SEQUESTREE PENDANT 28 ans par son père, l'histoire de Lydia Gouardo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On avait fait la promesse à table que s'il lui arrivait quelque chose ou qu'on se foutait en l'air. Mais après pour avoir quand il voulait un enfant, ben il mettait les jambes en l'air et puis pour que ça tienne. Et pendant toute une journée comme ça que je veux dire c'est personne a bougé.
Je suis Lydia Guardau, j'ai été séquétrée pendant 28 ans dans un grenier et ma vie aelle. Je suis née le 13 1162 à Maison Alfort et je suis née dans un hôtel. Ma mère c'est Jacqueline Ruthman, ma vraie-mère.
Mon beau-père c'est Raymond Guardau. Ma belle-mère c'est Lucienne Ulpa Guardau. Et mon grand mon vrai père c'est le père de mon père.
Bah c'est ma mère comme elle ma vraie-mère comme Raymond Guardau, il avait fait Bruno Nadia en enfant et il a fait des bêtises. Donc il s'est trouvé en prison pendant 5 ans. Et ma mère comme elle s'est trouvée seule ben elle a été avec le père de mon père.
Alors Nadia et Bruno ce sont mes frères. On était à l'assistance publique à Neuver. Bruno était on était un petit peu séparé mais de de maison mais sinon on était toujours ensemble.
Je voyais le vieux en prison parce que j'étais baptisée par l'assistance publique. J'avais une marine et cette marine elle m'a emmené le le voir à la prison. La vieille ben c'est Lucienne, elle l'a rencontré sur les réseaux les réseaux parce que en prison on pouvait faire des des courriers au prisonniers et elle lui a fait des courriers, ils se sont entendus comme ça.
Et puis quand il est sorti de prison, ils se sont mariés mariés. Après il ils sont venus nous chercher à à 9h et voilà. Et après il est venu, il nous a il nous a pris, il nous a mis tout nu dans la la voiture et après on est parti direction son Blois.
Ben, on avait une vie un peu bah on disait normale, on était petit, on se rend pas se rendait pas compte. Mais mon frère et ma sœur, ils ont été un peu à l'école. Moi, j'étais une journée à l'école.
On est parti de Blois et de Blois, on a été àau au bâtiment Champagne. Ça a commencé, on se rendait pas compte, mais un petit peu de bonheur pour Nadia. et Bruno.
Moi ça a commencé un petit peu plus tard mais après voilà un épisode je crois que j'oublierai jamais de ma vie. On était en train de jouer en bas du bâtiment Champagne pour une la première fois. On jouait nous a dit euh elle nous a dit de monter.
Quand on est monté ben elle nous a dit qu'on était sale. Ils ont mis Bruno dans sa chambre, Nadia dans la chambre et moi elle m'a pris, elle m'a dit elle m'a dit "Faut te laver." Elle a rempli un bain, un bain d'eau normalement.
Et ce bain, ben il était bouillant parce que j'ai jamais voulu rentrer dedans parce qu'il était trop chaud. Et elle, elle m'a balancé dedans, elle m'a mis dedans de force et après bah c'était tellement chaud. Puis elle disait que elle avait pris une brosse à chien dents et a brossé, a brossé à brossé à brossé et et toute ma peau est partie.
Donc je suis brûlée, j'étais brûlée au 3e degré et après bah c'est là que ça a été pire en pire. Mon père consnait. Mon père a consné.
Oui et non. Il a cautionné parce que il a cru faire marcher dire que ça avait un problème d'eau chaude à l'office à HLM pour avoir des sous. Mais ça a pas marché.
Ça pas et ça il a il a rien vu. Alors j'ai été brûlée bah à 3e degré. Euh ils m'ont pas emmené tout de suite à l'hôpital.
Ils m'ont emmené peut-être un jour après, j'allais pas bien. J'étais je faisais des malaises et mon père il a eu peur. Donc il m'a emmené, c'est lui qui m'a emmené hein.
Et et de là de l'hôpital de Mot, j'ai été à l'hôpital de de Lyon. Je me souviens mais ils m'ont demandé comment j'étais brûlé. Mais comme j'étais pas trop apte à dire comment j'étais brûlée, je disais que c'était ma mère et mon père, il disait "Mais non, c'est pas ta mère et tout ça." Et finalement, ils ont plus cru mon père parce qu'ils ont cru que j'étais peut-être dans un délire de mentir ou voilà.
