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interviewBFMTV· 26 juin 2025 30 min

Iran, Gaza, retraites...L'interview d'Éric Zemmour en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

L'invité du jour qui va donc rentrer sur ce plateau, vous pouvez donc laisser votre place au président de Reconquête, Éric Zemmour, qui est en train de s'installer. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans Tout le monde veut savoir. Beaucoup de sujets à aborder avec vous, Éric Zemmour. La question de ce fameux conclave après la conférence de presse du Premier ministre, la situation politique, la menace de censure, ce qui se passe au Rassemblement national. Mais d'abord, je voudrais qu'on parle de la situation internationale.

Éric Zemmour, vous avez dit « Chez nos confrères de France 3, il y a dix jours, ouvrez les guillemets, entre l'Iran et Israël, nous ne réglerons pas la question par d'éternels appels au cessez-le-feu ». J'en déduis que vous êtes aujourd'hui déçu que la guerre se soit arrêtée. Vous auriez souhaité que les bombardements continuent, que le régime tombe ?

0:49
Éric Zemmour

Non, je ne suis pas pour le changement de régime imposé par l'extérieur. C'est une question de principe. Je pense que ce sont les peuples qui doivent décider. Et j'ai toujours été hostile à ça, que ce soit au temps de l'Irak ou des révolutions oranges. D'ailleurs, on les oublie toujours. Enfin, vous voyez, tous les modes de changement de régime venus de l'extérieur, j'y suis absolument hostile. Vous avez dit ma phrase qui était effectivement il y a dix jours avant toute cette intervention et toute cette guerre entre Israël et l'Iran, puis l'intervention américaine. Non, j'écoutais votre plateau précédent, puisque j'étais là.

Et je songeais, vous savez, à une histoire qu'on racontait, ça date du temps de Nixon. La presse était toujours hostile à Nixon. Et un jour, les conseillers lui disent on va trouver une solution, vous allez marcher sur l'eau. Et Nixon dit non, ils diront que je ne sais pas nager. C'est exactement, je pensais à cette histoire quand j'écoutais...

1:49
Présentateur

Vous faites référence aux critiques de l'administration Trump contre les médias qui sortent des rapports préliminaires en expliquant qu'on ne peut pas dire avec certitude que le nucléaire ira...

1:58
Éric Zemmour

Non, je fais référence aux critiques des médias sur Trump et aux réponses de l'Iran. Leur travail, vous savez... Non, mais parce que vous avez des éléments, vous, qui vous permettent de dire que le nucléaire a été détruit ? Écoutez, je ne sais pas si le nucléaire a été détruit. De toute façon, je pense que c'est une guerre sans fin. On va y revenir. Non, mais ça m'amuse de voir que parce que c'est Trump, évidemment, au bout de 24 heures de sidération, où tout le monde est obligé de reconnaître l'efficacité de sa décision, les critiques repartent. Si ça avait été Obama ou un autre président américain, je suis sûr que toutes ces discussions n'auraient pas eu lieu.

Voilà, c'est ça que je voulais dire. Il y aurait eu des critiques aussi ? Non. C'est une question... Il n'aurait pas eu des critiques. On aurait dit que c'est admirable. Mais c'est un... Oui, allez-y. C'est pas grave. C'est pas grave. C'est comme ça. Voilà. Le fonctionnement médiatique est ainsi, que ce soit en France ou aux États-Unis. Je le constate, je l'observe et je l'écoute là sur votre plateau. J'imagine que sur d'autres plateaux, ça doit être la même chose.

2:55
Présentateur

Mais c'est juste... Arrêtons-nous là-dessus un instant. C'est un débat intéressant qui là-dessus dépasse la question de la relation entre Donald Trump et les médias. C'est un président des États-Unis qui s'est fait élire sur une promesse consistant à expliquer qu'il ne... Contrairement à d'autres membres du Parti républicain qui ne souhaitaient pas intervenir à l'extérieur. Il a même dit, quand il a été investi une nouvelle fois, « Vous me jugerez à l'aune des conflits dans lesquels je ne suis pas entré. » Or, il y a cette intervention. Une interrogation stratégique, si j'ose dire, sur l'efficacité de ces frappes, puisque l'on ne sait pas si le nucléaire iranien a été détruit.

Au fond, si Donald Trump, son secrétaire à la Défense, sont aussi zélés à défendre tout cela, c'est parce qu'ils savent qu'ils sont en contradiction avec ce pourquoi ils ont été élus ? Vous posez une très bonne question.

