités qui sont à l'oeuvre. Mais les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer. C'est une évidence. Et donc c'est inacceptable. On ne peut pas regarder en face sa famille et lui dire que tout s'est bien passé. C'est faux. Donc comme vous, je suis choqué par ce qui s'est passé et par ce qu'on entend.

Maintenant, on doit les clarifier en bon ordre. On doit laisser le temps minimal aux inspections qu'on a mandatées pour pouvoir clarifier cette situation. Et sur la base de travaux qui ont été établis, pour pouvoir justement, à ce moment-là, voir quelles sont les responsabilités collectives, systémiques, et les responsabilités éventuellement individuelles. Moi, je ne veux entendre aucun argument de moyens dans cette affaire. Parce que depuis 2017, j'invite chacun à regarder les moyens qui ont été mis dans la gendarmerie, dans la justice. Donc c'est une question de réponse, de fermeté, d'organisation, de responsabilité. Geoffroy Lejeune.

Philippe, quelle est votre première réaction en écoutant le président de la République ?

4:51
Philippe de Villiers

Ma première réaction, c'est qu'il parle depuis le Monténégro pour essayer de se dédouaner de sa responsabilité. Je suis désolé. Je ne vais pas être gentil. Mais je ne suis pas là pour ça. Il parle de responsabilité. L'honneur de la politique. Et je sais ce que c'est. J'ai été un homme public pendant longtemps. L'honneur de la politique, c'est qu'on assume sa responsabilité. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a le mot démission. Quand on ne veut pas assumer sa responsabilité, ou que le peuple vous renvoie. Parce que là, il est à la tête de l'État au nom de toutes les familles de France. Et on a vu depuis dix ans comment tout s'écroule.

C'est le commandant du Titanic qui vient nous expliquer à la télévision. Je ne comprends pas comment le Titanic a pu couler. Mais bonhomme, c'est toi qui commande. Avec tes flûtistes là, Darmanin et les autres. Et donc, moi, je demande de manière solennelle, personnelle, et au nom de beaucoup de Français. Monsieur le Président, il faut partir. Vous devez démissionner. C'est une question de décence, de dignité. Il faut partir. Tout de suite. Et je vais vous expliquer pourquoi. C'est que depuis dix ans, la justice française ne juge plus au nom du peuple. Et c'est de votre faute. Parce que vous avez transféré la souveraineté. La justice, normalement, juge au nom de la souveraineté du peuple.

C'est le peuple qui est souverain. La justice, par délégation du peuple, juge les criminels. Mais à partir du moment où M. Macron, Président de la République française, n'a qu'une préoccupation en tête. C'est de transférer la souveraineté à l'Europe. Ce fameux concept, ce fameux fantasme du discours de la Sorbonne de 2019. La souveraineté européenne. Alors la justice juge au nom de qui, au nom de quoi ? Ah oui, de l'état de droit. C'est donc l'état de droit qui a remplacé le peuple. Et on comprend ce que ça veut dire, l'état de droit. L'état de droit, c'est un bidule idéologique inventé par les juges, par les juristes.

Vous savez, Royer Collard disait, les révolutions commencent toujours avec les juristes, ça se termine toujours sans eux. L'état de droit, c'est quoi ? C'est une double préférence. C'est la préférence pour l'étranger sur le national et la préférence du criminel sur la victime. On est là, dans le sujet, au cœur du sujet.

Et puis, après avoir transféré la souveraineté et donc avoir rendu les juges orphelins du peuple et inventeurs de leur propre état de droit, de leur propre jurisprudence sous la houlette des juges européens et de la Cour européenne des droits de l'homme, qui fait naturellement n'importe quoi par rapport aux familles et par rapport aux principes de la vie, vous avez aussi, vous avez trituré la vie. Alors, vous venez vous faire le défenseur de la vie des enfants, alors même que vous avez en dix ans fait de la vie qui était un absolu, quelque chose de relatif. Vous avez mis dans la Constitution la fin des enfants à naître, dans la Constitution.

