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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 mars 2026 29 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsTransports

Sophie Primas : « Nous demandons de relancer le nucléaire »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Quelles mesures principales le gouvernement doit-il prendre pour stopper la hausse des prix à la pompe ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous dites que le Parlement doit être consulté sur l'envoi de forces en Méditerranée ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces craintes sur la loi PLM étaient justifiées ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il y a eu assez de pédagogie auprès des électeurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Sophie PrimasFait
    « Je pense que d'avoir un débat, au moins sur ces questions actuelles, serait le minimum, il me semble. »
  • 6:00Sophie PrimasChiffre
    « La prime majoritaire dans ces trois métropoles est descendue de 50 % à 25%. »
  • 8:00Sophie PrimasFait
    « On verra si ça marche ou si ça ne marche pas. Si ça marche très bien, on laissera comme ça. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour. Merci beaucoup d'être là. Vous êtes sénatrice LR, ancienne porte-parole du gouvernement.

La France insoumise demande un blocage des prix. Le Rassemblement national, une baisse des taxes sur le carburant. Que demandent les Républicains ?

Vous nous le direz dans quelques instants. Et puis à 5 jours du premier tour, notre grande page sur la campagne des municipales. Dernière ligne droite, dernier meeting notamment hier à Paris où Jean-Luc Mélenchon a fustigé la stupidité électorale du Parti socialiste qui refuse l'Union.

On va analyser tout ça dans une heure avec nos éditorialistes experts Adelaïgue, Zouphil Carpazic et puis Pablo Piot Bonjour Vivien. Et puis à la lune de nos régions, on vous emmène comme tous les jours au cœur de cette campagne des municipales. On ira à Pau, la ville de François Bayrou qui brigue un troisième mandat et puis à Marseille actuellement dirigée par la gauche mais que le RN pourrait bien prendre.

Voilà pour le programme, on est ensemble pendant une heure et demie, bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l actualité. Bonjour Stéphane Duguay.

Bonjour Auriane, bonjour à tous. Et à la une de ce mardi 10 mars, la guerre en Iran est-elle quasiment finie ? C'est ce qu'a déclaré hier soir Donald Trump lors d'une conférence de presse en Floride, la première depuis le début de la guerre il y a 11 de tenir le monde en otage et tenter de stopper l'offre mondiale de pétrole.

Et si l'Iran fait quelque chose en ce sens, ils seront frappés beaucoup, beaucoup plus fort. Je vais éliminer les cibles faciles que j'ai mentionnées tout à l'heure, nous les éliminerons si rapidement qu'ils ne pourront jamais s'en remettre. Jamais.

Le gouvernement iranien a répondu au président américain ce matin par la voix de son ministre des Affaires étrangères. Il affirme que l'Iran est prêt à se battre aussi longtemps que nécessaire. Et dans ce contexte de tension au Moyen-Orient et notamment du blocage du détroit d'Hormuz, Emmanuel Macron était tir à Chypre.

Oui, le président français s'est rendu aussi sur le porte-avions Charles de Gaulle déployé en mer Méditerranée avec un message lorsque Chypre est attaqué, c'est l'Europe qui est attaquée. Les explications de Cécile Cixiou. Sur l'aéroport militaire de Paphos, hier matin, Emmanuel Macron a retrouvé le président chypriote.

Il est venu lui exprimer sa solidarité après l'attaque la semaine dernière d'une base militaire de l'île par des drones et missiles iraniens. Venir ici à vos côtés avec le premier ministre de la Grèce, c'est vous dire que lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée et que la défense de Chypre est évidemment une question essentielle pour votre pays, pour votre voisin, partenaire et ami, la Grèce, mais aussi pour la France et avec elle l'Union Européenne. Pas de réponse offensive mais le président de la République prévoit une mission défensive dans la région.

La France a déployé huit frégates, deux porte-hélicoptères et le porte-avions Charles de Gaulle, sur lequel il s'est rendu hier après-midi. L'objectif, ce serait quand il y a une baisse de ces conflits, de manière totalement pacifique, de pouvoir escorter des tanqueurs, des portes conteneurs et de rouvrir la route du gaz et du pétrole en sortie d'Hormuz pour aller alimenter les marchés mondiaux, et puis la route aussi des portes-conteneurs pour alimenter beaucoup de pays de la religion qui aujourd'hui sont en train de manquer de de certaines denrées ou de certains éléments. Protéger la circulation du pétrole et du gaz, mais jusqu'à quand ?

