Le réemploi, moteur de la souveraineté économique ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les [musique] vraies voix qui font tourner la France. Les vraies voix qui font tourner la France jusqu'à 20h comme tous les mercredi soir. Et aujourd'hui, on va parler de réemploi de vous avez pris de vitesse de réemploi.
Le réemploi un moteur de souveraineté économique puisque le jeudi 27 novembre 2025 auront lieu les assises du réemploi. Ça se passera à Nant. Un événement national pour accélérer la transition vers une économie plus circulaire, durable et ambitieuse.
Cécile, absolument. avec nos invités ce soir Renault Atal qui est avec nous, secrétaire général de Air Cube. Je sais pas si on dit Air Cube ou Air Cuube.
Bah CB, très bien. Et [musique] directeur général de corcyclage qui est une entreprise de réemploi dans le le mobilier. On vous souhaite la bienvenue, merci d'être avec nous.
C'est Celia Renson qui est avec nous, fondatrice et directeur général de l'association réseau Vrac et emploi. Merci Réemploi. Oui, absolument.
Merci d'être d'être avec nous. Euh et on va parler de cette ces assises du Réemploi en 2025. On vous souhaite la bienvenue.
Les vraies voix qui font tourner la France. Et donc ce jeudi 27 novembre auront lieu ces ces assises de Réemploi 2025. Renault Atal.
Qu'est-ce qu'on attend de ces assises et qu'est-ce qu'il va se dire ? Bonsoir. Alors ben c'est déjà une grande révolution puisqueen fait le secteur de l'économie circulaire et du réemploi donc la seconde vie de tout ce qui est euh produit objets et cetera, n'a pas d'assise depuis plus de 10 ans et c'est quelque chose que nous appelons au sein de la Fédération Air Cube de nos vœux depuis plus de 10 ans.
Euh tout simplement parce qu'à la base c'est l'ADEM qui est censé organiser ce type d'événement. D'autant plus qu'on a à Nant depuis longtemps les assises du déchet et donc du coup bah en travaillant il y aura une logique avec le territoire de Nant et ben justement on a décidé conjointement de faire les assises nationales du réemploi le 27 novembre prochain. D'accord.
Alors, on va d'abord, pardon, excusez-moi, on va d'abord vous expliquer ce que vous vous faites. D'abord pour qu'on comprenne bien ce qu'est le réemploi parce que c'est vrai que ce sont des mots qui sont assez récents, même si pour vous c'est très très vieux, mais en tout cas pour les gens qui nous écoutent, comment on explique le réemploi aujourd'hui ? Alors aujourd'hui, le réemploi, c'est très simple.
Euh tout à chacun, quasiment euh en fait généralement, si vous donnez un objet, si vous le troquez, si vous le vendez, si vous récupérez un objet en face, si vous le réparez, si vous l'achetez, tout ça exactement, c'est la boucle vertueuse circulaire de l'économie circulaire qui fait qu'au lieu de jeter un objet ou un produit et ben en fait, on va allonger le plus possible sa durée de vie. avec de la réparation, du reconditionnement et plein bien sûr de passages de main en main, que ce soit au niveau grand public mais aussi au niveau B2B. Alors, est-ce que vous pouvez Cia Renso nous expliquer la différence parce que pour les auditeurs, c'est un peu technique entre le réemploi alors là on a compris, ça peut être une paire de chaussures qu'on vend par internet hein, c'est du réemploi quelque part ou une machine à laver qu'on répare pour la faire remarcher et le recyclage parce que pour l'auditeur c'est on se trompe souvent, on peut se tromper et et il y a pas que les auditeurs qui se trompent, il y a aussi beaucoup de beaucoup de personnes.
Nous pas, on se retrompe jamais avec Cécile. [rires] J'irai pas si loin mais on verra après, on fera une interrogation [rires] à la fin. Euh la différence, elle tient principalement entre ce que le réemploi va maintenir intact l'objet.
