Déclaration du Président depuis l’école Bouge de Marseille
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« Nous sommes dans un quartier dit d'éducation prioritaire et, depuis le début du quinquennat, nous avons mené des réformes extrêmement structurantes : le dédoublement des CP-CE1 »
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« Nous avons aussi depuis le début du quinquennat, et nous venons d'en parler, la volonté d'avoir une école plus inclusive »
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« Notre objectif est que toutes les familles aient une solution : soit pouvoir être scolarisés à l'école en étant accompagnés, soit être en établissements »
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« On va continuer sur cette logique qui consiste, dans les endroits où on a concentré les difficultés - la pauvreté, les difficultés familiales, de logement, de rémunération - à multiplier l'investissement de la nation pour que les enfants puissent apprendre mieux »
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« Ce n'est pas un plan ce qu'on va faire. Je voudrais qu'on lance une initiative et que, justement, en regardant pourquoi les expériences précédentes n'ont pas marché, essayer de ne pas répliquer ce qui n'a pas marché »
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« Il faut des structures pour les handicaps les plus lourds. Il faut des classes ULIS comme il y en a ici, nous l'avons vu, pour les enfants qui ne pourront pas être forcément avec les autres »
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« Nous avons de plus en plus d'enfants scolarisés. Notre objectif est que toutes les familles aient une solution »
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« Je crois qu'on construit bien les choses quand on se base sur un constat lucide et véridique »
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« Il ne faut pas qu'on rentre dans un système de contrôle social où il y aurait une forme de défiance qui s'instaurerait à l'égard des familles »
- 11:30PrésidentChiffre
« Il est vraisemblable que les situations épidémiques, en particulier outre-mer, restent quand même très tendues après la mi-novembre »
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Nous sommes à Marseille pour cette rentrée des classes. J'ai été heureux de pouvoir partager avec ces enfants d'école maternelle et d'école primaire cette rentrée qui se passe dans de bonnes conditions. C'est la deuxième rentrée que nous effectuons avec l'épidémie de Covid-19.
Je veux ici vraiment rendre hommage et remercier nos enfants, nos élèves, leurs enseignants, l'ensemble des personnels du scolaire et périscolaire et les familles, parce que je sais que ce sont des contraintes qu'on a demandées à tous et à toutes. Vous savez combien la France a tenu à laisser ses écoles ouvertes, et ce à partir du 11 mai 2020, pour ne pas céder en quelque sorte à la fatalité. Ça a nécessité beaucoup de travail et une très grande organisation.
Le ministre y est revenu plusieurs fois. Et cette deuxième rentrée par temps de Covid, avec un protocole qui a été expliqué durant l'été par le ministre, est déjà pour moi une victoire sur une forme de fatalité. On peut continuer à faire les choses, et on doit continuer à vivre, à éduquer et à apprendre avec le virus.
Ensuite, cette rentrée nous conduit à continuer à déployer notre stratégie. Je ne vais pas ici revenir sur absolument toutes les réformes que nous avons menées dans le cadre de l'Éducation nationale, mais vous le savez depuis le début, il y a cette volonté de se battre pour l'égalité des chances. Nous sommes dans un quartier dit d'éducation prioritaire et, depuis le début du quinquennat, nous avons mené des réformes extrêmement structurantes : le dédoublement des CP-CE1, nous en avons parlé avec les enseignantes, qui en voient aujourd'hui les effets et les changements, avec aussi maintenant, pour les grandes sections de maternelle, ce dédoublement qui est en train de se déployer dans environ la moitié de nos écoles.
On va continuer sur cette logique qui consiste, dans les endroits où on a concentré les difficultés - la pauvreté, les difficultés familiales, de logement, de rémunération - à multiplier l'investissement de la nation pour que les enfants puissent apprendre mieux. Ceci vient s'ajouter à tout ce qui a été fait par ailleurs dans le cadre de l'éducation, de la politique de la Ville, par exemple avec les cités éducatives, et beaucoup d'autres initiatives (devoirs faits pour les collèges, etc.).
La troisième chose que je voulais vous dire, c'est que nous avons aussi depuis le début du quinquennat, et nous venons d'en parler, la volonté d'avoir une école plus inclusive, c'est-à-dire de permettre à tous nos enfants qui sont en situation de handicap d'être scolarisés quand ils le peuvent, et de rester à l'école en étant accompagnés. Et ça, c'est d'abord un travail d'information des parents, de changement du regard, et évidemment d'organisation. Nous avons donc assumé une montée en charge progressive, mais qui est aussi inédite, pour avoir de plus en plus d'accompagnatrices et d'accompagnateurs, ces fameux AVS ou AESH dont vous entendez parfois parler, qui sont ces femmes et ces hommes qui permettent à nos enfants en situation de handicap d'être à l'école et de pouvoir suivre les enseignements.
