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interviewSud Radio (sur YouTube)· 11 avril 2025 83 min

Scandale, Bayrou et enquête sur les dysfonctionnements de l'Aide sociale à l'enfance

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio midi 14h Alexis Poulin sans réserve jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à force sexuelle je croyais qu'il y avait un verre d'eau mais il y en a pas je suis jamais intervenu dans cette affaire comme dans d'autres affaires judiciaires la réponse est non jamais. Oh là là ! dissimulé dans le trèsfond des Burger King Burger King.

Monsieur Marbot, vous n'avez pas la parole. Allez, stop. Merci.

Je vous enlève la parole. C'est le même mot que la dernière fois. Elle est toujours avec des métabolites de chlorothalon à l'intérieur mais maintenant c'est devenu potable par un petit goût de baguette magique.

Adore l'eau. Dans 20 30 ans, il aura plus. Voilà un sommaire où on a fait la parbelle à François un prix dans l'affaire Betaram où ses mensonges commencent à être dévoilés. les uns après les autres par les gendarmes, les juges qui témoignent devant la commission d'enquête et qui expliquent que oui, il a raconté n'importe quoi.

On en parlera en première partie d'émission avec Arnaud Galet, condateur de Mouvenant, ancien membre de la Civis puisque François Billou doit être entendu par cette commission d'enquête au mois de mai. On parlera bien sûr du scandale des eaux contaminées Nesley Waters qui avait accès à finalement au gouvernement. Encore Alexis Coler pris dans une affaire de conflit d'intérêt, vous me direz on a l'habitude.

Le sénateur Alexandre Ozil sera avec nous pour parler de ce scandale des eaux en bouteille et de Nesley Water. Et puis à 13h, notre invité Claude Ardit, grand reporter, auteur de la fabrique du malheur aux éditions de l'Observatoire sera avec nous pour parler des dysfonctionnements de l'aide sociale à l'enfance. cette fabrique du malheur comme lui-même en parle avec le procès de de Châteauurou, un livre choc sur ces dysfonctionnement nombreux.

On est ensemble jusqu'à 14h. On est sur Sud Radio 0826 300 si vous souhaitez réagir ou poser des questions à nos invités. À tout de suite.

Alexis Poulin sans réserve l'invité et on reçoit avec nous Arnaud Galet auteur de J'étais un enfant aux éditions Flammarion cfondateur de mouv enfant et ancien de la Civis. Bonjour. Bonjour Alexis.

Alors affaire BRAM, la commission d'enquête avance et d'audition en audition on découvre l'ampleur des mensonges du Premier ministre François Berou. Un juge qui explique que non, ils ne se sont pas vu sur un chemin par hasard, que François Berou est bien venu le voir au courant des sées sexuels qui avaient lieu dans l'institution privée. Un gendarme également qui témoigne contre les mensonges de François Berérou. lui doit être auditionné au mois de mai.

Est-ce que François peut s'en tirer ou est-ce que enfin on va dire qu'il a menti et que c'est insupportable d'avoir un premier ministre dans un tel déni ? Ah bah c'est sûr que le mensonge en politique, il y a rien de pire. Après, on est habitué malheureusement.

Donc après, moi je suis entièement d'accord avec vous. C'est une vraie question de fond. Moi ce que je souhaite surtout c'est que l'affaire Betaram ne devienne pas l'affaire Beou et que derrière on puisse répondre quand même aujourd'hui il y a plus de 200 plaintes faut quand même le rappeler et se dire qu'est-ce qu'on fait en fait de ces personnes-là ?

Vous savez Betaram et ça ça passe quasiment c'est quasiment silencié aujourd'hui. Vous avez la congrégation Betaram qui a quand même annoncé mettre en place une commission indépendante. Enfin c'est hallucinant.

Je veux dire, vous avez des gens qui ont les mains pleines de sang et eux ils mettent un professeur d'université en haut de cette commission indépendante et ce professeur d'université publiquement, j'étais présent, c'était le 15 mars dernier à Bayon, dit ce qui s'est passé à Betaram et dans l'église, c'est un crime contre l'humanité. Donc moi, je me dis en tant plus que victime de pédocriminalité dans l'église, je me dis "Ah bon ?" Et c'est comme ça en France qu'on résout les crimes contre l'humanité.

C'est par une commission qui mette en place en fait les personnes qui sont directement impliquées dedans. C'est un scandale sans nom. Et c'est pour ça, moi je suis entièrement d'accord, François Berou ment.

Euh c'est beaucoup de gens mentent en fait dans cette histoire-là. La congrégation ment, ils mettent en place une commission, il disent eux-même qu'il découvre les faits. Tout le monde découvre, le dioèement.

Et dans ce pays, en fait, il y a aucun problème. Et donc effectivement, il faut qu'il y ait une justice d'exception. Il faut que les personnes qui mentent arrêtent de mentir.

Il faut que les gens soient aussi dignes que les victimes. Et c'est ça en fait qui est insupportable. Et là, on a l'impression en fait tout le monde est dans une opération, vous sa c'est le service à préventre cette histoire-là.

Ouais. Ou ess de sauver sa peau. Mais il y a il y a d'ailleurs bah la ministre de l'éducation Ellisabeth Borne donc qui annonce simplement le lancement d'une enquête administrative pour maintenant ce qui s'appelle le l'établissement catholique privé le Boramo que anciennement Betarab.

Ça aurait dû avoir lieu il y a longtemps en fait. On a l'impression que ils font un truc aujourd'hui qui aurait dû avoir lieu il il y a très longtemps. Vous avez des condamnés qui sont toujours à Betaram au contact des enfants.

Vous le dénonciez lors d'une de ces réunions. Euh la masse. Ouais.

Et rien ne change. Non mais nous c'est pour ça on dit en fait ça sur en fait ce simulacre à un moment donné ce type d'établissement faut les fermer. Point barre.

Ça s'arrête une bonne fois pour toutes. Et pourquoi faut les fermer ? tout simplement paré pour les victimes.

C'est-à-dire qu'on peut pas se dire qu'on a autant de victimes qui ont été enfin autant de personnes par qui ont été victimes dans un établissement et se dire aujourd'hui on va vérifier maintenant si tout va bien. Non, attendez, vous imaginez pour les victimes qui passent juste à côté et c'est insupportable. On pourrait parer parler pareil, vous savez, du village d'enfants de Rayumont.

Nous, on a demandé en fait le village d'enfants de Rayumont à un moment donné, bah faudrait peut-être qu'il soit fermé. C'estàd qu'il y a eu des fermetures successives sur l'espace entre 1970 et 2019 parce qu'en 2019 ils ont fermé leur école enfin leur établi leur internat scolaire. Mais on se dit à un moment donné faut combien de fermetures administratives pour que ce soit fermé définitivement ?

Bah non, ils peuvent aujourd'hui accueillir des enfants, des scouts et cetera. C'est un scandale sans nom qu'on arrête un peu. En France les enfants en fait on s'en moque royalement et c'est ça le sujet.

Et donc derrière, on a des adultes politiques qui sont soi-disant responsables. Ils sont responsables de rien, qui ont aucune dignité, qui mentent et ont un scandale. C'est un scandale par rapport au au pseudo parce qu'on appelle ça le courage des victimes.

En fait, il faudrait juste qu'on ait des hommes politiques et des femmes politiques courageuses qui montent un peu au créneaux qui disent au bout d'un moment arrêtez ce cirque pour les victimes. C'est une peine, c'est vous savez c'est ce que pour moi c'est une c'est une victimisation secondaire. C'est ce qu'appelle la comment dire la Cour européenne des droits de l'homme.

C'estàd que on inflige une peine supplémentaire aux victimes et ça c'est insupportable avec bien sûr le c'est c'est plus de 200 victimes pour Betaram qui attendent justice et pourtant elle va tarder à venir. On a l'impression qu'il y a pas de d'accélération du temps judiciaire par rapport à ce scandale. Bah c'est surtout que parmi je crois que vous avez donc 200 plaintes aujourd'hui, il y en a à priori cinq uniquement qui ne sont pas prescrites.

Donc un la première question qui se pose, c'est de se dire à quel moment est-ce qu'en France on en a un peu ralbol d'entendre les faits qui sont prescrites ? à quel moment est-ce qu'on rend imprescriptible en fait tous ces crimes et délits parce que c'est insupportable en fait sur les enfants quand on vend plus les conséquences psychotraumatiques que ça sur les personnes. Auidement ça suffit, il faut qu'on arrête un peu avec ce encore une fois c'était une des recommandations de la civise he qui a été mise à la poubelle malheureusement mais c'était une des premières recommandations revenir sur cette prescription parce que il faut du temps quand on est victime enfant pour accepter d'en parler et avoir le courage d'en parler.

Oui. Oui. Non, je me permets quand même de nuancer.

Pourquoi ? Parce que quand on entend les victimes de Betaram et les victimes par exemple de Saint-Dominique et cetera, toutes les tous les enfants enfin toutes les enfants devenus grands vous disent quoi ? Qu'ils ont parlé quand il ça veut dire qu'on ça exactement donc ils ont pas été entendus.

Ce qui justifie d'autant plus la prescriptibilité c'estàdire que enfant on peut pas avoir justice. Et quand on grandit et qu'on ose dire "J'ai été victime, j'ai parle à quelqu'un". Les personnes qui n'ont pas dénoncé pareil, il y a il y a les faits sont prescrits.

Grâce à Dieu, les faits sont prescrits, rappelez-vous, c'est le cardinal barbarin. Pas de problème. On fait rien de ça.

Ben oui, on en fait rien. Donc ça veut dire que maintenant il faut un allongement des dél de prescription à minima et il faut que les gens en fait faut que les bouts retremblent. On rend imprescriptible en fait les crimes et moi je suis favorable aussi au dél comme ça au moins on se dit en fait dès qu'on touche à un enfant là on parle d'acte d'actes de torture et de barbarie quand même faut qu'on arrête à un moment donné et puis pareil sur les violences sexuelles et puis il faut aussi que les complices parce que je suis désolé que les gens on va nommer un chat un chat euh quand les gens en fait ne signalent pas ils sont complices et ben ça veut dire qu'il faut les traduire devant la justice et faut qu'ils arrêtent en fait ça nous suffit pas les appé pierres et cetera non on est toujours dans un truc aller chercher à comprendre mais c'est c'est même pire que ça parce que vous parlez des complice mais quand vous avez des lanceurs d'alerte, ils sont mis au banc, ils sont empêchés.

Cette professeur qui a témoigné à l'époque immédiatement, qui était une des rares adultes à prendre les enfants au sérieux et et à alerter, bien tout est fait pour faire terire les lanceurs d'alerte. Ah bah oui oui, ils sont on leur demande de ster, on les menace aussi je pense au village d'enfants de Rayumont aussi une dame qui s'appelle Françoise qui a été ses enfants ont été menacés et cetera et là il y a aucun problème en fait. Donc donc voilà et c'est bien ce que je dis c'est qu'on est dans un régime d'impunité et donc les les bourreaux et leurs complices en fait font la loi en fait dans ce pays.

Donc il y a pas de justice et tant qu'il y aura pas de justice, il y aura pas de paix. Ça veut dire que des associations comme Mouve Enfant bah se mobiliseront. Vous savez nous on apprend encore des choses sur le village d'enfant de Rom et ailleurs et ben on continuera en fait à un moment donné tant qu'il y aura et en fait il faut une justice d'exception.

C'est-à-dire que peut-être pour clarifier mon propos si vous me permettez vousz sur sur Betaram donc ils mettent en place une commission ils mettent à la tête de cette commission un professeur d'université. Tenez-vous bien professeur d'université quand même, on parle pas d'un on parle pas, on n'est pas au café du commerce quand même, on va se dire gentiment, professeur d'université, on est à l'université de Bayon devant un parter de 300 personnes et ce professeur d'université qui s'appelle Jean-Pierre Massas qui prend la tête de la de la commission indépendante nous dit publiquement c'est un crime contre l'humanité et donc on se dit bah crime contre l'humanité bah dans ces cas-là faut une justice d'exception. Alors moi je veux bien qu'on emploie des termes comme ça mais là pour le coup c'est pesé.

C'est quelqu'un qui travaille dans le droit quand même qui dit crime contre l'humanité. Donc ça veut dire quoi ? Bah ça veut dire qu'à un moment donné crime contre l'humanité égale imprescriptibilité égale on traduit toutes les personnes qui sont en lien avec ça et pas égale commission.

On va vous donner en fait de l'argent parce que ça correspond en fait au fruit du silence. C'est insupportable. On se on se moque de nous.