Et vous êtes en train de faire voter, à Marche Forcée, le 14 juillet, une loi qui nous met sur la voie de l'eugénisme, c'est-à-dire de l'enfant parfait et du vieillard parfait. Et qu'est-ce que vous croyez que la société pense de tout ça ? La société, elle marche au rythme de nos responsables. Si on dit à la société, aux enfants, aux criminels, à ceux qui sont des innocents ou qui ne le sont pas, voilà, pour tout le monde, ça sera le même tarif, la vie devient relative. Parce que ce qui compte, c'est la société hedoniste. Vous avez massacré la famille, un papa et une maman. Vous avez trituré la société, vous vous êtes fait faussetien, promettien, vous avez voulu jouer avec tout ça.

Et puis, je n'oublierai pas non plus quelque chose dont on a parlé ici, et il y a Dieu, c'est la société de vigilance. À un moment donné, il y a quelques années, il y a deux ans, je crois, vous êtes intervenu pour expliquer, bon, voilà, maintenant, vous allez vous protéger vous-même. La société de vigilance, c'est-à-dire que vous allez être, prenons l'étymologie, vous allez être votre propre vigile, votre propre vigie. C'est à vous de vous retourner dans la rue. Il a expliqué ça. C'était après les attentats. Et donc, la société de vigilance, c'est le transfert de la puissance publique à l'impuissance publique. C'est la privatisation de la sécurité.

C'est-à-dire, moi, non possumus, moi, l'État, je ne peux plus rien faire pour vous, je ne peux plus assurer votre sécurité, et donc, la société de vigilance, ça veut dire assurer votre sécurité tout seul. Mais ce n'est pas fini. J'ai autre chose à vous dire, M. le Président, pour que vous partiez. C'est que vous avez menti aux Français. Vous aviez promis 15 000 places de prison supplémentaires. On les attend toujours. Et aujourd'hui, les prisons sont pleines. Et du coup, les juges prennent ce prétexte dans les chambres de comparution immédiate pour ne pas mettre en prison les racailles, parce que, soi-disant, les prisons sont pleines.

En fait, vous avez suivi l'idéologie de votre garde des Sceaux, Dupond-Moretti, qui disait, tenez-vous bien, la prison, c'est l'école du crime, l'école de la récidive. Voilà ce que vous pensez, vous, la gauche judiciaire, dont vous êtes le chef. La gauche idéologique qui considère que la prison, voilà l'ennemi. Au nom de la réadaptation sociale du délinquant. C'est une idéologie mortifère. Et puis, je n'oublie pas non plus que vous n'avez pas donné à la langue française sa portée pratique obligation de quitter le territoire, 10% seulement d'obligations de quitter le territoire qui ont été exécutées. Je pense, en cet instant, à la petite Philippine, à Lola et à tous les autres.

11:54
Présentateur

On continue de parler de ce drame, bien sûr, qui sidère la France, avec vous, et de se poser toutes les questions, Philippe de Villiers, autour notamment de la justice. On en parle dans un instant sur Europe 1 pour face à Philippe de Villiers. C'est votre rendez-vous entre 10h et 11h, tous les samedis.

12:10
Locuteur non identifié

Face à Philippe de Villiers, 10h-11h sur Europe 1.

12:15
Présentateur

Face à Philippe de Villiers, 10h-11h sur Europe 1. De retour sur Europe 1 pour la suite de Face à Philippe de Villiers, toujours avec Philippe, bien sûr, et avec Geoffroy Lejeune. On poursuit notre discussion, nos échanges autour de ce drame absolu et la mort de la petite Liana, 11 ans. Son corps a été identifié vendredi, retrouvé la veille. Philippe de Villiers, vous souhaitez parler de la justice. Je vais vous lire une partie du communiqué des procureurs de France qui répondent en quelque sorte à Gérald Darmanin qui promet des sanctions sévères ou du moins des sanctions qui seront prises.

