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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 30 janvier 2025 26 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheSanté

Bilan des réalisations des pactes Sambre-Avesnois-Thiérache par le Président Emmanuel Macron.

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:20Emmanuel MacronPromesse
    « l'engagement pris en 2018 sera tenu. Plusieurs projets avancent, le contournement d'Avesnes, etc., et c'est bien une 2 x2 voies tout du long »
  • 6:00Emmanuel MacronChiffre
    « 173 millions d'euros engagés par l'État, 90 millions engagés par la Région en trois ans »
  • 8:00Emmanuel MacronChiffre
    « l'État a investi 294 millions d'euros »
  • 11:00Emmanuel MacronChiffre
    « l'évolution du taux de chômage, il est passé de 16,5 % à 12,5 % »
  • 12:00Emmanuel MacronChiffre
    « on a créé 15 000 emplois industriels »
  • 18:00Emmanuel MacronPromesse
    « la brigade Violences intrafamiliales à Avesnes-sur-Helpe, qu'on doit faire dès 2025 »
  • 19:00Emmanuel MacronChiffre
    « un effectif prévisionnel de six gendarmes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bien. Ce n'était pas prévu. On est dans l'improvisation la plus totale, mais c'est souvent là qu'on est le meilleur.

Je voudrais dire que pour notre commune et pour le territoire, c'est un grand jour de pouvoir accueillir notre président. Un grand jour, parce que l'action qu'il mène par rapport à ce territoire, elle n'est pas d'aujourd'hui. On a commencé avec le Pacte 1, avec le Pacte 2, on a fait bouger ce territoire, qui était un peu dans la désespérance.

On a pu le faire parce que l'État a fait un effort conséquent, accompagné par la Région, par notre président de région, par le Département et les autres départements des territoires de l'Aisne, qui ont aussi fait le job, ce qui a fait qu'aujourd'hui, on est sur une démarche où on est sortis de la gestion d'un déclin pour être sur la gestion d'un développement. Et c'est ça qui est en train de passer dans la population, parce que quelquefois on me dit : "est-ce que les gens, finalement, profitent du Pacte ?" Je pose la question : "est-ce qu'un enfant qui rentre dans une maternelle toute neuve, "dans une école primaire toute neuve, "dans un village où il était oublié, "est-ce que c'est bien pour lui ? "Est-ce que c'est bien pour sa formation ? "Est-ce qu'on a apporté quelque chose à la population ?" On visite ce pôle des cultures actuelles.

Quand je vois tous les jeunes qui viennent, qui se forment, qui ont décidé de s'investir dans différents domaines culturels, est-ce que, oui ou non, on apporte à la population ? Si je regarde tout ce qui a été fait ; je ne veux pas être très long, on pourrait avoir de multiples exemples. Oui, ça sert à la population.

Oui, sans le Pacte, la population serait dans des difficultés beaucoup plus grandes. Aujourd'hui, Monsieur le Président, je pense que tous les gens qui sont ici vous disent un grand merci, et à ceux qui nous ont accompagnés, parce que franchement, ce n'est pas par hasard qu'on a le Pacte. Quelquefois je me dis : "finalement, j'aurais préféré ne pas avoir le Pacte "et être un territoire ultra prospère, comme je le vois ailleurs." Nous, ici, on a des projets, on a une volonté de s'en sortir.

Seuls, on ne pouvait pas y parvenir. Avec les préfets qui nous ont aidés, successifs, Michel Lalande m'a passé un petit coup de fil aujourd'hui, pour me dire : "le président vient, "on avait commencé le Pacte, etc." Il était heureux comme s'il était encore avec nous aujourd'hui.

Et donc, on a effectivement dit : "on a un projet", on a discuté avec le préfet, à l'époque, et on était avec Benjamin Saint-Huile, qui est là, et on a dit : "on a un projet, mais tout seuls on ne peut pas le faire, "tout seuls on ne va pas y arriver". On ne voulait pas être le chœur des pleureuses. On voulait montrer qu'ici, il y avait une vraie volonté.

Vous savez, Léo Ferré, Président, c'est un peu sa ville-sœur, ici. Il a dit, en parlant du territoire : "ici, les gens sont debout, ils ne se couchent que pour mourir". C'est ce qu'il a dit devant un piano.

