L'invité de Bourdin Direct : Jordan Bardella - 11/06
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Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.
Jordan Bardella, bonjour. Bonjour. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député européen, Jordan Bardella. Emmanuel Macron condamne le racisme, une maladie qui touche toute la société. C'est un fléau ?
Oui, c'est un fléau qu'il faut évidemment combattre. Maintenant, moi je dois vous dire que je suis assez consterné de voir la manière dont les responsables politiques du gouvernement, d'ailleurs Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur, M.
Castaner, en première ligne, ont lâché ces derniers jours la police et la gendarmerie qui font un travail exemplaire, qui sont en première ligne aujourd'hui face à la recrudescence de la délinquance, de l'insécurité et qui ont été lâchées après une semaine de manifestations antiflics dans notre pays où des minorités, parce que ce sont des minorités, je ne crois pas qu'il s'agisse de l'expression de la majorité silencieuse, ont exprimé une haine à l'égard des forces de l'ordre, une haine à l'égard de la police, à l'égard de l'État, à l'égard de la France, que le ministre de l'Intérieur et le président de la République, qui semblent tétanisés, ont difficilement condamné.
Bien, je vais revenir sur les mesures, sur l'intervention de Christophe Castaner, notamment mardi matin, ici même, qui a fait beaucoup, beaucoup de bruit, que vous avez regardé, que vous avez écouté, Jordan Bardella. Voilà, George Floyd aux États-Unis, martyr du racisme, il y a ce mouvement Black Lives Matter qui a gagné le monde entier, le monde entier. Vous comprenez cette émotion mondiale ?
Je comprends cette émotion aux États-Unis, et puis évidemment au-delà, lorsqu'on voit ces images, j'ai vu aussi ces images, elles sont insoutenables. Moi j'ai vu qu'on a essayé de remettre ce qu'il s'est passé, cet incident tragique sur la...
C'est un incident ça ?
Oui, c'est un événement tragique, dramatique, et la personne qui... Oui, bien sûr, et je pense que le policier qui en tout cas... C'est un incident, ce n'est pas plus qu'un incident. Et le policier qui a commis ça doit évidemment être sanctionné. Non, mais c'est un incident ou c'est plus qu'un incident ? C'est un homicide, volontaire ou non, c'est la justice qui le dira. Mais si vous voulez, je note que beaucoup ont cherché à instrumentaliser ce qu'il s'est passé là-bas, pour l'importer sur le sol français notamment. J'ai vu M.
Mélenchon appeler à cette révolution citoyenne, alors qu'on voit là-bas des scènes de violence qui sont inacceptables, qu'on voit des scènes de représailles à l'égard de personnes, de ce qu'ils appellent être là-bas la communauté blanche, même si moi je ne partage pas cette dialectique, qui est une dialectique propre aux Etats-Unis. On a cherché à l'importer sur le sol français, et à pousser à la haine contre la police, alors que le contexte il est différent, que là-bas la police fait face à... Il y a autant d'armes là-bas que d'habitants, près de 300 millions d'armes qui sont en circulation, donc le climat de violence il n'est pas le même.
L'histoire n'est pas la même, les Etats-Unis sortent d'une période de ségrégation qui est assez récente finalement, et qui n'est pas le contexte français. Je vous rappelle qu'il n'y a jamais eu de ségrégation, de colonisation sur le sol français. Donc ce sont deux contextes qui sont totalement différents, et dire qu'aujourd'hui la police est raciste, et que la police tue ou arrête par racisme, et je pense profondément irresponsable.
Alors je vais y revenir, Jordan Bardella, parce que vous êtes impatient de revenir sur la police, moi aussi. Mais autant n'emporte le vent la polémique autour du film, et puis certaines statues qui sont déboulonnées. Alors je voulais vous en parler. Et puis même en France, un débat autour de Jules Ferry par exemple. Il y a des lycées, beaucoup de lycées qui... Socialistes ? Oui, des lycées, oui. Enfin socialistes. Pourquoi socialistes ?
