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interviewLCP (sur YouTube)· 21 juin 2026 17 min

Les Britanniques se rapprochent à nouveau de l'UE | Ici l'Europe - 20/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen que nos amis britanniques ont déserté il y a 6 ans après le Brexit, c'est-à-dire la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. C'était il y a 10 ans tout juste. Alors le Brexit est-il une réussite de l'autre côté de la Manche ?

Économiquement l'affaiblissement est pas tant alors que le Royaume-Uni a vu sa richesse nationale baisser de 6 % en 10ant en raison précisément de cette sortie. Il a aussi produit des tensions entre le centre, l'Angleterre et la périphérie, l'Irlande du Nord, l'Écosse qui ont voté en faveur du maintien dans l'Union européenne. Et puis 10 ans plus tard, 56 % des Britanniques souhaitent retourner au sein euh de l'Union européenne selon un sondage de l'Institut Youugov.

Et puis d'ailleurs le gouvernement travailliste opère un rapprochement avec les 27 Étatsmembres de l'Union européenne ces deux dernières années. Des convergences qui sont nombreux sur plusieurs sujets, la diplomatie, la défense auquel s'ajoute aujourd'hui la réintégration du programme européen d'échange Erasmus Plus en 2027. Alors ce rapprochement annonce-t-il un retour des Britanniques dans le marché unique et pourquoi pas à moyen terme dans l'Union européenne ?

Nous sommes avec pour en parler Sandro Godzi qui est très européen puisque italien élu pour la délégation française membre du groupe RW donc au centre du Parlement européen. Vous présidez aussi la délégation à l'Assemblée parlementaire de partenariat entre Royaume-Uni et Union européenne. Et puis nous sommes aussi aujourd'hui avec George Pipera euh et eurodéputé roumain membre du groupe des conservateurs et réformistes européens qui est à la droite de l'hémicycle.

Groupe dans lequel siège également les troupes de l'italienne Georgia Méloni en Roumanie. Vous êtes membre du partiptique OR, Alliance pour l'unité des Roumains. J'ai envie de de vous demander quel bilan vous tirez 10 ans après ce vote qui a fait en quelque sorte trembler l'Europe inquiète pour son futur ? un désastre et une décision démocratique qui a des conséquences négatives sur toute la ligne.

Le Royaume-Uni a tout perdu, n'a rien gagné, euh a perdu en terme économique. Vous avez rappelé les 10 % de mois des croissances, a perdu en terme des emplois 1, 1800000 emplois de moins a perdu. La place financière de Londres a vu fuir euh plein d'activités vers Paris et vers vers Francfort.

On disait qu'il aurait gagné de la liberté pour faire du commerce librement dans le monde. Mais même en terme des des commerces et les soldes négatifs de 27 milliards, ils ont perdu 25 % des activités commerciales. Donc on respecte la décision parce qu'elle a été démocratique même si basé sur des mensonges.

Mais s'ils regrettent, ils ont tout à fait raison. Alors au Royaume-Uni, la question de l'opportunité de ce Brexit a été pendant longtemps un tabou car on ne revient pas sur un vote populaire, même s'il a été très serré, on le rappelle 52 % en faveur du Brexit. Mais aujourd'hui, après le départ des conservateurs qui avaient dirigé le pays et obtenu ce Brexit, et bien les langues des travaillistes se délit.

Écoutons le bilan du Brexit par l'actuel secrétaire d'État britannique au commerce. Nous l'avons tous dit au sein du parti travailliste et au sein du gouvernement. Le Brexit a causé d'énormes problèmes à l'économie britannique.

Il y a aujourd'hui 16000 entreprises britanniques de moins qui exportent vers l'Europe. Et bien ça c'est un but contre notre camp. Gorg Piperea, ce Brexit c'est un fiasco économique pour le Royaume-Uni.

Euh je sais pas. Permettez voir permettez-moi de faire quelques précisions parce que vous avez dit que je suis un eurosceptique, je ne suis pas un eurosceptique. Euh mon partie est une partie d'opposition qui critique la bureaucratie européen.

