Le Grand Dossier - Gaza : Israël bientôt seul face à sa guerre ?|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 40 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00journalisteFait
« Une centaine d'ONG dénoncent un début de famine de masse dans le territoire avec des enfants qui décèdent pour malnutrition. »
- 9:00porte-parole armée israélienneFait
« À Gaza aujourd'hui, il n'y a pas de famine causée par Israël. Il y a cependant une pénurie artificielle provoquée par le Hamas. »
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Bienvenue dans le grand dossier sur LCI. inacceptable, intolérable, injustifiable ou encore barbarie. Les déclarations des dirigeants occidentaux se multiplie face à la situation à Gaza, situation humanitaire alarmante.
Des ONG tirent la sonnette d'alarme alors que des enfants sont affamés sur place et que l'aide ne pas qu'au compte goûte qui pour arrêter Benjamin Netaniaou. Alors que les négociations sont dans l'impasse et que les opérations militaires se poursuivent dans le territoire, le soutien à l'État. Hébreux est-il en train de s'effriter ?
Israël est-il seul face à sa guerre ? C'est le thème de notre grand dossier. La situation sur le terrain à Gaza est intolérable à bien des égards.
Nous le disons clairement dans tous nos échanges avec Israël et avec d'autres pays. Qu'il s'agisse de la mort des personnes qui font la queue pour obtenir de l'aide ou des plans visant à obliger les Palestiniens à vivre dans certaines zones ou à en être exclus. Tous ces éléments sont intolérables.
Nous avons pris des mesures comme vous le savez en terme de sanction, en terme de vente d'armes et nous travaillons d'arrache-pied avec nos alliés pour faire en sorte que nous obtenions un cesser le feu. Et pour en parler, nous sommes avec nos invités et nos experts autour de cette table. Noémia Lua.
Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Essayiste ex grand reporter en Israël. Nous sommes également avec le général Richou.
Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Magalie Bartes est également avec nous sur ce plateau. Merci beaucoup Magalie ainsi que Marc SO qui est également présent pour ce grand dossier qui prend donc la direction de Gaza où les alertes se multiplient.
Une centaine d'ONG dénoncent un début de famine de masse dans le territoire avec des enfants qui décèdent pour malnutrition. L'aide humanitaire qui, on l'a dit, arrive au comptegoutte gérée désormais par les Israéliens, les Américains, elle aurait fait 1000 morts selon le NU depuis le mois de mai. On va tout de suite aller sur place retrouver l'un des rares journalistes encore présents.
C'est en Gazaoui à Gazaville, Ramia Boujamous, bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. vos collègues palestiniens évoquent une fin extrême, un manque d'eau potable, une fatigue physique et mentale croissante qui les empêche de couvrir ce conflit. Qu'en est-il ?
Malheureusement, c'est pas que mes confrères, mais c'est la l'état physique et psychologique de 2,3 millions de personnes à Gaza. Mais depuis une semaine, on est vraiment dans la famine. Avant, on était un peu dans la même construction, là on est vraiment dans la famine.
Et moi personnellement, la semaine dernière, jusqu'à présent, j'arrive pas à voir de la farine qui est un peu l'aliment essentiel pour nous parce que c'est le seul aliment pour avoir faire du pain et d'avoir le sentiment d'être rassasié. Et malheureusement, moi personnellement aussi depuis quelques jours, j'arrive à voir des lentilles. On mange des lentilles un repas par jour.
Et encore, moi, je suis chanceux d'avoir ce cette chance, ce privilège d'avoir un un plat de lentille. Mais malheureusement, la majorité de la population de Gaza n'ont pas ce privilège pour avoir ce ce plat de de lentil. Et en même temps, d'après les Nations Unies, il y a un palestinien sur trois qui n'a pas mangé depuis des jours et malheureusement pour trouver à manger, ça devient quelque chose de vraiment très très rare dans la population à Gaza et surtout les plus vulnérables sont les enfants, les femmes enceintes, les femmes, les personnes âgées.
Et c'est pour ça que depuis une semaine, le nombre des décédés à cause de la malnutrition augmente de plus en plus. Rami Aboujamous, Israël accuse le Hamas d'exploiter la détresse des civils, notamment en détournant l'aide pour la revendre à prix fort ou en tirant et sur sur ceux qui qui viennent chercher cette aide. Est-ce que c'est ce que vous constatez aussi ?
Malheureusement, c'est toujours cette épouvantail du Hamas que la l'armée d'occupation et les Israéliens, ils essayent à chaque fois de priver la population, la nourriture, pas que la nourriture, mais aussi pour les massacres et les boucheries qu'on est en train de vivre. Il y a toujours cette épouventail du Hamas qui fait tout. Et quand il s'agit quand il sort d'un bouche d'une bouche d'un Palestinien, c'est toujours mettre en cause, il pourrait voir tous les les ONG internationales qui sont sur place, les ONG unusiennes qui sont sur place.
Et pour vous dire que tout ça c'est que que des mensonges et qu'il y a pas de tournement d'aide humanitaire. Et si il va y avoir des tournements d'aide humanitaire justement parce qu'il y a pas d'aide humanitaire, s'il y a des humanitaire suffisamment qui va rentrer, personne ne veut détourner cette aide humanitaire. On a vu euh ça pendant pendant la guerre, pendant la première trêve et la 2è trêve.
Mais là, c'est juste le le prétexte qui disent à chaque fois parce que là c'est c'est très clair. Le but de la de la guerre, c'est déporter la population, utiliser cette arme euh de la famine pour que la la population se déplace déjà du nord vers le sud. Ils le disent eux-mêmes.
Le ministre de la guerre israélien, il l'a dit lui-même. On a fait les trois postes de distribution d'aide humanitaires de la fondation israélio-américaine justement pour que la population se déplace vers le sud et après pour les déporter vers l'extérieur. Ils ont parlé de la de la ville humanitaire qui a rien à voir avec l'humanitaire.
Ils le disent clairement mais il y a le ministère des ministres qui le disent clairement le vrai projet de toute cette guerre là. Mais en même temps, quand il y a une indignation internationale, des alertes et surtout la tribune de la FP qui a fait bouger le monde entier, je le remercie de de fond du cœur, euh il commence à dire que on peut pas parce que le Hamas, ils font ça et le Hamas, le Hamas. Alors que tout ça, c'est des mensonges.
L'aide humanitaire peut entrer facilement d'une façon ordonnante. Ils veulent pas de l'ONroi. L'honorroi, ils ont 400 centres de distribution d'aide humanitaire.
Ils ont tout ce qu'il faut logistiquement, ben base de données euh faciliter tout ce qu'il faut pour que la toute personne à Gaza soit servi. Aujourd'hui, malheureusement, on est dans un peu dans le le le la loi de la jungle. Le plus fort, il est servi parce que le plus fort, ils vont euh être ils sont poussés d'être de jouer ce jeu de Ranger Game, d'aller dans les stations dans les centres de distribution.
