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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 25 mai 2020 47 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTransports

Bourdin Direct du 25 mai - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 56 %Attaque 23 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 26:20OuverteRéponse directe

    Bruno Le Maire, nouvelle phase de déconfinement, décision annoncée cette semaine ?

  • 26:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes favorable à la réouverture très vite des restaurants, cafés, bars en zone verte début juin ?

  • 28:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que les soldes vont être reportés ?

  • 29:15OuverteRéponse directe

    Bruno Le Maire, parlons d'automobile. Vous avez préparé le plan de soutien de la filière automobile qui sera présenté demain par Emmanuel Macron.

  • 31:48RelanceRéponse partielle

    Comment faire pour que ces 400 000 véhicules en stock soient vendus ?

  • 32:43OuverteRéponse directe

    Sur l'électrique, il va falloir multiplier les bornes de rechargement. Est-ce qu'il y aura des annonces ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:14InvitéChiffre
    « Si l'on compare les niveaux de rémunération des infirmiers à l'hôpital, la France se classe au 28e rang sur les 32 pays de l'OCDE. »
  • 3:22InvitéChiffre
    « Les immatriculations ont chuté de 89% rien qu'au mois d'avril, conséquence du confinement. »
  • 3:44InvitéChiffre
    « 400 000 véhicules cherchent actuellement preneurs pour un montant total de 10 milliards d'euros. »
  • 3:48InvitéPromesse
    « Pour éviter la chute du secteur, le gouvernement devrait aider les Français à s'équiper d'un véhicule électrique jusqu'à 8 000 euros. »
  • 3:56InvitéPromesse
    « Et pour les véhicules thermiques neufs ou d'occasion, les primes pourraient atteindre jusqu'à 4 000 euros. »
  • 5:00InvitéChiffre
    « On pense perdre plus de 3 millions d'euros cette année. »
  • 5:08InvitéChiffre
    « Et on s'attend à une baisse d'effectifs qui pourrait être de l'ordre de 10%. »
  • 8:14InvitéChiffre
    « Le nombre de malades hospitalisés en réanimation en France a continué à diminuer ces dernières 24 heures. 1 655 patients recensés, 43 personnes sont décédées à l'hôpital. »
  • 9:20InvitéChiffre
    « Le panier moyen a relativement augmenté. Il a pris 10%. »
  • 22:55InvitéChiffre
    « 400 000 véhicules en stock à moteur thermique. »
  • 23:05InvitéChiffre
    « Une valeur de 10 milliards d'euros, tout ce stock-là. »
  • 23:47PrésentateurChiffre
    « En France, l'automobile, c'est 400 groupes, 3 500 entreprises, 4 000 sites de production, 440 000 emplois directs concernés. »
  • 23:57PrésentateurChiffre
    « Et si on met tous les vendeurs, les services autour, c'est 900 000 emplois qui sont concernés. »
  • 33:37PrésentateurChiffre
    « La batterie va représenter 30 à 40% de la valeur du véhicule. »
  • 35:39PrésentateurFait
    « de rapatrier la production de véhicules électriques et de prendre des engagements chiffrés sur la production de véhicules électriques »
  • 35:42PrésentateurFait
    « C'est ça la politique du XXIe siècle, pas les vieilles déclarations du XXIe siècle. »
  • 35:59PrésentateurFait
    « Non, je ne peux pas vous le dire. Vous ne pouvez pas me le dire. Et je pense que ce ne serait pas responsable de le dire. »
  • 36:05PrésentateurFait
    « Que c'est comme cela qu'on a désindustrialisé le pays en disant il faut absolument relocaliser, il faut absolument préserver tous les emplois mais sans expliquer comment on fait. »
  • 36:40PrésentateurFait
    « Continuer à baisser les impôts qui pèsent sur les entreprises industrielles. »
  • 36:46PrésentateurChiffre
    « Je pense à la C3S. »
  • 39:07PrésentateurFait
    « à compter du 1er juin, oui il y aura une évolution des règles »
  • 40:01PrésentateurChiffre
    « c'est 450 milliards d'euros »
  • 40:05PrésentateurChiffre
    « 20% de la richesse nationale »
  • 40:11PrésentateurChiffre
    « 450 milliards d'euros »
  • 40:32PrésentateurChiffre
    « 20% du PNB français a été mis sur la table pour sauver notre économie et sauver nos entreprises »
  • 43:09PrésentateurFait
    « leur capitalisation représente 4 fois la capitalisation de toutes les plus grandes entreprises françaises du CAC 40 »
  • 44:09PrésentateurPromesse
    « je le souhaite »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Invité10 %
  • Invité 24 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, lundi 25 mai, l'info sur RMC. C'est l'heure de Céline Calman, elle est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:10
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le salaire des personnels hospitaliers, mais aussi l'organisation du temps de travail, c'est tout le système de santé qu'il faut repenser, début cet après-midi d'une large concertation attendue par toute la profession médicale. Une semaine cruciale aussi pour l'automobile, secteur mis au tapis pendant le confinement, bonus écologique, augmentation des primes à la conversion. Emmanuel Macron présentera lui-même ce plan. Demain, notez que Bruno Le Maire, ministre de l'économie, est l'invité exceptionnel de RMC et BFM TV à 8h30 ce matin. Et puis, il compte les jours avant le 2 juin.

Les restaurateurs en zone verte sont en passe de signer un accord pour leur réouverture. Bienvenue à tous sur RMC. Traduire des promesses en actes. Le personnel soignant attend le gouvernement au tournant. Coup d'envoi cet après-midi d'une grande concertation qui va durer jusqu'à la mi-juillet, fin mars, au plus fort de l'épidémie de Covid-19. Emmanuel Macron avait annoncé un plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières. Justement, concernant la rémunération, les attentes sont très fortes, notamment chez les infirmiers et les aides-soignants. Quentin Drigodet et Caroline Philippe. 13 ans d'ancienneté, dont 10 en horaire de nuit.

Et au mois de mars, Karine aide-soignante a touché...

1:21
Auditeur

1655,73 euros.

1:26
Invité

Ce salaire met Karine en colère. Elle réclame 300 euros supplémentaires.

1:29
Auditeur

C'est simplement le remboursement, entre guillemets, de nos 10 à 12 ans du point d'indice qui a été gelé. Et je demanderais même 300 euros encore en plus. Je veux qu'on me reconnaisse.

1:40
Invité

Revaloriser, mais aussi compenser la pénibilité. Après 30 ans de métier, Nadia, infirmière, touche environ 2200 euros net chaque mois. Insuffisant à ses yeux. On a un métier qui n'est pas facile, psychologiquement, physiquement. On a des responsabilités, on a la vie d'humain entre nos mains quand même. Et c'est vrai qu'on mériterait d'être valorisé. Et cette question est cruciale, selon André Grimaldi, professeur émérite de diabétologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

2:06
Présentateur

Si jamais ils ne le valorisent pas sérieusement, il y aura une crise politique. Les gens partiront. Et le but, c'est d'arriver à la moyenne de l'OCDE.

2:14
Invité

Si l'on compare les niveaux de rémunération des infirmiers à l'hôpital, la France se classe au 28e rang sur les 32 pays de l'OCDE. Il y aura donc une prise de parole d'Edouard Philippe cet après-midi en préambule. Puis Olivier Véran s'entretiendra en visioconférence avec quelques 300 responsables syndicaux et représentants des collectifs de soignants. Pour Laurent Hénard, maire de Nancy, président du conseil de surveillance du CHU de sa ville, il faut tout simplement tout remettre à plat. Le président, le gouvernement, jouent énormément sur cette politique de santé nouvelle que les Français attendent.

