Nicolas DUPONT-AIGNAN dans "Les 4 Vérités" DU 21/01/23
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse partielle
Pourquoi vous étiez dans les manifestations alors que c'était surtout des politiques de gauche ?
- 1:43RelanceRéponse directe
Le RN reproche aux syndicats d'avoir contribué à l'élection de Macron en appelant à voter contre Le Pen. Vous, ça ne vous dérange pas de défiler avec la CGT ?
- 2:11OuverteÉludée
Il y a aussi des mesures pour l'emploi des seniors. Qu'en pensez-vous ?
- 2:25RelanceRéponse partielle
Est-ce que le thermomètre empêche d'avoir froid ? Quelles sanctions pour les entreprises qui ne recrutent pas assez de seniors ?
- 3:30OuverteÉludée
Certains retraités sont sensibles au fait que les pensions vont passer à 1200 euros. Vous êtes favorable à cette mesure ?
- 6:09OuverteRéponse directe
Sur les moyens de lutter contre cette réforme, vous proposez un référendum. Pensez-vous que l'opinion publique acceptera un blocage du pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueChiffre
« Il y a un excédent de 3 milliards cette année. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Les gens qui commencent tôt, qui ont des carrières pénibles, qui meurent plus vite, vont cotiser plus que ceux qui sont favorisés. »
- 1:21Invité politiqueFait
« En allongeant à 64 ans, on va avoir des retraites beaucoup plus faibles des futurs retraités. »
- 1:25Invité politiqueFait
« Entre 62 et 64, la plupart seront au RSA. »
- 2:53Invité politiqueChiffre
« Il y a 350 milliards versés chaque année aux retraités. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« On nous dit qu'il va y avoir un déficit de 10 milliards dans 10 ans. »
- 4:30Invité politiqueChiffre
« Il y a 1 milliard d'euros qui sont versés à des retraités déjà morts à l'étranger. »
- 4:38Invité politiqueChiffre
« Il y a 6,5 milliards versés à des retraités qui vivent à l'étranger. »
- 4:48Invité politiqueChiffre
« Sur ces 6,5 milliards, il y a 15% de gens morts. »
- 5:40Invité politiqueChiffre
« Il y a 5 millions de fausses cartes vitales qui coûtent 20 milliards d'euros aux Français. »
- 8:00Invité politiqueFait
« Le boulanger a acheté à 50 euros le mégawatt et on lui dit c'est plafonné à 280. »
- 8:20Invité politiqueFait
« Les opérateurs privés prennent à 46 euros et revendent à nos commerçants à 400, 500. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan58 %
- Présentateur24 %
- ?13 %
- Invité4 %
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Bonjour,
merci d'être avec nous Nicolas Dupont-Aignan ce matin. Et vous, vous étiez avant-hier dans les manifestations avec des partis de gauche, avec les syndicats. Pourquoi l'avez-vous fait alors que, voilà, je le dis, c'était plutôt des hommes politiques de gauche et des femmes politiques de gauche qui étaient dans les cortèges ? Pourquoi vous vous y étiez ?
C
'est vrai que je n
'ai
pas l'habitude d'aller dans les manifestations. C'est la première fois, je crois. Et je l'ai fait parce que, d'abord dans cette manifestation, j'ai été très agréablement surpris. Il y avait des gens de partout, des syndicats chrétiens, des syndicats de policiers, des syndicats de cadres, enfin bref.
C
'était un rassemblement vraiment populaire.
Parce
que l'heure est grave. Parce qu'on ne peut pas accepter tant de mensonges. Et si vous voulez, si je suis descendu dans la rue exceptionnellement, c'est parce que je n'accepte pas qu'on m'entre aux Français sur, d'abord, l'utilité de la réforme.
Il
y
a
un excédent de 3 milliards cette
année. On va
en parler.
3 milliards d'excédents. Il n'y
a
pas besoin de cette réforme aujourd'hui. Et même dans 10 ans, il y aura peut-être un petit déficit qui peut être comblé autrement. Et deuxième point, et c'est pour ça comme gaulliste social que je suis descendu, ce n
'est
pas possible d'accepter ça.