Les victimes parlent pour protéger les enfants et c'est ça en fait le message qui est porté. Ouais c'est c'est assez terrible. Et combien de de bétaram en en gestation, on va dire où d'anciennes victimes commencent à prendre conscience de l'ampleur, à se réunir aussi, à se dire "Bon, on va peut-être aussi nous passer à l'action compte tenu de la libération de la parole." B sa nous aujourd'hui avec nos enfants, moi je suis en lien directement avec des victimes d'une vingtaine d'établissements sur le territoire national, vingtaine d'établissements privés.

Alors, c'est important. Pourquoi privés ? Bah parce que je pense qu'il y a quand même quelque chose qui est particulier au privé, notamment à l'enseignement catholique, qu'on le voyou.

Bien sûr qu'elle a des violentes enseignement public, mais il y a une place particulière de nos privés. Vous savez, le privé, ça serait la voix un peu noble pour que son enfant arrive bah comment dire à à avoir un bon métier plus tard. Ou ça serait aussi la case quand votre enfant en fait est a une scolarité caque et cetera.

Vous bz je mets dans le privé machin. Donc culturellement et d'ailleurs c'est intéressant si vous me permettez que ça arrive dans le Béarne hein parce que avec Betaram on est bien dans le Béarne. C'est aussi au-delà de la terre de de Berou de François Berou pardon.

C'est aussi la terre de Pierre Bourdieu et Pierre Bourdieu, il a quand même beaucoup de produits sur la question de la reproduction et cetera et cetera. Donc il faut qu'on arrête de reproduire maintenant. Faut qu'on se dit vraiment il faut agir et on peut arrêter de reproduire si et seulement si on a des politiques qui sont courageux et qui font des choses et qui sont pas dans le verbe, qui arrêtent de mentir et cetera comme pas possible et au moment avec des actions concrètes.

Moi, vous savez, j'ai été entendu par la commission d'enquête, j'ai commencé par leur dire attendez e il y a un rapport qui a été remis au président de la République en 2021 qui s'appelle le rapport sauvé. On a dit 330000 victimes de pédocriminalité dans l'église. En 70 ans 13 enfants par jour.

On a dit 108000 enfants victimes dans des établissement privé. Qu'a fait le président de la République ? Rien.

Qu' a fait l'éducation nationale ? Rien. Qu'a fait le ministre de la justice ?

Rien. Qu'a fait le ministre de l'intérieur de l'époque ? Rien.

Parce que c'est le ministre des cultes quand même accessoirement. Et donc ça veut dire qu'aujourd'hui on découvre Betaram. Non, on découvre surtout que François Berou est en lien avec ça.

Et donc on se dit machin et c'est pour ça que je dis qu'il y a un risque derrière. Il y a bien en fait une affaire vétérale et et il y a surtout une affaire en fait de la manière dont dont les enfants sont traité dans ce pays mais qui était décrite ni plus ni moins dans le rapport sauvé. Vous voyez ce que je veux dire ?

Et je pense que là-dessus l'état failli et même je dirais même qu'il y a une faute lourde en fait d'Emmanuel Macron. J'emploie les termes he je les pèse. Quand on lui remet un rapport, on lui dit il y a 330000 victimes de pédocriminalité dans l'église et qu'il ne fait absolument rien contrairement à ce que d'autres pays ont fait comme notamment l'Australie, la Belgique et cetera et bien d'autres.

C'est une faute lourde en fait qui a imputé à l'État français et en premier chef à Emmanuel Macron. Et donc moi, j'implore aujourd'hui le président de la République d'agir et de sortir du silence parce que le président de la République aujourd'hui, il brille une fois de plus par son silence. Alors qu'il devrait dire lui aussi qu'il était informé et qu'en 2021 quand il a reçu Jean-Marc Sauveté qui était donc le vice-président du Conseil d'État et qui lui a remis donc président de la commission indépendante sur les habits sexuels dans l'église, il aurait dû agir et là il n'a rien fait et donc c'est un scandale sans nom et c'est vraiment inacceptable.

Inacceptable. Mais il y a aussi au-delà de l'enseignement privé, c'est peut-être un problème avec t tous ces métiers au contact d'enfants puisque dans dans l'enseignement public, on a aussi une plainte qui va être lancée contre l'État puisque c'était là encore une professeure lanceuse d'alerte Marie-Pierre Jacard qui dépose plainte contre l'État euh puisqu'elle avait alerté un des faits pédocriminels d'un de ses collègues Pascalvet professeur de français qui s'est suicidé suite aux accusations. Euh ça c'était dans un un lycée public à Chalon en Champagne.

Il y a aussi beaucoup de d'omerta dans le dans l'éducation nationale. Oui, mais regardez, prenez même l'affaire le Squarnac à l'hôpital pareil même chose. Mais je veux dire ce qui manque.

Ce qui manque c'est très simple en fait. Il faudrait qu'il y ait une obligation de résultat dans tous les milieux qui accueillent des enfants. Ça veut dire quoi ?

Si vous faites le parallèle avec le droit du travail aujourd'hui vous êtes employeur, vous êtes des salariés, bah vous avez une obligation de résultat en matière de santé au travail. Pourquoi est-ce que quand on accueille des enfants, il y a pas d'obligation de résultat en fait au niveau de leur sécurité ? C'est-à-dire qui vise à dire quelles actions concrètes j'ai mis en place pour lutter contre les violences.

Et donc on pourrait imaginer que tous les établissements d'accueil des enfants, que soit des écoles, que soit l'hôpital, que soit les centres de loisirs, bref tous les l'église que vous voulez, les scoutes, on peut tout imaginer, peu importe, bah liste au bout d'un moment toutes les violences, celles don dont parle tous les jours, le harcèlement, le la discrimination, les violences sexuelles, les enfin bref le truc qu'on entend tous les jours parler et les gens façon découvrir à chaque fois, bah non, en fait, il faudrait lister et il faudrait dire qu'est-ce que vous avez mis en place pour limiter ces violences ? C'est ça le sujet. On arrête de nous raconter des histoires.

Non, eux ils préfèrent dire "Ah non, moi je savais pas trop en fait, j'ai vaguement entendu." Mais on s'en moque de ça en fait. Agissez, arrêtez.

François Verou, je vais vous dire un truc. S'il voulait vraiment faire le truc bien, bah même s'il reconnaît pas l'effet, j'en sais rien. Au moins, il devrait dire "J'agis".

Qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui ? Bah, il fait rien en fait. Il dit juste "Ah non, tu es pas le courant, je découvre, c'est terrible." Il découvre, moi ça m'a rendu dingue quand je l'ai entendu parler.

Il découvre un un un océan, comment dire, de inconnu, un continent pardon inconnu parlant de la violence sexuelle. Il a eu quand même 40000 témoignages entre les 33000 témoignages de la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. 6500 par la séase et lui il découvre en tant que premier ministre en 2025.

Il faut voir que son son gouvernement n'avait pas de ministère dédié à l'enfance hein. Donc déjà c'est un aveu. C'est c'est un point un angle mort total de de la politique en France.

Non mais on est bien d'accord. Sauf que François Beru il vient en France, on a eu on a eu Mitsouest et cetera et cetera. Donc ça veut dire que lui qui découvre quelque chose, c'est impossible he que ça c'est une inepsie.

C'est d'une gravité sans nom de dire ça et c'est même une culture du déni et une violence supplémentaire pour les victimes qui parlent quand on a quelqu'un en fait qui a occupé de telle responsabilité que ce soit dans son fief euh dans le sud-ouest ou que ce soit aujourd'hui donc au niveau au niveau euh comment dire du en en tant que premier ministre, c'est inacceptable de l'entendre tenir de tels propos. C'est insupportable. Ouais.

Et d'ailleurs, il se félicitait hein d'être le premier à avoir rencontré ses 200 victimes, hein, où il a passé plus de 3 heures avec eux, c'était son moment de bravoure euh pour dire qu'il prenait à bras le corps ce sujet. C'est quand même assez assez hypocrite de sa part. Ah bah nous on on ne tarie pas de de politiques qui aiment bien prendre des photos avec nous.

Il y a pas de problème. Par contre on tarie de politiques qui agissent ou qui sont à nos côtés pour être en capacité de demander. Donc moi on peut en saluer certains pour donner des noms ça peut être intéressant mais par contre nous ce qu'on va faire maintenant avec nos enfants, on va regarder vous savez les politiques qui votent par exemple contre l'imprescriptibilité on va les nommer.

On va dire lui par exemple il a voté contre l'imprescriptibilité et on va leur demander des comptes. Pourquoi ? parce que quand vous discutez avec eux, ils sont même pas foutus souvent de vous donner des arguments c'est une opposition de principe voir même parce que c'est pas quelqu'un de mon parti qui porte un projet de loi dans un truc lunaire en fait.

Mais ouais, c'est non même c'est des discussions entre différents partis politiques qui sont pas d'accord. Enfin, je veux dire l'enfance c'est cause commune en fait qu'on arrête à un moment donné de nous baratiner quoi. On reviendra bien sûr sur cette commission d'enquête.

Merci Arnaud Galet d'avoir été avec nous pour parler hein de ce scandale Betaram qui n'est pas que le scandale du premier ministre qui ment François mais surtout de cette maltraitance aux enfants. On en parlera à 13h avec les les dysfonctionnements de la ze également. On va marquer une courte pause et se retrouver pour l'édito.

À tout de suite. Alexis Poulin sans réserve l'edito. Et on va parler d'argent, d'argent public parce que figurez-vous que bah nos chers élus, notre cher gouvernement Améline Montchalin en l'occurrence cherche quand même à faire des économies.

Alors c'est pas les idées qui manquent mais visiblement si. Et elle a lancé quasiment un appel public. C'était à l'Assemblée, on l'écoute.

Nous sommes ouverts évidemment à lire toutes les propositions. Si certains Français ont des proposition pour que nous réduisions efficacement la dépense publique, nous les regarderons. Ah et ben écoutez, je pense que certains Français et vous qui nous écoutez sur Sud Radio, vous avez bien des idées pour réduire la dépense publique, ne serait-ce que réduire le nombre d'élus he députés et sénateurs par rapport à ce qu'ils sont aujourd'hui.

Je rappelle que depuis 1975, pas un seul budget n'a été voté en équilibre par le Parlement français qui ensuite nous explique qu'il faut travailler plus alors que les impôts continuent d'augmenter même si les ministres qui se succèdent essayent de ne pas les augmenter. C'est étonnant. Euh et puis ça travaille.

Le Sénat par exemple a lancé le 5 février dernier une commission d'enquête pour scruter les missions des des agences opérateurs et organismes consultatifs de l'État. Alors là c'est tout un programme. Euh faut savoir qu'il y avait deux rapports he qui datent de 2012. l'un du Conseil d'État, l'autre de l'inspection générale des finances qui avait essayé de de savoir combien euh d'agences euh et d'opérateurs et organismes consultatifs de l'État existaient.

Alors l'un avait recensé 103 entités et le second 1244 parce qu'en fait l'État n'a pas de définition précise et aujourd'hui personne ne sait vraiment combien d'agences existent et combien elles coûtent et ce qu'elles recouvrent. Euh alors, il y a bien des idées hein. 10 % de ces 313 commissions et instances consultatives ne se sont pas réunis une seule fois par exemple en 2022 euh comme l'observatoire des espaces naturels agricoles et forestiers ou la commission consultative des polices municipales.

Euh et donc l'idée he c'était Gabriel Atal lorsqu'il était premier ministre qui avait dit "Bon bah si elles se sont pas réunies, ce serait bien de les dissoudre puisque visiblement elles ne servent à rien." le Conseil constitutionnel, les sages par exemple qui sont payés 16000 € par mois et bien euh il y a pas de loi qui stipulent qu'ils doivent être payés 16000 €. La loi organique, c'est 6500 € mais ils ont eu droit à une petite ristourne euh lors du d'une d'une loi qui a été votée en 2011, en plus bien sûr de leur retraite hein, puisqu'ils sont tous à la retraite, ces sages du Conseil constitutionnel ou quasiment.

Prenons le train de vie luxueux, par exemple, de l'ancien directeur de l'Opéra de Lyon. Euh établissement financé à 80 % par des fonds publics. Alors lui, était payé avec un énorme salaire.

Déjà, il avait des nuits d'hôtel dans des hôtels de luxe, des trajets en taxi alors qu'il avait une voiture de fonction. euh des cadeaux, des notes de frais et cetera. Et puis euh bien la Chambre régionale des comptes d'Auverne Ronalpe n'a rien fait.

