Le discours d'Emmanuel Macron à Bormes-les-Mimosas en intégralité
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Chapitres
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« Hippolyte Bouchard n'est-il pas devenu l'un des héros de la guerre d'indépendance d'Argentine ? »
- 2:27PrésentateurFait
« 4000 Argentins ne choisirent-ils pas de s'engager pour les forces alliées, contribuant ainsi à reconquérir la liberté de la France et de l'Europe ? »
- 5:57PrésentateurChiffre
« En Gironde, comme à quelques kilomètres d'ici, plus de 10 000 pompiers et personnels de la sécurité civile ont été mobilisés contre les flammes cet été. »
- 6:30PrésentateurFait
« Nos alliés allemands, grecs, polonais, roumains, autrichiens, italiens et suédois. »
- 6:45PrésentateurFait
« jusqu'au Var, les feux qui touchaient le sol national. »
- 6:58PrésentateurFait
« Le commandant Pascal Allaire et le lieutenant Martial Morin y ont perdu la vie. »
- 8:20PrésentateurFait
« la guerre est revenue à quelques heures de nos frontières sur le sol européen. »
- 8:29PrésentateurFait
« Je m'entretenais encore il y a deux jours avec le président Zelensky et il y a quelques heures ce matin même avec le président Poutine »
- 9:10PrésentateurFait
« nos militaires qui se sont déployés en quelques jours sur le sol roumain pour protéger notre flanc oriental, nos alliés, nos frères européens. »
- 10:09PrésentateurChiffre
« Ces 350 000 soldats de la France libre, alliés, résistants de l'ombre et des maquis »
- 12:36PrésentateurFait
« le 15 août 1944, 70 jours après le débarquement de Normandie, le débarquement de Provence commençait. »
- 14:10PrésentateurFait
« Toulon et Marseille battent de nouveau pavillon tricolore. »
- 14:20PrésentateurFait
« la remontée du Rhône s'achève par la jonction décisive des forces débarquées de Provence avec celles venues de Normandie »
Temps de parole
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Monsieur le maire, représentant le conseil régional, Mère de la Nonde-les-Morts, Monsieur, Madame la maire, représentante le président du conseil départemental, Madame la maire de Colobrière, Monsieur le maire de Toulon, président de l'association des maires, cher Hubert, Mesdames et Messieurs les maires, Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur le préfet, Monsieur l'ambassadeur d'Argentine en France, Mon colonel, Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités, Mesdames et Messieurs les présidentes et présidents d'associations, Mesdames et Messieurs, chers amis, Il est des rendez-vous, presque des rituels, qu'on ne manquerait pour rien au monde.
Pour vous, pour moi, les commémorations du 17 août à Bormes-les-Mimosas sont de ces moments-là, Monsieur le maire, vous l'avez parfaitement dit, même quand les intempéries s'en mêlent et même quand le 17 devient le 19. Vous savez combien nous tenons à cette présence à vos côtés et combien, en effet, depuis 5 ans, je tiens chaque année à célébrer ce fameux débarquement de Provence dont vous avez parfaitement rappelé l'unicité, l'importance et la fierté qui en découlent. Et je suis heureux de vous retrouver aujourd'hui en voisin fidèle, 5 années après notre première cérémonie ensemble pour fêter avec vous la libération de la Commune.
Merci donc pour cet accueil chaleureux, pour vos mots à l'instant et votre engagement. Un grand merci aussi aux associations d'anciens combattants de mémoire pour votre travail qui prend sa pleine lumière en ce jour mais que vous accomplissez tout au long de l'année dans cet effort constant qui permet le passage du témoin de l'histoire à nos enfants, à notre jeunesse. J'ai essayé durant ces dernières années d'être à vos côtés quand il fallait démêler quelques affaires. Je continuerai de l'être dans les années qui viennent. Vous savez pouvoir compter sur moi. Et merci à vous, monsieur l'ambassadeur d'Argentine, d'être parmi nous aujourd'hui.
Vous incarnez par votre présence cette fraternité des peuples dans la conquête de leur liberté. Il y a un peu plus de deux siècles déjà, un Borméen, que monsieur le maire vient d'évoquer, Hippolyte Bouchard, n'est-il pas devenu l'un des héros de la guerre d'indépendance d'Argentine ? Et il y a 78 ans, 4000 Argentins ne choisirent-ils pas de s'engager pour les forces alliées, contribuant ainsi à reconquérir la liberté de la France et de l'Europe ? Quant aux troupes qui débarquèrent ici en Provence il y a 78 ans, il y avait parmi elles en effet Pierre Velge, qui s'est vu remettre il y a quelques semaines, vous le rappelez aussi, les insignes de commandeur de la Légion d'honneur.