Parce que je cherche, je le fais, je vois qu'on cherche à, je ne sais pas, à remettre en cause notre histoire, je vois qu'on cherche en tout cas à éloigner les Français des préoccupations principales qui sont les leurs aujourd'hui, en sortie de crise économique, en tension communautariste aujourd'hui dans les quartiers, en politique migratoire que plus personne ne supporte, d'ailleurs en montée de l'insécurité. On cherche en réalité à transporter le débat sur nous-mêmes, sur ce qu'on a été. Moi je veux dire, je refuse de rentrer dans ce débat.
Est-ce qu'il faut supprimer les traces de l'histoire ?
Non. Moi je suis... Pourquoi ? Parce que je pense que l'histoire n'a pas à être modifiée, que nous en sommes les continuateurs, et que moi j'en ai marre de ces débats sur la repentance, sur la victimisation permanente. Moi je suis né en 1995, je ne me sens pas redevable de ce qui a pu être fait d'ailleurs par le passé. Vous vous intéressez à l'histoire, j'imagine. Et je préfère, bien sûr, mais je préfère regarder vers 2030, 2050, plutôt que de regarder vers le passé. Et j'en ai ras-le-bol de cette culpabilisation permanente qui sert aujourd'hui à des minorités, à exprimer une haine à l'égard de la police, une haine à l'égard de la France.
J'ai entendu le président de la Ligue de Défense Noire, lors d'une manifestation qui était interdite, dénoncer la France, ce pays d'esclavagiste, de colons. Alors, si certaines minorités militantes aujourd'hui ne sont pas satisfaites de ce que leur a apporté la France, parce que la France leur a tout donné, moi, ma famille n'est pas née ici, mais je suis très fier du pays qui m'a accueilli. Je respecte le pays qui m'a accueilli. Et je suis redevable vis-à-vis du pays qui m'a accueilli. Et c'est un effort important que beaucoup ont fait en arrivant dans notre pays, mais que certaines minorités ont tendance à demander à oublier.
Je voulais revenir, puis on va passer à autre chose, mais tout de même, sur cette volonté de déboulonner des statues, de ne pas regarder parfois l'histoire en face. Il faut regarder notre histoire en face, vous êtes bien d'accord ? Oui. Vous êtes bien d'accord ? Mais alors, pourquoi ce qu'ont fait les Britanniques, ce qu'ont fait les Belges, ce que font les Allemands, pourquoi, par exemple, ne pas créer un musée de la colonisation ? Pourquoi pas ?
Mais il existe déjà des musées, la colonisation est enseignée dans les livres d'histoire, mais j'en ai un peu ras-de-bol qu'on utilise l'histoire. Est-ce que c'est très bien qu'on enseigne ? Qu'on instrumentalise l'histoire. Non, je vous parle... Mais c'est très bien qu'on enseigne l'histoire, mais qu'on enseigne surtout que l'histoire de notre pays, elle a été glorieuse. Et que la colonisation n'est pas... On ne peut pas effacer des pans de notre histoire. Non, mais il faut être objectif. Et que je ne considère pas, comme le président de la République, que la colonisation a été un crime contre l'humanité.
Parce que le crime contre l'humanité fait référence à ce qui s'est passé pendant le Seconde Guerre mondial. La colonisation, c'était quoi ? C'était une chance pour les pays colonisés ? Ça a apporté. Je ne dis pas que c'était une chance. Je dis en tout cas que la colonisation a apporté là-bas des infrastructures. La France n'a commis aucun crime ? Et que... Mais peut-être qu'il y a eu des crimes dans l'histoire de France. Mais j'en ai ras-le-bol qu'on utilise l'histoire de France, qu'on instrumentalise l'histoire de France pour aujourd'hui alimenter la haine de la France dans le quartier. Non, mais il faut l'apprendre. On est d'accord. On est d'accord. Il faut l'apprendre, cette histoire-là.
Oui, il faut l'apprendre, l'histoire de France. Mais il faut surtout apprendre que l'histoire de France, elle a été glorieuse. Que la France, c'est ce pays de la liberté. Elle n'a pas toujours été que glorieuse.
