Jean-Lin Lacapelle (FN) : "Nous aurons beaucoup de triangulaires au second tour des législatives"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteÉludée
Y a-t-il eu un debriefing au sein du Front National pour comprendre la mauvaise perception de la prestation de Marine Le Pen ?
- 1:22RelanceÉludée
Estimez-vous qu'il n'y a rien à redire sur le débat de mercredi soir ?
- 2:17OuverteÉludée
Est-ce qu'elle n'a pas fait une erreur de stratégie en s'adressant surtout à ses partisans ?
- 3:46OuverteRéponse directe
Est-ce que ce n'était pas une erreur de faire allusion à des comptes cachés, finalement des fausses rumeurs ?
- 4:41OuverteRéponse partielle
Comment réagissez-vous à la défection du Ciel après le débat ?
- 6:04RelanceRéponse partielle
Premier groupe d'opposition ? Comment passez-vous de 2 à 300 députés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueFait
« Il y a deux projets qui s'opposent. Un projet absolument clair, celui de Macron, qui est le candidat sortant. »
- 1:33Invité politiqueFait
« Sur les sujets fondamentaux, comme l'immigration par exemple, il y a une candidate qui veut restaurer les frontières immédiatement, qui veut protéger les Français d'une invasion massive des migrants. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Il y en a un qui, en revanche, félicite Angela Merkel en disant que c'est une chance pour la France. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Il y a un candidat qui veut protéger le système de santé des Français, c'est Marine Le Pen. »
- 3:16Invité politiqueFait
« M. Macron, lui, a le soutien de l'UEF. »
- 3:19Invité politiqueFait
« Marine Le Pen veut dissoudre l'UEF. »
- 3:21Invité politiqueFait
« M. Macron estime que les fichiers S ne sont pas un danger pour la sécurité des compatriotes français. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Marine Le Pen estime qu'il faut expulser les fichiers S, notamment étrangers, déchoir de la solidarité et les binationaux, et juger ceux qui sont français pour collaboration avec des organisations ennemies. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Non, aucune crainte. »
- 4:08Invité politiqueFait
« Est-ce qu'Emmanuel Macron n'a pas commis l'erreur en traitant également de parasites Marine Le Pen ? »
- 4:28Invité politiqueFait
« Je crois d'ailleurs, depuis, on s'est aperçu qu'il s'est trompé sur un certain nombre de chiffres. »
- 5:01Invité politiqueFait
« Non, je ne crois pas que ce soit vraiment une défection. »
- 5:19Invité politiqueChiffre
« Le Ciel, c'est 5 personnes en France. »
- 6:49Invité politiqueFait
« nous aurons beaucoup de scénarii avec des triangulaires au second tour »
- 7:59Invité politiqueFait
« Le professionnaliser, ça veut dire notamment renouveler nos cadres, et renouveler nos cadres, c'est-à-dire qu'ils n'excèdent pas un mandat de secrétaire départemental de plus de 5 ans. »
Temps de parole
- Jean-Lin Lacapelle69 %
- Présentateur24 %
- Présentateur 27 %
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Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est Jean-Lin Lacapel, secrétaire national du Front National en charge des fédérations. Bonjour Jean-Lin Lacapel, il y a-t-il eu un debriefing au sein du Front National pour tenter de comprendre pourquoi la prestation de Marine Le Pen a été si mal perçue dans les journaux et au sein même de votre parti également ?
Non parce que, vous savez, nous ne rédisons pas la campagne présidentielle à un événement qui a été le débat. La campagne a commencé pour Marine Le Pen il y a maintenant 16 mois, qu'elle s'est extrêmement bien passée, dans le fond comme dans la forme. Et que, peu importe aujourd'hui ce que les observateurs peuvent exprimer, nous sommes aujourd'hui à quelques heures d'un scrutin majeur pour l'avenir de la France. Et qu'il faut qu'aujourd'hui, les gens bien évidemment aient le sens des responsabilités et sachent pour qui ils vont voter. Il y a deux projets qui s'opposent. Un projet absolument clair, celui de Macron, qui est le candidat sortant.
Car il faut aussi que les gens réalisent bien que voter Emmanuel Macron, c'est voter pour la continuité, c'est voter pour le système, c'est voter pour François Hollande, tout simplement. Et on ne sait pas d'ailleurs comment composera-t-il son gouvernement, il n'y a pas répondu. Il y a le projet de la France, le projet de la protection de la France, du règlement de la France, le projet de la candidate du peuple français, qui est celui de Marine Le Pen.