Nous avons de plus en plus d'enfants scolarisés. Notre objectif est que toutes les familles aient une solution : soit pouvoir être scolarisés à l'école en étant accompagnés, soit être en établissements. Donc le travail aussi des prochains jours et des prochaines semaines, et j'en remercie le Ministre de l'Éducation nationale et la Ministre en charge du handicap, c'est véritablement de construire ces solutions pour répondre aux urgences et aux besoins des familles parce qu'il y en a toujours dans cette période de rentrée.
Mais en faisant cela, nous rompons aussi avec une fatalité qui était de dire : Pour bien répondre à la situation de handicap, il faut mettre simplement des structures à part. Il faut des structures pour les handicaps les plus lourds. Il faut des classes ULIS comme il y en a ici, nous l'avons vu, pour les enfants qui ne pourront pas être forcément avec les autres, sauf dans le temps de la récréation et de la cantine.
Mais il faut aussi permettre à des enfants qui ont un handicap d'être dans la classe avec les autres, parce que c'est bon pour eux et bon pour les autres enfants. Cela suppose de créer des postes, on l'a fait, d'accroître les rémunérations, on le fait progressivement, et de donner de la stabilité à ces postes d'auxiliaires. Et enfin, faire cette rentrée à Marseille a un sens tout particulier parce que c'est une ville qui concentre ces difficultés de pauvreté, ces défis, où ces difficultés se sont sédimentées aussi, en particulier, on l'a vu, sur le bâti scolaire, qui est, comme vous le savez, de la responsabilité des communes, mais avec la volonté que nous avons, à la fois sur les bâtiments, les structures et surtout sur le projet pédagogique, d'apporter une réponse un peu inédite, de lancer une série d'expérimentations pour essayer à Marseille des choses qui ont vocation à être généralisées, et pour essayer sur certaines écoles d'aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort dans ce que nous sommes en train de faire et ce que nous ferons dans la durée.
Voilà les quelques mots que je voulais vous dire. Monsieur le Président, vous n'êtes pas sans savoir que la cité Bassens, hier, a été nettoyée de fond en comble avant votre visite. On a enlevé des gravats et des détritus, sur l'esplanade de l'école également.
Même le gymnase, comme nous l'a dit le maire, Monsieur Payan, a été nettoyé par les services municipaux. N'avez-vous pas l'impression que votre visite et ces images ne reflètent pas la réalité, que vous ne voyez pas la réalité, et que dès que vous serez parti, ça redeviendra comme avant ? Je pense qu'il ne faut pas confondre le fait de changer les gens et de nettoyer les lieux.
Ce qui est très vrai dans ce que vous dites, d'ailleurs plusieurs familles me l'ont dit hier, c'est que les bailleurs sociaux, les services en charge, devraient nettoyer ces lieux de manière régulière. Je n'en ai pas la charge, vous me reconnaîtrez ce point. Donc, comme vous, j'ai noté que ça avait été nettoyé parce que je me déplaçais.
Je le prends comme une forme de politesse et d'hospitalité, et je remercie tout le monde. Ça ne règle pas la vie des gens au quotidien, et vous avez parfaitement raison de le dire. Maintenant, les gens sont là, et on n'a pas bougé, on ne leur a pas demandé de répéter quelque chose, et ils m'ont dit leur réalité.
Ce que vous venez de me dire, ils l'ont dit. Et d'ailleurs, ils me l'ont dit dans sa cruauté et dans leurs revendications. Mais ils ont aussi donné un visage qui n'est pas celui qu'on caricature souvent, et c'est ce dont j'essayais de rendre compte hier.
Donc vous avez raison : quand le président de la République arrive, on nettoie toujours ce qui peut être nettoyé. On n'a pas changé malgré tout l'école et ses structures. L'école dite " Pailleron ", pour celles et ceux d'entre nous qui s'en souviennent s'ils y ont été dans leur enfance, elle n'a pas bougé, elle est là.
La difficulté, les mamans qui avaient perdu leurs enfants, étaient là hier aussi, qui m'ont dit leur détresse et leur violence. Les parents qui n'arrivaient pas à scolariser leur enfant en situation de handicap parce qu'il y avait tel ou tel problème, les enfants qui n'arrivaient pas à trouver d'emploi, ils étaient là, ils me l'ont dit. Donc, ne transformez pas non plus les choses.