C'était en 2021. On parle pas bien sûr du président de la région Auern Ronalpe hein euh qui cherche lui aussi à faire des économies leur voquier et qui mangeait grassement au frais du contribuable. Euh les frais de bouche justement tiens, prenons un ministère comme celui des outresemères.

Et bien figurez-vous qu'entre mai 2017 et novembre 2020 euh il y a plus de 726599 € qui ont été dépensés en frais de bouche. Ça fait 15800 € par mois pour 10 à 15 conseillers. Voilà.

Bon alors vous allez me dire c'est quand même pareil, on va pas faire des économies avec ça. Mais on a le super logiciel de pay, vous avez oublié, c'était en 2007. Ça s'appelait l'ONP, l'opérateur national de paye qui devait gérer la paye des 2,7 millions d'agents dans les ministères. un logiciel euh pour faire des économies euh lancé en 2007, abandonné en 2014, qui a coûté entre-temps 346 millions d'euros.

Voilà. Et puis il y a la carte bancaire magique de France Télé, hein, c'est la le dernier scandale euh qui a été éventé. Euh certains cadres de France Télévision avaient accès à une carte bancaire du CIC qui leur permettait euh d'effectuer 4000 € d'achat par mois et 1000 € de retraite d'argent liquide par semaine euh qui était soit-disant réservé aux grands reporters et cetera.

Euh c'était pour ces ces ces journalistes envoyé un reportage à l'étranger. Bon euh France Télé s'est dit bon effectivement il faut peut-être qu'on revoit cette carte magique. Le budget de France Télévision c'est un déficit en 2025 de 41,2 millions d'euros.

Voilà. Alors Amé Monchar nous explique attention hein, les économies c'est pas facile parce que derrière on paye des services publics. Maintenant je pense qu'il faut que nous ayons ensemble un discours de vérité.

La dépense publique elle sert les Français. Elle paye l'école. Elle paye les hôpitaux.

Elle paye les policiers, elle paye les douiniers et donc il n'y a pas de réduction de la dépense publique magique. Alors si par exemple, prenons le cas de l'hôpital hein, je vais prendre que celui-là mais on pourrait on pourrait faire une émission en fait de 2h. Euh et bien figurez-vous que c'est le canard enchaîné qui révélait ça en 2023.

La PHP, premier groupe hospitalier français avait passé un appel d'offre d'un million d'euros pour les goodies que la PHP va distribuer dans les 38 hôpitaux franciliens qu'elle gère. Euh alors au programme de ces goodies, des gourdes vintage, des mugs siglés, des cendriers de poche en aluminium, des médailles sportives avec tour de cou, des sacs au coton, des mousquetons promotionnels, des cartes à planter contenant des graines de fleurs et oui et pour les patients, ils ne sont pas oubliés, figurez-vous qu'il y avait des 2500 balles antiress qui étaient donc distribué aux patients des urgences qui attendent parfois pendant des heures, des jours sur un brancard. Voilà où va notre argent.

Moi, j'ai bien des idées quand même pour faire des économies et je pense que vous aussi n'hésitez pas à nous le dire sur Sud Radio. Alexis Poulin sans réserve l'invité. Et notre invité est le sénateur Alexandre Ousil, sénateur PS de Loise.

Bonjour. Bonjour. Vous m'entendez bien ?

Très bien, merci. Euh vous êtes avec nous pour parler de la suite donnée au scandale des eaux contaminées, le scandale Nesley Waters. Est-ce que vous pouvez nous nous rappeler les faits qui sont assez graves hein puisque la multinationale avait avec l'aide de l'État finalement masquer le fait qu'elle vendait de de l'eau minérale qui n'en était pas ?

Alors, les faits, ils sont en effet assez assez simples à être à être rappelés. Si vous voulez, euh à partir de août 2021, Nesle Wats vient devant l'État pour expliquer à l'État qu'il utilise des traitements illégaux, interdits, des lampes à UV, des filtres à charbon euh qui sont des traitements qui sont utilisés pour l'eau du robinet. Mais comme vous l'avez dit, l'eau minérale naturelle, elle est minérale et elle est aussi naturelle.

Et donc c'est pas de l'eau traitée, c'est de l'eau qui vient de sources souterraines, réputé, protégée. Et donc on se retrouve dans cette situation où cette chose-là n'est pas portée à la connaissance du public. Il a fallu attendre janvier 2024 et par voie de presse le fait que tout ça soit révélé.

Donc le cœur du scandale, c'est celui-là. Et puis ce qu'il y a dessous, c'est quoi ? C'est la question de la qualité de la source elle-même.

En fait, on se retrouve avec des eaux. dans certains endroits, ces ces traitements, ils avaient pour but de purifier l'eau parce que il y avait des sujets sur la qualité de la ressource elle-même, sur aussi des questions de véuscé des infrastructures. Bref, voilà ce qui était voilà ce qui avait court chez chez Nesley.

Ouais. et et Nesley, l'autre scandale dans le scandale, euh on apprend que Nesley en fait avait euh tapis rouge dans tous les ministères au plus haut niveau de l'État euh pour couvrir ses agissements. Alors pas pour couvrir ces agissements, je peux pas dire les choses de cette manière.

Ce que je peux vous dire c'est qu'en effet, il y avait des discussions à différents niveaux avec des surprises aussi. C'estàd que quand je rencontre par exemple Roland l'escur qui est auditionné, il nous explique que lui-même n' ministre de l'industrie n'a jamais rencontré Nesley. En revanche, Nesley a été un certain nombre de fois du côté de l'Élysée euh avec des rencontres régulières, euh avec des rencontres téléphoniques, avec des rencontres sur place au sommet de Ch France par exemple avec monsieur Culler.

Donc il y a eu une ligne directe, ça c'est clairement établi avec l'Élysée dans cette affaire. Oui, une ligne directe encore une fois, c'est le nom d'Alexis Colleur qui ressort dans un scandale. Euh et l'ex secrétaire général de l'Élysée qui va se retrouver à la tête de la société générale refuse de venir témoigner devant votre commission d'enquête.

C'est ça si vous voulez. Ça c'est le ce qui est pour moi relativement incompréhensible parce que il refuse de venir témoigner sur le fondement de la séparation des pouvoirs en s'appuyant sur l'irresponsabilité article 67 de notre constitution du président de la République. Or qu'est-ce qu'on constate plusieurs choses.

D'abord un que il y a des conseillers des conseillers partagés notamment un qui s'appelle monsieur Victor Blonde partagé entre l'Élysée et Matignon qui sont venus déposer. Donc il se peut que des conseillers politiques de l'Élysée viennent déposer. Ça a été fait dans le cadre de notre commission.

Je vois pas pourquoi monsieur Culler serait différent des autres. Deuxième élément, l'Élysée a accepté de nous transmettre 75 passes de documents qui relatent les rapports, les échanges de mail, les notes qui ont été produites. Je vois pas comment le fait de nous donner ces documents ne peut peut ne pas être couvert par la séparation des pouvoirs et le fait de venir en discuter devant nous le serait.

Donc il y a vraiment une incompréhension sur ce refus, un désaccord sur l'argument qui est mentionné de la séparation des pouvoirs parce que si vous voulez à ce compte là, il suffit que tous les conseillers soient partagés avec l'Élysée et puis personne ne pourra venir devant des conditions d'enquête. Donc l'irresponsabilité c'est celle du président de la République dans le cours de ses fonctions. Elle n'est pas extensible à aux gens qu'il a autour de lui, sinon ça ne veut plus rien dire.

Ouais. Mais pourquoi il évite cette commission d'enquête ? Monsieur Coler ?

Écoutez, moi je peux je je veux pas faire des hypothèses des hypothèses trompeuses. Ce que je sais, c'est qu'en tout cas, on avait beaucoup de questions à lui poser. On avait beaucoup de questions à lui poser.

On avait notamment le fait que l'Élysée, de manière établie est au courant du scandale à partir de la mi-2022 et donc à partir de ce moment-là, il y a la possibilité de révéler les choses aux français sur dans ce dossier. J'avais des questions à lui poser sur un certain nombre de données qui sont rotées dans des notes de l'Élysée. Bellisé dans ces notes, on parle de risque virologique.

Or, Nesley nous assure qu'il y a jamais eu de risque viral alors que dans ces notes, ces questions sont évoqué. Donc, si vous voulez, on avait des questions de et puis des questions de mise sous pression potentiellement de l'État par rapport à l'emploi local. Enfin, on avait beaucoup de questions à lui poser puisque je vous le dis encore une fois, euh finalement c'est du côté de l'Élysée qui a eu euh le nombre d'échanges quasiment le plus fourni dans tout euh l'appareil d'État.

Et puis quand même dans cette commission, on a toute une question des dysfonctionnements si vous voulez. On a l'impression que l'État local est ensemblé. Les ARS sont prévenus très tard du scandale.

Il y a même une ARS en Occiténie pour vous raconter où c'est pas l'État qui est prévenu mais c'est Nestle qui vient les prendre par la main en leur disant "Tenez, on va vous montrer comment on a fraudé pendant des années." Maintenant, on a arrêté mais on va vous montrer comment on a fraudé. Vous voyez, c'est quand même alors que l'État est au courant depuis 2021 euh 14 mois plus tard, c'est NESL qui les prévient et non pas l'information qui est redescendue.

Donc tout ça, on avait aussi envie de poser toute cette question sur la manière dont euh l'administration a aussi fonctionné parce que le boulot d'une commission d'enquête, c'est aussi de faire le contrôle de l'action publique, hein. Et c'est ça qu'on essaie de ça qu'on essaie de faire. Mais on voit bien que c'est difficile et qu'il y a beaucoup d'entraves.

Est-ce que vous avez des moyens juridiques de le faire venir témoigner ? Alors euh il a il en court un risque il encourt pénalement un certain nombre de choses. Il encourt euh j'ai plus les les les termes exacts, excusez-moi, hein, de de ça, mais il en court les peines d'amende et et aussi des peines de prison.

Mais on n' pas de moyens euh juridiques euh si vous voulez euh autre que en effet, il peut être lui euh sanctionné pénalement. Ce qu'on a fait nous, on a fait deux choses si vous voulez. Un, ce qui était en notre pouvoir immédiat, un on s'est engagé à publier l'ensemble des documents vis-à-vis du public. vous ne voulez pas venir parler de ces documents et ben tout le monde y aura accès en public en ligne sur le site du Sénat.

On fera ça. Deuxième élément pour moi qui est essentiel c'est que moi pour ma commission d'enquête, si vous voulez une commission d'enquête, ça dure maximum 6 mois. Après vous disparaissez, c'est comme ça, les textes sont écrits comme ça.

Donc quoi qu'il arrive, je ne vais pas pouvoir auditionner Alexis Colleur. En revanche pour les suivants, je veux que les textes il soit clair. Donc il y a une ordonnance de 58 qui est mal écrite qui permet donc d'arguer de la séparation des pouvoirs pour ne pas venir.

J'ai été juste pour vous dire aussi cette commission elle a duré 5 mois, il s'est pas passé un mois sans que j'ai reçu un courrier de Nesle me disant que je n'avais pas de légitimité à exister, que cette commission n'avait pas lieu d'être et cetera. Je veux qu'on conforte le Parlement dans son rôle et dans son action de contrôle. Donc je vais proposer dans le rapport aussi, ça déborde un peu le sujet des eaux, mais je vais proposer qu'on qu'on conforte l'ordonnance de 58 pour que on sorte de ça avec ceux qui viennent pas, ceux qui vous disent que vous avez pas lieu d'exister et cetera.

Ça c'est pas acceptable. Oui, c'est un peu trop facile effectivement de de se cacher derrière cette irresponsabilité du président de la République et et ensuite de faire tout ce qui est possible et imaginable à l'Élysée. On va marquer une courte pause monsieur le sénateur et on se retrouve dans un instant pour parler plus en détail de ce scandale d'un des eaux Nesley Waters.

Alexis Poulin sans réserve l'invité et notre invité est le sénateur de Loise Alexandre Ousil pour parler de ce scandale Nesley Waters avec donc votre commission d'enquête qui va prochainement rendre ses conclusions. Quels ont été les principaux dysfonctionnements que vous avez pu euh voir lors des différentes auditions ? Écoutez donc là moi je suis en train de de finaliser les choses.

Il me reste en fait un mois pour le faire puisque le rapport sera rendu à la mi pour moi sur les différents points qui m'ont le plus marqué mais il faut me laisser le temps d'aller au bout pour les recommandations. Euh le premier point c'est la question de la qualité de nos ressources en eau et de leur protection. Vous êtes dans une situation où vous avez une détérioration de la qualité de ces ressources qui sont réputées protégées.