Emmanuel Macron estime que la guerre pourrait durer plusieurs semaines. Et cette inquiétude en France, comment faire face à la montée des prix à la pompe Le gouvernement a annoncé un plan de 500 contrôles des prix en station-service, un plan qui dure jusqu'à demain Dans l'opposition, la France Insoumise demande un blocage des prix du carburant L'ERN veut que le gouvernement réduise les taxes sur le gasoil et l'essence, deux hypothèses pour le Le moment exclu par l'exécutif. Mais il envisage de piocher dans les réserves stratégiques françaises de pétrole, même s'il n'y a pas d'urgence, selon la ministre de l'Energie.

Écoutez. Aucun risque d'approvisionnement. Il y a aujourd'hui je crois seulement 3 pour cent des stations services qui ont eu affaire à des difficultés partielles d'approvisionnement ce qui en fait correspond à la situation habituelle hors crise.

Et puis la justice a tranché Nicolas Sarkozy devra purger sa peine dans la famille de Magnon. Oui, tout à fait, Orianne. Il ne pourra pas fusionner cette peine avec celle déjà purgée dans une autre affaire, l'affaire Bismuth.

Cela lui aurait permis de ne pas exécuter cette deuxième peine. Il peut encore faire appel de cette décision de justice. Merci Stéphane et tout à l'heure on va parler municipal, scrutin, mode d'emploi.

Vous allez tout nous expliquer mais d'abord Sophie Prima, vous êtes sénatrice à l'heure des Yvelines, ancienne porte-parole du gouvernement. On va revenir sur ces 11 jours de conflit au Moyen-Orient et l'un inquiétude en France sur la hausse des prix à la pompe. Ça fait la une ce matin de la presse régionale, de la plupart de nos quotidiens régionaux mais on a sélectionné trois titres, trois thèmes différents.

On va regarder d'abord la une de l'Est républicain. Haute tension sur les prix de l'énergie. Dix jours donc après le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole et du gaz à la pompe ont fait un bond inédit ce lundi.

Les marchés pétroliers laissent entrevoir des premiers signes de panique alors que les États s'organisent pour prévenir un nouveau choc pétrolier. Autre sujet à la une de la presse régionale, ce sont les municipales. Centre presse, les maires débordés par les normes et les dossiers.

Le poids de l'administratif est devenu de plus en plus lourd. Le millefeuille administratif est tel que de nombreux édiles, notamment dans les petites communes, se sentent désemparées. Et puis l'aide nouvelle qui fait sa une sur le vote des prisonniers au municipal.

La mécanique est parfois complexe mais elle a le mérite d'exister depuis 2022. Des prisonniers ont la La possibilité de s'exprimer dans les Yandes, ce sera la première fois pour une élection municipale. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ?

Celle qui préoccupe probablement les Français, qui sont les prix de l'énergie. Mais si vous me permettez, je voudrais avoir une pensée pour tous les Français qui sont à travers le monde et qui essayent de rentrer dans notre pays et qui reçoivent des difficultés. Je voudrais avoir une pensée particulière pour la cellule de crise du quai d'Orsay, parce que j'ai eu pendant trois mois la la responsabilité de cette cellule de crise.

C'est une cellule de crise qui est particulièrement performante, très sollicitée. Quand vous êtes à l'étranger, vous avez l'impression que vous ne pouvez pas forcément tout le temps la joindre. En réalité, il y a beaucoup de gens qui travaillent de façon sont bénévoles, il y a beaucoup de gens qui travaillent dans cette cellule de crise et qui viennent en aide aux Français.

Donc je voudrais avoir une pensée pour ces... – Non, et c'est intéressant, c'est compliqué.

Comment ça se passe ? Parce que c'est vrai que vous, vous avez travaillé au cœur vraiment de cette cellule. Comment ça se passe concrètement ?

Concrètement, il y a des agents de l'Etat qui viennent, qui ont des casques sur la tête et qui répondent en permanence à des Français qui sont hors de France et qui veulent rentrer d'une façon ou d'une autre. Moi, il faut trouver des avions, il faut trouver des façons de rapatrier les personnes. Donc on organise avec les consulats.

C'est très, très lourd, très compliqué. Évidemment, nos compatriotes sont en attente très, très forte. Et comment ça se passe quand on est dans des zones de conflit ?