Comme vous, je souhaiterais que tout soit bien fait en temps normal dans nos villes. Comme vous, je note qu'il y a des services qui ne sont pas les services de l'État, et qu'il y a des bailleurs qui ne font pas ce qu'ils devraient faire tout au long de l'année. C'est une réalité.
C'est aussi une des difficultés de cette ville, de cette métropole, la mauvaise gouvernance. Nous l'avons dit tout à l'heure, c'est vrai, et donc nous devons mettre une pression pour que tout le monde prenne sa part de responsabilité. Voilà.
Mais je pense que nous voyons les choses au réel. J'ai passé beaucoup de temps à écouter et les gens me disent les choses très crûment, y compris parfois avec les protestations qui sont légitimes. Monsieur le président, vous allez annoncer cet après-midi un grand plan pour Marseille : Marseille en grand.
Ce n'est pas le premier plan pour cette ville. Comment allez-vous faire pour que justement cette fois-ci ça marche et qu'il se passe des choses ? D'abord, je ne sais pas si ça marchera.
Je le dis en toute humilité. Ensuite, ce n'est pas un plan ce qu'on va faire. Je voudrais qu'on lance une initiative et que, justement, en regardant pourquoi les expériences précédentes n'ont pas marché, essayer de ne pas répliquer ce qui n'a pas marché.
Moi, je n'accable personne. Je pense qu'il y a beaucoup de gens avant moi qui ont voulu aider Marseille à réussir. Il y a beaucoup d'élus locaux qui veulent que Marseille réussisse mieux.
Il y a ici une concentration de difficultés qui est inédite ; il y a ensuite une division qui est inédite et il y a des habitudes qui se sont prises, qui aggravent les problèmes. Et donc ce ne sont pas les milliards qui comptent, je vous le dis très sincèrement, ce n'est pas un plan pensé à Paris. Ce ne sont pas les milliards qu'on va annoncer qui seront d'ailleurs, on le sait, des additions qui viennent de partout parce que sinon d'abord les gens me diraient mettez-en dans ma ville, légitimement un peu partout.
C'est aussi regarder le fait que, dans cette deuxième ville de France qui a cette caractéristique d'avoir les quartiers au coeur de la ville, (là où c'est souvent en périphérie et dans les banlieues, ils sont ici au cœur) qui concentre et qui a continué à concentrer les difficultés, collectivement on n'a pas été à la hauteur en termes de prise de responsabilité collective et donc c'est aussi une autre forme d'organisation et de jalons de responsabilité que je veux poser ce soir. C'est une ambition et une exigence. Monsieur le président, le ministre de l'Éducation est critiqué par certains pour avoir dit que parfois l'allocation de rentrée scolaire servirait davantage à acheter des écrans plats que des fournitures.
Est-ce que vous partagez cet avis ? Est-ce que vous êtes favorable à la transformation de l'allocation de rentrée scolaire en bons d'achat ? Je sais que les parlementaires vont en discuter.
Je suis attaché à ce que les parlementaires aient la liberté de le faire. Il y a certains parlementaires qui ont proposé cela. Je pense que, sans prendre tel ou tel exemple, nous serions ou aveugles ou naïfs de penser que la totalité de ce que chaque ménage touche en allocations de rentrée scolaire est reversé pour acheter les fournitures ou les livres des enfants.
Ce n'est pas vrai et nous tous, nous le savons. Donc je crois qu'on construit bien les choses quand on se base sur un constat lucide et véridique. Après, il ne faut pas qu'on rentre dans un système de contrôle social où il y aurait une forme de défiance qui s'instaurerait à l'égard des familles.
Il y a, comme partout, des gens qui font les choses comme il faut puis il y a toujours des gens qui ne les font pas comme il faut et qui n'utilisent pas l'argent aux fins pour lesquelles ça leur est donné. Je pense qu'il ne faut avoir absolument aucune stigmatisation. Il ne faut pas simplifier les choses.
Mais, que nos parlementaires s'intéressent à ce sujet et disent on va essayer de s'assurer que l'argent du contribuable va bien au bon endroit et en particulier qu'on aide les familles à acheter les fournitures et les livres et tout ce dont les enfants ont besoin, parfois aussi les vêtements etc pour la rentrée scolaire, je pense que c'est de salubrité publique. Merci beaucoup, Monsieur le président. Vous allez à la Bassens tout à l'heure, la vaccination à Marseille marque le pas, c'est-à-dire qu'il y a une vraie différence avec le reste.
Vous avez raison, il y a une défiance qui est liée à plusieurs choses. Il y a eu plus de revendications et un doute qui s'est installé, y compris au sein de la communauté médicale. Là aussi, je vous dis les choses telles qu'elles sont mesurées donc nous devons y répondre.
