Guerre en Iran: entretien avec Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Que pouvez-vous nous dire de l'impact du missile iranien sur Israël ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que ce missile n'ait pas pu être retenu par la défense aérienne israélienne ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que ce missile est tombé en pleine ville ou sur une installation nucléaire ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Les Iraniens visaient-ils la ville ou l'installation nucléaire ?
- 3:45RelanceRéponse partielle
Ce missile a-t-il été intercepté ou dévié de sa route ?
- 4:45OuverteRéponse directe
Est-ce que vous confirmez que Israël a frappé le site nucléaire de Natanz ce matin ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Joshua ZarkaFait
« Ce n'est pas nouveau qu'il cible le sud du pays et qu'il cible toutes les infrastructures militaires et civiles qui se trouvent dans le sud du pays. »
- 1:30Joshua ZarkaChiffre
« Le taux de réussite des interceptions est entre 85 et 90 %. »
- 4:15Joshua ZarkaFait
« Israël a frappé tous les sites nucléaires iraniens depuis le début de la guerre. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir monsieur l'ambassadeur Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France. Que pouvez-vous nous dire effectivement de cet impact qui a frappé directement Israël en plaques et qui est signé par Téhéran ? Tout d'abord, Alors, ce n'est pas nouveau qu'il cible le sud du pays et qu'il cible toutes les infrastructures militaires et civiles qui se trouvent dans le sud du pays.
Il n'y a rien de nouveau dans cela. Secondo, il y a 23 Trois blessés, tous civils. Ce qui n'est pas nouveau non plus.
Les Iréniens ont touché, n'ont touché et n'ont tué que des civils jusqu'à présent. C'est ce qu'ils essayent de faire. Tuer le plus de civils possible.
Comment est-ce que vous expliquez qu'effectivement ce missile n'ait pas pu être retenu par la défense aérienne israélienne ? Est-ce qu'il a été intercepté, dévier de sa route ? Que pensez-vous de ce trajet de toi Ça vient d'arriver, donc c'est très difficile à répondre comme question.
Ce que je peux vous dire, c'est que le taux de réussite des interceptions est entre 85 et 90 %. Ce que vous appelez le dôme de fer n'est qu'une couche. Il y a les systèmes Haro évidemment bien entendu, est-ce que cette capacité justement est saturée par l'Iran ?
Non on ne peut pas saturer une capacité comme celle-là avec deux ou trois missiles par jour ou même sept missiles par jour comme ils le ou même plus. Non, ce n'est pas une capacité qui est saturée, c'est simplement il y a entre 85 % et 90 % de réussite. Et statistiquement parlant, des fois, des missiles passent malheureusement.
Est-ce que vous avez, monsieur l'ambassadeur, où se missile est tombé ? En pleine ville. Donc pas sur l'installation nucléaire ?
En pleine ville. Sans entrer dans les détails, sans entrer dans les détails de termes abrités à Quand on parle de la ville, on a un terme abrité. C'est hétéroné.
La centrale nucléaire étant l'installation nucléaire à une vingtaine de kilomètres de la ville. C'est comme si on disait Euro Disney à à Paris. C'est ça.
Donc c'est la ville qui a été touchée et pas du tout de l'installation nucléaire. La ville, des habitations en ville ont été touchées, 23 blessés. Parce qu'à présent, comme vous dites, les secours sont encore sur place.
Il est très difficile à dire s'il n'y Il n'y aura que 23 blessés s'il n'y a pas de décès parmi ces victimes. C'est trop tôt pour savoir. Mais vous nous disiez que jusqu'à présent, seuls des civils avaient été touchés par les missiles Ça veut dire qu'en l'occurrence, pour vous ce soir, ils visaient la ville et pas l'installation nucléaire ?
Ou est-ce qu'ils visaient l'installation nucléaire et ils ont raté leur cible ? Les Iraniens visent toutes les installations qu'Israël a dans le sud depuis longtemps. Ce n'est pas nouveau.
Il n'y a rien de nouveau dans cela. Le fait que ce soit tombé en pleine ville dans Dimona, c'est nouveau et que ça a fait 23 blessés. Ça, c'est nouveau et c'est très — C'est très grave.