On a vu cet avion Air France qui, la semaine dernière, a dû faire demi-tour parce qu'il y avait des tirs de missiles dans la zone. C'est compliqué, du coup, à organiser ? C'est un travail qui se fait avec les cellules de crise, le Quai d'Orsay, naturellement, et puis les compagnies aériennes qui ont des spécialistes qui travaillent aussi avec les syndicats de pilotes, avec les syndicats de personnel à bord et qui déterminent les voies de passage les plus sécurisées.

C'est quelque chose d'évidemment extrêmement sensible. Avant de revenir sur les Chypre...

Mais Chypre est d'ailleurs tout à fait stratégique, puisque c'est notre voie de sortie du Moyen-Orient pour repatrier. Et justement on l'a vu dans le journal, Emmanuel Macron était donc à Chypre hier et il est également à monter sur le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée, déploiement du Charles de Gaulle, déploiement de 8 frégates, de 2 portes hélicoptères amphibies et Emmanuel Macron qui dit nous ne participons à aucun conflit en cours. On s'y prépare quand même un peu non ?

Écoutez en tout cas, le discours du Président de la République c'est de dire qu'on est sur une position défensive. Donc on va défendre les Français qui sont dans ces pays et qui souhaitent revenir. On défend nos capacités de les rapatrier au travers de Chypre qui fait partie de l'Union Européenne et il est bien normal également qu'on soit en position défensive et je comprends du Président de la République, du discours du Président de la République que nous préparons aussi une sécurisation du détroit d'Hormuz lorsque les bombardements auront cessé pour permettre au commerce international de repartir le plus vite possible.

Mais la frontière est un peu ténue, on ne participe pas aux conflits mais en même temps on est dans des actions défensives, on envoie des engins militaires, on est sur une ligne de crête, on est sur une ligne de crête mais en même temps ni les Etats-Unis ni Israël ne nous ont prévenus de ce conflit, ils ne tournent pas vraiment vers l'Europe pour nous demander d intervenir d'une façon ou de l'autre. Je pense que pour le moment notre position défensive est plutôt équilibrée, j'aurais souhaité un peu plus de volontarisme sur le Liban où je pense nous Il en fait pas assez, Emmanuel Macron ? Alors je sais pas s'il en fait pas assez officiellement ou si les choses se passent dans des sphères qui sont moins publiques.

En tout cas c'est vrai que l'attention que nous portons au Liban elle doit être extrêmement forte. Mais est-ce qu'il peut encore peser parce que le président libanais en a appelé à Emmanuel Macron pour qu'il essaye de convaincre Benyamin Netanyahou de ne plus bombarder le Liban ? On a l'impression qu'Emmanuel Macron aujourd'hui il n'est pas en situation de peser sur ce pays.

Ce qui est certain c'est que nous devons soutenir le Liban dans le désarmement du Hezbollah. Ça c'est vraiment une mission qu'il faut avoir en tête et sur laquelle probablement il faut aider le Liban. Je ne sais pas quelles sont les voies et moyens parce que je suis assez éloignée de ces questions-là techniquement et pragmatiquement.

Mais c'est clair que nous devons aider le Liban à désarmer le Hezbollah pour retrouver une situation dans laquelle Israël sera en sécurité et l'ensemble de la région sera plus équilibré. Quand vous voyez les forces qu'on envoie sur place, Emmanuel Macron qui se rend sur le Charles de Gaulle, est-ce que vous dites le Parlement doit être consulté ? Écoutez, c'est une décision qui revient au président Larcher et puis...

Et et puis à la présidente Yael Brown-Pivet. Je pense que d'avoir un débat, au moins sur ces questions actuelles, serait le minimum, il me semble. Après les municipales du coup où est-ce qu'il faudrait le faire avant, quitte à faire revenir travailler le Parlement vu le contexte international ?

Après les municipales, je pense que ça serait le bon moment. On va revenir sur les prix à la pompe. On le disait, ça fait la une de la presse régionale ce matin.

On va aller en parler à Rennes avec Stéphane Bénier. Bonjour Stéphane, merci beaucoup d'être avec nous directeur de l'information de TVRennes et Stéphane l'a flambé des prix de l'essence qui pénalisent bien sûr les automobilistes particulièrement dans les zones rurales mais aussi les professionnels, on pense aux agriculteurs, on pense aux pêcheurs. Oui effectivement bonjour Oriane, bonjour Madame la Sénatrice c'est vrai que la Bretagne et Rennes c'est une grande région il y a deux métropoles, il y y a un maillage de grandes villes et puis un secteur rural important, et bien souvent on est obligé de prendre dans un ménage deux voitures pour aller travailler donc il y a depuis cette flambée des prix beaucoup de surprise, de la colère et peut-être au bout de plusieurs jours de la résignation.