En fait, on ne va pas le détruire. Donc en fait, on intervient avant que l'objet ou l'emballage devienne un déchet. Donc on va lui, comme le disait Renault, lui administrer un certain nombre d'opérations de remise en état.
Donc un emballage remployable, on va le laver, une machine à laver, on va la réparer, des chaussures, on va les repriser, des batteries, on va les reconditionner et cetera. Et à partir du moment où cet objet ou cet emballage est arrivé en fin de vie, on peut plus du tout l'utiliser, il devient un déchet. Et bien là, en fait, on a plusieurs portes de sortie.
Soit on l'enfouit, soit on le brûle ou on tente de le recycler. Et quand on tente de le recycler, ben en fait, on va amener détruire l'objet, l'amener en plein de petits morceaux et on va retravailler la matière. C'est ça le recyclage.
Donc ça essayie de recomposer quelque chose à partir d'une matière tandis que le réemploi garde intact et préserve la valeur de l'objet jusqu'au bout. Donc on a des multiples impacts bénéfiques avec le réemploi puisqu'on garde intact l'objet et je pourrais le dire. Excusez-moi mais Reno a de liné en vous écoutant [rires] quand vous avez dit enfoui le mot enfoui.
Ça c'est ça. Oui oui parce que Celia a effectivement parlé d'enfouissement avant du recyclage matière. Mais c'est pas grave, c'est parce qu'aujourd'hui effectivement la majorité encore est très mal recyclée en terme de matière et c'est ce quoi on on se bat tous pour avant tout démocratiser et développer le réemploi mais derrière aussi bien sûr en fin de vie le recyclage matière puisque les deux ne s'opposent pas.
C'est juste qu'aujourd'hui il faut réussir à garder cette hiérarchie en fait de réemploi réutilisation. Sachant que voilà, on rentrera pas dans les termes techniques, mais l'un prend le statut de déchet, pas l'autre. Donc c'est pour ça que plus on a des choses qui sont organisées, professionnel, plus on va aller vers un un réemploi qui se développe en France.
Alors moi, j'ai besoin d'avoir des chiffres sur ce marché qui doit être colossal, c'est-à-dire que quand on le réemploie et tous ces ces objets en tout cas, ça ça c'est quoi ? Est-ce qu'on arrive à le quantifier aujourd'hui ? Alors aujourd'hui, oui et non parce qu'il y a plein d'études de LAADM et du gouvernement qui sont pas forcément toutes euh complètes sur l'ensemble des des filières.
Aujourd'hui, ce qu'il faut savoir, c'est que la Fédération Air Cube, aujourd'hui c'est plus de 400 membres et partenaires. Ça représente plus de 2 milliards d'euros de chiffres d'affaires, plus de 20000 emplois. Aujourd'hui, le réemploi, c'est avec les filières REP, comme on appelle ça.
Donc, responsabilité élargie des producteurs euh qui sont à la man des co-organismes notamment qui ont été missionnés pour gérer ça. Aujourd'hui, on est entre 1 et 5 % maximum de réemploi. Aujourd'hui, nous on milite pour développer.
C'est très faible. C'est excessivement faible. Moi à titre professionnel euh avec mon entreprise Corcyclage qui est une entreprise sociale, on fait du réemploi et aujourd'hui entre on donne entre 70 et 100 % de réemploi sur chaque opération client.
Et c'est ça pour toutes les structures, qu'elles soit de l'économie sociale et solidaire, qu'ell soit de l'économie classique, aujourd'hui les acteurs du réemploi, de la réparation, du reconditionnement savent atteindre des pourcentages de plus de 50 % de réemploi sans aucun problème. C'est pour ça qu'on lance en fait un grand débat et que les assises seront l'occasion de rassembler toutes les parties prenantes pour justement se lancer un grand objectif de 30 % minimum de réemploi d'ici à 2030 et la création du coût directe et indirecte de plus de 100000 emplois très clairement. Mais ça vous pouvez pas le faire sans les Français, on est d'accord.
