Indésirables à l'Élysée : comment la macronie combat les médias indépendants
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 2:04OuverteÉludée
À Gaza, l'hôpital Amnassr a été évacué de force. Le gouvernement compte-t-il réagir ?
- 4:38RelanceÉludée
Est-ce que la France compte appeler à des enquêtes internationales pour faire la lumière sur la mort de 7000 enfants palestiniens ?
- 5:44OuverteRéponse partielle
Quelles mesures l'État met en place pour résoudre les problèmes de groupes haineux dans la police ?
- 7:08RelanceRéponse partielle
Quelles mesures sont mises en place par l'État pour résoudre les problèmes dans la police ?
- 10:31OuverteÉludée
Pourquoi avoir supprimé le plan de coupe sur les journalistes qui posent des questions ?
- 11:55RelanceÉludée
Pourquoi ce changement de dispositif au point presse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:51InvitéFait
« Le gouvernement compte-t-il réagir à cet événement particulier et plus largement au sort des 7000 enfants tués à Gaza, par exemple, en plaidant en faveur d'enquêtes internationales indépendantes qui permettraient de faire toute la lumière sur ce que de nombreux observateurs qualifient de crimes de guerre ? »
- 3:44InvitéFait
« Madame, je vous rappelle la volonté de la position de la France. Elle n'a pas varié d'un iota depuis le premier jour. »
- 6:15InvitéFait
« Le média au poste révèle que le chauffeur d'un ponte de la police judiciaire parisienne exhibe une casquette SS dans son bureau et un policier municipal parisien aborde, lui, un tatouage soleil noir. »
- 10:31InvitéFait
« Le dispositif de cette conférence de presse, depuis le 20 mars, les journalistes qui posent des questions pendant cette conférence de presse ne sont plus filmés. »
- 14:04InvitéFait
« Ce sera l'OTAN et l'Europe, les Européens ont besoin d'une deuxième assurance vie. »
Temps de parole
- Présentateur47 %
- Invité20 %
- Invité 28 %
- Invité 38 %
- Invité 47 %
- Invité 56 %
- Invité 62 %
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Au fait, est-ce que vous avez entendu parler de cette histoire de fou ? Je vous vois d'ici dire que c'est encore une histoire de journalistes qui adorent regarder leurs nombrils. Mais en fait, non. Le sujet dont je vais vous parler est une sorte de parabole de l'état politique de la France, décidément une démocratie de basse intensité, de l'entre-soi, des petits arrangements un peu indécents entre les médias installés et les pouvoirs établis. C'est un numéro spécial de l'actu démasqué. Hier, le site d'information Arrêt sur image a publié une enquête intitulée « Au point presse de l'Elysée, plus d'images des journalistes ».
Et deux des personnages de cette enquête sont bien connus par les téléspectateurs fidèles du média, notre journaliste Jemille Chandler et la journaliste indépendante Myriam Laribi qui nous a souvent fait l'amitié de venir sur notre plateau. Au commencement, il y avait un point de presse bien pépère entre journalistes de l'association de la presse présidentielle, bossant pour des médias bien comme il faut, propriétés de la puissance publique ou de milliardaires. Un point de presse organisé tous les mercredis après le Conseil des ministres ouvert à tous les journalistes disposant d'une carte de presse et diffusé en direct sur les plateformes sociales de l'Elysée.
Un point de presse où le droit de relance existe, contrairement à de nombreux autres organisés au sommet de l'État, mais j'y reviendrai. Mais ne voilà-t-il pas que des journalistes indépendants, un peu trop mal élevés pour nos dirigeants, décident progressivement, comme ils en ont le droit, d'investir ce lieu de transparence républicaine ? Pour poser les questions qui fâchent et suivre, semaine après semaine, les sujets brûlants. Myriam Laribi, par exemple, se pointe à l'Elysée depuis décembre dernier pour poser des questions pertinentes sur la situation en Palestine et la position souvent illisible de la France. Un exemple de questions posées le 12 décembre dernier.