3:35
Éric Zemmour

Et là, je n'ironise pas. Effectivement. D'ailleurs, vous avez remarqué, les jours précédents l'intervention, le camp de Donald Trump était assez divisé entre ce qu'on appelle les magas qui ne voulaient pas d'intervention et les autres qui voulaient une intervention. En fait, vous avez remarqué que Donald Trump était partagé entre la volonté à la fois de ne pas être Bush junior et de rentrer dans une guerre sans fin en Irak et en Afghanistan, mais en même temps, et ça je trouve que les observateurs ne l'ont pas assez remarqué, en même temps, il ne voulait pas être dans la procrastination comme Obama, par exemple, avec la Syrie.

Donc je pense qu'il a trouvé une situation intermédiaire, c'est-à-dire l'intervention, mais très limitée. Vous voyez qu'il n'envoie pas de troupes, il n'envoie... Vous voyez, ce n'est pas les guerres en Irak. Donc pour vous, il a fait exactement ce qu'il fallait faire ? Moi, je pense qu'il a fait exactement ce qu'il fallait faire. Je pense que d'ailleurs, les Israéliens, j'ai entendu encore sur votre plateau, ont dit qu'ils pouvaient tout finir tout seuls. Moi, je veux bien, sauf que c'est Nathaniel lui-même qui a demandé à Donald Trump d'utiliser sa grosse bombe, comme on l'appelle, parce que personne ne l'a.

Et d'ailleurs, vous avez vu qu'au sommet de l'OTAN aujourd'hui, tout le monde était là à vanter son intervention. On avait l'impression de Napoléon à Erfurt avec les princes allemands qui étaient à ses pieds. C'était assez ridicule de la part des dirigeants occidentaux, mais peu importe. Donc vous voyez, moi, je pense que si vous voulez, je pense deux choses. Un, il a bien fait. Personne, puis je dis bien personne, ni Israël, mais aussi les États-Unis, mais aussi les pays européens, mais aussi les pays arabes, comme l'Arabie saoudite ou l'Égypte, mais aussi la Russie, qui ne dit mot, et la Chine, ne veulent d'un Iran avec la bombe atomique. Vous aurez remarqué.

Comme a dit le chancelier allemand, en parlant des Israéliens, mais on pourrait dire ça aussi de Trump, ils ont fait le sale boulot pour tout le monde. Vous remarquez que Poutine ne soutient pas l'Iran, alors que c'est censé être son allié. Vous remarquerez que les pays arabes ont fait le service minimum, parce qu'ils sont très contents.

5:41
Présentateur

Et vous avez vu, Éric Zemmour, vous citiez effectivement le chancelier allemand. Il y avait aussi la réaction, là, pour le coup, de la diplomatie française du président de l'Arabie, qui était nettement moins allant quant au fait de soutenir ces frappes, en expliquant qu'il y avait de l'inquiétude, que se poser la question de leur utilité, il n'y a pas d'unanimité non plus sur la question de ces frappes américaines ?

6:04
Éric Zemmour

Moi, je vais vous dire, je pense que la France, en tout cas d'Emmanuel Macron, a du mal avec une approche réaliste de la situation internationale. Je pense qu'Emmanuel Macron et le Quai d'Orsay, en particulier à propos du Moyen-Orient, sont toujours dans la poursuite de chimères.

6:25
Présentateur

Défendre le droit international, c'est une chimère ?

6:30
Éric Zemmour

Si vous entamez cette discussion, c'est très intéressant aussi, parce qu'on peut dire que le droit international dans cette région, qu'est-ce que c'est ? Au départ, en 1947, l'ONU désigne deux États, un État juif et un État palestinien, et ils divisent en deux la région. Qui accepte ce plan de partage ? Les Israéliens, les futurs Israéliens. Qui refuse les pays arabes qui déclarent la guerre à Israël ? Si Israël avait perdu cette guerre-là, c'en était fini d'Israël, ils étaient tous à la mer. Donc vous voyez le droit international. Le droit international est caduque depuis le début dans cette région. Et depuis, c'est une guerre éternelle.

Donc venir régulièrement dire « Ah bon, on ne respecte pas le droit international », je trouve ça toujours ridicule. Le droit international, il a été rendu obsolète depuis le départ. Et depuis, c'est la guerre éternelle. D'ailleurs, je vais vous dire quelque chose qui va vous paraître un peu pessimiste, mais autant j'approuve cette intervention pour ce qu'elle est, pour les raisons que je vous ai dites, autant je pense que c'est le mythe de Sisyphe, c'est-à-dire qu'il faudra recommencer et que les Iraniens vont essayer de trouver leur ronde.

7:33
Présentateur

Donc vous apportez malgré tout une forme de bémol à l'idée qu'au fond, cette opération aurait réglé à peu près tous les problèmes et permis très durablement à l'Iran d'éviter d'avoir la bombe nucléaire.