Cher Pierre, vous êtes cet enfant de Kouba, en Algérie, venu porter haut et fier le beau drapeau de la France entière, comme le chantait l'hymne de l'armée d'Afrique. En signant votre engagement, alors que vous n'aviez pas 18 ans, vous braviez l'interdit. Et sitôt débarqué au Canadel dans cette nuit du 14 au 15 août 1944, escaladant le Cap-Nègre, vous n'avez jamais cessé d'avancer et de faire reculer l'ennemi, combattant des plages de Provence jusqu'aux confins de l'Allemagne. Votre parcours exemplaire, votre courage, votre humilité, vous honore. Et aujourd'hui, comme hier, vous porte comme un exemple pour nous toutes et tous. Vous portez la mémoire de tous vos frères d'armes.
Et j'ai en cet instant aussi un souvenir tout particulier pour l'un d'entre eux, Hubert Germain, qui fait partie de ce débarquement de Provence et nous a quittés il y a quelques mois, rejoignant la crypte du Mont-Valérien. Mais à l'heure, nous nous rassemblons pour convoquer le souvenir d'une guerre du passé que nous rendons hommage à des héros de notre histoire. Je voudrais d'abord avoir quelques mots pour saluer le cœur et le courage de plusieurs braves de notre temps. Pour tous nos sapeurs-pompiers mobilisés en Corse, dans le Var, et sur tous les territoires alentours comme l'ensemble du territoire national qui a pu être sinistré.
Face aux incendies d'abord, puis aux orages, aux crues, aux inondations, nos soldats du feu, qui sont aussi nos soldats de l'eau, ainsi que tous les services de l'État et des collectivités, tant et tant de volontaires et de bénévoles, se sont mobilisés pour protéger. J'ai bien sûr aujourd'hui une pensée toute particulière pour ces drames qui ont frappé l'île de beauté, la Corse, ses habitants, ses vacanciers.
L'entière mobilisation de nos moyens de secours, l'activation immédiate de la cellule interministérielle de crise, la présence immédiate de notre ministre de l'Intérieur et des Outre-mer ont permis de faire face à l'épreuve au plus vite et de venir en aide aux populations sinistrées et aux victimes. Mais je veux ici avec vous avoir une pensée pour l'ensemble de celles et ceux qui ont perdu un proche pour toute l'île, pour nos compatriotes et toutes celles et ceux qui ont été frappés. Je veux aussi avoir une pensée pour nos compatriotes et toutes celles et ceux qui dans la région ont été frappés aussi ces derniers jours par ces terribles orages et qui ont parfois beaucoup perdu.
Je sais que plusieurs d'entre vous ont été directement touchés. Là aussi, l'État sera là dans la fonction qui est la sienne, protégée dans la durée. Et ces terribles intempéries surviennent après une série d'incendies inédites dans notre pays. En Gironde, comme à quelques kilomètres d'ici, plus de 10 000 pompiers et personnels de la sécurité civile ont été mobilisés contre les flammes cet été. Ils ont tenu avec détermination durant des jours qui semblaient parfois sans fin, éclairés dès l'aube venus par un soleil de plomb et à la nuit tombée par ces imprévisibles brasiers si difficiles à éteindre.
Ce combat, nos soldats du feu l'ont mené avec force, mais ils ont aussi été appuyés par une solidarité européenne magnifique. Et je souhaite ici remercier de tout cœur nos alliés allemands, grecs, polonais, roumains, autrichiens, italiens et suédois. L'Europe, c'est aussi cela, de manière très concrète. Ces pays voisins qui, par notre union, nous ont livré un matériel qui nous a permis d'arrêter du Jura à la Gironde jusqu'au Var, les feux qui touchaient le sol national. Face aux flots comme face aux flammes, ces femmes et ces hommes prennent tous les risques. Le commandant Pascal Allaire et le lieutenant Martial Morin y ont perdu la vie. La nation s'incline face à leurs sacrifices.
Elle se tient à côté de leurs familles comme de tous nos pompiers blessés et des populations sinistrées. Ces cataclysmes climatiques dévastateurs menacent, hélas, de se répéter et de s'intensifier. C'est pourquoi, non seulement ensemble, nous reconstruirons, nous replanterons, mais il nous appartient aussi de mieux entretenir, protéger, repenser nos systèmes d'alerte, nos règles de sécurité, l'organisation de nos forêts. C'est ce que nous ferons dès cette rentrée.
Parmi les héros d'aujourd'hui auxquels je voulais également rendre hommage, il y a nos forces de sécurité intérieure, nos policiers, nos gendarmes qui n'ont pas ménagé leur peine durant cet été-là aussi pour protéger surtout les théâtres d'opérations votre quotidien et permettre la vie tranquille. Et enfin, je veux ici penser à nos soldats, nos armées, terriens, marins, sous-mariniers, aviateurs, ils ont continué de se mobiliser sur tous les théâtres pour notre protection. Mais ils se sont en particulier mobilisés à l'est de notre Europe.