À Gaza, le 10 novembre, l'hôpital Amnassr a été évacué de force par l'armée israélienne. Le personnel médical ainsi que tous les patients ont dû évacuer l'hôpital en 30 minutes. Il y a eu de nombreux morts parmi les patients à ce moment-là. C'était le 10 novembre, c'était avant la trêve. Pendant la trêve, les corps de 4 bébés ont été retrouvés en état de décomposition avancée dans cet hôpital. Le directeur de l'hôpital, Amnassr, assure qu'il avait prévenu les officiers israéliens de la présence de ces 4 bébés qui étaient intransportables, qui étaient sur leur lit d'hôpital branchés aux appareils qui permettaient de les maintenir en vie.
Ils ont été abandonnés, ils sont morts dans le froid et leurs corps ont été retrouvés en état de décomposition avancée. Ma question est la suivante. Le gouvernement compte-t-il réagir à cet événement particulier et plus largement au sort des 7000 enfants tués à Gaza, par exemple, en plaidant en faveur d'enquêtes internationales indépendantes qui permettraient de faire toute la lumière sur ce que de nombreux observateurs qualifient de crimes de guerre ?
Ça, c'est de la question, on est d'accord. Précise, documentée sur un sujet à la fois douloureux et d'intérêt public. Un sujet qui nous rappelle à tous l'humanité des Palestiniens que certains voudraient oublier de temps en temps. Écoutons la réponse d'Olivier Véran à leur porte-parole du gouvernement.
J'ai entendu votre question.
Le gars fait carrément un geste des doigts pour expliquer que la question qui lui est posée n'est pas une vraie question. C'est une question entre guillemets. Pourquoi ? À votre avis. On continue.
Madame, je vous rappelle la volonté de la position de la France. Elle n'a pas varié d'un iota depuis le premier jour. Notamment sur le plan humanitaire, où la France a une grande expérience, une grande expertise reconnue mondialement en matière de soutien humanitaire. C'est pourquoi d'ailleurs la France a envoyé un navire, vous le savez, le Bixmude, qui accueille et soigne de nombreux blessés palestiniens à Gaza. On va conduire à terme à un cessez-le-feu. Et la France fait tout ce qu'elle peut auprès de l'ensemble des partenaires régionaux, mais aussi internationaux, pour qu'une humanitaire qui puisse conduire à un cessez-le-feu soit entendue.
Et la France fait évidemment partie des institutions internationales qui sont amenées à être saisies lorsque la situation l'exige et à se prononcer.
On est d'accord. Il n'a pas répondu à la question. Et Myriam a eu le mauvais goût de la reformuler.
Plus de 7000 enfants sont morts, tués sous les bombardements. Est-ce que la France compte appeler à des enquêtes internationales pour faire la lumière sur cela ? Je vous réponds que la France fait partie des instances internationales qui sont chargées justement des enquêtes lorsqu'elles sont conduites. Et donc à ce titre, la France s'inscrit pleinement dans le fonctionnement des institutions internationales.
On retiendra qu'Olivier Véran n'a même pas voulu déplorer la mort de ses enfants palestiniens. N'a même pas voulu les évoquer. C'est ravageur. C'est instructif. Des journalistes qui posent des questions qui fâchent. Ça change, n'est-ce pas ? En plus de Myriam, un autre indésirable s'est invité au point de presse de l'Elysée sur une base hebdomadaire. C'est Jemil Chandler, du Média. Pour lui, tout commence en janvier, quand une accréditation et une conférence de presse d'Emmanuel Macron lui est refusée. Parce qu'il n'y a pas de place. Qu'à cela le tienne, il ira chaque mercredi au point de presse de l'Elysée. Et son truc à Jemil, c'est de faire comme l'inspecteur Colombo.
De poser plusieurs fois, réunion après réunion, les mêmes questions sur des faits que son interlocuteur ne peut plus feindre d'ignorer.
C'est une question que j'aurais souhaité poser à M. Darmanin, qui était tout à l'heure avec nous. Malheureusement, il n'était pas là pour ça, manifestement. Donc je vous la pose. Lundi, le parquet national antiterroriste annonçait qu'un suspect avait été mis en examen et placé en détention provisoire pour, je les cite, terrorisme d'ultra-droite. Libération nous informe au passage que cette interpellation, je les cite aussi, n'est qu'une étape dans un dossier d'association de malfaiteurs terroristes dans une vaste implication, impliquant notamment des militaires français, un militaire français et un ex-membre des forces de l'ordre françaises.