La conférence des procureurs généraux et celle des procureurs de la République dit une partie de ce communiqué. À ce stade, dans l'attente des conclusions des inspections d'éventuelles responsabilités ne peuvent être mentionnées et encore moins de prochaines sanctions ont écrit les deux organisations dans un communiqué conjoint. Et dans le même temps, je voudrais vous faire réagir à la colère de Gérald Pandelon. Gérald Pandelon, il est agriculteur dans le Gers, auditionné pour avoir manifesté ces derniers mois contre le Mercosur et il considère qu'il y a une justice à deux vitesses.

13:31
Locuteur non identifié

J'exprime ma colère parce que pendant que le parquet tout entier, je ne vais pas nommer que la procureure d'Hoche, mais son parquet tout entier qui avait bien des ordres plus hauts, ça c'est sûr, a fait des agriculteurs de notre département et même du département du 31 également une priorité par rapport à un violeur pédophile qui se trimbalait en liberté dans notre département en quelques kilomètres de chez nous.

J'ai fait 7 heures de garde à vue le 14 janvier interpellé comme pire qu'un violeur du coup par la brigade de recherche de Toulouse parce que j'étais à pied sur le rond-point de l'aéroport de Blagnac, j'étais simplement à pied, les mains dans les poches, je me suis fait tomber dessus par 40 gendarmes mobiles et deux enquêteurs de la brigade de recherche. Et là, on apprend qu'on avait ce pédophile, ce violeur avec de multiples plaintes derrière lui depuis quelques années dont une récemment août 2025 avec un témoignage d'enfants, tout ce qu'il y a dessus. Là, il n'y a même pas d'excuses à avoir sur le parquet de hausse sur cette affaire-là.

Et en fait, pendant qu'on s'acharnait sur nous clairement, parce que là, il y avait des moyens, des moyens judiciaires, le parquet de hausse, il en a mis. Je vous garantis qu'il y a plus de 100 heures d'audition, il y a des vidéos, des drones, il y a tout ce que vous voulez. Et en fait, pendant tout ce temps-là, la justice n'a rien fait, le parquet de hausse n'a rien fait. Et malheureusement, il y a eu ce drame qui est arrivé. Geoffroy Lejeune.

14:48
Invité

Philippe, quand vous écoutez cet agriculteur, est-ce que vous vous dites qu'il existe une justice à deux vitesses ? Évidemment,

14:56
Philippe de Villiers

ce paysan du Gers me fait penser à vous aussi, à ce qui s'est passé le week-end dernier. la différence de traitement avec les paysans cet hiver, quand le pouvoir politique a envoyé les CRS pour piquer les bovins, pour piquer le cheptel, ça a été d'une violence extrême. Pour les paysans, pas de quartier. Je me souviens qu'il y avait des hélicoptères qui déversaient des fumigènes et il y avait les fameux centaures qui sont des chars qui sont offerts de ma part. C'est-à-dire qu'on a envoyé contre les paysans des moyens qu'on a aussi envoyés contre les gilets jaunes pour qu'ils n'investissent pas paris. Les LBD, on dit. Etc.

C'est-à-dire qu'on a traité les gilets jaunes, on a traité les paysans, le petit peuple révolté d'une manière différente des racailles. pour les racailles, la consigne, c'était pas de contact. En souvenir de Malik Ousekine. Surtout pas de contact parce que si on a un mort, c'est l'affaire Naël qui recommence. Pas de contact et surtout, il faut accepter d'avoir des blessés parmi nous plutôt que parmi les manifestants. 233 blessés parmi les gens. Mais rien que pour ça, Nunez lui aussi devrait démissionner. Il aurait tous démissionné en fait. c'est une faillite complète. Moi, je pense en ce moment aux familles qui sont au chevet de leurs blessés, les gendarmes, les policiers.