Et puis ils ont ils m'ont jamais cru. Ils m'ont jamais cru que c'était ma mère qui avait Pourtant maintenant euh elle a dit haut et fort qu'elle l'a fait. Bah, mon père était tous les jours là-bas et tous les jours, il demandait de sortir, de sortir.
Il avait même pris un lit qui dormait à côté de moi ou même un fauteuil des fois et toujours à côté de moi. Et puis bon benah après il a dit comme ça ah bah ces soins moi je peux les faire à la maison. Donc c'est fait comme ça.
Ils m'ont fait il a signé ma sortie et c'est lui qui a fait mes soins à la maison. Et c'est comme ça que ça a commencé plus les viols et tout ça. Ben à couom comme il y avait une place une pièce de fête au départ c'était les greniers ils étaient pas un truc.
Donc il m'a mis directement dans ce cette pièce là et eux ils se sont fait des des maisons. Ils ont fait ils ont fait des travaux et voilà et après bon bah là c'était c'est c'était la vie d'enfer. J'y passais mes journées comme des fois ben des fois j'avais le droit d'avc eu lui si j'étais gentil d'aller dans le camion avec lui mais bon j'étais toujours enfermée dans le camion ou dans de ou en dessous mais bon c'était quoi ce camion ?
C'était un camion il il faisait son imprimerie. Il faisait son imprimerie, il faisait ses cartes de visite, il faisait faire part de mariage et puis il allait sur les parkings super parking Monoprix un mot. Ça faisait des années qu'il était là-bas et il a toujours fait ça.
Il était normal hein. Il faisait pas voir qu'il était mon pèrein. Et pourtant il était méchant avec certaines personnes mais voilà il en avait marre d'être tapé et marre d'être bah violé un petit peu.
Oui. Ben je pense. Oui.
Et puis bah il est partie et il a été il a fait sa vie. Après, il est venu chercher Nadia et Nadia avait 18 ans et puis moi ils m'ont laissé. Ah si, ils ont tout l'été à la gendarmerie.
Bruno, il y avait été la première fois quand il a fait une fugue parce qu'il est passé devant le tribunal et ça a pas bougé. Il y a rien eu. Ils ont pas bougé pour moi.
Et il y a pas les gendarmes qui sont venus pour voir comment j'avais. Bruno et Nadia, ils avaient dit que j'étais maltraité. Plus j'étais brûlée, plus touché de la côte. puisque puisque ça squé parce qu'il me brûlait sur les brûlures donc c'est ça soignait pas et nous on a jamais vu moi j'ai jamais vu un médecin à la maison jamais vu une même la cafe ou la sécu j'ai j'ai jamais vu personne.
Mon père il faisait tout comme ça bah pour mon frère et ma sœur il disait qu'il était en déplacement qu'il pouvait pas les emmener à l'école et pour moi ben il disait que j'avais des soins et que je pouvais pas aller que j'étais un porteur de microbe. Voilà. Comme j'étais ma peau était brûlée, ben je sais pas mais à chaque fois je me retrouve dans les bras de mon père et même les juges d'enfants, ils m'ont remis à mon père.
Il disait que je déconnais, que j'allais pas bien avec ce que toutes mes brûlures. Il me prenait, il me faisait passer pour une folle et il gagnait hein parce que après euh bah les juges, ils me remettaaient à mon père. Bah mon père, il était du RPR déjà, il faisait beaucoup de trucs politiques RPR, donc on le touchait pas et puis il savait comment y faire hein.
Bah avec toutes ses violences et tout ça, à 18 ans, il m'a dit "Bah, tu peux être mère, voilà, tu peux porter un enfant." Bah moi, j'étais à peu près contente, je le dis hein, mais je savais pas que c'était pas bien. Personne me le disait le bien et le mal. personne.