Il y a à un moment donné il y a il y a une aussi il faut faut que il y ait une volonté des des gens qui achètent et qui qui le mettent dans un système de réemploi. On est d'accord. Mais tout à fait.
Et d'ailleurs aujourd'hui, je pense que les Françaises et les Français l'ont déjà très bien compris puisqueaujourd'hui il y a plus de 64 % des Français des Françaises et des Français qui achètent des produits d'occasion. On voit le développement de Vinted, du Bon Coin et cetera depuis de nombreuses années, de toutes les ressourceries, recyclerie, maus en vie et cetera qui se développent très bien depuis des années, même si elles ont besoin bien sûr de plus de moyens et surtout de plus de gisements. Celia Renzo n'a pas de liner mais elle veut réagir. [rires] Alors rapidement pour le premier point, effectivement c'est largement moins de 5 % de l'économie française he aujourd'hui le réemploi.
On va voir certains segments où on monte jusqu'à 20 % même 80 % les palettes par exemple. Ah oui, les palettes aujourd'hui elles sont pas jetées. On a 80 % des palettes exactement qui sont en fait des modèles de réemploi d'emballage et cetera.
Donc on a déjà des industries comme l'automodibil qui sont déjà très développées. Par contre dans le reste des activités, c'est ce que soulignait Renault, on est en fait encore très loin. L'emballage par exemple, on a moins de 2 % de tous les emball de 100 milliards.
Alors que théoriquement l'emballage c'est beaucoup de matériaux recyclables que ce soi les plastiques et et réutilisable que ce soit les plastiques, les cartons, les papiers et cetera. Non mais ça reste de l'usage unique en fait. C'est pour ça que si on reprend le sujet du la frontière elle est à quel moment donné ça devient un déchet.
Le réemploi c'est de l'usage multiple versus l'usage unique. C'est prolonger la durée d'usage, l'intensification d'usage et cetera et le recyclage intervient après juste après au moment de la fin de vie. Donc là aujourd'hui, on a plus de 100 milliards d'emballages ménagers qui sont jetés en France chaque année.
Dans ces 100 milliards et ben il y en a à peine 2 % un peu moins qui ont été réemployés. Ça veut dire 98 % c'est quelque chose qu'on a fabriqué, qu'on a utilisé, qu'on a jeté et qu'on essaie de recycler plus ou moins bien en fonction des filières. C'est ça la réalité.
Donc effectivement, il faudra compter sur les consommateurs parce que le développer le réemploi, c'est une approche systémique. Je suis désolé hein de vous couper mais c'est pas très clair. Moi, je pas ce que vous dites mais les poubelles c'est très compliqué en fait.
Non. Oui, c'est oui. C'est pas du réemploi.
C'est jetable. Et c'est ça, c'est la partie vraiment vra et emballage qui est vraiment une partie importante mais mais j'ai envie de dire malheureusement et heureusement entre guillemets marginal du réemploi dont aujourd'hui on doit vraiment développer en France parce qu'en fait aujourd'hui ce qu'il faut comprendre c'est que pour la souveraineté nationale du pays et de l'Europe aujourd'hui on parle de terre rares, on parle de météo précieux dans tout ce qui est téléphonie informatique derrière la partie mobilier et cetera avec beaucoup pareil de matière, des aciers et cetera sans parler du bois et tout ça. Tout ça, ce sont en fait la phase visible réelle de l'iceberg.
Et comme on dit, le secteur qui aujourd'hui le produit le plus de déchets au niveau international et partout dans chaque pays, c'est même le BTP avec 70 % de la production de déchets. C'est là aujourd'hui dans les industries, qu'ell soit ameublement, qu'elle soit BTP, qu'elle soit tout ce qu'on appelle les équipements électriques électroniques, qui est le vrai sujet du réemploi et de son développement parce que c'est là qu'il y aura beaucoup de création d'emploi, c'est là qu'on va pouvoir aller ailleurs. Bien sûr qu'il faut pas oublier le vra et la partie emballage parce que moins on aura d'emballage, mieux tout le monde se portera surtout notre planète et surtout plus on arrivera à faire une boucle d'économie circulaire vertueuse créatrice d'emploi et qui va permettre de pas toucher aux ressources.
