L'Ukraine aux Jeux Olympiques d'hiver: pas de médailles mais des scandales
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- 2:00Sébastien GobertFait
« l'Ukraine a achevé la compétition sans aucune médaille »
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C'était la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques d'hiver de Milan aujourd'hui, ce 22 février. Et pour la troisème fois de son histoire indépendante, l'Ukraine a achevé la compétition sans aucune médaille. Sans aucune médaille, mais avec un certain nombre de scandales.
Alors, parlons-en. Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette nouvelle vidéo où je parle des Jeux Olympiques à travers le prisme ukrainien, comme je l'ai déjà fait pour les Jeux de Paris à l'été 2024. Pourquoi ?
à travers le prisme ukrainien. Évidemment parce que l'Ukraine est mon sujet de prédilection, mais aussi parce que la participation ukrainienne concentre énormément d'enjeux politiques, géopolitiques qui nous permettent de comprendre aussi un peu les enjeux financiers et médiatiques qu'il y a derrière ces compétitions censées être neutres. Alors, tout d'abord, un petit point sur la délégation ukrainienne, c'était 46 athlètes, ce qui est tout à fait cohérent avec le nombre d'athlètes que l'Ukraine envoie en règle générale aux Jeux Olympiques d'hiver.
Selon les pronostics, les Ukrainiens avaient une chance de se démarquer au biathlon, au ski acrobatique et au patinage artistique. Mais elle n'a rien remporté. C'est la 3e fois de son histoire depuis sa première participation à des Jeux Olympiques d'hivers en 1994 que l'Ukraine ne remporte aucune médaille.
Et en règle générale, depuis 1994, elle n'a remporté que neuf médailles, ce qui tranche quand même beaucoup avec les Jeux Olympiques d'été où là, l'Ukraine a engrangé depuis 1992 151 médailles. Donc, on voit qu'il y a un rapport très particulier des Ukrainiens au sport d'hiver, mais ça n'est pas du tout une exception ukrainienne. Il y a quand même beaucoup de pays qui suivent ce même schéma.
Et d'ailleurs, ce n'est absolument pas surprenant que le vainqueur de ces Jeux Olympiques d'hiver 2026, ça soit la Norvège qui s'est placée devant les États-Unis. Donc ce qui va encore donner une raison à Donald Trump pour considérer que la Norvège lui a non seulement nié son droit à un prix Nobel de la paix, mais que en plus de ça, elle a volé la victoire à la délégation américaine. Et puis juste pour le mentionner, mais ça peut-être que vous l'avez déjà vu, la France se place 6e avec 23 médailles.
Et juste pour le mentionner, la Russie et le Belarusse ont concouru comme les derniers Jeux Olympiques sous bannière neutre et les athlètes neutres ont remporté une médaille. C'est une athlète russe qui l'a remporté. Donc jusqu'ici, c'est assez classique.
La Norvège, la France, les États-Unis et d'autres pays qui ont des expérience de sport d'hiver brille aux Jeux Olympiques. L'Ukraine n'y obtient rien. Tout ça finalement c'est très cohérent.
Mais ce qui a vraiment surpris cette année, donc dans cette édition des Jeux Olympiques de 2026, c'est le nombre de scandales qui a accompagné la participation ukrainienne. Et ça a commencé, même si on l'a appris après, avec la cérémonie d'ouverture puisque la femme qui portait la pancarte Ukraine pour accompagner les cinq athlètes qui ont défilé pendant la cérémonie d'ouverture, et bien c'est une citoyenne russe. Elle s'appelle Anastasia Kutcherova.
Elle habite à Milan depuis 14 ans. Elle est très anti- guerre et très prorainienne comme vous le voyez sur ses photos. On le voit à son vernis à ongle.
