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interviewLCP (sur YouTube)· 19 septembre 2025 55 min

Élus et citoyens : la rupture ? | Chaque voix compte - 19/09/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonsoir et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. C'est vendredi et le vendredi, vous vous dites où est Charlie ? Je suis là.

Mais le vendredi, puisque chaque voix compte, c'est à vous que l'on donne la parole directement. Autour de moi ce soir, des étudiants, des enseignants, des travailleurs sociaux, des grévistes, des non grévistes. Je voudrais d'abord tous vous remercier d'être là sur le plateau de chaque voie compte à l'Assemblée nationale pour échanger et pour débattre avec trois de vos représentants, trois députés avec nous ce soir.

Thomas Lam, député Horizon des Hautes Scennes. Bonsoir et merci d'être là. Sarah Lin, député la France insoumise de Paris, bonsoir, merci d'être avec nous.

Et Thomas Ménager, député Eren du Loiret, bonsoir, merci d'être là. Vous allez pouvoir leur poser vos questions, leur dire vos préoccupations. On va se parler, on va s'écouter, on va se respecter et on va essayer pourquoi pas aussi d'avancer.

Avec moi aussi ce soir, il y a Anna Camada. Bonsoir Anna. Oui, bonsoir, merci d'être là. et Wali Bordas, journaliste politique au Figaro, vous publiez cette semaine chez Robert Lafond palais bourbier chronique d'une France ingouvernable.

Merci Wally d'être avec nous ce soir dans chaque voix compte. Tout de suite, c'est le sommaire avec à la une jour d'après au lendemain des des manifestations qui ont rassemblé entre 500000 et 1 million de personnes dans toute la France, les syndicats donnent finalement 5 jours à Sébastien Lecnu pour répondre aux revendications. Mais quelle revendication ?

La mobilisation d'hier n'avait pas de mot d'ordre précis. Nous verrons ce que demandent les syndicats et ce que vous ici en plateau vous attendez aujourd'hui. Sébastien Lecornu poursuit ses consultations en vue de former un gouvernement.

Il a promis, vous le savez, une rupture et il a lui-même parlé du décalage entre la vie réelle et la vie politique alors que la défiance à l'égard des politiques justement atteint des niveaux inédits. Comment retisser ce lien ? Et bien on va essayer ce soir.

Et puis à suivre aussi un exemple de colères enterrées, les cahiers de doléance. Vous vous souvenez ces cahiers né du grand débat citoyen post gilets jaunes et bien ils dorment désormais aux archives nationales, départementales ou municipales. Faute d'avoir été numérisé, nous sommes allés les consulter et nous en parlerons avec vous sur ce plateau.

Voilà pour le menu du soir. A priori hein, puisque cette émission bah c'est d'abord vous qui allez la fairein. Chaque voix compte en public.

C'est parti. [Musique] Et maintenant, on fait quoi ? C'est cette question que beaucoup se sont posés ce matin au réveil, que ce soit les syndicats, les manifestants ou les responsables politiques.

Que faire de cette colère qui souffle sur la France et qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes hier et la semaine dernière dans tout le pays ? faire alors qu'il n'y avait pas de mot d'ordre précis pour ces manifestations. Première question à mon public ce soir.

Qui parmi vous est descendu dans la rue hier ? Ça fait quand même quelques personnes. Je vais vous donner la parole.

Je crois que vous êtes Judith, c'est ça ? Oui, c'est cela. Vous vous avez manifesté hier où ça et pour quelle raison ?

Alors, j'ai manifesté à Paris en je suis enseignante et je suis également euh syndicaliste cadre à la CFDT et euh j'ai donc répondu à l'appel d'ordre de mon syndicat. J'ai manifesté pour en intersyndical tout d'abord contre le projet de du budget qui avait été proposé par le gouvernement précédent et euh parce que en fait alors nous étions 1 million hier dans la rue et nous étions 1 million parce que en fait ça fait quand même quelques temps déjà que le dialogue social est complètement évité, qu'il n'y a pas de dialogue social avec le gouvernement que le débat à l'Assemblée nationale est souvent détourné et il n'y a pas moyen en fait de construire un débat, un dialogue qui permet de faire entendre les intérêts des uns et des autres. Les décisions sont prises sans cette concertation qui est absolument incontournable.

Et en fait, il est temps de faire entendre notre voix et c'est dans la rue qu'on la fait entendre à défaut de pouvoir la faire entendre dans les instances de dialogue social que que nous espérons voir se mettre en place puisqueaujourd'hui dans le il y a eu un communiqué de l'intersyndical avec six revendications, une date le 24 septembre et nous attendons des réponses et la réforme des retraites qui a été passée qui est passée après 14 manifestations par un 493 se fait partie la 5e ou fait partie de la 5e des revendigations, l'abrogation de la réforme des retraites. Comme quoi ces réforme passé euh de façon euh finalement autoritaire et violente d'un d'une certaine façon ne passe pas continue. Alors c'est c'est parfait parce que Judit tu as très bien posé le cadre de du début de notre débat.

C'est vrai que il y a une intersyndicale qui s'est réunie dès ce matin. Est-ce que d'abord l'un d'entre vous a tout de suite envie de répondre à Judith ? Moi, j'ai envie de la féliciter parce que je sais que faire grève est pas une partie de plaisir, que ça fait perdre du salaire, que descendre dans la rue est pas une partie de plaisir quand on a peur parfois de la répression qu'on peut prendre dans la figure aussi et aussi lui dire que elle est clairement pas seule parce que vous étiez un million et que il y a une très forte colère dans le pays et je pense que vous êtes du côté de la de la majorité sociale qui s'exprime dans le pays.

Donc je pense que c'est ça qu'il faut entendre. Donc l'intersyndical s'est réuni et elle a donc posé un ultimatum au Premier ministre en lui donnant jusqu'à mercredi prochain pour répondre aux revendication et derrière peut-être une nouvelle journée de grève à venir. Clément Perou. [Musique] Hier soir alors que la journée de mobilisation sociale se termine Matignon publie ce communiqué du premier ministre.

Je recevrai à nouveau les forces syndicales dans les jours qui viennent. Un pas vers les partenaires sociaux mais pas d'agenda précis. Sébastien Lecornu veut prendre son temps et ne se fixe pas de date limite.

Les organisations syndicales vont le faire à sa place. Ce matin, elle lui lance un ultimatum de 6 jours. Si d'ici le 24 septembre il n'a pas répondu à leur revendication, les organisations syndicales se retrouveront pour décider très rapidement d'une nouvelle journée de grève et de manifestation.

Parmi les revendications, l'abandon de l'ensemble du projet de budget, la suppression de la réforme de l'assurance chômage et l'abandon de la retraite à 64 ans. Alors que son premier ministre est sous pression, le président de la République lui se tient toujours à l'écart. Ce matin, il visitait les tours de Notre-Dame dans le cadre des journées du patrimoine et on aura l'occasion d'en reparler tout à l'heure avec Anna Cabana, mais je me tourne d'abord vers nos trois députés ce soir.

Qu'est-ce que vous retenez du message qui a été envoyé hier par les Français ? Thomas Ménager ? Bah, au-delà des personnes qui étaient très nombreux dans la rue, euh il faut voir quand même qu'il y a aussi toute une majorité essenciuse, des gens qui n'ont pas pu aller manifester mais qui partagent en fait euh les revendications, les demandes qui sont multiples mais qui tournent quand même toujours autour du même sujet qui est euh de la justice sociale, de reconnaître quand même l'effort des Français qui sont déjà soumis à des fortes difficultés en matière de pouvoir d'achat, à qui on demande de travailler encore plus, à qui on a failli demander de travailler de jours fériers gratuitement.

Ça y est, ça s'est abandonné. Oui, c'est abandonné. Mais faut comprendre que et madame Judith disait tout à l'heure un élément important, c'est vrai que je pense que la question des retraites et le passage en force qu'il y a eu maintenant il y a il y a près de 2 ans, c'est aussi une blessure.