7:45
Éric Zemmour

Je pense que dans cette région, Israël est dans une situation de guerre éternelle parce que je considère que les pays arabo-musulmans, musulmans parce qu'évidemment l'Iran n'est pas arabe, mais perse comme tout le monde le sait, n'accepteront jamais un État juif dans la région qui a été autrefois une terre musulmane. Pour eux, dans une espèce de théologie musulmane, les Juifs ne peuvent pas avoir un État, ne peuvent pas avoir une armée et surtout ils ne peuvent pas battre les armées musulmanes puisque Mahomet les a battus il y a 1300 ans. C'est ça la théologie musulmane, il faut comprendre et prendre au sérieux des gens qui prennent la religion au sérieux.

Et donc c'est pour ça que je pense, et d'ailleurs je le dis à mes amis israéliens, qu'ils sont embarqués dans une guerre éternelle. Et donc je pense que cette opération était la bienvenue parce qu'elle retarde l'échéance, vous voyez, elle donne 10 ans, 15 ans de sécurité. Vous savez, je pense que les Israéliens ont compris quelque chose, le 7 octobre, ils n'auront jamais la paix. Donc ils veulent essayer d'avoir au moins la sécurité.

8:50
Présentateur

Et Eric Zemmour, on parlera dans un instant de la situation en Israël et de ce qui se passe à Gaza, mais juste pour revenir, et vous voyez d'ailleurs, vous avez dit, voilà, Trump a fait ce qu'il fallait faire. C'est la ligne qui était inscrite en bas de l'écran puisque vous venez de la prononcer. Et moi je suis toujours assez saisi, vous parliez de ce qui s'est passé au sommet de la haie, où on a vu notamment les SMS publiés par Donald Trump, qui publie les messages que lui envoie le secrétaire général de l'OTAN, Marc Routteux, je veux dire, une forme d'humiliation pour les dirigeants européens.

Et vous, vous êtes toujours, notamment dans la classe politique française, un zélateur de Donald Trump. Est-ce qu'on peut être, comme vous le dites, nationaliste, vous vous revendiquez même du gaullisme, et dire Donald Trump il est formidable alors qu'il passe sa journée à humilier les Européens ?

9:30
Éric Zemmour

Ah ! D'abord je ne suis pas un zélateur de Donald Trump. Vous êtes un soutien de Donald Trump dans la classe politique, oui. Je considère que ce qu'il incarne me correspond et je l'incarne. Vous voyez à l'intérieur sur l'immigration et contre le wokisme, je suis d'accord avec lui, et à l'extérieur sur la remise en cause de la mondialisation et sur les interventions qu'il fait.

9:54
Présentateur

Vous êtes le Donald Trump français ?

9:56
Éric Zemmour

Non, il n'y a pas de Donald Trump français, ne tombez pas dans le folklore. J'ai des positions, vous les connaissez depuis longtemps. Il s'avère que le mouvement qu'incarne Donald Trump correspond en grande partie, pas surtout évidemment, à mes positions. Ou vice-versa, ce n'est pas grave, ça n'a aucune importance. Personne ne copie personne, tout le monde arrive à une situation et prend des positions à partir de cette situation. Mais est-ce qu'on peut, Éric Zemmour, soutenir un président

10:23
Présentateur

qui, dans les décisions qu'il prend, va systématiquement à l'encontre des intérêts européens ? Non, il ne va pas. Il défend les intérêts américains.

10:31
Éric Zemmour

Moi, je suis un patriote français et je défends les intérêts français. Donc, vous pouvez quand même distinguer entre l'analyse globale d'un mouvement idéologique et politique qui est le mien et qui est le sien, qui est le même, et en même temps, voir que lui défend les intérêts des Américains et que moi, je défends les intérêts des Français qui ne sont pas forcément conciliables. Mais ce qui m'amuse, c'est que lorsque c'était Obama ou Biden, les mêmes Européens qui jouent maintenant aux patriotes trouvaient tout ce que faisaient les Américains alors qu'ils nous marchaient dessus de la même façon. Écoutez... Pas les mêmes propos. Attendez.

Je ne crois pas avoir vu un président Barack Obama ou Joe Biden publier un SMS que lui a envoyé le contacteur de l'OTAN. Est-ce que c'est Trump qui a, au dernier moment, retourné les Australiens pour qu'ils n'achètent pas... C'est vrai, c'est Joe Biden. On est d'accord. Est-ce que c'est Trump qui a fait payer des amendes énormes à la BNP au nom de l'extraterritorialité du droit américain qui est absolument scandaleuse et que tout le monde accepte ? Non !

11:32
Présentateur

Donc, Éric Zemmour, la toute puissance américaine, elle est compatible avec votre nationalisme ?

11:38
Éric Zemmour

Mais la toute puissance américaine, mon cher, elle est depuis 1945, voire depuis 1918. Je ne suis pas le premier à avoir remarqué que les États-Unis sont la puissance hégémonique du XXe siècle. Ça fait quand même plus longtemps. Donc, évidemment qu'il faut faire avec. Le général de Gaulle lui-même faisait avec. Et pourtant, il avait des positions qui parfois s'opposaient aux États-Unis.