Et donc en tant que artiste, elle a été choisie et elle s'est portée volontaire pour accompagner la délégation ukrainienne et pour envoyer un message très clair antiguerre. Ça a été très mal pris par les Ukrainiens. Ça, on l'a beaucoup vu en ligne et ça a aussi déclenché une réaction assez irritée de la part du ministère des affaires étrangères ukrainien qui a considéré comme inacceptable et extrêmement indécente cette décision du comité olympique de choisir une citoyenne russe pour accompagner la délégation ukrainienne.
Le deuxième scandale, il est tout à fait possible que vous en ayez entendu parler puisque c'est cet athlète Vladislave Heratevic qui a tenu à concourir dans sa discipline de descente en squelette avec ce casque qu'il appelait donc le casque de la mémoire et qui était horné de visage d'athlète ukrainien qui avaient été tués dans l'agression par la Russie. Il a été mis en garde par le comité olympique mais il a quand même utilisé son casque pendant des entraînements et à un moment donné après plusieurs rendez-vous avec le comité directeur et bien il a été disqualifié et donc il a été empêché de concourir. a fait un énorme scandale en Ukraine et parmi évidemment les amis de l'Ukraine, Vladislavas AKvic s'est tout de suite vu remettre une médaille par Volodimir Zelenski, la médaille de la liberté et à ses apparitions publiques après sa disqualification, il a été accueilli comme un héros.
Moi pour être tout à fait honnête, je vois pas vraiment l'intérêt de sa posture jusqu'au bouiste. Il aurait pu tout simplement montrer le casque et après regretter de ne pas pouvoir l'utiliser pendant les jeux, mais l'utiliser pendant d'autres apparitions publiques. Là, ça lui a quand même coûté sa chance de participer aux Jeux Olympiques pour laquelle il s'était entraîné.
Et en plus de ça, c'est quand même en violation flagrante des règles de neutralité du comité olympique. Alors, ces règles, elles sont ce qu'elles sont. Il y a beaucoup d'entraves, il y a beaucoup de violations dans tous les sens, mais ça doit rester quand même un idéal.
Et puis si jamais on permet à un athlète ukrainien de faire passer un message comme ça par rapport à une guerre en particulier, alors dans ce cas-là, on voit évidemment où est-ce que ça va mener avec des messages liés à d'autres guerres et qui susciteront d'autres types de controverses. Donc là, je trouve que Vladislavic a vraiment été jusqu'au boutiste et qu'il n'avait pas vraiment cette légitimité à s'obstiner jusqu'à être disqualifié. Et ça c'est ce qu'on voit aussi dans le cas de deux camarades, deux autres athlètes ukrainiens qui sont aussi arrivés aux Jeux Olympique d'hiver avec des casques portant des inscriptions évoquant la guerre.
Pour l'un, c'était une citation de la poétesse Lina Costenko. Là où il y a de l'héroïsme, il n'y a pas réellement de défaite finale. Et pour l'autre, c'était un casque horné du slogan "Be brave là qu'Ukraine soit courageux comme l'Ukraine" que l'on voit beaucoup depuis 2022.
Mais eux, ils ont été avertis, ils ont un peu protesté mais à la fin et bien ils ont adopté un casque plus neutre et ils ont pu concourir. Je prends l'exemple des Jeux Olympiques d'été de Paris 2024. Il me semble que la délégation ukrainienne avait réussi à être appréciée et à faire passer ces messages à vraiment être beaucoup plus applaudi que d'autres délégations pendant les cérémonies d'ouverture et de clôture et cela sans forcément provoquer de scandales de ce type.
Là où je donnerai un peu raison à Vladislave Herkevic, c'est que ces Jeux Olympiques d'hiver 2026 se font dans un contexte où la Russie et le Belarusse sont de plus en plus réintégrés dans d'autres institutions sportives, dans d'autres compétitions sportives internationales et où on constate clairement qu'il y a une petite musique qui monte pour réintégrer la Russie parce que il y a des enjeux politiques, il y a des enjeux financiers, il y a des enjeux médiatiques assez conséquents derrière. Et donc pour minimiser, pour banaliser la cause ukrainienne. Alors que les raisons de suspendre les participations russes et Belarus en 2022, elles sont toujours d'actualité aujourd'hui.
