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interviewFrançois Ruffin· 14 mars 2017 64 min

RUFFIN ET HERVÉ KEMPF - COMMENT LES RICHES DÉTRUISENT LA PLANÈTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir. D'abord, moi je je veux dire que la soirée de ce soir, c'est finalement une soirée conclusive d'un premier temps sur Aville et que ça a démarré parce qu'il y a plein de personnes. Pour moi, c'était une heureuse surprise samedi matin, on avait déjà eu un gros temps fort sur Flix secours, un gros temps fort sur Saint-Maurice, un gros temps fort sur Longo où on avait demandé aux gens de venir faire du porte à porte avec nous et on craignait d'arriver à ville et d'être 10 et parce que tout le monde était rincé et les forces à ville douile se sont levées puisque samedi matin, il y avait 40 à 50 personnes qui euh se retrouvaient sous le crachin euh dans notre dans notre petit local pour aller démarrer un porte à porte. dans les quartiers et ainsi de suite et ce qui nous a permis aujourd'hui de couvrir à peu près au moins les deux tiers d'Abville en porte à porte.

Donc je veux dire, c'est une démarche qui à mon avis euh qui réclame beaucoup de forces militantes et euh je voudrais saluer tous ceux qui sont ici et qui ont permis que ce porte à porte se déroule et peut-être qu'il y a un certain nombre d'entre vous qui sont ici parce qu'ils ont eu connaissance de ce qu'on faisait par le porte à porte. Mais indépendamment de ça, c'est d'aller euh ramener la politique aux gens parce que les gens viennent pas naturellement à la politique, quoi. Donc je voilà, je vous remercie tous ceux qui ont qui ont fait cet effort samedi matin.

Euh donc voilà, il s'agit de terminer euh ce premier temps fort en beauté. Euh, on peut s'asseoir. On va s'asseoir.

Hop, hop. Euh, et euh moi je je donc je suis très fier d'accueillir Hervé Kemp. Euh je le redirai après, mais euh ces livres sont en vente là-bas et l'un de ces livres a été l'un les l'un des des livres qui a été les plus marquants pour moi sur la liaison qui me paraît essentielle entre le rouge et le vert.

Et donc euh moi avant euh donc il était naturel pour nous de faire ce débat sur l'environnement à Abeville, c'est-à-dire à proximité de la ferme des 1000vages qui est qui est pas seulement un projet local qui est euh qui est qui est une ambition nationale d'être l'agriculture de demain pour les dominants. c'est l'agriculture qu'ils veulent imposer ailleurs qu' ville ailleurs que dans la Somme demain. Donc la résistance à ce projet localement, elle a là aussi un sens national.

Donc pour nous c'était donc la la parole sera d'abord donner au président de Novicen Michel Courri sur sur ça. Ensuite pardonneur président d'honneur suivant. Euh et ensuite euh alors après moi je pense que toujours dans cette liaision rouge vert euh les premiers je je dis pas que l'écologie c'est pour tout le monde, c'est parce qu'il y a tout un discours qui dit "Oui bah l'écologie on verra après quand le social ça sera rempli ou bien l'écologie c'est bon pour les bobos et puis les classes populaires et ben ça les intéresse pas." Moi, je crois pas ça du tout et je crois qu'au contraire les travailleurs, ça peut être les premiers touchés par les conditions environnementales.

Et j'ai demandé à Céline Caron euh dont le mari est décédé d'un cancer de l'usophage et qui est un dossier qu'on suit depuis des années maintenant à Fakir de venir nous expliquer ce qui s'est produit dans pour son mari dans le cadre de son usine puisque je considère aussi que ça c'est une question d'environnement et l'environnement c'est pas seulement c'est aussi l'agriculture et c'est la bouffe mais c'est aussi les conditions de travail des salariés. Donc voilà, la parole est à donner pour le président d'honneur de [Applaudissements] Novicen, euh Novicen, euh c'est une association qui était née en novembre 2011, donc euh nos villages se de leur environnement et le double je mot nos vies saines. Donc l'association est partie suite à un projet de ferme usine que tout le monde maintenant connaît de 1000 vaches euh sur le territoire du McLo Druga.

Euh pourquoi on est élevé contre ce projet cette usine ? C'est parce que c'est pas comme ça été dit. C'est pas pour défendre notre confort à Druca.

à l'é duquin on l'a entendu. Euh donc 5 ans après, je pense qu'on a prouvé qu'on avait une vision sur l'agriculture et sur l'élevage en particulier qui est plus que local ni national même international. Je dirais parce que aujourd'hui euh quand on s'est levé contre ce projet euh c'était un projet qui était proposé, il faut le dire les choses, par les élus.

C'était pas un projet qui est né comme ça sans l'accord des élus. Et moi je me souviens de du premier combat avec les amis de Novicen quand on était interpapé les élus. Euh le discours c'était le même de droite comme de gauche.

C'est un bon projet faites-nous confiance. Donc c'est bien pour le travail, c'est bien pour l'emploi, bien pour la santé, pour tout le monde. Donc euh et uneimité, je dis pas toutes les partis politiques mais vraiment la droite de gauche et la la droite et la gauche gouvernement d'accord.

Aujourd'hui, le temps nous a montré qu'on avait raison. Je félicite. Pourquoi on avait raison ? parce que je pense qu'il y a pas une semaine où il y a pas une émission sur les dégâts sur l'environnement et moi je suis partisan en société et tous les domaines me concernent.

Moi l'agriculture ne concerne pas que les agriculteurs, la santé ne concerne pas que les médecins, l'éducation ne concerne pas que les profs. Tout le monde doit être concerné. Et quand je me suis levé contre ce projet là, je suis médecin de formation.

Le but mon but principal au début c'était vraiment c'est quoi les conséquences de cet élevage faire un cuisine sur la santé. Je suis parti de là plus mes recherches ils ont avancé on a passé des heures à travailler plus on se rendu compte que c'est plus vaste s parce que aujourd'hui notre environnement est malade et si on réagit pas aujourd'hui c'est trop tard. Déjà quand on parleéconomie, on a une vision sur 2 3 ans, mais quand on parle santé, quand on parle environnement, c'est 30 40 50 ans en avant qu'il faut réfléchir.

Donc moi, ça me choque quand on parle de politique énergétique qu'on raisonne sur les 5 ans qui viennent. Tout ce qui est politique énergétique, tout ce qui est politique alimentaire environnementale, ça doit être vu sur 50 ans en avant. Et là avant nous, nos politiciens après guerre, ils ont pensé à ça.

Parce que moi, si euh je prends un peu l'histoire, quand on a commencé à parler de l'Europe, parce que moi je le dis, je suis un européen convaincu mais l'Europe actuellement qu'on a, c'est pas celle-là que je veux. Donc quand on a fait au début l'Europe, on nous a dit attention on fait l'Europe, on sort de la guerre, il faut la France, il faut une indépendance alimentaire énergétique hein. Chiche indépendance alimentaire.

Oui, mais aujourd'hui, au jour où je vous parle, c'est plus l'indépendance alimentaire, c'est vraiment le productivisme aveugle qui est en train d'appauvrir les pays, les continents entières. On est en train d'approuver l'Afrique aujourd'hui qu'on produit pour nourrir l'Europe chiche mais pour appouvrir l'Afrique et vendre des produits subventionnés par notre argent public pour le vendre moins cher que l'africain produit chez lui. Et c'est comme ça qu'on fait déplacement de population parce que les gens quand ils ont faim, ils se déplacent.

Les gens que ils ont des dégâts environ ils se déplacent. Donc je pense qu'aujourd'hui on est sorti de l'environnement de Lovis à Druca et on a une vision sur l'Europe et sur l'international. Aujourd'hui, où on est dans ce combat ?

Dans ce combat, on s'est rendu compte aujourd'hui, moi je parle pas de 1000 vaches, 500 vaches. Le nombre de vaches, c'est pas euh mes compétences à dire combien transform. Tout ce que je sais, tout ce qui est construction animale, tout ce qui c'est délétaire.

Délétaire pour l'environnement à tous les niveaux. Délétaire tout ce qui est élevage hors sol. Moi, je parle de type d'élevage, hein.

Aujourd'hui, l'élevage hors sol, c'est le premier producteur des particules fines, la monque. Parce que quand on parle de particules fines, à chaque fois, on parle de quoi ? Du diesel.

Ouais. Mais vous savez que aujourd'hui les particules fines, ça fait le diesel, il est dans le monde entre 10 à 12 %. C'est 25 % de particules fine par l'élevage et on est arrivé aujourd'hui quand ils nous disent il faut planter, il faut nourrir le il faut euh la terre agricole pour noir le monde.