Vous avez évoqué Orianne, les professionnels, première région agricole, il y a également les pêcheurs, il faut trouver du carburant pour continuer son activité. Madame la sénatrice, j'ai une question toute simple à vous poser. Quelles mesures principales le gouvernement doit-il prendre pour stopper cette hémorragie du prix de l'essence et des carburant ?

C'est une question extrêmement difficile. Vous vous en rendez bien compte. Alors il y a les yakafovcons, on baisse la TVA, on borde le prix de l'essence.

Ça c'est du yakafokisme. Voilà. Pour vous, c'est du IACA-Faucon ?

Oui, c'est du IACA-Faucon parce que c'est des solutions qui sont des solutions, j'allais dire, très dispendieuses. Or, vous savez que nos finances publiques sont dans dans des conditions qui sont extrêmement tendues et qu'on a beaucoup parlé de budget dans les derniers mois. Vous savez que le déficit est prévu et au-dessus de ce qu'on imaginait pouvoir atteindre.

Donc, la question du bazooka pour éteindre cet incendie qui est l'incendie du pétrole, si j'ose dire, n'est probablement pas la solution. Donc moi, je pense que d'abord, il faut garder son sang froid. Il faut venir en aide probablement au niveau local, regarder avec les directions départementales des finances publiques quelles sont les entreprises, quels sont les secteurs d'activité qui sont le plus touchés.

Vous avez parlé des agriculteurs, évidemment ça va être la saison où ils ressortent dans les champs, on est à cette période-là. Donc c'est la saison où ils brûlent le plus de carburant. Donc effectivement il faut regarder comment on peut les soutenir.

Je ne crois pas à des solutions générales, je crois qu'il faut être attentif aux finances publiques aussi, parce que ça a des répercussions après qui sont plus structurelles. Donc je pense qu'il faut regarder structurellement sur les professionnels. Un certain nombre de professionnels, vous avez parlé des agriculteurs, vous avez parlé des pêcheurs.

Il y a aussi des transporteurs, probablement, qui seront touchés. Il faut regarder quelle durée de temps ça va durer, quel temps ça va prendre. On parle d'aller puiser dans les réserves stratégiques.

Je pense que c'est des réformes qui sont plus structurelles sur le prix de l'énergie. Les contrôles sont très importants parce que l'augmentation des prix à la pompe, là, tout de suite, ne se justifie pas. Donc je pense que les contrôles sont très Les réserves sont aussi une solution.

La guerre est finie, nous a dit M. Trump. Je ne sais pas si on peut le croire, mais il faut aussi, le plus vite possible, lâcher tous les bateaux qui qui sont dans le détroit d'Hermou, je crois que c'est là-dessus qu'il faut qu'on focalise nos efforts.

Pour vous, c'est la priorité ? La priorité, c'est le détroit d'Hermou, ce n'est pas de prendre des mesures spécifiques à l'effort pour le moment La priorité, c'est de régler le problème à la racine. C'est ça, la priorité.

Donc, c'est-à-dire que les Républicains ne vont pas faire comme l'ont fait le RN ? Je parle pour moi, je ne parle pas pour les Républicains-là, mais...

En tout cas, il n'y a pas de mesures qui vont être défendues particulièrement ? Il faudra regarder, je pense qu'il faudra prendre des mesures. Si elles sont des mesures, il faudra prendre des mesures qui sont structurelles et focalisées véritablement sur les secteurs d'activité, sur les secteurs économiques qui vont le plus souffrir, me semble-t-il.

Oui, et vous parlez du budget, des difficultés budgétaires. Est-ce que vous comprenez ceux qui disent quelque part que ça arrange un petit peu l'État qui, du coup, avec l'augmentation des taxes, renflouent un peu ses caisses ? Non, mais ça, c'est une vue de l parce qu'en fait cette crise, si elle venait à durer ce prix des carburants, le prix de l'énergie, elle endommagerait l'économie d'une façon générale et elle endommagerait aussi la consommation.