Et donc comment on fait face ? comment on protège ce qu'on appelle les impluum qui sont les zones si vous voulez où l'eau percole dans le sol et s'infiltre et puis c'est ensuite produit de l'eau minérale naturelle. Donc on a tout le sujet de la protection de la ressource sur lequel il y a eu des défaillances puisqueaujourd'hui dans les vauges, il y a quatre puissées chez Nentley.

Dans le gare, il y a un rapport des hydrogéologues qui vient de sortir qui dit que dans quatre ou cinq puits sur les H, la pureté originelle ne peut plus être garantie. Donc ça veut dire que l'eau n'est plus plure à l'origine, ce qui est un des critères fondamentaux de l'eau minérale naturelle. Donc vous avez ce pointlà.

Ensuite vous avez deux l'attitude de l'industriel. Moi je me suis retrouvé alors il y a eu un changement d'attitude dans la dernière audition, ce qu'on appelait nous l'audition de la dernière chance où on a convoqué le patron de Nesley tout court c'estàdire Nesley dans l'ensemble du monde. Mais avant ça, on a eu les patron successifs de Nesley Wats qui se muraient dans le silence tous les les personnes interrogées qui venaient avec leurs avocats, ce qui n'est pas du tout la pratique en commission d'enquête. et et il y a que Nesle qui a fait ça dans cette dans cette commission qui était dans le silence et avec des questions qui sont toujours en suspend.

Nous, on leur dit mais depuis combien de temps il y a eu une triche ? Combien de temps tout ça a duré ? Parce que l'estimation minimale de de l'autorité de la enfin de la direction générale de la réflation des fraudes, c'est une minimale d'un montant de 3 milliards d'euros de fraudes pour vraiment le voilà c'est c'est des montants qui sont des fraudes au consommateurs qui sont colossaux.

Ensuite les sujets c'est pourquoi le consommateur a été le grand absent de cette affaire. C'estàd que l'État quand il est mis au courant en 2021, il il ne décide pas de faire une information digne de ce nom auprès auprès du public. Quit à ce qu'on a ce qu'on peut faire, c'est déclasser des eaux.

C'estàd que ils n'ont plus le droit de la vendre sous l'appellation au minéral naturel. Ils peuvent la vendre ce qui d'ailleurs ils vont commencer à faire dans ce nombre de cas chez Perrier. Maintenant il y a une nouvelle marque qui s'appelle maison Perrier.

Bah maison Perrier c'est plus de l'eau minérale naturelle, c'est autre chose. C'est traité. Donc il contourne l'appellation d'une certaine façon pour faire de de l'eau non non non minérale.

En tout cas, il faut que le consommateur le sache. C'est dire que maison perrier, ce pas perrier. Perrier, c'est encore une eau minérale naturelle même s'il y a des débats aujourd'hui en cours sur je vous disais la qualité des eaux mais en tout cas maison Perrié ils savent que ça n'en est plus.

Mais aujourd'hui si oui, il y a ce il y a en effet cette question là qui est posée. Ensuite il y a les services de l'État. J'évoquais le sujet la lenteur euh qui a qui a eu court, la torpeur presque, j'ai envie de dire des ARS qui ont réagi différemment.

Il y a une ARS, une prés une directrice ARS, il faut lui rendre hommage qui quand elle a su les faits a fait un article 40, un signalement au procureur qui a mis en place un contrôle sanitaire renforcé. De l'autre côté, il y a un directeur général d' qui n'a fait d'article 40 qui a tardé à mettre en place un contrôle renforcé par rapport à l'autre à ce qui s'est passé dans les Vauges. Donc voilà, il y a eu des dysfonctionnements aussi dans la manière dont l'État a et puis la question euh la la question politique.

Par exemple, dans notre affaire, il y a un rapport à un moment de l'inspection générale des affaires sociales qui est commandé. Le fait de publier ou non un rapport est une décision ministérielle d'un ministre. Et on sait que ce rapport euh qui est d'ailleurs demande plus de transparence dans le secteur, lui-même ce rapport n'est pas publié et aujourd'hui, je cherche à comprendre quel est le ministre qui a euh demandé la nombation de ce rapport.

Je n'ai pas la réponse par exemple à cette question. Vous voyez ? Alors, on se parle.

Donc voyez, il y a tout ça, il y a tous ces dysfonctionnements à la suite et on va évidemment faire des propositions, des recommandations pour essayer de parer à un nouveau scandale Nest Wats. Mais est-ce qu'il y a pas aussi parce que là vous faites état de tous les dysfonctionnements dans la la chaîne de l'État, mais avant ça euh une proximité aussi d'Emmanuel Macron avec Nesley puisqu'il a été le banquier lorsqu'il était chez Rothshield de Nesley qui avait racheté la division nutrition de de Pfizer, ce qui lui a permis de d'être millionnaire. À l'époque, d'ailleurs, le patron de Nesle lui avait proposé un poste à la direction de Nesley France qu' l'avait décliné.

Donc cette proximité là de Macron avant qu'il soit le candidat et le président pose question aussi. Alors moi je moi je vous laisse ces propos là parce que je n'ai rien dans le dossier qui m'a été transmis qui me permet d'établir un circuit direct avec le président de la République. Donc je n'ai rien qui me permette de le de le de de le caractériser et je veux être je veux être droit dans mes bottes dans la manière dont je construis ce rapport.

Donc voilà, vous vous vous signalez cette cette cet environnement de fait. Ce que je peux vous dire moi et ce que je sais, c'est que le dossier a fait l'objet d'un traitement à l'Élysée, c'est-à-dire qu'il a été suivi, c'est-à-dire voilà, ça je peux vous l'affirmer avec avec certitude. Pour le reste, monsieur Poulin, je vous laisse vos propos et et les et les rapprochements que vous faites, vous en avez le droit.

Voilà. Ouais, j'espère j'espère bien. Et vous, je sais que vous êtes en qualité de sénateur avec une parole tenue et un rapport qui doit être inattaquable.

En l'occurrence euh quelles vont être les les suites de ce rapport ? Est-ce qu'on va avoir euh davantage de euh d'études euh sur les différents puits d'eau minéral ? Est-ce que on va avoir aussi euh euh une revue des ARS ?

Euh qu'est-ce que vous attendez de ce rapport ? Bah les suites de ce rapport, ça va être déjà en effet de proposer des évolutions du système de contrôle pour qu'il ne soit pas fragilisé, bourbé comme il a pu comme il a pu l'être. Les suites de ces rapports, ça va être aussi de réfléchir à comment on protège mieux nos eaux et nos eaux minérales quand même.

Propos terrifiant tenu par euh euh monsieur Salomon qui est venu euh devant nous à un moment euh qui a été auditionné dans ce dossier qui nous dit dans les 5 ans dans une grande ça déborde l'au minéral naturel mais qui nous dit dans les 5 ans dans les grandes villes françaises, il y aura un moment un épisode où il n'y aura plus d'eau au robinet parce que la qualité sera plus au rendez-vous. Vous imaginez une situation dans une grande ville où parce que il y a un épisode de sécheresse ou des questions de qualité, vous vous retrouvez dans une situation où il y a plus d'eau au robinet. Voilà, donc c'est aussi ça qu'on doit demain demain réussir à par on a déjà ça euh euh à Mayotte, euh à la Guadeloupe dans les DomTom, c'est déjà une situation extrêmement chaotique pour ce qui est de l'eau publique.

Tout tout à fait. Et d'ailleurs, on a eu tout un sujet qui est venu dans la commission que nous n'attendions pas qui était la question de Mayotte. Parce que si vous voulez, l'état a des stocks stratégiques d'eau en bouteille, mais la manière dont il les transport peut poser des difficultés.

C'est-à-dire que peut y avoir des des transferts avec le milieu et on sait qu'à Mayotte, il y a eu des cas où l'eau euh les les stocks stratégiques de l'État qui ont été envoyés posaient problème du point de vue de voilà ce qui qui sentait l'essence qui et cetera et cetera. Donc qui ont été ensuite retirés. Donc vous voyez qu'il y a aussi la question de comment on gère nos stocks stratégiques, comment on gère euh la question de l'eau.

Donc il il y a tout il y a tout ça aussi qui est qui était euh au cœur de cette commission et la qualité de l'eau donc euh aussi du du robinet puisque de plus en plus hein de d'études sur euh notamment les polluants éternels, les différents pesticides, on se rend compte que l'eau du robinet même si elle est consommable parfois peut être délicate enfin dépasser certains seuils. Et là, est-ce qu'il y aura aussi une enquête ou quelque chose de côté ? C'est pas le c'est pas dans le périmètre à proprement parlé de la commission d'enquête puisque vous savez quand on définit une commission d'enquête, on met un périmètre.

Le périmètre c'était le scandale des eaux minérales naturels tel s'il nous était réveillés. Je pouvais pas faire quelque chose sur tout le secteur de l'eau. C'était bien trop vase par rapport au temps qui était le nôtre.

Mais en revanche, il y a des recommandations qu'on aura qui s'appliqueront et vous avez raison de souligner que la question des PFAC aujourd'hui, il y a une liste de Pface mais qui est limitée. Il y a des seuils qui sont anciens euh de Donc il faut sans doute euh avoir une un questionnement sur les seuils. Euh voilà, donc tout ça c'est ce qu'on a devant nous sur la qualité de l'eau qui est quand même euh enfin si je vous voulez moi l'eau minérale naturelle c'est aussi en tant que que parent que je m'en suis saisi. en bas et moi on me dit que pour mes enfants en bas que je le donne de l'eau minéral naturel et si on dit que l'au minéral naturel en fait il y a question qui exactement il y a des questions qui se posent bah évidemment que c'est aussi un problème un problème de ce point de vue donc voilà pour vous dire un petit peu tout ce qui a animé le travail qu'on a fait sur cette commission au-delà de de Nesley Wats et ses malversations, est-ce qu'il y a quand même des pratiques qui sont à souligner de du bon côté des choses auprès des des sources et des autres marques d'eau minéral naturelle ?

Ah bah il y a il y a en effet quand même et et même dans un certain mesure sur certains points chez Nesle, il y a quand même la volonté d'essayer de protéger la ressource. Moi, j'ai été visité trois sites d'embouteillage. J'ai été donc dans le gare, j'ai été à Évian, j'ai été aussi chez Alma Source et donc dans dans ces usines là.

Donc oui, il y a quand même tout un travail qui est fait pour protéger la ressource parce que malgré tout, il y a aussi un intérêt patrimonial parce que si cette ressource n'en est plus une, vous voyez la situation dans laquelle se retrouve Nestley euh de ne pas être parvenu à avoir cette haute qualité et d'être pris la main dans le sac sur les traitements illégaux qu'elle a pratiqué. Donc euh oui oui, il y a il y a quand même euh des gens qui font attention à la manière dont ils gèent leur implivium, qui se posent la question de euh qu'est-ce qui est bâti, comment on bâti sur des zones comme ça, essayer de garder le maximum de prairie, euh le le le minimum de des zones aussi forestières, bref des des systèmes euh sur le sol qui permettent que l'eau soit de qualité à la fin. Voilà, c'est aussi tout ça l'enjeu.

Merci beaucoup monsieur le sénateur Alexandre Ail. à la tête de cette commission d'enquête sur le scandale des eaux contaminées, on va marquer une courte pause et se retrouver pour la deuxième partie de l'émission où on va parler de l'aide sociale à l'enfance la fabrique du malheur selon Claude grand reporter qui publie ce livre aux éditions de l'observatoire à tout de suite sur Sud. Merci Réy André.

Sud Radio midi 14h Alexis Poulin sans réserve et notre invité est Claudardide grand reporter auteur de la fabrique du malheur aux éditions de l'observatoire cette fabrique du malheur Bonjour Claude c'est l'aide sociale à l'enfance la on en entend tout le temps parler dans les médias pour des scandales de maltraitance prostitution des mineurs, suicide des enfants mal suivis. Et là, ce livre sort concomitamment à la commission d'enquête sur l'AZE qui a rendu son rapport cette semaine. Quelles sont les les grandes conclusions de de ce rapport ?