2:46
Présentateur

L'idée, c'est effectivement d'inventer un nouveau système de santé qui va trancher avec celui qui est en place depuis plus de 30 ans maintenant. Parfois, une crise permet de se dire que oui, il faut changer de système, ça y est, le pas est franchi et qu'il faut imaginer quelque chose d'autre. Le caractère mondial, violent, imprévu et imprévisible du Covid-19 fait penser à nos concitoyens qu'ils attendent maintenant un nouveau système de santé.

3:13
Invité

L'hôpital va mal, le secteur automobile également. Les immatriculations ont chuté de 89% rien qu'au mois d'avril, conséquence du confinement. Dans quatre jours, le PDG de Renault devrait annoncer un plan d'économie de 2 milliards d'euros. Demain, c'est donc Emmanuel Macron en personne qui fera d'importantes annonces. Jérémy Trottin, la relance de ce secteur va notamment passer par les bonus écologiques et aussi l'augmentation des primes à la conversion. Oui, car le premier objectif est d'écouler les stocks considérables accumulés pendant le confinement. 400 000 véhicules cherchent actuellement preneurs pour un montant total de 10 milliards d'euros.

Alors, pour éviter la chute du secteur, le gouvernement devrait aider les Français à s'équiper d'un véhicule électrique jusqu'à 8 000 euros. Et pour les véhicules thermiques neufs ou d'occasion, les primes pourraient atteindre jusqu'à 4 000 euros. Pour la première fois, des aides pour les véhicules hybrides pourraient également être annoncées. Ces encouragements financiers ne seront pas sans contrepartie. En échange, le gouvernement veut que les constructeurs s'engagent à produire des véhicules propres en France et à garantir l'emploi sur le territoire national. Premier visé, Renault.

En grande difficulté, la marque au losange menace aujourd'hui de fermer plusieurs sites de production dans l'Hexagone. Et c'est un plan qui est très attendu, notamment par les petites concessions qui se retrouvent en grande difficulté. Illustration à Pontoise dans l'Oise de Camille Schmitt et Maoubécard-Granier. Masque sur le nez, Florian accueille de nouveaux clients depuis la réouverture le 11 mai. Ils sont nombreux à venir petit à petit avec l'envie d'acheter une nouvelle rassurante pour le chef des ventes. On est à peu près à une trentaine de ventes. On s'attendait à faire simplement de la livraison et on s'aperçoit que les clients ont des vrais projets.

C'est vraiment du client acheteur. Mais c'est loin de rattraper la période de confinement. Pour le patron de la concession, Pierre Jalubertier, cela aura des conséquences sur le long terme. On pense perdre plus de 3 millions d'euros cette année. Malheureusement, il y a des contrats qu'on ne va pas renouveler. On a des jeunes qu'on voulait embaucher qu'on ne va peut-être pas garder. Et on s'attend à une baisse d'effectifs qui pourrait être de l'ordre de 10%.

Pour faire face à cette crise de l'automobile, le gouvernement a prévu d'augmenter le plafond du bonus écologique, mais aussi celui des aides à l'achat pour les voitures thermiques, indispensable pour Francis Bartholomé, président du Conseil national des professions automobiles. Il faut que l'ensemble des volumes disponibles aujourd'hui, essentiellement thermiques, puissent profiter de ce plan-là pour redonner un dynamisme et une relance opérationnelle qui va fonctionner. Un deuxième plan de relance plus important est aussi prévu pour le mois de septembre. Reportage à Pontoise dans le Val-d'Oise.

5:41
Présentateur

Dans le Val-d'Oise. Et Bruno Le Maire, le ministre de l'économie, sera notre invité tout à l'heure, 8h30 sur RMC et BFM TV.

5:49
Invité

8 jours, 8 jours avant la réouverture des restaurants et des bars. La date du 2 juin évoquée par le gouvernement devrait être confirmée d'ici demain. Alors attention, cela concerne uniquement les établissements en zone verte. Gladys Laffitte, on est vraiment tout proche d'un accord. Oui, les négociations auraient bien avancé avec ces premiers résultats. D'abord, si vous êtes client, vous devrez porter votre masque jusqu'à votre installation à table. En revanche, pas de contrôle de température à l'entrée de l'établissement.

Selon un représentant de l'UMI, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, une distance d'un mètre devra être respectée entre chaque personne et c'était une demande forte des restaurateurs. Car à l'origine, le gouvernement prévoyait un espace de 4 mètres carrés pour chaque client, ce qui aurait considérablement réduit la capacité d'accueil. Enfin, côté employés, le port des gants ne sera pas une obligation, mais les serveurs devront garder leur masque en salle et en cuisine, ne servir qu'un client à la fois. La visière sera même obligatoire pour eux si vous commandez votre ballon de vin ou votre café au comptoir. Merci Gladys.

Les tests virologiques font partie de la stratégie du gouvernement pour déconfiner et le dernier communiqué du ministère de la Santé est très clair. Si vous sentez des symptômes, il faut aller se faire tester rapidement, obtenir le résultat en 24 heures. Sauf que voilà, une enquête de MG France révèle que les délais pour avoir le résultat ne vont pas assez vite. Maxime Brandstatter. Des résultats de tests qu'il faut attendre pendant plus d'un jour dans 45% des cas. C'est pas trop long pour le président du syndicat MG France, le docteur Jacques-Baptiste Ony.

Plus on a rapidement la réponse aux tests, plus rapidement on est capable de déclencher l'enquête et la recherche des sujets contacts qui nous permettent après de limiter autant que possible la diffusion du virus. On souhaite que les laboratoires qui, pour une raison ou une autre, ont encore des délais qui sont un peu longs, essayent d'arriver à ce laps de temps court. Et je pense qu'on peut y arriver, c'est une question de ronage, c'est une question de temps. Question de temps, mais aussi de moyens pour le docteur Thomas Autier, gérant de plusieurs centaines de laboratoires.

Il y a des laboratoires qui, pour différentes raisons, n'ont pas de réactifs, parce que le fournisseur qu'ils ont choisi est en rupture de stock, n'ont pas d'écouvillons. Nous, on attend toujours une aide concrète du gouvernement pour nous trouver ces fameux réactifs. Dans son communiqué d'hier, la Direction Générale de la Santé rappelle qu'il est impératif de se faire tester moins de 24 heures après la prescription, d'avoir la réponse 24 heures après le test et, entre-temps, de rester confiné. Et le nombre de malades hospitalisés en réanimation en France a continué à diminuer ces dernières 24 heures. 1 655 patients recensés, 43 personnes sont décédées à l'hôpital.

Des signes encourageants, c'est vrai, la France entame sa troisième semaine de déconfinement et les familles ont profité de ce long week-end pour se retrouver. Les commerçants ont senti une vraie reprise, comme a pu le constater pour RMC à Paris, Laura Taouchanov. Une promenade à l'ombre des arbres, au pied de la tour Eiffel. Anne, une retraitée, respire enfin après deux mois d'isolement. Je commence, moi, tout juste à voir un petit peu de ma famille. Moi, je suis un être sociable et j'aime voir beaucoup de gens. Donc là, effectivement, je reprends peu à peu, avec prudence, il n'y a pas de problème.

