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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 22 mai 2020 47 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéTravail & emploiEurope & international

Bourdin Direct du 22 mai - 8h/9h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 33 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:12OuverteRéponse directe

    Juin ou janvier 2021, c'était le casse-tête du calendrier des municipales. Quelle est votre position ?

  • 13:38OuverteRéponse directe

    Adrien Quatennens, vous seriez plutôt du côté du gouvernement sur Renault ?

  • 15:55RelanceRéponse partielle

    Une question très concrète : si vous interdisez les licenciements, comment ça marche ?

  • 26:42OuverteRéponse directe

    Vous êtes aussi ministre de l'Industrie. L'usine de Flins est menacée. Quelle est votre réaction ?

  • 34:50OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'État devrait soutenir plus longtemps le chômage partiel ?

  • 41:19OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a eu une spécificité pour vous, on sait que vous étiez un fervent supporter du Pr Raoult ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:46InvitéFait
    « Le Conseil scientifique s'était prononcé contre la reprise scolaire. »
  • 14:45InvitéPromesse
    « Moi, je suis favorable à ce que l'on interdise, même si c'est temporairement, les licenciements dans les circonstances que l'on connaît. »
  • 27:46InvitéFait
    « Une voiture française destinée au marché français, voire européen, doit être produite en France par des ingénieurs français et des salariés et des ouvriers français. »
  • 33:07InvitéFait
    « C'est pourquoi je suis pour une économie paternaliste, une économie où nous revenions à nos fondamentaux où nous soyons capables d'assurer notre propre autonomie. »
  • 35:18InvitéFait
    « Moi, je suis pour que l'on soutienne tout simplement la reprise de l'économie. »
  • 37:32InvitéFait
    « Mettre en place des politiques de prime à la relocalisation pour des savoir-faire français qui sont partis pour les faire revenir chez nous. »
  • 39:08PrésentateurChiffre
    « près de 5 millions de masques entre les masques médicaux chirurgicaux FFP2 pour les personnels soignants ou les personnels des services publics en première ligne comme la police la collecte la propreté mais aussi toute la médecine de ville »
  • 40:44PrésentateurChiffre
    « dans la cinquième ville de France près de 400 000 habitants nous y sommes parvenus avant la date du déconfinement »
  • 40:56PrésentateurChiffre
    « à plus de 90% celle-ci qui s'était montrée extrêmement disciplinée pendant le confinement en donne l'illustration pendant cette phase de déconfinement »
  • 44:32PrésentateurFait
    « naturellement ça démontre l'échec de l'Europe »
  • 44:51PrésentateurFait
    « cette crise est un profond révélateur de l'échec des politiques européennes »
  • 45:36PrésentateurPromesse
    « je demande à ce qu'il y ait un passeport sanitaire qui atteste que lorsque quelqu'un vient de l'autre côté de la frontière il y ait une garantie d'un dépistage dont on puisse attester dans les 48 heures maximum avant de franchir la frontière »

Temps de parole

  • Présentateur81 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité5 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Vendredi 22 mai, l'info sur RMC. 18h, très bon réveil à vous tous sur RMC et RMC Découverte, le journal avec vous Céline Kalman. Bonjour Céline. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Fin du suspense tout à l'heure, Edouard Philippe va dévoiler la date du second tour des élections municipales. Selon BFM TV, ce sera bien le 28 juin, sauf avis contraire du conseil scientifique. Renaud joue sa survie, ce sont les mots de Bruno Le Maire dans les colonnes du Figaro. Le prêt de 5 milliards d'euros n'est pas signé et c'est dans ce contexte que l'usine de Sandouville a rouvert ce matin. Et puis quasiment tous les gîtes affichent complet pour ce week-end de l'ascension.

Il va encore faire chaud et beau, Loïc Révière nous le disait à l'instant. Bienvenue à tous sur RMC. Se projeter et pouvoir enfin mener campagne, le gouvernement va annoncer aujourd'hui la date du second tour des élections municipales. Une date attendue par 5000 communes où le maire n'a pas été élu au premier tour le 15 mars dernier. Edouard Philippe s'exprimera depuis Matignon. Selon nos confrères de BFM TV, c'est bien la date du 28 juin qui a été retenue. Le conseil scientifique devra toutefois rendre un nouvel avis 15 jours avant le scrutin. Kévin Morand.

