L'équipe de France fait de nouveau rêver le peuple français
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ça monte, ça monte, de Dallas jusqu'à la France, de Marseille jusqu'à Lens, de Strasbourg jusqu'à Bordeaux. Demi-finale de la Coupe du Monde, France-Espagne. Les hommes de Didier Deschamps peuvent s'offrir une cinquième finale de l'histoire de la Coupe du Monde. On vous a fait réagir depuis le début des vraies voix de l'été sur l'importance, sur la cote d'amour que vous aviez avec cette équipe de France et sur ce qu'elle représente. Quentin Barbaza, bonsoir. Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous. Vous nous avez proposé un angle avec les auditeurs que vous allez accueillir. Présentez-nous la séquence. Bien sûr, le 14 juillet.
Aujourd'hui, il n'y a pas meilleur jour, je pense, pour s'unir avec Fête Nationale. Le 14 juillet, c'est les défilés, c'est les drapeaux et c'est les valeurs de la République. Aujourd'hui, c'est aussi du football. Mais alors, est-ce que dans un pays qui est fragmenté politiquement, où il y a des tensions, il y a toujours des tensions policières, etc., est-ce que la France est-elle capable de s'unir derrière ces bleus qui sont pourtant en train d'aller chercher peut-être une troisième couronne mondiale, on le saura ce soir, aux alentours de 23 heures ? Mais est-ce que cette équipe de France, elle est capable d'aller, de faire nation, de se rassembler ?
Est-ce qu'elle rameute tout ce peuple tricolore vers la Coupe du Monde ? Eh bien, venez nous le dire au 0826 300 300. Et pour cela, on va recueillir le témoignage de Serge qui habite en Seine-Saint-Denis. Bonsoir Serge.
Bonsoir, bonsoir. Merci de me donner la parole. Oui, alors effectivement...
Serge en Seine-Saint-Denis ? Où exactement Serge en Seine-Saint-Denis ?
Alors, je suis entre Livry et Sevran.
Ah, d'accord, d'accord. Oui, le Vergalan, voilà, enfin par là.
Exact, exact. Et comme je suis VTC, je peux vous y conduire quand vous voulez.
Oui, oui. Vous savez, moi, comme je suis cycliste, j'ai roulé partout.
Ah, vous allez en vélo ? Ah, ben super. Donc en fait, moi, je voulais dire que comme je ne suis pas un super-fouteux, ce n'est pas l'équipe de France qui va me faire vibrer. Moi, ce que j'aime, c'est le football et que le meilleur gagne. Maintenant, derrière l'équipe de France ce soir, oui. Je ne vais pas boycotter les oranges espagnoles. Par contre, ce qui m'a intéressé, c'est de suivre les commémorations à Nice. Et ça, ça me fait d'air. Et que Eric Ciotti, je crois, il ait demandé qu'il y ait une minute de silence qui soit observée par rapport à l'attentat qu'il y a eu il y a une dizaine d'années et que le monde entier va suivre cet événement.
Il l'a obtenu auprès de la FIFA, la Fédération internationale.
Donc, le monde entier va voir et va s'enseigner pourquoi on demande une minute de silence. Ça, je trouve que c'est très fort. Et voilà, moi, ça me fait d'air vraiment. Voilà, que tout le monde soit réuni, les anciens présidents, l'actuel. Voilà, ça, ça me fait d'air. Maintenant, l'équipe de France, oui, pourquoi pas ? Enfin, avec plaisir qu'elle gagne. J'en serais heureux. Mais je ne veux pas dire qu'elle me fait d'air parce que je ne vois pas en quoi ça fait d'air.
C'est très important ce que vous dites, Serge, parce que c'est un passionné de sport qui vous parle. Moi, c'est la passion. Mais effectivement, c'est-à-dire qu'on a tendance à oublier que c'est une histoire de passion. Donc, si on n'a pas forcément la passion exacerbée, on ne le sent pas. En revanche, ce que vous arrivez à nous faire passer, c'est important. Là, ce que vous nous dites, Quentin, c'est qu'il y a le symbole du 14 juillet, il y a tous ces symboles et ça a une signification, Quentin. Mais bien sûr, c'est une signification. On en voit des chiffres énormes depuis ces derniers jours sur l'équipe de France. Ça fait des audiences exceptionnelles.