De la même manière que 2005 quand il y a un référendum, on demande l'opinion des Français n'est pas respecté quelques années par la suite quand il y a le traité Lisbon qui est passé en en force en fait contre contre la vie du peuple par Nicolas Sarkozi. À chaque fois que le peuple s'exprime dans la rue qu'il y a parfois aussi une majorité. il y avait une majorité contre cette réforme borne à l'Assemblée nationale et qui a eu ce passage en force avec le 493.

Je pense qu'on met des coups de poignard dans ce lien de confiance entre les élus et entre ce qui certains considèrent comme les élites mais les élus et euh le peuple. Et demain, je pense que et ça doit nous questionner aussi tous sur la question par exemple des retraites. Moi j'ai porté pour mon groupe le 31 en octobre dernier un texte d'abrogation pour le Rassemblement national.

Moi je regrette que certains l'aient pas voté. Moi, j'ai toujours voté par exemple les textes d'abrogation qui venaient de ma collègue de gauche. Je pense qu'il faut qu'on arrive à dépasser aussi un certain nombre de clivages parce que sinon on y perdra tous.

C'est ça ce qu'il faut comprendre aussi tous les élus. Aujourd'hui, si on continue comme avant, on va perdre la confiance et et tous nous serons emportés nous serons emportés de la même manière. Tom Madame, vous voulez lui répondre.

Oui, je suis assez d'accord sur le fait qu'il faille changer la méthodologie. Aujourd'hui, on a une assemblée qui n'est pas qui n'a pas de majorité. Moi, je n'ai pas connu d'assemblée majoritaire comme parlementaire.

Je suis arrivé en 2024. Donc je m'adapte après la dissolution. Voilà.

Exactement. Je m'adapte et je pense qu'effectivement il faut qu'on arrive à trouver un chemin avec toutes les personnes qui veulent mettre en avant l'intérêt général et l'intérêt de notre pays. Trouver un chemin, discuter sur tous les sujets.

On peut parler de tous les sujets, la retraite, tout est tout est envisageable. Il faut se mettre autour de la table. Mais pour ça, il faut arrêter peut-être de changer de gouvernement tous les 6 mois.

Il faut pouvoir avoir une stabilité pour avoir des interlocuteurs qui sont stables et pouvoir discuter de manière franche dans la durée et essayer de trouver des solutions ensemble. Si tous les 6 mois on change de gouvernement, on change d'interlocuteur, on essaie de faire de mettre le bazar ou de faire voter des abrogations, on va pas s'en sortir. Je pense qu'il faut que les gens responsables s'assoent autour de la table, se mettent en à discuter et qu'on essaie de trouver des solutions tous ensemble.

Sarah le Gringe, vous voyez ? Ouais, je pense c'est un peu compliqué de dire ça. Après 8 ans de macronisme, on a pu voir que la marque de fabrique d'Emmanuel Macron, ça a été de s'essuyer absolument les pieds sur à la fois l'Assemblée nationale avec les 493 successifs, 23 sous Elizabeth Borne, je crois et puis aussi sur les mobilisations populaires, l'expression de la mobilisation populaire que ce soit dans la rue, les mobilisations massives sur la la retraite à 64 ans évidemment on y pense, mais aussi le vote tout simplement.

Hein, je rappelle qu'il y a un an, Emmanuel Macron a dissou et qu'il n'a pas respecté le résultat des élections. Donc quand vous dites "Fudrait arrêter de changer de gouvernement tout le temps, en fait, faudrait surtout arrêter de mettre tout le temps les même parce que quand ils sont battu aux élections, c'est pas normal que ce soit les mêmes qui reviennent et y compris pour faire la même politique parce que venez m'expliquer là que monsieur le cornu qui est dans les gouvernements de monsieur Macron depuis 8 ans va venir faire a été mandaté pour faire une politique différente de celle de monsieur Baou alors qu'il nous explique qu'il va renoncer à de jours férier mais que tout le reste visiblement reste encore en l'état dans le budget. c'est pas crédit pour les Français.

Et je crois que le message d'hier euh est assez clair sur le fait que c'est pas euh c'est pas entendable en fait de simplement dire euh oui, on va essayer de commencer à discuter et que euh faudrait peut-être juste commencer à essayer d'écouter ce que disent les Français avec les moyens qui sont les leurs. Ce sont des droits constitutionnels, la grève, la mobilisation. Monsieur, on vous écoute.

Il faut lui donner un micro, c'est mieux. Bonsoir Charline Grandi, agent cadre de la fonction publique. J'ai une question parce que donc deux députés ont ont évoqué plusieurs fois les 493 ou le traité de Lisbonne comme des des coups de poignard, en tout cas des des moyens qui qui ont qui ont eu un effet pervers sur le lien entre les élus, la nation et le peuple.

Est-ce que la ma question est la suivante ? Est-ce que vous ne pensez pas que les représentants, les élus que vous êtes n'êtes pas plus à même de savoir ce qui est bon pour l'avenir de la France que le peuple lui-même ? Qui veut répondre à Charles Crois pas qu'on est la science infuse, hein.

On apprend tous les jours comme tout le monde. Alors évidemment quand alors quand on se fait élire, on a un programme et on a une une feuille de route mais ensuite effectivement on peut et je pense qu'on est tous quel que soit notre bord politique sur le terrain à la rencontre des gens. Moi je suis au quotidien dans ma ville.

J'essaie de je rencontre du monde, les associations, les gens qui veulent me voir, mais aussi le tout venant sur les marchés quand je fais mes courses, quand j'amène ma fille à l'école. Je discute avec les gens et j'essaie de comprendre voilà leurs attentes. Qu'est-ce qu'est-ce qui convient aujourd'hui dans ce que nous faisons, qu'est-ce qui ne convient pas ?

On peut toujours évoluer sur des choses, même si on a un corpus idéologique et un programme sur lequel on a été élu, il est toujours possible de changer, d'écouter en fonction de l'actualité et des attentes des gens. Ça c'est tout à fait possible. Ouais.

Après pour vous répondre, la 5e République, elle est fait pour que ça s'exerce par la voix des représentants et par la voix du référendum. Je pense que les deux sont possibles. On peut pas faire des référendums tout le temps bien entendu.

Je pense que vous seriez le premier à en avoir marre si tous les weekends il fallait aller voter Charles. C'était aussi l'usage intempestif du 493 qui a fini par briser ce lien peut-être entre Moi, je pense que ça sera un décalage. J'isai ma collègue après répondre.

Moi, je pense que le 493, il doit exister dans la Constitution pour le budget euh pour un certain nombre de cas où il faut qu'on ait un budget, il faut que ça avance et il faut parfois, c'est un outil constitutionnel euh qui a quand même un intérêt, s'il y a un moment de blocage, il faudra bien un budget. Par contre, l'utiliser sur des réformes d'ampleur comme la question des retraites. Euh l'utiliser quand pourtant il y a une minorité à l'Assemblée nationale qui est pour, quand il y a une majorité de personnes qui sont opposées dans tous les sondages et dans la rue, là euh il faut qu'il y ait une utilisation qui soit modérée, qui soit intelligente parce que si c'est au final utiliser le 493 comme un un doigt d'honneur indirectement en disant causer toujours, ça m'intéresse, on s'en fout, on peut passer en force, là ça se passe pas bien et ça ça crée du ressentiment, de la défiance.

Par contre, dans des situations exceptionnelles quand il y a pas de majorité, quand il y a besoin, le 493, il existe avec une possibilité de censure. Donc, on a quand même nous la possibilité quand il y a un 493 d'empêcher le passage en force pour le budget. Donc, c'est une question qui doit être raisonnée, raisonnable de l'utilisation pour moi de ce 493 et elle a été aujourd'hui utilisée à tort euh dans nombre.

Bon, en tout cas, Sébastien Lecorn a promis une rupture sur la forme et sur le fond. Euh, il avait souligné aussi, vous vous souvenez lors de la la passation de pouvoir avec François Baou, le décalage entre la vie réelle et la vie politique. Ce décalage euh le Sévipov le mesure chaque année avec son baromètre de la confiance politique qui devrait plutôt s'appeler un baromètre de la défiance tantelle est aujourd'hui à un niveau qui n'avait jamais été mesuré. décryptage signé Tibo Enoc et on en parle ensuite sur les ronds-points il y a 10 jours.