Bon, d'abord, les grandes conclusions, c'est que c'est un rapport qui fait quand même 592 pages, hein, avec 92 préconisation, c'est de solutions. C'est un rapport qui tape fort quand même parce qu'il parle de scandale, il parle de gouffre, c'estàd comme si euh l'AZEU s'était précipité dans un puissant fond. Et ensuite, il préconise notamment de pouvoir contrôler régulièrement les conseils départementaux qui gèrent, ce qui est quand même uncomble qui gère les structures de l'aide de société d'enfance, de contrôler régulièrement les structures de l'aide de société d'enfance, c'est-à-dire les foyers, les familles d'accueil, les maisons d'enfants à caractère social qu'on appelle des mecs qui sont théoriquement, je dis bien théoriquement visité régulièrement mais en fait tous les 2 ans.

En fait, c'est très très rare et c'est pour ça d'ailleurs que on tombe sur des affaires de maltraitance régulièrement. Elle préconise aussi cette commission est quelque chose qui qui paraît tellement simple et qui est d'ailleurs préconisé depuis des lustres par d'autres commissions. la loi attaquée de 2022, la loi de 2016 et d'autres préconisations d'association notamment préconise aussi le parcours individuel de chacun des enfants parce que vous avez des enfants qui rentrent dans une famille d'accueil quand ils ont 4 ans 5 ans puis d'une famille d'accueil il passent à un foyer puis d'un foyer un autre foyer puis comme il fugu on les retrouve dans une autre famille d'accueil et cetera en fait on sait jamais où où sont ces enfants.

On les appelle des incasables, on les appelle des invisibles. Là pour le coup, ils disparaîtent complètement des radars de l'aide sociale d'enfance. Donc la préconisation essentielle c'est de dire on suit les enfants mais pas simplement pour savoir où ils sont, dans quelle famille, dans quel foyer, dans quelle maison à caractère social, mais aussi on les suit au niveau de leur santé parce que le grand paradoxe, c'est que ces enfants, on n' aucun suivi médical de ses gosses. que ce soit des enfants de 4 5 ans, que ce soient des adolescents, que ce soient des filles ou des garçons, finalement au niveau de leur santé, aussi bien physique que psychologique que mental, on ne sait rien.

Donc vous avez parfois des enfants qui entrent à la zeux quand ils sont nourrissons, qui en sortent à 18 ans quand ils sont majeurs. Et on ne sait rien de ces personnages là comme si c'était des fantômes des zombies de l'aide sociale d'enfance. Donc la préconisation essentielle se devient on les suit et puis surtout il y a une préconisation parce qu'il se trouve que je suis resté très proche de certains gamins qui ont été victimes de de violence.

On en parlera je suppose des enfants de Châorou qui on qui ont été victimes d'atrocité et qui ont révélé justement les maltraitants dont ils avaient été les victimes. C'est que maintenant on doit en être aussi au stade de la réparation. C'est-à-dire que ces gamins-là, mais je dis tous les gamins là, je parle de des gamins que je connais de Chatureau, ce que j'appelle dans le livre La Bande des SE.

Ces gamins-là aujourd'hui, ils sont tous majeurs. Ils sont tous dans les situations sociales, psychologiques, euh psychiatrique. Euh ils n'ont pas de logement, ils ont du boulot, mais c'est très délicat.

Alors, ils sont formidables. Ils sont même parfois géniaux parce qu'ils ont un besoin d'amour, d'affection qui vous offre. et en échange, vous leur donnez aussi beaucoup.

Mais ces gaminsl ils n'existent pour personne. Donc quand je discute, j'étais sur un autre plateau notamment avec Liè Loufoc qui est un ancien un enfant placé et cetera et les gamins m'ont appelé, les gamins de Châourauou m'ont appelé hier soir en me disant CClaude parle de réparation parce que la réparation nous on en a besoin. On a souffert pendant 2 3 4 5 10 ans et cetera mais qu'est-ce qu'on vient aujourd'hui ?

On n'existe pour personne. Donc là, la commission travaille là-dessus. la sortie aussi de de cette aide sociale à l'enfance où euh on se retrouve à 18 ans à la rue avec un sac poubelle et ses affaires dedans et et il y a aucun suivi.

Euh c'est effectivement euh beaucoup de de profils d'ailleurs finissent SDF euh ou bien rentrent dans des filières de prostitution des enfin il y a un vrai lâchage à partir de de 18 ans, même si déjà pendant le le parcours à la on a l'impression que c'est un parcours extrêmement chaotique pour beaucoup. Ce sont des parcours qui sont chaotiques. Je pourrais vous en parler pendant des heures parce qu'on a hélas on a encore discuté hier avec des gens de l'intérieur de l'aide social d'enfance qui m'ont beaucoup informé en prenant des risques avec des gamins et cetera.

Vous avez un taux de prostitution chez les gamines de moins de 15 ans. Là, on parle pas de 15 ans, de moins de 15 ans. On a sorti une adè Uber un bouquin précédemment il y a pas très longtemps sur la production des mineires.

Quand on enquête à Marseille, on fait 5 jours à la brigade Proxo, ça s'appelle comme ça, brigade proxenet de Marseille. Et entre guillemets, on a eu de la chance qu'on tombe sur trois gamines prostituées qui ont 13 et 14 ans qui sont des gamines issu de l'aide soci dans l'enfance alors qui fent, qui sont dans le déni qui qui imaginent qu'elles vont pouvoir s'en sortir en gagnant beaucoup d'argent, qui sont dans l'ultra consommation en permanence mais ce sont des victimes et puis après non seulement elles sont victimes en plus sont victimes de viol puisque elles ont moins de 15 ans que quand un client les paye pour avoir une prestation sexuelle c'est un viol et on a affaire aussi à deux proxenes qui sont par les enquêtants enquêtés de la brigade des mineurs qui ont 15 ans et 16 ans. Donc aussi sont mineurs.

Donc oui, qui sont qui sont aussi mineurs et d'ailleurs qui eux aussi bon alors ils ont été placés en gard pendant 96 he et donc pour proximitétisme aggravé au début ils font les fanfarons y compris d'ailleurs les gamings qui sont victimes. Non c'est pas moi. Oui c'est moi.

Mais je fais ça pour m'amuser et cetera. Mais on se rend compte qu'en fait les prédateurs à Marseille rodent autour des foyers de l'aide sociale en force ou à la gare Saint-Charles quand il récupère des fugueuses qui viennent d'autres foyers de de l'aide sociale de l'enfance et qui d'autres villes et il les place immédiatement sur leur emprise et quand on passe au stade au dessus quand on va dans les couloirs du tribunal de Marseille à la fois pour assister à des audiences de l'aide sociale à l'enfance enfin des juges pas enfant pour l'aide sociale en France et en même temps pour la proition des mineurs. On tombe sur des juges sur la chef du parquet mineur Agnas Rostocker qui a créé une cellule de lutte contre justement la pro mineurs au sein de la ze mais pas que de la elle me dit mais Claude l'immense majorité des foyers de Marseille donc de la grande métropole sont des centres de recrutement de de prostituées miné et donc quand la parole vient de quelqu'un qui a un poste très élevé au sein du tribunal judiciaire vous ne pouvez la croire et donc nous on a planqué on a on a passé des heures devant certains foyers on a que fait la police ?

Alors alors le problème si vous voulez c'est que c'est toujours la même histoire dans un livre précédent là sur la brigade des mineurs. Les flics aujourd'hui prennent plus aucun risque. Il travaillent beaucoup notamment quand il s'agit de prostitution de maltraitance et cetera. le comble du comble et ça je n'arrive pas à comprendre pourquoi c'est que quand on voit ces gamines sortir des foyers de de l'occas de l'enfance à 23h que vous voyez deux bolis de une Mercedes une Audi avec trois mecs à bord qui sont des proxenes vous voyez ces ces enfants ben elles ont encore une fois 13 14 ans qui sont pomponnés qui ont mis des fossiles qui sont coiffés elles ont des jupes courtes elles montent dans dans ces voitureslà et elles disparaissent pendant 24h 48h Bon, nous on a essayé de les suivre ma petite voiture, on n pas réussi parce qu'ils ont semé, ils ont compris qu'on était là pour pour essayer de les choper et puis elles reviennent 3 jours après.

Et donc là, le personnel de de l'aide sociale enfance, c'est-à-dire la directrice que je rencontre pour lui raconter ce que moi j'avais vu, elle me dit "Mais Claude, nous on peut rien faire ses gamines, si elles sortent, elles sortent. On n' pas le droit de rétention, on n' pas le droit de sortie de les de les de les retenir, on n' pas le droit de fermer même les portes. Mais ce qui est grave, ce qui est grave ici, mais pas simplement d'ailleurs pour la prostitution, c'est qu'à partir de 22h jusqu'à 6h du matin, il n'y a pas d'éducateur au sein des foyers de l'affance.

Vous savez ce qu'on appelle un concierge de nuit. Voilà. Et c'est tout.

La plupart du temps, d'ailleurs, nous on l'avait vu à Marseille, il a son casque sur les oreilles, il joue au jeux vidéo, les gamines, elles sortent, elles font un coucou. D'ailleurs, on est allé le voir après le le concer, je m' dit "Mais moi, je suis là au cas d'incendie, d'un accident, une fuite d'eau simplement pour le bâtiment, pas pour les enfants qui sont dans le bâtiment." Et donc la la Marion hein que je cite hein dans un précédent livre mais après dans dans d'autres dans passages de la fabrique du malheur, tous nous dit "Mais nous on a pas le droit." Donc la seule chose qu'on peut faire, c'est recevoir les gamines quand elles reviennent, les faire des visines médicales, des visines gynécologiques parce que on sait qu'elles sont en souffrance.

Et donc je vais voir mes copines enquêtrises à brigade des mineurs. Je dis mais vous mais mais nous qu'est-ce qu'on fait ? Nous on arrive après la bataille parce qu'on sait qu'on ne peut on peut choper les proxo si jamais ils commettent un délit pénal mais ces gamines on ne peut pas les arrêter.

Donc tous les flics de France aujourd'hui bon ceux qui s'occupent de la prévention de de la dél souhaitent qu' une loi qui soit votée et qui disent à partir de 22h on ferme on ferme simpement. Puis alors après c'est très compliqué parce que elle pour sortir avant enfin voilà il y aurait toujours des moyens de contourner tout ça mais c'est très compliqué en même temps parce que nous on a interrogé c'est ce queon raconte dans le livre on a interrogé ces ces gamines et ces gaminsl ils sont quand même infernaux ils sont intenables. Et donc il y a une gamine qui me dit mais moi si tu me fermes la porte je sors par la fenêtre ferme la fenêtre je sors par la cheminée et donc parce que ils sont dans une espèce d'ivresse, une espèce de d'inconscient puis ce sont des ados après.

Et donc quand on voit ça, on se dit euh bah les flics, on a discuté avec la la rapporteur de la commission parlementaire, les flics, on leur dit bah faites des tournées de la BAC devant les foyers mais bon quand vous avez euh 70 80 foyers à Marseille, je sais pas combien à Paris et qu'on va demander aux flics de faire des alors qu'ils ont autre chose à faire pour essayer de choper des jeunes filles dont on sait en plus qu'elle ne pourra pas t'arrêter. Enfin, c'est la quadrature du cercle. On va marquer une courte pause et se retrouver avec vous Claudardit pour parler hein de la fabrique du malheur hein, le scandale de de l'aide sociale à l'enfance.

Euh à tout de suite sur sur Sud Radio. Sans réserve l'invité et on se retrouve avec le journaliste Claude Ardide, auteur de la fabrique du malheur, le scandale au cœur de l'aide sociale à l'enfance aux éditions de l'observatoire. une enquête qui met la lumière hein sur les graves dysfonctionnements de cette aide sociale à l'enfance avec notamment au cœur du livre ce procès de châteauurou euh qui a été un procès qui a qui a montré euh au grand public hein ce qui se passait réellement et s'est vibrisé euh totalement ignoré hein par euh par ceux qui devaient les protéger.

Alors quand on est arrivé à Châron, on savait pas vraiment à quoi s'attendre. Vous savez, un procès en correctionnel, c'est comme une pièce de théâtre avec ça se termine toujours en général par une tragédie, mais on ne pouvait pas imaginer que ça allait être aussi grave. H pourquoi ?

Parce qu'en fait, si vous voulez trois avocats Jean Sagier, Pauline Loira et Mirène Benayun ont réussi un exploit. C'est ils ont réussi les trois avec l'association Innocence en danger d'omassé de trouver ces gamins qui avaient complètement disparu depuis 2017. C'estàd quand ils avaient conné que qui étaient les familles d'accueil de Château enfin ou de l'Inde ou de la haute Vienne ou de la Creuse et donc on les retrouvait c'est sep gamins qui s'était pas revu depuis des années se retrouve d'un coup sur le banc des partis civiles.