En parlant de ça, le média au poste révèle que le chauffeur d'un ponte de la police judiciaire parisienne exhibe une casquette SS dans son bureau et un policier municipal parisien aborde, lui, un tatouage soleil noir. Vous connaissez sans doute le signe nazi qu'il est. Alors nous en parlions ensemble, il y a trois semaines, lors de ma dernière visite ici, de ces policiers, d'agents de police, mais aussi diverses forces de l'ordre, réunis dans des groupes, vous savez peut-être que depuis trois semaines, vous avez pu vous rendre compte de la chose, des groupes d'échanges WhatsApp, Telegram, où des messages haineux et illégaux circulent entre eux et entre elles.
Groupes qui permettent, tout du moins, d'entretiennent ce terreau, qui permet ces échanges-là et des comportements factieux au minimum. Il y a trois semaines, on en parlait et vous n'étiez pas au courant de cela. Alors à la lumière de ces nouveaux faits, je réitère ma question, puisque les syndicats et directions de police elles-mêmes, les directions sont inquiètes, disent inquiètes de cela, elles peuvent contenir ces problèmes. Quelles sont les mesures mises en place par l'État pour résoudre et manifestement aller contre ce qui gangrène notre police puisque ça n'a rien à faire dans nos rangs de policiers ?
Il est pénible, hein ? En tout cas, la nouvelle porte-parole Priska Thévenot le pense et n'arrive pas à le cacher, comme le laisse voir un montage de Bertrand Chameroy sur France 5.
C'était donc jour du compte rendu de Conseil des ministres, avec la toujours aussi sympatoche Priska Thévenot, « Love is definitely in the air with les journalistes ». On n'est pas dans l'échange entre Emmanuel Macron et Emmanuel Bampard, je suis désolée. Très bien, une deuxième question. Il faut prendre acte, je veux dire, là c'est assez simple et basique. Est-ce qu'on peut de temps en temps se satisfaire aussi et se réjouir de ce qu'on fait en France ? Bah ouais, mais ce n'est pas anodin. Merci à vous.
Merci, avec plaisir. Bref, plus les journalistes viennent squatter là, plus le petit point de presse sympa entre poteaux devient désagréable. Et ce n'est pas Priska Thévenot ni les attachés de presse du gouvernement qui vont se charger de le faire savoir, mais des journalistes de médias mainstream. J'ai mis à raconter comment ça s'est passé le 21 février dernier.
Alors il faut imaginer la scène, c'est-à-dire que là, une fois que les caméras s'éteignent, nous sommes toutes et tous ensemble debout autour d'un mini-buffet assez chic. C'est sympa. Depuis quelques temps, ils ont mis ça, où on peut boire un verre et discuter, etc. Et pendant l'échange que j'ai avec la ministre, que je vous expliquais à la fin de la chronique, une consoeur d'un très grand média français intervient et me prend à partie devant toute l'assistance, ambiance, soutenue par une journaliste d'une autre grande chaîne d'infos privées que je ne citerai pas. Elle s'est exprimée, et du coup, toutes les deux, et deux choses.
Un, les échanges entre la ministre et les journalistes sont trop longs. Voilà. Et de plus, mes questions ne sont ni en lien avec l'ordre du jour fixé par le gouvernement, le conseil du ministre, ni avec l'actualité. On voit du coup, c'est un peu dommage, parce que d'abord, c'est faux.
Durant cette dispute, les confrères adversaires des Indés expliquent leur vision assez particulière de l'indépendance du journaliste.
Si je décide d'en parler ce soir, Nadia, et puis vous, ici, c'est que j'ai assisté à une prise de partie d'une consoeur, c'est quand même, ou là, de la blague, c'est quand même assez, disons-le, grave, qui est allée chercher l'appui de la ministre présente pour le faire. C'est-à-dire que selon elle, notre consoeur, qui n'a posé aucune question, d'ailleurs, aujourd'hui, l'exercice devait être court, rapide et calqué sur le, tu vois, un peu ce que je veux dire, l'ordre du jour. Donc du coup, il y a une ligne éditoriale, on ne peut pas demander aux gens, tu respectes ce que les thèmes imposent.