N'attendons rien d'un gouvernement qui prétendrait les présenter les travailleurs ou dans les cortèges de manifestants hier en colère en colère. Un point commun, un fort sentiment de défiance s'exprime en France. D'après une récente étude, seul 26 % des Français ont confiance en la politique, le niveau le plus bas jamais mesuré.

Un chiffre qui nous distingue de nos voisins européens. Une France en plein divorce entre citoyens et élus. Le phénomène a été illustré par le mouvement blocour de Limoge.

J'en ai marre de ce qui se passe dans les hautosphères et des privilèges à Rouan. On galère pour remplir le frigo et les mecs il s'achètent des sièges à 40000 balles. Ça refait un.

Non mais voilà, il faut il faut voilà. La liste des grillefs est longue. 83 % des Français estiment ainsi que les politiques ne prennent pas en compte leur avis.

C'est ce respect des votes. C'est ce cette impression de ne pas être écouté par les classes politiques. C'est de plus en plus difficile d'ignorer bah d'ignorer que le gouvernement nous ignore en fait.

Plus grave pour 74 % des personnes interrogées, nos dirigeants sont corrompus. On a un gouvernement qui est pourri, complètement pourri. Il y a des corrompus là-haut et le peuple il meurt.

Donc maintenant, il faut faire quelque chose. En haut de l'échelle de la défiance figure le président de la République suivi du gouvernement. Mais les partis politiques dans leur ensemble sont décriés.

Seul 16 % des Français disent leur faire confiance. On fait de bruit. Dans ce concert de critique.

Cependant, une nuance. La défiance décroit à mesure que le pouvoir se rapproche des citoyens. 61 % des Français ont ainsi confiance en leur mère.

Tiens, j'ai envie de vous poser une question. Qui parmi vous a déjà parlé directement à son député ? À part aujourd'hui bien sûr Judit et c'est tout.

Personne et manif dans les manifes, vous rencontrez les vous rencontrez les députés. Mais qu'est-ce qui vous a rendu euh méfiant euh à l'égard de la classe politique comme on le voit dans dans le reportage ? Je je Frédéric, on vous écoute.

Bah en fin de compte, voilà les partis politiques, ils font de la politique pour leur partis et on voit la déconnexion totale bah notamment à un moment quand les Français ont pris l'inflation de plein fouet. En fin de compte, vous vous êtes tous augmenté vos avances de frais de mandat de 300 €. Je veux dire ce signe-là, je veux dire les gens, ils ont du mal à finir les fins de mois, ils ont du mal à manger, à faire à se chauffer et euh il y a des gens qui bah sautent des repas et voilà.

Et quand on voit tout ce qui se passe, euh pourtant il y a eu beaucoup de partis politiques qui ont été au pouvoir et on voit par exemple les services publics, c'est la catastrophe. Et qui c'est qui ont subi les conséquences ? C'est nous, on attend 8h aux urgences.

Vous vous attendez pas 8h aux urgences hein. Ou les grands patrons non plus n'attendent pas 8h aux urgences. tout est démantelé et voilà et au bout d'un moment c'est c'est pas acceptable.

Il y a des gens qui arrivent même pas à trouver des médecins, je veux dire voilà. Et on sent que bah il y a de l'argent, il y a énormément d'argent, sauf qu'il y a pas un rapport de force nécessaire pour faire changer les choses. Et c'est par la grève comme les anciens l'ont fait qu'on peut avoir quelque chose.

Parce que quand on sait qu'il y a 211 milliards d'euros qui sont donnés par an à des entreprises privées sans contrepartie, sans étude d'impact, on se dit on se fout vraiment de nous quoi. Vous parlez du versement des aides publiques aux entreprises dont on a parlé hier dans dans chaque voix compte. Qu'est-ce que vous répondez à Frédéric ?

Parce que là, il soulligne le décalage dont parlait Sébastien Lecnu la semaine dernière entre la vie réelle et la vie politique sur les 8 heures d'attente aux urgence sur la la casse du du service public. Moi moi j'ai envie de lui répondre, ça me permettra aussi de répondre à l'autre question à laquelle j'ai pas pu répondre sur pour qui est-ce qu'on fait de la politique et moi je suis convaincu que vous venez de dire faire la politique pour les partis. Bah si en fait c'est ça l'impression que les gens ont bah évidemment c'est la catastrophe.

Faire la politique pour soi. Alors ça c'est encore pire he en profiter pour se gaver. J'en profite pour dire que nous on était opposé à cette augmentation des frais de mandat parce qu'on trouvait ça complètement incompréhensible dans dans ce moment-là de d'inflation.

Mais ce qui est ce qui est sûr, c'est que pour moi, faire de la politique, c'est suivre l'intérêt général. Et du coup, quand vous disiez est-ce que vous êtes pas vous mieux placé euh mieux informé pour savoir quoi faire ? Ben moi je suis je j'ai envie de vous dire c'est exactement l'inversaire que moi je pense que la mobilisation d'hier, la mobilisation du 10 septembre, ce que vous dites monsieur, mais aussi ce que dit du coup le le sondage que vous citez qui dit quand même que il y a aussi que 23 % de confiance dans le président de la République he c'est lui qui prend le plus cher.

C'est le procès d'une 5e République où on se sent plus du tout représenté. On a à la fois un monarque présidentiel qui décide de tout et là on le voit très fortement avec le fait de de ne pas suivre le résultat des élections et cetera. On a l'impression que les politiques sont menées pour une partie du peuple seulement les plus riches et les multinationales.

Et que ça faisait partie des mots d'ordre vous dites il y avait pas eu de mot d'ordre dans la manifestation. Moi j'ai vu des mot mais par contre il y avait taxé les riches, Macron démission retraite augmenter les salaires. Globalement ça dessigne quelque chose qui est le contraire des politiques qui sont menées actuellement.

Et moi, j'aimerais dire un mot aussi sur la représentativité en politique. C'est pas normal qu'à l'Assemblée nationale, il y ait, je crois que c'est euh 36 % de femmes seulement à l'Assemblée nationale alors qu'on est la moitié euh euh dans le pays. Voilà. euh c'est pas normal qu'il y ait aussi peu d'ouvriers, d'employés à l'Assemblée nationale.

Et ça c'est quelque chose, je sais qu'à la France insoumise, on essaie d'y travailler, on n'est pas parfait sur le sujet hein, mais on se dit c'est pas possible en fait d'avoir des élus qui sont euh vécus comme des experts du coup qui un peu font une carrière quoi et puis du coup en profite peut-être pour s'en mettre pour voilà se remplir les fouilles. C'est un peu l'idée que les gens peuvent avoir. Alors que ils ne sont pas représentatifs de la diversité de la société française.

Et voilà, je sais qu'en tout cas nous on mène cet effort. Je sais que vous vous êtes plutôt en terme de parité bien en dessous des des moyennes l'un comme l'autre. Je sais que représent catégorie on pourra faire des combat catégorie soci équivalent sur les ouvriers.

Non, mais sur ouvrier employés par exemple et ça ouvrier employé euh voilà vous je crois que vous avez vous avez 0 % d'ouvriers dans votre partie, 3 % d'employés. Bon, c'est pas la la statistique de la société, mais c'est vrai que nous on en a 12, c'est pas non plus euh suffisant. Voilà.

Et et ça et ça je pense que ça ne se règle pas en en pous en dépoussiérant la 5e République. Vous avez l'air vous vous dites le 493 on peut le garder pour des choses. Moi je pense qu'il faut passer à une 6e République et il faut le faire avec le peuple par une constituante qui décidera de remettre les règles du jeu y compris en disant comment on se fait bien représenter comment on s'assure qu'on puisse faire une carrière politique et revenir ensuite parce que c'est pas une carrière au sens professionnel donc il faut pouvoir revenir après dans son activité professionnelle.

C'est sûr que c'est plus facile. Moi je suis fonctionnaire bah je sais que j'ai mon poste en sortant, je le sais. Bah si on n'est pas fonctionnaire, c'est plus difficile retrouver un boulot après avoir été surtout de mon bord politique à l'Assemblée nationale.