12:01
Présentateur

Vous pensez que le général de Gaulle aurait soutenu les frappes américaines sur les sites nucléaires iraniennes ?

12:07
Éric Zemmour

Mais je ne suis pas sûr du tout que le général de Gaulle aurait été contre. Le général de Gaulle n'était pas un pacifiste. Le général de Gaulle ne passait pas son temps à dire qu'il fallait décesser le feu.

12:18
Présentateur

Et il aurait soutenu un président qui tweetait sur son réseau social « Make Iran great again ».

12:24
Éric Zemmour

Évidemment qu'entre le style de Donald Trump et le style chateaubrianesque de Général de Gaulle... On est loin des mémoires d'autres tombes, là.

12:35
Présentateur

Ça, c'est malheureusement l'époque, mon cher. Je voudrais, Éric Zemmour, avant qu'on passe sur la politique nationale, dire encore un mot, notamment de ce qui se passe à Gaza, puisqu'on voit bien que désormais, et d'ailleurs l'armée israélienne l'assume, elle va de nouveau se concentrer sur ce qui se passe. Est-ce qu'il faut un cessez-le-feu désormais pour mettre fin aux risques de famine, aux bombardements qui se poursuivent ? Est-ce que, comme responsable politique français, vous soutenez les efforts de la diplomatie, là encore française, pour qu'il y ait un cessez-le-feu à Gaza ?

13:06
Éric Zemmour

Je trouve la diplomatie française, dans cette histoire, ridicule, de bout en bout. Je vous le dis, ridicule. Demander un cessez-le-feu, c'est ridicule ? C'est ridicule. Elle est complètement à côté de la place. Souhaitez que les civils ne meurent pas, c'est ridicule ? Écoutez-moi. Je pense que dans l'histoire, il y a des moments où c'est la guerre qui règle les questions. Et ce n'est pas « Demander un cessez-le-feu retarde les solutions ». C'est comme ça. Vous me regardez avec des grands yeux. Si Churchill n'avait pas fait la guerre à l'Allemagne, on n'aurait pas réglé la question de l'Allemagne hitlérienne. C'est la guerre qui a réglé la question. Là, je peux vous dire...

13:40
Présentateur

Donc vous comprenez les buts de guerre israéliens ? Vous comprenez, alors que le Hamas est quasiment intégralement détruit, que là, on fait face à des populations civiles qui n'ont pas mangé ? Vous comprenez les buts de guerre israéliens ?

13:51
Éric Zemmour

Je vous ai dit que je considère que, un, les Israéliens sont dans une guerre sans fin, et que, deux, ils l'ont compris le 7 octobre, ce qui n'était peut-être pas le cas avant, et désormais, ils ne cherchent plus la paix. Ils veulent simplement s'assurer la sécurité. Encore une fois, ça ne veut pas dire que c'est la paix qui va arriver. La paix n'arrivera pas. Cette histoire de deux États palestiniens et israéliens, ça n'arrivera pas à l'échelle humaine. Alors, c'est quoi la solution ?

14:19
Présentateur

Personne n'en veut. C'est quoi la solution ?

14:21
Éric Zemmour

Mais vous savez, tous les problèmes n'ont pas de solution.

14:23
Présentateur

Vous dites comme Rima Hassan qui faut un État binational ? Un seul État et pas les deux États ?

14:28
Éric Zemmour

Un État binational, ça veut dire la mort des Juifs. C'est simple. Rima Hassan, elle assume. Elle veut tuer les Juifs et détruire Israël et les mettre à la mort.

14:35
Présentateur

Elle ne le dit pas comme ça. Elle ne dit pas « je veux tuer ». Elle dit « je veux un État binational, laïque, qui permettrait de mettre fin ». Non, non, mais... Mais qu'est-ce que ça veut dire quand vous avez... Les mots que vous venez de dire, Zemmour, tuer les Juifs, il faut être un peu sérieux dans les mots qui sont utilisés.

14:47
Éric Zemmour

Qu'est-ce que ça veut dire quand vous avez une démographie évidemment beaucoup plus nombreuse du côté arabo-musulman que du côté juif ? Ça veut dire la mort du peuple juif et la mort du peuple juif en Israël, en tout cas. C'est tout, c'est simple. Elle assume de toute façon. Elle est une militante palestinienne. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi elle est une députée française. Mais ça, c'est les mystères de la nationalité française. Vous avez parfaitement le droit d'être opposée à elle. Elle a été élue sur un scrutin de liste, députée européenne. Je suis d'accord, c'est ce que je vous dis. Mais la France n'a pas l'air de l'intéresser beaucoup. C'est ça que je voulais dire.

