Laurent LEGENDRE : Président du Groupe Métropole Insoumise, Résiliente et Solidaire, et Conseiller Municipal de Villeurbanne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 25 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que c'est que ce nom et qu'est-ce que ça veut dire ?
- 1:55OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on doit séparer l'homme de l'artiste, comme on dit ? Ou est-ce qu'il faut effectivement effacer ?
- 3:21RelanceÉludée
Du coup, ça met de côté l'ensemble de l'œuvre, tout ce qu'il a fait avec Emmaüs, etc.
- 4:16OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas un risque, quelque part, de se dire, parfois, il faudrait peut-être juste expliquer le contexte, etc.
- 5:31OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on n'est pas un petit peu dans une forme de caricature qu'on pourrait vous reprocher ?
- 5:51OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez contre les milliardaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Invité politiqueFait
« D'abord parce qu'on se revendique et nous sommes des militants et des élus de la France Insoumise. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Et la résilience en particulier, on l'a choisie pour faire un écho aux villes en transition, qui est un mouvement associatif duquel je viens, Ville en transition, qui, dès 2005 en Angleterre, essayait de faire passer le message qu'il fallait sortir des énergies fossiles et que c'était un travail qui allait être positif pour l'économie, mais aussi pour le climat. »
- 1:23Invité politiqueFait
« La France Insoumise, dès 2017, son programme présidentiel et législatif de 2017 avait un triptyque écologie, sociale et démocratie avec la VIème République. »
- 2:36Invité politiqueFait
« je crois qu'aujourd'hui, c'est important, malgré tout, de faire ce travail de retour en arrière et que les collectifs, les victimes, ceux qui ont été victimes de toutes ces violences, puissent trouver un écho, en fait, public pour transformer toutes ces violences faites aux femmes. »
- 6:13Invité politiqueChiffre
« Juste pour vous donner un ordre de grandeur, vous connaissez la différence entre un million de secondes et un milliard de secondes pour donner un ordre de... Un million de secondes, c'est 11 jours, et un milliard de secondes, c'est 31 ans. »
- 8:10Invité politiqueChiffre
« On dit qu'on prend 1% de leur patrimoine au-dessus d'un milliard pour le donner aux collectivités locales. Et rien qu'avec ça, on aurait 100 millions de recettes en 2025. »
- 8:50Invité politiqueFait
« Les milliardaires, spécifiquement eux, ça c'est des études de l'Institut de politique publique récente, payent moins d'impôts que les autres, contribuent moins que les autres proportionnellement. »
- 9:10Invité politiqueChiffre
« ils vont payer deux fois moins d'impôts que vous et moi en proportion de leur richesse. »
- 11:15Invité politiqueFait
« Dans le programme du nouveau Front populaire du mois de juillet 2024, qui a été victorieux aux législatives en partie au niveau national, mais en majorité absolue sur le Rhône, parce qu'aujourd'hui, on a sept députés sur le Rhône, sur quatorze. »
- 11:35Invité politiqueFait
« le nouveau Front populaire a la majorité absolue sur le Rhône. »
- 12:17Invité politiqueFait
« Notre premier milliardaire, c'est Alain Mérieux, 6 milliards d'euros de patrimoine. Puis ensuite, on a des personnes comme Norbert d'Entre-Sangle, Christian Latouche, la famille Lescure, la famille Bahadourian, que des hommes de plus de 50 ans, des hommes blancs de plus de 50 ans. »
- 20:32Invité politiqueChiffre
« l'ordre de grandeur c'est sous le mandat précédent c'était 1 milliard d'euros pour les transports en commun là sur ce mandat en investissement c'est 2,5 on fait fois 2,5 sur l'investissement des transports en commun »
- 24:11Invité politiqueChiffre
« ça coûte je pense que ça coûte 40 millions »
- 26:29Invité politiqueChiffre
« il y a à peu près 1 à 2% des crimes et délits qui sont réellement résolus par vidéosurveillance »
- 27:13Invité politiqueFait
« elles ne sont pas entretenues ces caméras »
- 27:34Invité politiquePromesse
« mettre ces moyens financiers dans des moyens humains serait plus pertinent »
- 28:50Invité politiquePromesse
« une des propositions du mouvement de la légalisation du cannabis »
- 29:10Invité politiqueFait
« Villeurbanne avait été pionnière y compris par la précédente municipalité de pousser »
- 32:34Invité politiqueChiffre
« quel est le mouvement politique de gauche qui arrive en tête sur la métropole c'est la France insoumise avec 17% »
- 35:06Invité politiqueFait
« ceux qui pensent qu'on peut faire sans Jean-Luc Mélenchon se trompent »
- 35:19Invité politiquePromesse
« il aura une place déterminante »
- 36:32Invité politiquePromesse
« pas de délégation de services publics pas de partenariat public-privé dans nos collectivités »
- 36:45Invité politiquePromesse
« la gratuité pour les moins de 25 ans pour les transports en commun »
- 37:10Invité politiqueFait
« la question de la 6ème république passe surtout par un projet de constituante »
- 37:33Invité politiquePromesse
« le double mesure de vote obligatoire et reconnaissance du vote blanc »
Temps de parole
- Invité politique70 %
- Présentateur29 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission L'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première. Avec vous, Laurent Le Gendre, bonjour. Bonjour. Vous êtes le président du groupe à la métropole qui s'appelle... Métropole Insoumise. Insoumise, résiliente et solidaire. C'est ça. Qu'est-ce que c'est que ce nom et qu'est-ce que ça veut dire ?
Alors, ce nom, il a effectivement un sens bien particulier. D'abord parce qu'on se revendique et nous sommes des militants et des élus de la France Insoumise. Mais les deux mots résilients et solidaires que nous avons rajoutés, nous avons rajouté dans une volonté d'ouvrir, largement, tous ceux qui peuvent se reconnaître dans une gauche radicale.