Ils savent très bien qu'ils vont être tués dans ces centres et malgré ça, ils vont ils vont parce que la vie et la mort se sont égo à Gazan. Malheureusement, on est en train de vivre mais on est en vie la mort et on est en train de de mourir et on essaie de on respire toujours. Euh donc c'est pour ça que malheureusement que tout ça c'est que des mensonges.
Eux-mêmes, ils démentient ces mensonges là et ils le disent clairement que ils utilisent cette arme là pour déporter toute la population. Hm. Merci beaucoup Ramia Boujamous pour ce témoignage très précieux.
Euh effectivement, vous êtes un des rares hein, journalistes sur place euh à Gazville pour euh euh témoigner ce qu'il se passe en l'absence hein, de euh la presse internationale euh libre indépendante qui peut rentrer. La France a d'ailleurs fait un appel, hein, pour que cette presse puisse rentrer dans la bande de Gaza. Merci beaucoup euh à vous.
On va justement écouter euh le porte-parole de l'armée israélienne qui s'est exprimé justement sur cette ces accusations de famine qui les vis directement. Écoutez la réponse. À Gaza aujourd'hui, il n'y a pas de famine causée par Israël.
Il y a cependant une pénurie artificielle provoquée par le Hamas. Maintenant, trop souvent, l'histoire complète n'est pas racontée. Cette souffrance existe parce que le Hamas l'a créé.
Voilà. Alors, difficile d'y voir clair, réaction de Paris aussi cet après-midi. Le risque de famille Gaza et le résultat du blocus israélien.
Noé Aliwa, où est la vérité ? Comment comment peut-on savoir qui vrait finalement ? Mais c'est c'est une excellente question.
C'est très compliqué de savoir qui dit vrai puisqueau fond il n'y a pas de parole neutre sur cette question et c'est ça c'est très important de le rappeler. Vous savez, on entendait le le témoignage très intéressant de de ce monsieur journaliste à Gaza. Mais vous savez qu'à l'heure qu'il est, il n'y a pas de journalistes qui sont neutres.
Il n'y a pas de journalistes libre de pouvoir véritablement dire ce qu'il pensent. Aucun journaliste à Gaza aujourd'hui ne peut se permettre par exemple de critiquer les actions du Ramas. C'est impossible.
Pourquoi ? Parce que vous savez que le Khamas contrôle l'information au sein de la Bande de Gaza et c'est pour ça que Paris a raison d'exiger le fait de pouvoir ouvrir Gaza au journalistes indépendants parce qu'à l'heure qu'il est, il n'y a aucune parole qui est indépendante. On a entendu la parole du gouvernement israélien, mais il faut comprendre que la parole du journaliste palestinien est celle d'une parole qui est contrôlée par le Hamas, qui ne peut pas être une parole qui est libre.
Il y a des éléments de langage, il y a des lignes rouges, sinon vous pouvez vous retrouver menacé. votre famille peut se retrouver menacée. C'est très important de comprendre qu'il y a des endroits dans le monde, en Chine, en Corée du Nord, à Gaza où vous ne pouvez pas critiquer le pouvoir en place, sinon vous prenez des risques pour vous et pour votre famille.
Donc la question de la neutralité, c'est la question fondamentale. À mon sens, dans cette histoire précisément, c'est très difficile de de savoir où est la neutralité, mais vous avez raison, ce qui est toujours important, c'est de rappeler au moins les deux points de vue et ensuite les gens se font leur propre avis. Alors, dans ce contexte très alarmant, Steve Witkoff, l'émère de Donald Trump est en Europe cette semaine et sera à Rome demain.
Et notamment dans l'objet de ces négociations et bien euh ce sera la finalisation d'un corridor, un corridor humanitaire. On va voir avec vous Laur Lad de quoi il retourne. Ouais, vous le disiez donc l'envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient donc a prévu un nouveau déplacement cette semaine pour discuter d'un cesser le feu dans la bande de Gaza et finaliser donc la mise en place de ce corridor d'aide humanitaire dans le territoire palestinien.
On sait qu'il se rendra donc en Europe en plusieurs réunions sur différents sujets. Selon la porte-parole du département d'État Tamibrus. Euh l'hémisaire se rend dans la région avec, elle dit, l'espoir ferme de parvenir à un nouveau cesser le feu ainsi qu'à corridor humanitaire euh pour l'acheminement euh de l'aide que les deux parties ont en fait accepté.
La responsable n'a pas donné et bien euh d'autres détails sur ce déplacement ni sur les contours de ce corridor d'aide. Elle a précisé tenir l'information d'une conversation avec le secrétaire d'État Marco Rubiot peu avant son briefing quotidien. Objectif de ce nouveau euh corridor, établir un chemin sécurisé et fiable pour l'acheminement de nourriture, d'eau, de médicaments vers les zones les plus touchées.
Rappelons que depuis la mi-mai, seul 10 % des camions d'aide humanitaire ont pu accéder à l'enclave. Selon le directeur des urgences du programme alimentaire mondial. Depuis la MIMÉ, nous n'avons pu acheminer que 10 % des camions nécessaires.
Je dirais que nous avons suffisamment de matériel positionné en dehors de Gaza pour fournir une assistance à l'ensemble de la population pendant 2 mois. Si nous parvenons à obtenir un cesser le feu et si nous pouvons nous déplacer, nous avons la capacité la capacité logistique si nous avons ces conditions opérationnelles pour nous déplacer. On sait par ailleurs et bien que plusieurs pays he de la communauté internationale sont mobilisés depuis très longtemps sur cette question.
En clair, les États-Unis mise sur ce corridor non seulement pour augmenter l'aide humanitaire mais aussi comme levier de stabilisation politique. Mais la réussite de cette initiative dépendra en grande partie d'une exécution plus transparente et respectueuse des principes humanitaires. Merci beaucoup Laura Lathan.
Restez avec nous dans un petit. On reparle de ce corridore. On reparle évidemment de cette situation dans la brand de Gaz ainsi que des réactions des capitales occidentales.
On en reparle dans un petit instant sur LC. Restez. Retour sur le plateau du grand dossier sur LCI.
Mais avant cela, les grands titres de l'actualité. Tout d'abord, un nouveau chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon. Il a été nommé aujourd'hui en conseil des ministres en remplacement du général Burcar.
Le général Mandon, un aviateur était jusqu'à présent chef d'état-major particulier du président de la République. Il est décrit euh comme calme, affable, empathique. Le nouveau Séma, comme on dit, aura la tâche à 55 ans de diriger des armées sous pression face à des menaces multiples notamment la menace russe.
Les dernières déclarations de Bruno Rota c'était il y a un petit instant où vous avez pu effectivement les suivre sur LCI. Il apaise le débat. Le conseil des ministres s'est passé de façon normale et calme après ses propos à valeurs actuelles.