Aujourd'hui 65 % de ta agricole elle est faite pour nourrir les bétails. Ouais qu'on concentre après en viande animale. Donc c'est ça le danger.

Assez de mensonge, assez de commerce. Il a nos santés qui sont en jeu à notre environnement. Donc sur ce sujet-là, on s'est battu contre les vages intensif parce que on a dit il faut éviter cette pollution.

La pollution de l'air fine, la pollution de l'eau. Aujourd'hui où je vous parle, il y a 2 millions de français qui n'ont pas accès à l'eau putable comme ça doit l'être. D'où la région de la partie de la chez nous de ville nous viande parce que notre captage d'eau il est pollué et ils ont le culot de nous renvoyer avec la facture d'eau aux mauvaise qualité pour l'altrasine pour les nitrates sachant qu'on paye l'eau, on paye la l'autre pollution et tout ça.

C'est pour ça que aujourd'hui on s'est révolté contre plusieurs termes. La pollution de l'eau, la pollution de l'environnement. S'il y a des gens du côtoir aussi, ils peuvent savoir que l'eau de la côte sur le côtoir, elle est pas optimale.

Et à chaque fois, Oui. Et à chaque fois, le dernier rapport c'était oui mais il y a trop d'élevage de vin sur la côte. Attendez, les moutons pressalés, ça fait des années qu'ils sont là.

Ouais. Mais ils oublient de dire la concentration parce que sur la picardie maritime, il faut pas l'oublier. Il y a moins de fermes.

Il y a moins de ferme c'est vrai, mais il y a plus de concentration. Ça veut dire que aujourd'hui on n pas moins de vaches hein. Les fer qui étaient en moyenne de 50 55 aujourd'hui dans la maritime on est entre 100 150 de moyenne.

Donc et on il y a des femmes à 400 à 500. Donc c'est pour ça sur l'agriculture et l'élevage aujourd'hui on n'est pas entendu dire on veut pas mais je pense qu'on a le devoir aussi de proposer autre chose. Et là il y a quand même des paysans qui font leur travail. comme il doit l'être.

Il faut revenir vers la base de notre euh agriculture. Ça veut dire le pâturage. On a quand même un pays microclimat.

On a la terre qu'il faut hein. Aujourd'hui qu'il y a des élevages concentrés en Pologne ou en Ukraine parce que ils ont entre à peu près euh 7 à 8 mois d'hiver dur, nous ça on l'a pas. Donc il faut revenir au pâturage.

Et nous ce qu'on réclame aujourd'hui à nos visions, on le dit, on veut la transparence, on veut qu'on achète notre brique de lait, savoir déjà comment c'est produit, est-ce que c'est du bill, est-ce que c'est du lait de pâturage ou est-ce que c'est du lait hors ? Et après au consultateur faire son choix mais on a le droit, on a l'accès à la transparence. Donc ça c'est le combat qu'on mène et continue à le mener.

Pour moi le deuxème point où il faut marquer le coup dessus parce que sur l'agriculture c'est le circuit court. Aujourd'hui c'est inadmissible inadmissible de faire circuler des produits. On est presque le premier producteur de l'avion en Europe et on importezland deux fois plus c'est inadmissible.

Mais après, on est responsable aussi. Il faut que le consommateur accepte ne pas consommer de produits en saison dans une région qu'il a pas. Donc on peut pas tout demander.

Donc c'est pour ça que aujourd'hui moi j'ai dit le compagnon de Venid qu'il est gagné parce que économiquement on l'a gagné hein. Le la ferme ils vend lait à perte. Lui son idée principale c'était pas le lait. le lait il a José B qui a dit la phrase c'est le un petit peu le produit de parce que c'est la merde des vaches qui l'intéressé parce qu'il voulait faire un métaliseur he et je le répète 1000 fois je suis pas contre la façon de métalliser parce que métalisation c'est une procédure quand même qui est renouvelable mais elle est intéressante quand vous avez un déchet vous le valorisez avant de l'enfuir ou le les prendre commeesta donc ça c'est bien Mais quand on vous pousse à créer déchets pour valoriser et faire du ramassage à 100 km de métaliseur, ça devient une aberration totale.

Donc on s'est battu contre ce projet-là, contre le métalliseur et c'est vrai au niveau administratif par les politiques, on a réussi à bloquer le métaliseur. Et aujourd'hui, il a pas l'autorisation de faire le fameux métaliseur qui était prévu au début à 1/4 MW. Il est maximum à 0,6.

Pareil pour le nombre des vaches, on l'a bloqué à 500 mais malheureusement comme tout le monde le sait il y a la loi qui s'applique au plus faible et au plus fort c'est toujours et quand on demand à la justice d'avancer pas pr sur la justice mais elle avance à son rythme et ça dépend qui est derrière quand c'est Michel Fourri en garde à vue pendant 48 he son téléphone a sonné tel numéro mais quand c'est Michel Ramri ou Michel Valter bah eux on on les voit pas. Donc voilà, je pas moi je finirai par dire un petit mot sur la médecine un petit peu parce que je mène un combat et on a pendant des années des années accusé le système social qu'on a, la sécurité sociale, on a entendu des gens qui vont que je voulais qu'il soit privés. Donc on a un système social qui est quand même formidable he de solidarité hein.

Ça suffit de voyager un petit peu pour s'en rendre compte qu'on a un système qu'il faut mais il faut le préserver. Et pour le préserver, il faut le soutenir. Et on peut pas continuer parce que il y a un coût à un moment ou l'autre à dépenser à dépenser.

Aujourd'hui, il y a des internationaux. Chaque euro dépensé dans la prévention c'est 10 € économisés dans les conséquences, traitement des conséquences. Donc au lieu de c'est ça que je vous parle finalement j'aurai pas de métier après mais bon aujourd'hui aujourd'hui tout ce que on met sur la prévention on économise sur le traitement des conséquences on a avancé sur le traitement de tel et tel cancer mais avant de dire comment traiter ce conc là comment l'éviter et c'est le message que je vous dis aujourd'hui parce que notre santé dépend de notre alimentation et notre environnement Et l'environnement n'a pas de frontière.

Donc la pollution environnementale n'a pas de frontière. Donc c'est aujourd'hui tout le monde doit être responsable, tout le monde doit regarder ce qu'il mange. Tout le monde doit regarder ce qu'il pollue, comment on peut éviter et ensemble je pense qu'on peut changer les choses.

C'est changement de mentalité. Voilà. Quand vous avez engagé votre bataille, la lutte transforme les gens et je pense que quand vous avez engagé votre bataille, vous auriez pas imaginer vous retrouver soit au tribunal, même si c'est pas vous qui étiez et puis de au commissariat et à la gendarmerie et ainsi de suite.

Donc voilà, il y a un chemin et je le remercie pour une dernière raison, c'est qu'on bénéficie du local de de local de campagne à ville un peu enfin beaucoup grâce à à toi. On paye un bail, on paye un loyer, mais enfin c'est pour ça c'est pour les comptes de campagne, c'est vrai. Mais en même temps, on nous a permis d'y accéder.

Et aussi euh c'est ton beau-père, c'est ça ou ? Ouais. et aussi il nous a dit que c'était ton beau-père nous a dit que c'était pas par conviction politique, c'était parce qu'il fallait faire vivre la démocratie mais aussi parce qu'il avait croisé Chantal Leblanc qui était l'ancienne députée communiste d'ville et que il a gardé en mémoire cette femme qui était généreuse même si c'était pas ses convictions à lui mais que ça donc parfois un sentiment de d'intérêt général peut dépasser les convictions politiques antérieures quoi.

Donc voilà, c'est parenthèse parce que il a rencontré Chantal Leblon, il a connaissé avant parce qu'ils avaient des idées politiques un peu différentes mais surtout lutte de notre scène qu'on a fait le blocus, ils sont retrouvés ensemble et comme tu dis c'est vraiment le côté militant et c'est vrai dans chacun de nous il y a un côté militant mais il faut le révéler il faut qu'on soit utile la société on peut pas attendre de l'autre Moi, j'ai une phrase d'Instein toujours j'ai retenu que si le monde un jour il sera en gros foutu, c'est pas la faute des gens qui lui va du mal qui sont très peu, mais c'est pas faute des gens qui sont au courant qui font rien. Mais moi je dis toujours mon adversaire c'est la finance parce que le changement de discours c'est pas pour maintenant mais mon principal adversaire c'est l'indifférence et la question que je me pose toujours quand je croise quelqu'un même en porte à porte c'est où est la brèche ? Qu'est-ce qu'on va pouvoir réveiller ?

