"Dix pour cent, le film" : "C'est une affaire de famille", lancent Camille Cottin et Laure Calamy
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a convaincu de revenir dans la peau d'Andréa et de Noémie 5 ans après la diffusion de la dernière saison ?
- 2:03RelanceRéponse partielle
Ce que vous nous dites là, au tout début, quand ça a été évoqué, est-ce que c'est ce que les agents vous disent à ce moment-là ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Comment vous expliquez que la série ait si bien marché ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'elle a changé pour vous, cette série ?
- 6:09OuverteRéponse directe
Si on rentre dans le film, Camille Cotin, Andréa Martel, on est où ?
- 8:31OuverteRéponse directe
Vous sauriez dire ce qui fonctionne dans ce duo ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:51InvitéFait
« Le système du CNC est vertueux. »
- 20:10InvitéFait
« Je tourne un film français aux États-Unis en ce moment. »
Temps de parole
- Invité31 %
- Invité 228 %
- Présentateur17 %
- Invité 315 %
- ?6 %
- Auditeur3 %
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France
Inter, Benjamin Duhamel, Florence Paracuelos, La Grande Matinale.
Elles nous ont fait hurler de rire le temps de 4 saisons d'une série devenue culte, 10% ou l'histoire d'une agence de stars avec leur caprice, leur fragilité et leur folie. Agents et acteurs de cinéma dans le même bateau pour notre plus grand plaisir. Les revoilà donc dans un film. Bonjour Camille Cotin, bonjour Laure Calamie. Et bonjour,
merci d'être avec nous ce matin
sur France Inter pour 10% le long métrage après-demain sur Netflix. Les spectateurs vont retrouver tous les personnages qu'ils ont adorés dans la série, avec aussi quelques surprises. On va en parler avec vous aussi, chers auditeurs, vous qui avez aimé cette série, appelez-nous. Venez parler à Laure Calamie et Camille Cotin, 01 45 24 7000, ou sur l'appli Radio France pour vos messages. Alors pour commencer, la même question à tous les deux, qu'est-ce qui vous a convaincu de revenir dans la peau d'Andréa et de Noémie 5 ans après la diffusion de la dernière saison ? Est-ce que vous avez hésité ? Et que vous ont dit vos agents ?
A
qui ?
A mon honneur ma chère. Écoutez, je
me lance. Non, bien sûr qu'au départ, il y avait un peu une peur, parce qu'on adore cette série, on adore les personnages, on ne veut pas décevoir. Donc il y avait un peu une crainte aussi par rapport au format de film, deux heures pour développer toute une histoire avec quand même des guests, etc. Est-ce qu'on aura la place d'avoir autant de complexité, de nuances, etc. Et
puis
au départ, il n
'y
avait pas Fanny Herrero, et finalement... Fanny Herrero, qui est la
créatrice
de
la série.
La
chau-ronneuse, comme
on
dit en bon français.
Principale, qui avait chapeauté les trois premières saisons. Et donc son retour nous a déjà complètement rassurés. On savait qu'on allait retrouver l'ADN de la série, accompagnée
de... Donc il y a une petite
hésitation. Non,
mais normal,
enfin... Et ce que vous nous dites là, au tout début, quand ça a été évoqué...
C'est
notamment ce que les agents vous
disent à ce moment-là, ou pas ? Ce qui est amusant,
c'est qu'on dépendait un peu tous les uns des autres. C'est-à-dire qu'on se disait, mais il le fait,
mais
elle le fait. Enfin, tu ne veux pas trahir non plus, tu sais que c'est une aventure collective. Donc soit on y va tous, soit on n'y va pas. On est un peu tous liés, donc ça c'est un peu différent, tu vois. Enfin, vous voyez, dans un
film,
on vous propose, on lit un scénario, on est un peu seul, engagé. Là, c'est une affaire de famille. Et puis il y
a
aussi, c'est ce que disait Florence, sur cette série qui est devenue culte, et des Français, des spectateurs qui, on imagine, depuis dix ans, ne vous parlent que de ça. Parce que vous avez deux carrières magnifiques, mais vous parlent beaucoup de ça. En fait, vous n'aviez aussi pas trop le choix que de leur faire plaisir en revenant dans un film.
