Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette campagne électorale ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous sentez un vent de panique du système au vu des sondages d'opinion ?
- 5:15OuverteRéponse directe
On dit que les ouvriers votent majoritairement en faveur du Front National et du Rassemblement Bleu Marine. Comment l'expliquer ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Vous êtes candidat dans une région particulièrement agricole. Quels ont été vos contacts avec la ruralité ?
- 7:52OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des normes européennes en matière de pêche ?
- 9:47OuverteRéponse directe
Vos adversaires parlent souvent de la petitesse de la France. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56Invité politiqueChiffre
« j'ai fini troisième avec 12,6%. »
- 5:41Invité politiqueFait
« C'est une usine de 300 personnes qui va fermer ses portes, tout simplement parce que cette usine va réouvrir d'autres locaux en Roumanie. »
- 6:02Invité politiqueChiffre
« 90% environ des ouvriers m'ont dit qu'ils allaient voter pour la liste Bleu Marine. »
- 6:41Invité politiqueChiffre
« Les éleveurs de bovins, viande ou d'auvins gagnent moins de 20 000 euros par an, par exemple. »
- 6:57Invité politiqueChiffre
« ils touchent déjà en ce moment 10 % de droits de moins que l'année précédente. »
- 7:15Invité politiquePromesse
« il faut passer à autre chose, à une PAF, une politique agricole française qui nous permettrait de consacrer environ 4 milliards d'euros de plus par an à cette politique. »
- 7:26Invité politiqueChiffre
« On verse environ 20 milliards d'euros chaque année à l'Union européenne, qui nous en rétrocede environ 13. Donc, ça fait un déficit de 7. »
- 8:24Invité politiqueFait
« ils devraient pouvoir pêcher un tiers de plus que ce qu'on les autorise à pêcher. »
- 10:15Invité politiqueFait
« la France est une très grande puissance maritime. C'est la deuxième puissance maritime du monde. »
- 10:35Invité politiqueFait
« Nous sommes également une très grande puissance militaire. On a la dissuasion nucléaire. »
Temps de parole
- Gilles Lebreton86 %
- Présentateur14 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Chers amis internautes, bonsoir et merci d'être encore une fois très nombreux à suivre ce live. Vous savez, c'est maintenant devenu une coutume avant chaque échéance électorale. Nous, nous adressions directement aux internautes. Vous venez de voir ce petit film de présentation de Gilles Le Breton. Gilles, bonsoir. Bonsoir. Bienvenue. Pouvez-vous nous en dire un petit peu plus sur cette campagne électorale ? Vous présenter, pour les internautes qui ne vous connaîtraient pas encore très bien, et nous dire quel bilan vous tirez de cette campagne des élections européennes ?
Oui, alors j'ai 55 ans. Comme vous l'avez vu dans le film, je fais de la politique activement depuis 2011 seulement. Mais depuis, j'ai bien rattrapé le temps perdu, puisque je tire pratiquement sur tout ce qui bouge, au nom du Rassemblement Bleu Marine, puisque j'ai suivi de près Marine Le Pen lors des présidentielles, en qualité de conseiller. Je me suis ensuite lancé dans les législatives, dans une circonscription du Calvado, où j'ai fini troisième avec 12,6%. Et puis, j'ai vécu la grande aventure des municipales. Je sais que beaucoup de militants l'ont vécu aussi. Ça a été très âpre, très difficile, mais aussi passionnant.
Et j'ai réussi à être élu conseiller municipal dans la commune où je vis, à Montivilliers, dans la banlieue du Havre. Et puis, j'ai été désigné tête de liste pour cette circonscription ouest. Et j'ai découvert un autre type de campagne, une campagne très, très assidue, qui demande encore beaucoup d'efforts. Mais je dois dire que je l'ai vécu avec enthousiasme, détermination. Et surtout, ça s'est produit dans un grand élan de solidarité, puisque tous les militants, tous les secrétaires départementaux du Front National m'ont aidé, je dois dire, à fond. Et je ne garderai que des bons souvenirs de cette campagne. Alors, peut-être quelques anecdotes. Une anecdote amusante.