Et la résilience en particulier, on l'a choisie pour faire un écho aux villes en transition, qui est un mouvement associatif duquel je viens, Ville en transition, qui, dès 2005 en Angleterre, essayait de faire passer le message qu'il fallait sortir des énergies fossiles et que c'était un travail qui allait être positif pour l'économie, mais aussi pour le climat. En fait, vous êtes à la fois insoumis, mais un peu écolo. Alors oui, nous, on se définit de toute façon comme un mouvement écologiste. La France Insoumise, dès 2017, son programme présidentiel et législatif de 2017 avait un triptyque écologie, sociale et démocratie avec la VIème République.
Donc oui, moi, je me considère écologique, mais je suis très, très bien à la France Insoumise.
On va discuter de ça, on va découvrir un petit peu votre parcours, votre engagement, puisque vous avez beau être un président de groupe, c'est vrai que par rapport à votre position, c'est pas toujours facile. On voit plus souvent ce que j'ai vu avec vous, les vice-présidents en charge d'une délégation. Et puis c'est aussi intéressant de découvrir le pourquoi de votre engagement. On commence, vous le savez toujours, par une question d'actualité, qui est une question qui est revenue et qui a fait beaucoup parler sur la fresque des Lyonnais, vous savez, là où il y a un certain nombre de personnalités représentées. Et on vient, hier, vendredi, d'effacer définitivement l'abbé Pierre.
La question n'est pas de simplement rentrer dans l'histoire, mais quand on a comme ça une figure qui a pris de la place, qui est née dans une commune, qui a une œuvre derrière lui, qu'est-ce que vous en pensez, vous, en tant que responsable politique ? Est-ce qu'on doit, va dire, séparer l'homme de l'artiste, comme on dit ? Ou est-ce qu'il faut effectivement effacer ? Et comment est-ce qu'on prend le risque d'enlever ce qu'il a fait aussi de positif ?
Écoutez, je crois qu'aujourd'hui, c'est important, malgré tout, de faire ce travail de retour en arrière et que les collectifs, les victimes, ceux qui ont été victimes de toutes ces violences, puissent trouver un écho, en fait, public pour transformer toutes ces violences faites aux femmes. Donc moi, je suis plutôt favorable, vraiment favorable, à l'action qui a été menée. Ça me paraît très utile, parce qu'en fait, aujourd'hui, encore, en 2024, on n'est pas du tout sortis, au contraire, des violences faites aux femmes. Je ne vais pas énoncer ici, je dirais une bêtise, le nombre de féminicides, encore, qui ont eu lieu en 2024.
Plus, en général, voilà la relation entre les hommes et les femmes, qui est malheureusement encore trop souvent basée sur les questions de domination.
Du coup, ça met de côté l'ensemble de l'œuvre, tout ce qu'il a fait avec Emmaüs, etc. Du coup, est-ce que ce n'est pas perdre un peu le sens de l'action ou jeter l'opprobre aussi, y compris sur un mouvement ? Oui, je comprends.
Après, j'essaie de penser à un parallèle avec quelqu'un qui serait vivant aujourd'hui, comme Nicolas Hulot, qui est un peu dans la même situation. Même s'il y a des présomptions d'innocence aujourd'hui, on a des figures, quand même, médiatiques, nationales. Je pense aussi à Patrick Poirot d'avoir des gens qui sont, en fait, aujourd'hui, en dehors de peine, alors qu'il y a des forts soupçons de violences faites sur les femmes. Et donc, moi, je pense très utile et très important que ce travail continue d'être mené et que ça n'empêche pas, au contraire, de valoriser le travail qui est fait aujourd'hui par des militants sur le sans-abriisme, sur la lutte contre la pauvreté.
Parce qu'en fait, ce travail-là, il n'est pas du passé, il est présent. Il y a des gens présents aujourd'hui qui incarnent cette lutte contre la grande pauvreté et c'est eux qu'il faut mettre en avant.
Est-ce que ce n'est pas aussi, peut-être, parce qu'on parle de l'Abbé Pierre, on parle de Serge en Blandant, on parle d'un certain nombre de personnes comme ça, est-ce qu'il n'y a pas un risque, parce que c'est aussi un argument qu'on entend quand on voit Trump ou peut-être à l'extrême droite, etc., sur ce qu'on appelle un peu le wokisme ou cette façon de revisiter l'histoire, est-ce qu'il n'y a pas un risque, quelque part, de se dire, parfois, il faudrait peut-être juste expliquer le contexte, etc. Vous voyez ce que je veux dire de ce que ça peut emmener ou de quoi on pourrait vous accuser, entre guillemets ?
Oui, je comprends. Après, il y a une bataille culturelle à mener sur ces éléments-là. Vous avez cité un nom, moi, je pense aussi à la rue Bugeau, qui fait l'objet de travaux actuellement. C'est le cas pour tous les noms de rues, pour les noms d'établissements. Et du coup, tout ça se joue à la fois dans les instances des collectivités auxquelles j'appartiens, que ce soit la métropole ou la ville de Villeurbanne, la ville de Lyon le fait aussi, et que ces instances-là, elles sont à la main des élus, mais il faut aussi qu'elles soient dans un dialogue avec des instances habitantes.
Il faut avoir des jurys citoyens, des collectifs d'habitants qui travaillent sur toutes ces questions-là, pour qu'on ne fasse pas d'erreur, qu'on essaye collectivement d'avoir une approche sur le sujet.
Alors, vous faites parler de vous aussi, je le disais, dans une actualité au sein de votre mouvement à Lyon, puisque vous venez de lancer, alors je ne sais pas si c'est une pétition, c'est ça, qui invite à taxer les dix milliardaires lyonnais. Est-ce qu'on n'est pas un petit peu dans une forme de caricature qu'on pourrait vous reprocher ? C'est pourquoi s'en prendre encore milliardaires ? Pourquoi peut-être stigmatiser un certain nombre d'entrepreneurs, de chefs d'entreprise qu'on apportait, etc. ? Qu'est-ce que vous avez contre les milliardaires ?