De toute manière, à chaque fois et ben il m'a il m'attachait, il m'attachait, il me faisait respirer de la terre. Euh t tous les viols, bah c'était un peu près comme ça où il me faisait boire du vin rouge ou voilà, j'ai whisky, je connaissais. Et et puis après bah il violait, il me faisait ce qu'il avait à faire. après euh pour avoir quand il voulait un enfant, ben il mettait les jambes en l'air et puis euh pour que ça tienne.
Et pendant toute une journée comme ça, j'étais prête à accoucher. Et puis mon mon père est il a toujours été près de moi. Même ma mère hein, elle a assisté aux accouchements.
Euh elle disait toujours "C'est moi la mère, c'est moi le père." C'est ils ont jamais mon père n'a jamais pas dit "C'est pas lui le père." De toute manière, il disent l'infirmière, elle disait "Ah bah oui, elle comme elle est toute seule, c'était c'est elle que c'est vous qui allez lever." Et puis ma mère a dit "Bah oui, moi je vais faire tricoter, je vais je vais je vais m'occuper des enfants.
C'est à c'est à nous." Ils ont jamais démont par exemple le premier il s'appelle Raymond Guardau, Raymond Raymond Guardau, le deuxième il s'appelle Bruno Raymond le 3 et ça tous comme ça. Réy Raymond, Régis Raymond, c'est toujours R.
Il y a toujours Raymon. Alors déjà quand j'étais enceinte, j'étais bien parce qu'à partir de je pense que c'est 3 mois ou 4 mois, il me touchait plus. J'avais plus de de il me tapait plus, il me il faisait attention pour avoir le bébé.
Et puis après quand je revener à la maison, ben rebolotte, grenier et eux, ils s'occupaient des enfants et moi je m'occupais ben de de moi. Je sais pas, ben j'étais toujours couchée. Bah, il y a des gens qui venaient me boire et puis je leur demandais qu'il m'aide parce que j'avais été tapé ou quoi que ce soit, je leur demandais qu'il m'aide mais les gens ils comprenaient pas.
Donc le vieux après il me rattachait derrière dans le siège et je pouvais pas bouger. La seule chose que j'avais le droit, c'est de conduire le camion avec lui. J'avais même pas mon permis, je conduisais les camions et mais on j'étais attachée à lui, toujours attaché.
Mon père, il m'interdissait de parler à à personne déjà. J'avais le pas le droit, j'avais pas le droit de manger comme eux. J'avais Non, le vieux il avait une vie.
Je pense que personne n'en aurait voulu cette vie, mais bon. Et dès que je regardais quelqu'un, euh je peux te dire que j'ai regardé la personne quand je rentrais, j'avais des coups de martinet, des coups de de tout. Il mettait sur des règles.
Voilà. Donc euh non, à chaque fois c'était de la violence. Donc euh et quand même quand j'ai fait des fugues, à chaque fois bah c'était le double.
Il me tapait, il me reviolait dans le truc. Il m'a dit que je voulais chercher ailleurs, je sais pas quoi. Et à chaque fois, ben j'ai voulu leur faire du mal.
Ben, j'avais des coups de martinet, des coups de de tricoup, j'avais tout. Je venais bon, je venais d'accoucher, j'ai je suis rentrée à la maison, le petit peu de temps que j'ai eu, ben j'ai voulu fuguer et il m'a chopé et puis même les gendarmes, ils m'ont remis à mon père parce que j'étais à poil, j'avais qu'une chemise de nuit, j'avais j'avais rien. Donc et je suis plus jamais fuguée parce que les gendarmes me remettaient toujours à mon père. parce que je touchais la côte.
Alors il pour eux bah j'étais handicapée. C'est Marianne, elle était devant le camion, elle m'avait fait un petit coucou et puis moi j'ai fait un coucou et puis euh bah le vieux il aimait bien parce qu'il était juste en face une école donc il aimait bien qu'il y avait des jeunes qui viennent qui viennent le voir. Il donnit des paquets de cigarettes pour rien.
Donc et Marianne et ben m'a fait coucou et puis il m'a permis de de lui parler. Pour l'instant Marianne m'a aidé une fois j'ai demandé parce que le vieux il me faisait trop mal, c'est elle qui a été. Donc voilà, j'étais voilà parce que j'étais toujours en sang, j'arrivais pas à me soigner et j'ai demandé à Marienne de y aller.