C'est très grave. — Ça vous inquiète particulièrement ? On a bien vu aujourd'hui ce qui s'est passé, c'est-à-dire cette dynamique attaque-contre-attaque.
Ce matin, effectivement, Israël et les États-Unis auraient peut-être, selon un média iranien frappé le site nucléaire de Natanz. Est-ce que ce soir, vous confirmez cette information ? Est-ce que vous faites partie de cette opération ?
Est-ce que nous faisons partie de ce projet ? Oui, est-ce que vous avez frappé le site nucléaire de Natanz — Israël a frappé tous les sites nucléaires iraniens depuis le début de la guerre. Et depuis le début de la guerre jusqu'à présent, nous avons aussi frappé tous les sites nucléaires iraniens pendant la guerre des 12 jours.
Et donc, si nous l'avons fait aujourd'hui, je ne suis incapable de vous dire encore parce que je n'ai pas encore reçu la confirmation. Mais j'ai vu effectivement que ça a été dit. Il est très possible que cela ait été fait.
Mais ce ne sera pas la première fois non plus. — Donc vous ne démantez pas l'information ? — La première fois depuis le février. — Vous ne demandez pas cette information iranienne, effectivement ? — Je n'ai aucune possibilité ni de démentir ou de confirmer. — — En tout cas, on voit bien riposte contre riposte.
Est-ce que cette escalade vous fait peur ? De voir que finalement, si vous frappez un site nucléaire, l'Iran va répondre en frappant un autre site nucléaire. Est-ce que vous voyez là un bras de fer s'installer Je vais essayer d'être précis le plus possible.
Nous avons frappé tous les sites nucléaires iraniens depuis des mois. Pendant la guerre des autres jours, nous avons frappé tous les sites nucléaires iraniens pendant cette guerre. Maintenant, nous avons frappé tous les sites nucléaires iraniens.
Il n'y a rien de nouveau là-dedans. Il n'y a rien de nouveau non plus dans le fait que les Iraniens essayent de frapper tous les sites militaires et les infrastructures stratégiques israéliennes, qu'elles soient dans le sud ou qu'elles soient autre part. Donc le fait est qu'on voit le missile tomber dans la ville de Nimona ne veut pas dire qu'ils n'ont pas essayé auparavant de le faire, simplement ils n'ont pas réussi.
D'accord ? La seule différence qu'il y a maintenant par rapport à ce qu'il y avait auparavant, c'est qu'ils ont frappé une ville, une ville qui s'appelle Nimona, qui est à une certaine distance d'une infrastructure stratégique. On comprend bien effectivement que vous dites effectivement que ce genre de frappes sont arrivées et qu'effectivement vous avez frappé aussi les installations nucléaires au mois de juin.
Et néanmoins, on a l'impression que dans le rapport de force là aujourd'hui, l'Iran se défend et montre une capacité que peut-être Israël avait sous-estimé. Non, pas du tout. La seule chose que l'Iran a montré aujourd'hui, a prouvé qu'elle avait la capacité de faire et encore une fois qu'elle avait menti auparavant, c'est d essayé de frapper Diego Marcia.
Alors, pour la première fois, l'Iran lance un missile avec une portée de 4000 kilomètres. 4000 kibet au moins. Quand j'ai appris la nouvelle, j'étais à Paris quelque part, j'ai J'ai regardé la distance entre le point le plus au nord de l'Iran et là où je me trouvais.
C'est 4200 kilomètres. Nous savions que les Iraniens développaient des capacités de missiles de 5000 kilomètres. Jusqu'à présent, il disait que c'était faux à chaque fois que nous en parlions.
Il disait qu'il n'avait aucune intention. La dernière fois que les Iréniens ont dit qu'ils ne développaient pas des missiles de ce genre, c'était le 25 février, donc il n'y a pas longtemps. Et maintenant, ils utilisent, ils lancent deux de ces missiles contre la base Diego Marcia qui est une base britannique, n'oublions pas.