Mais vous m'avez coupé la parole tout à l'heure parce que je n'avais pas fini de dire ce que j'avais à dire de dire non. Euh c'est de c'est de dire aussi que peut-être que en matière de pédagogie quand vous avez un objet ou quelque chose on sait pas où le mettre. Il y aurait un petit quelque chose dessus en disant ne le jetez pas, il peut servir à quelqu'un d'autre ou voilà.
C'est ça que je veux dire. et on les jette à la poubelle et bêtement euh on se dit pas qu'effectivement on n' pas cette pédagogie de dire que il faut à un moment donné que ça ça tourne, c'est-à-dire qu'on peut le tourner et c'est ce que ce que je voulais dire. Mal peut-être mais c'est ce que je voulais dire.
Non non pas pas du tout. c'est c'est que c'est une approche systémique et un logiciel qu'il faut changer chez tout le monde en fait dès l'écoconception au moment de l'utilisation parce que quand vous achetez quelque chose que ce soit un ordinateur, un emballage ou une machine à laver, vous devez savoir au moment où vous l'achetez si vous pouvez le réparer avant de de le jeter à la poubelle. Non mais ça c'est facile.
Il y a des des des matériaux en tout cas il y a des des produits qui sont pas faciles. On se dit bah on le jette parce que personne peut en faire quoi que ce soit une machine à laver ou quelque chose. On imagine bien qu'on peut la réparer dans l'absolu.
Il y a une évidence. C'est pour ça que là il y a peut-être quelque chose à trouver ce qui vous paraît vous bien entendu tellement facile pour les autres. C'est que c'est ça c'est compliqué parfois.
C'est pour ça. Alors, je pense que comme disait Celia, effectivement, il y a un logiciel à changer et à toutes les strates de l'État et des collectivités territoriales et en fait tout ça passe par une vraiment communication coordonnée. Aujourd'hui, on a vu ces 10 dernières années notamment les éco-organismes communiquer chacun individuellement en faisant plutôt l'apologie du recyclage que du réemploi.
Aujourd'hui, ça sera un des sujets qui sera discuté entre autres de la finance, de la labellisation, des contrôles qualité, du reconditionné et cetera pendant les assises du réemploi. Tout simplement parce qu'il faut qu'aujourd'hui avec notamment la nouvelle association de regroupement de l'ensemble des éco-organismes, l'ADM, l'État et l'ensemble des acteurs du emploi, qu'on fasse une communication massive auprès du grand public, auprès des professionnels et des administrations pour développer, les informer très clairement sur justement toutes les possibilités qui s'offrent à eux, qui existent déjà et qui vont continuer à se développer dans les années à venir concernant le réemploi, la réparation, le reconditionnement, l'économie circulaire globale française, on en parlera dans un instant. Allez, on fait une petite pause.
On est ensemble jusqu'à 20h avec nos invités. Renault Atal qui est avec nous, secrétaire général de Aircube et directeur général de coryclage et Celia Renson qui est avec nous, fondatrice et directrice générale de l'association réseau vrac et réemploi. On en parle dans un instant.
À tout de suite. Sud Radio. Sud Radio.
Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio.
Les vraies [musique] voix qui font tourner la France. Et les vrais voix qui font tourner la France avec Philippe David ce soir et nos invités. On parle de du réemploi moteur de souveraineté économique.
En tout cas, c'est très important. Et pour en parler ce soir avec nous, Renault Atal qui était avec nous, secrétaire général de Aircube et directeur général de coryclage qui est une entreprise de réemploi dans dans le mobilier. Cia Renson qui est avec nous, fondatrice et directrice générale de l'association réseau FRAC vra et emploi.
Ce qui nous intéresse aussi, c'est de se dire quelle est la place de la France dans ce monde du réemploi. Si on on se positionne en tant que français, est-ce que nous sommes nous de très bons élèves ou de bons élèves ou moyens ? Alors, en France, on est des très très bons élèves.
