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interviewC dans l'air· 1 août 2025 9 min

Le gouvernement Bayrou sous pression

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est une des critiques adressées au président Macron. "Il ne nous comprend pas. Il ne nous écoute pas." Cette critique vient de très loin, du référendum du 29 mai, où la parole des Français n'a pas été respectée...

La réforme des retraites a été rejetée par deux tiers des Français et trois quarts des actifs. La loi Duplomb, s'il n'y a pas la moindre révision, ça va encore enraciner ce sentiment de distance entre eux et nous, le peuple et les élites. - A.de Tarlé: Le gouvernement aura 3 semaines pour souffler et il en aura besoin, tant les dossiers chauds s'accumulent.

Budget 2026, loi Duplomb, les mobilisations sociales...

Ca promet une rentrée explosive pour F.Bayrou. - Socialistes, Ecologistes et insoumis...

Les députés de gauche unis contre la loi Duplomb. Ils étaient entendus cette semaine par le Conseil constitutionnel après avoir déposé un recours contre le texte. C'est de faciliter l'installation des firmes agro-industrielles Aux dépens des agriculteurs et agricultrices de ce pays.

C'est donner la main demain à un modèle moins-disant à l'international, tenu par l'agrobusiness. - A.Rousseau: Nous continuons à dire qu'on veut un débat à l'Assemblée sur ce sujet pour que les masques tombent. - Les sages rendront leur avis le 7 août, alors que la pétition contre la loi Duplomb enchaîne les records.

Un débat relancé dans tout le pays, sauf pour le gouvernement, qui ne veut rien entendre. - A.Genevard: Il y aura un débat si la conférence des présidents de l'Assemblée nationale en décide. - Les agriculteurs, pour beaucoup favorables au texte, maintiennent la pression avec des actions coups de poing, comme ici, à Toulouse.

La Coordination rurale déverse déchets et fumiers sur le local du parti écologiste. - Si on arrête ce produit, la production de noisettes en France, c'est terminé. Ce sera produit dans des conditions dégueulasses à l'étranger. - On fait 70 heures par semaine et on en est toujours là.

C'est la provocation de trop. - Un dossier de plus à gérer pour le gouvernement, qui s'attend aussi à une forte contestation après la présentation du budget. Les appels au blocage total du pays se multiplient sur les réseaux sociaux, avec en ligne de mire, le 10 septembre.

Un appel qui, à l'image de la protestation des "gilets jaunes", est relayé par les oppositions. - F.Ruffin: Au coeur de l'été, on a 2 sujets qui agitent le pays.

Les jours fériés...

Comment un chef de l'Etat peut imaginer désacraliser le 8-Mai, le jour où on a écrasé la barbarie nazie? - Vous appelez à la mobilisation? - Oui. - Ce budget est un budget de punition.

Il y a le coût de l'immigration... - Protestation aussi au coeur même du gouvernement.

B.Retailleau continue d'afficher ouvertement ses désaccords avec la ligne présidentielle et va même plus loin dans une interview à "Valeurs actuelles". ... - B.Retailleau: On fait partie d'un gouvernement où il y a plusieurs sensibilités.

C'est ça ou le chaos. Il faut que ces différences puissent s'exprimer. - Un coup de canif de l'intérieur qui ne plaît pas à ses collègues du gouvernement, comme E.Borne. ...

Recadrage aussi du Premier ministre. - F.Bayrou: Je travaille aussi à cette cohésion en tenant compte des sensibilités différentes.

Les différences de sensibilité sont bienvenues, le pluralisme aussi, mais il ne faut pas que ces sensibilités prennent la forme de divergences. - Pas sûr que les ministres partent en vacances l'esprit tranquille aujourd'hui, alors que la rentrée s'annonce agitée et que plane la menace d'une censure. - A.de Tarlé: V.Gas, question.

Autant les scientifiques sont partagés...

Cette déclaration de l'Ordre des médecins dit ceci. - V.Gas: Ca va être compliqué pour le gouvernement et pour E.Macron, dont on attend qu'il dise quelque chose après l'avis du Conseil constitutionnel la semaine prochaine.

Il dira si des choses sont censurées dans cette loi, et qui ne seraient pas constitutionnelles. Ca va être difficile de ne pas prendre en compte d'une manière ou d'une autre ça, cette expression des Français, et le fait qu'ils sont soutenus par des médecins, qu'ils ont raison et qu'il faut protéger la santé des Français. Comment le président va-t-il le faire?

On parlait de la nécessité de l'écoute, du fait que les Français ne se sentaient plus écoutés. Dans les Français, il y a aussi les agriculteurs. Ils se plaignent depuis des années.

Ils ont demandé au gouvernement de les écouter et de leur donner les moyens de travailler dans de meilleures conditions. Cette loi Duplomb répond à une forte attente des agriculteurs, qui pourraient se remobiliser. Il y a une injonction contradictoire pour le gouvernement et le président de la République.

C'est une vraie difficulté. On aura les premières indications sur la réaction d'E.Macron.

F.Bayrou va regarder ça aussi. C'est la décision du président qui doit promulguer ou pas la loi après l'avis du Conseil constitutionnel, dire qu'il y a une 2e délibération...

Ca va être compliqué pour le président de faire abstraction d'un camp ou de l'autre. - A.de Tarlé: Ca ne peut pas provoquer un casus belli au sein de ce gouvernement?

A.Pannier-Runacher dit que ces reculs écologiques lui sont de plus en plus insupportables. - L.Alemagna: Pour l'instant, elle reste au gouvernement.

On a connu d'autres ministres, sous d'autres gouvernements, qui sont partis quand ils n'étaient pas d'accord ou qui étaient mis à la porte. - A.de Tarlé: Mais il y a des macronistes contre cette loi Duplomb. - L.Alemagna: C'est une minorité.

Il y a un parti présidentiel dirigé par G.Attal, qui n'est pas forcément sur la même ligne qu'E.Macron à chaque fois...

Pour l'instant, le parti se réfugie derrière l'avis des sachants. Ils ont dû se demander ce qu'ils allaient faire de la loi Duplomb et de ces mobilisations. Pour l'instant, A.Pannier-Runacher et G.Attal ont dit qu'il fallait renvoyer le sujet vers l'Agence de sécurité sanitaire, l'Anses, et consulter pour savoir s'il y avait un risque pour la santé ou pas.

C'est un coup politique assez facile. Un avis de l'Anses, ça met entre un an et un an et demi à arriver. L'Anses pourrait être interrogée très rapidement, avoir un avis sous quelques mois, mais ça permettrait de diluer le sujet, d'arriver à la séquence budgétaire et de ne plus parler de la loi Duplomb d'ici quelques mois. - L.Fritel: A.Pannier-Runacher n'est pas non plus complètement hostile à cette loi.

Elle expliquait sur France Inter l'autre jour que le problème dans la situation était vraiment... - A.de Tarlé: De part et d'autre, on caricature les positions. - L.Fritel: Oui.

Sur une chose en particulier: ce pesticide va être introduit dans des situations très particulières,

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