Et donc il y a une portée qui serait capable d'arriver dans la plus grande partie des pays européens. Est-ce qu'Israël dirait, comme Donald Trump le disait hier, que la fin de la guerre approche et qu'on est en train de préparer les scénarios de sortie et de retrait progressive selon un calendrier qui se compte désormais en semaine ? De sortie et de rentrée, de sortie progressive, ça je ne peux pas vous dire.
Mais le Premier ministre a dit d'une façon très claire hier que nous avions, nous atteignons la fin de de la liste de nos cibles. Le régime iranien n'a plus les capacités militaires qu'il avait il y a deux mois, trois mois ou bien seront terminées. N'oublions pas qu'il y a trois éléments à cette guerre.
D'abord deux cibles qui sont purement militaires, le programme nucléaire et le programme balistique. On en a parlé, on l'a répété plus d'une fois. Et cela, on arrive au bout de toutes les cibles.
On a tout détruit. Et la troisième ? La troisième c'est la déstabilisation, l'affaiblissement du régime iranien.
Je termine. La la déstabilisation et l'affaiblissement du régime iranien, afin que les Iraniens, le peuple iranien, puissent sortir et prendre leur sort en propre main. Ça, je ne sais pas si ça pourrait prendre un jour, deux jours, trois jours, une semaine ou deux, je pense, et ça c'est plutôt une analyse qu'autre chose, que nous nous y arrivons, nous nous y rapprochons.
Mais il ne vous aura pas échappé que cet objectif-là, il ne fait pas partie de la liste des objectifs énoncés hier par le président Trump dans le message qu'il publie. Il parle de cinq objectifs, des objectifs militaires, il parle du nucléaire, il parle de la protection des alliés dans la région, il ne parle pas de la fin du régime. Est-ce qu'il n'y a pas là une divergence entre Israël et les Etats-Unis ?
Est-ce que vous n'avez pas un but de guerre différent de celui des Etats-Unis ? Vous savez, il y a un style différent entre les deux dirigeants. Il y a des communications qui sont différentes entre les deux dirigeants.
C'est une guerre qui est une guerre conjointe, qui est coordonnée à 100%, à tous les niveaux. Du niveau stratégique au niveau le plus tactique possible. Quand je dis le niveau le plus tactique possible, c'est les pilotes quand ils se parlent, qui attaquent ensemble, se parlent en anglais.
C'est-à-dire, toutes les cibles, toutes les cibles, tous les buts de la guerre, chaque cible, vraiment, chaque attaque est coordonnée. Il y a un QJ conjoint. Mais là, vous êtes dans l'opérationnel militaire.
Moi, ma question, elle est plus d'un ordre, j'allais dire, stratégique ou politique. J'ai dit que c'est fait du niveau stratégique au niveau tactique. Tous les niveaux sont coordonnés.
Donald Trump ne dit pas que le renversement du régime de l Iran, la fin de l'Arabouli islamique est un objectif des Etats-Unis. Vous devriez peut-être inviter Donald Trump ou son représentant ? Je suis le représentant de l'État d'Israël.
Je Je représente le Premier ministre Bénémi Netanyahou et avec plaisir, je vous répondrai que nos buts sont ceux que je vous ai dit. Mais pour rejoindre les dires de Thierry Arnaud, on a du mal à voir cette communication, ce changement de Récit hier, Donald Trump qui dit qu'il veut réduire graduellement l'engagement américain. Israël qui veut accentuer les frappes.
À l'instant, le chef de Tzahal qui dit nous sommes à la moitié de l'opération mais la direction est clair, on a l'impression qu'effectivement ce n'est pas forcément clair. Et on a quand même entendu Donald Trump aussi dire « je n'aime pas tellement ce que fait Benjamin Netanyahou, il ne m'écoute pas ». Il y a une différence de style.
Encore une fois, je ne vais certainement pas commenter les propos de Donald Trump. Il y a une différence de style entre les deux dirigeants. Ce que je peux vous dire, c'est que tout est coordonné.
Et si vous voyez ce qu'a dit le président, il a parlé d'encore quelques semaines de guerre. Et ce que dit le chef de l'armée, le chef d'état-major israélien, c'est encore quelques semaines de guerre. C'est les mêmes choses qui sont dites différemment.