15:20
Présentateur

Écoutez, ça c'est... En tout cas, elle n'en parle jamais. Votre regard, Éric Zemmour, je voudrais qu'on parle de la situation nationale et l'actualité la plus brûlante, si j'ose dire, c'est le Premier ministre qui a pris la parole tout à l'heure sur la question des retraites. Il n'y a pas d'accord, dit-il, mais des avancées. Et sans accord, le gouvernement prendra ses responsabilités. Il y aura une démarche législative au mois d'octobre prochain, tout en insistant malgré tout sur des points de convergence, l'équilibre financier à horizon 2030, l'accord entre certains syndicats, la CFDT, la CPME, qu'il n'y aura pas de retour sur les 64 ans. Vous dites quoi ?

Bravo François Bayrou, bravo la démocratie sociale. Sur ces éléments-là, ils ont trouvé des points de convergence ?

15:59
Éric Zemmour

Arrêtons, arrêtons de faire semblant. Là, on est, on parle entre nous et on n'est pas obligé de faire semblant. Ce conclave, c'est uniquement pour conclaver. C'est pas pour être utile. Ça ne sert à rien. Ça ne sert à rien qu'à faire durer le gouvernement de François Bayrou. C'était d'ailleurs le seul objet. Et tout le monde le savait. Les socialistes, comme les autres. Les socialistes avaient simplement besoin de temps pour se détacher un peu de la tutelle encombrante et parfois vindicative de LFI. Tout ça n'est que combine politicienne. Ce n'est que trompe-couillon où les couillons sont contents d'être couillonnés. Parce qu'ils ont des buts politiciens qui leur permettent d'être atteints.

16:39
Présentateur

Mais quand François Bayrou dit des avancées, par exemple, l'âge de la décote qui se déclenche à 66 ans et demi, la question des trimestres cotisés sur quand on est en congé à maternité, ça, pour ceux qui nous regardent ce soir et qui attendent des améliorations concrètes, c'est pas seulement un trompe-couillon, comme vous utilisez l'expression.

16:55
Éric Zemmour

Je voulais parler de la classe politique et je voulais parler des socialistes et de la classe politique. Maintenant, s'il y a des choses qui peuvent permettre d'améliorer la situation des uns et des autres, c'est très bien. Mais comprenez bien que la vraie question, c'est est-ce qu'on remet en question l'âge de la retraite à 64 ans ? Vous voyez bien qu'il n'en a jamais été question. C'est pour ça que je vous parle de trompe-couillon.

Et il y avait des gens qui étaient irresponsables dans cette histoire, qui est LFI et le Rassemblement National, qui réclament le retour à 62, voire 60 ans, alors qu'ils savent très bien que c'est infinançable, que déjà avec 64 ans, on ne pourra pas tenir longtemps. Parce que vous savez très bien que, vu la courbe démographique et le fait qu'il y ait de moins en moins de cotisants pour de plus en plus de retraités, on ne peut pas financer le système par répartition. Donc il y a deux solutions qui sont d'ailleurs concomitantes. Ce que je dis depuis des années, c'est un, retarder l'âge de la retraite dans le cadre du système de répartition.

Les autres pays européens sont à 65, à 66, à 67, voire 70. Et par ailleurs, et par ailleurs... Vous vous défendez quoi ? Attendez, je voulais que je vous le dis. Et par ailleurs, mettre de plus en plus d'un système de capitalisation dans la répartition, c'est compliqué. Techniquement, c'est compliqué à faire. On le sait. Parce que ça met du temps, ça coûte cher dans un premier temps. Voilà. Donc c'est compliqué, mais il faut l'engager. Parce que le système de capitalisation, évidemment, c'est l'avenir. Et d'ailleurs, dans des pays qui l'utilisent, comme la Suisse, ça marche très très bien. Donc voilà le système.

Il faut petit à petit garder un âge de la retraite qu'il faudra adapter à la fois à la durée de vie et à l'espérance de vie qui est de plus en plus longue. Parce que quand on était à la retraite à 60 ans, en 81, l'espérance de vie, Benjamin Duhamel était à 65 ans. Bon. Aujourd'hui, elle a 80 ans. Alors, moi, je veux bien qu'il faut améliorer les systèmes de soins pour améliorer l'âge de l'espérance de vie en bonne santé. Mais on ne peut pas tenir avec un système de retraite avec une espérance de vie à 80 ans.

19:04
Présentateur

Mais vous avez remarqué, parce que vous vous dites que la France insoumise et le Rassemblement national sont irresponsables. Vous avez remarqué que le Rassemblement national dit « Non, là, on ne va pas censurer cette fois. Le moment de vérité, ce sera le budget. » Donc c'est quoi ? Ils vont sur vos thèses ? Ils finissent par se convertir aux hémourismes sur la question économique des retraites ?