Et donc, ce paysan, il est révolté puisqu'il est traité comme un prédateur parce qu'il veut simplement, il veut survivre avec sa famille contre le Mercosur. Et donc, ces gens-là qui nous ont infligé le Mercosur, c'est-à-dire que ces hommes et ces femmes politiques ont fait le choix pour nourrir la France de déléguer notre alimentation sur le marché mondial. Est-ce que vous comprenez ce que je suis en train de vous dire ? Et quand c'est pas le marché mondial avec le Mercosur, ils vont chercher les poulets en Ukraine. Et pendant que M. Édouard Philippe et M. Retailleau vont chercher, je sais pas quoi, en Ukraine, un remontant ou alors autre chose. Donc, tout ça est intolérable.

Tout ça est intolérable. Cette classe politique, elle se liquéfie. Elle est dans l'obsolescence, l'indécence et l'indignité. Alors moi, je dis à ce paysan, vous avez bien fait de parler à ces news. Continuez à parler parce que vous êtes la voix de la dignité et du courage français.

18:03
Présentateur

Coup sur coup, Philippe Devilliers, on a vécu en l'espace de deux semaines faillite sécuritaire et judiciaire dans la disparition de la petite Lyana et la mort de la petite Lyana et faillite sécuritaire et judiciaire dans les émeutes, les violences urbaines le week-end dernier au sortir de la victoire du Paris Saint-Germain en finale de Ligue des Champions. On en parle dans un instant sur Europe 1.

18:28
Locuteur non identifié

Face à Philippe Devilliers 10h-11h sur Europe 1

18:35
Présentateur

De retour sur Europe 1 pour la suite de Face à Philippe Devilliers. Philippe, parlons à présent d'un autre fiasco, un fiasco sécuritaire et judiciaire puisque les violences en marge de la finale de Ligue des Champions ont été plus importantes cette année que l'année précédente. Ce qui s'est passé le week-end dernier, vous l'aviez annoncé dans l'émission vendredi dernier, la France a été le théâtre de violences émeutières dans 71 villes des pillages dans une quinzaine d'entre elles avec comme épicentre Paris. Tout cela au soir de la victoire en Ligue des Champions du Paris Saint-Germain. Écoutez, tendez l'oreille cette violence à laquelle ont été confrontés les policiers.

Certains ont parlé de débordement. Comment vous, Philippe Devilliers, vous qualifiez les événements graves qui se sont déroulés en France après la finale de Ligue des Champions ?

19:35
Philippe de Villiers

Ce sont des émeutes anti-françaises. Voilà. Avec des émeutes anti-françaises. J'avais dit ici même, vendredi, ce qui risque de se passer demain, c'est une manifestation nouvelle de tribalisme de conquête territoriale. avec trois gestes de conquête invasives. Premier geste, le pillage néo-colonial que certains ont appelé à juste titre la radia. Nous y sommes. Ensuite, la confrontation avec l'État, c'est-à-dire avec la force publique qui représente l'État, que certains ont appelé à juste titre la guérilla. Guérilla urbaine. Hadzia, guérilla. Et enfin, troisièmement, le confinement sécuritaire. On l'a vu, on l'a eu, avec parfois des racailles qui rentraient dans les vestibules, dans les halls.

Le confinement sécuritaire. Voilà. Et donc, en réalité, la question qui se pose aujourd'hui, après ce qu'on a vu, c'est est-ce qu'on peut avoir la vérité des images derrière les images ou est-ce que vous allez continuer le mensonge d'État ?

21:09
Présentateur

Autre question, Philippe De Villiers, je voudrais qu'on écoute quelques réactions des meutiers qui ont répondu au micro de frontière. Puisque des poursuites aux judiciaires pourraient être engagées, évidemment, les visages ont été floutés, je vous propose de l'écouter. Et la question qu'on va se poser, c'est qui sont ceux qui détestent à ce point la France pour provoquer de telles violences. Écoutez.

