L'intégralité de l'interview de Nicolas Sarkozy sur BFMTV
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il est presque 10h nous accueillons Nicolas Sarkozy invité exceptionnelle de BFM TV bonjour Nicolas Sarkozy bonjour merci de m'avoir invité deuxième tome de vos mémoires qui racontent plus précisément même si ça va bien au-delà bien sûr les années 2009 2010 2011 de votre quinquennat de votre présence là à l'Elysée beaucoup de questions à vous poser beaucoup d'épisodes à revoir ensemble beaucoup de d'images également à revisiter avant cela le Maroc si vous le voulez bien qu'avez-vous ressenti en apprenant la catastrophe qui a frappé ce pays vous savez comme beaucoup de Français j'aime le Maroc pour une raison que j'ignore je peux pas lire Camus sans me dire que j'aurais aimé naître en Afrique du Nord vous savez descriptions de Camus qui montent dans alors c'est l'Algérie c'est pas le Maroc mais enfin disons que c'est la même région et qui monte dans le bus et qui va vers les plages parce que les plages à Alger sont en dehors d'Alger j'aime ce soleil j'aime cette lumière j'aime cette civilisation et immédiatement au Maroc je me suis senti chez moi je peux pas vous expliquer pourquoi c'est c'est un pays que j'aime j'aime la noblesse l'élégance des Marocains leur chaleur leur accueille quelle que soit leur niveau social j'ai bien connu je connais bien je crois le roi du Maroc Sa Majesté vous lui rendez hommage dans votre livre d'ailleurs parce que c'est un grand dirigeant c'est un très grand dirigeant il faut comprendre que le Maroc a du phosphate n'a pas de pétrole le Maroc c'est un grand allié de la France et cette catastrophe épouvantable a touché bien au-delà de la communauté franco-marocaine c'est si proche de nous ils sont si proches de nous et puis Marrakech à 70 km de Marrakech un tremblement de terre niveau 7 c'est bouleversant et c'est beau de voir les Français bouleversés par cela dans votre livre vous écrivez la France doit chérir cette relation privilégiée avec ce pays elle doit la préserver car elle ne va pas de soi les Marocains sont parfois sensibles jusqu'à la susceptibilité et vous écrivez aussi le président Macron n'a pas toujours su trouver les mots ou les gestes que les Marocains attendaient sont tropisme algérien lui procurera bien des déceptions est-ce que c'est la raison pour laquelle la France n'a pas reçu officiellement de feu vert pour envoyer des équipes humanitaires je me permettrai pas de dire ça je ne connais pas le détail des relations aujourd'hui ce que je veux dire par là la France est un pays qui a eu un empire qui a eu une histoire coloniale il y a quand même pas beaucoup de pays le Maroc était un protectorat qui nous nous en veulent pas aujourd'hui de cette histoire commune le Maroc est de ceci est un grand pays que j'ai visité très souvent il se trouve que les dirigeants algériens depuis les années 60 c'est-à-dire depuis la fin de la guerre d'Algérie ont besoin de désigner systématiquement un ennemi en l'occurrence la France qui sans doute a fait des erreurs je suis pas en train de dire que tout était parfait mais pour faire oublier les faiblesses du développement d'un pays qui regorge de pétrole et de gaz donc pour moi le vraiment la relation franco-marocaine elle a toujours été essentielle d'ailleurs le président Bouteflika on avait amicalement voulu parce que j'avais fait ma visite d'État comme président de la République au Maroc avant d'Algérie Bouteflika écoute je préfère aller dans un pays où nous accueille magnifiquement célébrant l'amitié et la proximité de la culture franco-marocaine plutôt que dans un pays où sur trois jours de visite je passe deux jours à me faire attraper alors que j'étais à peine née au moment où finissait la guerre d'Algérie alors le livre maintenant si vous le voulez bien le temps des combats au fond pourquoi écrivez-vous ce lit dans quel but est-ce que c'est pour témoigner bien sûr écrire l'histoire certains diront réécrire expliquer et puis je le dis avec le sourire est-ce qu'au fond c'est pas un peu aussi pour qu'on ne vous oublie pas oui le petit garçon qui qui veut pas être oublié dans le fond je pourrais vous retourner la question je sais pas pourquoi écrivez-vous vous-même d'un auteur vous savez la sincérité d'un homme n'est pas dans ce qu'il dit la sincérité d'un homme et dans ce qu'il fait peu importe pourquoi je l'ai fait je l'ai fait j'écris du premier mot jusqu'au dernier moi-même Hobbit même pas à l'ordinateur donc j'ai voulu partager avec les Français des événements qui m'appartiennent pas plus qu'à eux j'ai voulu montrer que la politique c'était chaud et j'ai toujours voulu aimer des Français j'ai toujours voulu partager donc c'est une façon de garder le lien avec les Français aussi ce livre mais ce lien mais vous savez la politique ça a été 40 ans de ma vie mais ce que je voulais dire c'est qu'il a fallu aussi après l'Élysée et après évidemment aussi l'aventure de la primaire en 2016 inventer une nouvelle forme de vie publique parce que ce n'est plus la même existence publique pour vous bon franchement