Donc la production, la consommation. Donc Donc dire vous allez vous remplir les caisses avec de la TVA, c'est une vue de l'esprit en réalité parce que les effets, s'ils devaient durer, seraient beaucoup plus structurels et beaucoup plus embêtants sur l'économie. On va remercier Stéphane Bénier.

Merci beaucoup Stéphane d'avoir été avec nous depuis Rennes, directeur de l'information de TV Rennes. Merci Stéphane. Et vive la Bretagne ! 500 contrôles ont été annoncés par Sébastien Lecornu justement pour vérifier qu'il n'y a pas d'abus.

On va écouter ce que dit le ministre des PME du commerce du pouvoir d'achat, c'est Serge Papin, c'était hier. Nous on est mobilisés et la gestion d'une crise, c'est dans l'instant, c'est jour après jour. Alors bien sûr, ça en n'empêche pas d'anticiper certaines choses, mais on gère ça quotidiennement.

On réunit toutes les parties prenantes. Il y a cette semaine une réunion avec les distributeurs, c'est jeudi matin, on fera un point, puis on verra où c'en est sur l'évolution du conflit au niveau de la géopolitique. Est-ce qu'il y a une crainte que les distributeurs en profitent ?

C'est tentant, on va Je pense que ce ne sont pas forcément les distributeurs, mais ça peut être des opérateurs en amont qui font des réserves de précaution, qui font un certain nombre de réserves, d'opportunités. Donc c'est bien qu'il y ait des contrôles. Serge Papin a raison de lancer cette campagne de contrôle, a raison de discuter avec les opérateurs.

Je pense qu'il faut que le gouvernement fasse preuve d'une certaine fermeté pour tenir en fait les prix tels qu'ils sont aujourd'hui et tel qu'il ne devrait pas augmenter à ce point aujourd'hui. Mais est-ce qu'on se dirige vers un choc pétrolier ? Est-ce que c'est la crainte ?

Si le conflit dure et si effectivement le détroit d'Hormuz n'est pas relâché, oui on peut aller vers une crise assez compliquée et qui nous encourage d'ailleurs là aussi structurellement à dépendre de moins en moins du pétrole et aller vers l'électrification des usages, des transports. On voit bien l'enjeu qui est le nôtre, on sait produire de de l'électricité, on ne sait pas produire de pétrole. Donc l'élan qui a été donné structurellement doit être continué.

Juste un mot puisqu'on parle d'énergie, il y a une réunion aujourd'hui en région parisienne autour du nucléaire, de la région nucléaire, réunion internationale autour d'Emmanuel Macron. Elle est importante dans le contexte actuel ? Il faut d'autant plus acter la relance du nucléaire ?

Écoutez, moi je fais partie des parlementaires qui ont regretté les décisions prises dans les mandats précédents, et notamment sous François Hollande, d'aller vers l'arrêt du nucléaire. Donc il a fallu beaucoup de temps pour relancer le nucléaire. Beaucoup trop de temps.

Je rappelle que la fermeture de Fessenheim est vraiment quelque chose de dommage, parce que c'était un outil de production qui pouvait encore durer et nous être très utile. Je rappelle que c'est le décret, la PPE qui a été prise il y a quelques semaines, qui acte enfin véritablement le redémarrage de notre politique nucléaire. Ça fait des années ici qu'avec Daniel Grémillet, Dominique Estrosi-Sasson, nous demandons de relancer le nucléaire de façon offensive.

Donc je ne peux que me réjouir de ces réunions. Allez, d'autres actualités, c'est évidemment les élections municipales du Mans 5 avant le premier tour du scrutin. Et pour commencer, on va faire un peu de pédagogie sur ce scrutin parce que c'est pas toujours facile de s'y retrouver.

Surtout si vous habitez à Paris, à Lyon ou à Marseille, vous allez vous retrouver dans une configuration inédite. Stéphane, vous allez tout nous expliquer parce que dans ces trois villes, il y a des changements dans les bureaux de vote. Oui et quand vous allez arriver dimanche dans votre bureau de vote, si vous êtes à Paris ou Marseille, vous allez devoir voter deux fois.

Il y aura deux urnes avec deux parcours de vote différents. Un premier pour voter pour votre conseil d'arrondissement, votre conseil de secteur et un autre pour voter pour le conseil municipal à la mairie centrale. Ça veut dire qu'à deux reprises, vous allez prendre des bulletins, vous irez dans l'isoloir et ensuite vous glisserez l'enveloppe dans l'urne.