Alors, merci de me donner le temps d'expliquer cette proposition, et pourquoi justement spécifiquement parler des milliardaires et que je ne l'ai même pas du tout dans le même panier que des chefs d'entreprise ou des dirigeants de PME ? Vraiment, les milliardaires sont une espèce particulière au sein des êtres humains. Juste pour vous donner un ordre de grandeur, vous connaissez la différence entre un million de secondes et un milliard de secondes pour donner un ordre de... Un million de secondes, c'est 11 jours, et un milliard de secondes, c'est 31 ans. En fait, on a du mal à se représenter ces ordres de grandeur.
Et spécifiquement aujourd'hui, pourquoi on va sur le sujet financier et la question d'un manque de recettes de nos collectivités ? C'est parce que cette actualité nationale, dont tout le monde parle, d'un budget de l'État qui, on ne sait pas s'il va être voté par 49,3 ou pas, ou si c'est un autre budget qui sera discuté début 2025. En tout cas, c'est un budget qui va impacter le budget de la métropole. Exactement, parce qu'en fait, aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, on ne sait pas quelles vont être les dotations de l'État à la collectivité de la métropole de Lyon. Donc en fait, on ne sait pas comment monter notre budget 2025 pour financer nos politiques publiques.
Politique publique, c'est vraiment les services du quotidien. Bien sûr, c'est la collecte des déchets, bien sûr, c'est la question de l'eau potable, mais ça va être aussi toutes nos politiques de solidarité, les allocations pour les personnes âgées, pour les personnes handicapées, le RSA, le revenu de solidarité jeunesse que nous avons mis en œuvre avec les écologistes et tous les partenaires du Nouveau Front Populaire. Et donc, toutes ces politiques-là, elles sont aujourd'hui mises en danger par l'État qui fait un choix de ne pas aller chercher des recettes là où elles sont, c'est-à-dire chez les milliardaires. Donc je reviens sur mes milliardaires parce que c'est bien ça la porte d'entrée.
Depuis une dizaine d'années, il y a de plus en plus de milliardaires en France. Ces milliardaires sont de plus en plus riches et ça n'a pas d'effet sur l'emploi. Ça n'a pas d'effet parce qu'il y a un effet de délocalisation et un effet d'accumulation. Et à notre sens, notre lecture politique, c'est qu'il y a un lien direct entre le fait qu'il y ait de plus en plus de riches et le fait qu'il y ait de plus en plus de pauvres. Et nous pensons que reprendre une partie, alors notre proposition, elle n'est pas confiscatoire. On dit qu'on prend 1% de leur patrimoine au-dessus d'un milliard pour le donner aux collectivités locales. Et rien qu'avec ça, on aurait 100 millions de recettes en 2025.
Et ça résout tous nos problèmes de tension budgétaire.
Ces milliardaires, l'argent, alors certains l'ont gagné parce que c'est des grands capitaines d'industrie parce qu'ils ont construit toute une histoire, etc. D'aucuns pourraient vous dire qu'ils participent déjà, ils ont des fondations, ils ont des œuvres, ils ont de l'emploi, ils contribuent déjà quelque part. Alors laissez-moi... Est-ce que ce n'est pas à leur prendre encore ?
Eh bien laissez-moi vous donner 2-3 arguments là-dessus. Les milliardaires, spécifiquement eux, ça c'est des études de l'Institut de politique publique récente, payent moins d'impôts que les autres, contribuent moins que les autres proportionnellement. Alors là, je ne parle pas des 1% les plus riches, je parle des 0,1% des plus riches. C'est assez net en fait, sur les quelques personnes qui sont dans ce cas-là des milliardaires en France, ils vont payer deux fois moins d'impôts que vous et moi en proportion de leur richesse. Donc déjà, il y a ce vrai problème.
Et puis ensuite, la question de la manière dont ils créent de l'emploi ou comme si leur travail avait créé cette richesse, ce n'est souvent pas le cas en fait. C'est souvent qu'ils ont plutôt réussi à capter la richesse produite par d'autres ou alors des fois, ils en ont hérité. Et donc, nous, on considère vraiment que tant qu'il y aura des enfants à la rue, tant qu'il y aura des politiques de transition écologique à mener d'urgence pour s'adapter au réchauffement climatique, il est très important en fait que la collectivité reprenne une partie de leur patrimoine pour alimenter notre service public.
Une dernière chose, parce que c'est un mouvement au niveau mondial, les milliardaires, c'est Trump, c'est Elon Musk, et les milliardaires, aujourd'hui, aux Etats-Unis, ils s'attaquent à la République, ils s'attaquent à l'État et donc, c'est quelque chose que nous, on ne veut pas voir arriver en France parce que leur but, c'est de tout privatiser et que le marché
prenne la place du public. Eh bien, on reparlera de tout ça et notamment de ce auquel vous pensez et de plein d'autres sujets sur votre action au niveau de la métropole dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous, Laurent Le Gendre, je rappelle que vous êtes le président du groupe Insoumis, Résiliente et Solidaires à la métropole. Vous êtes aussi tout récemment conseil municipal, c'est ça, à Villeurbanne ? Oui.
On était en train de parler de votre engagement et de l'initiative que vous venez de prendre avant-hier, je crois, de taxer ces fameux dix milliardaires lyonnais. Vous étiez en train de commencer à nous expliquer pourquoi c'est important, etc. Ma question, c'est qui est dans les dix milliardaires, du coup, qui sont ces dix milliardaires ? Est-ce qu'ils ont réagi, eux ? Est-ce qu'ils en pensent quelque chose ou pas encore ? Et quels sont les premiers échos de cette pétition ?
Je voudrais dire déjà que cette proposition, on l'a fait, y compris parce qu'on a une légitimité démocratique à la faire. Je m'explique, c'est important. Dans le programme du nouveau Front populaire du mois de juillet 2024, qui a été victorieux aux législatives en partie au niveau national, mais en majorité absolue sur le Rhône, parce qu'aujourd'hui, on a sept députés sur le Rhône, sur quatorze. Donc, en fait, le nouveau Front populaire a la majorité absolue sur le Rhône. Et bien, dans ce programme du nouveau Front populaire, il y avait un chapitre sur l'abolition des privilèges des milliardaires.