Assis dans l'herbe, entre amis, Virgile, 18 ans, bientôt bachelier, retrouve peu à peu sa vie d'avant. C'est agréable de pouvoir se balader sans forcément avoir d'autorisation sur nous. C'est quand même assez cool de revoir les copains, même si on respecte quand même les mesures sanitaires. Et non, c'est sympa de revoir la vie, de voir les gens qui sortent, des voitures dans les rues, des commerces ouverts. Et on a hâte que les restaurants et les bars réouvrent. Les commerçants ravis, eux aussi, de revoir leurs clients souriants. Et moi, si. Est-ce qu'il vous faut autre chose, madame ? Loïc Villval est responsable d'une épicerie fine dans le 17e arrondissement de Paris.

Le panier moyen a relativement augmenté. Il a pris 10%. Donc ça veut dire que les gens ont besoin aussi de se faire plaisir en termes de consommation pour vraiment pouvoir passer des bons moments. On sent que les gens ont envie de se retrouver. Ce commerçant se réjouit aussi de constater que la quasi-totalité de ses clients respecte les gestes barrières. A retenir également dans l'actualité, l'interdiction aux voyageurs en provenance du Brésil d'entrer sur le territoire américain. Annonce hier soir de la Maison Blanche. Il y a plus de 22 000 personnes qui sont décédées du Covid-19 au Brésil.

Et puis, énormément dommage, depuis hier, après l'annonce de la mort de l'académicien Jean-Loup d'Abadi. Il avait 81 ans. Il avait notamment écrit les paroles d'On ira tous au paradis de Michel Polnareff. Tous au paradis, toutes les bras.

10:30
Présentateur

Je ne sais pas si on ira tous au paradis. Ça, je ne sais pas. Il est 8h12. Merci, merci Céline. On vous retrouve demain. Tout à l'heure, à 9h. Mais sinon, demain. Bien. Stéphane Manigold est avec nous. Stéphane, bonjour. Alors, on va être très clair. On se connaît depuis longtemps. Mais ce n'est pas pour ça. Ce n'est pas pour ça. Parce que j'ai vu, après l'hommage que vous avez rendu à ce qu'on a fait ici, ensemble, j'ai vu toutes les critiques. J'ai vu aussi toutes les félicitations. Mais quelques critiques, évidemment. Mais on se connaît depuis longtemps. Mais ça n'a rien à voir.

Ce qui se passe, Stéphane Manigold, c'est que quand vous m'avez parlé de votre problème, j'ai pensé à toutes celles et ceux qui m'appelaient, qui m'ont appelé, en me disant on a besoin de vous. On a besoin que vous nous aidiez. Parce que les assureurs rechignent. Les assureurs font traîner les choses. Et c'est la raison pour laquelle je vous ai mis à l'antenne la première fois, Stéphane Manigold. Je rappelle que vous êtes restaurateur à Paris, que vous êtes président d'un groupe de quatre restaurants. Que s'est-il passé vendredi ? Eh bien, un juge vous a donné raison.

Vous aviez assigné votre assureur après son refus d'indemniser les pertes d'exploitation d'un de vos quatre établissements parisiens. L'arrêt de la justice a désigné un expert chargé de parfaire le calcul des pertes. On ne va pas entrer dans le détail financier des choses. La décision est historique. Je suis très fier de la justice. Avez-vous dit vendredi ? Je vous ai entendu. Stéphane Manigold, depuis vendredi, vous avez reçu, j'imagine, énormément d'appels venus de France et même du monde entier. Oui, Jean-Jacques, cette victoire, on va vous la dédier. Parce qu'effectivement, on se connaît. Et ce n'est pas pour cette raison que vous m'avez étendu le micro.

C'est parce que vous êtes, comme de nombreux Français, et c'est la faiblesse d'AXA, comme de nombreux Français, comme de nombreux citoyens, vous aimez les restaurants, vous aimez la vie, vous aimez la joie. J'adore les restaurants, oui. Et vous savez, vous m'avez étendu le micro, mais il y a aussi une grande fortune française dont je tairai le nom, qui m'a appelé et qui m'a dit « Stéphane, ton combat, je le comprends, et moi aussi j'aime la restauration, moi aussi j'aime la vie, et je t'aiderai à tenir. » Et tous ces messages-là font que AXA n'a pas compris que derrière, il y avait cette joie, cette puissance, cette fierté qui fait ce pays, ça s'appelle la gastronomie.

Et tout le monde mange. Alors, on n'ira peut-être pas tous au paradis, mais en tout cas, j'espère que vous viendrez dans notre paradis qui s'appelle la restauration bientôt. Bien, Stéphane Manigold, bientôt, vous espérez une ouverture des restaurants début juin. Est-ce que vous demandez l'ouverture des restaurants début juin ? En zone verte, dans tous les cas, au moins. Parce que j'ai vu que certains restaurateurs disent « Attention, ce serait trop tôt, restaurants, cafés, bars. » Il y a un séisme économique qui s'annonce, et cette victoire avec les pertes d'exploitation va vraiment nous donner un bol d'air.

Et sur l'ouverture, moi, j'ai signé une tribune que Gilles Goujon a initiée, avec de nombreux chefs en France, où au fond, on s'alerte sur ce sujet. Pourquoi ? Parce que diviser par deux nos clients, ça revient à diviser par deux nos chiffres d'affaires. Et là, on se met en risque. Notre trésorerie est au plus bas, pour ne pas dire inexistante. Les charges, on va y faire face. Et donc, c'est aucun business au monde, aucune activité au monde ne prévoit de diviser par deux son chiffre d'affaires. C'est parfaitement intenable.

Donc, on a aujourd'hui, alors lorsque c'est possible, et la réponse évidemment est plurale, lorsque c'est possible, lorsque les gens peuvent s'étaler, nos clients peuvent s'étaler, évidemment qu'il faut ouvrir. Mais j'appelle aussi la maire de Paris, Madame Hidalgo, pour remettre un nouveau paysage urbain devant nos établissements, nous avons pour certains de larges trottoirs, et des places de parking sont juste devant. Supprimons ces places de parking, donnez-nous le trottoir, et faites de ces places de parking le trottoir. Elle l'a déjà annoncé lorsqu'elle est venue me voir, mais il faut que ça soit effectif maintenant.

Ah oui, parce que ça vous permet d'étendre, d'étendre, de vous étendre, mais c'est vrai pour les bars, les cafés, comme pour les restaurants. Absolument. Absolument, c'est vrai à Paris, mais c'est vrai partout en province. Alors, je voudrais revenir sur ce qui s'est passé. Le juge des référés a estimé qu'il incombait à AXA d'exclure conventionnellement ce risque pandémique, ce qu'il a omis de faire. Le tribunal de commerce a donné quatre fois raison. Vous a donné quatre fois raison. D'abord, il s'est déclaré compétent pour statuer. Il a reconnu le caractère d'urgence. Il a reconnu que l'arrêté pris par le gouvernement constituait bien une décision de fermeture administrative.

Oui, c'est le gouvernement qui vous a forcé à arrêter. Vous n'avez pas fermé votre restaurant de votre propre chef. Non, il a dit même quelque chose d'important pour tous les copains qui font aujourd'hui de la vente à emporter. Il a dit de poursuivre une activité de restauration. Or, moi, je n'avais pas une activité de vente à emporter. Or, moi, je n'avais pas déclaré de vente à emporter. Ça veut dire que tous les amis qui font de la vente à emporter et qui n'en faisaient pas avant, se mettent en risque vis-à-vis de leur assureur. Et je les invite rapidement à contacter leur assureur et à déclarer cette activité.