Je le vois encore en train de le dire. Et quand il a dit ça, il l'a dit parce qu'il a vu que, malgré 26 000 emplois industriels supprimés, malgré tous les problèmes qu'on avait, les gens avaient encore envie de se battre. C'est ça qui est fort dans notre République, c'est que finalement, ici, ce territoire qui a été envahi plusieurs fois n'a jamais baissé les bras, même quand il était occupé, avec la Résistance, avec tout ce qui s'est passé.

Alors aujourd'hui, on résiste, mais on repart, et c'est grâce à l'aide de l'État, de la Région, du Département, tous ceux qui sont nos partenaires, parce qu'avec eux, on est prêts à construire un vrai lendemain. On a besoin d'emplois. Aujourd'hui, c'est vraiment l'étape supplémentaire qu'il faut passer.

On a créé un terreau, on a créé une attractivité. Maintenant, il faut continuer et passer à une autre étape. Vraiment, un grand merci.

Merci beaucoup, Monsieur le maire. Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Messieurs et Mesdames les préfets et préfètes, Monsieur le président de la Région, Messieurs les présidents du Département, Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités, chers élus, et je salue tous les maires qui sont qui sont là. Monsieur le maire vient en fait de poser les jalons, mais on a, en quelque sorte, collectivement fait ce travail.

Je suis très heureux de revenir, je viens souvent dans la région, le président le sait, mais je suis très heureux de revenir ici, au cœur du territoire de ce Pacte Sambre-Avesnois-Thiérache, parce qu'en effet, on est à la fin de la deuxième génération et je voulais, avec vous, à la fois tirer le bilan et puis peut-être essayer de dresser des lignes pour l'avenir, et surtout passer un moment avec vous, car on va en discuter, on va les bâtir ensemble, et c'est, au fond, comme ça qu'on l'a conçu. Je me souviens comme d'hier de ce jour de fin 2018 où on a signé les bases et le premier Pacte. Rien n'était écrit, et d'ailleurs, on l'avait discuté et préparé, c'était la fin de cette itinérance mémorielle, on était là, sur cette terre où on commémorait les 100 ans de la fin d'une guerre terrible qui avait marqué ô combien la région et il y avait beaucoup de scepticisme, il faut dire ce qui est.

On se souvient des débats homériques qu'on avait eus sur la RN2, à juste titre, car il y avait eu beaucoup de promesses qui n'avaient pas été tenues et un territoire qui avait beaucoup souffert, et qui souffre encore à bien des égards, de la désindustrialisation, du recul des services publics, de la lenteur des projets. La méthode qu'on a retenue a été, au fond, une méthode simple, c'est de construire ensemble et de partir de la base et de partir aussi du constat : manque d'emplois, pauvreté deux fois supérieure à la moyenne nationale, désindustrialisation qui avait touché la plupart de vos communes. Monsieur le maire rappelait les chiffres terribles, qu'il s'agisse de la laine peignée chez les uns, des nœuds ferroviaires chez les autres, des emplois industriels chez certains, on sait combien ce territoire avait été bousculé par ces phénomènes.

En novembre 2018, le pacte conclu entre nous tous fait que la Région, l'État, les Départements, les intercos et les communes se mettent ensemble, travaillent ensemble. Les services de l'État se mobilisent, et on avait quelques grands projets structurants : la mise à 2 x 2 voies de la RN2, le nouveau centre hospitalier de Maubeuge, la remise en navigabilité du canal de la Sambre à l'Oise. Ça, c'était la première génération.

Donc, tous ces projets ont avancé. Sur la RN2, je vais ici essayer d'être clair, l'engagement pris en 2018 sera tenu. Plusieurs projets avancent, le contournement d'Avesnes, etc., et c'est bien une 2 x2 voies tout du long, parce que j'ai entendu des rossignols chanter, donc je préfère tout de suite leur tordre le cou.

C'est 2 x 2 voix tout du long et on en a besoin. Ce premier engagement, c'était 173 millions d'euros engagés par l'État, 90 millions engagés par la Région en trois ans. Au-delà des trois grands projets structurants que je rappelais, et qui ont permis de faire avancer ; je pense à l'hôpital à Maubeuge ou au canal de la Sambre, en plus de la RN2 ; je veux aussi rappeler ici des choses très concrètes qu'on a pu faire et accélérer, ensemble, à Avesnois-Thiérache.

Le territoire, en matière d'éducation, a fait l'objet d'un investissement renforcé. Il a été prioritaire pour le dédoublement des classes. Donc, quand on regarde les chiffres du nombre d'élèves par classe, si on les a, parce qu'il y a quelques graphiques, l'évolution du nombre d'élèves par classe est nettement supérieure à la moyenne nationale.