21:36
Locuteur non identifié

Bon, pas hier sur les champs, on a kiffé, nous, en tant que supporters, on a kiffé, on a fait la fête, on est là, on est parisiens, aujourd'hui, on est venu encore, on fait la fête, il reste un peu de keuf, vite fait, sinon c'est tout, on est là, on a kiffé, nous, c'était tranquille. Non, mais ça, c'est toujours deux, trois débordements, les gens, ils ont bu deux, trois gouttes, sinon, en vrai, c'est tranquille, l'habitude, on est tranquille, c'est juste sur le coup de l'énervement, la fête, on laisse la joie, l'excitance, c'est comme ça, vite fait, un tout petit peu.

Ouais, les policiers aussi, ils aiment bien nous titiller, il y a des policiers en ville, si des fois, ils aiment bien nous dire, venons faire la fête, et après, ça nous incite à faire des trucs, et après, ils nous pètent direct. Qu'est-ce qu'il pourrait faire pour éviter de chier les mêmes scènes la prochaine fois ? Moins de policiers, c'est les policiers qui cherchent un peu le conflit, qui nous oblige à casser, à faire la fête. Voilà, mais si, on perd, c'est le feu, on perd, on gagne, ça va exploser ici les gars, je vous le dis, voilà, je vous le dis, voilà. C'est quoi votre programme après ? On va tout casser. Ah non, non, non, non, moi je suis Paris, ouais, Free Palestine.

Là, c'est la guerre, c'est vraiment la guerre. C'est quoi que le match ? Là, je vais faire la guerre, tout simplement pour ma ville. C'est ça, c'est la guerre ! Le camp, c'est ça, c'est la guerre. C'est quoi le programme, c'est de rejoindre les champs là ? C'est de rejoindre les champs d'Elysée, mais bon, il faut un barrage, j'ai un mortier sur moi, ça peut être danger, ça peut être danger, ça peut être danger. Ils vont contrôler, tu penses ? Ils vont contrôler un par un, ils vont essayer de décaler les mortiers, tout ça, essayer d'intercepter, on va attendre un peu, essayer de rentrer avec la masse.

L'année dernière, on les a eus, ils n'étaient pas prêts que Paris allait gagner parce que personne ne s'y attendait, mais là, ils sont très très bons, ils ont tout prévu. On va fêter toute la nuit et même si les CRC nous empêchent, on va quand même y aller. J'ai un peu moins là pour célébrer. C'est bon là ? Des fous, tu vois pas ? Comment c'est bon, des ouf là ? Ouais, vous avez un petit message, j'avais repassé à la caméra. Frippes à l'esprit d'arsenal ! Frippes à l'esprit ! T'as vu moi ? T'as vu mes parents, ils m'attendent à la maison, mais je suis venu là, je vais faire le feu, la police qui vienne.

23:52
Invité

Geoffroy La Jeanne. Alors Philippe, qui sont-ils et comment vous pourriez les qualifier, ces gens qui revendiquent les émeutes de la semaine dernière ?

23:59
Philippe de Villiers

Alors, d'abord, d'où ils viennent ? Ils viennent de deux lieux, les quartiers souverains, donc ce sont les enfants de l'immigration, première, deuxième, troisième génération, français, devenus français, qui détestent la France. Et ensuite, ils viennent des facs, certains d'entre eux, et de l'insoumission, des insoumis. Donc en fait, vous aviez, c'est la jonction du Waukistan et de l'Islamistan. Les terres de l'Islamistan et les terres du Waukistan, la Nouvelle-France. Voilà d'où ils viennent. Ce sont des prédateurs. Ils se comportent comme des prédateurs. En fait, ils composent les hordes, je dirais, du ressentiment et du déracinement. Du déracinement, ce sont des déracinés.

Vous savez la phrase de Simone Weil, la grande philosophe qui disait le déracinement est le drame le plus profond et le plus méconnu de l'âme humaine. Ce sont des déracinés, je les plains. Ils sont déracinés deux fois. C'est le grand déracinement. Ils sont déracinés de chez eux parce que ils savent par leur père, par leur grand-père d'où ils viennent mais d'un endroit qu'ils n'ont jamais connu et donc ils n'ont plus d'attache, ils n'ont plus d'attachement vitaux et surtout ils sont coupés de leur sève, ils sont coupés de leur imaginaire d'enfance d'où cette révolte.