moi j'arrive à tourner la page j'ai adoré être ministre de l'Intérieur si vous saviez comme j'ai été heureux 4 ans ministère d'intérieur pourquoi qu'est-ce qui vous plaisez et moi je suis un homme d'action j'aime et j'admire les policiers les gendarmes et être à leur tête c'était pour moi passionnant et Annie benteneur j'ai été ministre des Finances j'ai quitté je sais tourner des pages mais la page de la France et la page des Français d'une autre façon plus apaisée moins opérationnelle plus distante et puis il y a tellement de gens de soi y compris vous qui ont parlé d'événements qu'ils ont vécu de l'extérieur et qui ont parlé de sur ce que je pensais pourquoi j'avais fait moi j'ai eu envie de dire ma vérité et vous voyez que moi je ne prétends pas l'objectivité ni à l'exhaustivité juste j'ai voulu montrer qu'on pouvait être président de la République et avoir des sentiments mais le temps des combats le titre est bon parce qu'on a l'impression que vous êtes sur le ring en lisant ce livre que raconter ces années là vous permet de remonter en effet et de repartir en quelque sorte au combat vous disiez à l'instant c'était chaud oui et le livre aussi parce que vous ne vous ménagez pas vous ne ménagez pas non plus vos adversaires vous ne ménagez pas non plus ce avec qui vous avez travaillé ça c'est plus rare dans un bouquin politique vous savez faire un livre enfin en tout cas pour celui qui le fait c'est important si c'est pour rien dire vaut mieux pas faire de livres c'est ça et à partir du moment où vous dites des choses vous prenez le risque de pas être objectif des gratinées de favoriser j'ai essayé que celui pour lequel je le plus sévère c'est moi et c'est un travail difficile que de se remettre en cause mais au fond c'est des événements communs quand vous êtes président de la République vous n'êtes pas un homme politique vous faites partie de la famille des Français y compris de ceux qui n'ont pas voté pour vous qui vous aiment pas ce que je veux dire c'est que dans un livre comme ça on revient sur le passé on peut aussi avoir sans aller jusqu'à l'idée du pardon on peut avoir l'envie de de gommer certaines choses pas du tout c'est pas votre style vous vous dites vraiment ce que vous avez pensé sur l'instant et aussi la réflexion que cela vous amène aujourd'hui mais sur certaines personnalités j'ai voulu que vous en lisant vous soyez à côté de moi dans le bureau ça c'est que vous compreniez comment ça se passe absolument c'est pas des incarné moi j'avais vu Mitterrand dont j'ai été le ministre pendant la cohabitation souverain grande dimension un peu immobile j'ai vu Chirac dont j'ai été aussi le ministre sympathique empathique dynamique parfois un peu automatique et je m'étais promis que si je vais la chance ou l'honneur de devenir président j'essaierai d'être un président incarné et l'écriture pour moi je lis tous les jours c'est très important et j'ai voulu faire un livre incarné où les gens se disent tiens il nous raconte vraiment ce que vécu après on est d'accord on n'est pas d'accord c'est pas du mensonge mais ce devoir de vérité il est intéressant notamment lorsque vous jugez ceux que vous avez choisi parce qu'au fond c'est votre responsabilité de l'échouer les choisir et alors là dans ce dans ces ce sont pas des portraits d'ailleurs parce que c'est plutôt des impressions que vous livrer sur les gens qui ont travaillé avec vous on va dire il y a deux sortes de piques il y a des pics subtils et puis il y a des pics carrément cache je vais vous donner deux exemples pour ceux qui nous regardent et qui découvrent aujourd'hui ce livre pique un peu subtil sur François Fillon à qui vous rendez hommage tout au long du livre en disant qu'il a été d'une loyauté absolue à son poste de Premier ministre je vous cite il était toujours vécu avec une grande élégance un peu affectée à mon goût mais assez original dans le choix des couleurs et dans la forme des vestes ou des chemises j'avais fini par remarquer qu'il y a attaché un soin tout particulier je m'amusais de ces costumes qui le rendait toujours très visible sur les photos je vous avoue j'ai ri tant vous rendez compte c'est formidable peu importe et vous me dites vous aussi mais bien sûr Jerry et François Fillon est un homme de grande qualité qui a présenté pour moi un avantage immense il rassurait des gens que ma personnalité pouvait inquiéter mais vous savez que c'est très important la complémentarité et dans le couple président Premier ministre mais j'avais noté cela comme j'aurais pu noter les chaussettes de Balladur moi j'ai jamais eu des chaussettes de gardénal mais les costumes on fait scandale c'est la raison pour laquelle je vous dis c'était pas mon arrière-pensée je ne frappe jamais quelqu'un terre et si j'ai dit ça c'était en souvenir un moment j'avais invité François Fillon de nous voir alors qu'on était à Brégançon avec Carla et que toute la presse avait souligné le costume particulier qui était-il il y a des phrases plus cash sur Rama Yade notamment dont vous parliez et vous évoquez ça déloyauté et puis les Français