Marine Le Pen de retour sur le terrain - La Story de Louis Amar
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Effectivement, il n'y a personne d'autre. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
On a d'autres sujet à vous soumettre. La Story de L.Amar. - Si vous êtes condamnée à de la prison... - M.Le Pen: On ne peut pas faire campagne dans ces conditions!
Vous pouvez faire campagne sans aller rencontrer vos électeurs dans des meetings? Ce serait une autre manière de m'empêcher d'être candidate. - L.Amar: C'est l'histoire d'un retour médiatique.
M.Le Pen au micro et sur le terrain 15 jours après son procès en appel et 5 mois avant la décision de justice qui lui permettra ou non de se présenter à la présidentielle. M.Le Pen fait presque comme si de rien n'était.
Elle était tout à l'heure au Salon de l'agriculture avec J.Bardella dans une ambiance de campagne. - L.Amar: Pour ses sympathisants, pas de préférence.
Un élément de langage: ils sont quasiment interchangeables. - J.Bardella: Nous travaillons main dans la main.
Nous allons continuer à travailler main dans la main dans les prochains mois. - M.Le Pen: Malgré son jeune âge, il a de l'expérience.
Il a toutes les qualités pour être candidat si je ne peux pas l'être. - L.Amar: Autre sujet sur lequel ils ont été interrogés: les brebis galeuses du RN, candidats ou membres du parti au passé encombrant.
La photo est parlante. On parlait d'un assistant parlementaire dont Mediapart a exhumé des messages racistes. Il a été licencié.
Le problème est réglé. - J.Bardella: Quand quelqu'un rejoint le RN et tient des propos contraires à ce que nous portons, nous le mettons à la porte. - M.Le Pen: Quand un candidat a un comportement contraire aux idées du RN, il est exclu. - L.Amar: M.Le Pen affirme n'avoir jamais eu de liens avec des groupes violents, au contraire de LFI, dit-elle, qui assume sa proximité avec la Jeune Garde antifasciste.
J.-L.Mélenchon l'a redit en conférence de presse réservée aux "nouveaux médias", dans laquelle il a dénoncé "l'officialité médiatique". - J.-L.Mélenchon: Je n'ai pas de problème avec les médias.
On a l'impression de participer à des séances de l'Inquisition. Il s'agit de nous faire regretter, désavouer, d'obtenir "la tête de". On ne nous fait venir que pour nous insulter, nous maltraiter, poser des questions offensantes. - L.Amar: Autre déclaration qui va plus loin.
La candidate LFI à la Mairie de Paris, S.Chikirou, a qualifié certains journalistes de "nazis aux petits pieds". Cette dualité rythme la vie politique depuis 2 semaines.
Le RN en profite pour poursuivre sa dédiabolisation. Il utilise contre LFI un terme qui lui a longtemps collé à la peau. - J.Bardella: Il faut un cordon sanitaire contre LFI. - M.Le Pen: Il faut un front commun, une indignation commune, face à des comportements qui entravent de manière profonde le processus démocratique dans notre pays. - L.Amar: Un cordon sanitaire contre LFI, comme une sorte de front républicain à l'envers.
Le RN aurait-il besoin des insoumis pour ne plus faire peur? J'ai posé la question à M.Le Pen et J.Bardella.
Avez-vous besoin de LFI pour mener campagne? Avez-vous besoin de LFI pour mener campagne? - J.Bardella: Vous n'avez pas des questions à nous poser sur l'agriculture? - M.Le Pen: Ils n'y connaissent rien! - L.Amar: Avez-vous besoin de LFI pour exister dans cette campagne? - J.Bardella: On a déjà répondu 25 fois. - L.Amar: Monsieur Bardella? - J.Bardella: Toujours pas. - L.Amar: Une déclaration qui veut tout dire.
J.Bardella a paraphrasé J.-L.Mélenchon.
La punchline était bien préparée. - J.Bardella: La République, c'est nous.
Le RN est et sera toujours un bouclier pour protéger le pays et les institutions de la République. - L.Amar: B.Guetta, dans votre parti Renaissance... - B.Guetta: Je ne suis pas membre du parti Renaissance. - A.-E.Lemoine: Vous êtes Renew Europe. - L.Amar: Il y a ceux qui renvoient LFI et le RN dos à dos et ceux, comme A.Bergé, qui disent que des candidats RN devraient se retirer aux municipales pour faire barrage aux insoumis.
Vous vous situez où? - B.Guetta: Je ne reprendrai pas les propos d'A.Bergé.
La position est simple. Je suis horrifié comme 99 % des Français par l'assassinat de ce garçon. C'était un assassinat.
Quand on tue un homme à terre, c'est un assassinat, un meurtre, en tout cas. - A.-E.Lemoine: L'assassinat, c'est avec préméditation. - B.Guetta: Vous avez raison, un meurtre.
Mais je n'oublie pas combien de meurtres ou d'assassinats ont été commis par des nervis d'extrême droite. Je ne peux pas l'oublier. Il y a des chiffres.
Je ne peux pas les reprendre, car je n'ai pas pu les vérifier. Ils sont impressionnants. Ils n'ont pas été contestés.
Peut-être à une ou deux unités près. D'un côté, c'est un meurtre. De l'autre, plusieurs dizaines. - L.Amar: Vous ne mettez pas de signe égale entre LFI et le RN? - B.Guetta: Je ne veux ni de l'un ni de l'autre.
Mais les renvoyer dos à dos, non. Ce n'est pas la même chose. Ca ne veut pas dire que l'un soit mieux que l'autre.
L'extrême droite, c'est l'extrême droite. L'extrême gauche, c'est l'extrême gauche.
Marine Le Pen