Euh c'est-à-dire vous pouvez euh le dire eurocritique mais pas eurosceptique. sur le succès, sur le l'échec de Brexit, je serais un peu équilibré parce que vous savez le Brexit a été possible pour une état qui s'appelle le GR le le Grand Bretagnier et qui s'appuie sur une sur le Camonwell qui est le vieux empire britannique. Donc il y a beaucoup de ressources à la fois humain et matériel qui peut être extraire de cette common world.

Et il y a aussi une relation privilégiée, plus que privilégiée avec les États unis. Il y a aussi le centre peu abîmé avec Trump quand même très abîmé. Maintenant c'est très c'est très difficile mais c'est une tradition d'avoir une relation privilégiée entre la Grande Bretagne et les États-Unis.

Il y a aussi le centre financière qui s'appelle le city euh de Londres. Et donc peut-être que de point de vue financière, géopolitique, militaire et cetera et cetera, le Brexit a été une successe. Mais de point de vue économique, il a il apparaîte qu'il y a une échec parce que vous avez déjà dit il y a une perte économique de de richesse économique de 10 % euh de point de vue de euh produit interne brute.

D'ailleurs euh aucun pays européen n'a suivi euh ce Royaume-Uni l'exit. C'est ce qu'on craignait d'ailleurs à l'origine, rappelez-vous. Euh les partis eurosceptiques ont d'ailleurs complètement tourné le dos à l'idée d'une sortie euh euh et d'ailleurs il il ne veut pas sortir mais ils veulent peut-être détricoter euh l'Europe de l'intérieur et il représente quand même un quart du Parlement européen.

Tout à fait. Moi je me souviens très bien, c'était les 23 juin 2016. Moi, j'étais en gouvernement au gouvernement en Italie et c'est j'étais là à Luxembourg à la veille du conseil.

On a attendre les résultats du Brexit et quand les résultats du Brexit est sorti, Georgia Meloni ser Matthéo Salvini patriote Pepe Grillo à l'époque allié Angel Farage Mario Maréchal tout il célébré sait les champagnes ou les pros dans les cas de Mélogon jamais la champagne Mélogie et et et célébrer le fait que l'Italie aurait dû suivre l'exemple britannique que la France aurait dû suivre l'exemple britannique et à cause des du désastre du Brexit, ils sont fait beaucoup plus discret. problème, c'est que oui, ils essayent maintenant de l'intérieur de euh bloquer l'Union européenne parce que par exemple défendre les vuxaux, pas vouloir réformer les budgets, ne pas vouloir améliorer, simplifier la gouvernance et les groupes SR, patriotes, souverainistes sont contre toute réforme de l'Union européenne, c'est quelque chose qui bloque l'Union de l'intérieur. C'est pour cela qu'on doit les battre de l'intérieur.

Mais si que tous les tous les souverainistes a compris qu' s'est trompé sur l'exit, c'est une bonne nouvelle. Gurg Perea, finalement votre famille politique, elle a changé d'avis sur la question de sortir de l'Union européenne avec cet exemple du Brexit. L'enjeu c'est maintenant de la modifier de l'intérieur, la détricoter de l'intérieur.

Bon, peut-être euh dans le passé de cette groupe politique, peut-être qu'il y ait euh une mouvement qui peut être semblable avec cette idée d'exit, mais euh quand il s'agit de euh du parti que je fais parti, il n'y a plus il n'y a pas il n'y a pas oui, il n'y a pas euh aucune intention de faire une exit de l'Union européenne euh de la part de la Rogne, mais le Brexit a été une leçon et aussi une avertissement à la fois. Laisson euh il y a beaucoup de discussions maintenant avec l'Islande, avec la Norvège, même avec la Suisse et même avec le Canada pour l'accession à l'Union européenne de ces quatre pays. Euh est-ce que le Brexit euh est une bonne idée pour ces quatre pays pour accéder au l'Union européenne ?

Je sais pas. Et il y a aussi un avertissement pour le la Norvège et le Canada sont hors jeu de toute façon un ils ne veulent pas et d'autres sont pas il y a en Norvège il y a une courant qui est très important pour l'idée de l'accession de Norvège à l'Union européenne. Mais l'avertissement, l'avertissement est plus puissant parce que on a vu et on a entendu parler euh par exemple les politiciens de l'Allemagne et aussi les politiciens de la France d'une Europe avec deux vitesses.