Ils étaient juste devant moi, ils étaient serrés les uns contre les autres. Il y avait trois filles et quatre garçons. Et ces gamins-là, on s'est dit à un moment donné qu'ils allaient créer quelque chose assez exceptionnel parce que leurs avocats les recevaient tous les soirs et j'étais avec eux d'ailleurs.

Il débriefaient et préparaient leurs déclarations et leurs auditions. Et vous aviez, c'est là où c'était exceptionnel, vous aviez sur le côté évidemment les bandés prévenus, vous aviez deux familles qui étaient les créatrices de l'association enfance et bien-être qui avaient cherché des familles d'accueil pour recueillir pendant 5 6 ans une centaine de gamins qui était dans le déni absolu qui avait créé l'association qui s'appelle Enfance et bien-être quand même ce qui était un clin comble et dont on se rencontre très très vite et je le raconte dans le livre qui vont rechercher des familles d'accueil qui ont été exfiltré du département du nord que la l' de sociale d'enfance et le conseil général du nord n'ont jamais accordé d'agrément aux familles qui recevaient les enfants et que quand on essaie de comprendre à plusieurs reprises pourquoi le conseil départemental, pourquoi les du nord n'ont pas fait leur boulot, pourquoi ces familles n'avaient pas d'agrément, pourquoi ces familles n'avaient pas de formation, pourquoi ces familles, tenez-vous bien, parmi deux familles, il y avait des agresseurs sexuels. C'est que la n'a même pas essayé de voir si avaient un degré d'honorabilité suffisant pour pouvoir recueillir ses enfants.

Donc il y avait deux personnes qui avaient été agressé. Donc on est au cœur d'une pièce de théâtre avec quelque chose qui est scandaleux et que je n'arrive pas à comprendre et que d'ailleurs les avocats n'ont pas réussi à comprendre. Et je vous dirai pourquoi après, c'est que l'aide sociale de l'enfance ni le conseil départemental ne sont sur le bon des prévenus alors qu'ils sont responsables de la situation.

Hm. Et à la pire des limités et je l'ai dit à un président de conseil départemental, ça a peu un peu chauffé sur un plateau. Pourquoi ils ne se sont pas par portés pour le moins un parti civile ?

Pourquoi ils n'ont pas accompagné les enfants puisque ces enfants sont majors ? Pourquoi ils auraient pu dire "Bon ben voilà, on a frotté, on a fait une gaffe, on n pas fait notre boulot, ils sont passés à travers les mailles du filet, pourquoi pas ? reconnaît ces erreurs et là on dit bon on va les accompagner on va leur payer au moins le git le couvert pendant toute la durée du procès 5 jours on va les accompagner et ils sont même pas là et d'ailleurs le président du conseil départemental du nord quand il va être entendu par Isabelle Santiago à la commission parlementaire il va dire mais nous nous on éétait pas au courant bon et donc personne n'est jamais au courant c'est ça qui est formidable c'estàd que conseil départemental direction de l' les les les t tous les échelons administratifs se renvoient la balle oui mais ce qui est dramatique c'est que certaines familles d'accueil qui pour le coup certains d'entre elles ont fait le boulot, c'estàdire qu'ils ont vraiment accueill enfants et les enfants parfois le reconnaissaient.

Il y en a qui ont fait des des actes absolument dégueulasses. Mais ces mêmes familles ne savaient même pas qu'elles auraient dû avoir un agrément, qu'elles auraient dû être formé et cetera. Mais ça va plus loin.

D'ailleurs, dans le rapport de la commission, elle le disent, ils on les a placé ces enfants pour faire soi-disant des parcours de rupture dans des fermes dans des endroits qui sont très bucoliques autour de Château Rou, de la Creuse de Guer et cetera. Vous tapez sur Google et c'est ce qu' fait Isabelle Santo, c'est tout bête. Vous tapez sur Google ferme à tel endroit, ben la ferme n'existe pas.

La ferme n'existe pas. C'est une maison comme une autre. Et donc déjà il mentait même dans le principe de l'action.

C'està-dire on va les mettre dans des endroits, on voit leur les chevaux, les poneys, les animaux, les pas du tout. Il y avait pas d'animaux, il y avait rien. C'est des des appartements ou des maisons comme les autres et cetera.

Voilà. Et et une de de ces enfants de la Z explique que elle n'avait pas le droit de dormir dans la maison. Elle dormait dans une caravane, devait faire ses besoins à l'extérieur.

Euh c'était en C'est c'est incroyable parce que là si vous voulez quand les enfants témoignent, enfin je dis les enfants, bon ils ont maintenant entre 19 et 23 ans. C'est le jeudi dans la salle, il y a 20 25 juin, c'est qu'il y a toute la presse sur audiovisuelle, toutes les chaînes d'info, il y a le monde Libération, il y a France info, il y a tout le monde. On est sidéré par les propos qui vont être tenus et donc on sait tous qu'on va en prendre plein à la tête.

On le sait. Moi, je me mets à côté d'une psychiatre qui me dit "Moi, t'inquiète pas, j'ai l'habitude des souffrances des enfants, je pleurerai pas. Donc reste à côté de moi, je te tiendrai la main et tu pleureras pas parce que c'était quand même lourd." Au moment où les enfants notamment Angéina et Maeva les deux gamines commencent à témoigner et qu'elle raconte les souffrances qu'elles ont vécu la P la P4 se met à pleurer.

Je me mets à pleurer, je regarde mes confrères de la tout le monde pleure et là ce qui est je l'ai dit je suis dans la trajectoire de la procureur de la République qui est une jeune magistrate. Elle est debout est accrochée à son pupisre et on voit les larmes qui tombent. Elle pleure pendant les témoignages des gamines et le président du tribunal qui a bien fait son boulot a des sanglots dans la voie.

Pourquoi ? Parce que quand Maeva ou Angelina raconte qu'elle dorme dans une caravane sans eau, sans électricité, que la nuit elles se lèvent pour faire leurs besoins dans un champ qui fait ou alors qui fait - 5 - 10°gren plus elles vont comprendre que le gars qui les héberge, qui a qui fait partie prenant de enfance et et bien-être de l'association, que ce gars-là pendant que ses gamines sont dans la caravane, il viole sa propre fille de 12 ans avec plus ou moins la sentiment de de sa mère, de sa femme et qui euh qui lève les bras au ciel, qui va même dire à un moment donné pendant le procès "Mais vous inquiétez pas, monsieur le président, je donnais des préservatifs à ma fille sous-entendu, voilà, elle faisait ce qu'elle voulait dans la chambre avec mon mari, moi je dormais à l'étage de tout et cetera." Et ce sont les gamins, ce sont les gamins qui ont compris que cette gamine de 12 ans qui a plus ou moins parlé, qui a discuté avec eux, ce sont eux qui comprennent qu'en fait leur hébergeur, le gars qui famille d'accueil viole sa propre fille et donc les gendarmes vont l'arrêter, il va être jugé, il va prendre 20 ans de prison mais là on le revoit cette fois-ci à la barre du tribunal pour les actes qu'il a commis pendant pendant les séjours jours des gamins à la à tout autour au château et après C'est la litanie.

Les gamines qui disent "Mais Bruno là, le gars qui violait sa fille tous les jours, il passait ses mains entre nos cuisses parce qu'il nous interdisait de porter sous-vêtement parce que soit-disant on les souillait ou il touchait nos seins parce qu'on avait pas le droit de porter les soutiens gorge." Donc c'était une agression sexuelle. Le drame, le drame, c'est que les faits d'agression sexuelle ne sont pas dans le dossier.

Mais les gamines le disent et elles le répètent une fois, deux fois, trois fois et puis vous en avez un autre qui arrive et qui dit "Mais moi, j'étais terrorisé parce que Bronoclaude avait une cravache et que pour nous recadrer", c'est le terme d'ailleurs qui l'utilise. Dit "Mais moi je le recadré parce que ces gamins sont il est cravaché." Il y en a un autre, Mathias qui est le premier à parler, qui est le premier lanceur d'alerte.

Mathias au bout de tr jours, il tombe sur sa famille d'accueil. Celui qui a créé l'élément principal à la pierre angulaire du système qui est inventé à Châoru. Il dit je ne sais pas pourquoi avec Bruno Cloud, ils avaient donc celui qui violé sa fille, ils avaient picolé, ils m'ont commencé à m'insulter, ils m'ont sauté dessus et puis le quadr général qui s'appelle Martinez Julien lui saute dessus. il commence à l'étrangler, il baisse son pantalon et il le p sur le visage et il raconte ça devant devant tout le monde.

Et puis les autres raconte encore d'autres histoires. Il y a un gamin Carl avec qui j'étais il y a du jour, Carl, il dit "La nuit je ne descendais pas. Je préférais, il avait 12 ans, me pisser dessus parce que je je j'avais peur de ce qui m'attendait en bas." Et puis vous en avez d'autres qui disent "Nous, un jour on nous a amené dans une grange où il y avait des cochons et puis les propriétaires de de la maison ont pris des fusil de chasse et ont commencé à tirer sur les cochons pour faire peur au gamin en leur disant tiens prends le fusil de chasse et tu à ton tour du cochon." Et ensuite il voyaient donc des cochons agonisés dans des mars de sang et ce donc ils ont vécu ça ces gamins.

Certains pendant des années, certains pendant des mois. Là où c'est heureusement parfois il y a un mal pour un bien, c'est que le fameux Mathias un jour il est poussé probablement par membre de la famille d'accueil, il tombe, il tombe dans le coma. Et quand il se réveille, il dit la première chose qu'il dit aux infirmiers, je ne veux plus retourner chez ma famille d'accueil.

Donc les gendarmes arrivent et ça démarre de là. Et on s'aperçoit qu'en fait ce gamin qui a eu une fracture du crâne et qui s'en est pas remis d'ailleurs des années après, s'il ne parle pas, rien ne déb. Oui.

Et puis lui a fini à l'hôpital mais on parlera dans un instant de de tous ces enfants qui se suicident euh parce que passé par la ze personne ne les écoute et le mal-être psychologique est tel que le la seule porte de sortie est le suicide. On va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant avec Claudard pour continuer de parler de ce scandale de l'aide sociale à l'enfance et de ces destin brisé. À tout de suite.

On se retrouve avec Claudardi, d'auteur de la fabrique du malheur sur les graves dysfonctionnements de l'aide sociale à l'enfance aux éditions l'observatoire. Euh on parlait de ce procès de Châurou, hein, où toutes ces horreurs ont été dévoilées par les sept euh sep enfants qui ont été maltraités euh et violés par euh par leur la famille qui devait les accueillir. Et puis dans ce livre, vous vous utilisez euh un moyen euh romanesque, hein, une façon de de montrer les choses de manière moins crue, qu'elles ne le sont au procès.

Et vous donner les noms en fait de nombreux enfants qui ont été victimes de la ZU. Et une chose qui m'a choqué, c'est le nombre de suicides en réalité qui aurait pu être évité si la Z avait fait son boulot. Alors, il y a il y a deux choses, hein.

En 2022, Adrien Taquet qui est secrétaire d'État à l'enfance, bon, il avait d'autres attributions, il réussit, il fait quand même avancer les choses pour l'aide sociale de l'enfance, notamment sur les parcours des gamins sur la rémunération. Il y avait une sorte de grenelle des travers sociaux qui étaient un peu mieux payés et cetera. Et puis surtout, il avait sorti une loi qui devait être appliquée dès euh qu'elle a été euh inventée par des taqués qui interdisait l'aide sociale d'enfance à de placer des mineurs de moins de 15 ans ou 16 ans dans des ce qu'on appelle les hébergements sociaux ou des hôtels.

Le seul problème c'est qu'entre le moment, je crois que c le début de l'année 2022 et le moment où la loi était appliquée, il s'est passé 2 ans. Alors ne me demandez pas pourquoi est-ce que c'est le travail législatif ? Est-ce que les parlementaires sont dépassés ?

Est-ce que on a oublié en route ? Mais enfin c'est souvent comme ça, on des lois et puis c'est toujours très long. Le seul problème c'est qu'entre le moment où donc elle a été votée cette loi, le moment où elle a été appliquée, il y a plein de gamines et de gamins qui sont suicidés dans des hébergements sociaux.

Alors des hébergements sociaux, la plupart du temps, ce sont d'anciens hôtels de tourisme. Ça peut être des formules 1, ça peut être des classes numéro 1, ça peut être des hôtels de provinces. avec des auberges générales dessous.