On ne peut pas réécrire l'histoire en faisant en sorte qu'elle ne soit que glorieuse. Vous êtes d'accord ?
Vous me parlez de Colbert, de Jules Ferry, etc. Parce qu'on est aussi ce pays de la liberté d'expression. Et aujourd'hui, sous le coup d'une repentance, la liberté d'expression, elle est en train de reculer dans notre pays. Mais la volonté d'une majorité silencieuse, y compris d'une majorité de Français issus de l'immigration qui vivent aujourd'hui dans les banlieues, croyez-moi, c'est davantage l'emploi, c'est davantage les questions sociales, c'est davantage la sécurité de leurs enfants. Mais c'est bien, c'est Français qui vivent dans les banlieues de leur apprendre l'histoire française. Vous êtes d'accord avec moi ?
Bien sûr, c'est davantage la sécurité de leurs enfants qu'ils ne peuvent plus envoyer aujourd'hui librement. Par exemple, prendre les transports en commun parce que sinon, leurs enfants se font agresser que ces histoires de statut qui, objectifiquement, n'intéressent personne.
Si, alors je vais vous poser une dernière question, on va passer à autre chose. Si l'on supprime les traces de l'histoire, est-ce que les révisionnistes risquent de réécrire l'histoire ? C'est-à-dire ? Je vous pose la question.
Mais les historiens ont toujours fait ce travail. Donc, on ne supprime pas les traces. On n'a pas à supprimer les traces de l'histoire. On a enseigné toute l'histoire française. Mais on n'a pas non plus à supprimer les pages glorieuses de notre histoire comme ont tenté de le faire ces dernières années les responsables politiques dans les manuels. Maintenant, aujourd'hui, il y a des questions de fond. Donc, on reconnaîtra notre passé. Oui, mais aujourd'hui, il y a des questions de fond.
Ça fait une semaine que, dans notre pays, l'État français se fait humilier, que l'État français se fait insulter et qu'en réalité, les gens qui nous dirigent sont à genoux devant des minorités politico-communautaires. Alors, justement, puisque vous dites cela... En parlant d'histoire, dans une semaine, nous allons fêter les 80 ans de l'appel du 18 juin 1940. Et moi, je suis consterné de voir que... C'est notre histoire. Parce que je connais aussi notre histoire.
On est passé du général de Gaulle, premier président de la Ve République, qui défendait l'indépendance, la grandeur de la France, la souveraineté de la France, son indépendance face aux puissants, à Emmanuel Macron, Christophe Castaner, qui sont aujourd'hui les esclaves de tous les communautarismes et qui sont aujourd'hui à genoux devant notamment la famille Traoré. Je vais vous en parler. Le président de la République a demandé à la ministre de la Justice de recevoir au ministère de la Justice qui n'ont jamais de mots à l'égard de toutes ces familles qui sont victimes au quotidien de cette délinquance ordinaire dans notre pays. Vous avez au quotidien 300 viols qui sont commis chaque jour.
Vous avez 2 000 agressions. Mais 300 viols commis chaque jour. Et 600 000 vols chaque année. Et nous n'entendons jamais la ministre de la Justice. Attendez, attendez, attendez. Parce que 300 viols... Vous voulez dire quoi ? Vous voulez dire que les violeurs
sont tous noirs ou arabes ? C'est ce que vous voulez dire, Jordan Bardella ? Je ne vous ai jamais dit ça, M. Bourdin.
Ne me faites pas dire ce que je vous ai pas dit.
On en était à la famille Traoré. Vous me parlez de 300 viols par jour. Alors, Jordan Bardella, manifestation de soutien à Adama Traoré demain. Est-ce qu'elle devrait être interdite, cette manifestation ?
Oui, elle devrait être interdite. D'abord parce que ça fait 3 mois qu'on impose des règles de confinement aux Français, qu'ils ont respectées. Et je vais vous dire que je suis consterné de voir que le ministre de l'Intérieur, chez vous, il y a quelques jours, a déclaré que parfois, l'émotion devait dépasser la loi. Alors, ça fait une semaine qu'on a des manifestations qui sont interdites dans notre pays et qu'en même temps, on impose des règles sanitaires tout aussi strictes, par exemple, à des restaurateurs.