Donc,
ce n'est pas qu'une lublie de Laurent Le Gendre ou du groupe Métropole Insoumise résiliente de l'Union.
C'était écrit quelque part.
Non seulement c'est écrit pour un UNFP, c'est partagé par tous les partenaires du nouveau Front populaire. Et ça a une logique, en fait, dans la manière dont on veut gouverner ce pays, c'est-à-dire gouverner par les besoins, en prenant les recettes, là où les richesses se sont accumulées, sans qu'elles redescendent et sans qu'elles ruissellent sur les territoires. Vous me parlez ensuite des noms et des personnes qui sont concernées à Lyon. notre premier milliardaire, c'est Alain Mérieux, 6 milliards d'euros de patrimoine.
Puis ensuite, on a des personnes comme Norbert d'Entre-Sangle, Christian Latouche, la famille Lescure, la famille Bahadourian, que des hommes de plus de 50 ans, des hommes blancs de plus de 50 ans. Là aussi, ça questionne comment est-ce que finalement on a un système patriarcal qui s'est installé comme un système économique et encore une fois qui ne produit pas d'emplois, qui ne produit pas nécessairement des richesses sur le territoire qui au contraire peuvent favoriser des délocalisations et de l'évasion fiscale. Comment est-ce qu'ils ont réagi ? Est-ce qu'il y a eu des réactions et quels sont les premiers résultats de cette pétition ?
Puisqu'on vient de la lancer là, éminemment, les résultats sont plutôt positifs. Il y a plutôt une compréhension de ce qu'on est en train de faire de la part des citoyens qui voient bien le lien direct. Je n'ai pas encore eu de coup de fil des milliardaires. J'attends et je suis vraiment disposé à un débat. À discuter avec eux ? Effectivement. Je suis vraiment prêt au débat en disant que je pense que moi, les 100 millions qu'on veut leur prendre avec cette taxe des 1%, je pense qu'ils seraient mieux utilisés pour l'intérêt général et le collectif que si c'est eux qui le dépensent et qui le gèrent. Je veux bien avoir ce débat avec eux.
C'est bien volontiers. Est-ce que vous pensez que ce qui se passe au niveau national, local, peut avoir une incidence au niveau national ? On va parler aussi un peu de politique tout à l'heure mais juste parce que ça fait un lien, on est quand même sur des discussions budgétaires. Sans que tout le monde soit expert de ces sujets, on comprend bien que peut-être qu'on manque un peu d'argent ou qu'on n'arrive pas à trouver l'argent nécessaire pour faire ce qu'il faudrait être fait et peut-être qu'on peut discuter de ce qu'il faut être fait. si jamais le gouvernement tombe, s'il y a une censure, on ne sait pas vraiment de quoi sera fait le budget.
Est-ce que vous pensez que c'est avec des solutions qui ont l'air comme ça un petit peu anecdotiques et peut-être moins structurantes qu'on va résoudre les problèmes de fonds de la France aujourd'hui ?
Il n'y aura pas que ça évidemment pour avoir un projet de société de cohésion sociale. Encore une fois, je reviens à ce que j'ai dit tout à l'heure sur l'ambition politique et le programme politique de la France Insoumise et du Nouveau Front Populaire, c'est de gouverner par les besoins, partir des besoins à la fois sociaux mais aussi sur la transition énergétique et la transition écologique et qu'en remplissant ces besoins, on va créer des emplois, donc on va créer une activité qui va abonder des nouvelles recettes par l'État. On a besoin, je crois, de 400 000 maraîchers pour la transition agricole.
On a besoin de relocaliser une partie de la production industrielle, la production de médicaments, on a besoin d'isoler les bâtiments de manière massive avec des emplois locaux de gens qualifiés. Tout ça nécessite un investissement mais dans une perspective de long terme et donc c'est par cette mécanique-là aussi qu'on va aller générer des nouvelles recettes et une activité pas que en s'en prenant à nos milliardaires actuels même s'il faudra
aussi le faire. Alors je disais que vous êtes président d'un groupe, vous êtes quatre, donc c'est à la fois un petit groupe mais vous me disiez un groupe qui a une importance politique. Comment est-ce que vous vous situez dans la majorité du président Bruno Bernard ? Vous êtes à côté, entendu, différent, mouf du coche, soutien, c'est quoi la position par rapport au très gros groupe écologiste notamment
par exemple ? Alors nous, on est dans la majorité métropolitaine depuis le début du mandat, on s'est inscrit là-dedans mais encore plus aujourd'hui puisque nous avons deux vice-présidents dans l'exécutif aux côtés de Bruno Bernard avec Florestan Groux sur le sport et la vie associative et Laurence Beauffet sur la question de la participation citoyenne. Donc nous sommes pleinement avec les écologistes, les socialistes, les communistes dans la majorité et nous sommes fiers d'ailleurs d'un certain nombre de mesures que nous avons menées ensemble.