Donc c'est pas forcément des hôtels abominables hein. Et je vous expliquerai pourquoi après. Et là où c'est intéressant c'est que je me suis dit bon le cas qui a ému toute la France c'est celui de Lili qui est morte à 15 ans à Clarmontferrand qui s'est pendu dans sa douche dans un hôtel à Aubièrre un petit village qui est à 10 km de Clermontferrand.

Et donc moi, j'ai utilisé le style romanesque parce que je savais que j'allais m'en prendre plein la gueule et que si je ne me mettais pas un peu à rêver, à me mettre quasiment dans la peau d'une espèce d'enquêteur, journaliste d'Albert Londres des années 2020 et cetera, je je pense que je serais pas arrivé jusqu'au bout de Léon et que je savais qu'en plus il fallait que je fasse des heures et des heures et des heures de train pour arriver à destination. Quand vous êtes dans le train, vous arrive à Clermontferrand et puis les gens de l'aide sociale d'enfance me parlent. Je vais rencontrer dans la même soirée en l'espace de 4h les deux éducatrices qui ont qui ont géré la vie de Lili 15 ans.

La première qui est directrice donc du foyer, qui a un charisme, qui a une vocation vraiment sociale et qui aime son métier. Et au bout de 10 minutes, mais mais tout bêtement, j'ai l'enregistrement là sur mon portable, je lui dis "Mais quand apprenez-vous et dans quelles conditions apprenez-vous la mort de Lili ?" Et là, elle se met à pleurer toutes les langues sont corps.

C'est ce que je dis. Je me lève même pour la consoler parce que je je me dis mais je suis en train de faire pleurer cette femme. Et elle dit en fait qu'est-ce que j'ai raté ?

Alors quand elle la prend, il y a sa fille à côté. Sa fille lui dit mais non maman c'est pas toi et cetera. Bon elle pleure et elle pleure et elle pleure et elle dit c'était très compliqué avec Lili parce que la première rencontre qu'on avait eu avec elle, elle était rentrée dans mon dans mon bureau et je crois que je l'ai dit dans le livre.

Elle dit "Toi sale [ __ ] tu vas pas m'emmerder, je fais ce que je veux." Donc Lili, c'était une enfant qui était délicade mais c'était une victime abandonnée par sa mère, son père SDF qui était tous tombé sous l'emprise d'un d'un proxen d'un sale type qui avait une une douzaine d'années de plus que qu'elle. Et donc voilà, elle dit c'était compliqué et en même temps Lili dit on essayait de lui donner de l'affection mais on n'y arrivait pas, elle était ingérable et puis elle sortait, elle rentrait, elle fuait, elle revenait et puis donc elle est passée dans un autre foyer juste à côté sur une espèce de groupement d'immeubles avec un autre foyer.

Et je vais voir Véronique qui a un peu plus jeune qui est éducatrice spécialisée qui m'explique la situation de Lili, la vie de Lili, les difficultés de parler avec Lili et cetera et à un moment donné même question, je dis mais comment vous apprenez ? Et là, elle s'effondre. Elle me dit "On n pas su, on n pas réussi à la gérer, on est passé, elle est passée à travers les mailles du filet.

En même temps, il y avait 12 gamines dans le même foyer et elle semait un peu le désordre le chaos." Et donc troisème solution, elle passe par une autre association qui est une mex je crois une maison d'enfants à caractère social et je vais rencontrer la troisème directrice de ce foyer. Mais dans la même soirée, c'était crépusculaire hein.

Crépusculaire parce qu'en plus j'avais l'impression, je voyais à travers les fenêtres, je voyais les les ombres des jeunes filles à travers les rideaux des de leur chambres quoi. Et je me disais bah peut-être que Lili aurait pu être encore là et cette femme donc qui dirige le le foyer qui s'appelle parenthèse me dit mais il y a parfois des enfants qui ne veulent pas être sauvés parce qu'on a tout tenté y compris de la rapprocher de son père il y a une scène d'ailleurs qui est abominable que je préfère pas raconter mais que je dis dans le livre où on la confronte à son père et il y a son proxinette qui est à côté elle se jette dans les bras de son proxénètre elle met sa main dans le pantalon du proxénate devant le père pour humilier le père donc c'était une gamine qui était délicate. Le seul problème, c'est que comme on sait plus quoi faire d'elle, on prend la décision stupide qu'on aurait jamais dû prendre de la placer dans un hébergement social.

Donc on l'envoie à Abière dans cet hôtel, on se retrouve seul et et moi je vais à Abière et je rencontre le patron d'hébergement social. Alors quand vous arrivez dans l'hôtel, c'est un petit hôtel de tourisme qui avec trois étages plutôt joli. Vous êtes en face d'un parc avec une rivière. le restaurant qui est en dessous, vous avez toutes les spécialisés du put d'homme, la ligo, l'andouillette, enfin donc c'est plutôt un bel endroit.

Mais le directeur de cet établissement ne voulait pas me voir. Et moi, je vais vers lui, je le raconte dans lui, j'ai écouté Claude Hardide, je vous ai envoyé 10 m'avait dit 10 fois non mais là je suis là aujourd'hui, je me suis tapé 700 bornes pour venir voir. Donc il faut que vous me parliez.

Et là, il me dit "Mais j'en ai marre parce que la presse m'a assassiné, la presse m'a flingué, tout le monde a dit que c'était la faute de mon hôtel si Lilie était morte." Mais Lilie, elle est pas morte à cause de ça. Lilie, elle est arrivée en bout de parcours.

Elle aurait été sur un pont, elle se serait jeté du pont. Elle aurait été dans la mer, elle se serait noyée. Elle se serait pendue n'importe où, dans n'importe quel foyer et cetera.

C'est pas mon hôtel. Il se dédouine pas. Et donc, je vois des copains de de Lili qui étaient plus ou moins tous amoureux d'elle parce que c'était une jolie fille intelligente qui était plutôt gay.

Bon, qui alternait la dépression, la colère et et la bonne humeur. Et tous me disent, on n'imaginait pas que les lit puisse s'endre. Alors, qu'est-ce qui s'est passé ?

Donc, je continue mon enquête. Je devrais pas vous le dire, mais je vous le dis. Je vais je fouille dans le dossier judiciaire de Lili parce qu'il y avait un suicide et on s'aperçoit qu'en fait le jour où Lili se suicide son proxénet qui avait été arrêté par la brigade des mineurs qui avait été relâché au bout de 48 heures de garde à vue qui devait être jugé quelques semaines plus tard son proxénet la traite de tous les noms d'oiseaux le sale [ __ ] je te plus jamais on sera ensemble mais comme elle elle était fois l'amour de ce type qui était un monstre elle rentre à l'hôtel et elle se pend et Donc et c'est là la fabrique du malheur c'estd que tout le monde a échoué.

Les éducateurs ont échoué, les psy ont échoué, les référents ont échoué, les flics ont échoué et évidemment, ils ont tous une part de culpabilité par rapport à ça. Sauf qu'après je vais à Pierrefond dans Loise, il y a une gamine de 12 ans qui se suicide dans sa chambre parce qu'elle était harcelée par ses copines et ses copains 12 ans et qu'elle va se pendre aussi dans sa chambre 12 ans et que donc quand je vais à Pierrefond, j'essaie de comprendre et bon je m'inspire des lu en me disant mais le foyer dans lequel elle est plutôt joli. pas quelque chose d'abominable, c'est pas le site qui est en qui est en question, c'est que ces enfants deviennent quasiment totalement invisibles et que les éducateurs éducatrices, moi je leur jette pas la pierre, ils sont dépassés.

C'est ce que vous dites en fait. Il y a ces gens-là ont une vocation quand même de travailler au contact d'enfants difficiles, d'essayer de de faire bien leur travail. Il y a un manque de moyens criant particulièrement sur le volet psi.

Oui. Alors sur le volet psy, alors c'est vraiment le quand ces gamines là bah elles souffrent, on essaie de on essaie de leur faire des visites de de psychologues, de psychothérapeutes ou de psychiatres et cetera. Là on touche le fond.

Pourquoi ? Parce que vous le savez aujourd'hui, c'est d'ailleurs dans le rapport l'état de la pédopécatrie aujourd'hui en France mais est vraiment lamentable. un gamin par exemple de la zeu qui va voir un juge des enfants qui va prendre une mesure pour lui et ça j'ai assisté à ces aences là, il va dire à l'enfant on va t'envoyer voir un pied 4 mais selon les départements le délai d'attente c'est entre 9 mois et 2 ans.

Donc quand vous dites à un enfant de 10 ans, 11 ans, 12 ans qui sait pas très bien de quoi il souffre, la psychologie, la psychologie, le trop psychiatrique, il sait pas ce que c'est c'est un enfant ou c'est un ad qu'on lui dit bah tu vas avoir un médecin qui va essayer de te guérir la tête et cetera, mais je peux pas le faire avant 12 mois, 15 mois, 18 mois, 2 ans et cetera parce que je n'ai pas de place. Donc ça pose un vrai vrai vrai vrai problème. Et ce que j'ai ce que moi j'ai vu aussi notamment à Marseille parce que j'étais beaucoup à la brigade des mineurs, brigad proxo avec les foyers de la et cetera.

Tenez-vous bien mais c'est partout en France, c'est que les psychiatres, les psychologues qui font des expertises médicolégales à la demande des juges ou du parquet des mineurs depuis 10 mois, ils ne sont pas payés. C'estàd qu'ils font des expertises, ils ont l'obligation de faire les expertises pour que les juges aient un dossier d'expertise médicaux légal de l'enfant quel que soit l'enfant. Sinon bah il y a pas de dossier.

Mais ils ne sont pas payés parce que et quand je leur demande je dis mais pourquoi vous n'êtes pas payé ? Ils me disent mais parce qu'il y a eu tellement de la dissolution des changements de gouvernement, changement d'administration changement ça correspond pas entre entre les différents ministères dont on dépend et cetera. l'action sociale, ministère de la justice, ministère de l'intérieur.

Et donc ils sont tous obligés, des gars qui sont qui ont fait 10 ans d'études sont obligés d'emprunter pour vivre pour vivre. Donc l'état de la de la psychiatrie estelle. Mais quand j'assiste au et c'est ça qui qui est incroyable, c'est pour ça que c'est la fabrique de mal.

Alors c'est pas que la ze c'est pas que les conseils départementaux. Quand vous allez assister à des audiants, j'ent une dizaine d'audiences comme si ils m'ont présenté comme un stagiaire. Bon, je faisais un peu vieux pour être stagiaire mais j'étais présenté comme un stagiaire.

Et j'ai eu deux juges, Éric et Sama qui m'ont permis de d'assister à à ces à ces audiences là. Vous avez 10 personnes, vous avez l'assistante sociale, vous avez les référents de du foyer, vous avez les éducateurs, vous avez parfois les avocats de l'enfant, vous avez les parents et cetera. Et le juge doit prendre une décision.

Soit il continue les éducateurs restent à domicile pour suivre les enfants, soit on place l'enfant qui est maltraité dans un foyer ou dans une famille d'accueil. Qu'est-ce qui se passe ? c'est qu'au bout de 3h 4h de discussion parce que les les juges font plutôt bien leur boulot, ils vont dire à l'enfant "Ben écoute, je vais te placer parce que tu ne vas pas bien dans ta famille, parce que tu as été frappé, voir les filles, vous avez été agressé sexuellement.

On n'est pas très loin parfois de l'inceste, mais l'inceste n'est pas prouvé, donc ce sont encore d'autres affaires. Mais je ne pourrais pas te placer avant 12 mois, 14 mois ou 2 ans parce que je n'ai pas de place de foyer, parce que je n'ai pas de place de famille d'accueil." Donc vous avez un gamin, je le dis dans le livre, qui était plutôt plus malin que les autres et qui dit à un moment donné mais qui dit donc je vais continuer de me prendre des tardes dans la gueule alors que théoriquement il faut que vous me sortez du giered dans lequel je suis quoi.

Bon il y a d'autres exemples parce que parfois il y a aussi des parents qui sont maltraitants et qui font vraiment n'importe quoi aussi. On va en parler bien sûr de ce manque de moyens criant. On se retrouve dans un instant euh pour continuer sur cette radioscopie assez glaçante de l'aide sociale à l'enfance.

Alexis Poulin sans réserve l'invité et on se retrouve avec Claudard d'auteur de la fabrique du malheur ce ce livre sur les scandales au cœur de l'aide sociale à l'enfance c'est plus de 400000 mineurs chaque année. Le chiffre ne fait qu'augmenter mais ce sont surtout des destins personnels brisés des familles aussi brisées au-delà des enfants avec des décisions de justice parfois incompréhensibles. Alors moi ce qu'il faut savoir c'est que ces gamins-là qui euh enfin de 0 à 18 ans cette génération-là sont des enfants qui sont cabossés, maltraité, souvent agressés, harcelé.