Parce que l'arrêté du 14 mars, il dit bien poursuivre une activité de vente à emporter. Il n'a pas parlé de créer. Poursuivre, ça veut dire qu'à la base, on avait quelque chose. Or, nous, nous n'avions pas cette activité. Et donc, oui, le tribunal de commerce de Paris a rendu une grande décision qui a traversé nos frontières, qui, à Londres, a fait un séisme auprès de tous les chefs. Aux Etats-Unis, le New York Times a repris cette décision. Et nous avons, hier, mon avocate a été contactée par un chef français en Californie avec son avocat et ils vont démarrer des Class Action.

Donc, vous voyez bien, lorsque vous m'avez tendu ce micro, vous avez rendu service à toute la restauration, Jean-Jacques. Et le tribunal de commerce a rendu une grande décision. Et on peut en être fier. Alors, nous avons Christophe qui est restaurateur au Lavandou, dans le Var. Super. Joli. Bonjour, Christophe qui est hôtelier. Oui, hôtelier, Jean-Jacques. Hôtelier, oui. Alors, que dites-vous ce matin, Christophe ?

16:47
Invité

Eh bien, je dis que ce n'est pas dans mes habitudes, mais là, de critiquer, parce que je n'aime pas trop ça, il faut laisser bosser les gens. Le gouvernement nous prend quelque chose de totalement incohérent, parce qu'on nous dit qu'il faut relancer l'économie, qu'il faut relancer le tourisme. L'hôtellerie, la restauration, etc. Et on nous met le deuxième tour des élections le 28 juin. C'est complètement incohérent, quoi. Ça nous fait bouffer un gros week-end. Moi, personnellement, j'ai pas mal de chambres en annulée à cause de ça.

17:11
Présentateur

À cause du 28 juin, le second tour des municipales. Demandé par une grande majorité de la classe politique. Voilà, mais en vrai, je pense qu'ils ont des intérêts personnels, plutôt des intérêts électoralistes, peut-être, je ne sais pas. Oui, je ne sais pas. Mais franchement, c'est complètement incohérent.

17:25
Invité

Je comprends, mais Christophe, votre témoignage m'intéresse.

17:30
Présentateur

Vous êtes hôtelier-restaurateur au Lavandou, vous êtes hôtelier. Bon, vous êtes ouvert, là, Christophe ? Oui, là, je suis ouvert depuis 3-4 jours. Depuis 3-4 jours. Vous avez beaucoup de réservations pour cet été ?

17:42
Invité

J'ai des réservations. Mais après, il y a des gens qui m'ont réservé. Mais on ne sait pas, on navigue un peu dans le fond, parce qu'on ne sait pas encore, on attend de savoir quand les étrangers vont pouvoir venir. Déjà, ça, c'est très important. C'est l'étranger, la communauté européenne, je ne sais pas dire. Bien sûr. Donc, voilà. Et ça, déjà, quand on se rend ça, parce que moi, j'ai pas mal de petits étrangers qui m'ont réservé sous réserve de pouvoir venir, par exemple.

18:02
Présentateur

Évidemment, évidemment.

18:03
Invité

Et après, il y a l'histoire des 100 kilomètres aussi. Quand est-ce que ça va être...

18:05
Présentateur

Oui, mais ça, 100 kilomètres, ça va. Oh, il faut s'attendre à ce que ça saute assez vite. Je vous le dis tout de suite. Oui, ça ne sera pas mal, déjà. Quant aux touristes étrangers, moi, je fais le pari qu'ils seront là. Étrangers, européens, hein ? Européens, messieurs, oui. Attention, européens, je fais le pari qu'ils seront là cet été. Mais je dois vous dire, et non, Jean-Jacques ? J'espère, moi aussi, j'espère avoir raison, là. Merci, Christophe, dans tous les cas. Avec grand plaisir, Jean-Jacques. Merci beaucoup. Merci, merci.

Oui, si j'ai bien compris, pour revenir à la décision du juge, si j'ai bien compris, AXA aurait dû, dans ses contrats, dans ses contrats, notifier le risque pandémique. Absolument. Et vous avez, en fait, une position du président d'AXA France qui dit, à l'antenne de BFM, tous nos contrats AXA France excluent systématiquement la guerre et la pandémie. Je suis d'accord avec lui sur deux points. La première chose, lorsqu'une exclusion est invoquée par l'assureur, elle doit être écrite, et il a raison. La guerre est bien exclue dans mon contrat, mais pas la pandémie.

Et j'invite tous les restaurateurs à vérifier ce point, parce que ce point, aujourd'hui, le magistrat vient de donner un point de discussion majeur. Et je ne comprends pas pourquoi AXA s'en faire, à ne pas participer. Fait appel, ce n'est pas malheureusement une surprise, mais je ne comprends pas pourquoi il ne participe pas à cet effort. Regardez, 60 milliards, c'est le coût des pertes d'exploitation. C'est le coût total. Et c'est également les fonds propres de tous les assureurs. Moi, je ne veux pas mettre l'assurance par terre, mais s'ils font comme en Bavière, ils prennent 20%, c'est 12 milliards, il leur reste encore 48 milliards. Avec 20%, ils ont sauvé notre économie.

Et je demande aujourd'hui à AXA, et à l'ensemble des assureurs, de participer à cet effort. Alors oui, il y aura des contentieux qui vont se mettre, et qui vont être puissants. J'ai eu des... Mais vraiment, je n'ai même pas eu le temps de répondre à tout le monde, et vraiment, je m'en excuse, mais la France va se dresser là. La France s'est dressée, la France s'est réveillée. Les Echos, qui a publié, par exemple, cette décision, d'habitude, sur Facebook, ils ont une centaine de likes. Là, ils ont eu 2500 et plus de 1000 partages. C'est énorme. Même Darmanin, hier, sa position n'a pas fait autant. C'est un buzz qui est justifié, parce que les Français attendaient.

Et pour une fois, il y a une victoire rapide. Merci Stéphane Manigol. Nous suivrons évidemment ce dossier. Il est 8h22. Bruno Le Maire sera mon invité dans quelques minutes. le ministre de l'économie. 8h22, vous êtes sur RMC.

20:31
Invité

Juste avant Bruno Le Maire, ce plan d'aide au secteur automobile, des primes, des bonus écologiques à l'achat de véhicules thermiques, électriques, hybrides. On va tout savoir avec Frédéric Simotel dans un instant sur RMC.

20:42
Présentateur

RMC, vos mains directes.

20:44
Invité

Et vous êtes nombreux à vous intéresser à ces primes et à ces bonus. Yves nous dit, moi, je serais tout à fait prêt à acheter une voiture électrique avec ce bonus de 8000 euros. Bon, malheureusement, le reste à charge est trop important pour moi. Philippe doit aller en concession samedi. Il avait prévu de changer de voiture. C'est évident que ces annonces auront un impact sur ma décision. Bernard roule déjà en électrique depuis 5 ans. Pur bonheur, nous dit Bernard. Très économique. 100 km, c'est 2 euros d'électricité. Les plaquettes de fringes, je les change au bout de 300 000 km. La révision au bout de 80 000 km. Seulement 850 euros. Et en plus, on ne pollue plus.