La plus symbolique et importante, c'est la régie publique de l'eau avec les premiers mètres cubes gratuits, la tarification sociale et vraiment je trouve la mesure phare de ce mandat même s'il y en a d'autres. La question du travail qu'on a fait sur la végétalisation de la ville et la transformation du territoire au changement climatique est aussi importante. La question de l'encadrement des loyers et de l'action qu'on peut mener sur le logement avec la création d'une brigade du logement à la métropole qui va aller faire la police aux abus sur les AirBnB, aux abus sur les logements vacants et sur les logements insalubres. Oui, il y a un certain nombre de choses
qu'on a participé. Vous êtes solidaires et fiers d'un certain nombre de choses dans le bilan mais du coup comment est-ce que vous existez ou quelle est votre identité différenciante ? Comment vous faites entendre votre voix et sur quel type de sujet par exemple ? Alors après
il y a quelques autres sujets sur lesquels si c'était nous à la tête de la métropole on ferait un peu différemment sur la question peut-être de l'hébergement de l'hébergement d'urgence notamment je pense que nous ferions différemment là aussi on irait chercher des recettes pour mettre les gens à l'abri parce qu'on pense que là aussi il faut remplir les besoins et qu'ensuite ça génère quelque chose de positif
pour le territoire et pour la société. Vous faites allusion un peu à la polémique qu'il y avait eu cet été notamment avec la métropole le président Bernard qui s'était exprimé d'ailleurs qui était revenu un peu en arrière pour refaire et moi j'ai le souvenir quand je lui ai posé la question il disait en gros je fais je fais déjà beaucoup on ne peut pas tout faire il y a des limites il faudrait que les autres le fassent aussi est-ce que ça c'est entendable aussi quand on fait de la politique c'est aussi choisir et arbitrer à un moment même quand c'est difficile oui par contre
le fait de ne pas le faire aujourd'hui on se met nous-mêmes en difficulté puisque d'un côté la métropole voilà effectivement reste sur son champ de compétences et n'a pas élargi les gens qu'elle accueille et du coup on se retrouve à avoir des collectifs qui essayent de se mettre à l'habit dans des gymnases tant à la ville de Lyon qu'à la ville de Villeurbanne et on se tire une balle dans le pied puisque nous-mêmes du coup on doit ensuite avec une autre casquette d'élus faire le choix terrible qui a été fait par le maire de Villeurbanne mais aussi parfois par le maire de Lyon de remettre des jeunes à la rue sans solution donc il y a probablement quelque chose de beaucoup plus vertueux à faire sur ce sujet-là parce qu'en fait il y a aussi des besoins en emploi il y a un certain nombre de personnes à la rue aujourd'hui qui n'attendent qu'en fait que d'être régularisées d'avoir des papiers parce qu'elles ont des compétences elles pourraient travailler j'ai cité des exemples très concrets de personnes aujourd'hui qui ont des permis poids lourds qui pourraient devenir conducteurs de bus au Citral parce qu'on manque de chauffeurs mais qu'on ne peut pas parce qu'aujourd'hui ils n'ont pas de papier là il y a quelque chose à dénouer et je pense que des élus locaux de gauche pourraient faire bouger des lignes et peut-être que notre marqueur un peu différent avec les écolos c'est que nous sommes je pense nous avons nous la volonté de peut-être aller au-delà de la loi essayer de parfois aller sur des obéissances institutionnelles pour essayer de faire bouger des lignes y compris sur du juridique pour aller faire des rappels à la constitution sur les droits fondamentaux les droits humains c'est peut-être un des marquants Est-ce que ça veut dire
que votre fibre sociale la jambe sociale elle est un peu plus forte que la jambe écologique du coup ? Je ne sais pas
s'il faut le résumer comme ça mais en tout cas quand on est aussi à l'écoute des souffrances et des colères des gens sur le terrain voilà on peut l'exprimer comme ça si vous le souhaitez peut-être après on peut je vais relancer sur un autre sujet
vous l'avez évoqué aussi quand même à demi-mot en parlant du citral parce qu'il y a un enjeu aussi par exemple sur les mobilités il est clair que quand vous parlez des réussites et de la solidarité qui l'avoutent dans la majorité de Bruno Bernard il y a beaucoup d'enjeux sur les mobilités sur la fin du métro sur le tramway de l'Est lyonnais sur les voies lyonnaises est-ce que vous avez l'impression que sur ces mobilités vous auriez fait exactement la même chose ou du moins aussi vite et pour amener à autant de clivages quelque part parce qu'aujourd'hui on est un peu au milieu du guet avec ça je comprends alors déjà
je voudrais quand même dire le côté positif des choses c'est que ce qui est fait sur les mobilités et sur les transports en commun dans ce mandat est quand même une chose incroyable par rapport aux moyens déployés l'ordre de grandeur c'est sous le mandat précédent c'était 1 milliard d'euros pour les transports en commun là sur ce mandat en investissement c'est 2,5 on fait fois 2,5 sur l'investissement des transports en commun donc on ne peut pas abonder dans l'argument comme quoi on aurait renoncé sur le métro en fait on a transformé ces moyens financiers pour en faire plus y compris sur la réhabilitation du métro actuel qui était vieillissant puisqu'il a dépassé les 40 ans donc ça c'est une chose là où aujourd'hui nous on pense qu'il y a une alerte c'est que l'adhésion notamment à la ZFE n'est pas du tout là dans la population et voire même aujourd'hui une fronde les habitants parce qu'ils sont dans une situation sociale trop compliquée qu'il faut entendre cette qui arrive au 1er janvier 25 là on a une marche supplémentaire des vignettes critères 3 qui sont interdites à circuler nous aujourd'hui sur la zone AFM l'émission nous n'avons jamais soutenu la délibération quand on l'a votée il y a deux ans parce qu'on avait déjà le sentiment qu'on ne pourrait pas être prêt aujourd'hui on confirme qu'à la veille de la mise en oeuvre ça n'est pas possible on n'est pas prêt la population n'est pas prête n'est pas embarquée dans le projet
de transition on n'a pas forcément les moyens de changer de véhicule même si c'est une loi nationale c'est quelque chose qui s'impose aux métropoles oui mais par exemple