Lorsque j'ai fait un meeting en Mayenne à Rénazé, eh bien, le public était tellement content de ce que je venais de dire, qu'au moment où je concluais, j'ai eu droit à un rappel, un peu comme un chanteur. Donc, c'est assez amusant. J'ai fait un quart d'heure de plus. C'était assez inattendu. Et il y avait vraiment une ambiance extraordinaire. À Poitiers, j'ai fait un premier meeting dans la soirée, dans la Maison du Peuple, à bien nommé. Et puis, on a été ensuite boire un pot, comme on le fait toujours, un pot militant. Et puis là, il y avait une salle à nouveau. Et on m'a demandé de recommencer un autre discours, un autre meeting, pour d'autres personnes qui nous avaient rejoints.
Donc, c'était, là encore, inattendu. Et puis, peut-être un souvenir plus étonnant, c'était à Vannes, un débat organisé à la Maison de l'Europe. Et là, à la fin, sans crier gare, tout le monde sur l'estrade où j'étais s'est levé, en l'honneur de l'hymne européen. Et moi, je me suis rassi, du coup, parce que je ne voulais pas me lever en l'honneur de l'hymne européen. Et une partie de la salle, voyant que j'étais en train de tomber dans un traquenard, a spontanément entonné la Marseillaise. Et ça, ça restera sans doute mon plus grand souvenir, parce que c'était spontané. Et puis, c'était vraiment un grand élan patriotique. Et véritablement, ça prouve que le peuple français est toujours là.
– Des images qui, d'ailleurs, ont été beaucoup vues et beaucoup commentées sur Internet, les images dont vous venez de parler, effectivement, ça a beaucoup circulé. Et il y a eu un grand succès pour cette vidéo. Alors, Gilles, nous allons, si vous le permettez, passer aux questions des internautes, qui ont été, une fois encore, très nombreux à nous poser des questions. Je vous en pose une première de David Berton. Est-ce que vous sentez un vent de panique du système au vu des sondages d'opinion ?
– Oui, un vent de panique, c'est certain. Alors, plusieurs éléments le prouvent. D'abord, le débat surréaliste que j'ai eu sur France 3, il y a quelques jours, à Nantes, dans lequel on m'a coupé sans arrêt, sans que les meneurs de jeu s'en inquiètent. Et puis, lorsque ce n'étaient pas mes concurrents qui me coupaient la parole, c'était carrément les meneurs de jeu eux-mêmes qui m'interrompaient. Donc, ça a été assez âpre. J'y ai vu le signe d'une certaine nervosité, puisque les sondages sont très bons. Et puis, de façon peut-être moins agréable, il y a parfois eu des tentatives d'intimidation, comme par exemple à Nantes.
J'ai été à l'université de Nantes faire un meeting, et là, des excités, des antifas sont venus. Mais je dois dire que ça s'est bien passé quand même, parce que je peux faire une sociologie des antifas, puisque je les ai vus de près, ils étaient là devant moi. Il y a les antifas de base, qui au fond sont des jeunes, qui sont, je crois, manipulés. Et ils étaient au premier rang, ils étaient prêts à agiter leur drapeau qu'ils avaient préparé. Et puis, finalement, en m'écoutant, ils se sont aperçus qu'il y avait peut-être moyen de m'écouter sans s'énerver. Et ils ne sont pas intervenus, en définitive. Ils m'ont écouté sagement.
Et dans le fond, il y avait des gens qui étaient des meneurs, et qui, eux, se sont beaucoup agités, qui ont crié, etc. Mais ça n'a pas tellement marché, puisque la salle leur a demandé de partir. Donc, ils sont partis, finalement. Et ça s'est terminé de cette façon pour eux. Voilà. Donc, c'était encore un souvenir. Mais je crois que c'était important d'aller porter notre discours patriotique au cœur même de la faculté des lettres de l'Université de Nantes, c'est-à-dire dans un haut lieu des antifas, pour montrer aux citoyens que nous pouvons aller partout.
Alors, une seconde question, maintenant, de Julie Rochagneux. On dit que les ouvriers votent majoritairement en faveur du Front National et du Rassemblement Bleu Marine. Comment l'expliquer, d'après vous ?
Eh bien, tout simplement parce que les ouvriers ont bien conscience que le pays va mal. Ils en sont les premières victimes. Et pour vous donner un exemple, j'ai beaucoup parlé avec eux. Et j'ai été faire une sortie d'usine à Chasseneuil-du-Poitou. J'ai rencontré les ouvriers d'une usine qui s'appelle Fédéral Mogul. C'est une usine de 300 personnes qui va fermer ses portes, tout simplement parce que cette usine va réouvrir d'autres locaux en Roumanie. Donc, c'est une délocalisation. Les ouvriers en sont les premières victimes. Et donc, j'ai parlé avec eux. Et je peux vous dire que 90% environ des ouvriers m'ont dit qu'ils allaient voter pour la liste Bleu Marine.