Ça c'est une très grande problème, très grande risque. Si on parle d'une Europe qui est partagée, fracturée entre les pays de l'Europe de l'Ouest et le pays de l'Europe de l'Est, on parle d'une problème extrêmement grave pour le la consolidation de cette idée européenne. Alors ce qui fait le rapprochement aujourd'hui, c'est clairement et on va le voir en image d'ailleurs, c'est la diplomatie.

On est sur des sur des bases beaucoup plus solides avec les les Britanniques sur des questions de diplomatie, de défense. Les Britanniques pourront par exemple bénéficier du près de 150 milliards d'euros de l'Union européenne pour augmenter leurs dépenses militaires parce que il regardent aussi en direction de Moscou qui est le principal agresseur du continent effectivement européen et puis ils n'ont pas ils n'ont pas ce lien privilégié avec Donald Trump qu'ils espéraient. Donc euh ça ça nous donne des raisons d'espérer un rapprochement en défense et et le on a raison de leur donner aussi euh les moyens euh européen de se défendre.

Oui, la guerre en Europe a changé la donne et la guerre en Europe a vraiment complètement changé les contextes. Il est clair que nous devons maintenant aider l'Ukraine, soutenir l'Ukraine. on fait ensemble l'Union européenne et le Royaume-Uni avec les Canadas, avec d'autres, mais je dirais que Bruxelles et Londres sont en première ligne dans les soutien à l'Ukraine et nous devons aussi penser à l'après-guerre et donc à organiser une nouvelle idée de coexistence pacifique en Europe, une nouvelle architecture de sécurité et nous pouvons faire cela uniquement avec les Britanniques.

Les Britanniques restent une puissance militaire importante. Ils ont la l'arme nucléaire, ils sont membres permanents du conseil de sécurité et je crois que les groupes des pays de l'Union européenne qui veulent avancer plus rapidement, ils ont raison de travailler de façon étroite avec le Royaume-Uni, avec les Canadas pour une nouvelle idée de sécurité, de coopération en Europe. Gorg Pepper Pera, il faut renforcer cette alliance militaire entre l'Union européenne et les Britanniques alors que Donald Trump est en train de lâcher l'Europe du point de vue de la sécurité et puis que la menace russe de Vladimir Poutine continue.

Oui, ça c'est une vraie problème et c'est une problème qui n'est pas géopolitique mais personnel. Euh, il s'agit ici d'une querelle entre monsieur Trump d'une partie et des bureaucrates européens de l'autre partie. Euh star Mertz Macron Ursula Vonderline.

Euh on a parlé d'une guerre en Europe, il n'y a pas de la guerre en Europe. On s'était invité dans cette guerre. Ce qui est important bien sûr, c'est sur l'Européen, je vous arrête quand même.

L'Europe géographique va jusqu'à l'Ukraine, donc il y a la guerre sur le sol européen. L'Union européenne n'est pas à la guerre et j'espère ne le sera pas. Il y a la guerre aux portes de l'Union européen ce qui est important quand même, c'est de se munir dans une délai d'urgence d'une capacité militaire de défense contre la potentiale agression de la Russie contre l'Union européenne.

Mais maintenant, il n'y a pas de la guerre de la Russie contre l'Union européenne ou contre un membre de l'Union européenne. Mais donc il y a une menace, il y a une menace russe. Oui, bien sûr, bien sûr.

Je je suis d'accord. Il y a même des inérences dans votre payète il n pas il n'y a pas de la guerre et je l'espère de la euh voir pas mais ce qui est important c'est que il y a une menace il y a une menace et on doit se munir d'une capacité de défense européenne. Alors rapprochement post Brexit, on le disait dans dans beaucoup de domaines et en particulier très symboliquement pour le programme d'échange Erasmus.

Euh c'est vrai que les conservateurs euh britanniques avaient essayé de le de remplacer ce très ancien et très installé programme d'échange universitaire par un Turing qui a pas bien donné euh satisfaction. Euh vous vous croyez que euh l'intérêt de ce programme ERSMUS, c'est qu'il pose une un premier jalon et qu'ils iront plus loin après les les c'est très important. C'est très c'est un acte de justice, c'est que je vois pas pourquoi la jeunesse britannique européenne doit payer une erreur qui a été fait de façon démocratique mais quand même une erreur il y a 10 ans.

