Ligues, fédérations…le sport se réinvente avec l’IA - 15/09
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:09OuverteRéponse directe
Comment les ligues, clubs et fédérations sportives doivent-ils réinventer leur modèle avec l'IA ?
- 1:32OuverteRéponse directe
Les Américains disent que l'IA va trop vite et qu'il faut la ralentir. Vous en pensez quoi ?
- 2:31OuverteRéponse directe
Comment rassurer les clubs et ligues sur l'IA qui peut les affoler ?
- 3:13OuverteRéponse directe
En France, 17 millions de licenciés, 58% des Français font du sport régulièrement. Mais 63% des associations fonctionnent avec moins de 10 000 euros. Comment l'IA peut aider ces clubs ?
- 4:25OuverteRéponse directe
En quoi l'IA peut aider concrètement les clubs et associations ?
- 5:31OuverteRéponse directe
Comment présenter des fiches pour monter un dossier de sponsoring avec l'IA ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:36InvitéFait
« Avec intérêt, mais aussi en se projetant dans un monde où, effectivement, c'est une technologie extrêmement puissante, mais comme l'était avant le nucléaire, comme le changement climatique aussi nous mène des risques. »
- 3:15PrésentateurChiffre
« En France, c'est 17 millions de licenciés. »
- 3:20PrésentateurChiffre
« 58% des Français déclarent une activité régulière, une activité sportive. »
- 3:21PrésentateurChiffre
« 63% des associations, des clubs fonctionnent avec moins de 10 000 euros. »
- 3:55InvitéChiffre
« On s'aperçoit que le sport professionnel drive, je dirais, 80% de la richesse sportive. »
- 5:00InvitéPromesse
« pour un président d'association d'utiliser l'IA pour l'aider à construire un dossier de subvention »
- 5:13InvitéPromesse
« proposer des meilleurs sponsoring aux sponsors et construire des dossiers là-dessus »
- 10:40InvitéFait
« aujourd'hui, ces outils d'IA agentiques, sont la nouvelle bureautique »
- 12:25InvitéFait
« Il y a même un robot qui a battu le record du set goal sur 100 mètres »
Temps de parole
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Tech
& Co-Business, l'invité. Les invités, ils sont de comment les ligues, les clubs, les fédérations sportives doivent réinventer leur modèle avec l'intelligence artificielle. On va en parler avec Gabriel Dabishwebel, qui est fondateur de Décision IA. Bonjour Gabriel. Bonjour. Vous êtes aussi l'auteur d'un ouvrage, c'est ça, qui s'appelle Consultant Puissant IA aux éditions Vuibert. Et qui s'adresse donc aux consultants pour
bien utiliser l'IA dans leur pratique. Et
on en a bien besoin aujourd'hui,
on
va reparler dans un instant. Et puis avec nous également Bruno Marirose. Bonjour Bruno. Bonjour. Merci d'être avec nous. Donc vous êtes fondateur et président de Sprint Technologies, directeur de la technologie des systèmes d'information des Jeux Olympiques de Paris 2024. Et évidemment, pour quelques plus anciens, on vous connaît évidemment, médaillé olympique du relais 4x100 m à Séoul en 88, ancien recordman du monde du 4x100 m, du 200 m en salle, champion d'Europe, ingénieur de formation, vous avez mené vraiment les deux carrières en parallèle. Et puis vous avez présidé aussi la Ligue Nationale d'Athlétisme. Oui, tout à fait. Une époque.
Et
puis avant de vous diriger vers toute cette technologie, en mêlant évidemment votre passion, la technologie. Il y a beaucoup de choses à faire dans ce domaine. Tiens, si on vous reçoit aujourd'hui, c'est parce que vous animez le 17 septembre, c'est bien ça, une masterclass à destination des ligues, des clubs, des fédérations sportives pour réinventer son modèle économique à l'heure de l'IA. On va revenir dessus dans un instant parce qu'il y
a
un besoin de donner un peu de dynamisme à tout ça et pourquoi pas avec de l'IA. Mais d'abord, tiens, je voulais juste avoir votre avis, commençant par Gabriel, tout ce qui se passe dans l'IA depuis ce week-end où ça y est, les Américains disent « Ouh là là, ça va trop vite, il faut qu
'on
ralentisse ». Vous, en tant que consultant, vous regardez ça comment
?