Eddy roule aussi en Renault Zoé. Je trouve que c'est le top pour se déplacer. On a 3 enfants, donc on roule beaucoup. Tout le monde parle du problème de la recharge. Moi, je ne vois pas où est le problème. J'arrive chez moi, je la branche et je n'y pense plus. Oui, mais François, lui, qui roule en électrique, Kona Elec sur autoroute, il dit que c'est quand même le problème, l'autonomie. Peu de gens ont la possibilité d'avoir des bornes de recharge à disposition rapidement. William fait le même constat sur autoroute et se demande comment on va gérer, par exemple, des départs en vacances quand tout le monde roulera à l'électrique.

21:46
Présentateur

Nous sommes avec Frédéric Simotel pour parler du plan automobile qu'Emmanuel Macron présentera demain, mais on connaît beaucoup de choses. Alors, je suis sûr que Bruno Le Maire va me dire qu'il réserve, qu'il ne veut rien dire parce que le président de l'AEV va s'exprimer demain. Tiens, on prend les paris. Mais tout de même, il va me donner la philosophie du plan. On la connaît. Il faut absolument aider, aider l'automobile française. Oui, il faut aider l'automobile française. Figurez-vous que c'est quand même moins 80% de ventes début mai par rapport au début de l'année. Donc, évidemment, la première chose, ça va être des primes pour acheter des voitures.

Donc, des primes sur la voiture électrique plus 6 000 euros pour les entreprises qui veulent acheter des voitures électriques, 2 000 euros pour les voitures hybrides. Pour les particuliers qui nous intéressent aussi, c'est 7 à 8 000 euros pour acheter une électrique de prime et puis 2 000 pour une hybride. Primes pour une voiture neuve d'occasion. Il y aura aussi un fonds piloté par la Banque des Territoires pour lorsqu'on achète une voiture électrique qu'on est particulier, on voudrait une borne chez soi, pour les résidents. Donc là, il y aura un fonds pour installer ces zones. Et puis, il n'y a pas que l'électrique et l'hybride. Il y a quand même un sacré stock. Mais voilà !

Ça, c'est l'une des grandes questions. Combien d'unités ? Combien de voitures en stock ? 400 000 véhicules en stock à moteur thermique. 96% de la production. 400 000 véhicules en stock. Il faut bien couler ce stock. Une valeur de 10 milliards d'euros, tout ce stock-là. Donc là aussi, il y aura une prime. Et puis, d'un point de vue consommateur, je le dis juste au passage, il y aura des livraisons gratuites, des ventes flashs sur des véhicules disponibles immédiatement, des mensualités de crédit offerts. Voilà, il y aura aussi, les distributeurs feront aussi un effort. Il y aura un deuxième plan, un deuxième volet du plan bientôt ?

Oui, parce que voilà, au-delà des primaires achats, il y aura déjà toutes les mesures déjà mises en place. Le prêt garanti par l'État, le chômage partiel, le report des charges. Et puis, il va aussi y avoir des recapitalisations. Vous avez certainement parlé avec Bruno Le Maire. On pense bien sûr à Renault. Qu'est-ce qui va se passer dans le cadre de Renault ? Nationalisation ? Oh non ! Il a dit que Renault pouvait disparaître. Donc,

23:42
Invité

on va voir comment l'État veut l'aider.

23:44
Présentateur

En tout cas, il faut quand même rappeler, en France, l'automobile, c'est 400 groupes, 3 500 entreprises, 4 000 sites de production, 440 000 emplois directs concernés. Et si on met tous les vendeurs, les services autour, c'est 900 000 emplois qui sont concernés. On voit pourquoi ce plan d'aide doit être important. Il y a un grand débat autour de la voiture électrique. Entre autres, Michel, je n'ai pas le temps de prendre Michel qui est dans l'Aveyron, mais je prendrai Michel demain parce qu'on va en parler demain et après-demain, toute la semaine, de la voiture électrique, des manières de sauver le secteur automobile en France. Michel nous dit la voiture électrique, moi je n'y crois pas.

Il y a trop de problèmes. La batterie, capacité durée de vie, pas ouf, nous dit Michel. Et puis, comment on produit toute l'énergie nécessaire à la recharge ? Pour le moment, je n'y crois pas, dit Michel. Vous y croyez, vous n'y croyez pas. Vous nous direz cela demain. On va ouvrir un grand débat, un vaste débat sur l'antenne d'RMC parce que ça nous concerne tous. Évidemment, il est 8h29. Je voudrais remercier toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin depuis 4h30 autour de Mathieu Rouault puis ensuite avec nous à partir de 6h. C'est passionnant d'être là avec vous. Merci. Le 32 C, c'est notre lien. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous.

Bruno Le Maire dans un instant sur RMC et BFM TV. Anne-Sophie Balbière est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

25:02
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Hausse des salaires, organisation du temps de travail, coup d'envoi du Ségur de la santé cet après-midi. Objectif, tirer les leçons de la crise, refonder le système. Responsables syndicaux et collectifs de soignants seront réunis en visioconférence. Côté automobile, filières plombées par le confinement des annonces d'Emmanuel Macron sont attendues demain. Il est notamment prévu d'augmenter le bonus lié à l'achat d'une voiture électrique et de créer un bonus pour les véhicules hybrides rechargeables. Et puis, le dernier bilan du coronavirus en France, 43 décès de plus en 24 heures. Le nombre de malades continue de baisser.

En revanche, en Guyane, on se dirige de plus en plus vers le stade 3 de l'épidémie. 67 nouveaux cas enregistrés. Le nombre de personnes infectées a augmenté de 148% sur les 14 derniers jours. Il est 8h31. Dans un instant, Bruno Le Maire, le ministre de l'économie et l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. RMC, Bourdin direct.

25:56
Présentateur

Jean-Jacques Bourdin. C'est Bruno Le Maire, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Ministre de l'économie, merci d'être là en plateau. Vous êtes le premier du gouvernement. C'est un bonheur. Vous êtes le premier du gouvernement. Mais c'est un bonheur d'être présent physiquement. Moi aussi, c'est un bonheur de vous savoir là parce qu'au moins, 30% de questions en plus. Bruno Le Maire, nouvelle phase de déconfinement, décision annoncée cette semaine ? Oui, dans la semaine. La décision sera prise dans la semaine. Nous avons une série de réunions avec le président de la République et le Premier ministre dans le milieu de la semaine pour être tout à fait précis.

Et j'espère que nous pourrons apporter des précisions en fonction de la situation sanitaire. Avant la fin de la semaine. Avant la fin de la semaine. Avant la fin de la semaine. nous connaîtrons la suite. Est-ce que vous êtes favorable à la réouverture très vite ? Début juin, des restaurants, cafés, bars, théâtres, salles de sport en zone verte ? Bien sûr. Bien sûr que personnellement, j'aimerais que les cafés, les bars, les restaurants puissent se rouvrir. Mais la décision, elle sera prise en fonction d'un seul et unique... C'est bien parti, non ? La sécurité sanitaire des Français. Alors, on est dans la bonne direction puisqu'il y a de bonnes nouvelles. Que le déconfinement a été réussi.