Vous l'avez dans l'arrondissement de Vervins, ici, et dans le bassin Sambre-Avesnois, vous voyez, de 2017 à 2024, à combien d'élèves par classe on est passés. Donc, on était sur une moyenne de 22/23 et on est tombés sur une moyenne entre 17,5 et 18,5. Très concrètement, ça veut dire des élèves, dans ces écoles, qui sont mieux éduqués, mieux accompagnés par leurs maîtres et c'est une mesure très précise.

On a aussi, dans ce même volet éducatif, bâti un micro-lycée à Maubeuge, pour les jeunes décrocheurs, et j'en passe. On a aussi, collectivement, modernisé les services publics durant cette période, avec la mise en place d'une large couverture du territoire en France Services. Et, juste cette petite carte, elle permet quand même de voir tout ce qui a été créé en maisons France Services, le bus France Services, mais également les autres services publics qu'on a pu développer durant la période, ou rouvrir.

Il y a la réouverture du canal qui figurait ici aussi, mais elle figure la vitalité de ce qu'on a fait durant ces années. J'aurais pu évoquer aussi la reconstruction d'une gendarmerie à Solre-le-Château, entre autres, pour n'en citer qu'un. Pour le renforcement de l'offre culturelle, l'État s'est investi, et c'est dans le premier Pacte qu'on a cette magnifique création, en effet, ce campus des musiques actuelles, à Aulnoye-Aymeries, avec au cœur même d'une ancienne usine, la réinvention d'un lieu qui s'accroche à un festival que vous avez créé, qui permet de créer, de recevoir, de créer avec le territoire, et où les plus grands architectes, Ricciotti, viennent en effet produire leurs talents.

Et puis l'amélioration de l'offre de soins, avec la création de maisons de santé pluridisciplinaires, le maillage renforcé de maisons de santé labellisées : Vervins, Hirson, Montcornet, pour n'en citer que quelques-unes. Ça, c'est ce qu'on a fait durant le premier Pacte. Je le dis parce que ce sont des réalisations très concrètes, qui changent la vie des gens, qui étaient les projets que vous portiez, parfois bloqués depuis plusieurs années, qu'on a pu accélérer par ces investissements conjoints, État, Département, Régions, communes.

En la matière, avec la Sambre-Avesnois-Thiérache, l'amour ne dure pas trois ans, on a fait un deuxième Pacte. On était dans l'Aisne ensemble, en novembre 2021, au Familistère, on s'en souvient, cher Nicolas, et on a signé le deuxième Pacte. Même esprit : garantir l'attractivité et le développement du territoire, les infrastructures, la mobilité, assurer la transition écologique et l'aménagement durable.

Et dans ce deuxième pacte, l'État a investi 294 millions d'euros. Je le dis parce que l'effort est, là aussi, inédit. On l'a augmenté, avec toujours à nos côtés la Région, les Départements, les communes et intercos, et une mobilisation de tous.

Fruit de ce deuxième contrat, le nouveau commissariat d'Aulnoye-Aymeries, qui a été ouvert il y a trois semaines, à Noël, la maison de santé pluri-professionnelle de Jeumont, avec ses 19 praticiens, la réhabilitation des 78 logements à destination des seniors et des jeunes actifs, au Familistère, où on se trouvait, avec, on s'en souvient, ce lieu sublime. On a requalifié de nombreuses friches, grâce au crédit SATT, comme celles du bastion et de la maternité à Avesnes-sur-Helpe, ou bien le site de l'ancienne filature Hubinet, à Wignehies, qui a été en partie démolie et reconvertie. Donc, là aussi, des projets très concrets qui ont été permis grâce à ce deuxième Pacte, qui a permis aussi de continuer à avancer les travaux et les prioriser dans nos autres contrats, pour ce qui est de la RN2.

Là-dessus, il y a une manière simple de mesurer tout ce travail collectif, et on le voyait avec aussi ce qui a été fait par nos industriels, on était à Framatome il y a un instant, on pourrait citer aussi Renault à Maubeuge, et beaucoup d'autres, on a un impact direct sur l'emploi, et je pense que les chiffres parlent d'eux-mêmes. Vous parliez de la désindustrialisation et de ce qu'il y avait. Quand on mesure les chiffres de l'emploi, je vais vous le démontrer, on a une chose très simple, l'évolution du taux de chômage, il est passé de 16,5 % à 12,5 %.