Voilà. Bah déjà quand le vieux il est mort, c'était à l'hôpital de Mot. Euh c'est moi qui l'ai découvert mort.
Donc j'ai dit qu'à l'infirmière qu'il était tout nu et qu'il était froid. Elle m'a dit "Ah bon ?" Et elle a été voir et puis elle a dit "Ah bah il est mort." Et moi j'avais pas compris le coup. mort tout ça.
Et après bah j'ai bah j'ai pleuré parce que bah qu'est-ce qui s'est passé quand mon père est décédé ? C'est qu'on a fait tout, l'enterrement, tout. Bon, nous les gosses, on savait plus quoi donner la dette.
On narrêtait pas de pleurer parce qu'on avait perdu mon père. Euh pour nous, c'était notre vie. Et et après on avait fait la promesse à table que s'il lui arrivait quelque chose et ben qu'on se mettait tout dans le camion et qu'on jetait par le pont ou qu'on se foutait en l'air.
On on l'a un peu près fait. On a j'ai mis les enfants dans le camion sans qu'il s'en aperçoe. J'ai mis le cam les momes.
J'ai dit allez assi on va faire ce que papa avait dit. Et on a été sur le pont de Beauval. Mais le mais le camion est resté comme ça.
Il a pas été on a j'ai appuyé, il est resté comme ça sur le côté et après j'ai les pompiers sont venus et ils m'ont dit "Pourquoi vous avez fait ça ?" Et j'ai pas osé dire que on voulait se suicider parce que j'avais peur qu'on me prenne mes enfants ou qu'on me mette chez les toit. Et et puis après bah voilà, on devait aller dans la tombe que le vieux avait choisi.
Il avait pris un œuf place donc pour mettre mes enfants, moi et lui. Et bah finalement, on l'a pas fait et je trouve qu'on a on regrette pas. Le 9 juin, c'est l'anniversaire à Marianne et on avait décidé de faire quelque chose et mes enfants eux, ils avaient déjà été en boîte.
Mais moi, j'avais pas été en boîte donc et j'avais été une fois après. J'ai trouvé ça trop bien. Les gens qui dansaient, c'était trop marrant.
C'était trop bien. Je savais pas danser du tout hein. Voilà.
Ah ben moi ça m' J'étais tout de suite contente hein. Tout de suite tout de suite. Mais la vie était pas contente.
Laouille elle a pas été contente du tout. Problème c'est que ma mère elle m'enfermait toujours. Ma mère elle voulait pas que je sorte.
Elle a dit tu restes où tu es. C'est là tu devais être. Et mes enfants et ben ils ont tellement fait de ben ils sortaient seulement, ils allaient n'importe où, ils grimpaient partout, ils savaient pas ce que c'était la liberté des pauvres et et puis ils étaient tellement heureux d'être libre de plus avoir de Mais ça ça c'est on s'en on s'en est rendu compte parce que faut pas croire que c'est tout de suite après la mort du vieux hein.
Non non, ça a été 5 6 mois 4 Ouais, j'arrive pas à voir les jours 4 5 mois dans suivant 4 5 mois où qu'on a vu qu'on était libre, qu'on pouvait faire qu'il pouvait faire ce qu'il voulait et ceux qui m'ont dit "Viens maman, on va faire l'anniversaire à Marianne 39 ans et demi." Mais non, j'avais 39 ans et demi quand le lieu est mort. Donc ouais, je je 39 ans dans les 39 ans et demi, j'allais avoir mes 40 ans.
Les les les jours, les heures, tout ça, les mois, tout ça. C'est Sylvain qui m'a appris tout ça. Voilà, Sylvain m'a appris tout ça.
Et moi, j'avais pas la notion de comment on dit la notion de du temps. Nous, on avait pas de temps puisque j'étais enfermé dans un grenier, il y avait pas de jour ou de nuit, hein. Un jour, il faisait jour mais je sais pas quelle heure quelle heure qu'il était.
Donc et d'un seul coup bah j'ai vu Sylvain ma corpulence était grand beau. Il est trop beau pour moi. Et puis j'aurais jamais cru que j'aurais fait ma vie avec Sylvain parce que j'ai tout de suite je lui ai dit j'avais cet enfant et il a pas fait marche arrière parce queavant Sylvain il a dansé Oui. avec une copine après il a dansé avec Marianne et je me suis dit ah non non c'est pour moi.