Ça c'est euh la bonne nouvelle par rapport aux autres. Euh puisqu'on a eu successivement les lois sur la transition euh énergétique en 2015, puis celle sur l'économie circulaire, donc la loi Ajec 2020. Et en fait, la France est vraiment le pionnier de l'économie circulaire au niveau des acteurs de l'économie sociale et solidaire et du plus classique.
Aujourd'hui, faire du réemploi, de la réparation et du reconditionnement. En France, on est vraiment les précurseurs et les pionniers. Après, aujourd'hui, il y a cette concurrence desloyal qui se développe en France et en Europe parce que justement ni la France ni l'Europe aujourd'hui ne font attention aux acteurs français qui peuvent se développer au niveau européen et international.
Et c'est comme dans plein l'agriculture et plein d'autres domaines. Malheureusement, il faut lutter contre cette concurrence desloyales pour permettre aux acteurs français de se développer. Et d'autant plus qu'en France, c'est là où on a créé les premiers éco-organismes qui aujourd'hui commencent à se développer en Europe.
Céia Renson, il y a deux points qui sont mis en avant. Vous avez fait une étude dessus qui sont les métacritiques et les composants stratégiques. Alors, quels sont-ils ?
Et est-ce qu'il y a une stratégie dans ce domaine au niveau français voire européen, voire les deux ? Bien sûr, parler de la partie notamment semiconducteur et batterie. Semiconducteur et batterie en particulier.
Vo en particulier pour pour ces cas-là. Donc effectivement aujourd'hui ce dont on se rend compte c'est que la l'Europe importe en fait très majoritairement tous ces métaux critiques pour fabriquer qui sont à la à l'origine en fait de toute la transition écologique qu'on a des transports. l'électrification des transports avec les batteries par exemple et ça va être aussi tout ce qui est voiture satellite en fait tous les semiconducteurs vont être en fait à l'origine qui nous ont manqué pendant les années qui nous ont temps manqué effectivement va voir dans les drones dans les data centers dans dans les smartphones et aujourd'hui l'Europe elle ne produit que 10 % de ce dont elle a besoin sont importés exactement et donc ils sont importés ils font donc ils sont extraits raffinés transformés montés ailleurs en fait que chez nous que en Europe et donc quand on a des instabilités géopolitiques comme on a depuis un certain nombre d'années et bien en fait être entièrement dépendant de cette partie là de l'économie alors qu'en fait c'est le pour être souverain exactement de notre économie ça veut dire qu'il faut absolument se prémunir et essayer de relocaliser un maximum de maillon de la chaîne de valeur.
Donc on ne pourra pas aller extraire dans le sol des métaux critiques qu'on n pas en Europe. En revanche, ce qu'on peut faire, c'est les extraire sans creuser, c'est-à-dire les reprendre là où ils sont déjà, les garder, les prolonger la durée d'usage, donc au sein de nos batteries, au sein de nos téléphones, au sein de nos ordinateurs. En fait, dans un ensemble de produits qui est aujourd'hui en renferme en majorité grâce au réemploi.
Je donner le chapeau réemploi majoritairement et ça nous permettra d'avancer. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on se rend compte que euh ces produits-là n'ont pas été conçus majoritairement pour être employé. Les cartes mères qu'on va retrouver et cetera, elles sont souvent C'est quoi ?
C'est fait exprès ou non ? C'est d'accord. OK.
En fait, pasens comme ça exactement. Ça rejoint le logiciel dont on parlait avec Renault, c'est qu'en fait pendant très longtemps, on a conçu euh bah pour une industrie de volume, on conçoit pour être utilisé et puis ensuite être recyclé ou tout simplement pour que ça dure longtemps mais pas forcément envue que ce soit démonté. est réparable.
Donc, on commence à avancer de plus en plus là-dessus et c'est cette partie-là, ce sole essentiel de l'écoconception qui doit être faite dès le départ en vue du réemploi et pas uniquement en vue du recyclage. Mais on doit bien avoir en fait ces deux étapes en ligne de mire quand on conçoit des produits pour les mettre sur le marché. Alors, il y a il y a une notion importante dans tout cela, c'est le l'argent.