Ils ont bien conscience que nous avons les clés pour résoudre leurs problèmes.
Alors, Gilles, vous êtes candidat dans une région particulièrement agricole. Quels ont été vos contacts avec la ruralité ? Vous demande Benoît.
Eh bien, il a raison de me poser la question. Effectivement, c'est une région très, très rurale. Et j'ai rencontré beaucoup d'agriculteurs un peu partout. Et tous se sont un peu inquiets quand même. Alors, vous savez que les eurocrates nous chantent les vertus de la PAC, la politique agricole commune. Et en réalité, ça va très mal pour nos agriculteurs. Je peux donner quelques chiffres. Les éleveurs de bovins, viande ou d'auvins gagnent moins de 20 000 euros par an, par exemple. Donc, ça n'est pas grand-chose pour un travail qui est extrêmement dur. Et puis, ses revenus vont diminuant. Et ce qui est inquiétant, c'est que la PAC vient d'être réformée.
Et ce que constatent les agriculteurs, ils me l'ont dit, c'est qu'ils touchent déjà en ce moment 10 % de droits de moins que l'année précédente. Donc, voilà, leur analyse, c'est que probablement, ce n'est pas la solution, la PAC. Et moi, ce que je leur dis, c'est qu'il faut passer à autre chose, à une PAF, une politique agricole française qui nous permettrait de consacrer environ 4 milliards d'euros de plus par an à cette politique. Pour l'instant, je rappelle qu'en fait, la PAC, c'est notre argent aussi. On verse environ 20 milliards d'euros chaque année à l'Union européenne, qui nous en rétrocede environ 13. Donc, ça fait un déficit de 7.
Si on sort de l'Union européenne, on fait cette économie de 7. Et sur les 7, on peut en consacrer environ 4 de plus à l'agriculture. Donc, c'est ce que je leur explique. Et évidemment, ils sont plutôt intéressés.
Alors, nous venons d'évoquer les questions agricoles, mais vous êtes candidat d'une région où la pêche est aussi évidemment très importante. Que pensez-vous des normes européennes en matière de pêche, justement, vous demande Donatia ?
Eh bien, ce sont des normes qui sont tatillonnes et inefficaces et qui entravent l'activité de nos pêcheurs. Alors, déjà, il y a des règles en matière de filets qui sont extrêmement, de filets de pêche qui sont extrêmement critiqués par nos pêcheurs. Il y a aussi des quotas de poissons qui sont jugés insuffisants. Donc, l'exemple que je donne toujours, parce que je l'ai vécu, c'est que j'ai rencontré des pêcheurs de Civelles à Saint-Nazaire. Donc, les Civelles, c'est des alevins d'anguille, qui m'expliquent qu'ils devraient pouvoir pêcher un tiers de plus que ce qu'on les autorise à pêcher. Pour eux, les quotas sont mal conçus.
En outre, ils ont été conçus pour 5 ans, ce qui est une période trop longue, puisque, en réalité, il faudrait revoir chaque année ou tous les deux ans, en fonction des stocks, ce qu'il est possible de pêcher. Et puis, il y a aussi des normes très tatillonnes sur les appareils techniques qui sont à bord des navires. Je suis monté à bord d'un chalutier pour m'en rendre compte. Alors là, c'était au Sable d'Olonne. Et le pêcheur m'a montré ces appareils de navigation. Alors, il les a en double, en fait, parce qu'il avait déjà des appareils de navigation sur son bateau d'origine.
Et puis, comme ils ne répondent plus aux normes, il en a mis des nouveaux à côté, tout en faisant observer que les anciens fonctionnaient pourtant très bien. Donc, il y a une incompréhension. Et puis, alors, tout ça est un peu technique. Mais si on rentre aussi dans le détail des nouvelles réglementations, maintenant, il y a une interdiction de rejeter en mer le poisson surnuméraire. C'est ce qu'on appelle l'interdiction des rejets. Alors, les pêcheurs me disent que lorsqu'ils partent plusieurs jours en mer, ils sont bien obligés de rejeter quand même, parce que sans ça, ce stock de poissons qu'on leur demande de garder va pourrir, en fait. Ils n'ont pas de place pour l'entreposer.