C'est pas forcément. Peut-être que vous pouvez admettre aussi qu'il peut y on peut être timide, c'est-à-dire qu'on peut il faut être audacieux pour se présenter à des élections pour accepter d'avoir d'abord sa tête s'afficher. Mais on est rendu timide aussi parce qu'on vous dit à longueur de temps que vous êtes pas légitime.

On vous dit mais vous n'y comprenez rien, c'est plus compliqué que ça. Les multinationales, vous comprenez, faut absolument pas les taxer parce que sinon l'économie ceci. On vous explique les riches, vous comprenez, risquent de partir.

Ce serait une catastrophe pour le pays. Et moi, je pense d'ailleurs que ça marche de moins en moins. Que les gens, ils en ont marre de se faire donner la leçon.

Ils en ont marre qu'on dise il faut faire de la pédagogie, voilà. Et qu'en fait, ils savent où est leur intérêt ou en tout cas où est l'intérêt général. Et que la question c'est comment on respecte cet intérêt général et comment on fait primer l'intérêt général sur les intérêts particuliers.

C'est aussi lutter contre les conflits d'intérêts. À l'Assemblée nationale. Il y en a plein le nombre d'actionnaires.

Alors dans dans le gouvernement, vous avez 22 ministres millionnaires. J'ai pas le chiffre des actions qu'ils ont partout. C'est c'est évident que ça donne pas confiance dans les pour les gens parce que un c'est pas représentatif de la société. de ces signes de lien avec et bien une petite portion de la société qui qui fait la politique pour tout le monde, à savoir ceux qui sont déjà les plus privilégiés, qui font pas la queue aux urgences, qu'on leur clinique privée, qu'on leurs écoles privées, qui s'en fichent du climat parce qu'ils vont pouvoir se protéger face à la crise climatique.

Donc c'est ce sentiment là, je pense qu' s'exprime actuellement à la société. Aménager. Non, mais je partage un certain nombre des points qui a été qui ont été énoncés par ma collègue, mais je pense qu'il faut pas non plus participer à augmenter le côté tous pourri et tous les élus.

Voilà. Moi je veux dire quand je vais aux urgences, je vais aux urgences de l'hôpital public monsieur. Je pense que enfin j'ai pas de clinique privée à Montargie, je fais comme tout le monde, j'ai pas de chauffeur.

Moi, j'entends des fois sur le terrain aussi nombre de choses. On pense que les députés ont des chauffeurs et cetera. Je veux dire globalement oui, bien entendu, on a un niveau de vie qui est supérieur et on peut pas se plaindre.

Oui, il y a un certain nombre de choses sur lequel on peut on peut faire des efforts, mais je pense que les élus seraient moins ciblés s'ils faisaient leur boulot. C'est-àdire qu'en fait euh c'est un peu pareil que quand vous payez des impôts, bah vous vous dites "Si je paye mes impôts mais que je vois les résultats et je vois concrètement les services publics qui marent, je vois que globalement il y a eu une justice entre les différentes personnes, bah je suis pas toujours content de payer mes impôts, mais au moins je sais à quoi ça sert." Bah c'est un peu pareil pour les élus.

C'est-à-dire que si on se dit les élus, ils font leur boulot, euh ils pensent à l'intérêt général, globalement, il y aura un lien de confiance. mais aussi depuis un certain nombre d'années les magouilles qui peut y avoir même en période électorale, ça va pas plaire à mes collègues, mais quand il y a normalement lors des élections des personnes qui pensent tout l'inverse qui se désistent les uns pour les autres, des députés de droite qui se désistent pour voter pour des députés de la France insou attaquer le front républicain. Oui, parce que bien entendu, je peux comprendre leur avaient voter pour vous, ils ont choisi de ne pas voter pour vous parce qu'ils ont détesté encore plus que les macronistes.

Mais très bien. Mais comprenez aujourd'hui que derrière votre position aussi quand vous renoncez, vous refusez que par exemple les 11 millions d'électeurs que l'on représente à l'Assemblée nationale soit représenté quand on dépose quand je vous laisse je vous laisserai finir quand on propose l'abrogation de la réforme d'ide et vous dites ça vient d'eux on ne le votera pas. Moi moi moi je vais vous le dire j'ai voté des tas de mesures.

Je me fais taper d sur vous donnez envie à Charles de de réagir. Charles qu'est-ce que vous voulez je finirai juste et je laisserai à Charles répondre. C'estàd que moi je me fais taper dessus parce que je vote des mesures macronises, des mesures de la France insoumise, des mesures DLR parce que c'est pas parce que Jean-Luc Mélenchon dit qu'aujourd'hui il fait 32°gr que je vais vous dire que je me l'écaille.

Non, il fait chaud, c'est horrible aujourd'hui. Et Jean-Luc Berenchon s'il dit ça, il a raison et je voterai sur ce point-là pour lui. Euh et s'il propose à l'Assemblée nationale, je veux dire à un moment les gens ils en ont ral bol que ça soit chacun dans son couloir chacun pour ch un truc sur les retraites.

Vous devriez dire qu'on était pas d'accord. Vous devriez dire qu'on était pas d'accord. Vous vouliez abroger la réforme des retraites en finançant les retraites ?

Comment ? Expliquez-le aux gens. Par la datalité à un moment où on nous parle de rarement démographique.

Et ben par exemple moi mes engagement situation c'était dans votre exposé des motifs c votre loi. Donc il y avait des tas de choses avec lesquelles on était pas d'accord et on sait que quand vous dites la drogation là et par ailleurs devant un panel que ça par ailleurs vous êtes revenu vous étiez pas clair sur 60 ans 62 ans. D'ailleurs, je suis sûr queici plus personne ne sait si vous défendez les 60 ou les 62 ans.

Donc nous on n pas voulu participer à cette confusion. Nous on ne participe pas à la confusion et voter des choses avec vous alors qu'on est en désaccord total avec vous, ça participe de cette confusion. Par contre les désistan mais justement sur les désistements, vous oubliez une chose, c'est que c'est eux qui ont eu la parole.

C'est c'est messieurs dames qui ont eu la parole. Et s'ils avaient décidé que c'était trop injuste qu'il y a un désistement face au au nationale et ben ils auraient voté pour vous. Et en fait, ils ont fait le choix de voter contre le Rassemblement national parce que ça a été à un moment le plus important pour eux, même parfois quand ça leur faisait mal à leur conviction.

Ça veut dire vous êtes encore plus détestable madame Born vous avez pas de vous pensez pas que ça trouble les gens en disant au pire faites ce que vous voulez aussi d'aventiliser je pense qu'il va pas inventiliser aussi les français en leur donnant des consignes de vote. Nous on a libr de faire ce qu' veulent et puisque chaque voix compte on vous a beaucoup entendu mais on va laisser je crois que c'est Corentin qui veut parler. Non c'est Charles.

Bon Charles d'abord Charles pardon je vous je vous en prie. Donc je il s'agis pas de répondre he parce que le but c'est pas de monopoliser la parole. J'ai une question encore, pardon.

Euh vous avez évoqué un point, je pense qui intéresse beaucoup de monde euh si ce n'est tout le monde, c'est euh effectivement euh voir où vont nos impôts, même si tous les Français ne payent pas d'impôts, globalement, c'est quand même le principe de de notre République et de notre constitution. Et donc ma question est la suivante : que faites-vous en tant que représentant, en tant que calu, en tant que député euh pour rendre transparente vos actions ? Donc finalement l'action publique, comment vous faites en sorte qu'elle soit qu'elle soit claire et qu'elle soit perceptible perceptible pardon par votre par vos par vos électeurs ?

Madame on répond. Bah écoutez, aujourd'hui alors je vais reprendre je vais rebondir sur un point de la question précédente de monsieur qui disait que enfin je regrette d'abord qu' a qu'une personne qui ait pu parler à son député puisque c'est vrai qu'aujourd'hui bon il y a les moyens de communication qu'on connaît tous les réseaux sociaux on a tous une adresse mail publique sur lesquels vous pouvez vous pouvez écrire et je pense qu'aujourd'hui nous les élus on essae au maximum d'être réactif de répondre à tout le monde de quelle que soit la sollicitation. Donc moi, c'est ce que je fais au quotidien.