Selon nos informations, le ministre de l'intérieur s'est vu reprocher la gestion des violences urbaines récentes. Le président a déploré par ailleurs des prises de position simplistes. Un échange qui a été décrit comme pas cordial selon les confidences d'un ministre à TF1 LCI.
Euh pour autant, selon son entourage et bien Bruno Retagne n'a pas l'intention de quitter le gouvernement. La dernière compagne de Cédric Jubilard a été entendue librement pendant 4 heures aujourd'hui par les enquêteur dans le cadre d'un supplément d'information judiciaire ordonné en début de semaine. Il souhaitait l'interroger sur les confidences qu'elle a dit avoir reçu de ce dernier lors de parloir. lui aurait confié avoir étranglé sa femme Delphine expliquer comment il avait dissimulé le corps.
Voilà pour ces grands titres de l'actualité. On parlait effectivement de la situation alarmante à Gaza et de ses accusations de famine. On l'a dit, on l'a vu, le porte-parole du gouvernement Israël les réfutes.
On a aussi écouté le témoignage le témoignage d'un journaliste palestinien sur place qui explique cette situation. Général Richou. Effectivement, c'est compliqué de savoir où est la vérité entre les différents témoignages qu'on peut avoir d'un côté l'Israélien, d'un côté le journaliste palestien, tout en sachant que la presse indépendante ne peut plus rentrer dans le territoire de la bande de Gaza depuis maintenant le début de la guerre.
Ce qui est certain, c'est qu'il y a quand même un problème. On peut pas dire que il se passe rien à Gaza et que il y a quand même un problème pour nourrir la population. Moi, quelques remarques.
D'abord, il y a quand même un constat d'échec, c'est-à-dire que le le TSAL est rentré dans Gaza il y a maintenant 2 ans et la situation est toujours pas maîtrisée. Quand je vois le porte-parole de Tsal qui nous explique que c'est le Hamas qui empêche la distribution de la population, ça veut dire que le Hamas est pas éradiqué. Alors même que ça fait 2 ans qu'on nous explique que que ils sont ils sont allés au nord, ils sont allés au sud et cetera, on relance l'offensive et la et l'affaire est toujours pas maîtrisé.
Bon, ça c'est un constat militaire. La situation est pas maîtrisée. Le le Hamas garde un pouvoir de nuisance.
C'est la première chose. La deuxième chose, c'est que quoi qu'on dise, le c'est à la puissance occupante qui est qu'un combe de nourrir la population qui l'occupe. Donc Tsal est dans la bande de Gaza, c'est à elle de faire le nécessaire pour que cette population soit nourrie et il semble qu'aujourd'hui ce soit pas véritablement le cas quand même de manière correcte.
Moi je sais pas s'il y a famine, il y a pas c'est très difficile de de discerner le vrai du faux mais on peut pas dire qu'aujourd'hui il n'y a pas un drame humain qui se déroule à Gaza. Et ça c'est la véritablement la responsabilité d'Israël. puissance occupante de d'assurer et bien le le de de souvenir aux besoins, aux soins de la population qu'elle occupe.
Voilà, donc ça c'est ça c'est une chose certaine et il semblerait que ben les méthodes au moins de distribution d'Israël et des États-Unis soient pas performantes. Je suis pas moi je dis pas qu'il y a volonté d'affamer population, ça me paraît un peu stupide. Je dis qu'aujourd'hui vraisemblablement les moyens mis en œuvre ne sont pas satisfaisants.
H Marco, sur la venue de Steve Wkof en Europe à Rome demain et sur la négociation de ce corridore. C'est un corridor qui paraît aujourd'hui absolument indispensable vu la situation. Indispensable et surtout urgent.
C'était déjà quelque chose qui avait été évoqué lors de la réunion des ministres européens des affaires étrangères en juillet où il s'agissait de regarder où on en était de l'accord d'association et d'éventuellement de le remettre en cause au moins dans dans ces partis commerciales qui ne nécessitent pas l'unanimité. Bon, l'Europe étant quand même malgré tout profondément divisée avec notamment l'Allemagne pour des raisons historiques évidentes, mais aussi l'Italie, les pays du groupe de Viggrade qui sont extrêmement réticents à des sanctions sur Israël et à l'époque, il y avait eu déjà l'ébauche d'un accord pour faire venir à grande échelle des aides humanitaires et on c'était il y a en 12 jours, il y a toujours rien. Donc là-dessus, il est fondamental qui est ce ces corridorses.
Alors ensuite comment c'est on verra mais ce qui est extrêmement compliqué et c'était ce que dis ce qui est néanmoins on creux malgré ce que disait notre témoin Rami à Bouj à Mouche. C'est évident qu'il y a des détournements d'aide humanitaire et il ne pourrait pas ne pas y en avoir dans la situation de chaos de misère et cetera. Ce qu'il faut voir, c'est que on parlait de famine depuis des mois, ce qui était faux, mais maintenant c'est devenu une réalité depuis le blocus total après l'offensive lancé par les Israéens le 18 mars.
Et il y a un blocus total assumé qui a été un tout petit peu assoupli, mais il reste là. Les Israéliens eux-mêmes jouent en donnant une partie des vivres ou en laissant des clans mafieux s'emparer d'une partie des vivres. Il est évident que le Hamas qui continue malgré tout à garder les structures dans la bande de Gaza fait aussi du détournement.
Là-dessus, il est très intéressant de lire le récit que fait Jean-Pierre Filiou qui est un des rares observateurs journalistes qui a pu rentrer, qui connaît bien Gaza, qui parle parfaitement l'arabe. Ce qu'il raconte dans son livre, c'est un chaos, c'est une violence permanente de tous contre tous. h il raconte qu'il y a plus de blessés dans les hôpitaux d au combat interpalestinien souvent que à cause des tirs israéliens.
Donc on est dans cette réalitéél effectivement il n je ne crois pas qu'il y ait une volonté d'affamer la population mais le résultat est là l'armée israélienne n'est pas faite pour faire de l'humanitaire et des distributions de vivre. Cette gazaille humanitarien Foundation est une absurdité. Effectivement, il y a eu 1000 personnes qui sont mortes dont des enfants pour avoir voulu chercher un peu de vivre, un peu d'eau et cetera et c'est inacceptable.
Donc toute la question maintenant, c'est d'arriver à la fois à parer à l'urgence humanitaire mais aussi et on en parlera je pense après, à trouver une solution politique, ce qui est d'autant plus urgent que pour le moment Israël qui avait remporté sa guerre contre le Esbola, sa guerre contre le Hamas, la guerre contre l'Iran et cetera, là est dans un état de déroute totale au point de vue diplomatique et moral. et qui à terme est absolument dévastateur pour les hébreux. Alors justement Israël est-il en train de de perdre ses soutiens ?