Ce soir, il y a plus de 20 millions de téléspectateurs qui sont attendus devant leur téléviseur. Mais c'est ça. Est-ce qu'il n'y a pas que le sport, Serge, qui est capable justement de rameuter autant de Français que ce soit dans les rues, dans les bars ou dans leur canapé, tout simplement ?
Si, parce qu'en fait, c'est un divertissement. Et donc, les gens, ils cherchent à se divertir. Mais que ce soit, je vais vous dire franchement, que ce soit l'équipe de France de foot, de pétanque ou de tennis, j'aurai le même bonheur. C'est sympathique, vive la France, le vent rouge, on veut entendre la Marseillaise. Et moi, je suis très ému lorsque j'entends la Marseillaise. Je m'en souviens bien. Quand j'étais à l'armée, on entendait la Marseillaise, on montait le drapeau, on était fiers d'être français. Et on l'est toujours. Mais voilà, c'est dans ce côté-là où ça m'intéresse. Maintenant que l'équipe de France, ou que ce soit l'équipe de France de pétanque, pour moi, c'est pareil.
Là où c'est bien, et je rebondis sur ce que vous dites, Serge, c'est que justement, les joueurs de l'équipe de France jouent le jeu aussi. De l'amour, des valeurs nationales, de la République, ils chantent, etc. Bref, donc on sent cet engouement. Quentin ? C'est un sujet qui fait réagir, comme je vous le dis, ce soir au 0826 300 300. Est-ce que le pays sait encore se rassembler, faire nation à l'aube de cette demi-finale de Coupe du Monde entre les Français et les Espagnols ? Et on va recevoir Noémie, qui habite à Lyon, qui nous attend au standard 0826 300 300. Bonsoir, Noémie. Bonjour, tout le monde. Alors, bonsoir, bonjour. Oui, oui, oui.
Non, mais c'est bien de le prendre comme ça, parce qu'on est parti pour une longue nuit. Fan de l'Olympique lyonnais, Noémie, ou pas ?
Bien sûr, fan de foot et fan de l'Olympique lyonnais depuis toute petite, c'est que ce soit les filles et les garçons. Et on en a eu des beau titres.
Oui, bien ça. Ah oui, oui, parce que, ne l'oublions pas, les filles de l'Olympique lyonnais sont record women des victoires en Ligue des Champions. Donc, voilà, il faut le rappeler. Alors, vous, vous dites derrière cette équipe de France, il y a de quoi faire union fortement ?
Moi, je vais aller un peu à l'inverse de Serge, justement. Enfin, moi, pour le coup, le sport en soi réuni à chaque fois, je trouve quand même que cette Coupe du Monde a un peu moins de saveur que les précédentes. De par les débats politiques, de par une place trop importante de la politique et d'un certain présent aussi. Et par rapport aux JO qui ont pris de l'ampleur, que ce soit les JO d'hiver et les JO d'été, ou par rapport à l'Union, pour le coup, par rapport à la France, est plus présente, pour moi, à mon goût.
Après, à l'équipe de France, pour le coup, moi, qui étais beaucoup moins supportrice de l'équipe de France ces derniers temps, là, elle a redoré un peu son image, je trouve, avec des choses simples, le vrai foot, le jeu, avant tout, pas de débat autre. Et même, quelque part, les émissions diverses et variées ont bien plus parlé de jeux que de débats autres. Et on n'a pas forcément, d'ailleurs, donné de nom aussi à l'équipe qui pourrait créer d'autres débats. Et là, oui, effectivement, le mot équipe a bien plus pris sa place, pardon, entre guillemets. Et ce soir, je pense que ce sera un match assez ouvert.
Et ce qui est plus redoutable pour l'équipe de France ce soir, c'est que c'est un vrai test. Parce que jusqu'ici, elles n'ont pas eu trop de confrontations importantes.
Le Maroc, c'est fort quand même, le Maroc, c'est fort.
Oui, mais finalement, le Maroc a laissé jouer la France et il n'y a pas eu non plus...
Oui, mais vous savez, vous êtes passionné de foot, vous savez qu'il y a un rapport de force. Y compris, par exemple, le France-Paraguay, si on se souvient de celui de 1998. Nos champions du monde avaient tellement galéré avec le but en or. Et là, le fait de pouvoir y arriver... Alors, j'entends ce que vous dites, Noémie, notamment le parallèle avec les Jeux Olympiques. C'est vrai qu'on est gâtés quand même, les Français, parce qu'on sort d'une fête, d'une réussite exceptionnelle. Et c'est vrai que cette Coupe du Monde est un peu éloignée. Mais sur le jeu, vous dites qu'on parle du jeu. Mais on voit, par exemple, les footballeurs français qui sont...