En tout cas,
ça nous faisait plaisir de leur faire plaisir. Et on espérait, d'où l'appréhension, qu'en changeant de format et en revenant cinq ans après, on pourrait restituer ce plaisir-là.
Alors, c'est une série qui a eu un succès phénoménal, qui s'est exportée. Les Français se sont attachés à vos personnages. Comment vous expliquez que ça ait si bien marché ?
Que
vous soyez rentrée dans nos vies comme ça
?
Il y a plusieurs composantes.
Il
y a les coulisses. C'est toujours agréable de savoir ce qui se passe derrière le rideau, cette petite curiosité. Et puis, il
y
a le monde du travail. Je ne
sais
pas comment ça se passe ici, entre vous. C'est pareil que
dans 10%. C'est un groupe. On
travaille ensemble.
Non,
pas du tout. Les petites hiérarchies. Oui, les hiérarchies, les trahisons,
les histoires d
'amour.
Ça, c'est universel. Oui, c'est
universel.
C
'est aussi ce lieu de travail, cette entreprise où on fait front, on est ensemble, on est un groupe. Et puis, en même temps, à l'intérieur de ce groupe, il y a des nuances, il
y a
des ramifications, il y
a
des complexités. Oui, l'or Calami, c'est vrai qu'il
y
a ces éléments universels. Le fait d'être une petite souris et de voir comment ce monde qui nous fascine fonctionne. Mais c'est vrai, quand on voit la façon dont la série s'est exportée aux Etats-Unis,
à
Bollywood, la version indienne de 10%. Ça,
c
'est quand même incroyable. Vous les avez vues, d'ailleurs, ces versions ? Non. Non, non. Mais sur le succès universel, comment est-ce que vous l'expliquez
de
10%
?
Non, parce que oui, je pense qu'on retrouve, malheureusement, l'être humain qui
n'est
pas très varié. Je pense qu'on retrouve à peu près les mêmes travers, quelles que soient les sociétés. Je pense qu'il y
a
des choses...
Juste avant de rentrer dans le film, Qu'est-ce qu'elle a changé pour vous, cette série
?
Moi, j'ajouterais quand même qu'il y a beaucoup de tendresse dans cette série et que ça fait du bien. Et
qu'on
traverse des moments difficiles. On vient d'avoir un petit aperçu de...
Avec
la chronique de Pierre
Aski. Voilà, par exemple.
Et voilà, ça ne résout rien, 10%. Mais effectivement, il y a quelque chose de réconfortant dans le regard tendre que Fanny Herrero pose sur des problématiques plus légères, mais néanmoins qui nous traversent, contemporaines. Voilà. Et
qu'est-ce qu
'elle a changé
pour vous, la
série
?
Il
y a eu un avant, un après.
Oui,
bien
sûr, elle a changé nos vies. Enfin, voilà, il y a quelque chose
où...
D'un coup, d'être... Enfin, que c'est une telle ampleur... Enfin, ça nous a donné, évidemment, une visibilité à nous en tant
qu
'actrices, acteurs, folles, inimaginables. Voilà. Et puis après, c'était la joie quand même de vivre, nous
tous,
en fait, qui venons du théâtre, en fait. On était... Voilà, on est comme une troupe. Et c'est vrai que d'un coup, il y a quelque chose où on se retrouvait au fil des saisons. C'est aussi inédit et inouï de pouvoir vieillir avec un personnage et de pouvoir, voilà, le retrouver comme ça et de le pousser dans sa vie, dans ses complexités. Enfin, voilà, c'est assez passionnant, quoi. Et le plaisir de voir, effectivement, évoluer ces personnages. Là, on les retrouve, on retrouve leur caractère propre, mais vos deux personnages, Andréa et Noémie, ont évolué. Si on rentre, et là, pour donner envie à l'auditeur de regarder le film, Camille Cotin, Andréa Martel, on est où ?