Où est-ce qu'on peut rentrer pour réveiller quelque chose ? Il y a une étincelle quelque part mais il faut la trouver. C'est pas toujours évident mais voilà.

Bon et on arrête de faire du pingpong comme ça. Je donc j'ai je vais donner la parole à Cine Caron pour lui laisser expliquer l'histoire de son mari et qui est devenu son histoire. Puis je je vais l'aider si jamais.

Bonsoir. Donc je suis Céline Caron, la femme de David Caron qui est décédée en 2013 suite d'un cancer de l'osophage. Il travaillait dans une usine qui se nomme la Walf sous-traitante pour Valéo.

Et donc il était en exposition avec de la mianteiris plomb et zin. Donc voilà et il travaillait sans protection adéquate puisque ils étaient munis que de masque PP2 c'est ça. Donc voilà et malheureusement il est plus parmi nous maintenant pour en parler et je suis en procès que la sécurité sociale pour le faire reconnaître en maladie professionnelle mais pour le moment ça n'a abouti à rien.

Moi c'est David que j'avais eu, il était encore vivant que j'avais eu euh au téléphone dans un premier temps. et donc qui me racontait son combat de son vivant pour se faire reconnaître en maladie professionnelle pour pas laisser sa famille dans la merde parce que il y a une espèce de double peine. Non seulement vous partez mais en plus vous laissez vos et donc c'est suite à ça que je suis rentré en contact avec toi et que j'ai visité l'usine.

Les salariés m'ont ouvrir vers la porte de l'usine. Il y a pas de syndicat dans l'usine. Mais ils m'ont bon, je veux dire c'est ces eau là mais vraiment c'est pas des et ça se voit qu'il respire des poussières à plein tube.

Ton beau-frère il a été responsable de la de la sécurité là-dedans et il a démissionné tellement on lui donnait aucun moyen pour assurer la sécurité du personnel. Tout était respiré. le silice, le zinc, la miante, le plomb, enfin ils ont ils ont ils se sont pris tout dans les grandes largeurs.

À tel point que Valéro euh de craintes à réintégrer cette activité au sein de Valéo plutôt qu'en sous-traitance. Donc, il s'agit c'est de retraiter les euh freins de euh de camion euh les embrayages de camion pardon. Et donc, ils l'ont reprise mais ils l'ont reprise avec un caisson de protection.

C'est-à-dire que David et ses camarades parce que il travaillait directement en faisant les pièces comme ça. Alors c'est c'était dans des bidons. Enfin c'est incroyable la manière dont dont on c'était fait.

C'était vraiment c'est plus que de l'artisanat. Et là ils étaient directement en contact de toutes les vapeurs, de tous les produits et tout ça. Et Valeo quand ils l'ont réintégré au sein de leur usine, ils ont fabriqué un caisson.

Les mecs travaillent avec les mains à l'intérieur du caisson, mais tout le reste du corps est à l'extérieur. Mais alors, c'est là où il y a première injustice, c'est alors que l'usine a cramé, il y a pas eu d'enquête, il y a eu aucune enquête à l'intérieur de l'inspection du travail ou d'aucun autre service à l'intérieur de cette usine. Ça veut dire que de l'emploi dans le secteur public pour aller voir ce qui se passe dans les boîtes, ça peut se créer aussi pour aller vérifier les l'environnement dans lequel évoluent les salariés.

Mais le la l'injustice suprême, c'est que la réponse qui est faite euh à à Céline, c'est que cette le cancer de leophage ne figure pas dans les tableaux de maladie professionnelle et la CQ euh raisonne comme ça. C'est tableaux dans les tableaux ou pas dans les tableaux. Alors c'est c'est-à-dire que il y a toute une bcaille.

Alors moi je je notre rôle c'est quand on prend ça, c'est d'amener ce cas vers un autre monde. Donc pour le mettre en lumière mais aussi pour mettre en contact avec des spécialistes. Là on a la meilleure avocate des maladies professionnelles, le meilleur cabinet tessonnier, donc le meilleur cabinet d'avocat de maladie professionnelle qui se saisit du dossier et appuyé par Annie Tbaumonie qui est la spécialiste des des maladies professionnelles au niveau du CNRS.

Et en fait, il faut c'est juste pour vous dire mais euh le tableau des manières professionnelles dont j'ignorais l'existence hein, vous savez moi je suis pareil les gens dans la rue il me demandent, ils viennent me parler d'un truc bon je vais pas faire le mec qui sait tout sur tout et tout ça je découvre au fur et à mesure mais ce tableau de des maladies professionnelles est le produit d'une lutte des classes entre l'employeur et les salariés et la volonté d'y faire rentrer un certain nombre de maladies ou d'en évacuer et ainsi de suite. Et je là, il y a un enjeu mais dans le cas de Céline c'est tellement criant que pendant 20 ans en plus c'était vous savez c'est toujours alors mais c'est parce qu'il fumait David ne fumait pas c'est parce qu'il buvait David ne buvait pas il vivait il faisait de l'équitation auparavant donc c'est pas comme si auparavant il avait non c'est évident que ce sont ces années de boîte qui ont ruiné sa santé et l'ont conduit dans cet étatlà alors dans le département il y en a eu d'autres heo d'ailleurs directement il y a eu des cancers de la miante et des procès chez Valeo Gouer aussi il y a eu des maladies professionnelles. La difficulté là de Céline et de ce type de boîte, c'est que ce sont des petites entreprises.

Ce sont des sous-traitants des petites entreprises où il y a pas de syndicat qui existe et donc il y a pas la force du nombre pour aller se bagarer. Mais moi je tenais à après je cède la parole à Hervé mais je tenais dans le cadre d'un débat sur l'environnement à poser aussi la question de l'environnement de travail. De la même manière que je pense que la démocratie ne doit pas s'arrêter à la porte des entreprises, les questions d'environnement ne doivent pas non plus s'arrêter à la porte des entreprises, quoi.

Voilà. [Applaudissements] Euh juste mot pour dire que moi je j'ai quand François m'a proposé de venir ce soir alors que d'habitude je n'interviens jamais ou très peu enfin très rarement dans des instances qui sont directement politiques, enfin des réunions qui sont directement politiques. Là, j'ai pas hésité une seconde parce que je suis totalement d'accord avec la démarche et que et je suis pas le seul dans ce pays à être absolument désireux que il y ait une union de l'écologie et de ce qu'on appelle la gauche, c'est-à-dire de ceux qui sont soucieux de justice sociale.

On a tous été très malheureux. On a été heureux que que Amon quand même batte comment il s'appelle ? Vals et Montebourg.

Donc c'était quand même une des bonnes surprises et il y a eu d'autres bonnes surprises depuis quelques mois. Euh et on a tous été aussi désireux que Amon et Mélenchon, et c'est pas tellement monsieur Amon et monsieur Mélenchon, c'est ceux qui sont derrière eux, celles et ceux qui sont derrière eux, ceux qui qui qui sont les et ben on aurait voulu qu'ils s'unissent. Bon, ça se fait pas, c'est pas dramatique, il y a des bonnes raisons de le faire et on va pas en discuter là ce soir, c'est pas le propos.

Mais quand il y a des démarches comme celle de François qui a réussi à dire aux écolos des vers qui étaient là tout à l'heure à aux partis de gauche, au Parti communiste, à ensemble à des associations environnementalistes et peut-être à d'autres d'être ensemble, de travailler pour être élu ou en tout cas porter une parole forte et faire comprendre à à nos concitoyens bah qu'on peut voir l'avenir de manière autre. Bah c'est très important et moi j'ai pas j'ai pas hésité à venir et j'espère vraiment que la démarche que François et puis toute son équipe et puis vous qui êtes ici en fait si on est là c'est parce que on a un peu la la même chose dans l'esprit et ben que ça soit porteur et qu'on arrive à faire cette union face à au patron face aux employeurs que de David Caron face à ceux qui veulent faire une agriculture productiviste et tu as oublié de dire enfin voilà tu as oublié de dire qu'il y a une question d'emploi aussi c'est que la ferme usine des 1000 vaches elle détruit des emplois et elle détruite de l'emploi agricole. Et dans l'agriculture, on va en dire un mot rapidement, il y a aussi, si on la conçoit autrement, la possibilité de créer plein d'emploi et une raison pour lesquelles beaucoup d'entre nous de nos concitoyennes et concitoyens sont malheureux et sont parfois conduits à vouloir voter pour des gens qui disent "Le problème c'est l'étranger, c'est la xénophobie, c'est à cause du problème de chômage." Voilà.