Oui, depuis l'attaque brutale lancée par Vladimir Poutine en Ukraine le 24 février dernier, la guerre est revenue à quelques heures de nos frontières sur le sol européen. Je m'entretenais encore il y a deux jours avec le président Zelensky et il y a quelques heures ce matin même avec le président Poutine pour chercher à obtenir les indispensables engagements permettant d'assurer la sécurité en matière nucléaire sur le sol de l'Ukraine. Et je veux ici que nous ayons une pensée pour le peuple ukrainien qui résiste héroïquement aux assauts terribles de l'armée russe et de ses supplétifs.
Je veux ici redire ma profonde reconnaissance et la gratitude de toute la nation pour nos militaires qui assurent en ce moment même notre protection grâce aux différentes missions de réassurance et en particulier nos militaires qui se sont déployés en quelques jours sur le sol roumain pour protéger notre flanc oriental, nos alliés, nos frères européens. Oui, les fantômes de l'esprit de revanche, les violations flagrantes de la souveraineté des États, l'intolérable mépris des peuples, la volonté impérialiste ressurgissent du passé pour s'imposer dans le quotidien de notre Europe, de nos voisins, de nos amis. Et c'est là aussi le sens de notre présence ici.
Raviver comme chaque année la flamme de la mémoire pour éclairer notre présent, révéler à sa lueur les ombres qui nous guettent aujourd'hui. Et cette flamme qu'il nous faut attiser, c'est celle que portaient à travers la nuit les braves qui débarquèrent il y a 78 ans sur les plages du Var. Et c'est celle qui doit nous inspirer. Ces 350 000 soldats de la France libre, alliés, résistants de l'ombre et des maquis, qui avec les forces débarquées en Normandie prirent en étau l'occupant pour délivrer la France de son jouet assassin.
Ces milliers d'hommes, parmi eux qui foulaient le sol de l'Hexagone pour la première fois, risquant leur vie pour une terre qu'ils ne connaissaient pas, qu'ils soient pospaillis ou zouaves, tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabords marocains, marsouins du Pacifique et des Antilles, nous leur devons tant. Certains n'avaient pas 20 ans, mais leur vaillance égaleait déjà celle des soldats les plus aguerris. Et beaucoup tombèrent pour que la France puisse rester debout.
emmenée par le général de l'âtre de Tassigny, la célèbre armée B fut la première armée française à reprendre possession de notaires après quatre armées d'occupation, frayant le chemin de la libération de la France par les Français eux-mêmes. Car oui, si le débarquement de Normandie fut si déterminant, décisif, il n'était qu'une poignée de Français, ce commando prêt à débarquer, et les kiffeurs étaient en effet l'honneur de la France. à venir sur notre sol. Mais ce débarquement de Provence, c'était l'opération menée par les Français de toutes les terres de France pour elles-mêmes.
Attelage, fier et bigarré, composé des soldats des forces françaises libres, de ces unités d'Afrique solidement équipées par les accords d'Anfa et qui avaient déjà prouvé leur valeur durant les âpres combats des fronts italiens et nord-africains. Cette équipée fantastique tenait tête avec panache, non seulement par les armes, mais par l'esprit, au rétrécissement nationalisme, ethnique et impérialiste de l'Allemagne nazie. Ils avaient déjà vaincu. Car ils savaient, comme un familier de ce département dont il fut l'élu, je pense bien sûr à Georges Clémenceau, avec coutume de dire, ils savaient qu'il ne suffisait pas d'être des héros, mais qu'il s'agissait d'être des vainqueurs.
C'est ainsi qu'il y a 78 ans, le 15 août 1944, 70 jours après le débarquement de Normandie, le débarquement de Provence commençait. À 3h30, dans la tiédeur de cette nuit d'été, les premières salves d'obus déchiraient le ciel, neutralisant un à un navire et avant-poste ennemis. À 4h30, tandis que les fantassins sont encore en mer, fondus dans les eaux noires de la Méditerranée, les parachutistes américains et anglais, sous les ordres du général Frédéric, déferlent sur les massifs des Morts et de l'Esterelle pour s'assurer du contrôle des routes.
À l'aube, enfin, les premiers vaisseaux accostent par vagues, une formidable armada caparassonnée par une infranchissable muraille aérienne qui fit qu'aucun navire ne fût coulé. À leur tête, des généraux d'exception, de l'Ade de Tassigny, Montsaber, Patch pour les Américains, premiers de cordée de cette chaîne de solidarité qui soudait entre elles les nations du monde libre. Oui, il y a 78 ans, ces chefs d'exception transformèrent ces milliers de soldats sortis de la nuit en une nuée d'étincelles jaillissant de la mer pour inventer un nouvel été. En quelques minutes, l'incessant grésillement des cigales est englouti sous le crépitement de la mitraille.