Avec intérêt, mais aussi en se projetant dans un monde où, effectivement, c'est une technologie extrêmement puissante, mais comme l'était avant le nucléaire, comme le changement climatique aussi nous mène des risques. Donc,
il
y a des probabilités. Ces probabilités existent. Et le vrai sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait de tout ça ? Comment on utilise cette technologie pour faire le bien et pas qu'elle se retrouve à être utilisée contre nous ou pour faire le mal ? Donc, en tant que génération qui voit l'essor de cette technologie, je crois vraiment qu'on a la responsabilité de porter une utilisation vertueuse au service de l'humanité de cette technologie. C'est ce qu'on essaye de faire avec Bruno.
Et justement, j'imagine que
dans cette initiative, on va faire le lien avec les deux, il va falloir aussi rassurer tous ceux que vous allez voir. Je parlais de ces associations, ces clubs, ces ligues, pour les rassurer aussi autour de l'IA. Parce qu'évidemment, ils savent qu'il faut utiliser l'IA, mais à entendre tout ça, ça peut affoler. Ça peut en affoler certains.
Oui, ça pourrait affoler, mais en fait, ça va directement dans la lignée de ce qu'on va expliquer pendant la masterclass et le bootcamp.
C
'est d'avoir une utilisation rationnelle, optimisée de l'IA. Effectivement, si on donne les clés à l'IA, effectivement, ça pourrait amener un certain nombre de peurs. Mais ce qu'on va expliquer, c'est que vous gardez les clés. C'est comment utiliser l'IA tout en gardant les clés. Et je pense que, justement, à l'heure des débats sur le devenir de l'IA, expliquer aux gens que
c'est
entre les mains, c'est vraiment ce qu
'on
va essayer de faire.
Alors justement, je regardais en France, c'est 17 millions de licenciés. 58% des Français déclarent une activité régulière, une activité sportive. Mais lorsqu'on s'intéresse de près, alors des petits budgets, 63% des associations, des clubs fonctionnent avec moins de 10 000 euros. Et vous, votre but, c'est de dire, grâce à l'IA, allez, vous allez pouvoir déployer des choses. C'est ça l'idée de départ ? Oui,
c'est ça l'idée. Alors, pour compléter le constat
de départ... Elle est venue comment, voilà, cette...
Eh bien, tout simplement, moi, j'ai vécu l'ère de Paris 2024. On a beaucoup parlé de l'héritage de Paris 2024. Ça a beaucoup concerné les équipements. Et puis, on s'est aperçu, quelque part, on voit tous qu'il y a des difficultés de subvention. On s'aperçoit que le sport professionnel drive, je dirais, 80% de la richesse sportive. Oui, c'est ça. Mais au
quotidien... Et en plus,
quelques sports. On a parlé du foot, voilà. Mais au
quotidien, ce sont les clubs sportifs qui font le tissu du sport, qui se battent pour chercher des subventions, qui se battent pour chercher des partenaires. On sait tous que le modèle subvention, partenariat classique est en train de s'essouffler. Et donc, il faut trouver des nouvelles idées, réinventer le modèle. Et donc, c'est pour ça qu'on a voulu l'adapter dans le monde du sport.
Alors, en quoi l'IA peut aider très concrètement, pardon, Gabriel Dabich-Webel
? Qu
'est-ce qu'on peut proposer à ces clubs, ces associations ? Bien sûr.
Juste pour la petite histoire, Bruno a suivi le bootcamp Consultant Puissance IA. C'est
comme ça qu'on s'est rencontré. Ah oui, c'est comme ça qu'il a, voilà.
Il a suivi cette formation. D'accord. On a appris à se connaître. Et c'est ce qui nous a amenés à vouloir faire un bootcamp et une masterclass adaptée à cette cible particulière que Bruno connaît très bien. et avec, effectivement, la possibilité pour un président d'association d'utiliser l'IA pour l'aider à construire un dossier de subvention, que ce soit à la fois la partie texte, mais aussi potentiellement la partie chiffrée, à proposer des meilleurs sponsoring aux sponsors et construire des dossiers là-dessus. Un président d'association n'est pas un expert d'Excel, n'est pas nécessairement un expert des dossiers de sponsoring.
L'IA, bien utilisé, quand on lui donne les clés, peut être l'expert au service de ce président d'association. Donc ça va se présenter comment ?
Pour aider à
construire ces dossiers.
Gabriel,
ça
va te présenter des fiches, par exemple, voilà, comment monter un dossier de sponsoring et on va avoir la fiche. Quel type de prompt il faut faire ?