Je pense qu'on peut le porter au crédit du Premier ministre, du Président de la République et de tout le gouvernement, de tous ceux qui ont travaillé sur ce sujet. Mais je pense qu'il faut continuer à regarder la situation et prendre les décisions d'ici la fin de la semaine. Mais à titre personnel, oui, moi j'ai hâte de pouvoir retourner dans un restaurant, dans un bar. Le rouge freine la reprise économique, franchement. Ce qui freine la reprise économique, c'est la confiance qui doit se reconstruire. On le voit sur la consommation, on le voit sur un certain nombre d'activités économiques.

Mais aujourd'hui, il y a une reprise qui s'est amorcée, une reprise économique qui devient plus solide de jour en jour. On le voit dans beaucoup de secteurs, le bâtiment, les travaux publics, la sidérurgie, tout ça redémarre bien. Et puis, c'est plus contrasté sur le commerce, soyons clairs, notamment sur le commerce de vêtements, c'est plus contrasté. Et il y a de vraies différences entre les grandes métropoles et les villes moyennes. Donc, on n'y est pas encore. On va poursuivre cette relance de l'activité économique.

Et tous les plans sectoriels sur lesquels j'ai travaillé et que le Président de la République va annoncer s'agissant de l'automobile, tout le plan de relance sur lequel je travaille également doit nous permettre d'accélérer la reprise économique. Je vais vous parler de l'automobile, je vais vous parler de l'aéronautique, mais puisque vous parliez des commerces, question tout de suite qui me vient à l'esprit, est-ce que les soldes vont être reportés ? C'est ce que demandent les commerçants. J'ai beaucoup discuté avec les commerçants. Il faut bien voir qu'ils ont perdu des semaines de trésorerie. Rideau fermé, pas un euro qui rentre dans les caisses.

Donc, ils ont besoin de refaire leur trésorerie. Donc, je suis favorable à un report des soldes de quelques semaines. Elles devraient démarrer le 24 juin. Je pense qu'on peut les reporter de 3-4 semaines. Nous allons continuer à en discuter avec les fédérations. Les soldes à partir du 15 juillet. Par exemple, je n'ai pas encore de date définitive, mais en tout cas, oui, je suis favorable à un report pour que les commerçants puissent refaire leur trésorerie. Il faut imaginer ce que c'est quand on a une boutique de vêtements, de chaussures ou autre, qu'on n'a rien vendu pendant 3 mois. Il faut pouvoir refaire sa trésorerie et donc accepter que les soldes soient décalées de quelques semaines.

Bruno Le Maire, parlons d'automobile. Vous avez préparé le plan de soutien de la filière automobile qui sera présenté demain par Emmanuel Macron. Donc, s'il est présenté demain par Emmanuel Macron, je sais ce que vous allez me répondre. Vous allez me dire mais non, je laisse la primeur des annonces au président de la République. Bien sûr. Mais beaucoup de fuites dans la presse sur les aides, notamment pour l'achat d'un véhicule électrique, d'un véhicule hybride. Il y aura des aides. On ne va pas entrer dans les détails. Mais il y aura de nouvelles aides. Mais on peut très bien expliquer la philosophie de ce plan.

D'abord, je pense que c'est un geste important qui soit annoncé par le président de la République. C'est une façon de dire l'industrie automobile, elle est stratégique pour la France. Et puis, elle appartient à notre culture. Citroën, Peugeot, Renault, ça appartient à notre culture industrielle. Le plan doit reposer sur trois grandes orientations. La première, c'est effectivement relancer la demande. Et en particulier, la demande de véhicules propres. Ceux qui émettent le moins de CO2. On doit en profiter pour renouveler le parc automobile français et qu'il émette moins de CO2.

Puis donner un vrai coup de pouce aux véhicules électriques qui vont occuper une place de plus en plus importante dans la voiture. La deuxième orientation qui nous paraît très importante, c'est de soutenir les PME. Leur permettre de se digitaliser, de se robotiser. Parce qu'il y a tout un tissu de PME, de sous-traitants qui sont absolument vitaux et qui doivent être respectés par les grands donneurs d'ordre. Et puis, la troisième orientation, c'est les engagements que prendront les constructeurs automobiles.

Il n'est pas question pour nous de faire un plan pour l'industrie automobile sans que les deux grands constructeurs, PSA et Renault, ne prennent des engagements de localisation de leurs véhicules nouveaux, c'est-à-dire les véhicules électriques, en France. Pour qu'il y ait de l'activité en France et de la production technologiquement avancée, en particulier les véhicules hybrides, les véhicules électriques et peut-être demain les véhicules à hydrogène sur notre territoire. Le plan de relance doit être l'occasion, aussi bien au niveau sectoriel qu'au niveau global, de changer la donne en matière de choix de politique industrielle.

Alors Bruno Le Maire, je ne vais pas entrer encore une fois dans le détail du montant des aides. Mais vous verrez, le Président de la République annoncera des choses fortes demain, je peux vous le garantir. Vraiment ? Sur les aides ? Surtout, sur tous les éléments que j'ai indiqués, que ce soit les engagements des constructeurs ou sur les soutiens à la demande, le Président de la République demain fera des annonces fortes. Bien, alors Bruno Le Maire, tout de même, très bien les aides, mais il y a 400 000 véhicules en stock actuellement. des véhicules qui n'ont pas été vendus. Est-ce que vous allez... Comment faire ? Comment faire pour que ces 400 000 véhicules soient vendus ?

Je connais votre art à tirer les verres du nez de votre interlocuteur. Oui. Mais je ne vous donnerai pas de chiffres. D'abord parce que nous continuons à discuter. Il y aura des aides pour aider les concessionnaires. Il y a un instrument pour déstocker qui est très efficace, c'est la prime à la conversion. Pourquoi c'est efficace ? D'abord parce que ça touche les ménages les plus modestes et ensuite parce que ça permet de renouveler le parc automobile pour un parc humain. Alors est-ce qu'elle sera augmentée cette prime à la conversion ? Le moins de CO2. Vous le verrez demain. Il n'y a que 24 heures à attendre. Oui mais j'ai bien compris qu'elle serait augmentée.

Je vous ai déjà indiqué que ça pouvait être une orientation intéressante pour déstocker des véhicules, relancer la machine économique mais toujours avec la même exigence. Décarboner notre économie et que ce soit sur l'aéronautique, sur le véhicule automobile, sur la tech, sur l'ensemble des secteurs sur lesquels nous travaillons, il y a un fil rouge, la décarbonation de l'économie française. Bien. Bruno Le Maire, très bien. Sur l'électrique, il va falloir multiplier les bornes de rechargement. C'est un gros problème. Oui, bien sûr. Et notamment sur les autoroutes et aujourd'hui, ça coûte de plus en plus cher maintenant de recharger ça aussi. Là aussi, il y aura des annonces ?

Il y aura de quoi équiper son véhicule. Je connais les inquiétudes parfaitement légitimes du consommateur qui se dit j'aimerais bien acheter un véhicule électrique mais est-ce que je vais pouvoir sortir de chez moi, faire 300-400 bornes ? Est-ce que je trouverai de quoi recharger ? Il y aura là aussi des réponses. Il faut que je leur redis que les constructeurs s'engagent. Il y a un engagement que doit prendre Renault, par exemple, c'est d'être actionnaire de l'alliance pour les batteries électriques. Vous savez que nous avons créé... Vous demandez à Renault d'être actionnaire de l'alliance pour les batteries électriques. Oui, je demande...