Il n'y a absolument rien qui a changé sur la nature de l'agression et sur les motivations russes d'envahir l'Ukraine. Ça, on l'a vu à la fin de l'année dernière avec la réintégration de la Russie et du Belarusse dans la Fédération internationale des échecs. Ils avaient été interdits en 2024 parce que la Fédération russe avait incorporé des fédérations régionales ukrainiennes.
Est-ce que aujourd'hui ces fédérations régionales ukrainiennes ne font plus partie de la Fédération russe ? Non. Et pourtant la Fédération internationale d'échecs a décidé de les réintégrer.
On a vu ces dernières semaines un appel de la Fédération internationale de ha surglace et aussi un appel de la FIFA pour réintégrer la Russie. Sachant que de la FIFA, il n'y a absolument plus rien d'étonnant étant donné la déchéance de son président Jenny Infantino que l'on voit ici se pavaner avec une casquette USA euh à l'inauguration du Board of Peace de Donald Trump il y a quelques jours. Et ce qui a été le plus marquant pendant ces Jeux Olympiques d'hiver 2026 et ce qui va être très marquant dans quelques jours, c'est la réintégration des délégations Russes et Belarus au jeux paralympiqu donc de Milan qui vont s'ouvrir le 6 mars 2026.
C'est une décision qui a été prise en septembre 2025 par un vote du comité paralympique et sans autre justification que ce vote. Fondamentalement, on ne sait toujours pas pourquoi le comité paralympique a décidé d'autoriser les délégations russes et belarusses à concourir sous leur couleur nationale alors que jusqu'à présent elle concourait donc sous bannière neutre comme pour les Jeux Olympiques. L'Ukraine là-dessus réagit avec des protestations assez vives et avec un appel au boycott.
Donc pas un appel au boycott des Jeux paralympiques en tant que tel, mais un appel au boycotte de la cérémonie euh d'ouverture et visiblement elle serait suivie par la Commission européenne, la Pologne, la République tchèque, l'Estonie et peut-être encore d'autres pays puisque avant le 6 mars, il reste encore un peu de temps. Donc cette situation reste mouvante. Mais de toutes les manières, boycotter la cérémonie d'ouverture ne va probablement pas empêcher des controverses pendant le déroulement même des jeux.
En tous les cas, il me semblait intéressant de faire un petit point sur ces Jeux Olympiques, donc à travers le prix prisme ukrainien. Et puis dans ce contexte d'invasion russe de l'Ukraine qui perdure, mais on voit que les réactions et les politiques des différents acteurs et bien elles changent même si les raisons profondes de la guerre n'ont pas du tout changé. Donc on voit que tout cela est particulièrement mouvant.
Évidemment, on continuera à suivre ça pendant les prochaines compétitions sportives, que ce soit les Jeux Paralympiques ou encore la Coupe du monde qui est prévue aux États-Unis un peu plus tard cette année. Donc voilà, j'en termine là sur les Jeux Olympiques. Je dois avouer que je n'ai pas arrêté de me dire que Donald Trump étant un si grand admirateur de Vladimir Poutine, il allait lancer une guerre contre l'Iran pile pendant les Jeux Olympiques ou en tout cas au moment de la clôture comme Vladimir Poutine a pu le faire en 2008 contre la Geéorgie, en 2014 contre la Crimée et évidemment en 2022 après les Jeux Olympiques de Pékin.
Mais en tout cas, on est dans une zone particulièrement sensible en ce qui concerne le risque de déclenchement d'une guerre américaine contre l'Iran. Mais ça, comme vous l'avez compris, ce sera pour une autre chaîne YouTube que la mienne. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout.
Je file. Je vous retrouve très vite.