les Français peuvent être les adversaires les plus cruelles et les plus redoutables de leur propre pays nous sommes ainsi capables d'être les champions de la destruction de nos meilleurs atouts et de nos forces les plus efficientes écrivez vous ce qui m'amène à un sujet qui est à la fois dans votre livre et dans l'actualité et qui concerne l'insécurité vous en parlez évidemment il sera question dans quelques secondes du fameux discours de Grenoble il y a ce que certains qualifient dans sauvagement d'autres de décibilisation avec cette violence parfois extrême ce matin encore à Nice nous avons l'exemple d'une femme qui a été laissée pour morte dans la rue après avoir été frappé avec barbarie disent les policiers qui étaient sur place quel serait le mot selon vous qui qualifierait cette violence acceptable c'est pas un sujet d'éditoriaux d'éditorial ou de bavardage la banalisation de l'horreur la banalisation de l'une l'inhumanité c'est le premier élément qui rendu inacceptable aux oreilles des Français tout ne se voit pas on parle à longueur de plateau des violences policières qui sont deux mots qui sont parfaitement incompatibles ça n'existe pas pour vous il peut exister une bavure policière elle doit être sanctionnée il n'existe pas de violences policières pour la bonne et simple raison que la police a la force de l'ordre de la République donc parler communément de violences policières pour la mettre au même niveau que cette barbarie que l'on voit ça rend les gens voudrages et ils ont raison lorsque l'on voit que ces deux individus qui ont agressé une personne à la sortie d'un supermarché ont été remis en liberté le soir même et que policier et que le policier qui a été pris dans l'affaire de ce malheureux car fusée deux fois de s'arrêter un contrôle les gens se disent est-ce qu'on a encore du bon sens la violence monsieur tout ça a toujours existé il s'agit pas de se précipiter sur le dernier fait divers j'ai moi-même été tellement accusé de profiter ou d'utiliser des faits divers vous savez une fois j'ai reçu la famille père et mère d'une jeune fille qui avait été violée j'étais tellement bouleversé par le rendez-vous que j'ai eu que j'ai pas pu avoir le moins de rendez-vous pendant l'heure qui a suivi je le raconte absolument parce que ce n'est pas parce qu'on est président de la République ministre de l'Intérieur journaliste ou en charge une responsabilité qu'on doit banaliser cela et je trouve qu'on met trop dans l'actualité sur le même plan ce type d'événement il acceptable et le reste mais qu'est-ce qu'on fait Nicolas Sarkozy parce que j'ai l'impression que ça fait 20 ans au fond qu'on a ce débat pourquoi 20 ans je pense à 2002 oui bon vous arrivez et où vous mettez vous même ce sujet sur le devant de l'actualité je pourrais vous citer le karcher et alors oui ça a marché une confidence j'aurais bien continuer encore 5 ans si vous regrettez que je n'ai pas pu faire plus longtemps je ne prétends pas en 5 ans pour éradiquer la violence j'ai juste voulu faire une chose quand je suis arrivé bénisse à l'intérieur c'était après une grande polémique que Monsieur Jospin veut dire à l'époque Premier ministre a une pauvre femme qui avait peur rendons chez nos métaux vous savez madame vous n'avez pas peur vous avez l'impression d'avoir peur comme vous allez chez le dentiste le dentiste vous dit monsieur vous êtes sur le fauteuil avec la fraise monsieur vous avez pas mal vous avez l'impression d'avoir mal j'ai voulu rompre avec le déni de réalité et c'est la première étape de l'action mais qu'est-ce qui m'est tombé dessus j'étais moi-même coupable un journal épouvantable m'avait avait titré le voyou de la République en parlant de moi à la suite du discours de Grenoble donc la complicité dans la banalisation du monde politique au médiatique est en cause si nous nous indignions pas au-delà de quelques minutes de cette pauvre femme sur le trottoir avec cet individu qui le frappe à coup de talon sur la tête on peut rien faire alors l'État doit agir l'héritage ira d'autant mieux que le débat politique au médiatique ira dans le sens de plus de fermeté l'autorité c'est pas une question de nombre de policiers j'ai vu qu'on m'avait mis en cause parce que j'avais diminué le nombre de fonctionnaires Dieu sait que la France en a besoin vous pouvez doubler le nombre de policiers c'est pas pour ça que vous réglerez le problème si vous mettez sur le même plan les violences de rue et entre guillemets ce qu'on appelle les violences policières l'autorité on en finit pas de payer le prix des stupidités balancées à longueur d'année dans les événements de 68 par comme Bendit et tous ses acolytes il est interdit d'interdire donc aujourd'hui par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin que vous connaissez bien vous lui rendez hommage d'ailleurs lui aussi dans ce dans ce livre il y a la hauteur de la situation Gérald Darmanin est un bon ministre de l'Intérieur la question ne peut pas être résumé au seul ministre de l'Intérieur j'ai été ministre de l'Intérieur qui n'était pas toujours soutenu par le