Cette guerre ne va pas continuer indéfiniment. Notre but n'est pas d'être en guerre avec l'Iran, avec ce régime iranien, indéfiniment. Notre but est de terminer cette guerre le plus rapidement possible.
Mais dans les buts de cette opération, il y a aussi l'affaiblissement, la déstabilisation du régime afin que les Iraniens eux-mêmes puissent prendre le contrôle de leur pays. Monsieur l'ambassadeur, que sait Israël et que pouvez -vous partager avec nous ce soir sur l'état de santé du guide suprême et sa capacité à être réellement celui qui dirige le pays aujourd'hui ? Je ne sais pas si on pourrait appeler Mouchtabal pour lui donner le titre de guide suprême.
C'est quelqu'un qui est assez médiocre au niveau religieux. Je ne pense pas qu'il sera suivi par les chiites à travers le monde, certainement pas parce qu'il a ses problèmes qui ont été publiés. Donc il ne voit pas comment le monde chiite pourrait suivre quelqu'un comme celui-ci.
Franchement je ne sais pas, je ne connais pas son état de santé. Dernière question sur le Liban. Effectivement il y a des opérations qui se déploient au sol pour éradiquer le Hezbollah.
Déjà plus d'un million de déplacés. Emmanuel Macron qui pose cette question. Pourquoi est-ce que le Liban ne vient pas discuter directement avec Israël à Paris ?
Pourquoi n'avoir pas pris cette main tendue finalement ? Premièrement, vous utilisez le terme d'éradiquer le Hezbollah. Notre but n'est pas d'éradiquer le Hezbollah.
Le Hezbollah pourrait rester, pourrait devenir éventuellement un espèce de parti politique qui n'a pas de capacité militaire. Ce que nous voulons, c'est d'éradiquer les capacités militaires du Hezbollah et permettre aux FAL, aux forces armées libanaises, d'être les seules forces, qui sont les forces légitimes au Liban, qui sont présentes sur place et de pouvoir enfin permettre au Liban d'être un pays comme les autres et d'être un pays qui prospérerait et qui serait en paix avec Israël. Il y a encore...
Vous savez, il y a énormément de rumeurs autour de ces offres qui ont été faites, etc. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y Enfin là, ce n'étaient pas des rumeurs. Là, le président français Emmanuel Macron a été quand même très clair.
Il a invité une négociation directe à Paris. Vous comprenez que ça puisse inquiéter quand on voit par exemple les déclarations du ministre des Finances Smotrich qui a déclaré effectivement la banlieue sud de Liban va ressembler à Ragnones en référence à la ville du sud de Gaza. Est-ce que vous comprenez finalement que ça fasse peur cette offensive terrestre au Liban J'essaie justement de vous répondre, j'étais en train de répondre au sujet de ce que vous m'avez posé la question autour des mots de la déclaration du président Macron.
Ce n'est pas une Une offre concrète qui a été présentée, votre ministre d'Affaires étrangères était juste vendredi à Jérusalem, il a rencontré son homologue israélien. Il n'y a pas d'offre concrète de venir négocier à Paris qui qui seraient acceptées par les deux côtés, oui ou non. Et en plus, la question de qui gérera des négociations si elles ont lieu n'a pas encore été décidée.
Le fait que la France veuille peut-être le faire ne veut pas dire que ce soit effectivement la France qui gérera ce genre de négociations, si elles ont lieu. Premièrement. Ensuite, cette question au sujet de la déclaration de Smotrich m'a été posé, je crois, sur votre plateau plus d'une fois.
C'est le ministre des Finances, comme vous l'avez dit vous-même. S'il fera une déclaration qui parle des finances israéliennes, je pourrais les commenter. Et c'est la déclaration qu'il a faite autour de la La guerre à Gaza est une déclaration d'un homme politique qui n'a pas l'influence qu'il voudrait peut-être avoir.
C'est une réponse de diplomate. Non, ce n'est pas du tout une réponse de diplomate, c'est une réponse de quelqu'un qui vous explique la politique israélienne. Ce n'est pas du tout une réponse du diplomate, bien au contraire.
Le délai diplomate pourrait se faire trêper sur le doigt. Merci monsieur l'ambassadeur.