Et donc il faut mettre ça et dire par exemple que l'agriculture ben il y a un enjeu de création d'emploi tout à fait extraordinaire et puis il y en a d'autres aussi et après tout c'est quelqu'un qui aô emploi pas en tant qu'employeur mais en tant que chercheur d'emploi qui est au bar. Donc voilà cette préoccupation elle est là il faut qu'on y réponde. Et d'une certaine manière ce qu'il y a de passionnant c'est que l'écologie peut y répondre.

L'écologie construit effectivement dans cette alliance vert et rouge avec laquelle François on est on est d'accord et on se connaît depuis longtemps autour de ce thème et voilà. Alors rapidement, je vais essayer de pas être trop long, mais une fois si je m'emballe, je risquerai d'être long, mais on va dire, je sais pas 20 minutes et puis comme ça, il y aura peut-être surtout des discussions, c'est ça qui sera intéressant. Puis toi François, tu parleraas euh on peut compter sur Bon ben lui, il a euh écoutez, vous rappelez alors il m'a demandé effectivement, tu as tu as eu la gentillesse d'évoquer comment les riches détruisent la planète.

C'est donc ce livre qui était paru il y a bah il y a 10 ans maintenant et qui effectivement est un travail pour articuler la question sociale et la question écologique. C'est sortir de cette idée fausse qui était fausse et qui est toujours et heureusement elle est de moins en moins forte. C'est que les les l'écologie ça sera une question pour les bobos pour les bourgeois pour ceux qui sont tranquilles.

Alors ils peuvent s'occuper des petits oiseaux et puis les choses sérieuses, la lutte pour la révolution et ça serait la la question des ouvriers et les choses devraient pas se rencontrer là. On va voir que justement ça s'interpénètre totalement en tout cas dans le moment historique dans lequel on est et que répondre à une question c'est répondre à l'autre d'une certaine manière et apporter une solution dans un domaine c'est apporter une solution dans l'autre et en fait ce sont pas deux domaines séparés c'est la même société c'est la même civilisation dans laquelle on est alors j'ai finalement commencé cette intervention en parlant de politique et je vais continuer à vous parler politique en vous demandant en pas en vous demandant on n pas le temps trop de discuter mais de en affirmant que la question politique essentielle de ce début de 21e siècle, c'est la question écologique. Et quand je dis la question politique, c'est quoi une fois de plus ? comment ensemble et pas seulement nous ici à Hville ou nous dans la Somme ou nous en France ou nous en Europe et dans le monde entier dans ce qui forme maintenant une société humaine, on envisage notre avenir commun et comment on fait en sorte que et ben ils partent sur des bonnes pistes et pas vers des catastrophes.

Et de ce point de vue-là, la question écologique est absolument cruciale. C'est la vraie question politique de ce début du 21e siècle. Pourquoi ? parce qu'on est maintenant l'humanité, la société humaine est confrontée à quelque chose d'unique dans son histoire, c'est que on a la possibilité de partir non pas vers la disparition des espèces humaines ou la disparition de la planète, mais d'aller vers des conditions de vie qui seraient tellement terribles que la possibilité d'une existence digne, d'une existence pacifique, une existence harmonieuse de la société humaine ne serait plus envisageable.

Alors, les principales raisons, ben vous les connaissez, c'est d'abord le changement climatique. Je vais pas vous détailler, vous en savez maintenant. quasiment autant que moi là-dessus.

Juste vous souligner quelque chose, c'est que ce que les climatologues nous disent à propos du changement climatique, c'est la possibilité d'une irréversibilité. Irréversibilité, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si on dépassait un certain seuil de réchauffement de l'atmosphère par rapport à ce qui est existait avant le début de la révolution industrielle, et bien si on dépassait ce seuil que les climatologues situent à peu près à 2°gr Celus au-dessus de la température moyenne de l'atmosphère à l'air préindustriel, si on dépassait ce seuil et bien le climat pourrait rentrer dans un tel désordre de dans un telle situation de désordre de dér règlement que même si à ce moment-là on réduisait les étudiants gaz et effet de serre en disant "Ah oui, là ce coup-ci il faut arrêter, faut arrêter de fumer, faut arrêter, bah non, ça suffirait plus." le désordre serait enclenché et créerait des conditions vraiment très difficiles pour euh pour l'ensemble des sociétés humaines.

Donc ça c'est le premier point, c'est que effectivement il faut voir et même plus Michel à 50 ans. Évidemment, il faut penser à 50 ans, mais la question de l'irréversibilité, elle se pose presque à 20 à 30 ans. Donc on est vraiment dans des échéances qui sont qui sont courtes.

Il y a 70 ans, il y a 70 ans, non, vers 1970, la la camarade écologiste tout à l'heure a cité René Dulmont en 1974. Donc ça fait à peu près il y a 40 ans à cette époque quand les écologistes envisageaient l'avenir, ils disaient "C'est les générations futur, c'est dans le futur." Maintenant on sait que c'est dans notre présent.

Nous tous dans cette salle, même presque les plus anciens, on est dans cette période de changement climatique et c'est dans les 20 à 30 ans vraiment qu'il faut arriver à changer la trajectoire, sinon ça va mal. Alors on parle beaucoup du climat et de l'irréversibilité, mais n'y a pas que le changement climatique dans la crise écologique, dans cette question politique grave qui est le vrai défi auquel on est confronté. L'autre aspect des choses, l'autre volet, c'est la crise de la biodiversité.

Là aussi, je vais pas vous en parler d'une certaine manière, on a tous l'expérience de la biodiversité, c'est-à-dire la nature, les animaux et cetera. Je suis sûr que chacun d'entre nous ici, on dirait comment c'était il y a 20 ans, comment c'était il y a 30 ans dans tes jardins, dans la forêt, quand tu te promenais et on aurait tous des souvenirs à raconter. Bah oui, il y avait plus d'animaux, il y avait plus d'oiseaux, il y avait plus de moustiques, il y avait plus de il y avait plus de cela.

Maintenant, on est tous témoins, on le sait que cette nature, cette vie, cette autre vie à côté de la vie humaine et qui est cette très belle vie de la nature, et bien elle se contracte, elle se rétrécit. Bah, ça porte un nom un peu scientifique, la crise de la biodiversité. Et là aussi, les naturalistes nous disent quelque chose d'incroyable, c'est que nous vivons dans les décennies actuel à une alléchelle de la vie humaine.

Nous vivons la 6e, nous vivons. Ils sont encore toujours très prudents les les scientifiques et soyonsle avec eux, mais ils sont quand même très affirmatifs. Nous vivons la 6e crise d'extinction des espèces.

La 5e, je vous rappelle, c'était il y a 65 millions d'années le moment qui a vu disparaître les dinosaures. Donc là, on en est là. Et qu'est-ce qui joue sur la biodiversité ?

Bah, c'est on peut le voir dans tous les éléments globaux. On peut penser à la forêt amazonienne, mais c'est aussi qu'est-ce qu'on fait de nos pays. Qu'est-ce qu'on fait si on fait l'agriculture productiviste dont parlait Michel ?

Après, ça veut dire que on va avoir des grands champs dans la dans la somme évidemment, on le sait, mais ces étendus énormes de de 500 de 1000 hectares vides sans un arbre, sans bocage, sans ha, c'est ça qui détruit la biodiversité et au passage, on l'a fait rapidement, ça détruit les hommes, ça détruit les emplois, ça pollue l'eau et cetera. Et puis justement troisème volet de cette crise écologique et bien c'est une pollution généralisée. Tu as cité la question de l'eau, on va pas enfin voilà, c'était très bien dit.

Euh on pourrait parler de de la pollution chimique et pas seulement même si c'est super important dans les usines, mais aussi que maintenant euh c'est presque dans la vie quotidienne, vous avez vu cette étude qui vient de paraître et qui montre qu'il y a des dizaines de produits d'entretien aménagers à la maison qui ont un effet sur la santé parce que ce sont des pollutions graves et on peut avoir maintenant dans sa propre maison quand on fait la vaisselle, quand on veut faire en sorte que le lavabo et l'élier soient bien récuré à l'échelle du monsieur propre et cetera et ben avec tout ce qu'on peut respirer en en en voulant nettoyer sa maison et bien on peut avoir des problèmes de santé parce que c'est une pollution importante et ça voilà on pourrait citer les écosystèmes. Moi il y a quelque chose sur lequel j'insiste beaucoup euh qui me frappe beaucoup plus exactement c'est les océans. Alors qu'on se dise oui, il y a la pollution dans la rivière, il y a la pollution ici et là d'accord dans les villes.