Président de la République si dans le même temps vous dites c'est violences sont inacceptables mais qu'en même temps vous avez un discours pour déculpabiliser expliquant que c'est la pauvreté que c'est l'intégration qui a pas marché que c'est le manque d'éducation à ce moment-là plus rien n'est audible est-ce que je peux prendre un exemple si votre enfant est de famille jeune veut traverser la route en courant sans tenir compte des feux rouges les passages piétons vous l'attrapez par la Manche et vous lui dites non vous n'avez pas besoin de tout lui expliquer c'est un acte d'autorité et bien l'acte d'autorité consiste à dire maintenant si vous touchez à quelqu'un qui porte uniforme c'est inacceptable si vous faites preuve c'est aussi une question de justice de loi qui ne sont pas assez dures de répression je pense pas que en multipliant les lois on change quoi que ce soit c'est une question de priorité dans la société dans le débat et que ça commence dans le débat politique au médiatique ou on ne doit pas avoir sur le plateau quelqu'un qui dit comme pense les Français c'est inacceptable et la communauté des autres qui pensent à leur image explique et qui explique toutes les raisons qui excusent des comportements qui sont inacceptables et pour revenir au mot le mot des civilisations et vous choque où il vous paraît tout à fait adopté moi Philippe c'est des mots enfin je pense que défilutilisation en sauvagement le problème c'est que cela veut expliquer quelque chose qui est inexplicable car intolérable point on en veut pas maintenant je comprends les la façon que l'on pourrait avoir de lutter contre cela mais est-ce que vous avez une explication vous sur l'origine de cette violence on ne comprend pas pourquoi il y a de plus en plus de jeunes très jeunes qui se livrent à cette à cette violence extrême qu'elle regarde portez-vous là-dessus vous savez à partir du moment on est une société où on conteste l'autorité ou en conteste le simple fait d'appartenir à une civilisation judéo-chrétienne ou dans un mouvement massif d'immigration depuis les années 60 avec un système d'intégration qui ne fonctionne plus naturellement que c'est pas parce qu'on est immigré qu'on est délinquant qui pourrait dire une bêtise pareille en tout cas pas moi mais qui ne voit qu'on des racines complètement des gens dont on se préoccupe absolument pas ni des conditions d'éducation ni des conditions d'intégration et qui se retrouvent sans aucune autorité sans aucun cadre avec des familles souvent monoparentales qui ne peuvent plus maîtriser des adolescents qui sont des jeunes hommes que qui n'écoutent plus rien et qui n'ont plus aucune limite et le pire monsieur tout ça c'est que la crise migratoire ne fait commencer je dirais même qu'elle n'a pas commencé par rapport à ce qui nous attend alors j'aimerais que mon évoque maintenant ce fameux discours de Grenoble dont vous parlez dans votre liste et le 30 juillet 2010 regardez la nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police ou d'un militaire la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique la nationalité française se mérite il faut pouvoir se montrer digne quand on tire sur un archange forces on est plus digne d'être français la règle générale est claire les clandestins doivent être conduits dans leur pays et c'est dans cet esprit d'ailleurs que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campement de Rome ce sont des zones de non-droits qu'on ne peut pas tolérer en France que dit-on à l'époque un discours d'extrême droite oui bien sûr vous regrettez le discours non rien je regrette simplement que Monsieur Hollande qui m'a succédé est détruit systématiquement toutes les mesures législatives notamment les peines plancher notamment l'organisation des charters pour renvoyer ceux qui n'avaient pas vocation à rester parce que ce travail est un travail de long terme et il ne peut pas être engagé avec ce comme disait anglo-saxons le stop and le Go mais la responsabilité de la pensée unique de ce petit club médiatique au politique engagé complètement à gauche qui visait à me présenter comme un voyou comme moi-même un délinquant alors je ne voulais simplement qu'assurer la protection de tous les braves gens immigrés compris qui vivent dans les banlieues vous rendez compte la question c'est le lien que vous faites entre l'immigration quand j'étais Président de la République les deux tiers des délinquants arrêtés à Paris était d'origine roumaine vous venez des rhums puisqu'à l'époque des camps de Rome autour que nous avons fait expulser ce sont des réalités vous ne devenez pas délinquants parce que vous êtes immigré naturellement je suis moi-même fils d'un immigré non pas ouvrons les yeux vous allez chez le docteur on fait un diagnostic vous les pas entendre le diagnostic comment vous soigne et devant moi c'est lever un mur politique ou médiatique et d'ailleurs une partie de la droite était impressionnée je me souviens de Simone Veil que j'ai aimé énormément dont j'étais très proche qui pourrait dans les camps de la mort une femme remarquable l'idée