Il est trop bien, il est trop beau. Il va il va virer la vieille. tout de suite.
Moi j'ai j'avais ça dans la tête et mais il est il était trop beau Sylvain avec sa corpulence tout ça. Mais j'en suis fière mon Syvin. Moi moi c'est ma c'est ma vie.
La vieille était pas trop contente qu'il y avait un étranger qui rentrait à la maison et j'ai et puis Syvin, ben avec son sa son autorité ça et ben je lui ai expliqué au départ je lui avais menti parce que j'osais pas dire que mes enfants bah si que c'était de mon père, je lui ai dit tout de suite. mes brôes, j'ai pas osé lui dire tout de suite que c'était eux qui m'avait fait des brôlures. Et c'est J'avais honte de mes brôleurs.
J'ai toujours honte de mes brersurs. Mais bon, il m'a écouté. Il a il avait de l'écoute.
Et quand je lui ai dit que mes enfants c'était mon père, tout de suite, il m'a dit que c'était pas normal. Quand tout ce que je lui ai raconté, il m'a dit que c'était pas normal, que ce que j'ai vécu c'était pas normal. Et un jour la vieille, elle a voulu me taper et où elle a pas voulu que je sorte.
Je sais plus, il s'est passé quelque chose. Sylvain l'a pris, il l'a mis dehors et grâce à lui ben ils ont il a été voir les flics et grâce à lui ben ils ont mis la vieille dehors. Elle avait plus le droit de s'approcher de moi.
Et là c'est là que ma liberté a très bien commencé. Quand j'ai connais CV 20, moi j'ai je le voulais trop à moi parce que je quand je voyais comment il était envers la vieille, comment il était parce qu' au départ la vieille elle a vécu avec nous. Et quand il l'a mis dehors, j'étais trop contente.
Mais Sylvain m'a toujours dit, moi je un pied dehors, un pied à l'extérieur. Et moi, je le voulais trop. Et après, j'ai j'ai fait on a fait un un petit bisou, c'était trop mignon.
Et après, j'ai quand j'ai vu sa douceur et quand j'ai vu mon père comment il me tapait, comment il mon père m'a jamais voulu m'embrasser sur J'ai jamais voulu embrasser mon père sur la bouche. Jamais, jamais jamais. Il voulait et moi je voulais pas et il y a des choses que je voulais pas.
Et quand j'ai fait un viso avec SV, j'ai ah j'avais le comment dire le monde qui la bonheur qui tombait sur moi là. J'étais contente et j'étais contente c'est quand le plus le meilleur c'est quand il était devant la porte qu'il a foutu la vieille dehors. Mais c'était mon plus beau jour ça.
Mais c'est mon plus beau jour c'est l'avoir connu Sylvain. Après on a connu j'ai Sylva m'a appris l'heure parce que je savais pas l'heure. Il m'a appris euh tout vivre manger.
Il m'a appris à quand le viol est mort. Ah si, j'ai mangé des yaourts. Mais Sylvain m'a appris tout ça, il m'a appris il m'a appris à lire.
Bon, j'ai je savais un peu lire parce que le vieux était imprimeur. Donc, j'apprenais avec les A, B, C, je savais mais je savais pas, je comprenais pas les mots. Euh c'est V.
Il m'a appris à sortir, il m'a appris à tout euh tout à payer avec une carte bleue. Ça, elle a regretté. Syv, elle m'a dit, elle m'a dit "Tiens, tu sors tiens, je te prête ma carte, tu pourras payer, prendre payer tout ce que tu veux".
Bah moi je je savais qu'il fallait faire le truc là qui m'avait expliqué puis faire un code et donc et puis bah Syvin à la fin du mois me dit il y en a eu pour un bon paquet et il y en a eu pour 5000 € de frais avec sa carte mais comme c'était une carte différée bah moi j'ai pas vu que ça diminuait sa carte mais il me l'a pu prêter sa carte il a dit non je la prête plus même maintenant il me l'a prête plus sa carte et si elle m'a appris comment mettre de l'argent de côté, comment euh tu sais quand il y a des choses à payer à garder l'argent pour le mois prochain s'il y a quelque chose si ça arrive s'il y a un problème. J'en ai fait hein des bêtises parce que au départ ben j'avais pas de vêtements. Je voulais m'acheter des vêtements, je me suis acheté des des slips, je me suis acheté des C'est encore tout ce que je connaissais pas.