Et les océans disaient c'est tellement grand, c'est tellement immense que ça absorbera tout quoi. Et l'océan, c'est le plus grand écosystème de la planète. Vous vous regardez la planisphère, la boule de la planisphère, la matm vous la tournez d'une certaine manière et il y a toute la planifère qui est occupée par l'océan tellement c'est grand quand on regarde du côté du Pacifique.

Et bien même l'océan, ce plus grand écosystème du monde, il commence à être pollué. Il est pollué. Les coraux blanchissent, la pêche se rétrécit.

Il y a maintenant autant de déchets dans l'océan, peut-être que de masse de biomasse. Et voilà, il est aussi soumis. Bon, l'océan, il est aussi même le plus grand écosystème est soumis euh sujet à une pollution euh extraordinaire.

Alors, tout ça, je voulais le rappeler quand même puisque'après tout, François, on a placé cette réunion ce soir, cette discussion sous le plan de l'environnement. Après tout, c'est bien de se le rappeler pour se savoir quels sont les vrais enjeux de de l'époque. Mais en fait, vous le savez, je vous ai pas pour l'instant appris grand-chose et la question c'est tout le monde le sait.

Il y a pas que nous ici qui nous savons. Mais même monsieur Ramri, il le savait. Même monsieur Vincent Payon, l'ex député européen que on aimait bien si on se rappelle des livres de François même les députés même monsieur Arnaud je suis sûr qu'il a lu ça dans les échos dans le Felta bien que il y a ça et pourtant ça ne bouge pas ça change pas ça continue comme avant alors pourquoi bah parce que c'est pas une question de nature c'est vraiment une question de société c'est parce que on est dans un système de rapports sociaux qui bloque les évolutions nécessaires de la société les évolutions nécessaires, c'est évidemment de changer cette agricultur productivisme, de faire attention à la nature, d'arrêter de chercher à limiter les émissions de gaz effet et pourtant on ne le fait pas.

Alors, qu'est-ce que il se passe ? Euh, comment ça s'explique ? Je vais aller très vite.

Il s'est passé notamment depuis une trentaine d'années, un peu plus autour de 1980. On peut vraiment le dater parce que en 1980 arrive en Angleterre Margaret Tatcher au pouvoir et aux États-Unis Ronald Rean, une espèce de Donald Trump. Et qu'est-ce qui ont commencé à faire ces messieurs et madame Toucher et Rigan à engager une politique néolibérale de dérégulation systématique ?

Pour aller très vite. Avant, il y avait eu après la deuxième guerre mondiale un état providence, un état qui intervenait. Certes, c'était le capitalisme, il y avait des rapports sociaux très durs, hein.

C'était je pense que du moment de la la députée communiste dont on parlait à cette époque, ça ça chauffait dur avec le patronat et cetera. Mais voilà, il y avait un équilibre des rapports sociaux qui faisaient que euh il y avait un état qui jouait son rôle euh et il y avait une des inégalité qui était forte mais en gros elles étaient stabilisées. Qu'est-ce qui s'est passé à partir de la politique néolibérale de engagé en 1980 ?

Des régulations des marchés financiers, vous le savez, des localisations pour jouer sur la compétitivité des salaires, c'est-à-dire le dumping social. Là, je crois qu'en Picardie, comme dans d'autres régions du nord, vous le connaissez très bien. Nous le connaissons très bien, c'est-à-dire l'exil des des l'expatriation des usines pour faire du bénéfice encore plus et donc le chômage et puis une changement de la fiscalité pour que en gros les riches payent de moins en moins en et ça a vraiment été engagé.

Les premières mesures quasiment que prend Ronald Rean dans la première année de son mandat à cette époque, c'est de réduire la fiscalité sur Alors, ça a conduit d'une part depuis quelques temps maintenant, depuis une dizaine d'années dans nos pays, dans tous les pays occidentaux, un retour de la pauvreté vraiment important et une augmentation de la pauvreté et puis il s'est passé dans ces 40 années une augmentation des inégalités extrêmement importantes. Alors, on peut, il y a plein de sites, il y a plein de de données maintenant qui le qui le qui le montrent. Mais moi, j'aime bien l'illustrer par une courbe qui a été faite par deux économistes qui s'appellent Friedman et Sax.

Alors, c'est pas pour ceux qui ont fait de l'économie, c'est pas le le Milton Friedman de l'école de Chicago, un affreux néolibéral libéral, lui, c'est un autre Friedman. Euh et donc Friedman et Sax, ils ont essayé d'illustrer les rapports d'inégalité en analysant un rapport, le rapport entre ce que gagnait aux États-Unis les patrons des 20 plus grandes sociétés et puis le salaire moyen des travailleurs aux États-Unis. Donc c'est un indicateur comme un autre de l'inégalité.

Et ce qui était très intéressant, c'est qu'ils ont regardé l'évolution dans le temps de ce rapport d'inégalité. Alors il démarr à la fin des années 40. Alors, je vais je vais le faire dans l'espace, on n pas installé de PowerPoint, c'est très bien, mais vous allez comprendre.

Et donc, il démarre à la fin des années 40. Alors, ce rapport donc entre ce que gagnait les les gros patrons, enfin les patrons des très grosses sociétés et le revenu du travailleur moyen, il était d'environ euh entre 20 et 30. Donc, il aussi 20 et 30, les années 50, les années 60, les années 70, on est toujours voilà la couron et puis il y a vraiment une réflexion à partir de 1980.

Là, ça commence à monter et ça va monter, ça va monter, ça va monter, ça va monter. Alors, d'habitude, je monte souvent sur la table euh dire je vais peut-être le faire parce que c'est et c'est on arrive à euh je relis mes chiffre pour pas vous raconter de bêtises à 200 en 2007. Et alors ce qui était intéressant donc vous voyez le changement profond entre la période qu'on appelait en France les 30 glorieuses, une stabilité des rapports sociaux, il y avait de l'inégalité mais elle était en quelque sorte contenue et puis à partir de 1980 ça décolle véritablement.

Et alors ce qui est intéressant aussi c'est que l'étude de Friedmanessad qui datait de 2008 je crois s'arrêtait à 2006 2007 et il y a d'autres économistes qui ont continué l'étude en ce moment qu'est-ce s'est passé après la grande crise financière en 2008 et maintenant en gros et ils l'ont fait en 2014 je crois et en gros et ben ça a monté un peu et c'est toujours resté à ce niveau-là c'est-à-dire que on est toujours dans un rapport d'inégalité extrême alors que la crise financière s'est quand même abattue sur tous nos pays Et pour le faire simple, elle a été payée par les PU et elle commence à être payée par les classes moyennes. Alors, qu'est-ce que ça signifie tout ça ? Ce changement profond qu'il y a eu dans les rapports ? et ben c'est qu'on est on a changé de situation par rapport à celle qu'on connu nos nos aînés, nos nos parents le plus souvent et on est vraiment rentré dans une situation qu'on peut qualifier d'oligarchie où il y a euh une petite classe de gens extrêmement riches dont notre ami Bernard Arnaud hein qui fait partie je sais plus.

Alors là, c'est l'expert hein, c'est quand même le le grand spécialiste de de l'arnownologie, c'est quand même François Ruffi hein, le Bernard Arnologie. Voilà, on a quand même pré une discipline scientifique. Donc ça ça mérite quand même de de les lire.

Euh et je je me perds un peu après ce petit jeu de mot qui devient ce soir. Et donc Bernard, non ? Oui, il fait partie il fait partie mais il fait partie des très riches.

C'est ça que je voulais dire. Donc il est la 8e ou la 10e euh richesse mondiale, la 7e, c'est pas mal quand même. Euh et voilà, donc un tout petit euh même pas 1 %, ils sont peut-être 0 0,3 % et puis en dessous il y a 1 % qui sont super riches et cetera.

Et ces gens-là, ils ont un pouvoir énorme sur l'ensemble de la société. Alors, une fois qu'on a dit ça, il faut aller plus loin et il faut comprendre parce que comment ça fonctionne par rapport à l'écologie. Moi, je suis parti de l'écologie.

Je suis pas là pour euh venir vous parler de l'inégalité ou de non la partie de l'écologie. Mais pourquoi il y a un rapport entre l'inégalité énorme dans laquelle on est rentré et la situation dont on a parlé au début de de cet expos ? Alors, pour comprendre, il faut passer par un grand économiste, un autre qui s'appelait Torstein Webait à la fin du 19e siècle, qui vivait aussi à Chicago mais c'était pas du tout un Milton Friedmania.

Et donc ce monsieur VBL, il a il a fait un travail très important qui a été célèbre et puis qu'on a un peu oublié parce que finalement vous allez voir ça plaît pas beaucoup au néolibéraux. Et qu'est-ce qu'il dit ? Alors je vais exposer sa pensée qui est assez complexe mais rapidement mais je crois que vous allez si je m'y prends bien vous allez bien comprendre.