Donc, vous voyez, ce sont des normes de technocrates qui ne correspondent pas du tout à la réalité.
Alors, Gilles, vos adversaires, dans cette campagne, parlent souvent de la petitesse de la France. Qu'en pensez-vous ?
Alors, ça, c'est Jean Arthuis, notamment. Jean Arthuis, à chaque fois que je le vois, n'arrête pas d'essayer de me convaincre que la France, c'est un petit pays qui ne peut plus rien faire tout seul. Alors, moi, évidemment, ça n'est pas du tout ce que je pense. Moi, je pense que la France est une grande nation. C'est un thème que je développe, d'ailleurs, souvent en meeting. Alors, pourquoi ? Eh bien, on peut en donner une foule d'exemples. D'abord, la France est une très grande puissance maritime.
C'est la deuxième puissance maritime du monde, puisqu'en vertu de la convention de Montégobène 1982, eh bien, nous pouvons exploiter la mer et le sous-sol des mers jusqu'à 200 000 marins et même, à certaines conditions, encore plus loin de nos côtes. Nous sommes un grand État côtier, donc on en bénéficie. Nous sommes également une très grande puissance militaire. On a la dissuasion nucléaire. On a aussi la capacité de projeter nos troupes hors de France. On l'a vu, par exemple, au Mali. Très peu de pays ont cette même capacité. Et puis, on est aussi une très grande puissance culturelle. On a quand même à l'origine d'une organisation internationale comme l'Organisation de la francophonie.
On a aussi un très grand réseau d'ambassades, le troisième réseau d'ambassades au monde derrière les États-Unis et la Chine. Bref, on est la patrie des droits de l'homme. J'allais l'oublier, la patrie des droits de l'homme. Les eurocrates, ces derniers temps, nous disent « Ah, l'Union européenne, c'est formidable, ça permet de défendre les droits de l'homme ». Mais enfin, c'est nous qui avons inventé les droits de l'homme. On n'a pas eu besoin de l'Union européenne pour ça. Donc, vous voyez, très, très grande puissance. Et en tant que professeur d'université, quand je me déplace à l'étranger, eh bien, on me le fait observer que la France n'est pas tout à fait un pays comme les autres.
C'est un pays qui jouit encore d'une très grande aura. Et pour l'anecdote, là encore, il m'est arrivé d'avoir la Marseillaise jouer en mon honneur simplement parce que j'étais un professeur français. Donc, voilà comment on nous perçoit à l'étranger.
– Bien, une question maintenant de Gabriel Fouquet. Vous nous parliez tout à l'heure de votre rencontre avec un certain nombre d'antifas. Mais plus généralement, avez-vous été confronté à des opposants violents pendant cette campagne ?
– Alors, finalement, non. J'ai eu de la chance, puisque vous savez que Rennes, que Nantes sont des coins où il y a eu quelques violences. Alors, pas seulement, d'ailleurs. C'est excitant, on les trouve partout. Marine, lorsqu'elle s'est déplacée récemment dans la banlieue de Rouen, y a été confrontée aussi. Alors, moi, je suis passé à travers. Alors, je remercie les DPS qui étaient là, toujours, pour assurer ma sécurité lorsque j'allais dans des endroits peu sûrs. Ça peut contribuer, je pense, à dissuader quelques excités. Mais non, je crois qu'on m'a écouté. Alors, j'ai le sentiment aussi que ces antifas sont jeunes, sont souvent des étudiants.
Et le fait d'être professeur d'université, peut-être, me favorise ma proximité avec eux. C'est l'impression que j'ai eue. Je comptais l'anecdote tout à l'heure de Nantes où ils étaient là. Et finalement, ils ne sont pas intervenus parce que je crois qu'ils ont perçu en moi plus ce professeur que peut-être que l'homme politique. En tout cas, ce jour-là, j'ai essayé de leur parler avec pédagogie.
Une dernière question de Ludovic Masson. Où se rendre pour fêter la victoire dimanche prochain ?
Eh bien, il faut se rendre partout, partout où nos militants se réuniront pour faire la fête. Donc, chaque secrétaire départemental va organiser quelque chose. Donc, voilà, il faut que ça soit spontané. Je pense qu'on va effectivement avoir des raisons de faire la fête. J'espère que nous allons faire partout en France un très bon score. Et moi, pour ma part, je ferai la fête avec Marine Le Pen, donc à Nanterre et puis à Paris. Sous-titrage Société Radio-Canada