Donc ouais, j'ai appris à être belle. Des fois, je m'achète des trucs, c'est trop petit pour moi et ah ben après je dis un jour ou l'autre je le mettrai mais bon je donne à ma fille. Le le procès qui s'est passé, bah je trouve qu'il s'est mal passé parce qu'elle a eu que 5 ans avec sourcil.
Le juge elle m'a dit, on m'a dit voulez lui demander quelque chose ? J'ai dit oui. Je lui ai dit je voulais que est-ce qu'elle veut me dire pardon ?
Elle m'a dit non. De toute manière tu en as pas je te dirai pas pardon. Tu en as pas subi assez.
Donc le juge n'a rien dit. Elle a été jugée bah parce que pour les brûlures qu'elle m'a fait et les enfants qui m'ont faiteste et elle a elle a été punie pour moi de 5 ans avec sur et plus une somme une certaine somme mais bon et après pour Bris elle a été punie elle a été prunie que 3000 € 3000 € voilà on a et après mes enfants bah ils ont eu tous une petite somme que j'ai voulu qu'ils aient et c'est tout ce qu'on a mais on a eu franchement euh c'est rien. C'est de la merde.
C'est c'est on peut pas faire notre vie avec ce qu'on a eu franchement. Voilà parce qu'il a fallu payer les avocats, il a fallu payer les expertises, il a fallu payer voilà euh il y a il y a rien de 100 %. C'est toi qui paye pour ton procès.
Bah les médias, ils m'ont bien aidé. Ils m'ont bien aidé parce que mon affaire c'est grâce à eux qu'elle est sortie. C'est grâce à eux que le procès a pu bien se faire.
Qu'à ce moment-là, il y avait l'affaire Fritzel. Et c'est comme ça qu' dans un coup, il y en a un qui a vu qu' avait une affaire Guardau, qui avait la même chose mais en France. Et c'est comme ça que mon histoire est sortie.
J'ai bon, on peut dire que j'ai honte de ce que j'ai subi. J'ai je suis pas bien de ce que j'ai subi. Je le cache mais je suis des fois je suis pas bien et ce mais j'ai préféré en parer parce que je suis sûre que ça existe encore.
Il y en a encore et il faut que les gens arrêtent de se terre s'ils voyent des trucs comme ça. Parce que moi tous les voisins savaient, les gendarmes savaient, le tribunal savait, tout le monde savait chez moi et personne n'a bougé. Que je veux dire c'est personne n'a bougé.
Non, même les hôpitaux parce que quand je revenais que j'avais une grosse brûlure qui a été faite, ils ont même pas fait de signalement. Pourtant mon père était là quand il venait moi me dire voilà, il y a jamais rien eu. Alors déjà la la CAF est venue et ils ont venu frapper à la porte et ils ont demandé si mon père était là.
Et nous on a dit bah non, il est mort. Elle a et c'est comme ça qu'elle est rentrée. Mais s'il y aurait eu mon père, elle ne serait pas rentrée.
Elle l'a bien dit. Elle a dit "On rentrait pas quand il y avait votre père. Et là, elle m'a demandé que de c'était pour rembourser les les trucs de parents isolés, quoi que ce soit, des trucs.
Au départ euh on m'a trouvé une maison mais on m'avait dit "Ouais, pour l'instant bah on vous fait pas payer de loyer tout tralala." Et finalement bah j'ai été dans cette maison à Neteuil et j'ai payé un loyer. On m'a pas aidé.
J'ai refait toutes les peintures parce que c'était dégueulasse qu'on m'avait prêté. J'ai tout refait et puis finalement je l'ai rendu parce que j'allais pas bien. Il fallait je retourne chez moi.