On a entendu de nombreuses déclarations de dirigeants occidentaux. Le pape Léon X qui appelé à la fin de la barbaresse dimanche, il faut rappeler qu'une église a été visée la semaine dernière à Gaza ou encore Jean-Noël Barreau he qui dit qu'il n'y a plus aucune justification aux opérations militaires de l'armée israélienne à Gaza. On va également s'intéresser aux opinions aux opinions publiques européennes avec vous Magalie et on va aller devant le grand écran avec vous pour effectivement y voir un peu plus clair sur les déclarations de ces occidentaux mais également sur le basculement des opinions publiques sur le conflit à Gazin et des chiffres qui sont Magali inquiétants pour Israël.
Oui, parce qu'Israël a clairement perdu la bataille médiatique parce que ces images en effet de de personnes qui cherchent de l'aide humanitaire, ces images de bombardement, mais elles ont fait basculer l'opinion après la solidarité évidemment poste 7 octobre. Et c'est particulièrement vrai en France, regardez ce sondage au doxa. 61 % des Français qui soutiennent désormais l'imposition de sanction de sanctions contre Israël. 61 % euh des Français, 74 % d'entre eux qui soutiennent la politique de la France vis-à-vis d'Israël et les mots très durs qu'avait eu Emmanuel Macron en parlant de honte pour ce qui se passait euh à Gaza.
Aujourd'hui, Paris affirme que euh ce risque de famine est bien le résultat du blocus israélien. Et ce qu'on voit et c'est d'ailleurs ce que dit AOXA, c'est que ce cette posture d'Emmanuel Macron lui a fait perdre gagner pardon quelques points de popularité dans les sondages. Et en Europe, on retrouve ce même basculement des opinions publiques.
Alors ça c'est un sondage Youugov qui a été fait dans six pays européens et qui dit que 13 à 21 % des sondés seulement ont aujourd'hui une opinion favorable d'Israël. C'estàdire près de 70 % est une opinion défavorable et c'est un effondrement total du soutien euh depuis depuis 10 ans. En Europe, c'est même le taux de soutien le plus bas depuis 2016.
Ça c'est ce que dit Yugov. Il décroche de 48 points par exemple en France depuis 2016. Bon, c'est en Allemagne qu'il reste le plus haut même s'il a aussi dégringolé.
Les les Espagnols sont parmi les plus critiques. D'ailleurs, Pedro Sanchez, he le premier ministre espagnol avait parlé de génocide he sur ce qui se passe à à Gaza et il y a maintenant de plus en plus de une de journaux notamment au Royaume-Uni qui disent "Mais pitié, arrêtez cela arrêter cette famine avec des enfants dénutri qui font la une de tous les médias européens." Effectivement et les déclarations des dirigeants s'enchaînent.
Magalimi, on a l'impression d'une Europe qui est impuissante. Alors, il y a eu cette ce communiqué et cette déclaration commune 28 pays dont 24 euh européens signés par les chefs de la diplomatie qui disent en effet que les souffrances des civils à Gaza ont atteint des sommets et que c'est inacceptable cet apport d'aide au compte goutte. Massacre inhumain de civil, c'est dire si les mots sont forts.
Kajakalas, la chef de la diplomatie européenne, a appelé encore il y a deux jours Israël a arrêté de de tuer les les civils en martelant que toutes les options restent sur la table. Sauf qu'il y a bien eu une réunion de l'Union européenne le 15 juillet dernier justement pour voir quelles étaient les options sur la table, notamment la suspension de de cet accord d'association entre Israël et l'Union européenne et qu'il n'y a pas de consensus parce que certains pays, comme le disait Marc tout à l'heure, a commencé par l'Allemagne, ne veulent pas aller trop loin aussi dans dans la la prise de de représaille vis-à-vis de d'Israël. Donc, on a une situation qui reste quand même largement bloquée.
Merci beaucoup Magalie Vé. On va se rasseoir à la table et on va effectivement poser la question à nos invités. Est-ce que euh vu la multiplication de toutes ces déclarations de ces dirigeants occidentaux, Noémi Alugarda, est-ce qu'on est quand même face à un tournant ?
Oui, on est face à un tournant. Israël est de plus en plus isolé. Euh ce qu'Israël a gagné sur le terrain militaire, il l'a perdu sur le terrain médiatique.
Mais malgré tout, je pense qu'Israël n'a jamais euh de ce que je connais dans l'histoire d'Israël, c'est un pays qui n'a jamais euh choisi et fait des choix politiques en fonction de la popularité par ailleurs que ça pouvait lui accorder dans le monde. C'est un pays souverain qui a toujours fait des choix en fonction de sa sécurité. C'est la sécurité qui a toujours guidé les grands choix et les grandes décisions des gouvernements israéliens, beaucoup plus que les le désir, la volonté de vouloir être aimé par le reste du monde.
Maintenant, c'est vrai que ce qui est intéressant, c'est de voir la position de la France ou plutôt de la diplomatie française qui est encore un petit peu différent. La population la la réaction de la diplomatie française depuis le 7 octobre 2023. C'est-à-dire qu'il y a eu quelques jours après le 7 octobre 2023, après le pogrome qui a été perpétré par le Hamas, il y a eu quelques jours d'acalmie.
Il y a eu quelques jours où le gouvernement français s'est tenu au côté d'Israël. Souvenez-vous des grandes phrases d'Emmanuel Macron lorsqu'il parlait de mettre en place une coalition internationale pour aller chasser le Ramas. Mais ensuite, assez rapidement finalement la position de la France s'est durcit et elle s'est durit avec le temps.
On comprend aussi pourquoi. Euh mais la diplomatie française finalement euh défend ses propres intérêts. Peut-être qu'elle considère que ses propres intérêts aujourd'hui sont plutôt du côté de la défense des Palestiniens plutôt que que du côté d'Israël.
En tout cas, c'est une position qui s'est réaffirmée avec le temps et qui même c'est s'est renforcée. Voilà. Donc, il y a deux choses.
Il y a la la position des des gouvernements, la position des opinions internationales qui par ailleurs se rejoignent et même personnellement autour de moi, je vois beaucoup de gens qui soutenaient globalement l'action militaire d'Israël pendant plusieurs mois qui aujourd'hui considèrent que ce n'est plus possible et il y a une sorte de retournement dans l'opinion. On le voit dans vos chiffres, mais vous pouvez le voir aussi autour de vous qu'il y a un changement qui s'opère. Euh et je reste convaincu que c'est aussi parce que euh parce que peut-être que le narratif d'israélien n'a pas réussi à à s'imposer.
Les arguments d'Israël euh n'impriment pas et parfois ne sont peut-être pas assez racontés aussi. Alors, nous sommes avec euh George Malbrunot qui est aussi avec nous dans ce grand dossier. Merci beaucoup euh d'être là.
Grand reporter au Figaro et spécialiste du proche Orient. George Maboun, on a écouté hein, c'est vrai, c'est ces déclarations des occidentaux qui sont de plus en plus dures. On voit ces images qui sont poignantes.