Ça me fait penser à un vieux paysan qui me disait un jour il ne faut pas mon petit Philippe, il ne faut pas couper le bois à sève montante sinon il pourrit quand il devient une solive. Et là on a coupé la sève montante de cette jeunesse qui a perdu son enracinement d'où elle vient, d'où ils viennent et cette jeunesse qui n'est plus enracinée chez nous, chez eux, dans leur nouveau chez eux. Pourquoi ? Parce qu'ils habitent chez le corbusier c'est-à-dire dans un univers de laideur, l'habitat vertical et c'est-à-la-pain de Garenne. Comment voulez-vous être heureux ? La politique de la ville, quel scandale les politiciens qui ont fait ça, vous vous rendez compte ?

Ils ont installé le malheur, la laideur. Et donc en fait, ils sont déracinés de chez eux, ils sont déracinés chez eux. Ensuite, je dis, il est hors du ressentiment. Non seulement ils sont déracinés mais ils sont dans le ressentiment. Pourquoi ? Parce que on leur a appris à détester la France. On leur propose en tout et pour tout pour devenir français, la laïcité, les droits de l'homme et les valeurs de la République. Mais vous rigolez ou quoi ? La laïcité pour eux, c'est la métaphysique du néant. C'est le vide spirituel absolu. La laïcité maçonnique, c'est-à-dire l'athéisme d'État. Ensuite, les droits de l'homme, c'est une abstraction. La République, c'est une abstraction. C'est un code.

Vous n'arrêtez pas une lame de feu avec des codes. Et enfin et surtout, on leur a expliqué, nous les Français, à l'école ou dans les médias, la société médiatique, que la France est née de l'esclavagisme et du colonialisme et qu'il est temps pour eux de prendre leur revanche. Et bien voilà, ils prennent leur revanche. C'est un désastre.

27:54
Présentateur

On se retrouve dans quelques instants pour la suite de Face à Philippe de Villiers. On va parler de Xenia Federova qui est ciblée par les politiques et par la presse. C'est dans un instant sur Europe 1. Restez avec nous.

28:06
Locuteur non identifié

Face à Philippe de Villiers 10h-11h sur Europe 1 Eliott de Val.

28:16
Présentateur

La suite de Face à Philippe de Villiers sur Europe 1. Vous savez, c'est votre rendez-vous du samedi de 10h à 11h, toujours avec Philippe, bien sûr, et Geoffroy Lejeune. Philippe de Villiers, parlons de ce sujet qui anime les rédactions, qui anime aussi le système politique. Depuis quelques semaines, une journaliste qui travaille pour Europe 1 et CNews, Xenia Federova, est désormais au cœur d'une campagne qui ne vise pas que ses arguments mais aussi sa personne. Et vous souhaitiez en parler puisque même le président de la République a réagi cette semaine. Écoutez.

28:52
Invité

Quant au fond de l'affaire, je n'ai pas attendu qu'elle soit commentée aujourd'hui. Je vous renvoie à ce que je disais à Versailles en juin 2017. assez clairement en présence du président Poutine devant une personne qui était à l'époque en charge prétendument d'un média mais de ce qui était une agence de propagande d'État. Les choses n'ont pas changé. Je pense la même chose. Voilà. Geoffroy Lejeune. Alors Philippe, certaines belles âmes voudraient que son titre de séjour soit retiré à Xenia Fedrova. Comment vous analysez-vous cette chasse à l'ours russe ?

29:33
Philippe de Villiers

Le président de la République depuis le Monténégro nous explique le problème numéro un de la France. Ce n'est pas l'essence, ce n'est pas la dette, ce n'est pas la rue qui flambe ou la justice qui se déshonore. le problème numéro un de la France c'est le canon français qui chante le lac de Konemara et Xenia Fedrova qui chante la chanson de l'ara. Et donc le problème numéro un c'est le titre de séjour d'une journaliste russe qui sévit sur CNews. Et au moment où le ministre de l'Intérieur reçoit son collègue algérien le ministre de l'Intérieur de l'Algérie qui vient lui réclamer en douce un titre de séjour pour son fils qui est en situation irrégulière en France.