Il est encore au-dessus de la moyenne nationale. Tant que c'est au-dessus, ce n'est pas acceptable, mais on a réduit deux fois plus que dans le reste du territoire le chômage, par cet investissement, ces projets et le début de réindustrialisation. Là où le chômage, au niveau national, a baissé de deux points, il a baissé de quatre points.

Et c'est la mobilisation qu'on continue avec l'ensemble des collectivités. Et ce chiffre, sur le chômage, qui est une petite victoire, mais qu'il faut continuer, parce que quand on a encore 12,5 % de chômeurs, ça veut dire qu'on a encore trop de chômeurs de long terme, qu'on n'arrive pas encore à baisser suffisamment le taux de pauvreté, c'est une réalité, donc il faut poursuivre cet effort dans la durée pour baisser encore plus le taux de chômage, aller chercher ceux qui sont les plus loin de l'emploi, avec tous les projets de requalification qui sont faits. On l'a vu à l'instant, c'est ce que fait Framatome avec les acteurs de la formation sur le territoire.

Il faut donc continuer ce travail pour vraiment baisser le taux de pauvreté, qui est encore beaucoup trop élevé sur le territoire. On va vous montrer les chiffres de l'emploi industriel et pour moi, ça dit tout. Voilà l'évolution de l'emploi industriel sur le bassin, c'est-à-dire que si vous reprenez les chiffres, comme partout en France après la crise financière, on désindustrialise.

Vous voyez bien, on baisse, et ça vient sur ce territoire, en plus de ce qu'il y avait avant, c'est-à-dire des désindustrialisations qui ont précédé, dans les années 1990 et début des années 2000. C'est ce qu'on perd, en particulier sur l'automobile, où d'autres secteurs. On atteint ce point bas quand on signe le pacte.

On remonte. Et, si on avait fait comme partout dans le territoire national, on serait revenus au niveau de 2008. C'est à peu près ce qu'on a fait au niveau national, c'est-à-dire qu'entre 2018 et 2023-2024, on a réparé les emplois industriels qui avaient été détruits par la grande crise de 2008-2010, et ce malgré le Covid et malgré l'inflation.

C'est notre chiffre national. Vous voyez qu'en Sambre-Avesnois-Thiérache, on a été encore plus haut, et on a atteint des chiffres qu'on n'a nulle part ailleurs. Au total, la réparation de la grande crise, c'était 5 000.

Ici, on a créé 15 000 emplois industriels. Et ce sont les projets très concrets qu'on a en refaisant démarrer la filière nucléaire, en refaisant démarrer la filière automobile électrique, en menant tous ces investissements, plus tous les projets qu'il y a et tous ceux qui sont en train de se dessiner, grâce à ce qu'on fait en termes d'infrastructures, parce que la 2 x 2 voies, c'est évidemment de la mobilité, c'est moins d'accidents, vous le savez ô combien, c'est, au quotidien, une vie qui est améliorée, mais c'est aussi des projets industriels qui vont se développer, parce que c'est un projet d'interconnexion, tout ce qu'on porte aux côtés de la Région et je remercie Xavier pour sa mobilisation. Le canal, ces axes, c'est de remettre toute cette région au cœur d'un carrefour productif européen et donc permettre à des entreprises de revenir s'y installer.

C'est, honnêtement, à la fois le passé de cette région et son avenir. Donc ça, ce sont vraiment les résultats concrets. Donc, tous ceux qui doutent que les deux premières générations du pacte Sambre-Avesnois-Thiérache, disant que c'était essentiellement des déclarations, ce sont des projets concrets qui ont vu le jour dans vos territoires et ce sont des résultats très concrets en termes d'emplois, d'éducation et autres.

Maintenant, on est en train de finaliser le travail pour le troisième pacte. Je sais notre préfet de région ô combien mobilisé, avec l'ensemble de ses collègues et en particulier notre préfète de l'Aisne, et tous les services de l'État sont mobilisés, avec la Région, les deux départements et tous les élus. Ce qu'on doit faire, c'est consolider l'acquis et continuer le travail.

Évidemment, il faut continuer sur l'attractivité, le travail, la mobilité, les infrastructures. Mais, sous votre contrôle collectif, je pense qu'il y a plusieurs sujets qui peuvent être soulignés et je pense qu'en plus de ce qu'on a fait, il y a sans doute deux sillons qu'il faut creuser encore plus fort, c'est la santé et la sécurité, car on a besoin d'avoir des résultats très concrets sur ces deux domaines, en plus de tout ce qu'on a fait, car c'est là où on a des chiffres pas encore assez satisfaisants. Je veux que ce soir, on ait une discussion très libre et je vais passer du temps avec vous pour faire remonter ces projets.