1:14
Invité

L'exécutif n'avait pas caché aux représentants des maires et aux chefs de partie sa préférence pour le 28 juin. Un report en janvier 2021 aurait conduit les 5000 communes concernées à revoter pour le premier tour. Mais ce calendrier interroge ces électeurs parisiens.

1:27
Présentateur

Si effectivement on est sûr qu'il n'y a pas de danger particulier géré. Maintenant je pense que la raison pour laquelle on nous demande d'aller voter en juin, c'est uniquement parce que la fenêtre de tir politique est plus adéquate. Je ne sais pas comment ils vont réussir à mettre en place déjà cette barrière. C'est un acte très politique et je ne vois pas tellement l'intérêt.

1:44
Invité

Le conseil scientifique a déjà recommandé une série de mesures comme des horaires de vote réservés aux personnes à risque. Richard Hanchou, président du conseil de médecins généralistes MG France, est confiant. L'action d'aller voter, de porter un masque, de se désinfecter les mains, de venir avec son stylo et de garder sa carte d'identité en main doit absolument faire qu'aucune transmission et aucune contamination n'aura lieu dans ce lieu-là. La campagne électorale suscite davantage de craintes. Les réunions publiques seront ainsi interdites. Pour éviter tout risque, le conseil scientifique préconise de réévaluer la situation de l'épidémie 15 jours avant le scrutin.

2:16
Présentateur

Renaud joue sa survie. Voilà ce que dit le ministre de l'économie Bruno Le Maire ce matin dans l'économie du Figaro. Oui, Renaud qui attend toujours la précieuse signature pour le prêt colossal par l'État de 5 milliards d'euros. La possible fermeture d'au moins 3 usines évoquées dans la presse inquiète. Évidemment, le gouvernement réclame des engagements. Les 1800 salariés de Renault-Sandouville en Seine-Maritime reprennent le travail aujourd'hui. Il y a deux semaines, le site avait dû suspendre ses activités à cause de mesures jugées insuffisantes pour garantir la sécurité des employés. On retrouve devant l'usine Amélie Rosic. Amélie, dans quel état d'esprit sont les salariés ce matin ?

Des salariés visiblement contents de reprendre le travail ce matin. Plus de 1800 employés en CDI travaillent dans cette usine de Sandouville et 700 intérimaires. Et pour ces derniers, la fermeture du site décidé par la justice le 7 mai, 15 jours après la réouverture, était un véritable coup dur puisqu'ils n'ont pas été payés depuis. Ils ont donc finalement pu reprendre ce matin. Et à leur arrivée à 5h, ils ont découvert les mesures sanitaires adoptées par le groupe. Fléchage au sol à l'entrée, lavage des mains obligatoire au gel hydroalcoolique. Puis chaque salarié s'est vu remettre 4 masques chirurgicaux ou FFP2 en fonction de leur poste de travail sur la ligne de production.

Mais s'ils sont contents de retrouver le travail, on a pu sentir aussi l'inquiétude quant à l'avenir à court, moyen et long terme de la marque Renault puisque le groupe doit annoncer la semaine prochaine un vaste plan d'économie de l'ordre de 2 milliards d'euros. Amélie Rosic avec Hortense Gérard. 56 salariés d'un abattoir de Florie-les-Aubrais dans le Loire est placé en 14aine. Ils ont contracté le Covid-19 ainsi que 13 cas contacts supplémentaires. Aujourd'hui, un plan de reprise d'activité va être proposé en vue d'une reprise du travail lundi prochain. La France compte aujourd'hui 46 foyers de contamination.

Leur chiffre a presque doublé en 5 jours selon le dernier bulletin de Santé publique France. Hier soir, le ministère de la Santé a publié une liste de tests sérologiques certifiés. 23 modèles jugés fiables. Ces tests permettent de savoir avec certitude, avec une prise de sang, si vous avez contracté le Covid-19. La liste devrait permettre donc de réglementer le marché des tests alors que de plus en plus de monde se fait tester. Martin Bourdin avec Alfred Orange. Odile doit partir demain s'occuper de son père pendant 3 semaines. Alors elle a pris les devants pour éviter de prendre des risques.