Les
gens qui commencent tôt, qui ont des carrières pénibles, qui meurent plus vite, vont cotiser plus que ceux qui sont favorisés. Et pire, attendez, pire, en allongeant à 64 ans,
on
va avoir des retraites beaucoup plus faibles des futurs retraités. Et entre 62 et 64, la plupart seront au RSA. On va en venir
très précisément au contenu de la réforme, juste sur la forme de la mobilisation. Le Rassemblement National, par exemple, reproche aux syndicats qui battent le pavé d'avoir contribué à l'élection d'Emmanuel Macron en appelant à voter contre Marine Le Pen. Vous, vous ne le faites pas et ça ne vous dérange pas
de
défiler avec la
CGT à Paris.
Les
Français,
ce
n'est pas une question de CGT. Mais c'est une manifestation syndicale.
Et alors, j'ai voulu dire, comme plus d'un million de Français, vous croyez que ce million de Français, il appartient à des syndicats, il ne veut pas d'une réforme injuste. Ou, quand vous êtes au chômage, à 55 ans, quand les entreprises vous disent à partir de 50 ans que vous êtes là en trop, comment vous allez tenir
jusqu'à 64 ans ? Parce qu'il y a aussi des mesures pour
l'emploi des seniors.
Mais ce n'est pas
vrai. D'ailleurs, le
premier...
L'index senior, par exemple... L
'index
senior, c'est quoi ? C'est un indicateur. Ah oui, on va voir un indicateur nous disant qu
'à 58 ans... C'est une bonne ou une mauvaise chose, M. Dupont-Aignan. C'est un thermomètre.
Est-ce que c'est une
bonne...
Mais est-ce que le thermomètre empêche d'avoir froid ? C'est-à-dire ? Qu'est
-ce
que vous préconisez ? Des sanctions si les
entreprises
ne recrutent pas assez de seniors ?
C
'est la question que je vous pose.
La question, c'est qu'on ne peut pas mettre les Français, entre 62 et 64 au RSA, avoir des retraites de misère demain, alors que cela ne se justifie pas. Donc, que faut-il faire vis-à-vis des employeurs ? Comment faut
-il les inciter ? Il
faut les inciter par des baisses de charges. Il faut relocaliser l'emploi, car on prend le problème depuis des années, d'ailleurs, à l'envers. Il y a 350 milliards versés chaque année aux retraités.
D
'accord ? C'est pris sur les cotisations.
On
nous dit qu'il
va
y avoir un déficit de 10 milliards dans 10 ans. Aujourd'hui, il
y a
un excédent. Ce que je dis, c'est qu'il faut faire grossir le gâteau. C'est que si on continue à délocaliser nos usines, on ne pourra pas
payer les retraites. Donc, le
problème de fond, ce n'est pas de mettre les retraités dans la misère. Le problème de fond, c'est de baisser les charges sur les
PME qui
investissent en France, de relocaliser l'emploi, de traiter la cause du problème. Monsieur Dupont
-Aignan,
on voyait dans le reportage diffusé dans le journal de 7h30, Olivier Véran, notamment, le ministre Dussopt aussi allait à la rencontre des Français, des retraités pour essayer de vendre, entre guillemets, cette réforme. Certains, pardon, retraités, sont sensibles au fait que les pensions, dès maintenant, vont passer à 1 200 euros. Brut ou net, c'est encore à discuter. Il n
'y
a rien de bon à prendre dans cette réforme, juste sur cette question. Monsieur
Dupont-Aignan, est-ce que vous êtes favorable, puisque cela plaît de retraité actuel
? Ça date de 2003, la promesse, elle n
'a
jamais été appliquée.
Mais si on l'a plu, très bien, mais attention,
c'est que pour les carrières complètes. Attention, c'est pour une minorité. Donc, on vous tape sur la tête. On va créer des retraités pauvres. Et je le dis, aux retraités d'aujourd'hui, ce sont vos enfants, vos petits-enfants. Et derrière cela, on vous donne un sucre
pour
faire croire qu'on est bien.