Strasbourg a décalé la mise en circulation des critères 3 elle a repoussé un peu plus tard nous on est sur la position aujourd'hui qui est une position tant nationale que locale de la France insoumise d'un moratoire sur la mise en place de cette interdition de circuler aux critères 3 ça nous paraît extrêmement important parce que la transition n'est pas encore prête et la qualité de l'air a déjà reculé du fait de la baisse de la circulation continuons à être en positif sur le déploiement de réseaux cyclables l'amélioration de l'offre de transport en commun les propositions alternatives avec l'autopartage nous avons pas mal contribué sur le schéma directeur d'autopartage que les gens au lieu d'être propriétaires de deux voitures par exemple puis c'est propriétaire d'un seul véhicule et d'en louer un quand ils ont besoin d'un deuxième continuons à pousser ces curseurs-là en moyen de transition mais ça nous paraît trop tôt pour mettre les sanctions
par rapport au transport il y a un autre sujet parce qu'il y a aussi une polémique en ce moment sur les TCL notamment avec le fameux changement de logo qui aurait coûté presque 3 millions et l'augmentation des tarifs qui ont suivi parce qu'on ne comprend plus grand chose sur les tarifs est-ce que vous comprenez qu'on ne comprenne pas forcément et vous je sais que vous avez peut-être des suggestions des propositions à faire notamment par rapport à la gratuité des transports pour certains types de population Absolument alors là-dessus
je serais comment dire assez à l'aise puisque depuis 3 ans à chaque 1er janvier nous nous exprimons dans les médias pour dire qu'il faut geler les tarifs des TCL ça fait partie des pas de côté des différences qu'on a pu avoir avec Bruno Bernard malgré tout il y a eu la tarification sociale pour les gens RSA les gens sans emploi maintenant nous on s'appuie là aussi sur la légitimité démocratique la plus récente à savoir le programme du nouveau Front Populaire et j'y reviens le programme du nouveau Front Populaire dans nos mesures nous avons favorisé et amélioré la gratuité des transports en commun pour les jeunes et les précaires donc dans le mot jeune il y a ce qu'on fait en ce moment avec la gratuité pour les moins de 10 ans nous dans le mot jeune on dit qu'on peut aller jusqu'à la gratuité des moins de 25 alors ça coûte je pense que ça coûte 40 millions ce serait pas cohérent
d'ailleurs avec je suppose que dans les mesures qui ont été prises donc vous êtes plutôt fier il y avait ce revenu jeune aussi à la métropole qui était quand même une initiative unique en France exactement
moi vraiment je trouve que compte tenu de la précarité aujourd'hui de la jeunesse les données de l'INSEE sont très claires les plus précaires aujourd'hui en France sont les jeunes les moins de 30 ans étant donné déjà la difficulté à se loger sur notre territoire et bien faire la gratuité pour les moins de 25 ans ça me paraît être un objectif qu'on peut atteindre et on souhaite le mettre dans le panier du prochain mandat très bien écoutez ça fait partie
des choses qu'on suivra avec attention il y a plein d'autres questions et d'autres sujets sur lesquels on va pouvoir discuter ensemble notamment sur des enjeux y compris de sécurité puisqu'il y a eu des évolutions récentes à Villeurbanne mais on parlera de tout ça dans une troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec vous Laurent Le Gendre je rappelle que vous êtes le président du groupe Insoumis, Résilents et Solidaires à la métropole de Lyon vous êtes un récent conseiller municipal à Villeurbanne on parlait de ce qui fait à la fois votre soutien à la majorité peut-être vos différences ou les pas de côté comme vous les évoquiez il y a un autre sujet sur lequel je voudrais vous entendre et puis qui fait le lien y compris à Villeurbanne il y a quelques jours le maire de Villeurbanne a annoncé qu'il allait doublé le nombre de caméras de vidéosurveillance on sait qu'à Villeurbanne sans stigmatiser le quartier mais le tonquin pose quand même un certain nombre de difficultés j'avais reçu d'ailleurs un ancien adjoint à la sécurité Didier Villerme il y a quelques temps qui nous parlait de ça de la place que prend aussi le trafic de drogue dans les quartiers et ce n'est pas être ongélique que de ne pas le dire qu'est-ce qu'on peut faire sur ces sujets c'est pas directement de votre compétence mais quand même est-ce que vous vous pensez qu'il faut plus de vidéosurveillance plus de sécurité ce genre de choses
alors plus de sécurité et de tranquillité publique assurément plus de vidéosurveillance assurément pas notre groupe politique à la Ville de Villeurbanne a voté contre dans le débat au sein du conseil municipal sur ce déploiement de nouvelles caméras pour une raison assez simple c'est qu'en fait il n'y a pas de preuve aujourd'hui de l'efficacité des caméras je crois qu'il y a à peu près 1 à 2% des crimes et délits qui sont réellement résolus par vidéosurveillance et à l'inverse en miroir il y a 95% des enquêtes qui se font sans ce dispositif et le problème de cette technologie c'est qu'on ne sait jamais quand s'arrêter et qu'on n'évalue jamais la réalité de l'efficacité la caricature c'est Nice ils ont plus de 4000 caméras il n'y a pas moins de criminalité à Nice par contre ils ont un certain budget à la fois d'investissement d'une part mais aussi de fonctionnement parce qu'ensuite il faut les entretenir toutes ces caméras et la réalité parce que les finances publiques on en parlait tout à l'heure sont mises à mal la réalité c'est qu'en fait elles ne sont pas entretenues ces caméras
ce n'est pas un problème philosophique c'est un problème d'efficience du service public exactement parce qu'il y a un moment on disait c'est dangereux on ne sait pas ce qu'on fait des images on est surveillé la liberté c'est plus ce sujet il y a plusieurs aspects