4:39
Invité

J'ai fait le test sérologique il y a 5 jours. Il était négatif. Quand on est en contact avec des gens de sa famille qui sont très âgés, malades et les contaminés, c'est très angoissant.

4:49
Présentateur

Ce test, c'est son médecin qui lui a prescrit son coût 38 euros, une dépense qu'elle assume.

4:54
Invité

Il m'a dit que c'était fiable à 70% environ, mais j'assime que c'est mieux que rien.

4:59
Présentateur

Julie, elle, a développé des symptômes pendant le confinement. Il voudrait vérifier qu'il ne s'agit pas du coronavirus, mais impossible de se faire tester en laboratoire cette semaine.

5:07
Invité

Ils nous ont dit qu'il y avait énormément d'affluence. On pouvait attendre jusqu'à 2 heures juste pour faire une prise de sang.

5:15
Présentateur

Pourtant, ces tests sont à prendre avec prudence, surtout si le résultat est positif d'après Lionel Baran, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux. Il faut faire très attention et ne surtout pas utiliser le test en se disant si c'est positif, je peux enlever les mesures barrières, c'est-à-dire de se croire protégé alors qu'on ne l'est pas. Et d'après ce spécialiste, pour qu'il soit efficace, ce test sérologique doit être fait au moins 21 jours après l'apparition des symptômes. Ils sont les premiers à avoir fermé le soir du 14 mars et seront peut-être les derniers à rouvrir. Les gérants de boîtes de nuit ne voient pas le bout de cette crise.

Le syndicat national des discothèques est lieu de loisirs à réaliser. Un sondage en interne auprès de 300 établissements. Résultat, plus de 30% d'entre eux pensent qu'ils vont devoir mettre la clé sous la porte. À Lyon, Florence Donjon. Comme ses 6000 collègues du Monde de la Nuit, Axel Bonchabert se sent oublié. À la tête de trois établissements depuis 10 ans, il attend une date de réouverture et il y a urgence.

6:09
Invité

On a de grosses charges, un peu plus de 40 000 euros mensuels de loyer. On a une perte mensuelle d'un million d'euros de chiffre d'affaires. Donc c'est sûr qu'on transpire un petit peu.

6:22
Présentateur

Ces 70 salariés sont tous en chômage partiel et le gérant a dû contracter un prêt. Rouvrir devient donc une nécessité, mais pas n'importe comment.

6:29
Invité

Si je respecte les distanciations sociales, il faut que je divise par 5 l'effectif total. Donc du coup, c'est clairement pas possible. Trop peu de clients, pas rentables.

6:40
Présentateur

Thierry Fontaine est le président national de l'Union des métiers d'hôtellerie et de restauration de nuit. Selon lui, si rien n'est fait rapidement, beaucoup d'entreprises ne survivront pas.

6:47
Invité

On va aller entre 30 et 40% de cases dans ce monde de la nuit. Avec les prêts garantis par l'État, ça fait une mesure d'urgence qui a redonné de l'oxygène. Mais dès qu'il va falloir rembourser ces prêts, il y a beaucoup d'entreprises qui pourraient être en difficulté.

6:59
Présentateur

En attendant, la profession s'organise et milite sur les réseaux sociaux pour assouplir les règles. Pas plus de 100 kilomètres pour les déplacements, sauf dérogation. Les gîtes sont les grands gagnants du déconfinement. Les locations reprises tout de suite. Illustration en Ardèche avec Florian Bonnard et Maxime Brandstatter. Florian trinque avec ses amis motards pour la première fois depuis le confinement. Bon, messieurs, à ce week-end. L'occasion de ressortir leur moto, pas pour faire beaucoup de routes, moins de 100 kilomètres. Pas grave, ils ont eu le temps de trouver les bons itinéraires. En fait, pendant le confinement, on a eu le temps de mûrir l'idée. On ne va pas se mentir.