On entend aussi les témoignages de journalistes qui sont présents à Gaza. On a cette question : Qui pour arrêter Benjamin Etanya ? Donald Trump s'il le veut.
Euh mais pour l'instant euh Donald Trump ne le ne le veut pas, même si on voit bien euh qu'il y a eu des initiatives israéliennes qui ont été prises notamment en Syrie euh où Israël est allé bombarder euh le ministère de la défense et euh les les le euh le voisinage du palais présidentiel. Donc des initiatives israéliennes qui déplaisent à Donald Trump mais pour l'instant il y a un appui affiché par l'administration américaine d' Benjamin et Daniaou et et donc je crois que c'est les choses sont claires. Effectivement, on voit la diplomatie française européenne qui s'émeut, qui critique, qui renonce aussi à sanctionner Israël, mais ça ne va pas au-delà.
Et le le la seule le seul état et la seule personne qui peut qui peut arrêter Benjamin Netheru, c'est Donald Trump comme il l'a fait d'ailleurs il y a un mois, vous souvenez, lorsque il a fait cesser les bombardements israéliens sur sur l'Iran. Mais pour l'instant euh Donald Trump n'est pas dans cette euh dans cette perspective-là, même si euh euh son émissaire Steve Wilkov doit revenir dans la région avec peut-être comme avec comme ambition d'essayer de d'arriver à incesser le feu parce que là c'est la clé quand même de cette du drame qui se qui se joue depuis fort longtemps à Gaza, c'est qu'il y a toujours donc les otages israéliens, il y a toujours des opérations militaires au combien dévastatrices d'Israël et que il faut cesser le feu entre le Hamas et Israël mais que jusqu'à maintenant et bien les deux camps n'arrivent pas à s'entendre parce que finalement malgré le le mois qui s'écoulent, on reste finalement sur les mêmes propositions. Le Hamas veut un un cesser le feu total qui permett la fin de la guerre et le retour d'Israël de l'armée israélienne en dehors de Gaza.
Benjamin Netaniao, lui pour des raisons en particulier de politique intérieure de continuer cette guerre est prêt à incesser le feu temporaire mais veut pouvoir reprendre ensuite les combats pour dit-il éliminer le Hamas alors que le Hamas militairement a été a été très fortement disloqué et n'est plus en capacité de menacer Israël. Il garde encore beaucoup d'hommes parce qu'ils ont recruté notamment des jeunes mais ces missiles sont beaucoup moins nombreux. Son désarmement est une est une option qui est aujourd'hui envisageable.
Mais mais il n'y a pas de il n'y a pas de de cesser le feu. Vitkov va euh va euh je crois voir demain à Rome donc l'émissaire catarien pour essayer de rapprocher les positions. Euh voilà, c'est le le nœud la clé du la situation du drame qui se joue à Gaza.
C'est effectivement la conclusion d'incesser le feu le plus rapidement possible. Hm. Marxem, Trump, selon CNN, aurait été aussi prise au dépourvu, hein, par euh les actions d'Israël à Gaza, mais aussi euh en en Syrie.
CNN qui indique aussi qu'un scepticisme est en train de monter au sein de la Maison Blanche envers le Premier ministre israélien. Oui. Et on le voit notamment avec le rôle de l'ambassadeur Mike Hokabi en ambassadeur américain en Israël qui a pris un certain nombre de distances qui par exemple a été en Suisse Jordanie à un petit village Taiïbé où une église avait été détruite par les colons.
Donc il y a tous ces signes. Il faut voir qu'avant même la son installation à la Maison Blanche, la veille déjà par son envoyé spécial Steve Witkoff, Donald Trump avait imposé un cesser le feu aux deux parties qui a tenu du 20 janvier qui a permis un certain nombre de libérations de d'otage jusqu'au 18 mars où les Israéliens ont relancé l'offensive parce qu'il ne faut pas oublier d'abord qu'il y a quand même et ça pèse aussi sur la position américaine la réalité des otages qui sont toujours entre les mains du Hamas et donc Jusqu'ici, depuis le début de cette guerre, seul la négociation a permis la libération de tag. Donc c'est aussi pour ça qu'une partie de l'opinion israélienne pèse, manifeste pour demander cette négociation.
Et le seul qui peut imposer cette négociation, les résultats malgré tout, c'est Donald Trump. L'Union européenne, on en parlait tout à l'heure, elle est le principal partenaire d'Israël économique et le principal donateur par ailleurs à l'autorité palestinienne. Elle est impuissante.
Seule Donald Trump le peut. Et Donald Trump a par rapport à Israël une relation quand même assez ambivalente. Il ne faut pas oublier.
Les deux hommes ne sont pas spécialement proches. Voilà, les deux hommes ne sont pas spécialement proches. Mais au-delà même des questions il ne faut pas oublier qu'avant l'attaque contre l'Iran où Trump a suivi finalement Benjamin Netenah, il y avait un certain nombre de signes.
Il y avait eu par exemple une tournée dans le golfe à Riad où Trump ne s'était pas ensuite rendu en Israël. Oui, il y avait eu les accords avec les rebelles outil qui tirent en mer rouge pour exonérer les bateaux américains des attaques de des rebelles outil. Il y avait eu la libération d'un notage américano israélien.
Il y avait eu l'ouverture de négociation sur le nucléaire avec l'Iran. Donc c'était autant de signaux que Trump avait sa stratégie qui n'était pas nécessairement celle de Netelo. Et je terminerai là-dessus pour pour Trump, il est fondamental d'arriver pour son nouveau MoyenOrient pour les accords d'Abraham à un accord globalement avec les pays du Golf et l'Arabie Saoudite.
Or cet accord est impossible tant qu'on ne trouve pas une solution durable pour le sort de Gaza. Aucune reconnaissance mutuelle entre l'Arabie Saoudite et Israël n'est possible selon les mots du prince héritier saoudien qu'il n'y aura pas un signaire clair et sans aucune ambiguïté de la décision de l'État d'Israël à permettre un état palestinien. Mal sur le scepticisme qui monte au se la Maison Blanche envers le premier ministre israélien, il y a aussi une source he une source un responsable de la Maison Blanche qui s'était confié à Axios et qui avait dit ceci.
Bibi s'est comporté comme un fou. Il bombarde tout et n'importe quoi cela pourrait compromettre les efforts de Donald Trump. Donald Trump qui est aujourd'hui agacé finalement par le comportement de Netaniaahou.
Oui, parce queil n'aime pas être pris de cours et il l'a été sur ses bombardements euh sur euh sur la Syrie et que plusieurs responsables maintenant se confie ouvert enfin se confi dans la presse pour euh pour dire qu'en effet euh ça ne va pas que Netaniaahu en fait à sa n'en fait qu'à sa tête et que finalement euh les États-Unis manquent manquent de prise sur son action qu'il est dicté par sa politique intérieure. Et donc oui, il y a il y a un agacement de de Donald Trump qui va essayer ses ces ces prochains jours hein de mettre une pression à nouveau maximale sur Netaniau pour obtenir ce fameux accord d'échange prisonnier palestinien contre otage retenu par le Hamas. Mais c'est vrai qu'on sait pas très bien comment se passe ces ces négociations.