Je reçois des messages sur tous les tous les supports. Voilà, je vais pas citer les noms des réseaux sociaux par mail et cetera. On essaie d'être vraiment au contact.

Donc je regrette que vous n'ayez pas fait forcément la démarche de nous approcher puisque c'est après effectivement si si vous venez vers le député et que il ne répond pas à vos attentes, vous pouvez effectivement dire il a pas fait le travail, il a pas répondu et cetera. Il a il a pas donné satisfaction. Mais déjà faites la démarche de venir vers nous parce que nous aussi on fait la démarche de on essaie au maximum de venir vers vous et voilà.

Sachez que nous en tout cas on est disponible pour échanger avec vous. Euh sur la question qui a été posée, ben voilà, on dispose de moyens de communication. Alors le site de l'Assemblée nationale répertorie tous nos votes.

Il y a aussi un site qui s'appelle data. Vousz pas toujours qu'on les montre hein par contre. De quoi les votes ?

Ah non, moi je pas de problème. Tous mes votes, je les assume. Nous, quand on affiche les votes des gens, on se fait euh insulter parce que oh là là, on fait des listes de gens qui ont voté.

Alors que c'est quand même bah vous faites vous, il faut pas demander aux gens, il faut pas demander à ce qu'on harcèle les gens par mail parce qu'ils ont voté pour ceci ou cela. De toute façon, c'est public, donc il y a pas de souci. Donc voilà, nous on nous les députés, vous pouvez voir nos votes sur le site de l'Assemblée nationale, sur des sur un site qui s'appelle Datan.

Euh, il y a nos interventions aussi en commission, le taux de présence. Voilà. Donc vous voyez, vous avez quand même un aperçu global de notre activité.

Ensuite, chacun est libre de communiquer sur ce qu'il fait sur ses propres réseaux sociaux en en circonscription aussi via la communication papier. Voilà, on essaie au maximum de d'expliquer ce qu'on fait, de faire comprendre comment ça fonctionne. Et pour revenir sur le sujet de la dicotomie entre ce que pense le peuple de ce que nous vivons et de ce que nous vivons en réalité, je suis d'accord, il faut absolument qu'on montre l'exemple.

Et à ce titre, je pense que la première décision de notre nouveau premier ministre de supprimer les avantages à vie des anciens premier ministres est une bonne nouvelle puisqueeffectivement il faut que nous d'abord on montre l'exemple pour montrer qu'on soit capable de faire des économies de se voilà de de trouver des solutions pour avancer tous ensemble. Je vais me tourner vers Wali Bordas. Wali, on sait que le premier ministre consulte voilà en vue de former un gouvernement.

Il a donc publié un communiqué hier pour dire qu'il était attentif aux revendications et qu'il en il en tenait compte dans les consultations qu'il mènent. Il a même prévu de revoir l'intersyndical dans les prochains jours. Comment est-ce qu'on verra euh de quelle façon il a tenu compte des revendications qu'on a pu entendre dans la rue hier ?

En tout cas, on a un premier ministre qui prend son temps et qui et qui et qui place le quoi avant le qu. On a souvent parlé de des castings gouvernementaux. Là, on a un premier ministre qui qui a conscience de la situation politique quasiment inextricable à laquelle il il va devoir faire face, qui a vu les deux précédents premier ministres tomber quand même relativement rapidement euh et qui donc se dit qu'il va devoir consulter et de manière très habile pour l'emporter parce que bon, la discussion que vous avez depuis tout à l'heure et la manière dont dont vous entendez ou plutôt dont vous ne vous entendez pas prouve à quel point je trouve cette assemblée nationale et ce pays est un gouvernable.

On a on a une assemblée divisée en trois blocs avec d'un côté les troupes de Marine Le Pen, de l'autre la gauche et au centre les Macronistes et la droite LR. Et en gros le Premier ministre, il va devoir trouver un compromis entre tout le monde alors que les trois forces sont quasiment proportionnellement représentées. Donc c'est très compliqué.

Et donc il va devoir euh alors il y a les partenaires sociaux d'un côté et la gauche qui est du même côté. et le Parti socialiste qui semble un petit peu plus constructif que les autres forces de gauche, France insoumise, communiste et et les verts. Donc ce premier ministre va devoir trouver un chemin et un accord euh en quelque sorte de non censure ou voilà pour passer l'automne et arriver à garder les LR au gouvernement tout en négociant la noncensure du Parti socialiste qui semble être quand même sous pression de sa base militante et de la gauche de manière générale.

On l'a vu hier avec cette mobilisation. Donc ce premier ministre va devoir euh et c'est très complexe écrire un budget euh en enlevant certains points, en ajoutant un autre. Je pense que le point d'accord peut-être sur la taxation des ultra riches et essayer d'offrir une concession à la gauche tout en la faisant accepter à la droite.

Et puis il y a un éléphant dans le couloir. Pendant ce temps, on on parle du nouveau premier ministre, on parle du fonctionnement de l'Assemblée nationale mais il y a un nom qui était sur de nombreuses pancartes hier dans les manifestations, c'était celui d'Emmanuel Macron. Le le président cristallise les colères tout en se tenant éloigné de la scène nationale.

Où est-il passé ? C'est Anna Cabana qui va nous en donner des nouvelles ce soir. [Musique] Oui, Pascana, pendant ce temps, on entend pas Emmanuel Macron.

Alors, on ne l'entend pas non Aline, mais on le voit et on le voit prendre de la hauteur ce matin. Il a monté quelques 424 marches pour aller sur le toit de Notre-Dame célébrer la réouverture des tours. Cette prise de hauteur physique, mais vous avez raison de sourire, ça peut passer pour un détail mais en fait non parce que c'est exactement la position que veut adopter Emmanuel Macron, c'està-dire au-dessus de la mêlée, au-dessus des manifestations, au-dessus des colères et des appels à la démission.

La renaissance de Notre Dame, c'est le symbole par excellence de ce qu'il considère être sa réussite à lui. Il y voit la métaphore de la vie de la nation. Vous souvenez, c'est ce qu'il avait dit.

Chaque femme, chaque homme est nécessaire surtout ne pas s'abaisser à commenter ce qui s'est passé dans la rue et laisser ce rôle à son nouveau premier ministre Sébastien Lecnu pendant que lui Emmanuel Macron et ben essaie de s'activer pour laisser une trace dans l'histoire. À quoi faites-vous allusion Anna ? à son discours historique de lundi à New York devant l'Assemblée générale des Nations- Unies.

Le discours par lequel la France sera le premier pays du G7 et le premier membre permanent occidental du Conseil de sécurité à reconnaître l'État palestinien. Ça va se passer vers 15h30 he locale, c'est-à-dire 21h30 he de Paris. Et il faut bien savoir une chose, depuis 15 jours, Emmanuel Macron ne pense qu'à ça.

Il considère que ce sera un délègue diplomatique de sa présidence et qu'il peut à cette occasion prendre la tête le leadership d'un nouveau processus de paix au Moyen-Orient. Et pour ça, pense-t-il, il faut réussir à apaiser la colère des Français juifs, à les rassurer. Et c'est ce qu'il tente de faire depuis de semaines en recevant et en téléphonant à tour de bras pour expliquer, désamorcer, tenter de convaincre les Français juifs que sa décision de reconnaître un état de Palestine ne trahit ni leur sécurité, ni son son engagement à lui Macron contre l'antisémitisme.

Au contraire, cette décision, elle est soutendue par la conviction que cette reconnaissance et je cite Emmanuel Macron, la meilleure manière d'isoler le ramass. Bref, Emmanuel Macron fait ce qu'on pourrait appeler une forme de service avant discours. Donc s'il est silencieux sur le front intérieur, il ne l'est pas du tout sur ce terrain là, il compris publiquement parce qu'il a il a donné une longue interview à la télévision israélienne pour défendre cette position.