On y a pensé, on en a parlé un bon moment. On a regardé autour de Lyon à 100 kilomètres. On pouvait aller faire de la moto vers Annecy ou plus en Ardèche. On a choisi l'Ardèche parce que le gîte qu'on a trouvé était plutôt sympa. Donc dès qu'on a pu le faire, c'était clairement le moment d'en profiter et de partir. Des arrivées attendues par Evelyne Payat, la propriétaire du gîte. Pendant le confinement, la plupart de ses réservations ont été annulées. Mais tout a changé au déconfinement.

7:56
Invité

C'est simple, à partir du 11 mai, on a commencé à avoir quelques locations. Et à partir du 18, alors là, mon cahier, il est plein. Le mois de mai a toujours été plein parce que c'est un mois où il y a des fêtes. Mais c'est surtout sur les week-ends. Là, on n'a pas que les week-ends. Donc, ça va nous compenser un petit peu financièrement.

8:16
Présentateur

Les gîtes de France de la Drôme et de l'Ardèche ont enregistré deux fois plus de réservations cette semaine que l'année dernière sur la même période. Notez que la limite de déplacement de 100 km comprend de nouvelles dérogations. Après la publication d'un arrêté, il est désormais possible de déroger à la règle pour déménager ou pour visiter un logement en vue d'un achat ou d'une location si cette visite ne peut pas être reportée. Plus de deux mois qu'ils sont coincés à l'étranger. Mais plusieurs centaines de Français, voire plus, sont concernés les principaux pays, le Maroc et l'Algérie. Romain Poiseau a joint un couple de retraités bloqués au sud du Maroc dans leur camping-car.

Deux mois que Michel et sa femme sont confinés dans leur camping-car au sud d'Agadir. On ne peut pas sortir du Maroc. Là, on est confinés jusqu'au 10 juin. Si, ils ne repoussent pas. Après, il faut qu'ils rouvrent les frontières, par contre.

9:05
Invité

On aimerait bien rentrer, mais bon, c'est comme si on était en vacances.

9:08
Présentateur

Mais on ne peut pas s'éloigner énormément. Ce qui nous manque, c'est de savoir la date où on va partir. On ne sait pas, on attend au jour le jour. C'est stressant. Dans le camping, une trentaine de Français. Dans le même cas, certains cherchent en vain une solution pour rentrer.

9:22
Invité

Il y a un camping-cariste pour-dessus. Le gars, il est quasiment toute la journée sur l'ordinateur à essayer de trouver un moyen pour pouvoir partir.

9:29
Présentateur

Quelques compagnies maritimes organisent de rares retours vers la France. Seulement, le prix est inabordable pour le couple.

9:34
Invité

Les prix sont exorbitants. Nous, à les retours, on paye 220 euros. Là, maintenant, ils font le minimum 1 200 euros.

9:44
Présentateur

Depuis le début de la crise, 30 000 Français ont pu être rapatriés du Maroc, principalement par avion. Seulement deux ferries transportant des camping-cars ont débarqué sur les côtes françaises le 31 mars et le 4 avril dernier. Et puis aux Etats-Unis, la mise en berne à partir d'aujourd'hui et pendant trois jours, des drapeaux qui flottent sur les édifices fédéraux. Geste pour honorer la mémoire des morts du coronavirus. Près de 95 000 personnes sont décédées depuis le début de la crise. Et tout de suite, on rejoint Adrien Caténens. Bonjour Adrien Caténens. Vous êtes député de la France Insoumise du Nord. Juin ou janvier 2021, c'était le casse-tête du calendrier des municipales.

Mais il semble que ce soit tranché. Edouard Philippe devrait annoncer dans la matinée qu'il y aura finalement un second tour des municipales le 28 juin prochain. Quelle est votre position là-dessus ? Est-ce que vous estimez que c'est une date acceptable ? Bonjour. Ma position est simple. C'est qu'on se réjouit chaque fois qu'il y a des élections. Et la vie démocratique dans ce pays doit bien évidemment se poursuivre. Néanmoins, vous aurez noté l'avis du Conseil scientifique. Alors je sais que le gouvernement ne s'y réfère pas toujours. Parce que par exemple, pour la date du 11 mai, le Conseil scientifique s'était prononcé contre la reprise scolaire.