Et donc comme disait Montaigne nous sommes enroués. D'un côté il y a un titre de séjour qu'il faut retirer pour Xenia Fedrova journaliste à CNews et de l'autre un titre de séjour qu'il faut accorder parce que c'est quand même l'Algérie et on est en train de rétablir une relation harmonieuse comme le sait bien Boilem Sonsal. Alors en fait nous sommes devant une nouvelle définition de la liberté d'expression que je voudrais saluer. La nouvelle liberté d'expression c'est l'expression du système dominant avec un narratif officiel et ceux qui ne sont pas dans le narratif officiel dont je fais partie d'ailleurs sont des propagandistes. ça c'est le nouveau mot qui est sorti récemment propagandiste.

Donc en fait on a beau avoir une carte de presse si on ne dit pas du bien de l'Ukraine et de Zelensky et de Macron qui est son ami on est propagandiste. Alors c'est le journal Le Monde qui a organisé la première battue avec un dossier d'accusation qui est lourd jugé par vous-même. Premièrement Xenia Fedorova elle dit que l'OTAN a peut-être une part de responsabilité historique dans le déclenchement de cette guerre. C'est aussi ce que j'ai dit ici. Ensuite elle dit que les 90 milliards d'aides de l'Europe de l'Union Européenne à l'Ukraine c'est peut-être pas bienvenu parce que ça fait 17 milliards pour les contribuables français. C'est aussi ce que je dis.

Ensuite elle dit l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN c'est sans doute une erreur et on peut comprendre la position russe parce que mettre côte à côte deux puissances nucléaires c'est dangereux pour la paix. C'est aussi ce que je dis. Ensuite elle dit l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne c'est la mort de l'agriculture française. C'est aussi ce que je dis. Alors le le réquisitoire le réquisitoire c'est retirer le titre de séjour à Xenia Fedorová. Alors pour trois raisons elle est russe elle est donc pro-russe vous me suivez et donc c'est un agent de propagande russe alors vous me suivez sauf que il va falloir me suivre jusqu'au bout.

parce que dans ce cas là Glucksmann comme l'a très bien dit Éric Zemmour Glucksmann il est pro-Zelensky il est pro-Ukraine donc c'est un agent de propagande ukrainienne il faut peut-être qu'on lui retire son titre de séjour Retailleau et Edouard Philippe qui sont allés en Ukraine ils ont fait la propagande pour l'Ukraine au moment même où l'Ukraine vient de saluer il y a un article dans le monde superbe vient de saluer les anciens nazis nationalistes en Ukraine en présence de Zerensky et Kossiansa donc ceux qui vont en Ukraine moi je propose qu'au nom de la lutte contre les nazis ukrainiens on leur retire leur titre de séjour en tout cas qu'on leur dise non vous n'allez pas vous présenter à la présidentielle quand même vous êtes du côté des nazis ukrainiens ce que je dis est documenté vous allez voir le journal Le Monde il y a un article qui est sévère sur Zerensky qu'est-ce qu'il lui a pris ils ont rendu un hommage vibrant aux nazis Melnik notamment ça vous dit quelque chose les historiens connaissent mais il y a d'autres cas un peu plus difficiles Rima Hassan elle est pro Hamas donc c'était un agent de propagande du Hamas donc on peut lui retirer son titre de séjour ça serait pas mal d'ailleurs Ksenia Fedorova Rima Hassan deux femmes vous voyez bon et puis il y en a un que je ne veux pas oublier parce qu'il m'en voudrait de l'avoir oublié parce que souvent il parle de moi le recteur de la grande mosquée de Paris il est algérien il est pro algérien c'est un agent de propagande algérien alors il a pur sucre donc on pourrait aussi lui retirer son titre de séjour alors je vais vous dire vous avez parlé de la chasse à l'ours russe et moi je vais conclure en vous disant derrière la chasse à l'ours russe il y a la chasse au lapin breton je sais que pas beaucoup de gens comprennent ce que je viens de dire mais ça va je vais vous expliquer c'est simple vous avez remarqué que un coup c'est Maxime Sardin le coupable le canal plus le cinéma puis après c'est Grasset puis après c'est CNews puis après avant c'était C8 qui a été supprimé et et en fait derrière tout ça c'est qui c'est le lapin breton c'est le déhancier du lapin breton Vincent Boularet il est imprenable parce que le lapin est bien meilleur que le tireur qui n'est qu'un braconnier amateur voilà et donc c'est s'ils font ça s'ils ôtent le titre de ces jours alors moi je propose je propose qu'il y ait une grande manifestation on va faire comme Tommy Robinson en Angleterre ça me démange moi avec tous les drapeaux etc et en avance CNews voilà je pense qu'ils feront pas cette erreur mais s'ils la commettent nous serons nombreux autour du déhanché du lapin breton CNews vivra ils veulent supprimer CNews ils veulent fermer CNews et ici on le sait très bien donc je le dis non vous ne fermerez pas CNews et si vous fermez CNews alors la catastrophe politique pour vous sera encore pire