que je parle des Roms était même une idée insupportable pour elle mais je disais mais Simone on a des camps de Rome il n'envoie pas leurs enfants à l'école vous savez aussi la facture d'électricité il n'y a pas de statistiques ethniques ça n'existe pas déjà ça j'ai tout ça déjà ça c'est extraordinaire pourquoi en quoi cela manque à ma dignité si demain on dit son père est hongrois à Sarkozy et son grand-père maternel était grec si nous ne mesurons pas la composition de la société le racisme est quelque chose que gérant l'horreur extrême droite vous savez si j'ai été battu c'est parce que Madame Le Pen et Monsieur Hollande se sont bien bien trouvé de faire disparaître de la scène politique le seul véritable rempart contre le Front national à l'époque ou le rassemblement national aujourd'hui alors maintenant quand vous les fermez un débat vous dites Sarkozy vous dit vous avez donc fait un lien immigration et insécurité vous êtes d'extrême droite mais qu'est-ce que c'est l'extrême droite pendant des mois j'ai entendu que le rassemblement national faisait pas partie de leur crépublicain une stupidité et il discute 12 heures avec le président de la République heureusement qu'ils font pas partie de leur crie publique qu'est-ce que ça serait si donc cette espèce de pudibondry qui n'est rien d'autre sur tout ça que de la lâcheté c'est le problème de notre société c'est le souci de l'image tout le monde se regarde trop dans la glace on veut paraître généreux regardez quand on a ces malheureux qui traverse la Méditerranée et qui vont mourir pour être nos enfants donc une partie de l'opinion est exaspéré par l'immigration clandestine et une autre parfois la même et bouleversée par le sort de ces gens alors mais comment voulez-vous qu'un gouvernement avec ce débat là aussi explosif aussi peu raisonnable puis s'agir dans la durée Nicolas Sarkozy a vite BFM TV on se retrouve dans quelques instants merci de rester avec nous 10h31 sur BFM TV Nicolas Sarkozy habite à exceptionnel ce matin pour la sortie du temps des combats chez fire c'est déjà mais c'est l'air et c'est le deuxième tome de vos mémoires de président pour couvrir les années 2009 2010 et 2011 beaucoup de récits de l'actualité internationale notamment ce qui vous vaut d'ailleurs aujourd'hui une polémique assez vive autour de la guerre en Ukraine question très simple Nicolas Sarkozy êtes-vous devenu pro russe je suis toujours fasciné par l'impossibilité actuelle il y a jamais eu le temps de chaîne de télévision de radio de possibilités de s'exprimer et tant de gens qui veulent refermer le débat avant qu'ils soient ouvert il y a 500 000 morts dans cette guerre cette guerre il y a un agresseur la Russie Poutine et une victime l'Ukraine mais est-ce qu'on peut réfléchir comment on s'en sort comment on arrête 1/2 de morts j'ai voulu simplement dire que pour résoudre une guerre il y a deux façons soit l'anéantissement de l'autre je mets en garde on va pas anéantir la deuxième puissance nucléaire du monde ou alors le monde risque de verser dans une guerre totale soit la discussion diplomatique on me dit Poutine a changé on peut pas discuter avec lui ceux qui disent ça sont en général ceux qui n'ont jamais rencontré Monsieur Poutine j'ai eu peut-être 80 conversations avec eux on va faire ce reproche Emmanuel Macron qui aujourd'hui n'arrive plus à communiquer avec eux avec le dire on pourrait beaucoup pas dire là-dessus mais j'ai eu des conversations très dures avec lui comme Monsieur Poutine avait eu la très mauvaise idée de rentrer en Géorgie ces chars étaient à 25 km de BBC je suis parti à Moscou on a discuté et la guerre s'est arrêté il s'est retiré de Géorgie et aujourd'hui la Géorgie est un pays libre je dis pas que on peut refaire ce que j'ai fait sans doute vous avez raison les circonstances sont différentes c'est surtout le oui le drame est différent vous évoquiez 500 000 morts en Ukraine 500 000 victimes aujourd'hui est-ce qu'on peut encore considérer que Vladimir Poutine est un interlocuteur écoutez ce que répond Catherine Colonna ministre des Affaires étrangères courte je ne les ai pas compris vous ne l'avez pas compris vous ne comprenez pas pourquoi Nicolas Sarkozy vous en avez parlé avec lui non non j'ai déjà été interrogé par certains de vos confrères et j'ai répondu que dans ma position de ministres anim’ m'appartient pas de commenter des propos d'un ancien chef de l'État mais il serait bon que les propos de l'ancien chef d'État soient conformes aux principes que défend la France la souveraineté l'intégrité territoriale des États l'intangibilité des frontières l'indépendance des états et soit également conforme à ce qu'est la position de la France celle qui a défend dans les enceintes internationales c'est ça le pire en fait dans cette polémique non seulement vous accuse d'être pro russe et on vous dit vous jouez contre la France madame colonel a pas une grande expérience politique pour tout dire elle a été la secrétaire général de Jacques Chirac était un grand proche de Poutine et qui était invité avec Monsieur belisconi aux anniversaires