J'ai fait des bêtises. On m'a mis en psychiatrie, on m'a shooté le médicament et donc j'ai dit non, je je marcherai pas comme ça. Après encore Sylvain m'a encore aidé.
Sinon en psychologue par exemple, il y en a qui m'ont dit "Moi je vivrai pas à votre place. Non, moi je vais je me donnerai la mort. J'ai eu des petits qui m'ont Non non.
Non, je suis tombé sur une bonne là et et ça fait des années. Bah ça fait des années, ça fait Ouais, ça fait peut-être 7 8 ans que je l'ai. Ouais.
Ben le vieux n'est mort en 99. La vieille est restée encore jusqu'en 2020. Mais 99 c'est ma libération mais j'ai du mal mais voilà c'est ma libération.
Aujourd'hui, bah je vis je vis bien. Je vais je vis bien comme tout le monde. Euh et j'y pense souvent parce que bon bah j'ai mes brelures, j'ai mes enfants qui qui ressemblent quand même à mon père.
Donc voilà, on peut pas on peut pas interdire. Voilà, c'est la vie, c'est comme ça. Mais je vis bien, je suis heureuse.
Puis quand ça va pas, benah j'ai toujours mon petit épaule, toujours mon petit sympa à côté de moi. La mère je avec le vieux, il nous emmenait en vacances hein, mais enfermé dans un camion, bougeait pas, on avait pas le droit. On avait que des lucanes, des lucames pour regarder l' Bah, mes enfants, ils savaient très bien ce qu'on vivait.
Mes enfants, ils ont toujours ils savaient comment on vivait, ils savaient comment le vieux les têtes les enfants, on n pas à se cacher. Mais on en parle des fois quand quand ça va pas, on en parle mais bon, on évite beaucoup. On en parle mais on évite beaucoup sur le sujet.
Je suis fière de Je suis très fière de mes enfants parce que ils ont tous un métier, ils ont tout tout ben ils ont des petits enfants. J'ai 20 petits enfants. Après, j'ai eu deux enfants avec Sylvain.
J'ai voulu deux enfants fait normalement avec amour. Et j'ai eu Amandine et Maxence. Et ma Amandine qui m'a fait un beau petit garçon.
Bah, j'ai des beaux des beaux petits enfants hein. Mais Amandine, c'est ma princesse, ma seule fille. Bah, j'ai cru j'ai écrit ce livre.
Bah déjà, ça m'a fait du bien d'écrire, ça m'a fait du bien de parler de l'histoire parce que vous savez sur le coup bah on sait pas que ce qu'on a vécu ce n'est pas normal. Je sais même maintenant je me le dis euh c'est pas vrai. Je préfère rester dans le la le truc de dire bah ce que j'ai vécu, je l'ai mérité.
Et voilà. Mais bon, il y a toujours encore Sylvain qui est toujours là pour me dire "Non, c'est pas normal." Et et en plus, j'aime bien mon titre, le silence des autres.
J'aime bien. Pourquoi ? Bah parce que les autres, ils ont tous fermé leur bouche et il y a personne qui a personne qui a bougé.
Et voilà. Moi maintenant, je suis heureuse, hein. Moi je suis heureuse.
J'ai des mots, j'ai des des passages hein. Le soir, bah faut que je prenne mes médicaments pour aller dormir. Faut que je voilà, faut j'ai des cauchemars encore.
J'ai des cauchemars comme si mon père est à côté de moi et que j'ai j'en ai plein des des trucs comme ça. On peut pas meilleur, on peut pas enlever une vie que j'ai subie du on peut pas. Voilà.
Moi je dis je vais bien parce que je dis maintenant je vis, je mange, je rigole, je rigole de manière sur tout. J'ai une facture, je rigole vin il fait la tête mais moi je rigole. Bah je me suis reconstruit le jour le jour tous les jours je faisais tous les jours c'était une une journée différente.
Un jour bah je m'achetais beaucoup de vêtements, je me faisais plaisir. Bah j'étais j'ai j'allais au coiffeur, je prenais soin de moi, je vis je vivais avec le jour et puis maintenant après je parlais avec les gens. Bon, je suis encore un petit peu méfiante avec les gens, mais je parle aux gens, je non, je je ma vie elle continue, elle est belle et puis puis j'espère me marier avec Sylvain, c'est tout.