Je ne sais pas si vous avez vu ces publicités à la télévision. En fait, on les voit, ils tiennent des rôles. Il y a aussi un gros travail de communication derrière ces joueurs, Noémie, non ?
Oui, mais ça date déjà il y a longtemps. On se fait un 98 avec les fameuses pubs, avec Fabien Barthez. Je veux dire, ça, c'est pas nouveau.
Oui, mais entre-temps, il y a eu une Asna 2010, quand même, avec la grève en Afrique du Sud. Donc, voilà.
Oui, mais c'est ça qui vient. C'est que ça nous permet d'oublier un peu ça. Bien qu'il y ait eu le documentaire sur un LC qui n'a pas si longtemps qu'il soit sorti, peut-être, en tant qu'un peu questionnant. Sur le jeu, moi, j'attends de voir ce match ce soir. Parce que face à l'Espagne, qui est quand même le gros favori, et qui est une équipe qui panique rarement dans le jeu. Et qui peut, justement, d'un point de vue collectif, dégainer une action en une, deux touches de balle, et ça peut très vite faire but. Là où les Français, eux, vont contrer et vont être très rapides, et là où l'Espagne n'a pris qu'un but depuis le début de la compétition.
Donc, c'est là où j'attends vraiment le match de ce soir pour voir vraiment, en termes d'opposition, ce que ça peut donner. Mais, effectivement, je reconnais tout à fait que l'équipe de France m'a notamment impressionné contre le Paraguay. Parce que, d'un point de vue mental, ils ont été très forts. Je m'attendais à ce que même Mbappé puisse débouclier, parce qu'on l'a déjà vu sur des matchs avec le Paris Saint-Germain, très vite, pardonnez-moi l'explication, mais ils pétaient un câble. Et là, ça n'a pas été le cas.
Donc, chapeau à eux, parce que, vu le contexte qui s'est tourmenté, qui a été tourmenté tout autour, avant et après le match, c'est ce qu'ils ne peuvent être que gagnants à ce moment-là, c'est sûr.
Voilà, c'est intéressant, parce que le point de vue d'une spécialiste de foot, Noemi, et le point de vue de quelqu'un qui n'est pas forcément passionné par le foot, mais qui a une vision des choses, Serge, justement, juste une question, avant de laisser Quentin Barbaza envoyer la pause, et puis je crois que vous avez des nouveaux auditeurs aussi. Oui, ça réagit. Continuez de réagir. Juste la question à Serge, vous avez été sensible quand même au comportement des joueurs de l'équipe de France, on les voit beaucoup dans les publicités, est-ce qu'il y a quand même une aptitude de la part de ces joueurs à être bons communicants, à être, on va dire, de bons porte-drapeaux de l'équipe de France.
Alors, ce qu'on va faire, on doit marquer la petite respiration, puis on répond à ces questions dans un instant. Quentin, vous avez plusieurs auditeurs, je vous redonne la parole, mais on est obligé. Réfléchissez, 0826 300 300, à tout de suite.
Sud Radio, elle.
Depuis Dallas, tout là-bas, il commence à s'échauffer. Nous, sur Sud Radio, ce qui nous intéresse aussi, c'est la perception de cette équipe de France qui s'apprête à défier l'Espagne en demi-finale de la Coupe du Monde, tout à l'heure à 21h. La France qui vise sa cinquième finale de Coupe du Monde depuis 1998 et peut-être, si on est ambitieux, son troisième titre de championne du monde. Avec nous, pour vous accompagner, Quentin Barbaza, qui vous a préparé un petit dossier sur la question. N'oubliez pas, bien sûr, à 20h, les tontons du Mondial autour, alors là, ça sera 100% ballon, autour de Joseph Ruiz. Mais avant, l'aspect un peu sociétal de cette équipe de France, Quentin Barbaza.