On l'a quittée, agente, avec toujours, voilà, ce caractère assez femme puissante, parfois un peu cassante. Là, elle en est où, Andréa Martel, au début du long métrage 10% ? Sa fille a 5 ans et demi.
Elle
est toujours séparée de sa femme, mais on sent qu'elle est quand même très sensible à ses charmes. Et elle est en plein prépa d'un long métrage, elle se lance dans la réalisation, elle est exaltée, elle est pleine d'espoir et en même temps, elle risque beaucoup puisqu'elle met un peu tout sur la table. Elle a quand même planté l'agence, ça s'était terminé, c'était un peu morne. Chacun partait de son côté, elle s'était disputée avec Gabriel, elle se sentait trahie. Donc Andréa,
elle
est là et elle pense que vraiment c'est un nouveau chapitre qui commence avec ce film et elle va aller un petit peu au bout d'un système.
Vous, lors qu'elle a mis la carrière de votre personnage, a connu une ascension fulgurante, sans perdre son état d'esprit, son exubérance, son côté sans filtre, au contraire, c'est sa marque de fabrique. Oui,
oui, qui
peut
se révéler catastrophique pour Andréa notamment. Non mais voilà, donc bah oui, moi je continue, disons qu'on l'a laissé, enfin je suis devenue productrice d'une série à succès entre temps et puis je vais, par des circonstances particulières, me retrouver à produire le film d'Andréa, pour le meilleur et pour le pire. Et puis ce qui est assez beau, c'est de voir où elle en est, à la fois ce rapport, parce qu'en fait nous on n'avait pas tellement joué ensemble avec
Camille,
et là c'est quand même la création un peu d'un nouveau duo, un peu à la, genre la cheffe quoi, Pierre-Richard.
Qui
est qui ?
Oui,
malheureusement j'ai bien peur d'être celui dont on ne prononce pas le nom. Voilà. Voilà, et donc, non, et donc je vais être un petit peu, enfin voilà, ce
duo va être... Mais
justement, vous sauriez dire ce qui fonctionne dans ce duo
?
Elle pue le snobisme, Andréa, elle trouve que Noémie c'est vraiment un manque de goût. De goût ? De goût, oui voilà, de goût, et puis elle est trop gentille pour Andréa, ça c'est trop dur pour Andréa, trop de gentillesse au bout d
'un
moment ça là. Ça la déprime, ça la déprime,
ça l'angoisse.
D'empathie, etc. Et vous vous regardez jouer l'une l'autre
?
Avec une forme
d'admiration... Alors moi j'ai regardé, oui si, j'ai
regardé Laure jouer devant Georges Clooney, Clooney, Clooney, Clooney. Non mais j'ai admiré, elle m'a confié être nerveuse, et j
'ai admiré la façon dont elle a réagé. C
'est-à
-dire
qu'au-delà, j
'ai...
Il y a eu une
apparition
de Georges Clooney dans la série, vous êtes en train de dévoiler la suite de l'interview. Ah pardon, il
fallait que je joue en anglais avec
Georges, donc voilà.
Et là, donc...
Andréa est spectatrice de la tragédie qui se déroule sur tes yeux, puisque c'est arrivé, une arrivée imprévue, et qui va vraiment pas dans le sens qu'elle souhaitait. Et c'est vrai que j'étais en même temps spectatrice de ce que proposait Laure, et je trouvais ça vraiment génial. Alors,
c
'est vrai qu'il y
a
cette scène qui nous a fait hurler de rire, où, on va encore une fois pas divulgacher pour les auditeurs, mais où Georges Clooney arrive et vous essayez de le convaincre de participer, de... Voilà, en tout cas, vous
essayez de le
convaincre, de travailler avec vous. Vous,
vous
le connaissiez, Georges Clooney, puisque vous aviez tourné avec lui. Vous, Laure Calamy, comment est-ce que vous avez vécu cette scène avec Georges Clooney ? Comment ça s'est passé ? Il paraît qu'il a mis la main à la patte dans l'écriture de la scène. Comment ça s'est passé avec lui ? Oui, il a mis la main à la patte. C'est lui qui a proposé cette idée sur ce film, Monuments Men's, d'un mec qui attend qu'on lui dise la vérité.