Je crois que l'exigence que nous avons à l'égard des soignants est légitime. Elle est déontologique et je pense que, quand on soigne et que les médecins, ceux qui ont la science entre les mains, disent c'est ce qui est efficace, on doit avancer parce que sinon comment construire la confiance avec le reste de la nation ? Et ensuite Marseille concentre la pauvreté des difficultés.
Et vous voyez bien que ce sont dans les milieux les plus pauvres qui sont parfois les plus loin des soins, les plus loin de l'accès aux soins, de l'accès à l'information, qu'on a eu les plus grandes difficultés à vacciner. Là aussi, nous allons, on a commencé à le faire, multiplier pas simplement l'information mais ce qu'on a appelé cette politique " d'aller vers ", c'est-à-dire ça prend forcément plus de temps mais pour aller au contact des populations qui parfois doutent, leur expliquer, avoir des paroles qui rassurent et avoir aussi en quelque sorte des médiateurs qui rassurent, le médecin et l'infirmier, le pharmacien et la pharmacienne, l'éducateur qui va aussi aider à faire aller vers le vaccin. Il y a des gens qui sont plus familiers mais qui vont expliquer.
Il y a besoin de ce temps parce qu'il y a une défiance. Est-ce que vous inculquez à Didier Raoult cette défiance comme l'ont fait les cadres de l'AP-HM qui ont dit que Didier Raoult était responsable de cette faible vaccination dans les quartiers nords de Marseille ? Je ne rentre pas dans les polémiques internes sur ce sujet.
Non, mais elles sont liées à un écosystème, ce n'est pas mon rôle de le faire. Didier Raoult est un grand scientifique français. Il a parfois eu une parole médiatique qui a conduit à des réactions et suréactions et qui peut-être a pu aussi créer ces phénomènes.
Moi, je ne rentre pas dans ces débats. Je dis juste qu'il faut qu'on continue à avoir de grands scientifiques, à ce qu'ils participent à la construction de la science. Ce qui est très difficile dans la période que nous avons vécue, et je le dis avec beaucoup d'humilité, c'est que les doutes, les controverses scientifiques, elles n'ont pas vocation à devenir des controverses médiatiques quand on vit une pandémie en temps réel.
C'est ça ce qu'on a vécu, rien d'autre. Et donc il est normal que les scientifiques débattent entre eux, doutent, tâtonnent. C'est le chemin même de la science.
Après, si ça devient un débat médiatique, les gens ont l'impression que ces tâtonnements scientifiques deviennent des avis et ils ne savent plus où aller. Je pense qu'il faut rendre justice à Didier Raoult qui est un grand scientifique. Il faut collectivement observer que, pendant plusieurs mois, nous avons sans doute eu un mauvais usage du débat scientifique en en faisant un débat médiatique et je crois ensuite que, sur ces sujets, il faut se rendre au consensus scientifique et des autorités de santé parce que la science, elle se construit ainsi.
Il y a des avis divergents et après ils sont consolidés comment, par des revues où il y a des comités des pairs, où les scientifiques définissent un consensus et ce qui est robuste entre eux. Il y a des autorités de santé qui définissent ce qui est robuste entre les meilleurs experts. Les meilleurs experts, les autorités de santé en France, partout en Europe, partout dans les pays développés du monde, qu'est-ce qu'ils disent ?
Ils disent le vaccin est efficace, le vaccin est sûr et c'est de très loin le principal moyen de vaincre ce virus. Donc je me range aux scientifiques parce que je crois à la raison et à la science. Merci beaucoup.
Est-ce que vous pensez qu'on aura encore besoin du pass sanitaire au-delà du 15 novembre ? Il est trop tôt pour le dire. Il est vraisemblable que les situations épidémiques, en particulier outre-mer, restent quand même très tendues après la mi-novembre.
C'est un débat qui se nouera au sein du gouvernement et au Parlement. Et je pense qu'il ne faut pas exclure qu'il y ait besoin, pour les territoires qui sont encore sous forte pression de l'épidémie, de cet instrument qui, je vous le rappelle, est un instrument provisoire mais qui évite de fermer les structures. C'est parce qu'il y a le pass sanitaire qu'on n'a plus besoin de fermer les restaurants, les cafés, les théâtres, les cinémas, les salles de spectacles, les activités sportives et donc, si l'épidémie est encore présente dans les semaines qui viennent, il faudra se laisser cette possibilité pour les territoires qui sont les plus touchés.
Merci beaucoup, à tout à l'heure.
Emmanuel Macron