Tout le travail va se poursuivre, et l'idée, c'est que François Rebsamen puisse venir signer avec vous, dans quelques mois, le troisième Pacte qui viendra concrétiser tout cela. On voit des possibilités qui émergent, qui remontent Je parlais de la santé, l'idée d'un nouvel institut de formation de soins infirmiers à Maubeuge, je sais combien vous y tenez, à raison, je pense que c'est une idée qui doit être dans le pacte, parce qu'on a besoin de continuer ces formations. La Région est engagée, l'État y croit.

On a besoin de personnels paramédicaux et médicaux. Ça fait sens, il faut foncer. L'augmentation de la capacité d'accueil des centres d'action médico-sociale précoce, à Hirson ou à Aulnoye-Aymeries, la ministre porte ces sujets aussi dans son domaine et pour le territoire, on voit bien que ça fait sens, c'est ce qui remonte.

Ça, je crois que c'est un point important. Dans le domaine de l'éducation, il faut poursuivre l'effort. Là aussi, l'idée des campus connectés doit nous permettre de continuer à avoir des formations partout sur le territoire.

Je trouve que ce lieu montre qu'il n'y a aucune fatalité. Beaucoup disent : "on ne peut pas faire de la culture à Aulnoye-Aymeries". Si. "On ne peut pas faire des études supérieures dans telle ou telle ville".

Si. Je crois beaucoup à ces idées de campus connectés ou de sites déconcentrés des universités. C'est un projet qu'on veut développer avec les régions, parce qu'un des problèmes qu'ont nos jeunes, c'est qu'aller à l'université en France, c'est gratuit, contrairement à beaucoup d'autres pays, mais le logement ne l'est pas.

On a des boursiers, il y a les emplois étudiants, mais c'est souvent très difficile pour les familles. À côté de ça, on a des villes plus petites, où on cherche à garder nos jeunes. La logique, c'est de développer aussi des formations déconcentrées, ces fameux campus connectés, mais ce sont aussi des partenariats avec les universités, comme on a commencé à le faire.

À l'image de ce pôle, il faut continuer à avancer. Comme l'abbaye de Saint-Michel en Thiérache et plusieurs autres, on a beaucoup de projets culturels qui sont à développer. Il y a plusieurs projets de logements qui sont remontés, logements sociaux.

Je pense que c'est évidemment clé dans ce troisième Pacte. Je le disais, il faut poursuivre les efforts aussi pour les infrastructures. La 2 x 2 voies sur la RN2, tout du long, la poursuite des projets sur les différents nœuds et la ligne ferroviaire Lille-Val-de-Sambre-Avesnois, qui doit faire partie aussi des financements complémentaires.

Sur emplois et formations, je le disais, on doit poursuivre l'effort pour réussir, là aussi, à faire baisser ce taux de chômage encore davantage et aller chercher les chômeurs de longue durée, et aller chercher nos jeunes décrocheurs. Par exemple, on pourrait envisager de créer des places supplémentaires à l'école de la deuxième chance du Grand Hainaut, pour ne citer qu'un exemple ou à Vervins, au sein de l'ancien tribunal rénové. Il y a la proposition d'une antenne EPIDE de Cambrai, sur le territoire, de SAT à Maubeuge, aussi, etc.

Tous ces projets, je pense, vont dans le bon sens et sont ceux qui permettent d'aller chercher soit les jeunes décrocheurs, soit les chômeurs de longue durée, et s'inscrivent totalement dans ce qu'on veut faire. Il y a aussi tout un volet développement économique et agricole. Là, on étudie une enveloppe dédiée pour le recyclage foncier des friches, justement en Sambre-Avesnois-Thiérache, parce qu'elles sont nombreuses.

Il y a eu le Fonds friches qui a été là, mais on sait qu'il faut remettre, si je puis dire, du sucre rapide et avancer sur cela. J'évoquais la sécurité. Je veux en dire un mot ici.

On voit que là aussi, quand je prends les chiffres et ils sont publics, on a amélioré les chiffres ces dernières années, sur les vols, la délinquance du quotidien, mais on a des chiffres de violences intrafamiliales, d'homicides et de grandes violences qui ont augmenté, malheureusement. Et ce territoire n'en a pas l'exclusivité, mais évidemment, ça pèse sur tous nos compatriotes, sur vous, qui êtes les élus de ces territoires, et on ne doit en aucun cas baisser les bras. Pour amplifier les bons résultats qu'on peut avoir à certains endroits, mais aussi la dégradation dans certains segments, plusieurs choses seront intégrées au pacte, qui va permettre d'accélérer des projets qui avaient été pensés avec vous, la brigade Violences intrafamiliales à Avesnes-sur-Helpe, qu'on doit faire dès 2025.