À Lyon, vous n'aurez pas deux urnes mais trois urnes parce qu'en plus, vous votez pour les élections pour les conseillers de la métropole, il y a donc trois élections. Précisons quand même que vous avez quand même le choix, vous pourrez voter une fois, deux fois ou trois fois, c'est vous qui choisissez, vous n'êtes pas obligé de participer aux deux ou aux trois scrutins qui vous seront proposés. Et ces changements, on les doit à la loi Paris-Lyon-Marseille, la fameuse loi PLM qui est en vigueur depuis cet été.

Oui, elle modifie le système électoral qui existait depuis 1982 dans ces trois grandes villes. Un scrutin différent de celui qui existe dans les autres communes. L'idée des partisans de Cette loi PLM version 2026, c'était une élection directe du conseil municipal puisque jusque-là à Paris, Lyon et Marseille, vous n'élisiez que vos conseillers d'arrondissement.

Et ceux qui étaient en tête des listes élus étaient ensuite envoyés à la mairie centrale. Et contrairement à ce qu'on peut penser, aucun électeur d'aucune commune de France n'élit directement son maire. Non, vous avez raison puisque vous votez bien pour une liste.

Il y a plusieurs candidats. Alors certes, j'ai présenté dans un ordre cette liste. Donc, Donc celui qui est tête de liste et celui qui aspire à être maire, celui ou celle d'ailleurs.

Mais le maire n'est effectivement élu qu'après l'installation du conseil municipal. Les élus votent pour le candidat de leur choix, souvent la tête de liste on le disait. Mais rien ne les empêche de désigner quelqu'un d'autre, elle aussi membre du conseil municipal.

Et alors, ce sera peut-être encore plus compliqué à Paris-Lyon-Marseille parce qu'avec cette loi, c'est pas évident d'avoir une majorité au conseil municipal. Eh oui, Oriane, ce qui rend l'élection incertaine lors d'une sorte de troisième tour dans toutes les communes à l exception de Paris-Lyon et Marseille, la liste qui arrive en tête gagne 50 % des sièges. Après, le reste est distribué à la proportionnelle.

C'est ce qu'on appelle la prime majoritaire. Dans cette configuration, la liste a une majorité assurée. Sauf qu'à Paris-Lyon et Marseille, la loi fait baisser la prime majoritaire à 25%.

Le reste est toujours distribué à la proportionnelle. Ça veut dire que la liste arrivée en tête n'est pas assurée d'avoir une majorité. Ça donnerait un peu une situation comme celle qu'on connaît à l'Assemblée nationale aujourd'hui.

Sophie Prima, cette loi, elle a été adoptée quand vous étiez au gouvernement. Vous étiez porte-parole à l'époque. Ici, au Sénat, votre groupe Les Républicains était vent debout contre cette réforme.

Vote contre, échec de la CMP ensuite, la Commission mixte paritaire. Est-ce que ces craintes étaient justifiées ? Est-ce qu'on va pas connaître une pagaille dans les bureaux de vote ce week-end ?

Alors vous me demandez un numéro d'équilibriste, là, puisque j'étais effectivement au porte-parole du gouvernement à cette époque-là et que c'était la décision du Premier ministre François Béroud. Mon groupe ici au Sénat avait plus que des réserves pour les raisons que vous venez d'évoquer, c'est-à-dire la stabilité d'une majorité. On voit bien à l'Assemblée nationale que sans majorité, qu'elle vous plaise ou qu'elle ne vous plaise pas.

En tout cas, ça n'avance que très difficilement et qu'en France, malgré les vœux de certains, on n'a pas trop la notion du compromis à l'Assemblée nationale. On voit bien qu'avoir une majorité en France, que ce soit sur une commune ou à l'Assemblée nationale, c'est quelque chose d'important. La prime majoritaire dans ces trois métropoles est descendue de 50 % à 25%.

Je pense qu'on aurait peut-être pu faire un palier intermédiaire pour s'assurer qu'il y ait une majorité qui soit cohérente sur l'ensemble de la métropole. On verra si ça marche ou si ça ne marche pas. Et ce qu'une loi fait, une loi peut le défaire.

Donc on verra, on fera un rétexte, comme on dit dans les armées. On fera un retour d'expérience pour voir effectivement s'il faut réajuster cette majorité. Mais moi, je voudrais rendre hommage...

Vous dire qu'elle pourrait être changée pour les prochaines ministères ? J'en sais rien. On verra si ça marche ou si ça ne marche pas.