C'est parti des sujets qui sont encore en discussion jusqu'à demain. Nous avons créé une alliance pour les batteries électriques pour qu'on arrête de s'équiper en batteries produites en Chine ou en Corée du Sud alors que la batterie va représenter 30 à 40% de la valeur du véhicule. Il faut rapatrier la production de valeur en France et donc rapatrier la production de batteries en France. Nous l'avons fait avec cette alliance des batteries électriques qui est franco-allemandes. Dedans, vous avez qui ? Vous avez Peugeot, vous avez Total et vous avez ce grand producteur de batteries qui est Saft. Mais il n'y a pas Renault, il n'y a pas le deuxième constructeur.

Nous, nous voulons que le deuxième constructeur soit actionnaire et participe à cette alliance. Bien, 5 milliards d'euros de prêts, est-ce que c'est signé ? Non, ce n'est toujours pas signé parce que vous voyez, comme je vous l'indique, qu'il reste des choses en négociation. Donc, ce n'est toujours pas signé ce prêt de 5 milliards d'euros ? J'espère pouvoir le signer prochainement en fonction des engagements pour avoir Renault. Mais vous savez, demain, c'est dans une éternité. Oui, d'accord. Non, bon, pas de fermeture de sites. Est-ce que vous allez exiger de Renault de garder ouvert tous ces sites industriels ? Non. Non ? Non. Donc, il y aura des fermetures de sites.

Il y aura des fermetures de sites. Jean-Jacques Bourdin qui a échoué. Alors, il y aura... Celle qui consiste à faire de grandes proclamations sur des micros le matin en disant, j'exige de Renault qu'il ne fasse aucune fermeture de sites et qu'il ne se sépare d'aucun salarié. Et puis, Renault sera toujours moins compétitif et Renault continuera à être en péril. Et dans 2 ou 3 ans ou dans 4 ans, il y aura un ministre de l'économie qui malheureusement sera obligé de dire que voilà, on met la clé sous la porte de Renault parce qu'on n'a pas permis à Renault de se renouveler, de se moderniser et de rester dans la course mondiale de l'industrie automobile qui est féroce.

Eh bien, nous, nous ne voulons pas faire ça. Bien sûr que nous serons attentifs à chaque emploi. Alors, est-ce qu'il y aura fermeture de sites ? Mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d'adapter son outil de production, de l'adapter en faisant attention à certains choix. J'ai dit que Flin ne devrait pas fermer parce qu'il n'y a pas de raison pour nous quand on regarde attentivement que Flin ferme. Je vous le dis comme actionnaire de Renault.

Mais il peut y avoir d'autres choix qui sont nécessaires et qui permettront au bout du compte à Renault de produire de nouveaux véhicules sur notre territoire, de rapatrier la production de véhicules électriques et de prendre des engagements chiffrés sur la production de véhicules électriques qui sont créateurs de valeurs et donc d'emplois. C'est ça la politique du XXIe siècle, pas les vieilles déclarations du XXIe siècle. Est-ce qu'on peut s'engager ce matin ? Est-ce que vous pouvez dire ce matin il n'y aura pas de suppression de postes ? Non, je ne peux pas vous le dire. Vous ne pouvez pas me le dire. Et je pense que ce ne serait pas responsable de le dire. Ni responsable.

Que c'est comme cela qu'on a désindustrialisé le pays en disant il faut absolument relocaliser, il faut absolument préserver tous les emplois mais sans expliquer comment on fait. Moi je vais vous expliquer comment est-ce qu'on va réussir la reconquête industrielle de notre pays. Que nous avions commencé à réussir puisque nous avions commencé à créer de nouveaux emplois. La première condition c'est innover, investir dans les nouvelles technologies. C'est tout ce que nous avons fait et tout ce que nous allons continuer à faire. La deuxième condition c'est permettre d'être sur ces technologies nouvelles que sont le véhicule électrique. La troisième c'est être compétitif et attractif.

Continuer à baisser les impôts qui pèsent sur les entreprises industrielles. Je pense en particulier aux impôts de production. Je pense à la C3S. À un moment donné il faut alléger la charge fiscale sur nos entreprises industrielles pour qu'on puisse recréer des emplois industriels, relocaliser, réouvrir des usines. Et c'est ça le choix que nous faisons. Celui de l'innovation, celui de la compétitivité fiscale et celui de la formation et de la qualification de salariés.

C'est donc la poursuite de la politique économique d'avant avec un nouveau modèle d'après qui, j'ai horreur de ces avant-après je vous le dis tout de suite mais tout de même dans le fond vous résumez pour la politique du gouvernement que je le fais. Vous feriez un très bon ministre de l'économie et des fiers. Je suis nul en économie. C'est exactement cela. C'est-à-dire poursuivre une politique qui avait donné des résultats mais en lui donnant un nouveau cap stratégique celui d'une économie décarbonée qui émet moins de CO2 et qui protège plus notre environnement. Alors question directe est-ce que l'État va renforcer sa participation dans l'entreprise ? Renaud ? Ce n'est pas à l'ordre du jour.

Non. Et Air France ? Air France la logique est exactement la même. Innover renouveler la flotte pour qu'elle soit moins émettrice de CO2 supprimer des lignes sur lesquelles le train est aussi compétitif et émet évidemment moins de CO2 Alors là ce sera la suppression ce sera donc la suppression Ce que nous apportons des aides c'est effectivement à certaines conditions de politique industrielle et de décarbonation.

Pour Air France la condition c'est plus de vol lorsque la distance est inférieure à 2h30 Exactement c'est une règle Plus de vol elle s'appliquera sa règle Sauf pour être tout à fait précis pour les vols dans lesquels il faut une liaison avec un hub qui vous permet de rejoindre un volage national mais nous sommes en discussion avec Air France pour voir dans quel calendrier nous le faisons avec la ministre des Transports et la ministre des Transports Le calendrier n'est pas encore fixé mais la règle a été fixée et la règle sera respectée Il n'y a pas de raison de prendre un avion lorsque il y a un train qui vous permet de faire la même distance en moins de 2h30 Bien le chômage partiel réduction de la prise en charge du chômage partiel c'est indispensable ?

Pour les employeurs Oui Il nous semble bon à un moment donné de dire écoutez nous avons soutenu pendant 3 mois l'Etat a payé l'intégralité des salaires vous allez maintenant prendre à votre charge une partie de ce chômage partiel une partie qui restera très modérée très limitée mais à compter du 1er juin oui il y aura une évolution des règles Une partie c'est-à-dire on est à 100% aujourd'hui ça veut dire qu'on sera à moins de 100% mais ne vous inquiétez pas on ne va pas passer à 50 ou 60% ce sera raisonnable ce sera progressif ce sera annoncé le 1er juin oui la deuxième chose sur laquelle je veux insister c'est que le 1er juin les salariés eux ne perdront rien c'est les employeurs qui vont devoir payer un peu plus et la troisième chose qui est vitale c'est que pour les secteurs qui restent fermés ils n'ont pas le choix ils font du chômage partiel parce qu'ils ne peuvent pas reprendre leur activité l'intégralité du chômage partiel sera maintenue et nous ferons toutes les propositions chiffrées avec Noël Pénicaud dans les prochains jours bien Bruno Le Maire combien ont coûté à l'État depuis mars les aides les aides publiques les aides de l'État comment ça a coûté comment ça a coûté si on prend l'intégralité de ce qui a été fait en budgétaire et en soutien de trésorerie c'est 450 milliards d'euros 20% de la richesse nationale qui ont été mis sur la table 450 milliards d'euros 450 milliards d'euros je mets là-dedans les 315 milliards d'euros de prêts garantis par l'État donc c'est pas de la trésorerie directe mais si jamais une entreprise à qui nous avons prêté 3 milliards ou 4 milliards fait faillite et qu'il y a une garantie de l'État à 90% il faut être clair ça veut dire que l'État perdra 2, 3, 4 milliards d'euros donc je le mets dans ces dépenses qui ont été mis sur la table 20% du PNB français a été mis sur la table pour sauver notre économie et sauver nos entreprises mais l'État est si riche que ça il va falloir rembourser quand même bien sûr qui va rembourser ?