mais je suis d'abord allé sur l'aspect de la bonne dépense publique et que pour nous mettre ces moyens financiers dans des moyens humains serait plus pertinent plutôt que de les déployer dans des moyens technologiques puisque ça ne fera que déplacer finalement les points de deal déplacer les délits donc vraiment là-dessus il y a quand même beaucoup de personnes aujourd'hui qui ont fait des études dans ce sens-là après on peut effectivement rajouter le deuxième volet en disant attention ces technologies aujourd'hui associées à de la reconnaissance faciale à des algorithmes à de l'intelligence artificielle fait qu'on ne sait pas où va s'arrêter finalement nos libertés est-ce que demain on va à arrêter des éco-terroristes qu'on suivra par vidéosurveillance alors qu'en fait ce sont des militants écologistes qui essayent de défendre le vivant comme les soulèvements de la terre parce que on peut tout mélanger en fait dans ces choses-là donc encore une fois nous on est pour revenir au sujet de la sécurité dans nos rues dans nos quartiers évidemment que nous souhaitons que les trafics cessent que les délinquants soient arrêtés que les trafiquants soient mis en prison mais on peut le faire par des mesures nationales je rappelle une des propositions du mouvement de la légalisation du cannabis parce que ça fait partie des mesures qui se déploient dans d'autres pays qui permettent de réencadrer les trafics donc voilà une des mesures mais d'ailleurs Villeurbanne avait été pionnière y compris par la précédente municipalité de pousser
ce sujet-là Vous n'avez pas l'impression d'être du coup un peu minoritaire entre guillemets et ça m'amène à votre place dans ce nouveau front populaire c'est l'union de la gauche en fait c'est que moi je vois peu de maires qui ne sont pas d'une part en train de faire de la vidéosurveillance d'autre part d'armer leur police municipale parce que soit ils ont la pression soit ils estiment que c'est ce qu'il faut faire derrière il y a la question de votre place et de votre posture est-ce que c'est pas toujours un peu une forme de radicalisation de contestation d'être un peu en marge qui finit soit par agacer par exaspérer ou est-ce que c'est pas dur d'être un peu toujours comme ça à la marge du truc
alors si dans votre mot radicalisation vous y mettez le mot radicalité oui il faut faire attention à ça
d'être assez radical
et dans les propos et dans la positionnement politique mais si on est radical parce qu'on va à la racine des choses et à la racine des problèmes alors je prends le compliment bien volontiers non moi peut-être je sais pas si si je vais le dire comme ça et maintenant en fait aujourd'hui la France Insoumise c'est la locomotive du nouveau Front Populaire dans le temps long si on parle de temps long si on revient à 2005 et du référendum contre le non au traité européen qui fait qu'ensuite Jean-Luc Mélenchon quitte le parti socialiste pour fonder le parti de gauche puis ensuite plus tard après la campagne déjà réussie de 2012 fonde la France Insoumise si on n'a pas toute cette séquence là depuis 15 ans en fait il n'y a pas de nouveau Front Populaire en 2024 et il n'y a peut-être plus de gauche en France il n'y a pas la NUPES avant donc c'est bien parce qu'à un moment il y a une dynamique que j'ai rejoint et que de nombreuses personnes ont rejoint d'avoir une radicalité sur le programme avec le changement de constitution sur le programme économique avec une révolution fiscale qui est en fait juste une modification démocratique de la manière dont on répartit les richesses et puis la question de la transition écologique si on ne fait pas ce travail là entre 2012 et 2022 peut-être qu'il n'y a plus de gauche en France comme à l'italienne et donc aujourd'hui la France Insoumise voilà merci d'avoir été là
merci pour ce qui a été fait mais comment est-ce que vous expliquez du coup l'absence de reconnaissance si j'essaye de vous suivre c'est une locomotive derrière il doit y avoir peut-être un certain nombre de wagons on a l'impression qu'il y a beaucoup de wagons qui se décrochent si j'entends ce que dit place publique si j'entends ce qu'on dit sur les sociodémocrates qui disent qu'il faudrait se séparer d'eux que ce soit sur la métropole comme au niveau national si j'entends Jean-Paul Brett qui dit qu'il s'est sans doute trompé parce qu'il faut plus de social-démocratie si j'entends André Gérin l'ancien maire de Vénitieux qui me dit dans les quartiers LFI alimente le communautarisme etc je me dis mais le nouveau front populaire il ne peut plus fonctionner si tout ça est vrai
alors il faut rappeler que Jean-Paul Brett n'a jamais été à l'intérieur du nouveau front populaire il l'a combattu il s'est opposé à nous donc que les gens qui soient extérieurs au nouveau front populaire le critiquent en fait c'est normal donc voilà non moi ce qu'on peut dire là-dessus c'est que il faut simplement regarder les résultats électoraux aux européennes on a un peu oublié ce résultat parce que deux heures après il y avait la dissolution de l'Assemblée mais aux élections européennes quel est le mouvement politique de gauche qui arrive en tête sur la métropole c'est la France insoumise avec 17% on est en tête dans 9 communes dans 3 arrondissements de Lyon en fait les électeurs choisissent en fait cette radicalité qui vous semble un peu négative et qui du coup au contraire reçoit leur assentiment donc aujourd'hui c'est sur cette dynamique là qu'on souhaite continuer de se déployer on invite les habitants les citoyens à venir consolider le programme consolider les mesures et venir nous aider à faire ce projet de transformation qui est un projet de transformation pour garantir
la cohésion sociale comment est-ce que vous réagissez du coup quand on vous accuse vous pas nommément mais ou Jean-Luc Mélenchon ou LFI effectivement d'agiter les communautés dans les quartiers en se servant du conflit israélo-palestinien ou d'être parfois avec des propos antisémites est-ce que c'est un combat que vous entendez vous essayez d'argumenter ou vous dites ben non c'est n'importe quoi pour jeter l'opprobre sur le mouvement oui je crois qu'il y a quand même un peu ça
il y a un peu le côté où on est probablement au bon endroit de la lutte contre le capital qui fait que on nous tape dessus assez fort et du coup j'invite parfois effectivement aux auditeurs les citoyens en général parfois à prendre un peu de recul sur des fois ces violences médiatiques qui sont à l'encontre de notre parti mais qui on peut l'être aussi à des moments auprès de nos camarades écologistes qui sont en fait des charges médiatiques coordonnées parce qu'on s'attaque à des intérêts voilà moi je le dis comme ça ensuite il faut redire deux mots quand même sur la question du conflit israélo-palestinien vous ne pouvez pas dire qu'on l'utilise ou qu'on viendrait surfer dessus aujourd'hui il y a une situation internationale où il y a un génocide massif au niveau qui est médiatiquement connu de tous et en fait évidemment qu'on en fait un sujet politique parce qu'une des forces du mouvement qui moi fait que je suis fier d'appartir à ce mouvement-là c'est qu'on a aussi une vision géopolitique de l'actualité internationale de comment est-ce que la géopolitique va impacter la politique tant nationale