de Poutine ce que jamais j'étais invité moi-même bon donc si Madame Colin vous me répondre on peut débattre je ne dis pas que j'ai la vérité mais enfin ça veut donc dire que quand la France pour une position on doit tous s'aligner dernière circuler rien à voir alors en cas de guerre de l'autre je vais te proposer le troisième vous travaillez contre la France parce que vous êtes ancien président de la République je trouve que j'ai voté monsieur Macron parce que je ne voulais ni de Monsieur Mélenchon ni Madame Le Pen enfin on est quand même dans un pays libre enfin je l'espère on a le droit de donner son opinion bien sûr madame Colonna peut prendre l'air martial qu'elle veut ça ne donne pas de contenu à ce qu'elle dit il y a aucun contenu la question par exemple toute simple est-ce que faire rentrer l'Ukraine dans le temps est-ce que ça favorise la paix ou non on peut en débattre quand même je dis que cette favorisait pas la paix vous savez en 2008 monsieur bouche me dit laisse rentrer l'Ukraine dans le temps Madame Merkel et moi nous refusons pourquoi Monsieur Bruce tout ça parce que quand vous agitez la muleta sous le nez du taureau il faut pas s'étonner qui charge donc mettre l'Ukraine dans l'OTAN c'est une provocation aux yeux des Russes si l'Ukraine un statut de pays neutre avec des garanties pour sa sécurité et pour ses frontières données par l'ONU ou par la communauté internationale il me semble que c'est une alternative qui vaut la peine d'être évoqué quand madame colonnad a dit on fait la guerre sur l'affaire qu'est-ce que ça signifie quel est le but de guerre qu'est-ce que ça veut dire c'est une nouvelle forme de conflit c'est une belle forme de conflit qui j'avais tous les gens courageux boulevard Saint-Germain qui envoie mourir des jeunes Ukrainiens ça fait pleurer la question au sujet de Vladimir Poutine est-ce que votre vision du Poutine que vous avez connu lorsque vous étiez président ce Poutine là est-il encore le même un exemple très concret ce matin il rencontre Kim Jong-un leader nord-coréen ça veut dire que aujourd'hui Poutine c'est ça qui sont les alliés de vulgaire c'est de changer le gouvernement de la Russie ce n'est pas ce que je dis mettez-moi de vous dire que c'est pas crédible on peut débattre sans être accusé d'être Prolin ou pour l'autre les Américains ont une vision cohérente et toujours la même il voulait faire rentrer la Turquie en Europe parce que la Turquie c'est leur Allier les Américains voulaient faire rentrer l'Ukraine en Europe parce que plus il y a de pays de l'Est en Europe plus l'Europe sera en vérité sous domination américaine je souhaite une Europe indépendante et un double jeu des États-Unis veulent l'Europe mais une Europe qu'il aurait soumis d'ailleurs le président Macron lui-même a une très bonne intuition il a essayé de garder le contact avec Poutine et tout un tas de pays notamment les pays d'Europe de l'Est pour des régions historiques que je peux comprendre lui sont tombés dessus mais ce qui est important voyez-vous après tout peut-être que Madame Colonna raison sur son argumentation ou moi j'ai raison mais on doit en débattre cette chape de plomb alors ne dépattez pas de l'islam ne débattez pas de l'immigration ne dépattez pas de la guerre Ukraine Russie on va où comme cela la démocratie c'est simplement les élections même Lionel Jospin est sorti de sa réserve sont pas accusés il a été extrêmement choqué sur la ligne de celui qu'il combattait à l'époque George Bush l'obsession de bouche comme Doma était d'élargir l'Europe au pays de l'Est et même à la Turquie vous savez lorsque je me suis opposé à l'entrée de la Turquie en Europe Jacques Chirac et François Hollande était pour je m'y suis opposé à l'époque les c'était pas Madame Colonna mais les mêmes ah il est turcophobe ah il est islamophobe il fallait laisser rentrer 100 millions de Turcs en Europe ça serait bien aujourd'hui d'avoir monsieur Erdogan à la table du Conseil européen quand vous dites quelque chose qui ne rentre pas exactement au moment voulu dans la petite case de la pensée unique derrière laquelle chacun se réfugie vous êtes montré du doigt ou caricature d'ailleurs sur ce sujet Zelinski c'est pas votre deuxième c'est ce que vous écrivez vous dites qui dit il faut Carrefour ou la Société Générale ferme leur filiales en Russie je vois pas ce que la jeune femme vendeuse chez Carrefour à faire avec la guerre en Ukraine monsieur Bruce Toussaint quand George Bush a eu la très mauvaise idée de rentrer en Irak sans mandat des Nations Unies sans mandat des Nations Unies et que Jacques Chirac a eu la très bonne idée de s'opposer en 2030 en effet à tous sanctionner les Américains qui n'y étaient pour rien [Musique] c'est que la Russie et l'Europe ont à travailler ensemble nous sommes voisins c'est la différence entre les États-Unis et nous Nicolas Sarkozy depuis le début de la promotion de ce livre vous avez pu vous exprimer aussi sur ce qu'on appelle communément les affaires et vous avez un terme que vous avez utilisé vous avez parlé de harcèlement de la part de la justice