Jean d'Ormesson : «Je suis pour des limites à la transparence»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous fascine dans l'univers ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Pourquoi appelez-vous vos livres sur l'univers des romans ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Avez-vous la foi ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Ces questionnements ont-ils changé quelque chose en vous ?
- 3:30OuverteRéponse directe
En quoi ce livre vous a-t-il changé ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous fascine dans l'eau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Jean d'OrmessonFait
« S'il y a quelqu'un qui fait peur au gouvernement actuel, c'est lui. »
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[Musique] On ne parle que de ça comme un champ d'espérance ou une enquête sur l'univers. Rien que ça est le tour raconté par Jean Dormeçon qu'on est heureux d'accueillir au Figaro. Bonjour, bienvenue.
Bonjour. Quel difficile défi ! Qu'est-ce qui vous fascine autant déjà dans l'univers ?
Et bien, je dirais que c'est l'univers. L'univers m'a toujours paru une espèce de roman extraordinaire. On me dit quelquefois pourquoi appelez-vous vos livres sur l'univers roman ?
Alors, ma réponse est que l'univers est un roman extraordinaire. C'est vrai que je ne donne pas des réponses au problème. Pourquoi l'univers est-il là ?
Est-ce que Dieu existe ? Je pose un certain nombre de questions. Et si on imagine un roman, vous aimeriez qui ait quoi vous dans ce rien d'après ?
Alors là, nous ne savons pas tout ce que Mais vous, votre envie, au-delà des connaissances, audelà des questions qu'on peut dire, je ce livre n'est pas un livre religieux. Je ne peux pas vous dire que je sais avec certitude que Dieu existe, mais j'espère. Vous avez la foi en tout cas.
C'est plus compliqué que ça. J'ai l'espérance. La foi, vous savez comment on appelle les gens qui ont la foi ?
On les appelle des croyants. C'est curieux. Ils croient eux-mêmes ne savent pas.
Et bien moi, je ne sais pas. Tous ces questionnements, ça a changé quelque chose en vous. Écoutez, je j'essaie d'écrire des livres qui changent un peu ceux qui les lit et peut-être que au plusieurs de Dieu, peut-être que la loine de mer, peut-être que c'est une chose étrange à la fin que le monde et peut-être que ce petit livre comme un champ d'espérance change un peu le lecteur qu'il a lu.
En tout cas, moi évidemment ça m'a changé. Un livre qui ne change pas un peu le lecteur et naturellement son auteur est un livre qui n'a pas beaucoup d'importance. Il vous a changé en quoi ?
Il m'a changé comme intention ray ma voiture, ce qui m'agitait beaucoup avant. Ça m'intéresse beaucoup moins maintenant. Avant quoi ?
Avant d'avoir écrit ces livres. Ça a été comme un comme un déclic. Ça n'a pas été comme un déclic.
J'ai toujours n'étais pas du tout un enfant pieux et ce livre est pas un livreux mais l'idée de Dieu m'a toujours intéressé. Je me rappelle pourquoi c'était l'étonnement. Quand je me rappelle quand j'étais enfant, quand j'avais 6 ans ou 8 ans, je m'étonnais déjà d'être là.
Je me rappelle que je ne disais ça vous le dites souvent. Qu'est-ce que je fais là ? Vous vous dites que vous vous étonnez d'être d'être vivant quoi.
Oui, c'est ça. L'étonne. C'est quelque chose que vous répétez souvent.
Oui. Oui, c'est ça. Et alors aussi, j'ai une autre caractéristique qui est un peu ringarde, je le reconnais, n'est pas très à la mode, c'est l'admiration.
J'admire beaucoup beaucoup de choses. Je trouve que l'eau est une matière extraordinaire. Une matière extraordinaire.
Vous pouvez entrer dans l'eau quand vous vous baignez. Vous arrivez quand même à vous arrivez quand même à savoir d'où ça vous vient. C'est presque on pourrait presque le comparer à à l'instinct de survie que certains êtres peuvent développer après avoir vécu une épreuve très jeune par exemple.
Alors euh c'est vrai que il y avait un écrivain qui s'appelait Bernard Franck. Je sais pas si ça vous dit encore quelque chose. Non. vers la Franc était un très bon écrivain il y a 40 ans et il m'avait dit euh tu ne seras jamais un grand écrivain parce que tu n'as pas assez souffert.
Et ben, j'ai un peu souffert ces temps-ci. Et quand on revient à la vie évidemment, on trouve que tout est merveilleux. Vous savez, vous évoquez la maladie et vous avez raconté au sujet de ce combat au combien vous aviez été touché par le soutien des gens autour de vous.
Oui, c'est vrai. Est-ce que vous n'avez juste pas découvert que les gens vous aimaient énormément ? Oui, c'est vrai.