19:20
Éric Zemmour

Non, je n'aurais pas cette prétention. J'avoue que je ne comprends plus rien aux lignes rouges du Rassemblement national. Un coup, c'est les retraites. Vous l'avez dit vous-même. Alors maintenant, si j'ai bien compris, c'est l'énergie, qui est un sujet très important d'ailleurs. Et là, je suis tout à fait pour le moratoire sur les énergies renouvelables, les éoliennes, etc. Et l'insistance sur le nucléaire. Mais je vous avoue, je ne comprends rien. Je comprends les arrières-pensées politiciennes. Je comprends bien que Marine Le Pen n'a pas envie qu'il y ait une dissolution alors qu'elle ne pourrait pas être candidate et revenir à l'Assemblée. Je comprends bien tout cela.

Mais j'avoue que sur le fond, je ne comprends pas grand-chose. Donc écoutez, ils font ce qu'ils veulent. Moi, ce que je sais, c'est qu'on voit bien que François Bayrou, si vous voulez, c'est vraiment la formule d'Edgar Ford. L'immobilisme est en marche et rien ne l'arrêtera. Mais si vous étiez parlementaire, vous voteriez la censure ou pas ? Vous voyez, j'allais vous dire. Je précède vos questions. Je pense qu'effectivement, il faut dire, il faut poser des conditions claires, nettes et dire voilà, il y a ceci, ceci, cela. Si vous ne le faites pas avant l'été, moi, je censure. Je vous donne des exemples.

Un, il faudrait résilier l'accord de traité de 68 avec l'Algérie qui favorise l'entrée des... Comme le demande Édouard Philippe, Gabriel Attal. Comme le demande, mais qu'ils ne le font pas. Alors que vous savez qu'ils n'ont pas besoin, contrairement à ce qu'ils disent, du président de la République. Le gouvernement peut le faire avec une majorité à l'Assemblée. C'est le principe même de ce traité. Sachant qu'un certain nombre de spécialistes regardent aussi les effets limités qu'aurait le fait de battre en brèche cet accord. Il n'y a pas que ça. Je n'ai pas fini. Je vous donne des exemples précis. M.

Retailleau, en tant que ministre de l'Intérieur, pourrait donner comme instruction à ses préfets de ne plus faire une seule naturalisation. Donc, il pourrait. Mme Borne, le système éducatif...

21:15
Présentateur

Mais ça, c'est pas un dénommage. Si vous étiez au pouvoir, oui. Il s'avère que vous n'avez pas gagné les élections. Et que donc, personne n'a gagné un projet qui consiste à dire qu'on ne fait aucune naturalisation.

21:22
Éric Zemmour

Mais M. Retailleau prétend combattre l'immigration. M. Retailleau, d'ailleurs, séduit beaucoup d'électeurs à droite avec un discours très dur sur l'immigration. Mais que fait-il en concrètement ? Rien. Rien du tout. Là, il pourrait le faire. C'est quelque chose de concret. Pareil à l'école. Je veux dire, on voit bien que l'école s'effondre. C'est le moment où, si vous voulez, les jeunes passent le bac. On sait bien qu'aujourd'hui, il faut avoir tué son père et sa mère pour ne pas avoir le bac. Que le niveau est nullissime. Que 80% des gens qui passent le bac aujourd'hui ne l'auraient pas eu il y a 30 ans. Tout le monde le sait. Tous les spécialistes le savent.

Et qu'on leur donne comme ça à profusion. Et Mme Borne, qu'est-ce qui l'intéresse ? C'est de faire un concours à parité pour rentrer à Polytechnique et dans les concours scientifiques. L'un n'empêche pas l'autre. Ah non, attends, tout empêche l'autre. Non, ça va améliorer le niveau, ça ? Non, parce que si elles n'ont pas le concours, c'est qu'elles sont moins bonnes. Et est-ce que, Benjamin Duhamel, est-ce qu'elle demande des concours à parité dans la magistrature, où il y a plus de femmes qui sont reçues, ou dans les écoles de journalisme, où il y a plus de femmes ? Vous voyez, non. Il faut la méritocratie et l'exigence du niveau.

Je constate qu'ils ne le font pas, et que c'est une catastrophe.

22:44
Présentateur

Éric Zemmour, je voudrais qu'on parle du Rassemblement national, de Marine Le Pen, de Jordan Bardella. Marine Le Pen qui, dans un entretien à Valeurs Actuelles, dit avoir demandé à Jordan Bardella de se préparer à l'éventualité d'être candidat en 2027, si son inéligibilité était confirmée. Vous aviez répété, vous, sur cette antenne, souvent pendant cette campagne présidentielle de 2022, vous étiez candidat, Marine Le Pen ne peut pas gagner, et tout le monde le sait. Est-ce que vous dites pareil de Jordan Bardella s'il était candidat ?