Et je me mets à la place de restaurateurs parisiens qui travaillent en région parisienne, qui sont aujourd'hui menacés de fermeture, menacés de faillite, dont leurs salariés sont menacés de chômage, qui voient sous leurs fenêtres passer des manifestations interdites avec au passage des slogans anti-flics, des slogans de haine contre notre pays, à qui le ministre de l'Intérieur vient dire « Vous pouvez continuer à manifester parce qu'il y a parfois des causes qui dépassent l'émotion.
» Je me mets à la place de ces Français qui, pendant le confinement, se sont pris, par exemple, 135 euros d'amende parce qu'ils sont allés voir leur maman qui était malade dans un EHPAD et qui ont eu effectivement le malheur de vouloir sortir un petit peu de cette loi du confinement et à qui on a imposé 135 euros d'amende. Alors oui, quand je vois que le ministre de l'Intérieur est à plat ventre, à genoux devant des minorités qui hurlent leur haine de notre pays, leur haine de la police, le job du ministre de l'Intérieur ce n'est pas de jeter l'opprobe sur la profession.
Donc, l'interdiction de ces manifestations ?
Ce n'est pas d'humilier des policiers et des gendarmes comme il l'a fait. C'est de soutenir ces fonctionnaires qui sont aujourd'hui en première ligne face à l'insécurité dans notre pays qui, tous les jours, dans les quartiers, ne peuvent plus rentrer dans certaines cités, se font insulter, se font injurier. Donc oui, moi honnêtement, j'ai du dégoût quand j'entends les propos du ministre de l'Intérieur comme certainement sont dégoûtés aujourd'hui beaucoup de nos forces de l'ordre qui sont en première ligne pour 1500 euros par mois.
Jordan Bardella, donc interdiction de cette manifestation de soutien, vous demandez l'interdiction. Oui, l'interdiction. Vous demandez l'interdiction des manifestations la semaine prochaine de soignants, de personnels de l'hôpital public ? Je dis que le moment n'est pas à la manifestation.
Et qu'on ne peut pas, si vous voulez, ces personnels-là non plus ne doivent pas manifester. Je ne les mets pas
sur le même plan. Je n'ai d'accord. Moi non plus. Et je vais vous dire. Moi non plus, mais je vous demande. Ces manifestations aussi doivent être interdites.
N'êtes-vous pas, M. Bourdin, choqué, du moins interloqué, de voir qu'on a laissé filer ces manifestations antiflics il y a une semaine dans les rues de Paris, alors qu'on a vu dans les manifestations sociales dont vous parlez, des infirmiers, notamment des gilets jaunes, des manifestations contre les retraites qui ont eu lieu dans notre pays depuis plusieurs mois, la sévérité la plus totale.
Lorsque ce sont des Français qui manifestent pour leur pouvoir d'achat, lorsque ce sont des Français qui manifestent pour plus de démocratie, là le gouvernement fait preuve de la sévérité la plus totale et jette la police contre eux en utilisant des méthodes qui sont des méthodes de maintien d'ordre extrêmement répressives avec des canons à eau, avec des lanceurs de balles de défense. En revanche, lorsqu'il y a des manifestations antiflics, là il n'y a pas de problème.
Le gouvernement n'intervient pas, donne l'ordre à nos policiers comme beaucoup en ont témoigné de ne pas intervenir et va même plus loin en expliquant que ces manifestations interdites seront finalement autorisées ou du moins tolérées. Je trouve que c'est inacceptable et c'est ce sentiment de deux poids, deux mesures qui nourrit aussi le sentiment d'injustice des Français à l'égard d'Emmanuel Macron et de son gouvernement.