D
'une hypocrisie incroyable. Et j
'insiste dessus... Mais quand les intéressés
eux-mêmes sont contents,
vous leur dites que vous avez tort d'être satisfaits.
Mais
on
peut le faire sans faire cette réforme des retraites.
On
aurait dû
le faire. Et je vais vous dire autre
chose. Il y a 1 milliard d'euros
qui
sont versés à des retraités déjà morts
à l'étranger.
Il y a eu des rapports parlementaires, 1 milliard d'euros. Ce milliard
d'euros versés à des retraités, il y a 6,5 milliards
versés à des retraités qui vivent à l'étranger. Et sur ces 6,5 milliards,
il
y a 15% de gens morts. Eh bien, qu'on économise là-dessus et qu'on le donne pour avoir des retraites dignes, oui. Mais ce n
'est
pas pour autant qu'on doit déstabiliser le système des retraites par répartition. Parce que derrière,
je vais vous dire ce qu'il va y avoir. Laissez
-moi vous
poser une question. Non, mais derrière, il va
y avoir quoi ? Des fonds de pension, BlackRock, les amis financiers du président de la République, qui
vont venir pour vous
proposer des retraites complémentaires privées. Il n
'y a
pas de réforme à faire. Ça fait longtemps, vous, que vous vous battez aussi contre la dette, contre les déficits publics. Le système, vous citiez, vous dites à plusieurs reprises depuis le début de cette interview qu'aujourd'hui le système est excédentaire. Mais le Conseil d'orientation des retraites prévoit un déficit à l'horizon 2040. Il n
'y a
pas de réforme à faire sur les retraites.
Sur les retraites, la seule
réforme à faire, c'est d'inciter à produire français, c'est de renforcer la politique familiale. Et puis, faisons des économies. C'est curieux. On nous parle d'un déficit hypothétique dans 10 ans. Mais là, il y a 5 millions de fausses cartes vitales qui coûtent 20 milliards
d'euros aux Français. Rapport parlementaire,
rapport de l'inspection des finances. Qu'est-ce qu'on fait sur les fausses cartes vitales
? 5 millions, c'est un chiffre en tout cas à vérifier. Non, 5 millions. Oui, c'est ce
que vous avez dit. 5. Qu'est-ce qu'on fait là-dessus ? Pourquoi on gaspille tant d'argent
?
Tout de suite, faisons des économies sur les choses importantes, sur les gaspillages, et gardons pour nos retraités une vie digne de travail.
Parce
qu'on dit toujours qu'il faut récompenser le travail. Mais récompensons le travail. Ceux qui
ont
travaillé dur. Sur les moyens de lutter contre cette réforme, vous vous proposez un référendum. Est-ce que vous pensez que l'opinion publique acceptera un éventuel blocage du pays ? Par exemple, la CGT Énergie a déjà procédé à des coupures de courants ciblées. Il peut y avoir une grève des transports
beaucoup plus massives. Est
-ce que c'est un bon moyen ? Justement,
je veux qu'on bloque le gouvernement sans bloquer le pays.
J
'ai proposé un référendum d'initiative partagée. C'est une disposition de la Constitution. 185 signatures de députés et sénateurs.
4 millions de signatures. Déjà une
vingtaine en quelques jours. Déjà 4 millions de signatures ensuite. Et le président de la République serait obligé de consulter les Français. Mais
bloquer le pays, non. Mais
qui bloque le pays si ce
n
'est Emmanuel Macron ?
Qui,
après la crise du Covid, difficile pour les Français, la hausse du prix de
l
'énergie, l'effondrement du pouvoir d'achat, qui bloque le pays en lançant une réforme inutile alors
qu'il y a un excédent ? C'est Emmanuel Macron qui éventuellement bloque les raffineries. Non mais c'est
Emmanuel
Macron
qui jette de l'huile sur le feu alors que notre pays a besoin de se réconcilier. Notre pays a besoin de relocaliser des industries. Notre pays a besoin de reconstruire l'hôpital. Donc il faut réconcilier les Français. Pourquoi cette réforme inutile ?