Qu'est-ce que disait Thorstein Web ? qui disait que la tendance à rivaliser est inhérente à la nature humaine. Alors, il y a plein de choses qui définissent la nature humaine.

D'ailleurs, on pourra discuter ce qui une nature humaine. Le postulat dit "Oui, il y a une nature humaine." Il y a quelque chose qui nous définit en tant qu'humain.

Et il y a plein de traits de la nature humaine. Torten Vedle ne prétendait pas avoir un discours totalisant sur qu'est-ce que l'humain, l'homme, la femme et cetera. parmi toutes les caractéristiques par lesquelles on peut définir les humains disent il y a quelque chose qu'on retrouve toujours dans toutes les sociétés et ils appuyaient sur des travaux ethnographique des des Indiens d'Amérique du Nord des populations des peuples du Pacifique et cetera c'est cette tendance à rivaliser pas à se combattre c'est pas forcément à se taper sur la figure mais à marquer par un petit signe extérieur que on est un petit peu mieux que son voisin par exemple bah des des il s'appuyaent sur l'exemple de peuple indiens du nord-ouest des États-Unis qui ont été très bien l'étudier et bien vous aviez plus de plumes quand on se retrouvait je vois j'ai plus de plumes que toi Michel donc là je suis quand même un peu mieux là Céline elle a plus de plumes encore que nous de donc vraiment fortement on se papa pas mais enfin voilà il y a cette tendance à à rivaliser et puis qu'est-ce qui se passe dans les sociétés hiérarchiques ou inégales et la majorité des sociétés sont avec des des niveaux sociaux différents.

Bah c'est que chacun a son niveau. On va pour trouver les les petits signes extérieurs par lesquels on peut manifester sa supériorité par rapport à nos voisins, sa supériorité symbolique et ben on va imiter ceux qui sont au-dessus dans la catégorie sociale, la couche sociale qui sont au-dessus de nous. Alors donc ah bah tiens, il porte ceci, bah on va imiter.

Et puis ceux qui sont au-dessus, ils font pareil. Ils sont eux aussi en proie à cette rivalité au santatoire, c'est le terme de blèm et ils vont imiter ceux qui sont dans la couche sociale qui sont au-dessus et cetera et cetera et cetera. Et donc tout le monde se retrouve un peu à imiter de bas en haut ou de haut en bas ceux qui sont tout en haut.

Bernard Arnaud et eux aussi tout en haut, ils sont pareils, ils sont à fond dans la rivalité ostentatoire. Bernard Arnaud euh je parle sous le contrôle de notre Arnaud Logue, quand il fait un mariage pour sa fille, il faut que ce soit dans un château énorme dans le bordelet. Il faut que sa fille ait une robe de dentelle qui court jusqu'à 5 m de long.

Il faut qu'il 60. Voilà. Il faut qu'il ait vraiment que par rapport on a un expert avec nous et quand il y a son copain François Pinot par exemple, il faut que Bernard Arnaud montre qu'à François Pinot que comment Pino tu es pas du tout, moi je suis plus fort que toi.

Si vous avez des yodes par exemple, vous devez avoir un yode qui mesure 120 m de long. Pourquoi ? Parce que votre collègue Céline, elle a un y de 110 m de long.

Ça va pas du tout. Moi je suis plus fort que Céline, j'ai un y de 120 m de long et cetera. Si vous avez une montre, la montre la Rolex à 50000 € ça va pas du tout.

C'est c'est tout le monde maintenant a une une pattec. Vous avez une pattec à 70000 € et cetera. Ils sont en proie à la révélité au qu'est-ce que ça signifie maintenant si on met tous les petits morceaux là la discussion qu'on a mis ce soir ?

On a une très grande inégalité qu'on n pas vu depuis plus d'un siècle nous dit un autre économiste Thomas Piquetti qui a très bien documenté ça. On a une énorme inégalité. En plus, c'est une inégalité à l'échelle mondiale parce que quand on était à l'époque de Torstein Web à la fin du 19e siècle, il parlait de la société des États-Unis qui était relativement close.

La société européenne, elle fonctionnait pareil mais elle a été relativement close. Puis les Chinois, les Turcs, les Boliviens, on sait pas trop ce qu'ils faisaient parce que les sociétés à l'époque se connaissaient pas. Maintenant, quand il y a Bernard Arnaud, quand il y a euh Jeff Bezos d'Amazon, quand il y a Bill Gates et cetera, ils sont connus sur la terre entière parce que maintenant la Chine, l'Inde, l'Amérique latine, l'Afrique, ils sont rentrés dans notre société, on participe de la même société.

Et donc quand il y a des gens extrêmement riches parce que nous il faut aussi se rappeler nous sommes dans l'époque la plus riche matériellement de l'époque de l'humanité. que vous avez une inégalité extrêmement grande, ça veut dire que tout le système de la révélité santatoire va se jouer à l'échelle mondiale. Et donc ces gens qui sont très très riches, qui manifestent une surconsommation, un gaspillage avec leur montre patque, avec leur robe de 60 m de long, avec leur yodes qui font 120 m et cetera, et bien ils vont pousser tout le monde à la surconsommation.

Alors ça veut pas dire que vous et moi dans cette salle on va avoir une pathèque je suis désolé de vous dire que vraisemblablement nous n'en aurons pas mais on est tous attiré par ça par ce système qu'adrise desblaines de haute en bas où on cherche à limiter où on rentre et dans cette logique de surconsommation. Alors non, si on se dit maintenant parce qu'on veut boucler, comment est-ce qu'on va éviter l'aggravation de la crise écologique qui est le problème politique premier de notre époque ? Et bien ça passe par la réduction des inégalités et par le changement, le bousculement de cette oligarchie qui détruit dans son aveuglement le monde actuel.

évidemment par les les mécanismes directs de pouvoir de l'oligarchie, le la possession des médias, le pouvoir politique qui est totalement imbriqué avec le pouvoir économique. Euh voilà, mais aussi indirectement en changeant ce modèle culturel de surconsommation énorme qui est propagé par ceux qui sont au sommet. Alors donc et là je vais aller très vite, j'espère que j'ai pas été trop long.

Grosso modo, si on veut réduire la la crise écologique mondiale, si on veut éviter de lagraver et voire même commencer à la résoudre, et bien il faut globalement réduire la consommation matérielle et la consommation énergétique. Et d'abord dans les pays riches, on va d'abord s'occuper, on est en France, on n pas de leçon à donner aux Chinois, aux africains ou à je sais pas qui. C'est déjà en France, en Europe, dans les pays riches queon doit changer et on doit changer la consommation matérielle et la consommation énergétique.

Alors, comment on va faire ? C'est d'abord on va pas demander au plus pauvres à ceux qui sont de plus en plus appauvris. C'est vous savez il y a on peut en discuter mais il y a en gros 15 % 15 à 16 % de personnes qui sont qualifiées statistiquement de pauvreté qui sont vraiment dans la mise on va même peut-être pas demander à ceux qui sont 30 % de précarité en gros et puis on va pas seulement demander à Bernard Arnaud à François Pinot à tous leurs copains.

Même ça on va les les réduire mais malgré tout ils sont pas assez nombreux pour que leur emprunte écologique soit globalement très forte. Donc le gros pour faire cette baisse de la consommation matérielle énergétique et ben on va la demander à la classe moyenne aux classe moyenne en gros à 60 % des population dans le pays dont sans doute peut-être pas mal de gens dans cette salle en tout cas moi je suis dedans. Et comment on va faire ?

Bah si vous changez pas la structure d'inégalité ben vous allez voir les gens des classes moyennes. Vousz en ton porte à porte là peut-être dans les quartiers un petit peu deville et amien et vous allez dire ben François il va dire ça serait bien que vous baissiez votre consommation matérielle. Ah oui, mais attendez moi je baisserai ma consommation matérielle.

J'aurai pas de voiture, j'aurai pas mon écran plage, j'auraai pas mon téléphone portable. Mais vous avez vu votre ami Bernard Arnaud là, lui il change pas. Donc on ne peut aller collectivement dans un changement des modes de consommation que si on a le sentiment que c'est un effort partagé par l'ensemble de la société.

Donc il faut réduire les inégalités. Ça c'est un premier point très important. Le deuxième point c'est que si on réduit fortement les inégalités et ben Céline elle pourra plus avoir un Yot de 120 m de long.