Si ça marche très bien, on laissera comme ça. Si ça ne marche pas et si on voit qu'il y a trop de difficultés, après, on pourra éventuellement changer. J'en profite pour dire que dans ces trois métropoles, l'organisation quand même des élections, c'est quand même quelque chose d'extrêmement difficile pour les municipalités et les agents.

Il faut trois fois les bénévoles qui viennent tenir les bureaux, les agents qui viennent tenir les bureaux, trois fois le matériel, trois fois les urnes, trois fois les isoloirs, trois fois les barrières. Honnêtement, notamment pour Lyon, bon courage. Ça c'est pour le côté un peu organisationnel et pour les gens qui vont aller voter ce week-end.

Est-ce que vous pensez qu'il y a eu assez de pédagogie auprès des électeurs, notamment de la part des promoteurs de cette loi ? Il va y avoir beaucoup de pédagogie dans les bureaux de vote même. Je ne sais même pas d'ailleurs si les gens vont pouvoir voter dans le même bureau de vote pour les trois.

C'est parce qu'il faut que vous ayez des espaces très très grand. J'imagine que oui. Mais si vous avez beaucoup de monde qui vient voter, faire trois fois la queue, etc., on peut décourager un certain nombre d'électeurs.

Alors je leur demande surtout ne vous découragez pas parce que la participation aux élections, c'est vraiment l'essence même de la démocratie. Et là, dans la petite république qui est de la commune, dans la grande, il faut aller voter. C'est vraiment l l'unité démocratique la plus importante. – Vous redoutez, au-delà du changement du mode de scrutin, vous redoutez, compte tenu du contexte international, compte tenu du contexte politique en France, qu'il y ait une forte abstention dans ces municipales ? – Non, ce qui peut nourrir l'abstention, alors dans ces trois métropoles-là, c'est effectivement nourrir l'abstention sur le troisième vote peut-être, parce qu'il faut de la constance pour aller voter trois fois.

Mais ce qui peut nourrir, c'est effectivement le grand nombre de communes où il n'y a qu'une liste. On en a beaucoup. – 68 – 68 %, c'est évidemment des communes plutôt rurales, dans lesquelles là aussi il y a eu un changement puisqu'on les fait voter sur des listes maintenant au lieu de faire le tir aux pigeons comme dit le président Larcher, c'est-à-dire de barrer. – Le panachal. – Ah bon, le panachage, donc effectivement quand il n'y a qu'une liste on se dit pourquoi y aller et finalement ça va fonctionner.

Moi j'encourage quand même tous nos concitoyens à aller voter dimanche, je crois qu'il ne va pas faire très beau, donc prenez votre parapluie, allez voter, c'est très très important que le maire soit reconnu vraiment comme l'unité démocratique de base. Une dernière question sur cette loi PLM parce que dans votre camp ici même au Sénat, certains accusaient en gros une loi faite pour permettre à la candidate désormais soutenue par votre parti LR, Achida Dati de gagner à Paris. Est-ce que vous pensez que ces craintes étaient légitimes et est-ce qu'elles étaient justifiées ?

Moi je pense que les craintes principales elles étaient C'est surtout sur le manque de représentation du Conseil de Paris, en fait, et de représentation des arrondissements. Je pense que là-dessus, la loi aurait pu être plus affinée, en réalité. Ce qui est important, c'est qu'il y ait une cohérence quand même entre les arrondissements et le Conseil de Paris.

Par exemple, qu'une partie du conseil de chaque arrondissement soit de fait dans le Conseil de Paris, mieux représenté, plus équilibré, que les arrondissements soient plus équilibrés dans le Conseil de Paris sont des choses sur lesquelles on aurait pu aller plus loin dans la loi, me semble-t-il. Il faut quand même un lien entre ce qui est fait dans les arrondissements, ce qui est fait dans le Conseil de Paris pour ne pas appauvrir le rôle des maires d'arrondissement et des conseils d'arrondissement. Qu'est-ce que vous pensez de la campagne de Rachida Dati, qui est soutenue par votre parti Les Républicains, qui fait face à la la concurrence de Pierre-Yves Bournazel, qui est soutenu par Horizon et par Renaissance.

Et en plus, qui fait face à la dynamique de Sarah Knafo. Mirachida est une battante. C'est quelqu'un qui n'a peur de rien.