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait, on le fait, tous les mercredis, pendant 10 minutes au moins, au départ, on respecte cet ordre, puisque c'est quand même l'actualité, et après, s'élargissent les questions, il n'y a pas de règles en l'état. Et la ministre, bon, on sent tout de suite un peu l'embrouille, donc elle va manger un morceau là-bas, mais tout le monde reste attentif, et au débat, et une partie de l'entourage de la ministre acquiesce, c'est pour ça que je pourrais vous le raconter, en fait, parce que c'est intéressant de voir comment ça se passe, acquiesce, et va dans le sens de la journaliste qui m'interpelle.
Alors moi d'abord, puis Myriam Laribi, qui est aussi présente, et qui se défendra elle aussi.
Ah là là, notre beau pays de cocagne. Mais les choses ne s'arrêtent pas là. Désormais, comme par hasard, on ne voit plus les journalistes qui posent des questions dans la retransmission traditionnelle de ce point de presse par l'Elysée. Bizarre, bizarre. Bref, arrêt sur image a enquêté, et le service de presse de l'Elysée a refusé de répondre à leurs questions. Du coup, notre confrère Robin Andraka s'est pointé au point de presse, un moment d'anthologie.
Le dispositif de cette conférence de presse, depuis le 20 mars, les journalistes qui posent des questions pendant cette conférence de presse ne sont plus filmés. C'est encore le cas aujourd'hui. Ma question est donc très simple. Pourquoi avoir supprimé le plan de coupe sur les journalistes qui posent des questions pendant cette conférence de presse ?
Je ne sais pas pour vous, mais l'absence à l'antenne des visages des journalistes met encore plus en lumière le langage corporel de Prisca Thévenot. Et c'est assez savoureux. Mais écoutons sa réponse.
Je dois le dire, derrière la question que vous posez, il plane, et ce n'est pas ce que vous dites, mais je préfère le dire et être clair, il n'y a pas de censure de la libre. C'est parce que je... C'est pour ça que j'ai pris la précaution de dire que ce n'était pas ce que vous avez dit. Mais je préfère le dire parce que je sais que tout peut être très vite extrapolé par ailleurs, pas par vous, mais par ailleurs parce que c'est filmé, retranscrit en direct et c'est normal dans un souci de transparence. Donc il n'y a pas de censure. Tout se passe de la même façon depuis maintenant plusieurs années.
Mais comment ça de la même façon ? Le monsieur vient de vous dire que justement, le dispositif a changé. Et puis, toute seule, comme une grande, Prisca Thévenot trahit le véritable objectif de la manœuvre d'invisibilisation des journalistes.
Donc sur ce principe-là, moi, je me tiens devant vous pour répondre à l'ensemble de vos questions. Je pense que l'enjeu pour nous, et c'est retranscrit, c'est pas simplement de faire des capsules.
Mais ça sort d'où tout à coup comme ça, cette histoire de capsule ? Robin Andraka revient à la charge car elle n'a pas répondu à sa question. D'accord, mais pourquoi du coup ce changement de dispositif ?
Il n'y a pas de changement de dispositif, c'est ce que je viens de vous dire.
Mais si, mais si, le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest, et là, il y a un changement de dispositif.
Si, sur les plans de coupe des journalistes. Autrefois, par exemple, si j'avais posé... Alors ça, ça ne dépend pas du porte-parole-là, je vous laisserai poser cette question au service à l'Élysée. Mais si je me permets de la poser ici, c'est parce qu'en fait, je l'ai posé, qu'on nous a dit qu'on nous répondrait, ce qui n'a toujours pas été le cas. Il n'y a pas de changement sur le process, l'ensemble des journalistes qui veulent assister... De fait, sur le plan de coupe, oui. Parce que vous voulez pouvoir faire une capsule ou vous regretterez ?