C'est-à-dire que quand on réemploie, c'est bon, on peut forcément pour le euh on parle beaucoup de l'argent des des ménages financièrement, c'est beaucoup plus intéressant. Quand on retransforme, bah forcément, on n pas n'achète pas du neuf. Donc voilà, il y a une dimension financière qui est importante dans ce sujet.
Tout à fait. Bah pour les ménages, le financier c'est important. Pour les entreprises aujourd'hui, par les sans qui court, le financier c'est important. et acheter issu de réemploi de reconditionnement, c'est moins cher déjà de base mécaniquement.
Après, faut pas toujours mettre l'argent en premier lieu dans le sens où le premier plan, l'argent c'est compréhensible par rapport à des moyens financiers et aujourd'hui par les temps qui court, on peut blâmer personne. Par contre, faut faire attention. On pourra jamais faire toujours tout moins cher que ce qu'on produit malheureusement à l'autre bout de la planète. les gens sont payés exactement dans des conditions de production qui sont horribles.
Mais la bonne nouvelle comme le disait Celia, c'est qu'aujourd'hui en France notamment avec nos pionniers et ben on sait faire beaucoup de choses en terme de réemploi et en terme de régénération. Celia parlait des piles et des batteries. Aujourd'hui, on a une commission au sein de Air Cube qui travaille sur la régénération et le reconditionnement des batteries et des piles.
Et aujourd'hui, même votre petite pile que vous jetez parce que elle est plus utilisable, qu'elle soit ou pas rechargeable. La bonne nouvelle, c'est que même si elle est pas rechargeable, on peut vous permettre de la recharger. Il y a des acteurs qui aujourd'hui savent le faire en France.
Donc ça sert à rien d'acheter des piles, l'utiliser et de la jeter. Aujourd'hui, avec la Rég Box et d'autres produits, vous pouvez directement régénérer votre pile. Et du coup, au lieu d'acheter un produit, de le consommer, de le jeter, encore une fois, vous pouvez directement le recharger tout simplement sur une prise électrique.
Ça vous coûtera moins cher que de racheter une pied dans le commerce. Et c'est la même chose pour les différentes batteries que ce soit pour les voitures, les scooters, les vélos et cetera. Donc aujourd'hui, les solutions de réemploi, de réparation et de reconditionnement existent en France et doivent continuer à se développer.
C'est pour ça que cette émission, c'est la pédagogie, on apprend des trucs. C'est ça qui est intéressant. Il y a un enjeu pour une réponse courte d'industrialisation et de massification.
Est-ce qu'on peut y arriver ? Parce que ça c'est un sacré enjeu. C'est l'objet.
Alors, nous on a identifié 10 leviers, on en parlera aux assises du réemploi. C'est tout l'enjeu de cette journée he c'est de pouvoir identifier les les leviers, lever les obstacles. Oui, mais ça va prendre du temps, des années.
Ça va prendre des années parce qu'en fait on ne on ne rechange pas une industrie du jour au lendemain. on a besoin donc ce qui la bonne nouvelle c'est qu'on a un socle législatif quand même qui nous le permet même si on doit pouvoir aller beaucoup plus loin parce qu'on se rend compte que souvent le réemploi notamment au niveau européen est assez absent de de certains textes majeurs ou alors il est vraiment filigring ou ça en bas du contrat [rires] à côté de ça il faut il faut des moyens financiers en fait c'estàdire qu'il faut amorcer la pompe de manière à pouvoir changer les lignes de conditionnement réorienté c'est une économie de la main d'œuvre ça c'est vraiment important. Renault le disait, ça sera pas toujours moins cher.