Et
en fait, quand on lui dit... Oui.
Pas trop, dis pas trop.
C'est pas
grave.
Personne
n'écoute, vous avez vu. Je peux dire, en toute façon, ça s'est
extrêmement bien passé.
Je
vais noyer le poisson. Attendez, ça s'est très bien passé, dans le sens où c'est quelqu'un de très liant, de très... qui m'est à l'aise. Enfin voilà, donc j'ai oublié mon insomnie, ma nervosité assez rapidement. Et on s'est plongé dans le jeu. Et c'est vraiment... Puis c'est quelqu'un, voilà, quand on est passé sur lui, qu'il avait la première prise, il a fait même un petit commentaire négatif sur lui-même. Voilà, il était touchant, quoi. Parce
que voilà,
il est normal, quoi. C
'est
un être humain avec ses doutes et ses peurs.
Et
j'ai trouvé ça... Enfin, vraiment, c'est un être exquis, quoi. Voilà. Mais voilà, et pour revenir sur ce duo, enfin, moi, ce que je trouve drôle aussi, quand on parlait du monde du travail, c'est que mon personnage se retrouve... Je me suis quand même un peu accomplie en devenant producée, etc. Puis face à Andrea, je redeviens l'assistante face à son mépris, comme un vieux pli qui revient. Enfin, voilà, c'est des choses comme ça que je trouve assez...
L'orcalami, vous disiez justement dans une interview, mon féminisme me rend attentive à ce que raconte politiquement un film. Qu'est-ce que ça raconte, 10% de ce point de vue-là ? Alors, je parle aussi bien du film que de la série.
Ah
ben, la série, il y a énormément de choses. C'est quand même, par exemple, il y a eu, avant Me Too, l'épisode avec Juliette Binoche. Enfin, voilà, il y a des choses. Le fait, je ne
sais
pas, le personnage d'Andréa, voilà, le personnage homosexuel, et ce n
'est
pas un sujet. Enfin, ça aussi,
c
'était extrêmement féministe. Et puis moi, par exemple, ce que je trouve assez beau, en tout cas,
en
ce qui concerne, par exemple, Noémie, je trouve que aussi ce que ça raconte sur le couple, etc., c'est un peu l'histoire d'une émancipation pour ce personnage. Et il y a quelque chose où ce couple, d'un coup, qu'est-ce qu'on est prêt à accepter des changements de l'autre, de son émancipation, etc. Et je trouve que Mathias, par exemple, va se retrouver à douter, à se voir vieillir, en fait, à raconter aussi une fragilité masculine qui n
'est
pas forcément évoquée tant que ça. Et ça, je trouve ça assez jouissif. Ce qu'il faut dire, quand même, c'est
que
la série,
elle parlait du cinéma dans un moment de bouleversement. C'était, vous le disiez, Me Too. C'était le questionnement sur le regard des hommes réalisateurs, le consentement des actrices, la difficulté à vieillir dans ce métier. Ça, c'est quelque chose auquel vous assistez. Enfin, je veux dire, que vous vivez dans la vraie vie, réellement. Oui,
oui,
bien sûr. Et c'est vrai qu'elle a toujours un temps d'avance, Fanny Arreau. Puisqu'en fait, l'épisode dont on parle, par exemple, avec Juliette Binoche qui ne
veut
pas monter sur le bateau de ce grand magnat de la presse et qui dit mais on n'est pas des courtisanes. Et avec, justement, cette... Voilà, j'ai dit, mais t'es obligé, c'est pas grave, ça va vite, vas-y. Même Andrea, qui est pourtant un personnage très libre, lui dit, c'est un système et il faut jouer le jeu si tu veux produire ton film. Et c'était un an avant l'affaire Weinstein. Et c'est vrai que le premier épisode de la saison, c'est Cécile de France qui dit, mais quoi, tu me trouves trop vieille, donc elle va faire du Botox et tout ça. Cécile qui, en plus, incarne un truc, elle, d'actrice très naturelle et elle est toujours très juste.