En quelques jours, Borme-les-Mimosas est libérée grâce au concours des sapeurs forestiers qui paverent la voie aux commandos d'Afrique, foulant ce gravier où nous nous trouvons pour en faire une terre de liberté. En quelques semaines, les villes du Sud-Est sont délivrées avec une avance considérable sur le calendrier prévu. Le 27 et le 28 août, Toulon et Marseille battent de nouveau pavillon tricolore. Et le 12 septembre 1944, en Bourgogne, la remontée du Rhône s'achève par la jonction décisive des forces débarquées de Provence avec celles venues de Normandie, préludes aux ultimes combats du Front Ouest.
Car sans le débarquement du 15 août, le souffle de celui du 6 juin serait peut-être retombé aux frontières du Rhin. Sans l'armée de l'ombre, sans les réfractaires du STO venus prêter main-forte au maquisard du Var, fournissant un appui décisif aux forces alliées depuis les hauteurs de Bormes et le Massif des Morts, peut-être les armées de Provence n'auraient-elles pas dépassé le Rhône ?
Sans toutes ces femmes intrépides qui, dans tout le Var, à Istres et à Marseille, organisèrent des manifestations pour scander leur détestation de la politique de Vichy, vouant aux Gémonies Pétain, ses Séides et ses Sbires, pour préparer l'insurrection nationale, peut-être moins d'hommes auraient-ils pris les armes pour contribuer à la libération de leur pays. Ce qui est certain, en tout cas, c'est que sans celles et ceux qui combattirent pour la liberté au péril de leur vie, venus de l'Hexagone, des Outre-mer, de l'Algérie, du Sénégal et d'ailleurs en Afrique, des autres rives de l'Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée, nous ne serions pas là pour nous souvenir ensemble.
Nous souvenir ensemble de ces fiers cuirassés, croiseurs, contre-torpilleurs et avisos doux, comme de l'âtre en fit le récit résonna la Marseillaise la plus poignante qu'on ait jamais entendue, entonnée par le cœur immense que composait toutes nos forces combattantes. Nous souvenir ensemble de l'assaut décisif de la falaise du Cap-Nègre comme des combats des îles d'hier qui frayèrent la voie au débarquement à Pamplone et Cavalère, à Nartel et Val d'Esquière, à Antéor et Dramon. Nous souvenir ensemble aussi du destin funeste du groupe naval d'assaut décimé par un champ de mines entre Treillage et Théoul.
Alors oui, aujourd'hui, au milieu des périls de notre temps et cette guerre qui tonne à nos portes malgré les flammes et les périls, souvenons-nous. Souvenons-nous des combattants de l'été 44, des leçons de courage qu'ils nous ont léguées, de la soif de liberté et de l'esprit de fraternité qui les animait, de la concorde qu'ils ont fait prévaloir sur toutes les différences d'origine, de religion, de couleur de peau ou de classe sociale. Pas simplement pour le souvenir, mais pour l'exemple, pour raviver cette flamme et retrouver le sens profond de ces combats.
Il n'y aurait pas eu une victoire alliée sans l'alliance sacrée des volontés au sein des peuples de la liberté, soldats et civils, femmes et hommes, français et étrangers, résistants de la première heure comme simples habitants qui cachèrent un soldat le temps que l'ennemi passe son chemin. Tous ceux qui se sont battus pour l'indépendance de notre pays et notre liberté. Alliance sacrée, c'est bien cela. Alors en prononçant ces mots, je pense évidemment à cet archipel de fraternité qui aujourd'hui aide l'Ukraine, à résister à son assaillant. Je pense à tous ceux qui servent nos couleurs et dont certains se tiennent devant moi ce jour.
Nos élus au front de la République, nos forces de sécurité, militaires et policiers, au front des guerres ou du quotidien, nos soignants sur le front des hôpitaux et bien sûr, nos pompiers sur celui des flammes. Je pense aussi à notre Europe et à notre France. Je pense à notre peuple auquel il faudra de la force d'âme pour regarder en face le temps qui vient, résister aux incertitudes, parfois aux facilités et à l'adversité et unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs et nous rappeler que la France, comme nation et comme république, n'est jamais un acquis, jamais un droit, mais un lègue à transmettre et un combat à savoir mener.
C'est pourquoi, 78 ans après, nous restons fidèles à la mémoire de ces combattants car nous sommes devenus, grâce à eux, grâce à l'Europe, une nation de paix et de liberté. Soyons dignes de cette histoire et soyons aussi exigeants avec nous-mêmes que nous sommes fiers d'eux. Vive la République et vive la France. Merci.