23:10
Éric Zemmour

Écoutez, en tout cas, ce que je peux dire, je ne veux pas prophétiser, mais ce que je peux dire, c'est qu'il n'a pas gagné les législatives. Et que c'est en partie de son fait. Et qu'on a vu, pendant cette campagne des législatives, puisqu'il était candidat au poste de Premier ministre, ses limites et ses carences, pendant cette campagne. On a vu qu'il n'était manifestement pas prêt à être Premier ministre. Je ne sais pas s'il sera prêt à être président de la République.

23:37
Présentateur

Vous pensez qu'il n'est pas prêt, trop jeune ? Entre autres. On ne peut pas être président de la République à 31 ans ?

23:42
Éric Zemmour

Vous savez, la dernière fois qu'un homme de 30 ans a dirigé la France, il s'appelait Napoléon Bonaparte. C'est-à-dire que c'était un génie qui avait tout lu, et qui avait sauvé la France dix fois avant de prendre le pouvoir en Italie, etc. Ce n'est pas, je crois, offenser Jordan Bardella que de dire qu'il n'est pas de ce calibre-là. Mais c'est étonnant, parce que vous avez des mots sévères contre lui. Non, ce n'est pas sévère, c'est très lucide, au contraire. C'est un garçon talentueux, à son âge c'est absolument formidable.

24:13
Présentateur

Et vous êtes plutôt idéologiquement plus proche que lui, puisque je vous ai entendu notamment, quand Marine Le Pen était chez nos amis et confrères des grandes gueules sur RMC, dénoncer les propos qu'avait tenus Marine Le Pen sur la question de l'immigration, sur la question du voile de l'islam. Vous êtes plus proche de Jordan Bardella, qu'on dit sur une ligne identitaire, que Marine Le Pen ?

24:34
Éric Zemmour

Je vais vous dire, je ne sais pas ce que pense Jordan Bardella. Je vois ce qu'il peut dire dans des soucis tactiques, ceci, cela, pour élargir le champ d'action du Rassemblement National. Mais Jordan Bardella est aux ordres de Marine Le Pen. C'est Marine Le Pen qui commande, il n'y a pas d'autonomie à ce niveau-là. C'est Marine Le Pen qui dirige et Jordan Bardella qui applique. Maintenant, mon désaccord avec Marine Le Pen, il est profond. Il est, je l'ai encore vu, je crois que c'était chez vous, au Grande Gueule, dire que, de nouveau, ce qu'elle avait déjà dit d'ailleurs, que l'islam était compatible avec la République, qu'elle distinguait entre l'islam et l'islamisme.

Et ce n'est pas la même chose, l'islam et l'islamisme, Éric Zemmour ? C'est exactement la même chose, d'ailleurs.

25:17
Présentateur

C'est une religion et l'islamisme est un dévoiement politique d'une religion qui est utilisée comme étant un projet de société. Dire à ceux qui nous regardent ce soir, Éric Zemmour, on a déjà eu cet échange des tonnes de fois, et donc on peut le réavoir une nouvelle fois, et à chaque fois, je suis obligé de préciser les choses. Pour ceux qui sont de confession musulmane ce soir, et à qui on dit, en fait, la religion que vous pratiquez au quotidien, l'islamisme, c'est la même chose, c'est offensant pour ceux qui nous regardent.

25:39
Éric Zemmour

Non, ce n'est pas du tout offensant. Alors, je vais vous dire, je vais vous dire quelque chose. L'islam et l'islamisme... Pardonnez-moi, pardonnez-moi ! Non, non, c'est moi qui réponds.

25:48
Présentateur

Pour un chrétien, quelqu'un qui, à sa foi chrétienne, on ne l'assimile pas à des massacres qui peuvent être commis au nom d'une vision dévoyée, et d'une sorte de pureté...

25:59
Éric Zemmour

D'abord, l'islamisme, ce n'est pas des massacres. Ce n'est pas seulement des gens qui massacrent. Vous voulez dire par là-haut ? Et Marine Le Pen, puisque vous êtes d'accord avec Marine Le Pen. Je ne suis pas d'accord avec Marine Le Pen. Si, si, vous êtes d'accord. Mais ce n'est pas grave, vous avez le droit. Toute la classe politique est d'accord avec Marine Le Pen. Monsieur Retailleau est d'accord. C'est bien la première fois qu'on me dit ça, mais c'est intéressant. Évidemment, j'essaie juste de mettre un peu de contradictions dans l'exercice de l'interview. Mais ce n'est pas grave, vous avez le droit. Mais j'ai le droit de répondre. Vous avez le droit.