Euh, on voit des allers-retours mais il y a énormément de de discrétions sur le le sujet. Mais c'est vrai que Trump rêve d'une seule chose, c'est de pouvoir brandir euh cette cette cet échange, cette libération. Vous savez qu'il est arrivé euh le 20 janvier à la Maison Blanche avec la libération de certains de ses otages.
Il avait dit tout le bien à ce moment-là qu'il parle qu'il pensait de de Witzkov qui donc son émissaire qui sera en Europe pour ce même sujet. Mais depuis en fait le 20 janvier euh rien n'a bougé. Alors son grand rêve de Moyen-Orient ne peut passer que par une solution euh à Gaza.
Alors général Richou, on on voit l'impuissance des Européens qui n'arrivent pas à se mettre d'accord. On voit les opinions publiques qui sont quand même en train aussi de se détourner euh d'Israël et on voit un Trump qui qui n'agit pas vraiment mais qui est quand même agacé par ce qui se passe. Se lui détient la clé.
C'est Trump qui détient la clé et d'ailleurs c'est lui qui détient d'ailleurs le les clés de la logistique israélienne. Alors quand on dit que que Netaniaou n'en fait qu'à sa tête, s'il voulait arrêter dire maintenant ça suffit, il a été capable de le dire avec l'Iran, ça s'est arrêté en 24 heures. Ça a été un coup de maître.
Alors moi je suis pas je suis pas un grand fanat mais mais quand il a dit on arrête les les avions israéliens ont fait demi-tour hein et là on fournit les munitions, on fournit les bombes mais et en fait il ne se passe rien et on n'est pas capable d'imposer la volonté euh la volonté à Nathaniaou he c'est pas Israël en fait c'est Nathaniaou qui l'en fait à sa tête parce que finalement quelque part il il vit de la guerre aujourd'hui Nathaniaou pour que on on évite de s'occuper de la responsabilité de de la faillite du du 7 octobre Quand quant à l'Europe, elle est elle est absente. Il faut faut bien le dire. Quand on parle de sanction contre Israël, je veux dire, ça n'arrivera jamais.
Ça n'arrivera jamais. L'Allemagne en soi déjà par le principe de culpabilité qu'elle a depuis la deuxième guerre mondiale sera incapable de prendre une décision qui puisse pénaliser Israël d'une manière ou d'une autre. On l'a vu ici comme dans d'autres domaines.
Euh le l'Europe n'est pas une Europe puissance sur le plan militaire, sur le plan politique et euh elle a du mal à se mettre d'accord à voir à à à parler d'une seule voix. Alors effectivement, on discute on discute mais je je ne vois pas arriver une position coordonnée. Non là vous avez raison là la décision le le la clé c'est Donald Trump c'est personne d'autre.
C'est personne d'autre. Gill Capel aussi est avec nous. Merci beaucoup d'être là ce soir dans le grand dossier, professeur des universités, spécialiste de l'islam du monde arabe, auteur du bouleversement du monde l'après 7 octobre chez Plomb.
Il y a aussi, on voudrait aussi vous écouter là-dessus, mais aussi sur ce qui s'est passé la semaine dernière, la seule église de Gaza qui a été visée, ça a fait bouger ça. Ça a effectivement fait bouger Donald Trump qui a demandé à Israël de s'excuser assez rapidement. Et puis d'un retour d'un déplacement à Gaza, il y a aussi le patriarche latin de Jérusalem qui a déclaré que la situation humanitaire était moralement inacceptable.
Est-ce que c'est aussi un événement qui a pu faire bouger les choses ? Oui, bien sûr, puisque vous invités l'ont rappelé tout à l'heure, même l'ambassadeur américain en Israël qui est un chrétien évangéliste très philosioniste dans sa doctrine a fait le déplacement dans le village chrétien de Taibé sur dans la dans 6 Jordanie pour protester et les Israéliens en l'armée israélienne a déclaré que c'était une erreur d'ajustement ou quelque chose comme ça que ça n'était pas volontaire. Mais le dommage bien évidemment est fait.
Il y a eu trois morts dans euh la seule église catholique de la bande de Gaza. Et ça a suscité bien évidemment l'ire du pape et ça a d'une certaine manière rendu solidaire un certain nombre de catholiques du monde de ce qui se passe aujourd'hui en en Palestine. Et ça évidemment c'est quelque chose qui n'est pas du tout dans les intérêts de monsieur Netaniao ni d'Israël.
Alors, il y a plusieurs questions qui se qui se posent aujourd'hui. J'ai entendu vos vos invités s'interroger sur l'espèce d'impasse. On a l'impression qu'on ne comprend rien.
D'abord sur les offensives israéliennes. Il semble bien que depuis un certain nombre de mois et en tout cas depuis le depuis le 7 octobre, il y a dans l'armée israélienne une sorte de rupture de la chaîne de commandement qui est lié au fait que de plus en plus d'officiers sont allés se former dans les écoles religieuses et donc de sionistes virulents. ministre religieux virulent qui appartiennent au partie de monsieur Smotrich et monsieur Benguir que ce sont eux qui sont des commandants opérationnels en action et un certain nombre de tirs ordonnés par ces officiers et qui ne remontaient pas à l'étatmajor ont été signalés.
Vous avez eu un entretien dans le monde hier avec le grand spécialiste de l'armée israélienne Sami Cohen qui relevait également ce phénomène. comme si d'une certaine façon monsieur Netaniaou qui dépend pour sa majorité à la KN7 des parties de colon de monsieur Bengv et Smotrich finalement laissait faire et donc là il y a une espèce de de provocation de plus en plus importante qui se manifeste qui a été encore du reste souligné puisque madame Daniel Aviss qui est l'une des-paroles du mouvement qui veut recoloniser Gaza vient d'organiser dans une salle de publique près du du Parlement de d'Israël avec une réunion pour le programme de recolonisation de Gaza proposant des logements faire une le fameux projet de Riv aussi examinant le projet de rivière de Trump dans la bande de Gaza. Effectivement, on en parlera tout à l'heure mais Gill Képel Exactement.
Oui. S'agissant de la réaction également du monde arabe, je vais vous montrer une photo tiens, c'est le conseil Donald Trump pour l'Afrique, Massad Boulos. Euh, il est au côté du président tunisien Kaed et il lui a montré des photos d'enfants affamés à Gaza.
Je sais pas si on peut voir la photo he de ce conseiller de Donald Trump pour l'Afrique qui est au côté du président et et qui lui dit qui lui dit "Il est temps que l'humanité entière se réveille." que fait ? Quelle est la position ?