Jordan Bardella, lorsque l'on rapporte les propos racistes tenus par certains policiers, vous avez vu cela, est-ce qu'on rapporte
ces propos ? L'institution est salie ? Oui, l'institution est salie par le comportement d'une minorité, mais c'est le comportement d'une minorité et je ne jette pas l'opprobre contre les forces de l'ordre. Lorsqu'il y a des comportements déviants... Que faut-il faire avec ces minorités ? Lorsqu'il y a des comportements déviants, que ce soit des propos racistes qui sont tenus, que ce soit des propos antisémites, que ce soit lorsque certains font preuve d'une violence particulière ou qu'ils sortent du cadre légal comme ça a été le cas lors des manifestations des Gilronnes, poussées aussi par les consignes du gouvernement, alors ils sont sanctionnés et alors ils doivent être sanctionnés.
Je n'ai aucun souci là-dessus. Mais je dis qu'on ne peut pas jeter l'opprobre sur toute une profession qui aujourd'hui vit extrêmement mal le lâchage permanent de la hiérarchie. Et je dis que le job du ministre de l'Intérieur c'est de soutenir ses fonctionnaires, ce n'est pas de les infantiser. Et je trouve qu'un ministre de l'Intérieur n'a pas à humilier devant la France entière les hommes et les femmes qui portent l'uniforme. Le problème aujourd'hui ce n'est pas les policiers. Le problème aujourd'hui c'est le comportement des délinquants qui pourrissent la vie des habitants y compris des habitants d'ailleurs qui sont aussi issus de l'immigration dans ces quartiers.
Lorsque j'entends que la police contrôlerait au faciès ou qu'elle tuerait en fonction de la couleur de peau et bien oui ça me choque. Parce qu'il faut peut-être rappeler que dans la perte Raoré
vous êtes originaire vous avez vécu en Seine-Saint-Denis. Tout à fait. Est-ce que le contrôle au faciès existe ou pas ?
Non, je veux dire on ne contrôle pas au faciès mais M. Bourdin on ne contrôle pas au faciès on contrôle une attitude.
Lorsque vous êtes issu de l'immigration que vous allez travailler tous les jours dans ces quartiers alors vous n'avez pas de problème avec la police et vous êtes bien content que la police soit présente parce que lorsque votre enfant qui ne peut plus sortir correctement qui ne peut plus s'habiller correctement les femmes par exemple qui dans ces quartiers ne peuvent plus sortir ne peuvent plus s'habiller comme elles le souhaitent ne peuvent plus sortir et prendre le RERB par exemple en Seine-Saint-Denis sans que les parents ne s'en inquiètent ça concerne aussi les enfants issus de l'immigration et bien là-bas vous n'avez pas de problème lorsqu'on contrôle on contrôle une attitude lorsque vous provoquez les forces de l'ordre les contrôles d'identité
il faut qu'ils soient filmés ces contrôles d'identité il faut que tous les policiers portent une caméra piéton je suis favorable
vous êtes favorable ?
je suis favorable parce qu'à chaque fois que la police intervient dans ces quartiers qu'elle est généralement un peu malmenée mis à mal par des minorités aujourd'hui dans ces territoires le rôle l'acte premier de ces personnes est de filmer de mettre assez vite les vidéos sur Snapchat pour provoquer les forces de l'ordre alors moi je suis favorable à ce que les policiers puissent aussi filmer ces contrôles pour se protéger et pour montrer un petit peu à l'image de ce que font les anglo-saxons de pouvoir montrer aussi sur les réseaux sociaux la manière dont ils sont insultés la manière dont ils sont considérés aujourd'hui par des gens qui chassent la police aujourd'hui à coup de cocktail Molotov à coup de projet est-ce qu'il faut généraliser l'usage du taser ou pas ?