Il y a beaucoup d'incestes aussi. Moi quand j'étais à la brigade des mineurs, j'ai craqué à un moment donné parce qu'il y a eu quatre affaires de d'incesse mais alors plutôt d'illeurs d'un milieu bourgeois et c'est épouvantable ça parce que c'était des gamins des petites filles qui étaient très jeunes. Donc vous avez ça donc ces gaminsl mais le seul problème c'est que quand vous regardez les familles qui les ont maltraité elles aussi elles sont complètement cabossées.

C'estàd qu'il y a une espèce de de lien entre la famille comme si il était presque naturel que ceux qui ont souffert fassent souffrir leurs propres enfants. en fait résidence dans le malheur quoi. Ouais, il y a presque un pédopsychiatre enfin j'ai rencontré un pédopsychiatre qui travaille là-dessus en ce moment mais qui me dit c'est comme s'il transmettait leur gène de violence à leurs propres enfants.

Alors je suis pas médecin donc je m'aventurerai pas sur ce terrainlà mais quand vous voyez souvent les les familles maltraitantes, elles sont souvent elles-mêmes maltraitées, voir si on remonte une génération plus tôt les grands-parents. Moi ce qui m'a beaucoup et j'en parle dans le livre et je tiens à vous en parler, merci de me poser cette question là. c'est qu'il y a des mamans, il y a une jeune femme notamment qui s'appelle Jennifer à Bitball qui est éducatrice spécialisée et qui est parti un peu en croisade contre la Zu à Marseille notamment contre les histoires de prostitution ou du laisser aller des foyers où vraiment c'était quasiment devenu certains des poirurs.

Donc cette jeune femme à moment donné elle a tapé un peu sur sur la sur cette structure là et puis pour des raisons que j'ai enquêté à fond. Je me suis fâché avec tout le monde. Je me suis fâché avec des juges, des juges d'affaires familiales, des juges pas enfants.

On lui a retiré sa fille qui s'appelle Romi. Il y a un chapitre qui lui est consacré. Il faut sauver Romi.

Et pendant des semaines et des mois et encore ce matin, on a parlé au téléphone, je ne comprends pas pourquoi on a retiré Romi à sa mère et qu'on l'a remis entre les mains de son ex-compagnon qui était considéré comme quelqu'un de violent. Bon et des histoires comme celle-là, il y a celle d'une grand-mère qui se bat pour sa gamine qui a disparu depuis 15 jours. Elle m'a encore envoyé un message parce que ses parents étaient l'un toxico, l'autre alcoolique et cetera.

La gamine a disparu et la ze la gamine elle a 15 ans. La ze ne fait rien pour retrouver cette gamine. Elle est quelque part probablement avec un proxénètre en haute de savoir et donc et les flics et les juges et enfin les les éducateurs de l'aide sociale d'enfance.

Alors, je sais pas s'ils ne font un parce que c'est compliqué toujours est-il que Marie-Lurence, elle m'a appelé hier en me disant et ce matin me disant je ne sais pas où ma petite fille. Vous avez une autre histoire de Guillaumet, le père, son ex-époux avait agressé sexuellement sa fille. Et donc moi, j'assiste à l'audience parce que qu'est-ce qu'on fait ?

Le père a fait 2 ans de prison, mais est-ce que on déchoile le père de ses droits paternels ou est-ce que on lui laisse ses droits paternels ? Et cette mère dit à un moment donné, il dit "Mais moi fille si elle va voir mon ex mari tous les 15 jours avec un droit de visite et cetera, mais ça va être l'horreur. Ça va être l'horreur tous les dimanches soir quand elle va rentrer, je vais aller voir un médecin gynécologue et cetera." Et ce qui est fou dans cette histoire-là, ce qui est complètement délirant, c'est qu'on on lui a laissé les droits paternels et que Guillemet dit à un moment donné, je je ne comprends pas, je suis dans la terreur absolue.

Et donc à un moment donné, dans l'audience à laquelle j'assiste, il s'est passé une sorte de miracle. Ça fait parfois du bien au cœur. Vous avez la juge pour enfance Sama qui s'avance près de cette gamine et qui lui dit, elle le fait souvent, elle lui dit "Bon voilà, je suis une fée, tu es une petite fée, je te remets une bag une baguette magique, qu'est-ce que tu fais ?" Et cette gamine-là, elle a fait pleurer tout le monde.

Enfin, on était trois dans le bureau. Elle dit "Si j'avais une baguette magique, ce que je voudrais c'est que mon père et ma mère m'aiment. Je veux qu'on m'aime." Je veux du lien, je veux de la tendresse et cetera.

Bon et d'autres affaires, il y a l'affaire de Cécile Mira qui elle a perdu ses trois enfants. C'est incompréhensible. J'ai essayé de voir les juges affaires familiales, les juges pour enfants, les éducateurs, les membres de la ze allé voir les lieux où sont lieu les se se rendent les parents, les enfants à ce qu'on appelle les visites médiatisées.

Et je ne comprends pas, je vous jure c'est c'est c'est la croix cercle pourquoi ces mères on les a privé de leur enfant. Ouais, c'est vraiment incompréhensible. On a avec nous une auditrice Sandrine qui nous appelle du Gers.

Bonjour Sandrine. Bonjour. On vous écoute.

Bonjour. Alors bonjour. Ben écoutez, je je vous écoute attentivement là depuis tout à l'heure.

Vous je alors où j'ai loupé ou peut-être, je ne sais pas, mais vous avez oublié de parler de la formation des éducateurs spécialisés et du contenu de la formation des éduques aujourd'hui et du profil des des jeunes qui sont qui rentrent à l'école d'éduc. Moi, j'ai 50 ans, hein, donc ça fait longtemps que je que j'ai je roule ma boss et que je suis dans dans le dans le social. Hm.

Aujourd'hui, les jeunes éduques ne disent jamais non, ils achètent la paix sociale. À l'école d'Uc, on leur apprend que le gamin, ben si tu te fo marron, c'est pas c'est pas toi qui frappe, c'est l'image parentale que tu représentes. Donc c'est pas grave.

On leur apprend à ces gosses, ils arrivent sur le terrain, ils ont 22 23 ans, ils rentrent à l'école des exp à 18 ans. Hm. Donc il vous croyez et vous croyez qu'à un moment donné quand même il y a une logique quelque part le le jeune, il a pas fini de grandir lui-même, il est pas encore en adulte qu'on lui demande de s'occuper d'autres momes derrière.

Il y a le bas bless à un moment donné, enfin il parce que cette histoire de parcours sup est est vraiment aussi entré dans la danse et c'est et c'est aussi à cause de ça. Mais qu'est-ce qu'on attend ? Qu'est-ce qu'on attend à un moment donné pour dire au gamin ? tu vas d'abord faire autre chose et après tu si tu si c'est vraiment ta vocation, tu viendras faire ce métier.

Merci. On fout des momes au carton en souffrance. On va donner la parole à à notre invité justement Claudard.

Vous vous dites qu'il manque 70 postes he de travailleurs sociaux. 70000 pardon. 70000 ser pas grave.

Non non ce serait ce serait non mais cette question de la formation des éducateurs, de l'âge des éducateurs, de l'expérience elle est centrale aussi comme vient de le dire Sandrine. Ouais. Alors, il y a le problème de la formation, mais moi ce que j'ai constaté si vous voulez parce que j'ai fait des interviews parce que c'est sans sans les gens de la qui sont venus me parler, ce livre aurait pas été possible.

Quand vous allez voir une péricultrice qui a 10 12 ans d'expérience, qui vous raconte cette erreur la nuit parce qu'elle a six bébés sous sa responsabilité normalement et qu'en fait elle en a sep parce qu'il y a un bébé d'urgence qui est arrivé voire h et que les huit enfants se mettent à pleurer qui sont terrorisées et qu'elle est toute seule et que le seul qui pourrait l'aider c'est le concierge de nuit. et qu'elle vous dit une fois, deux fois, trois fois, quatre fois et que je sens que ces bébés parce qu'elle lui dit les bébés quand tu les as dans les bras et qu'il te regarde avec ce regard terrorisé, tu sens que ils sont ils soit ils vont sombrer dans une espèce de folie, soit ils vont devenir polémique, anorexique, soit tu les mets sur le lit puis ils vont pas bouger pendant 3h et cetera. Donc au bout de x mauvaises expériences, elle a fait un born total.

Mais elle elle était euh là depuis 10 ans. Et quand elle est allée voir sa directrice, sa direct tu savais à quoi tuattends ? Ben de toute façon, on va prendre des intérêes.

Lesquels intérè restent 3 4 5 6 jours et cetera. Donc il crée aucun lien d'attachement aussi bien pour les nourrition que pour les enfants, pour les adolescents. J'ai fait l'interview d'une d'une assistante sociale de la qui m'a dit un jour, j'étais appelé avec le Samu et les pompiers.

Je suis arrivé dans un appartement, une femme venait à coucher, elle avait coupé son cordon bilicalcal, elle était dans la salle de bain en train d'écouter la musique, se maquiller et le bébé est en train de mourir, de geler sur le sur le carrelage. Et là, elle a 12 ans d'expérience, donc c'est même pas un problème de formation parce qu'elle a toujours bien fait son boulot. Mais dit "Mais moi, je n'en pouvais plus de voir des cas comme ça." Donc, elle a fait un burnout, elle dit "Je stoppe." Elle est redevenue secrétaire enfin devenue secrétaire à la à l'aide sociale enfant.

Je suis devant un ordi, je suis plus embêté parce que moi le malheur j'en veux plus. Mais 10 histoires comme celle-là, mais c'est vrai que c'est c'est c'est des carrières difficiles hein qui us une histoire que je raconte qui est assez drôle, c'est veut dire qu'il y a il y a quelqu'un qui a été éducateur spécialisé qui maintenant est à la retraite. Il dit "Un jour je je suis venu pour occuper un poste de d'éducateur spécialisé.

Je croise un jeune de lau et le mec ce gamin là qui a 14 ans, il parle à ce futur éducateur, il parle mal." Et donc l'éducateur lui dit "Mais tu n'as pas en parler comme ça ?" Il lui dit "Toi fils de [ __ ] ta gueule." Et il lui crache au visage.

Et que fait celui qui venait chercher un poste d'éducateur ? Il lui met une torgnole dans la gueule. Et donc quand il monte voir celui qui allait l'engager, il se dit "Bon, ça va, je suis mort." Bon, je vous parle de ça il y a 30 ans.

Il dit "Je suis mort." Et le gars il lui dit "Je suis au courant de ce que tu as fait. tu mets une tarde dans la gueule du mec et tu as bien fait, je t'engage tout de suite.

Bon, évidemment évidemment ça ne se fait absolument plus parce qu'aujourd'hui elle a raison elle a raison cette femme les éducateurs quand il disent bou c'est on laisse faire et vous savez qu'il y a un truc est incroyable je l'ai jamais dit mais je l'ai dit dans le livre vous ne pouvez pas entrer comme ça visiter la chambre d'un enfant sans demander l'autorisation à l'enfant ou sans demander l'autorisation aux parents. C'est que si vous voulez faire savoir si le gosse il a du chi, de l'alcool, s'il a un couteau et cera parce que souvent sa bataille. Vous êtes obligé de demander l'autorisation à des gamins qui ont 14 ans qui en ont rien à [ __ ] ou des parents qui on a rien à [ __ ] et donc vous ne pouvez pas visiter comme ça faire une espèce d'intrusion pour pour aller vérifier ce qu'il y a dans dans la chambre des gosses.

Merci Claudard. On peut en parler encore des heures, mais je vous conseille la lecture de ce livre, la fabrique du malheur et scandale au cœur de l'aide sociale à l'infance aux éditions de l'observatoire avec de nombreux témoignages et un style romancé qui permet de de faire passer l'horreur. Deux salles de ambiances, vous allez retrouver dans un instant Brigitte La pour parler de la masturbation he si utile pour entretenir la libido.

Je peux vous remercier, c'était vraiment très bien. Merci. Ben merci à vous surtout pour ce travail et et pour ces témoignages bouleversants.

Merci. Yeah.

Scandale, Bayrou et enquête sur les dysfonctionnements de l'Aide sociale à l'enfance — Alexandre Ouizille · Pourquijevote