Il paraît qu'il a aussi réussi à mettre de son côté quelqu'un comme Alain Vinkel Crot. Alors, c'est peut dire qu'il est content Emmanuel Macron, hein, parce que Alain Finkle Crow faisait partie des personnalités repérées par l'Élysée comme étant des leaders d'opinion au sein de la communauté juive de France et qui ont été conviés à Disney euh à l'Élysée jeudi 11 septembre pour échanger autour de cette question de République et antisémitisme. Alain Finkel Crot, c'est la preuve veut croire Emmanuel Macron que son opération de séduction, de persuasion fonctionne.

Ça fonctionne vraiment en fait. Et ben les Français Juifs ne lui pardonnent pas une chose. C'est moins la reconnaissance de la Palestine que son absence à la manifestation du 12 novembre 2023 contre l'antisémitisme.

Vous savez cette grande manifestation qui a suivi le 7 octobre et ce qui lui pardonne encore moins que son absence c'est la façon dont il s'en était justifié la veille devant une descendante du capitaine Défus qui l'avait apostrophé. C'était en marge des cérémonies euh du 11 novembre et elle lui avait dit euh "Monsieur le président, en tant qu'arrière petite fille de Drefus, je suis un peu déçu que vous ne veniez pas à la manifestation demain." La réponse d'Emmanuel Macron euh a été la suivante : "Je n'ai jamais été à une manifestation quelle qu'elle soit, sinon je peux manifester toutes les semaines fin de citation." Sachant que le même Emmanuel Macron, à peine 15 jours plus tôt avait proposé la création d'une coalition internationale contre le Ramas.

Et bien, les Français juifs ne lui ont pas pardonné ce qu'ils appellent cette politique de l'essuieglace depuis quand les uns et les autres remettent ce sujet, cette blessure sur la table, ce qui a notamment été fait hein pendant le dîner dont on vient de parler. Et bien Emmanuel Macron balaye ça en faisant comme si c'était un détail. Il y a des détails qui en disent long.

Merci Anna Wali Bordas, vous décrivez très bien dans votre livre Palais Bourbier de quelle façon Emmanuel Macron est devenu finalement en un an le spectateur du propre chaos qu'il a créé lui-même. il est complètement acculé en fait le président de la République. Euh et c'est pour ça je pense qu'il s'intéresse et uniquement aux questions international ou plutôt qu'il fait semblant de s'intéresser uniquement au au aux questions internationales, c'est parce qu'en fait euh sa dissolution ratée a mis la France dans un chaos inimaginable.

Imaginez quand même que depuis 2 ans, on en est à notre 5e premier ministre. On a euet Bor, on a eu Gabriel Atal, on a eu Michel Barnier, on a eu François Baou et maintenant on a Sébastien Lecnu. Donc difficile pour Emmanuel Macron de de d'obtenir des victoires au Parlement depuis 1 an et demi que l'Assemblée nationale a repris avec ces ces nouveaux élus.

On a eu quasiment aucune loi votée au Parlement. On a eu un budget passé dans la douleur parce que tout le monde voulait qu'il y ait un budget au final. On a eu quelques petites lois.

On a eu une loi fin de vie mais qui a pas terminé son processus. législatif et en fait on a on a un pays qui est complètement bloqué en crise économique, crise sociale. Donc forcément le président de la République là il a en quelque sorte il est en quelque sorte en train d'user sa l'une de ses dernières cartouches si ce n'est pas la dernière avec Sébastien Lecornu et on sent bien même autour de lui la crainte peut-être d'une seconde dissolution à venir voire même encore pire.

Certains la réclament à corps et à cri depuis depuis quelques temps et certains euh dans le spectre politique comme Valérie PCR ou Jean-François Copé la réclame depuis quelques semaines. C'est impossible de démission. Qui veut réagir dans le public ?

Parce que là, on parle d'une éventuelle prochaine dissolution. Ça entraînerait des élections législatives. Est-ce que tous vous dites "J'ai ma carte d'électeur et pour sûr j'irai voter s'il y a des législatives le mois prochain enthousiasme.

Moi j'ai une autre question. J'ai une autre question Sach qui veut parler. Ils ont le droit de demander d'abord si le résultat sera respecté ou pas parce que ça ça compte non ?

Euh, bonjour. Ben, je m'appelle Sacha, j'ai 23 ans, je suis jeune diplômée. Et ma question, je pense enfin sur le est-ce que est-ce que c'est en fait encore utile d'avoir une deuxième dissolution ?

Est-ce que c'est encore utile euh de enfin d'utiliser notre vote, la force de notre vote ? Ma question derrière, c'est un peu est-ce qu'il y a encore des choses sur lesquelles on peut se mettre d'accord ? Parce que aujourd'hui, on voit qu'il y a énormément de de désaccord et c'est bien et on est parce qu'on n pas tous les mêmes réalités de vie au sein de la France, mais est-ce que encore aujourd'hui il y a des choses sur lesquelles on peut espérer se mettre d'accord ?

Parce que s'il y a plus rien sur lequel enfin sur quoi se mettre d'accord, bah à quoi sert tout ça quoi ? Bah disons que pour cela, il faut une majorité à l'Assemblée nationale peut-être. Moi j'ai une question à vous poser à tous. qui changerait son vote s'il y avait une prochaine des solutions par rapport à votre vote de 2024.

Pour ceux qui ont voté l'année dernière, est-ce que vous avez envie de changer de vote si jamais il y a des législatives le mois prochain ? Très bonne question. Voilà la réponse.

Donc la dissolution solution dire cher collègue, il y a deux tours dans une élection. Oui, d'accord. Donc en fait, c'est pour ça que c'est pas simple.

C'est vrai que bon quand il le public est quand même dubitatif, on se dit pourquoi est-ce qu'en un an les Français qui on n'ont pas réussi à à à départager une majorité à l'Assemblée nationale il y a 1 an le ferait aujourd'hui ? Mais c'est c'est la vraie question. Après aujourd'hui, on est bloqué.

Enfin ce que ce que vient dire Wally Bordas le prouve. à un moment euh il faut tenter quelque chose. C'estd je pense que les Français euh pourraient ne pas faire le même choix, les mêmes choix de second tour.

Les vous savez une élection législative c'est pas un score national, c'est 577 élections comme une élection présidentielle avec bah ça sera l'occasion de vous dire si mon député je l'ai pas vu, je l'ai jamais vu et bah à un moment j'en change et je change de vote. C'est le moment où il peut y avoir un certain nombre d'évolutions et parce que on n pas d'autres possibilités excepter la démission, vous l'avez dit, du président de la République mais ça ça dépend du président de la République et il est seul à pouvoir le décider. Alors, je juste mettre les pieds dans le plat parce qu'en fait la question que pose Thomas Ménager mais sans vous a posé jusqu'au bout, c'est est-ce que vous enfin est-ce que vous pensez que le Front anti rassemblement national serait aussi vigoureux cette fois-ci qu'il l'a été la fois précédente ?

C'est ça le sujet pour lui. Voilà, vous allez les afficher donc il y en a aucun quiosera répondre parce que Oui. Oui.

Aussiux. Aussi figureux. Je peux réagir sur quelque chose en ce qui vous concerne ?

Voilà. Les études prouvent l'inverse. He les études prouvent l'inverse, vous le savez.

Frédér Oui oui, ce micro fonctionne. Ouais. Je vais me présenter Frédéric donc gilets jaune.

J'ai été aussi dans antipasse sanitaire, j'ai été aussi je suis aussi militant en syndicaliste de base. Je côtoie les politiques, je sais leur politique d'affichage. Mais là, vous êtes tous dans les starting block pour 2027.

C'est tout ce qui vous intéresse. Le reste, c'est avoir le pouvoir. Le nous, ce qu'on pense, nous ce qu'on vit, mais vous vous en foutez en fin de compte.

Vous vous pensez qu'à ça et vous êtes dans vos tactiques politiques avec vos appareils. Je sais qu'il y a des militants de base, ben eux qui ont envie de faire changer les choses, sauf qu'il y a des des appareils politiques, on sait très bien, il y a des chefs de parti politique et en fin de compte, voilà, c'est c'est sclérosé, c'est comme ça. Et donc pour ma part, moi je vote plus.