Et
très avant-gardiste.
Et très avant-gardiste. Quand on
regarde les épisodes de la série. Juste avant de parler des galères de tournage, puisque c'est quand même le thème principal du film, un mot sur le fait que ce film sera diffusé sur Netflix. Il faut rappeler que la série, elle a commencé sur le service public, diffusé sur France 2, voilà, c'est important de parler du service public. Là, le film est aussi éco-produit par MediaOne. Qu'est-ce que ça change pour vous ? Est-ce que ça a changé quelque chose de travailler, de faire un film pour Netflix, plutôt qu'initialement d'avoir une série qui était diffusée sur le service public
?
Déjà,
ils
nous ont très, très bien accompagnés.
Et
ils nous ont vraiment, on va parler des galères de tournage, mais donné les moyens de réaliser le film tel que Fanny Herrerault l'avait imaginé, tel qu'Emily Noblet voulait le réaliser. Donc, et après,
c
'est, alors, entre le service public et la plateforme, il faut savoir que c'est diffusé dans 190 pays. Donc, oui, enfin, personnellement, je me disais, c'est marrant, c'est beaucoup quand même. Petite pression.
En
termes de sortie,
on
est sur, voilà, potentiellement, ça peut être vu par vraiment pas mal de monde en même temps. Donc ça, oui, ça change un petit peu. Et après, le fait que ce soit visible chez soi et non pas dans les salles de cinéma, c'est aussi comme ça que ça a commencé. Donc,
c
'est dans la continuité de la façon dont les gens l'ont découvert. C'était organique.
Alors, pour témoigner de l'affection qu'ont les spectateurs pour vos personnages et pour la série, nous avons Elan, au standard de France Inter. Bonjour, bienvenue Elan. Je crois que vous voulez parler à nos deux invités.
Oui, avec plaisir. Alors, j'ai découvert en écoutant France Inter ce matin que 10% le film sortait. Je crois que l'info m'a échappé. Je suis un grand fan de cette série. Donc, je suis hyper ravie. Vous avez égayé ma journée. Merci, France Inter. Vraiment, je voulais vous dire merci d'en faire un long métrage parce qu'on était tristes, nous, les fans.
En
fait, il nous manquait quelque chose. On était sans famille, là, depuis la fin. Et on a tellement besoin de ce genre de film qui nous fait quand même réfléchir sur des sujets importants, mais tout en légèreté, tout en pouvant rire quand même.
Aujourd
'hui, c'est tellement important. Donc, franchement, vraiment hâte et c'est génial.
Merci.
Merci Elan. Merci Elan. C
'est vrai.
Vous voyez, vous
êtes attendus.
Oui.
Et puis, on a un besoin désespéré de rire. Et on rit beaucoup, Laure Calamique et Micotin, notamment des vicissitudes qui arrivent dans un tournage. Pas évident. Il y a les galères de la réalisatrice. Il y a le contentieux et les contentieux entre les acteurs. Il faut beaucoup
rire Vincent
McKenne, Laetitia Cresta. Tout ça géré par la productrice comme elle peut. Est-ce que ça vous est arrivé dans la vraie vie d'avoir autant de galères sur un tournage ? Ou est-ce que, pour le coup, là, c'est vraiment de la fiction ? D'affilé, non. Là, ils ont vraiment chargé.
Là,
tout est
concentré. Ce qui a dit qu
'Andréa frôle la folie. D'ailleurs, il y a pas mal de personnages qui sont vraiment à la limite
de
ce qu'ils peuvent endurer dans leur vie. Même Vincent McKenne, justement, est dans une éco-anxiété assez paralysante. Donc, encore une façon de parler un peu des choses qui nous traversent. Mais je sais que Fanny Réro et Lison Daniel sont allés voir les assureurs du cinéma et ont demandé... Quelles
étaient les pires... Qu'est-ce qu'ils pouvaient se faire s'écrire ?
Donc,
c
'est que des choses qui se sont produites. Mais toutes ensemble, les unes après les autres.