Nous,
ce qu'on aime faire, c'est rendre les gens autonomes et compétents avec l'IA. Donc apprendre à bien parler à l'IA, c'est une vraie question de maillotique. On parle à une IA comme on parle à un collaborateur quand on veut lui déléguer quelque chose, comment on lui cadre les choses pour l'expliquer, etc. Et c'est très simple parce que l'IA n'est pas quelque chose de technique, c'est un outil auquel on parle ou on écrit en bon français comme on parle à sa femme ou à son collègue, etc. Donc on essaye et c'est ce qu'on fait dans les bootcamps consultants, c'est ce qu'on va faire dans le bootcamp sport.
On a un mentor IA qui s'intègre à l'IA de l'utilisateur et qui le guide pour apprendre à bien parler à l'IA et donc à un moment donné, il y a un exercice qui sera construire son dossier de financement. Mais le principe, c'est qu'à l'issue de cet accompagnement, les gens soient autonomes et s'ils ont besoin d'un dossier de financement différent, spécifique, pour une autre organisation ou s'ils ont un autre besoin, ils sont en capacité de le faire. Donc on n'est pas du tout sur une bibliothèque de promptes, on est vraiment sur l'autonomisation des présidents de clubs, des membres du bootcamp pour travailler avec ce nouvel outil.
Et
Bruno, évidemment, vous, ce qui intervient là-dedans, c'est avoir connaissance à la fois de la technologie et de tout cet univers du sport, savoir comment un peu tout ça fonctionne, de la plus petite association à des ligues, à des plus grosses ligues qui n'ont pas forcément tous les moyens escomptés.
Oui, tout à fait. Quand on voit le fonctionnement aujourd'hui du sport avec une entité opérationnelle d'un côté, avec un bureau élu de l'autre côté, un président qui est élu, on sent qu'il y
a
un besoin de fluidité pour pouvoir réinventer ce modèle. Donc on a parlé du club local qui va chercher des sponsors, mais comme vous l'avez cité tout à l'heure, il y a un vrai sujet aussi pour les fédérations d'aller conquérir l'ensemble des pratiquants non licenciés. qu'on voit l'engouement d'un marathon, d'une épreuve cycliste. Moi, j'habite
sur l'ouest de Paris et aller au Bois de Boulogne le samedi dimanche, c'est de la folie. Est-ce que ces
gens
-là sont au courant qu'une fédération existe et peut leur proposer des services ? Donc il y a aussi des enjeux côté, je dirais, fédération dans le mouvement sportif d'aller proposer des
nouveaux services pour aller
les chercher. Donc c'est aussi bien le club local, le responsable d'une fédération, d'une ligue, mais c'est aussi le partenaire entreprise privée qui dit je veux investir dans le sport, quel est le meilleur
moyen pour moi ? Oui, pour mes collaborateurs, mes
clients, mes partenaires. Exactement.
Des bases de données licenciées, vos modèles vont pouvoir s'appuyer sur ces bases de données licenciées aussi ?
Elles pourraient après, vous savez, moi j'ai été à Paris 2024, je suis très sensibilisé je dirais à la souveraineté et à la cybersécurité et à la confidentialité.
C
'est aussi ce qu'on va expliquer lors du bootcamp. Attention à ne pas mettre vos données confidentielles sur l'IA. On l'a vu, je vous
interromps,
on
a
vu les piratages de la Fédération française de tir, qui derrière peuvent donner lieu à des choses un peu plus... Donc
forcément,
on est très sensibles à ce sujet, donc il y
a
toujours ce discernement de fournir l'information suffisante à l'IA pour pouvoir avoir son point de vue et décider sans fournir de la donnée je dirais que non maîtrisée.
Le but de Gabriel derrière c'est de s'associer à des éditeurs de logiciels, à des professionnels, pour proposer des outils génériques, des petites choses claires en main ?