Voilà, je je pour moi ce qu'il faudrait soit d'un référendum d'initiative citoyenne comme il l'a dit dans la Constitution. Mais vous comprenez que c'est compliqué pour moi de vous entendre dire dans une émission qui s'appelle chaque voix compte que vous ne votez plus. Ça veut dire que vous avez renoncé évidemment.

Mais qu'est-ce que on va apporte quoi pour nous ? Il y a rien du tout. Ça fais pas la leçon mais je dire nous on a du bon sens.

On est on n pas fait forcément tous des grandes écoles. On a du bon sens. On sait ce qui est bon pour pour nous pour le peuple.

On n pas besoin d'avoir des des gens qui sont là pour justement nous dire ce qui est bon pour nous. Voilà. Clairement.

Et un moment c'est ça là où on peut pas tout à fait donner tort à Frédéric c'est que les colères d'aujourd'hui elles sont pas nouvelles et ce qu'on perçoit c'est qu'il y a un manque d'écoute et il y a un manque de prise en compte de ces inquiétudes et il y a une illustration flagrante de ce manque aujourd'hui c'est le sort réservé au cahier de doléance euh ces cahiers qui sont nés à après les les gilets jaunes alors que le mouvement battait son plein et que la crise du Covid avait pas encore éclaté. C'est l'association des maires ruraux de France qui avait alors lancé ce dispositif pour recueillir les écrits des citoyens. Que sont devenus ces cahiers ?

Et bien en fait, ils sont aux archives départementales et municipales. Ils sont consultables, il faut faire une démarche pour aller aux archives et ils sont en fait surtout, vous allez le voir devenu un outil pour les chercheurs. Reportage sur le terrain signé Elsa Mandingava aux archives départementales des Yvelines.

Pour les retrouver, il faut arpenter les longs couloirs des archives départementales. Vous pouvez les voir ici. Il y en a combien alors ?

à peu près 200 côtes qui représentent une vingtaine de cartons. Ce sont les cahiers de doléance collecté dans 200 communes des Yvelines pendant la crise des gilets jaunes. Certaines communes ont ouvert un cahier comme un cahier d'écollier et puis nous avons également des mails qui ont pu être adressés au maire et qui ont été tout simplement collés dans le cahier.

On a aussi des feuilles volantes. Qu'importe la forme donc tous contiennent des revendications des citoyens. Le partage des richesses vite et surtout rend l'ISF d'abord.

Conserver les services publics dans les campagnes, baisser le nombre de députés et de sénateurs ainsi que leur rémunération. Depuis le mois d'avril, ces cahiers sont accessibles au public. Tout est intégralement communicable et consultable.

Donc toute personne peut y accéder. Pour l'instant, il y a pas foule. Une forme de désintérêt de la part des Français plutôt de la défiance.

Oh, j'ai rien écrit mais j'ai entendu parler. Et euh je l'ai entendu parler encore il y a 3 semaines et apparemment j'ai eu de réponse à ces cahillés. J'ai pas l'impression que ça a été très utile.

Al c'est bien de faire des constat mais si derrière il y a pas de solutions qui sont apportées, c'est plutôt je pense frustrant peut-être même pour certains. Est-ce qu'il y aura un aboutissement après cela ? C'est l'importance justement de tout tout ça et que je pense que les citoyens ont besoin d'être écoutés au bout d'un moment quoi.

Vous avez le sentiment qu'ils le sont ? Non. Alors, pour que ces doléances ne restent pas l'être morte, certains chercheurs ont décidé de les étudier.

C'est le cas de Manon Pangam qui s'est penché sur les cahiers de la Creuse. Le mot retraite revient 148 fois dans donc dans ce petit corpus la notion de service évidemment relié au services publics. On voit fiscal, commune, rural, taxes, impôts.

Pour elle, publier en ligne ces données répondrait à une attente démocratique. montrer aux gens que bah vous avez écrit dans le cahier il y a 6 ou 7 ans, vous ou n'avez pas écrit mais regardez ce que les gens en fait ont pu écrire dans les cahiers et ça rouvre le dialogue. Après un vote de l'assemblée, le gouvernement s'est engagé à publier les cahiers du grand débat mais n'a pas encore tenu sa promesse.

Attends, j'ai une question. Est-ce que l'un d'entre vous a écrit dans les cahiers de doléance ? Non.

Aucun d'entre vous savez déjà que c'était du vent. compris tout le monde mais enfin c'était du vent. Moi j'ai une autre question.

Est-ce que vous savez qui a organisé les cahers de doléance et le grand débat ? Vous vous souvenez qui qui était chargé de ça ? Un certain monsieur le corn.

C'est même c'est même à ce moment-là que la relation de confiance politique s'est nouée entre voà et par contre pas entre lui et le peuple visiblement parce que là justement c'est un enterrement de première classe et que vous aviez un groupe de travail. Alors nous à nous les insoumis à l'Assemblée nationale, on avait déposé une loi justement, on avait fait des demandes pour que il y ait une pour qu'il soit rendu public et pour qu'il y ait une diffusion quoi, pas le fait d'aller chercher dans les archives et cetera. Il y a un groupe de travail sur cette publication et cetera et là ils ont décidé que le groupe de travail n'aurait plus lieu parce que ils ont argué de de la chute du gouvernement.

Alors apparemment ça les dérange pas pour mettre des policiers en manifestation. Mais par contre pour le pour les les doléances, ça le la chute du gouvernement empêche l'avancée du travail sur les sur les doléances. Mais je trouve que c'est intéressant de voir que c'était le corn au départ parce que c'est quand même ça qui s'est passé, c'est que c'était à la fois une très grande aspiration qui s'est exprimée avec les gilets jaunes et la façon dont tout ça a été enterré avec des discours de nouvelles méthodes et là le cornu nous réexplique qu'il veut faire des nouvelles méthodes.

Mais le problème c'est qu'on a eu un outil et qu'on s'en est pas servi ensuite. Mais en fait c'est que l'outil enfin vous avez le les cahiers de doléance quand vous regardez ce qu'il y a dedans. C'est c'est très intéressant que ce soit dans les cahers de doléances y compris pour les sociologues mais enfin vous allez dans les manifestations, vous regardez les pancartes, vous regardez les sondages, vous regardez les votes des gens.

Je, excusez-moi, je reviens au vote de l'année dernière. Les gens disent globalement, on veut pas de la retraite à 64 ans, on veut augmenter les salaires, on veut des services publics qui marchent, on veut taxer des riches les riches et avoir de la justice fiscale. Et donc en fait cette cette volonté populaire, faut faut arrêter de faire comme s'il fallait à chaque fois aller la chercher dans les méandres obscurs des archives des mairies.

En fait, elle s'exprime dans le pays, sauf qu'à chaque fois qu'elle s'exprime, elle est pas entendue. Elle s'exprime par la grève, elle est pas entendue. Elle s'exprime par les urnes, elle est pas entendue.

Elle s'exprime par le blocage. Alors là, c'est des dangereuses personnes. Et je voulais juste terminer sur l'histoire du blocage parce que tout à l'heure vous avez laissé entendre que le blocage c'était l'Assemblée nationale hein que la bah mais le blocage il est au niveau de Macron.

Oui, c'estàdire qu'en réalité l'Assemblée nationale oui, il y a effectivement ilintérêt général et que vous êtes d'accord l'Assemblée nationale oui mais par exemple l'année dernière au moment du budget, on avait récupéré figurez-vous 75 milliards dans les amendements qu'on avait déposé 75 milliards en taxant notamment les multinationales et les plus riches. Et qu'est-ce qui s'est passé après ? Il y a eu le 493.

Donc au final ce qui bloque c'est pas c'est pas le peuple vous savez dans une démocratie c'est pas de peuple qu'on qu'on doit changer. C'est de roi hein. C'était une expression.

Et là je pense que c'est vraiment le sujet. Il va pas changer le peuple. C'est pas le peuple le problème, c'est pas le peuple le blocage, mais c'est celui qui joue le rôle de monarque présidentiel, de monarque de droit divin, parce qu'il va prier prier à Notre Dame que de rester en place alors qu'on sait que c'est vraiment lui qui est sur la séettre après le cornu.