Ben évidemment que ça sera pas toujours moins cher puisque la main d'œuvre qui va remettre dans le circuit, qui va remettre en état, elle est française et elle a forcément un coût. Donc ça va relocaliser nos industries, mais nous allons devoir trouver des outils fiscaux et économiques qui permettent de rééquilibrer les modèles pour que le réemploi soit effectivement plus rentable et et à ce moment-là, la massification suivra spontanément. René Renault Atal le dernier mot parce que il nous reste dernier mot le 27 novembre les assises nationales du réemploi à Nant on lance justement un appel au gouvernement à l'ensemble des parties prenantes aux filières rep aux éco-organismes, aux industriels, aux distributeurs pour d'urgence réintégrer le réemploi au sein des différents modèles économiques sur les différentes filières.
On sera tous là autour de table, plus de 20 tables rondes, plus de 100 acteurs engagés pour en discuter, essayer de faire avancer très vite les chose. Merci beaucoup Renault Atal d'avoir accepté cette invitation. Vous êtes secrétaire général de Aircube et directeur général de recyclage, entreprise de réemploi dans le mobilier et merci beaucoup CIA Renson, fondatrice et directrice générale de l'association réseau vrac et réemploi.
Merci beaucoup. Et nous avons euh Dominique à l'antenne. Bonsoir Dominique.
Bonsoir Dominique. Bonsoir. H comment ça va Dominique ?
Ben écoutez très bien hein. Je suis agréablement surprise et c'est c'est très agréable pour finir la journée. Et ben voilà.
Et ben écoutez ma chère Dominique, vous avez remporté un très beau cadeau d'une valeur de 150 € de la marque de fondu Simo. Vous allez pouvoir faire des fondus à gogo et je le dis tous les jours pour nous inviter à Noël manger des fondues avec vous. Et moi je dis bravo et j'ai joué j'ai joué parce que vous m'avez mis l'eau [applaudissements] à la bouche justement.
C'est vrai, je vous ai mis l'eau à la bouche. Ouais, c'est ça. Ou plutôt le fromage ou la viande ou le chocolat.
Non non, ça y est [rires] vous allez chercher ne cherchez pas Philippe David parce que dès qu'on dit saucisson, il part en courant en disant où ça [rires] où ça c'est horrible. Merci Dominique en tout cas d'avoir joué avec nous. Vous nous écoutez depuis longtemps ?
Ben oui, puis là j'étais dans la voiture, j'allais chercher mon petit fils à son stage et je vous écoute tous les soirs notamment. Voilà. Et ben vous êtes un amour.
Merci beaucoup Dominique pour votre merci beaucoup pour votre fidélité et on vous enoise ça très vite et bah je vous dis bah bonne fête joyeux Noël puisque tout ça tout ça va bien bien sûr passer sous le sous le sapin dans un instant Magali Berdas sera avec nous bonjour bonsoir Magalieou ça va oui on n pas on est on vit pas dans la même France dans dans un instant au 0826 3003 300 et c'est Zac qui sera avec nous de quoi parle-ton ce soir alors ce soir on parle d'un sujet très intéressant comment garantir l'accès aux soins dans un contexte de contrainte budgétaire, les soins, les ÉPADES et cetera qui de mieux pour parler d'PAD que Daniel Morau. Con tous chronique télé qui va débattre avec Joël Aviranier qui est député PS de Haute Garonne. Et ben voilà, encore un un bon sujet en perspective et je le disais 0826 300 300, vous pouvez d'ors et déjà vous inscrire pour débattre avec Magalie Berda et ses invités.
Nous, on se retrouve demain à partir de 18h avec Philippe David. Merci à notre équipe. Merci Max, merci François Louis, merci Isaac, merci Justine et euh merci euh et merci Cécile de Mannibus.
Voilà, c'est ça. Et merci Philippe David aussi. Je vous remercie.
Même pas [rires] bien entendu. Merci. Je manger un saucisson pour monter de moral.
Allez, on vous retrouve demain à partir de de 18h et passer une très belle soirée avec Magalie Verda dans un instant. À demain. Salut.
Sud Radio. Sud radio. Parlons vrai, Sudo. [musique]
Gabriel Attal