et plus particulièrement de la part du parquet national financier Jean-François bonheur le procureur de la République donc le patron du PNF vous répond ce matin c'était sur RTL écouter ce qu'il dit à propos de ce mot de harcèlement c'est un élément de langage que j'entends maintenant depuis que j'ai pris mes fonctions nous l'avons notamment et abondamment entendu lors du procès dit bismuth l'affaire des écoutes téléphoniques on l'a également entendu lors du procès bigmalion qui arrive en appel le mois prochain ou dans deux mois à la cour d'appel je dirais que en matière économique et financière dès lors que vous vous attaquez à des personnalités de cet ordre là on vient bien sûr vous renvoyer la balle si je puis dire sans métaphore particulier et je vais employer une expression un peu triviale votre objectif c'est pas de vous payer Nicolas Sarkozy il est hors de question hors de question et ça je le dis solennellement à l'attention de vos auditeurs il est hors de question qu'une autorité judiciaire quelle qu'elle soit et en particulier le parquet national financier que nous nous entre guillemets payons tel ou tel personnalité nous sommes là pour contribuer à rendre la justice et notre boussole notre boussole c'est la règle de droit c'est l'application du droit point à la ligne point à la ligne nous ne sommes pas là pour nous payer qui que ce soit dis-le patron du PNF qu'est-ce que vous lui répondez non d'abord j'étais étonné de voir que le procureur financier fait une campagne médiatique où il me prend un parti pendant cette extrême et dans d'autres que vous auriez pu il me semble que le justice a tout lieu d'être dans un prétoire et pas dans des médias et dans un endroit où je peux lui répondre vous-même j'ai quand même le droit de me défendre à moins à moins qu'on n'est pas le droit alors dans ce cas là c'est une autre chose est-ce que vous me donnez quelques minutes c'est très important j'ai été interrogé des centaines d'heures perquisitionné ni en garde à vue ça fait maintenant 10 ans que je suis examiné sur toutes les coutures je ne m'en suis jamais plainte vous savez c'est à la fin qu'on verra je m'en suis jamais plaint j'ai fait face à mes responsabilités je ne me suis pas dérobé j'ai répondu à toutes les questions alors qu'est-ce qu'il en est aujourd'hui c'est intéressant de voir parce que 10 ans après mon patrimoine celui de mes enfants de ma femme et même de ma mère a été sur les 14 dernières années laserisé vous m'entendez la vérité que dit lors de lance de renvoi il n'y a pas d'enrichissement personnel chez Nicolas Sarkozy non mais c'est quand même excusez-moi à longueur de plateau les gens viennent ergoter il n'y a pas dans les jugement personnel pas l'objet du dossier des écoutes par exemple la corruption sans riche enrichissement personnel c'est déjà autre chose à tout le monde finalement n'est pas à son terme on va en parler deuxième chose l'affaire dites-libienne ce scandale a commencé par un document publié par Mediapart indiquant que j'avais signé moi-même un accord avec Monsieur Kadhafi excusez du peu sur 50 millions d'euros ce document tout le monde le sait est un faux c'est tellement vrai monsieur tout ça que dans l'ordre de nos renvoi ils n'en parle plus c'est Médiapart conteste ce que vous dites il suffit de lire l'ordonnance à Nicolas Sarkozy selon médias parce qu'il a voulu faire croire à un faux l'ordonnance de renvoi de l'affaire libyenne par le bien sur six pages de ce document et les juges d'écrire même page 46 documents que la précédente information judiciaire a porté un élément supplémentaire susceptible d'accréditer l'authenticité de ce document pas vrai et je vais vous le démontrer c'est la troisième chose puisque je suis accusé d'avoir que ma campagne issue de l'argent de Monsieur Kadhafi ce qui est invraisemblable savez-vous que l'ordonnance 10 ans d'instruction l'ordonnance est incapable de dire de combien c'est à dire que après 10 ans d'enquête on n'a pas trouvé un centime de Monsieur Kadhafi ni dans mes comptes ni dans ma campagne pas un centime donc ce que vous voulez dire c'est que votre votre ce que je comprends maintenant c'est que vous dites puisque il est prouvé non mais j'essaie d'expliquer aussi avec ceux qui nous regardent puisqu'il est prouvé que il n'y a pas eu d'enrichissement personnel ça démonte tous ces Français on n'a pas trouvé dans ma campagne un centime de liquides et ça a été fait à deux reprises puisque dans l'affaire Bettencourt j'ai eu un non-lieu le juge Gentil avait examiné la même campagne et pas trouver donc monsieur Moscou dans un état de droit quand sur les contes de la personne accusée on ne trouve rien et quand dans les contes de la campagne de la personne accusée en trouve rien on en tire la conclusion qu'il est innocent chez moi on en tire la conclusion qui a suspicion pourquoi et j'en terminerai par là parce que Kadhafi ses fils et ses affidés disent vous verrez depuis 10 ans on produira des documents qui prouveront cela 10 ans après pas l'ombre d'un document vous m'entendez pas l'ombre d'un document donc je ne