Donc, d'abord, islam et islamisme sont deux noms synonymes. Ils sont créés pour cela, premièrement. Et la sémantique n'est pas négligeable. Deuxièmement, on ne fait de différence que depuis, justement, 79. On a parlé de l'Iran tout à l'heure. C'est justement après la révolution iranienne. Troisièmement, et vous avez très bien dit, vous avez dit les chrétiens. Vous croyez, comme Marine Le Pen, comme Monsieur Retailleau, comme d'autres, que, selon la belle formule de Rémi Braque, qui est un grand spécialiste de l'islam, l'islam est le christianisme des Arabes. C'est faux. L'islam n'a jamais fait la différence entre le spirituel et le temporel, entre le religieux et le politique.

Donc, la religion musulmane est par essence politique. C'est les comme ça.

27:06
Présentateur

Et les musulmans le savent. Et là encore, Éric Zemmour, sur les plus de 5 millions de français musulmans. Non, non, non, arrêtez. Mais non, mais pardon, Éric Zemmour, arrêtez. L'ARCOM va vous féliciter. Mais vous connaissez votre antenne. Maintenant, vous allez me laisser parler. C'est pas une question d'ARCOM, Éric Zemmour. C'est une question de contradiction dans l'interview. Et de ceux qui sont de confession musulmane qui nous regardent ce soir.

27:22
Éric Zemmour

Ça y est, l'ARCOM est contente de vous. Maintenant, vous allez me laisser parler. Mais c'est pas l'ARCOM. Arrêtez. Si, si, c'est l'ARCOM. Madame Le Pen dit, il faut interdire le voile. Vous êtes d'accord ? Et en même temps, elle dit, la religion musulmane, il n'y a aucun problème. Sauf que le voile est prévu par la religion musulmane. Et c'est une contradiction du programme de Marine Le Pen. Et oui, mais pourquoi ? Pourquoi c'est une contradiction ? Parce qu'elle ne comprend pas ce qu'est l'islam, comme vous. Parce que vous ne savez pas que l'islam, c'est l'islamisme. Et c'est incompatible avec la République française. Parce que la République française, c'est liberté, égalité, fraternité.

Or, l'islam, c'est soumission, inégalité, hommes et femmes, infidèles et musulmans. Et fraternité uniquement avec les musulmans. Et je finis. Moi, je distingue... Parce que j'ai encore une question à vous poser. Parce que c'est important, vous avez dit les musulmans qui regardent. Alors, moi, je vais leur parler aussi. Moi, je distingue entre l'islam et les musulmans. C'est-à-dire que je dis aux musulmans, je connais votre religion, comme vous la connaissez. Et vous savez que c'est la même chose, l'islam et l'islamisme. Sauf que, je vous demande de ne pas pratiquer l'islam, comme on l'a pratiqué dans les pays musulmans depuis mille ans.

C'est-à-dire, la religion, c'est à la maison et pas dans l'espace public. Et deux, donc pas de voile dans l'espace public, entre autres. Et deuxièmement, les français qui ne sont pas musulmans sont vos frères. C'est très important. Et vous voyez, une dernière chose. L'apostasie, vous savez ce que c'est ? C'est le changement de religion. Les musulmans n'ont pas le droit de changer de religion sous peine de mort. Est-ce que vous considérez, Benjamin Duhamel, et je poserai la question à Marine Le Pen si elle était là, que c'est compatible avec la République ? Est-ce que c'est l'islamisme ?

29:09
Présentateur

Est-ce que vous pensez que les musulmans et les musulmanes de France défendent l'idée d'un crime d'apostasie ? Que les plus de 5 millions de français musulmans et de français musulmanes défendent le fait que l'apostasie soit condamnée comme un crime ?

29:22
Éric Zemmour

C'est écrit dans le Coran, donc c'est accepté par tous les musulmans. Et Benjamin Duhamel, faites votre boulot de journaliste. Demandez aux journalistes de BFM d'aller enquêter auprès des gens qui se convertissent au christianisme alors qu'ils sont musulmans. Et vous verrez leur sort. Faites votre boulot.

29:37
Présentateur

Mais je crois que je fais mon boulot, Éric Zemmour. Et j'aurais aimé encore vous poser une ou deux questions, mais je vous réinviterai. Et en tout cas, il n'y a pas sur ce plateau ni de contradiction qui est faite pour l'ARCOM ni de maîtrise. Il y a un échange. Mais oui, je vous ai répondu. Et je réponds. Merci, Éric Zemmour. Et alors je tiens à vous dire une dernière chose. Et c'est terminé. On n'a plus le temps, on doit lancer la pluie.

29:54
Éric Zemmour

C'est vraiment important. En quelques secondes. En une seconde. Un chiffre. 64% des Français, dont 88% des électeurs du Rassemblement National et 90% des électeurs de LR, pensent comme moi que l'islam n'est pas compatible avec l'ARCOM. Merci, Éric Zemmour d'être venu nous voir dans Tout le monde veut le savoir.

Iran, Gaza, retraites...L'interview d'Éric Zemmour en intégralité — Éric Zemmour · Pourquijevote