Monsieur Castaner il dit on a un problème avec l'étranglement ce dont nous pourrions discuter il y a des écoles de formation qui existent pour les gendarmes notamment une école de formation au maintien de l'ordre à l'interpellation qui n'existe pas pour la police on pourrait aussi mettre en place ce dispositif pour la police Monsieur Castaner il dit il y a un problème avec l'étranglement donc on va généraliser le taser sauf que qui vous dit lorsque vous allez utiliser un taser qui dit au fonctionnaire qui va l'utiliser que la personne sur qui il va l'utiliser qui est donc généralement qui est en fuite ou qui commet un acte délictuel on se fait rarement tirer dessus au taser ou mis par terre lorsque vous marchez simplement dans la rue ou lorsque vous ne faites rien n'aura pas de problème de coeur n'aura pas de problème cardiaque et donc cela va engendrer exactement les mêmes problèmes et nous aurons exactement le même débat d'ici quelques mois le problème aujourd'hui c'est que les policiers ont tellement été lâchés par leur hiérarchie qu'ils sont étanisés à l'idée de faire leur travail et que cette profession n'attire plus moi je me demande comment est-ce qu'on a pu passer d'une police qui était applaudie soutenue par une majorité de la population après notamment les attentats après les attentats une police qui est aujourd'hui lâchée par la hiérarchie quand elle est soutenue par une majorité silencieuse
est-ce qu'il faut instaurer en France des statistiques ethniques ?
non j'y suis pas favorable pour une raison très simple c'est que moi je combats l'américanisation de la société française et je la combats sur tous les plans y compris sur le plan pas de culture communautaire et cette culture ethnique nous ne l'avons pas en France parce que la constitution française dit que la république elle est une et indivisible et que la communauté nationale ne voit que des français sans aucune distinction de couleur de peau ceux qui sont aujourd'hui racistes ce sont ceux qui se prétendent antiracistes et qu'en fait la mission comme celle d'SOS raciste et du président d'SOS raciste monsieur Sopo qui a j'irais nié le fait qu'un policier de couleur noire a été traité de raciste ne vendu par d'autres militants indigénistes a été aujourd'hui totalement lâché ce sont eux aujourd'hui les réels racistes et ceux qui se prétendent antiracistes sont les réels racistes aujourd'hui et moi je combats cette ethnicisation de la société française parce que cette partition cette sédition de la société française à l'image de la société américaine où chacun se définit par sa couleur de peau je crois qu'il faut absolument combattre cette vision de la société et qu'elle ne doit absolument pas arriver en France parce que ce n'est pas la tradition de la France
j'avais envie puisque vous partez sur ce sujet là j'avais envie de vous poser une simple question pourquoi avez-vous dit qu'Emmanuel Macron n'était pas de France parce que ça je n'ai pas compris ça veut dire quoi ça qu'il n'est pas de France il n'est pas de France il ne défend pas
les intérêts français il n'est pas de France comme vous comme moi il ne défend pas les intérêts français pour lui la capitale il a renoncé à ce qui était la France que vous critiquiez parce que pour lui je vais vous dire peu importe je ne suis pas là pour juger mais il est de France ou il n'est pas de France il n'est pas de France il est d'une élite qui ne défend pas il est d'une élite populiste mais il est français il est d'une élite il est français mais ce n'est pas le sujet je vous parle politiquement je ne suis pas sur le terrain de la morale je suis sur le terrain de la politique parce que c'est très ambigu vous en conviendrez pour lui la capitale de la France ce n'est plus Paris c'est Bruxelles et on le voit d'ailleurs au travers des différentes déclarations du plan européen qu'il a présenté il y a quelques jours avec Mme Merkel toutes les décisions politiques d'Emmanuel Macron visent d'abord à se mettre à genoux devant les puissants
750 milliards d'euros intérêts financiers
et notamment devant la commission européenne à qui il souhaite vous voterez il continue de transférer des pouvoirs toujours plus importants et notamment le pouvoir de mettre en place un impôt européen
vous voterez les aides 750 milliards d'euros de l'Union Européenne aux pays en difficulté non parce que