Pourquoi ? On vous entend sur la réforme des retraites. Il
y a
un autre mouvement que vous soutenez. C'est celui des artisans boulangers qui vont manifester lundi 23 janvier, c'est-à-dire après-demain. Vous y serez, là aussi avec eux.
Vous
n'avez pas l'impression que le gouvernement, et Emmanuel Macron qui en avait parlé lors des voeux notamment à l'Elysée, a pris le problème à bras-le-corps avec, par exemple, je cite juste ce qui a été décidé, le report des paiements d'impôts et de cotisations et surtout le plafonnement imposé aux énergéticiens pour les TPE.
Vous savez à combien il y a de
plafonnement
? Vous
allez nous
le rappeler. Non, mais vous allez le dire.
280 ou 290 euros. Le kilowattheure. Le mégawatt.
Le
mégawatt, pardon. Et quand le boulanger, dans ma ville, le boulanger a acheté à 50 euros le mégawatt.
Et
on lui dit c'est plafonné à 280. Vous savez à combien EDF vend à des opérateurs privés le mégawatt
?
46 euros.
Et les opérateurs privés, bien sûr, les opérateurs
privés, prennent à 46 euros et revendent à nos commerçants à 400, 500 et le gouvernement a plafonné à 280. C'est mieux que rien ? C
'est mieux que rien. Ils
font quand même faillite. Parce que si vous aviez votre facture d'électricité qui a été multipliée par 5, qu'est-ce que vous feriez
?
Voilà la réalité. Donc, moi, je propose une solution parce qu'il ne
faut pas critiquer sur l'appareil de solution. La solution,
c'est très simple, c'est de revenir au prix national de l'électricité, sortir du prix européen. Il y a deux pays qui l'ont fait. Donc,
c
'est possible. L'Espagne et le Portugal.
Mais
qui paye la facture
au bout du poids ? Mais personne ne
paye puisque le coût de production en France, il est à 40 euros le mégawatt. Et qu'on a indexé le prix de l'électricité sur le prix allemand du gaz. Donc, c'est
EDF qui fait
aujourd'hui des bénéfices induits
?
Oui, énorme. Jusqu'à 180. Et après,
c
'est l'État qui le capte. L'État capte le bénéfice et le renvoie avec
le chèque énergie. Ce que je propose, c'est d
'arrêter cette usine à gaz, c'est de revenir au prix de l'électricité produit en France, qui est entre 40 et 80 euros. Ça sera deux fois moins cher.
Et ça
évitera des subventions. Si l'État ne capte
plus cette manne dont vous venez de parler.
Mais comme l'État
n'aura pas besoin de subventionner. Pardon, mais comment fait-il pour compenser l'argent perdu ?
Le
prix de l'électricité baissera. Et donc, l'État n'aura pas besoin de subventionner. On est dans un pays de fou où le prix est artificiellement trop élevé et ensuite l'État subventionne. Revenons à un prix de production.
On a la chance d'avoir une
électricité nucléaire qui produit
à
bas prix. Eh bien, on entend vos solutions ce matin. Merci
beaucoup,
Nicolas Dupont-Aignan,
président de la France,
député.
Et
c'est la suite de Télématin.
Merci
beaucoup à tous les deux. Juste sur ce chiffre d'un milliard d'euros qui serait perdu chaque année à cause des fraudes dont profiteraient les familles de retraité décédées à l'étranger. Ça c'est que la Cour des comptes avait publié un rapport en 2017. Elle estimait à 50 000 le nombre de personnes qui continueraient à toucher la retraite d'un proche décédé à l'étranger pour un montant de 200 millions d'euros. Certains
de nos confrères montent en qu'est
-ce ? Un milliard. Rapport parlementaire.
Les
téléspectateurs
vérifieront. Les téléspectateurs vérifieront. Car c'est toujours curieux.
C'est toujours la même propagande. Il
n
'y
a
aucune propagande.
Il y a des informations. Il y a une vérification
rapide
au prix d'enquête que
nous confirmerons. Je
ne peux pas vous laisser parler de
propagande à
l'antenne. Les téléspectateurs
vérifieront.
Merci beaucoup.
Nicolas Dupont-Aignan