que locale est-ce que Jean-Luc Mélenchon est toujours l'avenir de la gauche parce que là on va peut-être avoir un gouvernement qui saute peut-être des nouvelles législatives peut-être un jour un nouveau président est-ce que pour vous malgré ce qu'il incarne avec son côté parfois un peu clivant c'est toujours l'avenir de la gauche aujourd'hui je vais redire
ce que j'avais dit à certains de vos collègues c'est que ceux qui pensent qu'on peut faire sans Jean-Luc Mélenchon se trompent quelle que soit sa position dans un futur dispositif nouveau front populaire ou insoumis il aura une place déterminante et voilà je pense
ça suffit comme réponse et par rapport du coup à l'échelon local c'est juste un mot sur 2026 parce que j'ai bien compris que vous étiez à la fois une locomotive que vos résultats électoraux sont importants que vous êtes à la fois dans la majorité mais que quelque part vous jouez votre est-ce que pour les prochaines élections métropolitaines municipales comme on l'entend un peu partout vous allez sans doute revendiquer peut-être plus de place plus de reconnaissance plus de tête de liste et peut-être prendre une place autre alors ça c'est les électeurs
au final qui le décideront mais aujourd'hui notre mouvement en décembre tient son assemblée nationale représentative et nous votons et nous allons discuter un texte stratégique dans lequel évidemment la question des municipales sont évoquées alors on va quand même pas se précipiter parce que moi je ne sais pas vous dire quelle va être la prochaine élection en France est-ce que c'est une élection législative est-ce que c'est même une élection présidentielle ou une élection municipale on prépare tous les scénarios mais du coup sur la question des municipales nous élaborons en fait un texte programmatique des mesures je vais les citer en citant quelques-unes par exemple nous c'est pas de délégation de services publics pas de partenariat public-privé dans nos collectivités voilà ça c'est une des conditions clés pour pouvoir continuer à faire avec nos partenaires aujourd'hui ça va être on l'a parlé tout à l'heure la gratuité pour les moins de 25 ans pour les transports en commun
voilà des mesures et d'un point de vue politique cette fameuse 6ème république que vous appelez de vos voeux elle est toujours d'actualité pour changer pour remettre de l'art proportionnel pour le vote blanc pour tout ce genre de choses vous pensez qu'il faut changer ça aussi pour que ça aille mieux ?
oui alors tout ce qu'on peut faire au niveau local on le fait et c'est évidemment en articulation avec le niveau national la question de la 6ème république passe surtout par un projet de constituante c'est-à-dire d'avoir 18 mois 2 ans de débat au niveau national par une nouvelle assemblée de personnes qui n'auraient jamais été élues dans aucun espace auparavant pour élaborer une nouvelle constitution avec des règles de pouvoir différentes entre le pouvoir exécutif le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire effectivement il y a des mesures par exemple comme le double double mesure de vote obligatoire et reconnaissance du vote blanc ça pour moi ce sont des dispositifs clés qui pourraient refaire venir des gens aux urnes de fait parce qu'on le rendrait obligatoire donc il y aurait une motivation financière comme il y a en Belgique où vous avez des amendes si vous n'allez pas voter mais aussi parce que vous autorisez vous donnez une légitimité à ceux qui veulent voter blanc vous lui donnez un poids et ça je pense que ça peut renouer et faire du lien entre les citoyens
et les institutions alors on aurait plein de sujets à évoquer ensemble puisque le temps passe toujours trop vite dans cette émission peut-être pour prendre un peu de hauteur et parce que c'est comme ça souvent qu'on termine le dimanche c'est un jour normalement où on se repose je sais que quand on est un politique c'est pas simple est-ce que vous avez une activité en particulier un hobby alors vous avez conservé une partie de votre activité professionnelle mais je crois que vous passez aussi du temps à être quelque chose qui est un peu original donc j'en parle vous êtes comédien de théâtre c'est ça et vous faites de la mise en scène et vous jouez régulièrement sur scène et je crois même ce week-end exactement
alors effectivement j'ai toujours pratiqué le théâtre depuis mon adolescence sous différentes formes soit du théâtre d'impro beaucoup à une période et puis là de nouveau depuis 5-6 ans revenir un peu au théâtre classique effectivement cette année j'ai refait une mise en scène qu'on a jouée au mois de juillet dans un festival cet été et donc là on reprend la pièce sur Lyon donc au théâtre l'Assemblée dans le 3ème voilà aujourd'hui samedi à 14h et cette pièce est une pièce qui se déroule en 1938 sous la dictature Salazar c'est un journaliste qui un peu déseillère qui se rend compte progressivement qu'il est censuré et qui vit dans le fascisme un théâtre engagé donc toujours le temps de lire quand même les deux chans en ce moment assez rarement mais je viens de terminer le choix de Sophie le roman de William Styron qui est un roman assez phare que je ne connaissais pas sur la Shoah
avec une question philosophique majeure exactement et puis on se quitte en musique parce que c'est aussi la tradition là encore j'ai l'impression je choisis un titre qui n'est pas innocent ne serait-ce que par son titre c'est quoi R.E.M. ? oui
alors je ne vais pas vous faire la fond de le dire en anglais mais c'est la fin du monde tel qu'on le connait et je me sens bien et bien voilà
en tout cas c'était un plaisir de vous rencontrer puisqu'on ne se connaissait pas merci à vous d'avoir été à notre micro la semaine prochaine je recevrai Chloé Vidal qui est aussi dans l'actualité notamment parce qu'elle s'occupe de tout ce qui est démocratie participative avec la fameuse place Bellecourt merci et à très bientôt pour une nouvelle émission au revoir écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB Plus Lyon Première
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