Donc je pense que c'est ça le sujet, c'est sera la présidentielle le sujet. Clara. Oui.

Alors moi je suis étudiante, j'ai 25 ans et en fait je trouve ça déplorable le sort qui est réservé au cahier de Léance et c'est un peu la même chose qui a été faite avec toutes les initiatives de démocratie participative comme la convention citoyenne pour le climat. il y a seulement 10 % des propositions qui ont été retenues. Enfin, c'est assez ridicule.

Et donc la question que je me pose, enfin moi j'avais beaucoup d'espoir en fait dans ces mesures là et la question que je me pose c'est comment on peut espérer reconstruire le lien entre les députés et les citoyens si on ne valorise pas du tout ces consultations citoyennes ? Tomame, comment vous expliquez que à un moment on est donné la parole aux citoyens et puis en fait il y a eu un côté cause toujours ? Alors bah effectivement la démarche de des conventions citoyennes ou des cahiers de doléance part d'un bon d'un bon principe.

He je pense quee effectivement on essaie d'être à l'écoute des gens. Malheureusement effectivement il semblerait que il y a pas eu un suivi effectif de ces cahiers de doléance. Je le regrette.

Je le regrette puisque on avait pu réceptionner les désidérés rat, les idées et puis aussi euh euh les les coups de colère des citoyens. Donc et nous on essaie de moi en tout cas au quotidien j'essaie de j'essaie de le de les écouter et de les traduire en action politique. Après il y a un principe de réalité.

Si on dit on va on va tripler les salaires en taxant les riches, à un moment donné, on sait que ça va pas se passer comme ça. Il faut quand même expliquer aux gens que tout n'est pas possible parce que si on on écoute ma collègue, on va taxer les riches, ça va régler tous les problèmes. Mais on va encore plus dépenser et puis après il faudra encore plus tax possible dans ce qu'on trouvait dans les cahiers de doléance.

Alors parce que à ce moment-là, il fallait dire dès le départ aux français vous pouvez bien écrire tout ce que vous voulez mais en fait là vous nous demandez l'impossible donc on ne le fera pas. Mais ce qui ce qui est important c'est de laisser les gens s'exprimer et de dire ce qu'ils aient sur le cœur les laisser parler mais pas de les écouter ça participe au dégoû moi depuis le début vous écharpez laissez-moi parler et je pense que l'exemple que vous avez montré de vous écharper depuis le début c'est parce que les gens attendent les gens ils attendent ils me disent en circonscription entendez-vous on vous a élu pour ça mettez-vous a autour de la table discutez trou dans votre circonscription vos électeurs, ils vous disent pas entendez-vous mettez fin au cas Moi, j'aimerais vraiment alerter sur quelque chose. Dans une démocratie, le but c'est pas que tout le monde soit d'accord parce que ça c'est plutôt le signe d'un régime totalitaire en fait.

Que les gens soient en désaccord, qu'il y ait des orientations dans le pays. Il y a des gens qui vont voilà, vous vous l'assumez, vous dites "Bah nous, moi je pense que c'est les riches qui tirent l'économie, il faut faire des politiques pour les riches. Moi, je pense que il faut continuer ou il faut continuer l'agroindustrie telle qu'elle est actuellement ou au contraire faut faire la transition écologique, faut écouter ce que dit la convention citoyenne dans le climat." Il y a des orientations et après la question c'est laquelle est majoritaire ?

Et dans une démocratie, c'est à ça que ça sert la démocratie, c'est à un moment l'orientation majoritaire et ben c'est celle qui doit pouvoir s'appliquer. Donc peut-être qu'on n'est pas assez majoritaire et qu'il faut de nouvelles élections. Moi je pense que c'est les élections présidentielles et c'est pour ça que je défends la destitution d'Emmanuel Macron ou le fait qu'il démissionne parce que je pense que s'il avait un peu de dignité, c'est ce qu'il ferait.

Il sait que c'est c'est lui qui a acculé. Mais parce que en 2027 la présidentielle c'est pas pour qui va prendre le pouvoir, mais c'est que c'est le moment où on peut décider par exemple est-ce qu'on passe à une 6e République pour faire le Ric et si on fait le RIC, ben on redonne une partie du pouvoir au peuple. Est-ce qu'on fait la la Oui.

Le référendum d'initiative citoyenne, pardon. Je me dis vous êtes tous des gilets jaunes, mais peut-être pas tous mais voilà. Référendum d'initiative citoyenne.

Est-ce qu'on révoque les élus ? Moi, je pense que la défiance, elle vient aussi du fait qu'aujourd'hui les élus, ils vous promettent un truc, on abroge la retraite à 64 ans puis après quand ils sont élus, ils le font pas. Et bien, il faudrait peut-être avoir un moyen pour le peuple de dire bah en fait, il y a certains moments, on peut euh reconvoquer une élection si on considère que les le les promesses ont pas été tenu et peut-être que ça tiendrait les élus à leurs promesses.

Et ça, c'est des choses des grandes orientations qui peuvent se faire pas en gardant toujours le même monarque présidentiel au pouvoir, mais en changeant euh à la fois en changeant d'orientation politique et puis après pourquoi pas en changeant de République. Moi je suis pour passer à la 6e République. Je crois que ça fait longtemps qu'il veut parler, il a le micro.

Profitez-en. Merci beaucoup. Donc sopran, j'enseigne la science politique donc à l'université.

Euh donc il y a il y a beaucoup de de vos propos sur lequels je suis d'accord mais si on revient sur l'étymologie même de la démocratie, c'est démocratos, le pouvoir romain du peuple. Donc le peuple s'exprime très bien. Normement, je pense que le blocage actuel, il est pas au niveau des Français puisque on s'exprime et la coloration politique, elle se montre sur les avis qui sont très polarisés.

Néanmoins, là où je ne suis pas forcément d'accord avec vous, c'est que pour moi le blocage vient des parlementaires. Là où je rejoins effectivement les propos de monsieur le député du Rassemblement national, on on a l'impression que c'est une guerre d'ego en fait à de l'extérieur où sincèrement ça donne la même sphère qu'une cour de maternelle où tout le monde se crie dessus, il y a aucune écoute, aucun respect et votre mandat et ce sont vos mots, vous visez l'intérêt général. Et justement quand une mesure ceux d'intérêt général pour le bien-être de tous les Français, pourquoi faire une guerre politique en disant je ne supporte pas et ne vais pas dans ce sens-là parce que c'est mon opposant politique.

Justement pour moi l'art de la politique c'est l'écoute et être capable de reconnaître quand son opposant politique propose une mesure pour le bien-être de l'ensemble des Français, chose qui n'est plus possible. Donc le le blocage n'est pas forcément des Français, mais la confiance de ces 26 % du baromètre qui a été exprimé vient du fait qu'on ne croit plus dans la politique, dans l'art de la politique puisque c'est l'art de se crier dessus. Il n'y a plus d'écoute.

Donc vous ne vous écoutez pas ni entre vous et du coup l'expression des français n'est pas écoutée. Alors Sopran avait attendu toute l'émission pour pouvoir vous parler et du coup ce sera le mot de la fin parce que 1 heure ça passe très vite. Merci en tout cas.

On s'était promis de se parler, de s'écouter, de se respecter. Est-ce qu'on a tenu la promesse ? Je oui ou non ?

Oui, ça va. On a entendu des colères, on a entendu des blessures, on a aussi entendu une envie de dialogue avec en fil rouge le fait que une colère ne disparaît pas quand on l'enterre. Merci en tout cas d'être venu ce soir sur le plateau de Chavo Compte.

Merci à tous les trois de vous y être prêtés. Merci à Anna, merci à Wali Bordas. Je rappelle la sortie de votre livre Palais Bourbier aux éditions Robert Lafond cette semaine.

Euh lundi, rendez-vous avec Francis le Tellier à 19h30 pour lundi et politique. C'est c'est Boris Vallot qui sera l'invité de Francis lundi soir, chef du groupe socialiste à l'Assemblée. Je vous dis à mardi et je vous souhaite un excellent weekend.

He. [Musique] Yeah.