Euh François, il pourra plus avoir une patte de 60000 € et moi je pourrais pas marier ma fille avec une robe de 60 m de long. Et donc ça réduirait en fait non je devrais reprendre les exemples des milliardaires mais donc s'ils peuvent plus avoir ce niveau de surconsommation énorme ils surconsommeront moins. Donc le modèle culturel commencera à changer.

Et puis un troisème point qui est vraiment important aussi qu'il faut jamais oublier quand on parle de réduire les inégalités c'est pas seulement pour la justice sociale même pour ce changement de modèle. C'est aussi parce que l'inégalité c'est de l'argent. C'est de l'argent collectif qui a été approprié.

Quand on reprend ce qui s'est passé depuis une trentaine d'années, mais les économistes l'ont fait, ils disent en gros dans tous les pays riches, en tout cas par exemple dans un pays par la pour la comme la France, c'était bien documenté, vous avez entre 5 et 10 % du PIB du produit intérieur brut qui s'est déplacé en gros sur cette trentaine d'années entre les revenus du travail et les revenus du capital. Et 5 à 10 % du PIB, on va même prendre 5 %, vous voyez, je prends la position la plus conservatrice. 5 % du PIB de la France.

En gros, le PIB de la France, c'est 2000 milliards d'euros. Ben 5 %, ça avait 100 milliards d'euros. 100 milliards d'euros, vous avez de quoi commencer à changer la donne.

Alors, très rapidement, bah qu'est-ce qu'on peut faire avec les 100 milliards d'euros ? Bah déjà, on va se dire ceux qui sont vraiment dans la mouise, là les 15 % on les sort d'une manière ou d'une autre. Alors, moi, je sais pas est-ce que c'est le RSA, est-ce que c'est le RSI, est-ce que c'est revenu diversel, est-ce que c'est des allocations, moi je ne sais pas.

Mais en tout cas, on se met comme priorité de sortir ces gens de la merde. Ça c'est voilà. La deuxième chose et ben c'est qu'on dit on va changer notre système économique et on va investir dans des domaines où on va et bien par exemple l'agriculture plutôt que de subventionner l'agriculture productiviste, on va aller vers une agriculture locale en biologie avec du soin où il y a beaucoup de savoir-faire et on sait qu'on peut créer beaucoup d'emplois.

On va aller dans une rénovation thermique importante où là aussi ça a été documenté en venant, tu vois dans le train, j'ai relu une interview de Galgiro qui est un grand économiste qui travaille en ce moment à l'agence bon peu importe qui est vraiment un type costaud dans ce domaine qui dit mais avec 25 milliards des bénéfices des banques françaises en ce moment chaque année, on pourrait faire un grand plan de rénovation rénovation thermique. Il y a trois avantages, c'est que un ça va aider les pauvres parce que c'est souvent les pauvres qui ont les les maisons qui fuient le plus. Donc il payent des factures de chauffage ou d'électricité extrêmement forte donc ça va les soulager.

Deux, ça va créer de l'emploi et ça va créer de l'emploi local. C'est pas qu'on en veuille à nos amis les Chinois mais ça va créer de l'emploi ici parce que pour faire de la plomberie, pour faire de la maçonnerie, il y a pas besoin d'aller chercher des gens loin. On créerait de l'emploi ici et puis on économiserait l'argent global.

Il nous parle sans arrêt les fillons, les Macrons. Et le trè de la bande, c'est qui ? Euh bon, c'est déjà c'est pas mal.

C'est là aussi l'opel mais ça c'est un autre affaire. Euh il nous parle faut absolument réduire la dette. Mais en fait la dette à peu près on paye 100 milliards d'euros de la dette publique française chaque année.

Vous savez combien on importe de pétrole chaque année d'énergie ? En gros 80 milliards d'euros. Si vous avez un vrai plan d'économie d'énergie, vous créez de l'emploi, vous améliorez la situation des plus pauvres et vous réduisez vos importations de pétrole et vous avez plus à vous ennuyer avec beaucoup moins avec la dette.

Donc on gagne surtout les tableaux. Je pourrais prendre d'autres exemples, mais voilà aussi comment en en en prenant la question de l'écologie par la question d'inégalité, on s'aperçoit que et ben on peut résoudre la question de l'écologie. En tout cas, on peut beaucoup améliorer les choses.

On peut éviter que ça s'aggrave. on peut améliorer la société parce qu'il y a un enjeu de création d'emploi absolument crucial et puis et bien euh ça peut aller beaucoup mieux. Voilà, merci beaucoup.

Je vais dire d'abord tout ce que je vois à RVM parce que ce bouquin comment les régions détruisent de la planète a vraiment été un livre important. Je vais l'illustrer mais il y a une maxime à l'intérieur de ce livre qui me paraît résumé une orientation. Elle est simple consommer moins, répartir mieux.

Répartir mieux c'est la fibre rouge. Consommer moins, c'est la fibre verte. Et il me semble c'est un double objectif avec lequel on doit aller tout en sachant que les premiers qu'on doit faire consommer moins, ce sont les Bernards Arnaud et ainsi de suite.

Euh bon, il y a aussi cette que j'ai bien aimé parce que bon c'est euh euh une notion de l'écologie ça arrive aussi avec conflit euh et sans conflictualité on n'arrivera pas à imposer l'environnement qu'on souhaite. Et ça c'est quelque chose qui transparaissait dans ton livre. Et maintenant j'avais dit en gros il y a quelque chose qui transparaît aussi.

C'est ce que j'essaie d'expliquer sur en gros les whpol et Novisen. Pour moi, c'est le même combat quelque part. C'est-à-dire c'est ce combat, c'est la reprise en main de notre destin commun.

Ce n'est pas à eux de décider de notre agriculture mais ce n'est pas à eux non plus de décider de notre industrie. Peut-être que fabriquer des lave-linges, des sèchelinges en l'occurrence, c'est pas ce qu'il y a de plus utile. Et quand on discute avec les ouvriers, ils sont rares à avoir un sèche-linge chez eux.

Mais c'est à nous d'en décider et c'est pas à Vard Group et à Jefftic d'en décider depuis les États-Unis et de décider qu'on ne produira plus rien sur ce site. Donc il y a il y a cet enjeu que je lisais à travers après je t'avais dit bon je croyais que je te l'avais fait plusieurs fois le coup mais j'illustre cette théorie de la rivalité ostentatoire. Moi, je suis reporter au départ quoi.

Donc simplement, il y a des livres qui vous aident à donner des clés sur votre vision du monde parce que le terrain en lui-même, il c'est pas vrai queon voit tout par le terrain et que c'est le terrain qui parle et puis tout ça. Le terrain, on arrive à comprendre ce que les gens ont à raconter si vous le replacez aussi dans des grilles que vous êtes construit intellectuellement. Et tu as participé à me construire cette grille.

Et je vais donner un exemple sur qui va vous rendre encore peut-être plus sensible cette question de la rivalité ostentatoire sur les yachs justement puisque moi j'étais au Monaco Yot Show. J'ai la chance à ton inverse de fréquenter Ouais. Ouais.

Bah oui. Et donc il remettait le green label le label vert. Vous voyez ?

Alors je me fais conduire devant ce qui est le yacht qui a reçu le G label. Je m'attendais à un tras, un voilier construit en bois, vous voyez, un truc comme ça quoi. Je me retrouve face un un pack beau avec trois ponts noirs mastock et je dis donc voilà, j'étais quand même surpris.

Je dis mais pourquoi il a eu le green label ? Bah en fait quand on va aux toilettes, c'est pas rejeté dans la mer, il y a un système pour Je dis mais mais ça consomme combien ? 800 L de l'heure.

Bon, et voilà ce qui recevait le bon et donc le yach de Bernard, il avait un Yod de 60 m qui s'appelle la Madeous. Il a envisager à un moment de se construire un yode de 100 m. Donc ça c'est pour l'oligarchie.

Ensuite dans les les grands le grand patronome et moins quand même on va avoir le yode de 30 m mais ensuite le médecin ou le le chirurgien éventuellement il va avoir un un voilier à la bolle. Voilà. Non mais et on va voir les retraités même des classes populaires qui pour qui va être normal de partir en retraite en faisant une croisière et on en arrive sur la Somme.

Moi, j'ai vu les gars faire du scooter des mers sur la Somme. Donc voilà. Et mais vous riez de ça, vous riez de ça.

Mais en fait, j'aime pas quand on rit de ça parce que je pense que Bernard Arnaud est aussi ridicule avec son yacht que les le gars qui fait du scooter sur la somme, voir il est bien davantage. Mais ça dit quelque chose sur la diffusion d'un modèle culturel et dont on ne peut pas se croire on on n'est pas hors de ce modèle culturel là, quel que soit l'étage dans lequel on se trouve. Donc évidemment, l'idée c'est en gros c'est de tasser la pyramide pour qu'on soit moins tenté d'aller moins haut et queon soit moins tiré vers le haut.