C'est pour que je change de nom. Voilà, comme ça je m'appellerai plus guardardo. Bah je suis brûlée tout le corps et j'ai beaucoup de cicatrices.
Et ces cicatrices font elles font très mal parce que ça a été brûlé à l'eau chaude, ça a été brûlé à l'essence, ça a été brûlé à l'acide et ça m'est arrivé après de refaire des conneries dessus et voilà pas vouloir guérir. Je suis handicapée à 80 % puis je savais pas lire. Je je comprends pas trop les mots.
Euh bon, calculer maintenant, je j'ai mon téléphone donc j'y arrive. Puis bon, si j'y arrivais pas, j'ai 6 20. Euh non, maintenant là, je trouve que ma vie, elle est bien.
Bah, j'ai reçu beaucoup de messages de soutien qui m'ont touché, que je pensais même pas ce que j'avais vécu, bah c'était si grave. Et et je le pense, je le prends pas en grave. Je me dis ce que j'ai subi, je l'ai on me l'a donné.
Il a fallu que voilà, c'est parce que je méritais. Je veux pas encore me dire que ce que j'ai subi c'est pas normal parce que j'ai peur de de dans ma tête ce que ça peut faire. Donc je préfère dire que ce que j'ai subi, ben voilà, je l'ai subi.
C'est voilà. Et je souhaite à personne de subir ce que j'ai subi, hein. Même quand je dis une fois, ben oui, m' oublié dans le grenier, j'ai mangé ma merde.
Ben oui, j'ai mangé de la merde. Et quand il y a des gens, il disent "Oh mange moi j'ai bah ouais mangé merde. J'ai mangé des ortis, des trucs de l'herbe.
Il a broyé de l'herbe, il a il a fait en soupe et et on se portait pas plus mal. Voilà, je croyais que c'était ma vie, mon père. Voilà, j'ai même encore sa gourmette.
J'arrive pas si me la fait enlever mais je la garde tout le temps parce que c'est une gourmette j' qui m'avait acheté quand j'avais 18 ans et il y a que la bague que j'ai jeté que j'ai parce que là il nous avait fait un mariage mon moi et ma mère et moi et mes enfants entourés que j'étais ça de que j'étais sa femme. Voilà et voilà ma vie mais puis après comment je l'ai construit ? Je l'ai construit parce que bah je trouve que bah je m'acheté des nounours, je m'achetis des jouets, je m'acheté je m' acheté des vêtements, j'ai j'ai parler aux gens, j'ai j'ai trouvé que la vie elle était belle, que fallait que je la construise, je sais que je suis un peu en retard, je le sais très bien.
Bah moi quand j'achète des jouets, je pense que je les achète pour moi, après je les donne à mes petits enfants. Et des fois même, ça me fait mal au cœur de leur donner parce que jeurais bien voulu jouer avec. Mais non, je me dis non, c'est Noël, c'est c'est eux.
Nous, on a connu Noël un peu une deux ou trois fois avec la grand-mère. Après, Noël, on le faisait pas avec le vieux. Non, Noël c'était quand si on avait été sage et encore mais on savait même pas qu'on changeait d'année même.
Voilà, on vivait on vivait comme des pour ma liberté, je fais pas tant de trucs que ça. J'aime bien m'acheter des Par exemple quand ça va pas aller, ben faut que j'aille dans un magasin pour m'acheter un truc pour dire j'existe, je suis là, faut que je m'achète quelque chose et après ça va mieux, ça va. Voilà.
Alors là, si vous voulez plus savoir plus sur mon histoire, je vous invite à lire mon petit livre là, le silence des autres. Et moi, j'ai pas la même tête, hein, mais là, j'étais plus vieille, je suis plus jeune, mais bon, mais ça vous dira plus sur mon histoire. Voilà.
Et et je dis aux gens si surtout ce que j'ai envie de dire aux gens s'ils ont un problème surtout qu' voient de l'avant qui se retournent pas qu'ils avancent parce combien il y a de gens qui bah qui font des bêtises parce qu'ils arrivent pas dans leur vie. Ben non, le tout petit truc c'est d'avancer et pas de se retourner.
Laurent Lafon