Oui, le débat, c'est le pays sait-il encore se rassembler, faire nation, à l'aube de cette demi-finale de la Coupe du Monde. Et on va accueillir deux nouveaux auditeurs parce que ça réagit, et continuez de réagir avec nous au 0826 300 300 pour évoquer votre point de vue sur savoir ça. Est-ce que la France sait-elle se rassembler grâce à ces bleus ? On va accueillir le témoignage de Steven de Tonon-les-Bas et de Samba de Paris. Bonsoir, messieurs. Bonsoir. Tiens, tiens, tiens. Un haut Savoyard. Alors, Evian Tonon-Gaillard, l'ancien club, c'est le prénom parce que vous avez le même patronyme que notre numéro 1, mais lui, c'est Brice Samba, c'est le nom.
Exactement. Moi, c'est bien le prénom.
Voilà, c'est ça. Et donc, vous, Samba, est-ce que vous trouvez justement que ce pays, notre pays, la France, est en train de se rassembler, de reconquérir un peu cette équipe de France, le cœur des Français ?
Tout à fait. Déjà, permettez-moi d'embrasser mes collègues, Mohamed et Annick, avec qui nous sommes en patrouille actuellement. Et permettez-moi également de déclarer ma flamme à cette équipe de France qui se trouve exceptionnelle dans tous ses compartiments, c'est-à-dire en défense, en milieu terrain, en attaque. Et nous, dans notre comédie, on le voit, ce sont des scènes de joie. Les gens sont contents, ils sont heureux. Et il y a deux ans, je vous ai eu au téléphone, j'avais eu M. Jean-Jacques Brodin au téléphone face à l'Espagne et l'heure de la revanche a maintenant sonné. Et pour moi, cette équipe de France est totalement injouable. Je ne vois pas de suspense pour moi ce soir.
La victoire est pour moi logique de l'équipe de France au vu de ce qu'ils proposent. Oui, mais...
Mais Samba, alors bon, je suis un peu superstitieux, on l'est tous. Vous savez que ça ne serait pas la première fois qu'une équipe qui était hyper, hyper favorite finalement se retrouve dans un traquenard et tombe. Vous dites que vous êtes en patrouille. C'est-à-dire, quel est votre métier, Samba ?
Moi, je suis policéan, police et transport.
D'accord, très bien, très bien. Alors, j'ai mon ticket, enfin, j'ai ma carte. Restez bien là, Samba, parce qu'on vous confronte à Steven. Enfin, peut-être que vous êtes d'ailleurs sur la même longueur d'onde. Steven, même amour pour cette équipe de France ?
Moi, tout à fait. Franchement, oui. Surtout, là, cette année, il y a une énorme cohésion. Beaucoup de joueurs de Paris Saint-Germain ou d'anciens joueurs, donc forcément, la cohésion, là, elle est au max. Et comme disait Samba, je pense qu'elle est imprône à toute année, l'équipe. Franchement, toutes les autres équipes se proposent sur un seul joueur type. Par exemple, l'Argentine se proposent sur Messi, l'Espagne, sur Rien de la Malle. Là, on peut se proposer sur Mbappé, sur Barcola, sur Doué, sur Rousseman, pour n'importe quelle belle surprise. L'équipe, elle est vraiment complète l'année. Je pense qu'on est totalement jouable.
Et justement, vous parlez, Steven, de ce joueur qui est en Mbappé sur qui les Français peuvent se reposer. Est-ce que ce n'est pas lui le symbole de ce renouveau ? Lui aussi, lui qui était un peu décrié au début de la compétition. Il a marqué ses 8 buts. C'est lui qui nous porte à bout de bras. 62% des Français disent apprécier Kylian Mbappé maintenant, soit 8 points de plus par rapport à la compétition. Est-ce que c'est lui qui permet justement de regagner cet amour ? On fait d'abord répondre celui qui habite à Paris, l'ancien parisien Kylian Mbappé, s'en bat.
Oui, écoutez, franchement, pour moi, comme l'a dit le collègue, cette équipe-là, elle est vraiment injouable. On se repose sur tous les joueurs. Moi, depuis le temps que je suis, cette équipe de France, je n'ai jamais vu une équipe de France aussi forte, aussi forte, avec des joueurs de qualité, avec un entraîneur qui parfois est expliqué, mais pour moi, Didier Deschamps aujourd'hui, c'est l'homme de la situation. Il connaît parfaitement les joueurs et il sait à quel moment il faut les lancer. C'est vraiment une équipe qui est totalement injouable. Et pour moi, vraiment, ne pas gagner du monde cette année, ça serait un grand échec.
Et sur Kylian Mbappé, parce que vous parlez finalement de Didier Deschamps, mais souvent, il est évoqué ce duo capitaine-entraîneur. Il a passé une autre dimension, finalement, Kylian Mbappé, non, Samba ? Oui, bien sûr.