Là-dessus, il ne faut pas traîner, parce que je sais que certaines seront parfois rééchelonnées, pas celle-ci ; et un effectif prévisionnel de six gendarmes, je parle sous le contrôle du préfet. Dans l'hypothèse d'une ouverture rapide de la brigade d'Avesnes-sur-Helpe, on aura des permanences régulières, qui pourraient se tenir à Maroilles, avec un effectif rehaussé. Je sais qu'il y avait plusieurs candidatures, donc on va faire en sorte que ça réponde.

On a eu aussi la Force d'Action républicaine de Maubeuge, qui a permis d'améliorer le traitement de dossiers et une présence plus au contact des habitants. Il faut poursuivre dans cette voie, intensifier et là aussi, on va continuer le renfort de policiers et la lutte contre les stups. Vous savez que c'est une priorité du gouvernement.

Puis on aura une action spécifique parce que, quand on voit les chiffres, et puis personne n'oublie le féminicide qui a touché le territoire en début d'année à Haumont, et j'ai une pensée pour Mme Isabelle Mortaigne et sa famille en vous parlant de ce sujet ; on va renforcer aussi l'investissement et le travail sur les violences conjugales et les violences intrafamiliales. On a des pistes d'actions complémentaires, qui sont travaillées avec les élus que vous êtes. Informations sur les violences intrafamiliales, en maisons France Services, à Vervins, Hirson, Le Nouvion, la création de zones neutres, également, devant les brigades de gendarmerie et les commissariats de police, pour sécuriser les remises d'enfants en garde.

Il y a des tas de sujets concrets qui sont remontés, en plus des effectifs qui seront fléchés sur ces sujets. Je ne veux pas être plus long, parce que j'ai déjà esquissé plusieurs sujets. Tout ça va être travaillé avec vous.

D'abord, on va travailler ce soir, à travers nos échanges. Mes équipes vont rester, et mon conseiller en particulier, demain sur le terrain. L'idée, c'est que, sous la houlette du préfet de région, il puisse y avoir un travail avec vous tous, pour que d'ici deux à trois mois, on puisse le finaliser.

Voilà ce que je voulais vous dire. D'abord ma joie d'être à nouveau à vos côtés en ce début d'année. Ensuite, vous dire que le travail collectif a payé.

Je dis bien "travail collectif", car on l'a fait tous main dans la main, avec beaucoup d'engagement et je veux vraiment remercier le président de la Région, les deux présidents de Départements et l'ensemble des maires, des présidents d'intercos qui sont ici présents et évidemment, les services de l'État. C'est par ce travail conjoint, la constance, la visibilité qu'on s'est donnée et le souci au quotidien de chaque détail, qu'on a pu obtenir ces résultats et qu'on va donc bâtir la troisième génération du Pacte Sambre-Avesnois-Thiérache. Il n'y a donc pas de fatalité.

Il y a des femmes et des hommes debout, pour filer la métaphore de Léo Ferré, Monsieur le maire, qui se tiennent là, qui ont été là dans les temps difficiles, qui ont des résultats remarquables quand on regarde les dernières années. C'est le fruit de ce travail collectif. Et, je trouve, de Framatome où on était à l'instant à Maubeuge, en étant ici, à Aulnoye-Aymeries, dans ce lieu de culture, au fond, vous démontrez que quand on s'accroche, quand on le veut, quand on se bat, ce qui est la vocation des élus que vous êtes, quand on se donne les moyens et qu'on se fait confiance, il n'y a aucune fatalité, il n'y a que des projets et des solutions qui avancent.

C'est ce à quoi je crois, c'est ce pour quoi nous nous battons. Donc, on va continuer de se battre pour avancer concrètement et pour continuer à créer des emplois, à apporter plus de sécurité, à répondre à la problématique des déserts médicaux et du soin et à faire en sorte aussi que nos enfants soient mieux accompagnés. Vous pouvez compter sur l'engagement de la République, sur celui du Gouvernement, le ministre sera là pour le signer dans trois mois, et sur le mien.

Vive la Sambre-Avesnois-Thiérache ! Vive la République et vive la France !