est bien naïf celui qui pense est bien naïf celui qui pense que c'est un chèque en blanc et que la commission européenne pour nos beaux yeux va nous virer un chèque et un virement de 750 milliards d'euros c'est de l'argent qu'il nous faudra rembourser auquel d'ailleurs qu'il faudra faire adopter à l'unanimité par le conseil européen une grande partie des états d'Europe de l'Est qui ont déjà connu ce regain populaire souverainiste ont d'ores et déjà dit non parce qu'ils savent très bien que cela va nous mettre sous le joug sous la tutelle de la commission européenne qui va nous imposer des réformes donc pas d'aide européenne vous ne voulez pas d'aide européenne pour la France mais je dis que le rachat des d'aide par la banque centrale européenne va dans le bon sens je dis que le rachat des d'aide par la banque centrale européenne ça va évidemment dans le bon sens et que la banque centrale européenne joue son rôle mais je vous rappelle que la commission européenne est responsable des cures de sérité massives qui ont été imposées à la France que la commission européenne a notamment en matière de santé imposé à 63 reprises et demandé à 63 reprises aux états membres qu'ils baissent leurs dépenses de santé alors Emmanuel Macron il croit dans une chimère européenne qui n'existe plus et plus que jamais je crois que nous avons besoin de remettre les traités sur la table et d'aller vers une coopération entre états je veux dire l'union européenne a montré son inefficience totale durant cette crise à tel point que nous avons dû en implorer à la Chine de nous livrer des masques
bien j'ai une dernière question pourquoi est-ce que Marine Le Pen affirme que la France est le pays d'Europe où il y a le plus de morts pendant cette période du Covid la France est le elle a dit cela hier matin mais j'ai pas compris pourquoi
la France est le pays au niveau européen en tout cas dont le gouvernement sur la gestion de la crise je ne vous parle pas du gouvernement je veux dire le nombre de morts et le plus mal pourquoi est-ce qu'elle affirme
que la France est le pays d'Europe où il y a eu le plus de morts pourquoi ?
parce qu'elle porte pourquoi ? elle a défendu le ressenti d'une majorité de français aujourd'hui le ressenti est une chose les chiffres en sont pourquoi ? non mais on peut faire une bataille de chiffres je veux dire on peut aussi compter le nombre de masques qu'Emmanuel Macron a mis à disposition de nos compatriotes
je vous pose une question pourquoi a-t-elle dit cela ? si ce n'est pour pour insinuer et pour laisser entendre que c'est en France à cause qu'on a le plus mal géré cette crise à cause du gouvernement qu'on a le plus mal monsieur Bourdin le gouvernement non mais pardon je vous pose la question vous allez chercher
des griefs sur statistiques à Marine Le Pen pourquoi ? la réalité c'est que Marine Le Pen ça a été 83 morts pour 100 000 habitants
en Grande-Bretagne 60 morts pour 100 000 habitants en Espagne 58 morts pour 100 000 habitants en Italie 56 morts pour 100 000 habitants en Suède 47 morts pour 100 000 habitants et France 44 morts alors on va fact-checker jusqu'au bout l'intégralité du sujet Marine Le Pen
a été la première responsable politique dès le 29 janvier à demander la fermeture des frontières avec les pays qui étaient des pays foyers de l'épidémie Emmanuel Macron a refusé de le faire et ça a probablement entraîné l'accélération de la diffusion du virus en France Marine Le Pen a demandé le 11 février à l'Assemblée nationale à la ministre de la Santé Madame Buzyn ce qu'il en était de nos stocks de masques de tests, de médicaments nous expliquait qu'il n'y avait pas de problème Marine Le Pen défend depuis des années à propos des masques à une certaine époque peut-être que ce constat vous gêne mais ça fait des années que les thèmes que nous défendons le patriotisme économique la souveraineté dans nos filières stratégiques et notamment en matière médicale puisque 90% de nos filières de médicaments étaient délocalisées à l'étranger le contrôle aux frontières quand nous avons laissé nos frontières grandes ouvertes au moment où l'épidémie s'accélérait pour les fermer quelques semaines plus tard et donner raison au Rassemblement national tous ces sujets ils sont sur la table et les français voient bien que tout ce que nous avons défendu depuis des années feront partie de ce débat sur la France d'après
bien merci beaucoup merci Jean-Jacques merci d'être venu nous voir Jordan Bardella il est 8h56 RMC BFM TV
Jordan Bardella