baisserai pas la tête je ne veux prendre un parti personne ni le procureur général financier ni l'institution judiciaire je me dis quand même il y a parfois quelque chose d'inquiétant pour moi je suis assez grand pour me défendre le procure financier va à la radio pour m'attaquer mais qu'est-ce qu'il fait à faire pourquoi ai-je dit quelqu'un vous jouez l'opinion contre la justice je ferai tout excusez-moi reprocher au programme financier d'aller à la radio monsieur Bruges Toussaint quand vous dites quelque chose d'inexacte vous me permettez de vous répondre je ne joue pas l'opinion c'est pas moi qui fait fuiter les documents les convocations et qui sortent excusez-moi vous êtes gentil mais pas naïf vous savez parfaitement deuxième opinion non non absolument pas monsieur bouche tout ça si on dit que je suis malhonnête faut le prouver si vous ne le prouvez pas vous m'avez sur votre route la justice et maintenant c'est la Cour de cassation non non qui va s'exprimer pour ce qui concerne à faire des je vous laisse depuis tout à l'heure la présidente de la cour d'appel qui m'a condamné un de vos confrères révèle que cette personne dont je suis très pas non pas discrétion a pris il y a quelques années violemment violemment politiquement position contre moi violemment non mais non est-ce que c'est normal monsieur tout ça qu'un juge qui vous juge sur ne vous adversaires politiques imaginez à l'inverse imaginez à l'inverse que j'ai été jugé par quelqu'un qui était proche politiquement de moi quel scandale hier j'ai appris que le Syndicat de la magistrature invité à la fête de l'Humanité la fête communiste alors que le devoir d'un magistrat c'est d'être impartial est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a quelque chose de bizarre non non j'ai une question personnelle à vous poser Nicolas Sarkozy est-ce qu'il vous arrive de penser à la pire des sanctions celle qui pourrait vous priver de liberté est-ce que est-ce que vous arrive vous à penser que demain vous pouvez tomber malade oui et ben je suis comme les autres mais monsieur Bruce Toussaint je veux dire une chose j'ai la force de celui qui est innocent et qui ne baissera pas la tête vous parlez de l'affaire bismuth il y a occupé les médias la montagne a couché d'une demi-souris on voudrait me condamner parce que j'aurais eu l'intention de faire une intervention sans aucune contrepartie donc on ira jusqu'au bout s'il faut que j'aille devant la Cour européenne des droits de l'homme j'irai mais il suffit pas de salir monsieur Bruce il faut prouver on est dans un état de droit alors souvent on me dit mais c'est pas trop dur c'est pas trop dur bien sûr que c'est dur mais vous savez ce qui est dur c'est de rester convaincu de son innocence cette continuation en croire à la justice de continuer à croire dans l'État de droit c'est ce que je fais deux dernières questions si vous permettent juste un mot c'est amusant parce que si j'avais fraudé le fils je suis j'avais détourné de l'argent tu aimes vous me diriez enfin Monsieur Sarkozy c'est pas bien de faire ça quand on était pas dans la République non non vous me dites pas ça vous parce que vous vous le pouvez pas parce qu'en vérité il y a un lien c'est un vide sidérable on est au terme on est au terme de cette de cette de cette interview ça sera le prochain livre j'imagine mais vous avez dû réfléchir forcément depuis toutes ces années pourquoi avez-vous perdu en 2012 vous savez je crois que ma campagne de 2012 c'était la plus belle je suis parti j'étais à 33% deuxième tour je termine à 58 et demi 28 au premier tour 58 et demi au deuxième c'est pas passé loin je pense voyez-vous que les gens qui sont il y avait cette affaire libyenne opportunément qui est sorti exactement entre les deux tours par l'officine Médiapart bien connu pour ses mensonges pas simplement pour moi d'ailleurs sur monsieur Mitterrand aussi et puis réfléchissez à ça la droite avait eu deux mandats de Jacques Chirac j'en avais eu un ça fait trois quatre ça faisait beaucoup et puis peut-être que j'avais pas aussi envie en 2012 je que je ne l'avais en 2007 ça aussi c'est une c'est une phrase qui restera peut-être c'est ce je voudrais aussi signaler que vous êtes engagé depuis très longtemps aux côtés de l'Institut Gustave Roussy qui est basé à Villejuif évidemment il quitte à la pointe dans la lutte contre les cancers pédiatriques voici cette affiche qui apparaît à l'instant il est possible de faire un don c'est très important le mois de septembre est un mois de mobilisation pour récolter des fonds le livre s'appelle le temps des combats c'est chez Fayard c'est le récit de ces trois années de au milieu du quinquennat dans de Nicolas Sarkozy merci d'avoir accepté de répondre à toutes nos questions sur la photo de Noé parce que Noé que vous avez vu en photo est mort absolument un petit garçon que j'ai connu à 8 ans qui avait un cancer et ce cancer 100% de mortalité et c'est pour ça qu'il faut donner de l'argent c'est pas ça qu'il faut les aider le message est passé merci Nicolas Sarkozy suis du lac dans un instant
Nicolas Sarkozy