Donc c'était important. Les Britanniques ont réjoint aussi les programmes euh horizon de recherche de recherches programmes européen des recherches et il s'interroge sur comment s'est rapprocher du marché unique. Le problème c'est que Kestam au début de son mandat a mis des lignes rouges selon lesquelles il dit oui oui je veux renforcer les liens avec l'Europe mais pas retourner dans la marché unique pas des libertés de mouvement pas des union douanières selon moi et les britanniques seront obligés de revoir Cine rouge et selon moi lors des prochaines élections générales la question de la adhésion à nouveau des Britanniques à l'Union européenne sera au centre du débat et de de la campagne législative britannique en 2029 je crois avec notamment un sondage au Royaume-Uni Gorg Perea à 56 % des Britanniques sont favorable un retour dans l'Union européenne quand on voit tous ces rapprochements que ce soit Erasmus, la défense, la diplomatie, est-ce que vous pensez qu'après ce divorce un remariage est possible ?

Euh c'est la photographie du moment. Moi, j'espère dans une réunification de la Grande-Bretagne avec l'Union européen. Je serai plus content que la Grande-Bretagne sera encore une fois un membre de l'Union européenne que des autres pays qui sont très très pressés qui fait des pressions contenant pour l'axation et je je parle bien sûr de l'Ukraine et ce qui est très important maintenant c'est que vous ne voulez pas de l'Ukraine dans l'Union européenne pas très vite pas assez vite.

Euh la l'Ukraine doit euh Oui. L'Ukraine doit être préparée pour être membre de l'Union européenne. Pour le moment, l'Ukraine n n'est pas préparé de l'être euh parce que il y a de la corruption, il y a des problèmes avec les frontières et cetera et cetera.

Mais ce qui est important maintenant pour le moment, c'est la photographie de moment. Et la photographie de moment dit que euh monsieur Starmen est en train d'être euh démissionné. le premier ministre britannique qui fragilise par que St maintenant est dans une situation très faible de point de vue politique.

Donc on ne pas parler des programmes des plans de monsieur Starmer mais des plans avec la Grine Bretagne. Ce sont les travaillistes, c'est en effet de Kir Starmer qui ont voulu rapprocher ces deux rives finalement de la Manche quand on voit la percée des parti nationaliste aux dernières élections locales au Royaume-Uni notamment les victoires du réforme partie du Brexiteur Neigle Farage ainsi que la chute dans les sondages et dans les urnes du parti travailliste. Est-ce qu'un nouveau mariage européen britannique est vraiment pour tout de suite ?

Moi je crois que la classe politique britannique a fait une grande erreur après le Brexit. N'est pas présenté l'addition au monsieur desastres. Mr disaster c'est Nigel Farage.

Nigel Farage avec Boris Johnson a gagné les référendum sur le Brexit sur des mensonges. Ils ont promis 350 millions de plus de livres par semaine pour la santé britannique ou sans ces millions ? Ils ont promis moins d'immigration illégale.

Les Britanniques ont beaucoup plus d'immigration illégale aujourd'hui. Ils ont promis plus d'emplois, ils ont perdu d'emploi. Ils ont promis plus de croissance, ils ont moins de croissance.

Mais qui a présenté l'addition en AFGEG ? Qui a pointé du doigt Farage ? tu as menti crédible et tu peux pas devenir premier ministre parce qu'on peut pas avoir en tant que premier ministre britannique un monteur.

Ils l'ont pas fait et c'est pour cela aussi que Farage augmente. Après il est clair, il faut adresser les causes du nationalisme mais il faut aussi dire balmasque devant les nationalistes ce qu'ils n'ont pas fait avec Nfarage, ils doivent le faire parce que s'ils ne les font pas sans doute ils risquent beaucoup lors des prochaines élections. Et il est clair que avec Nage Farage, il y a aucun dialogue possible.

C'est lui le premier à le dire qu'il ne veut pas aucune il ne veut aucune relation étroite avec avec l'Union européenne. Donc il y a une opération vérité à faire sur le Brexit. Absolument.

C'est qu'on a jamais fait et c'est une erreur une deuxième erreur historique après Brite. Merci. Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat.

Merci à vous de l'avoir suivi. Restez bien sûr sur nos antennes. L'actualité continue. [musique]