nos enfants ? d'abord disons-le très clairement oui il faudra rembourser il n'y a pas de dette perpétuelle oui c'est une invention qui est intellectuellement séduisante mais politiquement pas praticable parce que sinon les investisseurs ne s'intéresseront jamais à la dette française la première question qu'il faut se poser c'est quand est-ce qu'il faut rembourser ?

pas maintenant et je pense qu'il ne faut pas commettre à nouveau l'erreur que nous avions commise en 2009 qui était de relancer l'économie et dans le même temps appuyer sur le frein en commençant à réduire les dépenses publiques ça c'est une politique qui vous met dans le décor donc je ne crois pas à cette politique aujourd'hui il y a eu un premier temps le soutien immédiat 450 milliards d'euros mis sur la table le deuxième temps c'est tous les plans de relance sur lesquels je travaille l'automobile l'aéronautique le soutien à la tech le tourisme les librairies tous ces secteurs vont être soutenus le troisième temps sera celui la culture celui de la relance globale et stratégique pour les prochaines années qui sera une relance nationale et européenne j'y ai travaillé à la demande du président de la République et du Premier ministre je m'y suis engagé totalement nous multiplions les consultations ça c'est pour la rentrée prochaine de septembre et puis viendra le temps où il faudra effectivement rembourser cette dette c'est pas maintenant et ça se fera pas un seul moyen la croissance pas par les impôts pas par les taxes en espérant qu'elles reviennent c'est tout le choix stratégique que nous faisons c'est relancer l'activité économique développer tous ces secteurs les moderniser franchir un cap technologique pour que notre économie soit une des plus performantes de la planète et à partir de là retrouver des marges de manœuvre qui nous permettront de rembourser notre dette voilà la stratégie économique et financière du gouvernement les recettes viendront de la croissance en très grande partie il y a aussi la taxation des GAFA par exemple ça a rapporté combien ?

ça a rapporté à l'heure où je vous parle 350 millions d'euros donc ça veut dire que c'est une somme qui n'est pas négligeable et ça veut dire qu'effectivement la fiscalité qui va être rentable au 21ème siècle et sur laquelle nous voulons nous battre et qui est objectivement plus difficile que de dire qu'on va rétablir l'ISF parce que ça c'est très simple à faire mais je pense que ça rapporte peu et que ça n'est pas la bonne politique pour le pays en revanche taxer les gens du numérique qui sortent très renforcés de cette crise économique et très enrichie dites-moi très enrichie très enrichie j'ai vu la fortune de Jeff Bezos par exemple ça c'est des fortunes personnelles mais je dis juste que les GAFA Google, Amazon, Facebook Apple et Microsoft leur capitalisation représente 4 fois la capitalisation de toutes les plus grandes entreprises françaises du CAC 40 c'est pour vous dire ce que ça peut représenter mettre en place une taxation des genres de numérique nous l'avons fait et quoi qu'il arrive en 2020 ils paieront une taxe se battre pour avoir une taxation minimale à l'impôt sur les sociétés pour qu'une multinationale ne puisse pas faire de l'optimisation fiscale en se mettant dans un pays où l'ISF est à 2 ou 3% ça ça rapporte beaucoup de milliards d'euros au trésor public français et au trésor public européen c'est un deuxième combat que nous continuerons à livrer et j'ai bon espoir que cette taxation minimale se mette en place rapidement troisième combat fiscal vital c'est la taxation carbone aux frontières on ne va pas relocaliser des industries et des entreprises qui émettent peu de CO2 en France pour importer de l'étranger il y aura donc taxation carbone aux frontières à nos frontières c'est indispensable Jean-Jacques Bourdin c'est une priorité absolue du président de la république et une priorité absolue du gouvernement est-ce que Ségur de la santé qui commence cet après-midi est-ce que le personnel soignant sera augmenté ?

je le souhaite vous le souhaitez vous n'êtes pas le seul mais le sera-t-il le ministre de la santé il va engager les discussions je crois que le président de la république et le premier ministre ont été clairs sur ce sujet ils ont beaucoup donné oui ils méritent d'être récompensés bien ils le seront donc Gérald Darmanin veut peser vous voulez peser vous est-ce que vous voulez peser sur la vie politique je ne sais pas moi je n'ai pas compris comment avez-vous compris cette moi je veux être utile Jean-Jacques Bourdin oui je veux être utile utile à mon pays utile dans les fonctions où j'occupe de ministre de l'économie des finances avec une feuille de route qui m'a été donnée qui est celle de transformer l'économie française en trois ans nous avons accompli avec mes équipes un travail considérable aujourd'hui on est confronté à la crise économique la plus grave que la France ait jamais connue dans son histoire contemporaine je poursuis cette feuille de route c'est la transformation de l'économie française qui nous permettra de passer ce cap de la crise et d'en sortir plus fort plus prospère j'ai été frappé par ce qu'a dit Darmanin Gérald Darmanin il faut une politique pour le peuple ça veut dire quoi ?

ça veut dire que vous ne faites pas une politique pour le peuple actuellement depuis qu'Emmanuel Macron est à la présidence ? je pense que nous avons fait depuis maintenant un peu plus de trois ans une politique pour le peuple français ah bon ?

pour tout le peuple français donc il n'en faut pas une maintenant elle est là je pense que nous avons permis de baisser le chômage c'est pour tout le peuple français je pense que nous avons amélioré le pouvoir d'achat notamment des plus modestes c'est pour tout le peuple français je pense que nous avons permis d'amorcer cette reconquête industrielle c'est pour tout le peuple français et j'entends bien dans la mission qui m'a été confiée par le président de la république en 2017 qui était transformer l'économie française lui permettre de faire valoir tous ses atouts continuer à porter ce message de transformation et de succès nous sommes une grande puissance économique mondiale nous devons le rester il y a des conditions pour cela que j'ai énumérées la technologie l'innovation la formation la qualification la décarbonation on va y arriver et j'entends le faire au poste que j'occupe être maire et ministre en même temps n'est-ce pas contraire à la règle vous êtes toujours élevé vous êtes toujours élevé contre le cumul contre le cumul des mandats toujours des circonstances particulières donc je tiens compte et nous tenons tous compte des circonstances particulières mais ma conviction n'a jamais changé je suis opposé au cumul des mandats et je reste opposé au cumul des mandats j'ai toujours indiqué qu'un haut fonctionnaire s'il voulait faire de la politique il pouvait mais qu'il fallait qu'il démissionne de la haute fonction publique et j'ai démissionné de la haute fonction publique pour mettre en accord mes convictions avec mes actes mes convictions vous l'aurez noté ce matin elles changent assez peu merci Bruno Le Maire d'être venu nous voir il est 8h54 vous êtes sur RMC BFM TV

46:57
Invité

RMC 6h 9h Vos Indirect

Bourdin Direct du 25 mai - 8h/9h · Pourquijevote