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interviewfranceinfo· 14 mai 2026 2 min

"La mère du vi0leur m'accuse d'avoir aguiché son fils" : le récit du vi0l subi par Katherine Pancol

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le soir, la mère du violeur m'accuse d'avoir aguiché son fils. C'est de ma faute. J'ai 12 ans.

Je rentre déjeuner chaque jour à la maison. Mon père est parti, ma mère travaille, je suis seule. Tranche de pain, tranche de jambon, on sonne.

C'est le voisin. Je lui ouvre, il m'entraîne dans ma chambre, me jette sur le lit. Il a 25 ans.

C'est un massacre. Il repart en riant. J'ai du blanc dans la tête.

La foudre a cramé ma cervelle. J'appelle ma mère au travail. On en parle ce soir.

Le soir, la mère du violeur m'accuse d'avoir aguiché son fils. C'est de ma faute. Ma mère me demande de faire des excuses.

Je refuse. On n'en reparlera plus jamais. Ce jour-là, je suis devenue adulte.

J'ouvre l'œil, je monte la garde. Enfant, fille fragile, je surveille. Mais peu à peu, j'avale le souvenir de la scène.

Je me jette dans les mots des autres. Je lis comme une dératée. Je commence à écrire. 60 ans après, les victimes se sont mises à parler.

Les témoignages sont glaçants, les propos officiels ronflants, mais rien ne change. Dans les crèches, les écoles, les familles, le prédateur est toujours gagnant. une légère peine de prison et il sort, recommence, tire à bout portant, allume le feu, enferme l'enfant.

En Espagne, le gouvernement a pris des mesures. Le chiffre des victimes a chuté. Mais en France, la dernière idée brillante du ministre de l'intérieur, la loi sûre.

Marchandé avec le violeur, tu reconnais ta faute et on réduit la peine d'un tiers. Une fois de plus, la victime disparaît.