Il a passé une autre dimension. Il est là, il répond présent à tous les matchs. Il marque des buts à tous les matchs. Il est fédéral. C'est un capitaine. Il emmène son équipe vers la victoire et le montre à chaque match. On l'a vu en club aussi en fin de saison avec le Real de Madrid où il a été très, très impeccable. Et là, vraiment, avec cette équipe de France-là, pour moi, Kylian Mbappé, c'est le numéro un. C'est le maître à jouer de cette équipe.
Alors, on a bien perçu avec... Bon, vous êtes vraiment passionné de football, Samba, on l'entend, vous comprenez le foot. Vous, Steven, alors, sans doute aussi, mais vous, d'un point de vue un peu plus sociétal, est-ce que, Steven, vous avez envie de dire que ce Kylian Mbappé est capable de porter carrément aussi les valeurs françaises ? Est-ce que ça va au-delà du foot, aujourd'hui, Kylian Mbappé, pour vous ?
Alors, je dirais que oui, mais franchement, cette année, je trouve vraiment que le duo Mbappé-Dembele, il montre vraiment l'image, il rassemble vraiment les français, en fait. On s'identifie bien plus à eux que n'importe qui, je dirais que, ouais, c'est... Pour moi, Mbappé, là, cette année, il est aussi important que Dembele, et vice-versa, quoi, il n'y en a pas un qui est au-dessus pour moi.
Alors, Noemi, la lyonnaise, cette fois-ci, Kylian Mbappé, réaction sur ce personnage, il est éminemment sportif, mais il est aussi éminemment politique, Kylian Mbappé.
Oui, mais je pense que ce qu'il a très bien parlé par rapport au Paraguay, il a été sobre et efficace, c'est ce qu'on attend de lui, en tant que personne et joueur, maintenant, on l'attend, là, sur un coup du monde, en tant que footballeur, là où il a été aussi attendu au Real Madrid, et que là, pour le coup, sur cette compétition, il ne déçoit pas, il est à la hauteur des attentes que tous les français et tous les scruteurs du foot ont sur lui.
Et après, moi, c'est mon regard sur ça, il n'y a pas besoin d'en faire trop non plus sur sa place au niveau sociétal ou politique parce qu'il y a déjà beaucoup trop de place sur ça en ce moment et là, laissant le plaisir au foot et aux joies, aux émotions que ça peut procurer avec des choses simples. Pour le coup, encore une fois, il a très très bien parlé et très très bien répondu par rapport à la sénatrice paraguayenne. Il n'y avait pas besoin d'en dire plus, il n'y a pas eu de rerepondance après sur les autres propos et ça suffit pour être un très bon joueur et à une bonne personne, je trouve.
Oui, parce qu'il y a eu juste un communiqué qui était fort. Autre thème lié bien sûr à ce thème, un sous-thème, on va dire, Quentin Barbazin. Oui, justement, ce sous-thème, ce serait est-ce que les Bleus sont en train de regagner votre cœur tout simplement et vous, sur ce match par rapport à l'équipe de France qui rafonte ce soir l'Espagne, est-ce que vous êtes en train de tomber amoureux peut-être de cette équipe de France ? Vous, Steven de Tonon-Lébin par exemple, il ne reste plus que Samba au 0826-300-300. Il y a Steven qui est là aussi. Apparemment, il n'est plus là, Steven, on me dit. Si, il est là, il arrive. Il arrive, Steven. Steven, vous êtes là ? Non.
Ah ben voilà, alors Samba, parce qu'on m'a dit oui pour ça.
Moi, j'ai toujours été amoureux de cette équipe de France-là, même si elle a connu des moments de galère, notamment en Coupe du Monde en Afrique du Sud, mais comme vous l'avez dit, Kylian Mbappé, que ce soit les autres genres, tout le monde est impeccable. Moi, j'aime cette équipe-là et je le vois dans la rue, dans mon métier. La dernière fois, quand ils ont gagné, on a vu des scènes de joie. Tout le monde était ensemble. Il y a eu quelques débordements, mais voilà, malheureusement, il y en aura toujours. Mais j'ai vu des gens contents, des gens heureux.
Et quand on a des genres comme Kylian Mbappé qui ont la tête sur les épaules, pour moi, ces gars-là, ce sont des exemples pour la GS et pour les jeunes footballeurs.