36:56
Présentateur

et peut-être qu'après une telle explication de texte vous avez le premier français qui va recevoir une obligation de quitter le territoire français oui et celle-ci sera exécutée Philippe de Villiers préparez vos valises c'est un point de chute le Liban non non c'est le Puy du Fou le Puy du Fou oui mais vous plaisantez vous croyez que c'est comme la Corse le Puy du Fou bon là on devient de précipités bon Philippe de Villiers il nous reste trop peu de temps pour faire l'apologue mais vous souhaitiez quand même avoir un mot pour le 6 juin 44 oui vous me donnez combien de temps 1 minute 20 1 minute 20

37:37
Philippe de Villiers

alors c'est simple j'avais un ami qui s'appelait Maurice Schumann pas Robert Maurice Schumann porte-parole de la France Libre qui m'a raconté la première colère de De Gaulle quand il a découvert qu'il y avait du papier monèque circulé en Normandie le 14 juin à Bayeux il écume en disant le droit d'émission appartient à l'autorité nationale pas question de garder le cours forcé de cette monnaie qui est une fausse monnaie en fait c'est des dollars c'est à dire que les américains installent un gouvernement provisoire avec une monnaie provisoire qui est le dollar et en fait il en appelle à Saint Louis en disant pas de nation sans monnaie pas d'état sans monnaie pas de monnaie sans nation pas de monnaie sans état cet apologue est une parabole parce qu'aujourd'hui nous vivons sous l'empire d'une monnaie qui n'est plus la nôtre nous ne sommes plus souverains nous sommes sous l'empire d'un euro qui est un marque européen qui nous détruit qui nous déclasse et donc moi en ce 6 juin je reprends le coup de gueule de De Gaulle et je dis allez il faut sortir de l'euro il faut que le franc revienne vive la France vive le franc

38:46
Présentateur

et bien Philippe un grand merci et rendez-vous la semaine prochaine on arrive quasiment au bout de la saison là il nous reste combien d'émissions ? il nous reste 2 seulement ? est-ce que comme au football vous allez peut-être faire quelques prolongations ?

39:01
Philippe de Villiers

non dans 2 émissions je dirais c'est la quille

39:06
Présentateur

Geoffroy Lejeune merci à vous rendez-vous la semaine prochaine donc pour l'avant-dernière émission bon week-end à tous les deux et nous on se retrouve dans un instant pour Elliot de Valais-vous de 11h à 13h en direct sur Europe 1 les dessous du scandale drame national fiasco général voilà le thème de notre émission entre 11h et 13h restez avec nous c'est sur Europe 1 et si vous souhaitez réagir 01 80 20 39 21 appelez-nous sur Europe 1

Face à Philippe de Villiers - 06/06/2026 — Philippe de Villiers · Pourquijevote