Regardez, effectivement, voici cette vidéo hein qui a été publiée sur le le compte Facebook de la présidence tunisienne et les photos qui sont montrées au envoyé spécial de Donald Trump pour pour l'Afrique. Que fait également le monde arabe face à ce qu'il se passe à Gaza ? Alors, traditionnellement, le président Saïd est très très engagé pour la Palestine et ne cache pas sa hostité en Israël à Israël.
Bon, bien évidemment, c'est une pression qui est qui est qui lui est propre, mais qui euh reflète l'opinion euh pour d'autres raisons euh d'un d'un grand nombre de gens dans le monde arabe, que ce soit les populations ou les ou les dirigeants. Et le sentiment qu'on a, c'est que aujourd'hui précisément le président Trump ne fait rien. Et il ne fait rien parce que d'une certaine façon le premier ministre Netaniaahou a compris que l'administration américaine est aujourd'hui assez dysfonctionnelle. le président les rapports change d'opinion très régulièrement et là euh depuis le l'attaque sur la Syrie, on a le sentiment par Israël qu'il a été pris complètement au dépourvu et que même lui n'a plus véritablement de contrôle sur la situation et sur la capacité sur la modalité de d'offensive des dirigeants et de l'armée israélienne.
Et ça c'est un c'est un grand point d'interrogation. Je vous sentais vous demander qui peut faire quelque chose. Alors tout le monde dit les Européens sont hors jeu.
Seul le président Trump peut faire quelque chose. C'est à se demander aujourd'hui si véritablement la machine diplomatique américaine et on le voit avec la façon dont ces envoyés spéciaux justement sont dans une situation complexe et difficile est elle-même encore en train de faire quelque chose. Si vous voulez, le président Trump avait promis de faire la paix en Ukraine en 24 heures, de résoudre le problème de Gaza pour le jour de son inauguration de faire libér.
Or 6 mois après, ces ces effets de de d'annonce n'ont pas été confirmés et donc ces interlocuteurs d'une certaine manière aujourd'hui ne sont plus particulièrement effrayés par des par des menaces qu'il peineent à qu'il peine à mettre en œuvre. H Merci beaucoup Gill Képel, général Richot. effectivement, on se on se pose la question de l'absence ou de de l'indifférence de ces différents États arabes qui notamment l'Arabie Saoudite qui pourrait peut-être peser aussi sur les États-Unis, la Tunisie.
Effectivement là, on voit que que le président est en train de montrer à l'envoyé spécial de Donald Trump des photos des photos de de de famine à Gaza. Quelle est leur position ? Bah le vrai problème c'est que les les il ils sont intermédiaires euh visiblement dans les négociations euh avec entre Israël, le Hamas et cetera, l'Égypte, les Émirats Arabes Unis, éventuellement le Qatar, mais ils sont étrangement absents euh des processus de de régulation des crises.
Par exemple, les réfugiés euh pas un pays arabe ne propose de d'accueillir un seul réfugié palestinien. On on nous en parle en Europe. On dit en France, on va accueillir les Palestiniens.
Mais mais quel pays arabe propose d'accueillir les Palestiniens ? Donc effectivement, les les pays arabes, ils sont à peu près aussi unis que les pays européens. C'est-à-dire que il y a autant d'opinions qu'il y a de pays arabes et donc ils ont chacun leur logique.
Et il est évident, par exemple quand on est l'Égypte ou bien même la Jordanie qu'on n pas envie d'accueillir ces ces des Palestiniens parce queil y a il y a il y a des très très mauvais souvenirs. Il y a septembre noir et cetera. Voilà.
Donc ils n'ont pas envie de de se retrouver avec des camps de Chabra Chatila au Liban et cetera. Donc je crois effectivement que ils sont quand même volontiers intermédiaire mais quand même pas particulièrement partie prenante pour trouver la la la solution à ce à ce problème complexe. En tous les cas, ils n'ont pas forcément le levier pour tendre le bras à l'une ou l'autre partie.
Et ça va même plus loin puisque souvenez-vous que l'Égypte a dit à Israël, si vous faites en sorte que des Palestiniens rentrent sur notre territoire, nous allons vous déclarer la guerre. C'était une interview très claire de Alsisi juste après le 7 octobre en disant Issraël, attention, nous ne voulons pas récupérer trop de réfugir sur notre territoire sans doute par oui par crainte de déstabilisation. Mais c'est vrai que c'est très intéressant de voir la réaction du monde arabe et même plus largement la réaction du monde musulman face à ce qui est en train de se passer.
C'est-à-dire que au fond, les pays qui avaient signé des accords de paix avec Israël n'ont pas rompues accords de prêt après tout ce qui s'est passé. C'est-à-dire que ni l'Égypte, ni la Jordanie et ensuite non pas non plus les pays qui ont signé les accords d'Abraham, les Émirats arabes unis n ils auraient pu rompre leur leur relation diplomatique avec Israël. Ça ne s'est pas fait de même pour le Maroc, de même pour tous les pays qui ont rejoint les accords d'Abraham.
Et aujourd'hui, quand vous regardez les déclarations de l'Arabie Saoudite, bah écoutez, ils ne sont pas non plus si virulents vis-à-vis d'Israël. Ils disent nous sommes en capacité de mettre en place des accords de paix peut-être demain s'il y a un état palestinien qui naî mais enfin encore une fois on sent bien qu'il y a une volonté et tout d' justement la solution à deux états. Et bien c'est ce qu'on dont on va parler dans quelques instants sur le save.
Le grand dossier se poursuit. Retour sur le plateau du grand dossier avec nos invités, nos experts. Et avant de se poser la question de cette solution à deux États, est-ce qu'elle existe encore cette réaction du président israélien ?
Il s'est rendu à Gaza et voici ce qu'il dit Isaac Herzog. Nous agissons ici conformément au droit international. Nous fournissons une aide humanitaire conformément au droit international.
Voilà ce que dit le président israélien qui s'est donc rendu à Gaza Magali. Voilà ce qu'il dit aussi. Ceux qui tentent de saboter cette aide sont le Hamas et ses partisans.
On voit que le président, il doit s'exprimer face effectivement aux réactions qui se multiplient, aux images qui commencent de plus en plus à choquer la communauté internationale. Première fois qu'il va à Gaza depuis le début de la guerre. Et en effet pour essayer de d'imposer hein évidemment la la vision, le narratif israélien sur ce qui se passe à à Gaza au moment où on entend he c'est ces critiques et et ces ces ces mots de plus en plus alarmistes de la communauté internationale sur la la famine euh la famine qui qui sévirait qui serait sur le point de sévir à Gaza.
C'est vraiment une façon de répondre à à ces critiques des ONG des capitales occidentales. On a fait le tour tout à l'heure, on voit bien ce tlet international qui monte et donc cette volonté d'envoyer Isaac Herzog, le le président un peu au-dessus de la mêlée pour essayer de de convaincre en effet que tout ça c'est bien à cause du Hamas qui tente de saboter en effet la distribution de cette aide humanitaire. C'est comme on le disait au début de l'émission, parole contre parole.