Bon, alors Noemi, la question tombe sur vous et je ne veux surtout pas vous poser de questions sur votre âge. Ça ne se fait pas. Moi, je vais vous mettre à l'aise. J'ai été gamin, fan de la génération Platini, j'irais Stigana, Fernandez et Bossis, mon idole, avec qui j'ai eu le bonheur de commenter d'ailleurs. Voilà, et je le salue. Mais, est-ce que sur cette histoire, on va dire, rapprochée, je ne nous emmène pas jusqu'à 58 et qu'on ne peut pas puis Anthony Fontaine, mais est-ce que on va dire que dans l'évolution de l'équipe de France, cette génération-là, elle est parmi les tops, des tops, des tops. Même si vous êtes très jeune, j'imagine, Noémie.
Eh bien, forcément, ça dépend de quel point du 11 classe parce que moi, je suis plutôt génération années 90-99.
Ah, c'est très bien. Alors, ma question, elle vaut bien, mais j'ai pris, on va dire, j'ai fait de la diplomatie. Voilà, c'est ça. Donc, on peut y aller. Allez-y.
Après, c'est toujours compliqué, je trouve, de dire qui sont les meilleurs dans le sens où c'est comme quand on compare à chaque fois les numéros 10, les ballons d'or et tous ces grands joueurs, ça correspond à des époques, qui a des façons de jouer aussi. Aujourd'hui, on aurait rêvé peut-être voir. Alors, moi, c'est une amoureuse de Bernard Lacombe, enfin, côtoyer deux jours plus tard aussi. Malheureusement, c'est... Aujourd'hui, en tout cas, c'est sûr que, et comme l'ont dit les autres auditeurs, c'est-à-dire qu'on a une équipe qui fait un et dont chaque force se réunit dans l'équipe.
Il n'y a pas justement une individualité qui se détache, même s'il y a les talents, évidemment, qui font les choses. Et c'est peut-être la différence, je trouve, avec peut-être 2018 et 2022 là-dessus, en tout cas, sur cette Coupe du Monde-là. Après, voilà, chaque période a eu ses années fastes et des années parfois plus difficiles aussi. Donc, compliqué, je trouve, de comparer. Et puis, chaque période, chaque génération a eu ses titres, voilà, 98, 20, 84, tout ça. Donc, c'est compliqué. Comparer, c'est toujours pas ma tâche d'é, pour le coup. Oui, oui,
mais alors, c'est très vrai. bon, on parlait du Tour de France tout à l'heure, les uns et les autres essayent de comparer Pogacar et Eddy Merckx. C'est très difficile parce que le contexte est différent. Mais là, on n'est plus sur de l'émotion, sur de l'amour. J'aimerais juste vous reposer une dernière question, vous, Samba. Il y a dans cette équipe, dans les 26, deux hommes qui s'appellent N'Golo Kanté et Lucas Hernandez. Ces deux-là ont déjà tout connu avec l'équipe de France. Ils ont été pris pour, a priori, ne pas jouer et pourtant, ils sont importants. Est-ce qu'il n'est pas là le symbole de la cohésion ?
Évidemment, on voit que même si ces deux joueurs-là ne jouent pas, ne jouent aucun match de l'équipe de France, ils sont très, très importants parce que le football, ce n'est pas seulement sur le terrain, ça se joue également dans les vestiaires. Donc, c'est tout un ensemble qui fait qu'une équipe réussit et dire que c'est la meilleure équipe de France, pourquoi pas ? Mais voilà, tant que le trophée n'est pas en poche, pour l'instant, on ne peut pas parler de meilleure équipe de France. Mais en tout cas, cette équipe a des qualités pour aller loin. Hernandez, N'Golo Kanté, il y a des joueurs, Cherki, on a des joueurs qui ne jouent quasiment pas, mais tout le monde est irréprochable.
Alors que dans un temps ancien, certains ne jouaient pas, les Playbis, qu'on a un LK, etc., ça parlait beaucoup. Là, non, ce n'est pas le cas, donc ce sont des joueurs. Vraiment, ils restent professionnels et c'est ça qu'on aime avec cette équipe de France-là.
Merci Samba de Paris, merci Noémie de Lyon, merci à tous nos auditeurs, qu'ils soient de Tonon-les-Bains, de Toulouse, de partout. Merci Quentin Barbaza. Et merci à vous Frédéric. Merci à tous.