Voici leur problème. Les capsules. Le caractère viral des échanges lors d'un point de presse. Ils sont mécontents de ce que leur exercice hebdomadaire, qui jusque-là n'intéressait pas grand monde, rencontre du succès. C'est comme si un gouvernement se disait démocrate, mais était tout à fait satisfait des faibles taux de participation électorale et de la malinscription de larges points de la population. Je dis ça, je ne dis rien. Au-delà de la mesquinerie de toutes ces manœuvres, cette histoire nous raconte bien où en est notre pays. Souvenons-nous.
Les journalistes français n'étaient pas les derniers à pousser de grands cris quand Donald Trump tentait de modifier les règles des points de presse à la Maison Blanche pour, entre autres, arriver à une situation à la française. En effet, quand Emmanuel Macron fait une conférence de presse, les journalistes n'ont pas le droit de le relancer. Et il y a un attaché de presse pour leur arracher le micro, circuler, il n'y a rien à voir. Et pourtant, nous, nous sommes tous indignés du comportement de l'ex et peut-être futur président des Etats-Unis face à un journaliste de CNN qui lui posait des questions embarrassantes.
C'est suffit, c'est suffit. C'est suffit, c'est suffit. C'est suffit. Pardon me ma'am, je suis... Excusez-moi.
Après cet incident, le journaliste Jim Acosta a perdu son accréditation à la Maison Blanche. Tiens, tiens. Un peu comme le journaliste indépendant Frédéric Aiguille qui a posé une question gênante en février dernier.
Je voudrais revenir sur l'interview accordée par Stéphane Séjourné à Ouest-France dans laquelle il déclare, dans le cadre de la stratégie sécuritaire de l'UE, je cite, « Ce sera l'OTAN et l'Europe, les Européens ont besoin d'une deuxième assurance vie ». On comprend que sa réflexion est dirigée par l'hypothèse d'une attaque de la Russie contre la Pologne, hypothèse que visiblement la France juge crédible, mais qui en l'état n'est que ça, une hypothèse. Ce qui est surprenant, c'est qu'il définit les enjeux sécuritaires de l'UE uniquement par ce prisme et n'évoque à aucun moment le sabotage de Nord Stream.
Or, vous le savez aussi bien que moi, le sabotage de Nord Stream, on n'est plus dans le domaine de l'hypothèse, c'est un acte de guerre avéré qui a visé les intérêts stratégiques vitaux de l'Union européenne. Il n'y a qu'à voir l'État aujourd'hui de l'industrie allemande. Ma question est donc la suivante. La Russie est-elle, à vos yeux, la seule menace pour l'Union européenne ? Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a autre chose qui est en train de se jouer sur le continent aujourd'hui, dont le sabotage de Nord Stream et l'expression ?
Pourquoi la question est gênante ? Parce que c'est déjà un secret de polichinelle qui sera officiellement révélé un mois plus tard. Ce sont des officiels ukrainiens qui ont saboté le gazoduc Nord Stream et précipité l'Europe dans une crise énergétique telle qu'elle a été obligée de recourir au gaz de schiste américain, au prix fort, bien sûr, embarrassant.
J'entends bien que vous considérez la Russie de Nord Stream, mais qu'en est-il de Nord Stream, en fait ? Qu'en est-il de Nord Stream ? Je pense que les sujets avaient été abordés à ce moment-là. Mais en fait, quelle est votre question ? C'est qu'il ne sait pas que la Russie ? Ma question, c'est est-ce que vous avez une liste de suspects dans la tag de Nord Stream ? C'est-à-dire que la Russie... Je n'ai pas une liste de suspects à vous soumettre. Vous n'avez aucune liste de suspects ? Je n'ai pas du tout qui a pu réaliser le sabotage de Nord Stream. Allez-y. Vous n'avez pas du tout qui a pu réaliser le sabotage de Nord Stream ? Vous n'avez pas de suspects en tête.
Je n'ai pas une liste de suspects à vous soumettre aujourd'hui.
La semaine suivante, Frédéric Aiguille se voit retirer son accréditation pour le point de presse de l'Elysée. Les grands médias se montrent très discrets à ce sujet. Emmanuel Macron est un Donald Trump qui a réussi. Il y a une liste de suspects à l'Elysée.