H oui alors c'est effectivement joué de l'image d'sakerza qui est quand même différente de celle de Benjamin Letahou qui passe pour plus modérer plus à l'écoute. Mais c'est surtout comme disait très bien Noémi au début euh ce genre de pression extérieure sur Israël et on le voit on le voit effectivement le président israélien à Gaza ne marche pas. Il y a une espèce de volonté de souveraineté sécuritaire extrêmement forte.
Et il y a une phrase qui résumait très bien ça, c'était Goldamer, l'ancienne premier ministre qui était une des figures historiques de l'État d'Israël qui disait aux occidentaux, "Je préfère avoir vos critiques que vos condoléances." Général, cette venue du président isra, on a vu les images, il est sur place et il s'exprime et comme le disait Magali, il y a nous un narratif à à à donner au monde occidental. Il y a il y a un narratif mais comme je je l'exprimais tout à l'heure nous exprimit que le le Hamas a une force de nuisance.
Je me rappelle que les objectifs de l'armée de sal en octobre 2023 c'était la destruction du Hamas. C'est la preuve qu'on est en 2025 et que le Hamas n'est pas détruit. Ça veut dire que les objectifs n'ont pas été atteints.
Donc il y a quand même derrière il veut se justifier mais il y a un constat d'échec. peut pas nous expliquer qu'après 2 ans de guerre dans la guerre de Gaza de dans la bande de Gaza et bien c'est c'est le Hamas qui continue à faire la loi. Donc là il il est en train de dire que la la guerre n'a pas atteint ses objectifs.
Ensuite et bien écoutez euh je je comprends que euh Israël fournit une aide mais visiblement elle est pas suffisante, elle est chaotique. Donc le le droit international précise que l'aide l'armée occupante doit fournir l'aide nécessaire et survenir aux besoins et aux soins de la population occupante. Or, visiblement, même si quelque chose est fait, ça n'est pas suffisant, c'est chaotique et ça n'est pas conforme au droit international, ça je pense qu'on peut le dire, sans sans aller jusqu'à la volonté de famine, la volonté de d'affamer ou bien les forcer.
Je suis pas du tout dans ce complotisme. Le mais le résultat est c'est que euh le Tsal Israël ne fait pas ce qu'il devrait être fait pour nourrir et s'occuper d'une population de 2 millions 2 millions et demi de personnes actuellement. Mais ça aussi pour une raison que vous venez aussi de d'évoquer et qui est très importante de rappeler, c'est-à-dire que le Hamas existe encore.
Le Hhamas impose encore sa loi à la population encore des détient encore. Mais c'est exactement ça. C'est-à-dire que tout à l'heure, on parlait aussi de des raisons pour laquelles cette guerre se poursuit et c'est vrai qu'on parlait de l'ubrise de Nataniaou.
Alors, sans doute, mais c'est très important de comprendre cette question fondamentale des otages, c'est-à-dire que la population israélienne est très attachée à l'idée de faire revenir chez eux euh ces otages qui ont été arrachés à leur foyer le 7 octobre de 2023. Vous avez encore 50 otages dont environ 20 qui sont encore en vie et qui sont depuis 20 mois dans les jaules du Ramas. Peut-être sans voir la lumière du jour, peut-être maltraité, peut-être affamé. euh les témoignages de ceux qui sont sortis euh montrent déjà les la difficulté euh qui qu'ils ont vécu dans ces dans ces tunnels.
Et donc vous avez cette question des otages, cette question du Ramas qui continue malgré tout euh à être très important pour comprendre tout ça. Et pour revenir brièvement sur les propos du président euh israélien, ce qui est très intéressant, c'est qu'il utilise le terme de droit international. Or, vous savez que ce terme-là est régulièrement utilisé contre Israël et c'est comme s'il prenait les armes euh des des anti-isélien qui les retournait contre eux.
Bon bah, le droit international ça s'interprète comme à chaque fois comme le droit d'ailleurs le droit international comme le droit s'interprète. Il est la plupart du temps utilisé contre Israël pour dire qu'Israël ne respecte pas le droit international. Bon bah là c'est presque cocass le président israélien qui est effectivement un peu le le goût de cop quand Nataniao est un peu le bas de cop.
Donc c'est la voix israélienne disons un peu plus euh un peu plus affirmée, un peu plus appréciée, un peu plus paisible. C'est lui qui aujourd'hui réutilise et voilà un peu plus consensuel, on va dire, qui réutilise ces termes de langage, qui réutilise cette arme, le droit international qui le retourne contre les antiraël. Alors oui, mais est-ce que ça peut marcher Magalie ?
C'est à destination en effet de la communauté internationale et de ces voix de plus en plus critiques. Et puis justement parce que c'est Isaac Erzog, c'est aussi certainement à destination de l'intérieur de la population israélienne qui manifeste aussi hein qui manifeste aussi pour qui continue de manifester ces familles d'otage dont on parlait et aussi pour la situation à Gaza bien sûr mais qui veulent Oui. puis qui veulent un accord, qui veulent une négociation pour faire sortir les otages parce que en fait c'est la façon dont le gouvernement israélien a réussi à les faire sortir depuis le début de de cette guerre et qui continue à mettre la pression pour que justement un cesser le feu puisse être puisse être trouvé.
Et c'est vrai que on nous l'annonce c'est le feu pratiquement chaque jour là ces derniers temps. On dit ça ça va arriver ça on y est on et à chaque fois tout ça est est repoussé est repoussé sans cesse. Donc il y a cette immense aussi lassitude détresse de ces familles d'otage qui veulent enfin que tout ça aboutisse.
Marc d'autant que les termes du CC le feu on les connaît depuis des mois. C'était déjà ce en janvier, c'est-à-dire libération des otages en échange de un certain nombre de prisonniers palestiniens avec toute la question démilitarisation du Hamas qui peut être obtenu et surtout la question est quelle permanence quelle position pourra ou ne pourra pas continuer à garder l'armée israélienne dans la bande de Gaza notamment sur la frontière sud avec l'Égypte par où était et il y a le problème de la gouvernance de l'après-guerre aussi et la gouvernance de la prègerre là c'est plus c'est làdus que justement surèat international arabe notamment sur Gaza pour d'autant plus que ça aura toute son importance quand on sera venu le temps de parler d'une solution à deux États c'est notamment à l'agenda fin juillet rapidement Magali le président Macron finalement ne s'y rendra pas oui parce que c'est il y avait une première réunion qui a été torpillée par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran Donc finalement ça va se tenir la semaine prochaine au niveau des ministres des affaires étrangères mais c'est toujours cette initiative finalement francoaoudienne pour avancer vers cette solution à avec l'idée de rebondir en septembre à l'assemblée générale des Nations unies cette foislà chef effectivement merci beaucoup en tout cas à tous les quatre d'être intervenu dans ce grand dossier Yeah.