Maintenant il y a il y a d'autres discussions quand même sur le terrain écologique qui moi me nourrissent. Je suis accroissant. Je je n'ai pas de croyance en la croissance et ça c'est ça d'abord d'une réflexion sur le terrain social avant d'être une réflexion sur le terrain écologique.

C'est-à-dire que je considère comme une imposture tous ceux qui nous fa veulent nous faire attendre qu'on on produise davantage pour répartir mieux. Et je pense qu'il peut y avoir une exigence de redistribution des richesses existantes et il y a déjà largement assez de richesse pour qu'il y ait pas les enfin donc voilà donc j'avais déjà dans ma tête ce tru-là qui vient d'une fibre sociale avant et qui considère que c'est une impostion d'attendre la croissance pour exiger de la répartition et j'avais cette discussion avec Jean Gadré avec qui j'ai fait un bouquin donc et je dis voilà moi là on nous dit qu'il faut faire grossir le gâteau et que c'est à ce moment-là que se le gâa que en gros soie soit de toute façon il grossira il grossira pour tout le monde donc tout le monde sera content tu parlais des revenus des PDG les revenus des PDG le cas 40 l'an dernier se sont augmentés de 20 % tandis que évid que les les salaires eux ont grosso modo stagné donc l'écart il continue de grossir. Je fais cette ce parenthèse parce que les petits not que j'ai noté au passage.

Il y a le Financial Times avait une un supplément qui s'appelle how to spendit. Comment le dépenser ? parce que c'était devenu tellement difficile pour eux de trouver le moyen.

Donc il fallait qu'ils aient ces conseils. Mais où est-ce que j'en étais ? Oui.

Sur je discutais avec Gadré sur le terrain de de dans cette image du gâteau qu'il faille faire grossir pour que en gros même les miettes elles grossissent et puis tout le monde en aura plus quoi. Et Gadré Jean Gadré me rajoute ce truc en disant oui d'autant plus que qui voudrait d'un gâteau qui serait de plus en plus empoisonné. Et c'est ça aussi la question qui nous est posée, c'est là que se rajoute évidemment la question de l'environnement, c'est que non seulement il faut pas attendre pour exiger la redistribution des richesses que le gâteau soit plus gros, mais en plus c'est gâteau est complètement pourri, je pense que ça présente assez peu d'intérêt.

Donc sur le terrain idéologique, ce que je défendrai c'est voilà une accroissance. En tout cas, ça n'est pas Alors, ensuite ça s'est trouvé moi j'ai pas de j'ai pas de PowerPoint mais j'ai mes petits tableaux. J'ai mes petits tableaux et ça c'est alors c'est dans plein de bouquins.

Ce tableau là est dans plein de bouquins mais c'est un un autre ouvrage qui est l'ouvrage de Richard Wilkinson. Pourquoi l'égalité est meilleure pour tous ? Je pense que l'égalité doit redevenir la valeur centrale y compris pour des raisons écologiques de de enfin c'est le c'est au cœur du trip titre républicain.

Liberté égalité fraternité. Je pense que c'est la valeur qui est la plus bafouée et qu'il faut remettre au centre de nos exigences. Mais ça c'est un tableau qui est donc issu de je bouquin je vous cache ces lignes.

Enfin je parce que c'est pour tenir le micro en même temps que euh ça c'est un un tableau qui est au cœur qui est dans le bouquin. Donc comment les riches détruit la planète ? Ce que vous avez là c'est le revenu par habitant.

Ce que vous avez là c'est le niveau le niveau de développement là en l'occurrence c'est l'espérance de vie mais on aurait pu mettre d'autres indices de bien-être. D'accord. Et ce qu'on voit très nettement, c'est que dans les premiers temps, quand le revenu augmente, ça fait augmenter l'espérance de vie.

Donc, on peut pas dire qu'il y a pas de lien entre la croissance au premier stade du développement et l'amélioration des conditions de vie des habitants. Pour il serait souhaitable pour l'Afghanistan, le les auto et le Botswana qui est davantage le PIB par tête. Maintenant, ce qu'on voit pour les derniers pays qui sont là, c'est-à-dire pour les notes, c'est qu'il n'y a plus de lien entre l'augmentation du PIB par tête de pipe, par habitant et l'espérance de vie.

Mais on pourrait prendre des tas d'autres indices, le taux de mortalité influentiel, euh tous les indices de bien-être. En fait, il n'y a plus de lien à partir en gros quand on passe les 20 25000 dollars par habitant, il y a une déconnexion entre le fait qu'on augmente les revenus. Un pays comme les États-Unis en est particulièrement marqué puisque c'est eux qui sont les plus riches et ils sont loin d' d'avoir d'avoir la meilleure espérance de vie.

Ils ont plein d'indices de bien-être qui déconnent. Et en fait Richard Wilkinson là où son bouquin est vraiment merveilleux, bon c'est un bouquin d'épidémiologiste, donc c'est c'est je peux te l'offrir à la sortie Michel. Alors, il y a pas en vente les bouquins de fakir parce qu'on veut pas mélanger les comptes de campagne et puis voilà.

Donc vous irez les chercher sur internet et ainsi de suite. Mais c'est que il comme ça marche plus le niveau de développement avec le PIB, il se dit avec quoi ça pourrait marcher ? et il propose de mettre là en ici vous avez l'inégalité de revenu.

Donc plus un pays plus c'est loin, plus il y a une forte inégalité à l'intérieur du pays. Vous voyez le Japon a est plutôt égalitaire et à l'inverse les États-Unis sont plutôt inégalitaires. Et ce qu'on voit, c'est que il y a un lien là quasiment qui apparaît très nettement entre le niveau d'inégalité et les indices des problèmes sanitaires et sociaux. ce que vous avez en ordonné, ce sont tous les alors c'est le taux de suicide, c'est le taux d'incarcération, c'est le taux de mortalité infantile, c'est ce sont toutes ces problèmes là qui et donc plus un pays est inégalitaire, plus il y a de problèmes dans ce pays-là.

Et donc en fait ça veut dire pour quelle raison ? Je vous laisserai aller voir chez Wilkinson ou dans le résumé qu'on en a fait puisque j'ai eu la chance de rencontrer Richard Wilkinson. Mais c'est parce qu'en fait plus une société est inégalitaire et plus il y a un niveau de stress important dans la société.

C'est-à-dire que il y a notamment les gens craignent toujours d'être jugés. On ne fait plus corps, on ne fait plus communauté et donc on a en permanence peur d'être jugé par les autres sur notre manière d'être, sur notre surpoids, sur euh notre façon de parler, sur tout ça. Donc pour comme on ne fait pour voilà, on a on a le sentiment d'être jugé en permanence et en fait on les les les étipus édoméologistes ont montré que ça ça suscitait des réactions du corps qui est un espèce alors le stress peut être une bonne chose pour réagir avec vigueur dans des situations de peur de tout ça mais là ça devient un stress chronique et qui produit des maladies cardio-vasculaires et ainsi de suite et qui produit des des tas de dégâts sur la santé et sur donc la solution pour que nos sociétés se portent mieux et pour qu'on se porte mieux sein de ces sociétés.

La clé de voûte me semble être l'exigence l'exigence d'égalité. Euh alors après bon, il va falloir se poser la question comment on fait pour ramener en gros il y a une espèce d'IS parce que dans la tragédie grec on a c'est pas noté ça mais donc ça quand je suis parti comme ça c'est mauvais signe pour vous. Mais euh c'est pas le Mais euh les les euh les le scénario classique de la tragédie grecque, c'est que euh les est frappé de démesure.

Ce qu'ils appellent ce que les Grecs appelaient lubris. Et toute la question la régie d' grec, c'est comment on va les ramener les pieds sur terre ? Vous voyez ?

Et là, pip est ramené les pieds sur terre par son drame et par le fait qu'ensuite ça se termine parce qu'il crève les yeux et tout ça. Mais toute la question aujourd'hui, c'est comment on va ramener cette oligarchie les pieds sur terre pour nous aussi nous aussi peut-être respecter un petit peu plus la terre. Euh écoutez, moi j'ai envie de vous redonner après ça pourrait se décliner en en mesures euh plus concrètes, mais je pense qu'il y a de toute façon toute mesure ne peut appuyer que sur une une conflictualité sur un rapport de force qui se traduit dans la rue et dans les urnes.

Et moi, je n'ai jamais séparé l'un et l'autre. Tous les tous les terrains sont bons à prendre.