On comprend bien, Jean-Lin Lacappelle, à vous entendre ce matin, que vous êtes toujours sur ce discours frontal avec Macron. Et effectivement, c'est les derniers jours de campagne aujourd'hui, mais les questions quand même se posent. Vous estimez qu'il n'y a rien à redire sur le débat de mercredi soir, sur la prestation de Marine Le Pen ?
Mais je crois que les Français ont compris qu'il y avait deux projets, deux personnalités qui se posaient. Sur les sujets fondamentaux, comme l'immigration par exemple, il y a une candidate qui veut restaurer les frontières immédiatement, qui veut protéger les Français d'une invasion massive des migrants. Il y en a un qui, en revanche, félicite Angela Merkel en disant que c'est une chance pour la France. Ça, c'est la véritable distinction qu'il y a entre les deux candidats. Il y a un candidat qui veut protéger le système de santé des Français, c'est Marine Le Pen.
Et il y a un candidat en face qui veut démenter le système de sécurité sociale et qui a des intérêts personnels, probablement d'ailleurs dans cet environnement-là. C'est ça la véritable choix qui se propose aux Français.
Je comprends votre souci d'éclairer votre programme et la stratégie. Les questions que je vous pose sont autres. Elle est sur le positionnement aujourd'hui. On a senti qu'il y avait une nouvelle Marine Le Pen qui semblait avoir bien maîtrisé sa campagne depuis le début et puis que tout d'un coup, on l'a faille. Et je voudrais vous interroger là-dessus. Par exemple, est-ce qu'elle n'a pas fait une erreur de stratégie ? Pour vous, l'ancien commercial de grands groupes, la stratégie, c'est important. Est-ce qu'elle n'aurait pas dû s'adresser plus largement aux Français, rassembler les Français ? C'est un débat de second tour. On a le sentiment qu'elle s'est adressée à ses partisans d'abord.
C'est peut-être une erreur de stratégie ? Non, je ne crois pas.
Marine Le Pen l'a dit. Elle est la challenger dans cette élection du second tour. Mais je crois qu'elle est la leader dans les projets, en revanche, qui sont proposés. Cela fait 16 mois que Marine Le Pen est en campagne. Donc, nous n'allons pas nous arrêter à un débat qui a duré une soirée. La campagne a duré 16 mois. Elle a proposé un projet qui s'articule autour de 144 engagements, qui sont absolument clairs sur des sujets majeurs pour la vie de la France, comme les sujets notamment sur l'insécurité et le terrorisme islamique. M. Macron, lui, a le soutien de l'UEF. Marine Le Pen veut dissoudre l'UEF. M.
Macron estime que les fichiers S ne sont pas un danger pour la sécurité des compatriotes français. Marine Le Pen estime qu'il faut expulser les fichiers S, notamment étrangers, déchoir de la solidarité et les binationaux, et juger ceux qui sont français pour collaboration avec des organisations ennemies. La différence des projets, elle est là. Et il y a bien sûr des différences très fortes sur des projets, sur des sujets notamment économiques.
On va parler des sujets. Je vous pose une dernière question, parce que j'y tiens tout de même, sur cette prestation de Marine Le Pen. Est-ce que ce n'était pas une erreur que de faire allusion à un supposé, des comptes cachés qui sont finalement des fausses rumeurs ? Et Emmanuel Macron a déposé plainte. Craignez-vous d'abord de ce dépôt de plainte ? Non, aucune crainte.
Vous savez, est-ce qu'Emmanuel Macron n'a pas commis l'erreur en traitant également de parasites Marine Le Pen ? Donc voilà, nous sommes dans un débat. Il y a des échanges. Marine Le Pen n'a rien affirmé, c'est tout. Elle a évoqué une rumeur qui circulait, que M. Macron démonte...
Elle a relayé une rumeur et ce lui vaut un dépôt de plainte.
Oui, je crois qu'il a été suffisamment fou sur un certain nombre de sujets. Je crois d'ailleurs, depuis, on s'est aperçu qu'il s'est trompé sur un certain nombre de chiffres. Ce soutien à l'UIF qu'il condamnait, a priori, a été démenti ce fait-là. Donc je crois que M. Macron n'a pas été tout à fait blanc dans ses différentes affirmations lors du débat.
Vous êtes le secrétaire national en charge des fédérations et on assiste à une sorte de défection. En ce moment, le premier parti politique à avoir soutenu la campagne du Front National, c'était le Ciel, a décidé de prendre ses distances aux législatives juste après le débat, justement. Et il présentera ses propres candidats. Comment vous réagissez à cette défection ?
Non, je ne crois pas que ce soit vraiment une défection. C'est extrêmement mal formulé. Nous nous sommes séparés du Ciel il y a déjà plusieurs mois pour un certain nombre de points de divergence.