Le but vraiment, c'est que, on l'a évoqué en introduction, ces outils sont extrêmement puissants. Aujourd'hui, ils ont des capacités de raisonnement, d'intelligence qui se rapprochent quand même de plus en plus d'humains et en tout cas qui viennent vraiment potentiellement nous renforcer sur notre capacité d'analyse, de synthèse, mais on ne les utilise pas bien. Ou on ne sait pas les utiliser parce qu'on ne sait pas bien cadrer, parce qu
'on
ne sait pas ce qu'on peut leur demander et comment leur demander pour avoir des résultats de qualité qui sont du niveau de ce que peut faire le meilleur consultant du meilleur cabinet au service de la Fédé de football qui a peut-être plus de moyens que d'autres Fédé. C'est toujours ça, c'est ce que disait Aurélie
de l
'histoire. Et en fait, quand on utilise bien ChatGPT ou quand on utilise bien Claude ou même quand on utilise bien Mistral, mais c'est vrai que j'ai une préférence pour les outils agentiques qui ont une capacité d'analyse plus complexe, d'aller regarder des documents, faire plusieurs tâches à la fois, quand on utilise bien ces outils, on a à son service un consultant des plus grands cabinets de conseils pour résoudre ce dont on a besoin, une étude de marché, une stratégie vis-à-vis des licenciés, des dossiers de financement, etc. Ça,
c
'est vrai dans le monde du sport, mais c'est vrai dans le monde de l'entreprise. Et notre objectif, c'est non pas de créer des nouveaux outils, mais de faire en sorte que les
gens
les utilisent bien et tout leur potentiel. Pour moi, j'ai vraiment cette conviction qu'aujourd'hui, ces outils d'IA agentiques, sont la nouvelle bureautique. Ils viennent remplacer ce qui était notre panoplie d'outils, nos cadres,
à savoir Microsoft Word, Excel, PowerPoint.
Avec ce
côté dialogue naturel
qui est plus évident que le petit onglet aide où on fait sa question, on essaie un peu de trouver
sa réponse. Et avec cette
dimension où on leur fait faire, alors qu'avant, c'était nous qui faisions et les premiers modèles d'IA nous aidaient à faire, là, on passe à l'étape suivante, c'est qu'on leur fait faire.
Donc,
l'étape, 17 septembre, ce bootcamp et tout ça, et ensuite, comment ça va se donner ? Le 17
septembre,
on
va expliquer, on va faire une masterclass pour expliquer de manière plus détaillée les sujets qu'on a évoqués aujourd'hui. et on va proposer aux participants de s'inscrire à ce bootcamp. C'est l'équivalent d'une formation sur cinq semaines, mais chacun arrive avec sa problématique en amont et on va l'aider, justement, avec le cas d'usage qu'il va proposer à finir ces cinq semaines avec un dossier qui pourra exploiter, améliorer tranquillement dans son coin. Et donc, c'est vraiment cet objectif d'avoir, je dirais, l'utilisation utile dès le départ de l'IA pour chaque cas d'usage.
Si je veux retrouver ça, ceux qui nous écoutent, qui nous regardent, s
'ils
veulent retrouver les infos sur celui à venir du 17 septembre et sur les
autres aussi. Vous retrouvez ça sur le site décisionia.com et il y
a
la masterclass sport.ia qui est présente sur le site.
Bon, dernière question, je m'adresse à l'athlète. Vous avez vu Bruno Maris-Rose ses courses de robots, vous les avez vus en Chine, ils avaient fait des Jeux olympiques de robots. Ça, ça vous impressionne aussi de vous dire de voir ces technologies ? Bon, il y a un côté, c'est
pour montrer la technologie.
Il y a même un robot qui a battu le record du set goal sur 100 mètres. Bon, après, voilà, il faut bien s'amuser, il y
a
eu les jeux du cirque, maintenant,
il
y a les jeux de la technologie, mais ça ne remplacera jamais.
Nous,
on préfère utiliser la technologie, je dirais,
au service
de l'amélioration globale du sport, mais remplacer les sportifs par des robots, c
'est
encore différent. C'était marrant, mais ça
restera là. C'était une vitrine, ça restait
une vitrine,
en
tout cas, puisque ça s'est déroulé en Chine. Merci à tous les deux. Bruno Marirose, fondateur et président de Sprintech Consulting, et directeur de la technologie des SIE des Jeux Olympiques Paris 2024, et Gabriel Dabi-Schwebel, fondateur Décision IA, le livre, on le rappelle, Consultant, Puissance IA, aux éditions Viber, et donc Masterclass le 17 septembre sur décisionia.com, voilà, si on veut avoir davantage d'informations, et je pense que tous ceux qui nous écoutent, qui ont des associations, des clubs, ou des petites ligues, parce que quand on parle de ligue, on a l'impression que
c
'est une immense, enfin que ça peut être des grosses
structures,
mais pas du tout, regardez les différents sports. Merci à tous les deux.