Qui se bat pour pour ses convictions, qui se bat pour aussi son rêve. Je crois que c'est elle qui en a le plus envie, en réalité. Moi, je dis souvent que dans une campagne municipale, ou dans une campagne, celui qui gagne, c'est celui qui en a le plus envie.

Je crois que Rachida a envie de changer et Paris, véritablement. Elle a une position qui est une position assez ouverte. Alors, dommage, effectivement, d'avoir de part et d'autre des concurrents qui proposent.

Mais je pense qu'au deuxième tour, il faudra que tout le monde réfléchisse bien aux conséquences, soit de rester avec la majorité actuelle dans Paris, soit de changer, d'apporter un véritable changement à Paris. Quand vous dites tout le monde, c'est-à-dire qu'il faut discuter avec Pierre-Yves Bonazel, on imagine que c'est votre souhait, mais également avec Sarah Il faut à la fois discuter, mais aussi que chacun prenne ses responsabilités. Parce que chacun appelle du changement, que ce soit Mme Knafo ou Pierre-Yves Bournazel.

Ils appellent un changement dans la capitale. Mais c'est quoi prendre sa responsabilité ? C'est ce C'est retirer ou c'est travailler une liste commune autour de Rachida ou avec Rachida Dati ?

Vous savez, les listes communes, moi, je n'y crois pas beaucoup. Entre dimanche 20h ou 21h, 22h, on aura les résultats sur Paris. Et puis lundi midi où il faut déposer les nouvelles liste en préfecture je crois que les discussions sont possibles mais mais elles vont être donc si rachidabati arrive en tête des trois candidats vous souhaitez qu'ils arrivent en azale et C'est leur responsabilité, je leur laisse le choix.

Mais s'ils veulent vraiment, s'ils sont sincères dans leur volonté de changement, je pense que c'est une décision qu'il faudra qu'ils envisagent. Autre ville qu'on imagine les Républicains vous regarder avec une grande d'attention, c'est la ville de Nice où Éric Ciotti, l'ancien président de votre parti, désormais candidat UDR-RN, affronte Christian Estrosi, le maire sortant, soutenu par les Républicains et par Horizon. Est-ce que si Éric Ciotti gagne Nice, c'est la la valisation de sa stratégie d'union des droites.

En tout cas, si Eric Ciotti gagne Nice, ce que je ne souhaite pas, naturellement, ça sera un signal politique fort qu'il faudra regarder, écoutez, on appauvra ou on n'appauvra pas. Pour ma part, je n'appauvrai toujours pas. Mais je pense que ça sera effectivement un signal fort.

Je pense que Christian Estrosi peut encore, évidemment, gagner Nice. C'est un excellent en mer. Sa ville est emblématique d'une ville bien gérée et d'une ville rayonnante, attractive.

C'est d'ailleurs pour ça qu'elle fait envie, probablement. Donc je pense qu'il faut rassembler l'ensemble des forces autour de Christian mais signal fort qui aura des conséquences sur votre parti, est-ce que ça peut signer l'explosion des Républicains ? Non, je ne crois pas.

Je ne crois pas, je crois que...

On ne sait pas qu'il y aura des divisions entre ceux qui se retourneront vers le RN La stratégie qui est mise en place par notre président Bruno Retailleau, c'est de parler à tout le monde mais de rester les républicains. Donc je pense que c'est la bonne stratégie. Oui, ça sera encore tenable, bien sûr, parce que je pense que Bruno Retailleau a la force des la force des idées et que c'est encore tenable, bien sûr.

Et ça aura aussi des conséquences ici au groupe LR. Si jamais le RN-UDR est en mesure d'avoir un groupe en septembre, est-ce que vous ne craignez pas qu'il y ait certains sénateurs qui soient actuellement dans votre groupe et qu'il va y aller là-bas ? On verra, nul ligneur, qu'il y a effectivement quelques sénateurs qui sont proches de cette idée d'union des droites.

Ce n'est pas du tout la position de la majorité du groupe. Vous craignez un assaiblissement des républicains à l'issue de ces sénatoriales ? Non, non.

Il y aura évidemment des mouvements et il y aura aussi des mouvements sur d'autres groupes politiques à gauche. Et vous pensez revenir avec autant de sénateurs Comme à droite, on reviendra avec le premier groupe au Sénat de façon certaine. Merci Sophie Primard.

Merci beaucoup d'avoir été notre invitée pendant cette première demi-heure.