Mais il a fait l'annonce hier.
Oui, il a fait l'annonce hier, mais le Ciel fera tout ce qui...
En expliquant que le débat n'avait pas été à la hauteur.
Oui, le Ciel, c'est 5 personnes en France. Donc si vous voulez, il faut juste reutiliser les choses. Donc ça n'est pas très important. Donc c'est un petit coup de communication. Et il n'aura bien évidemment ni les capacités talentueuses, humaines, ni les capacités financières à présenter les candidats partout. Il y aura, en revanche, puisque vous évoquez cette élection législative qui commencera la campagne dès le lendemain du second tour de l'élection présidentielle, il y aura une force qui sera soit le groupe de rassemblement de l'Marine, qui soutiendra la majorité présidentielle derrière Marine Le Pen.
Et si un autre scénario se proposait, et si Marine Le Pen n'était pas élue au plus de fonction de l'État, nous formerons et nous constituerons le premier groupe d'opposition à l'Assemblée nationale pour pouvoir défendre les différents sujets que je souhaitais développer.
Premier groupe d'opposition ? Comment vous faites pour passer de 2 à 300 pour avoir la majorité, en tout cas ?
Parce que nous avons une candidate aujourd'hui, qui remportera l'élection présidentielle, donc qui aura recueilli 50% des suffrages, ou si elle ne remporte pas cette élection, qui aura remporté suffisamment de suffrages pour pouvoir constituer demain une majorité très forte. Nous aurons des candidats dans 577 circonscriptions, autant d'hommes que de femmes. Ils porteront le projet présidentiel de Marine, celui qui lui aura permis d'accéder à ce second tour, et probablement de gagner dans quelques jours l'élection.
François Barouin, qui mène le camp des Républicains, menace d'exclusion tous ceux qui se rapprocheraient du Front National ou d'En Marche ?
Mais oui, c'est très bien, mais donc ça démontre bien qu'ils ne sont pas du tout clairs, qu'ils ont finalement potentiellement beaucoup de dissidents dans leur rang, et croyez-moi, je crois que nous aurons beaucoup de scénarii avec des triangulaires au second tour, et que ceci, ces projections-là, sont très mal interprétées aujourd'hui par les sondages, et que nous allons, je pense, grâce à cela, pouvoir créer une surprise aussi pour l'élection initiative, et avoir un groupe majoritaire qui sera le groupe majoritaire de l'Assemblée Nationale.
Et quelle sera la stratégie du Front National avec les candidats de Debout la France, le parti de votre éventuel futur Premier ministre ?
Nous sommes en discussion, ces discussions vont se poursuivre la semaine prochaine, et il y aura probablement des candidats communs, dans certaines circonscriptions. Beaucoup de circonscriptions en commun ? Alors, ceci est pour l'instant en discussion, confidentiel, vous le comprendrez aussi dans les échanges que vous pourrez avoir avec eux, mais nous aurons bien sûr des candidats dans l'ensemble des circonscriptions françaises.
Dernière question, vous êtes en charge, donc, Jean-Lin Lacapel, des fédérations du Front National. Votre mission, c'est quoi ? C'est de renouveler, de rajeunir les cadres du parti. Pourquoi ce besoin de renouvellement ? Est-ce qu'il y a un problème de compétence, par exemple, parmi vos cadres, les premiers qui ont été recrutés ?
Non, Marine Le Pen, lors des élections régionales, hissait notre mouvement à la tête des partis politiques français. Elle a estimé qu'il fallait le professionnaliser pour gravir un échelon supplémentaire. Le professionnaliser, ça veut dire notamment renouveler nos cadres, et renouveler nos cadres, c'est-à-dire qu'ils n'excèdent pas un mandat de secrétaire départemental de plus de 5 ans. Nous avons 95 fédérations, nous avons renouvelé 36 secrétaires départementaux parmi ces 95, pas pour des raisons de compétence, pour des raisons tout simplement d'ancienneté, et il est bon aujourd'hui de rajeunir un mouvement avec de jeunes talents. C'est ce que nous avons fait, et nous allons le poursuivre.
Et votre réputation de nettoyeur, vous l'assumez ? Oui, ce sont vos confrères qui l'ont qualifié comme cela. Je ne me sens pas du tout nettoyeur, je me sens plutôt un booster, ou un redélimiseur des fédérations.
Parole de Jean Lain Lacappelle ce matin, secrétaire national du Front National en charge des fédérations. Merci. Merci beaucoup pour votre invitation.
Jean-Lin Lacapelle