Écoutez, je reçois en ce moment, je peux même profiter de cette de cette cette conversation pour dire que je reçois entre 80 et 100 lettres par jour. Par jour, par jour depuis 3 mois ou 4 mois. Répondre devient presque impossible.
Mais évidemment, je suis touché des de ce que m'écrivent les gens. C'est vrai que j'aime les gens. J'aime les gens.
Je euh j'ai été élevé par mes parents dans deux idées. La première c'était le travail, on travaille. Et le deuxième c'était on pense aux autres.
Il fallait penser à la grand-mère qu'il n'allait pas bien, à la vieille tante. Il fallait penser aux autres. Ne pense pas à toi.
D'ailleurs, ma mère m'avait dit "Ne ne parle pas de toi, ne te fais pas marquer." Vous me donnez une transition rêvée puisque tout à l'heure vous m'avez dit "Si, en fait, j'ai souffert." Sauf que vous n'en parlez jamais.
Vous n'aimez pas parler de vous n'aimez pas parler de vous. J'ai noté une citation de Manuel Carcasson qui dit de vous, il n'aime pas parler de lui ou alors il raconte ce qu'il arrange. Vous avez souvent arrangé d'abord on dit vous vous qui êtes si fort en généalogie mon père était très fort en généalogie.
Les généalogies moi dans mes livres je les invente je on peut dire que mes souvenirs je les invente un peu beaucoup aussi et surtout je parle assez peu de ma vie privée. Il y a deux moyens de pas en parler. La première c'est de se taire.
La deuxième c'est d'en parler mais sans rien en dire jamais. C'est cette deuxè C'est cette deuxième voix que j'ai prise. C'est un choix de pour vous préserver vous.
Je suis une Oui, je suis pour des limites à la fameuse transparence que tout le monde réclame ou je veux bien une transparence financière, ça m'intéresse pas mais je veux qu'on fiche la paix sans ma vie privée. Qu'est-ce que ça vous inspire toute l'actualité aujourd'hui qui est rythmée par cette transparence qui va dans tous les domaines. On suit les coucheries du chef de l'État, on suit les adultères, les couples, les maladies et cetera. une grande tristesse tout ça.
On voit bien que nous sommes sur une pom on me dit quelquefois quel sont quels sont vos coups de gueule mais il y en a tellement. Vous avez dit de toute façon sur RTL chez Stéphane Bern que votre coup de gueule il était adressé à tout le gouvernement Oui. à François Hollande.
Oui. Ça, je dois dire oui. Et peut-être aussi on a quand même le sentiment qu'il y a une espèce d'acharnement contre SarkoZie.
C'est quand même incroyable quand quand il est quand il est lavé de d'un soupçon sur une affaire, hop, on en sort une autre. C'est quand même extraordinaire. Il a été placé en garde à vue aujourd'hui.
C'est une première pour un ancien chef. une première fois après dans la République. Évidemment, je suis sûr qu'il y a toute une cellule à l'Élysée qui fait que ça.
On peut dire même que la seule activité continue de l'Élysée qui change d'avis tout le temps, c'est l'hostilité à Sarkoi. Pour vous, vous y voyez uniquement du complot, du calcul politique ? Je ne sais pas, je je ne connais pas les décisions justice, mais qui a une espèce d'acharnement, ça me paraît tout à fait clair.
Vous souhaitez euh du coup son retour encore plus ? Je ne sais pas, il faut, vous savez, les choses sont très très ouvertes actuellement. Ce qu'il y a c'est que évidemment s'il y a quelqu'un qui fait peur au gouvernement actuel, c'est lui.
Ça c'est tout à fait clair. Dans votre livre Jeanormeçon, vous dites que tout passe. Oui, tout passe.
Tout a toujours passé. Tout passe toujours. Ce qu'il a, c'est que ça passe maintenant beaucoup plus vite qu'avant.
Mais vous, qu'alz-vous laisser ? C'est impossible de savoir. C'est impossible à savoir.
Qu'aimeriez-vous laisser dans ce cas ? Oh, vous savez, un écrivain, ce que souhaite un écrivain, c'est d'être lu par 300 personnes 30 ans après sa mort. Évidemment, j'aimerais beaucoup mieux être lu par 300 personnes dans 50 ans que d'avoir 300000 lecteurs aujourd'hui.
La postérité, donc ça vous travaille un peu quand même la postérité. Alors, vous savez, on peut aussi dire "Pourquoi ferais-je quelque chose pour la postérité ? Qu'est-ce qu'elle a fait pour moi ?
On le saura peut-être après. On le sa s'il y a une suite. Merci beaucoup gendarme d'être venu.
Merci à vous au Figaro. À très bientôt. [Musique]