Non,
c'est-à-dire que là, c'est un cas d'école. Il y a dix jours de tournage, il
n
'y
a
pas une scène qui rentre. Sans vouloir spoiler. Et ça, c'est vraiment très, très angoissant. Et pour la
productrice.
Mais
qui le vit et
qui essaie de montrer une sorte de flègue quand même sur un plateau de tournage. Deux acteurs qui ne s'entendent pas et qui ont du mal à tourner les scènes ensemble. Ça, on imagine que ça arrive
quand même assez fréquemment. Non,
quand même pas. Des acteurs qui se seraient aimés par le passé et qui se retrouveraient. Si, je pense que ça arrive.
On a découvert avec Benjamin, en regardant le film, qu'il existait des agents pour animaux au cinéma. Puisqu'on a vérifié et qu'on en a trouvé. Vous comprenez que vu de l'extérieur, parfois le spectateur, il se dit que
c'est
un monde de fous au cinéma.
Oui.
Et
je pense que ça contribue aussi au succès de la série. C'est un monde de fous. Tout est intense. Tout est prioritaire. Et pourtant, ce n
'est
pas des enjeux géopolitiques. Mais néanmoins, on joue sa vie à chaque fois. Et en même temps, c'est important de rêver. C
'est important de rêver. Et ça marche, puisque j'imagine qu'il ne vous aura pas échappé que 20 millions de spectateurs sont allés dans les salles de cinéma au
mois
d'août en France. Ce qui est absolument énorme. Il y a eu des phénomènes comme le diptyque de Gaulle. Ça, c'est rassurant sur la santé du cinéma dans un moment où le milieu s'inquiète et où le milieu de la culture s'inquiète.
Oui,
surtout quand il est attaqué. Enfin, vas
-y.
Mais oui, effectivement. Est-ce qu'on fait trop de films ? Est-ce que le système du CNC est viable ? Oui, le système du CNC est vertueux. Il est fondamental. Oui, le public français est extrêmement cinéphile. Un des plus cinéphiles du monde. Son cinéma s'exporte. Donc, ça fait du bien.
C'est une
industrie puissante. C'est une industrie puissante et c'est vraiment s'attaquer à elle, c'est une hypocrisie. Mais vous avez raison, Camille Cotin,
de
relever les attaques contre ce système, leur calamite quand vous les entendez, ces attaques.
En fait, c'est marrant parce que... Il faut rappeler quand même qu'on
est en année politique où ça va faire partie du débat. Est-ce que ça, vous vous dites, moi je crains, je suis inquiète de là où on en sera dans quelques mois, précisément par rapport à ces critiques
contre le monde du cinéma ? Oui, je suis
inquiète et je veux d'ailleurs repréciser que le CNC, c'est vertueux puisque c'est ce qu'on appelle l'exception culturelle française.
C
'est-à-dire que ça n'est pas financé par nos impôts, c'est financé par tous les gens qui vont au
cinéma, qui
achètent, que ce soit un blockbuster ou un film plus modeste, il y a une partie qui est prélevée et qui sert à l'argent du CNC. C'est ça le financement. C'est vertueux. Ça a été copié par exemple par la Corée, qui a un cinéma très puissant. C'est des choses comme ça. Et en fait, moi, il se trouve que je tourne un film français aux Etats-Unis en ce moment. Et je veux dire, je vois bien que cette exception culturelle française, elle est sur la culture, elle est sur la sécurité sociale, elle est sur des tas de choses. Enfin, je ne
sais
pas, le fromage ou les crus. Enfin, je veux dire, c'est plein de choses.
C'est surtout l'école. Mais non, mais je veux
dire, c'est quand même, on défend un système qui est unique et qui
nous
définit, qui a été fait dans un pays quand même, au sortir de la guerre, qui était beaucoup moins puissant, entre guillemets, économiquement qu'aujourd'hui. Donc, ce système est viable. C'est une question de volonté politique. C'est tout. Et c'est entre nos mains, en fait.
Merci. Merci Laure Calamini et Camille Cotin d'être venues à notre micro ce matin. 10% le film, ça sort après-demain sur Netflix. Clicks.
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