Et là en l'occurrence, le Conseil scientifique dit qu'il ne s'opposera pas à la tenue d'un scrutin. Mais il dit qu'une campagne électorale, ça va être compliqué. Je pense à Pauline de Malherbe que s'il n'y a pas de campagne populaire possible, il n'est pas raisonnable de convoquer les Français à un scrutin. Sinon, comment délibérer ? Sur la base de quoi ? En réalité, comment les petits candidats, par exemple, pourraient faire connaître leurs opinions ? Donc moi je pense que si nous ne sommes pas en mesure de tenir et une campagne électorale digne de ce nom et un scrutin, il serait plus sage effectivement de reporter ce scrutin.

Ça veut dire que vous n'étiez pas contre la date, mais si, c'est de l'intégralité du paquet qui est accepté. C'est-à-dire non seulement tenue du scrutin, mais aussi campagne. Évidemment, parce que le scrutin sanctionne bien dans les urnes le résultat d'une campagne, des propositions et de la présentation des candidatures. Et là, le Conseil scientifique est formel sur ce point. Il dit, c'est votre responsabilité de politique, mais moi, le Conseil scientifique, je ne suis pas en mesure de vous dire comment on peut faire une campagne électorale dans les circonstances sanitaires que vous connaissez.

Raison pour laquelle, s'il n'y a pas de campagne populaire possible, il n'y a pas d'élection souhaitable. En tout cas, c'est notre point de vue, c'est celui que nous avons défendu. Dans ces cas-là, vous vous dites qu'il vaut mieux faire une campagne et rejouer le premier et le deuxième tour, carrément à la rentrée. Alors, Edouard Philippe refuse pour l'instant d'envisager une élection à l'automne. Il dit, si on ne le fait pas en juin, ce sera carrément en janvier. Oui, en effet.

Et si vous voulez, dans la loi qui a été votée récemment à l'Assemblée, ce qui avait été acté, c'est que soit nous pouvions voter pour le second tour au mois de juin, soit, si ça n'était pas possible, ça suppose donc report du scrutin après l'été. Et dans ce cas, ce qui était contenu, c'est que les deux tours soient rejoués, parce que sinon, l'éloignement entre le premier tour qui s'est tenu le 15 mars, dans les circonstances que vous connaissez, et le deuxième tour, était trop important.

Mais le plus probable, très franchement, vous l'avez compris, compte tenu des annonces qui ont été faites d'ores et déjà par le gouvernement, c'est qu'on va faire la date du juin du juin avec un dépôt des candidatures, moins de dix jours, le 2 juin du juin. Mais vous trouvez du coup que démocratiquement, c'est difficilement acceptable ? Écoutez, en tout cas, je suis à peu près certain qu'on va avoir des effets sur l'abstention dans ces circonstances qui seront considérables. Rappelez-vous déjà ce qui s'est produit au premier tour. On a appelé les Français à voter, alors que la veille au soir, un peu avant midi, on annonçait la fermeture des lieux publics.

Et comme moi, vous avez eu l'occasion d'analyser ce que ça a provoqué. C'est-à-dire que partout, des gens ont renoncé aux votes dans des proportions considérables. Là, il va sans dire que les Français, à mon avis, n'ont pas la tête à une élection politique dans les prochaines semaines. D'ailleurs, je crois que vous avez fait circuler un sondage qui montre qu'une majorité de Français sont opposés aussi à cette idée d'un vote au mois de juin.

Donc moi, je considère toujours, avec mes amis de la France insoumise, nous considérons, et c'est ce que nous avons dit au Premier ministre, qu'il serait plus sage de reporter à un moment qui, en fait exactement quand, mais permettra qu'une véritable campagne électorale apaisée se tienne, qui permette une campagne populaire et une déclaration digne de ce nom. Adrien Quatennens, je voudrais qu'on parle aussi de Renault, le groupe automobile qui envisage la fermeture de trois usines. C'est en tout cas ce qui commence à se murmurer, l'usine de Flins-sur-Seine, l'usine de Choisy-le-Roi et l'usine de Codan. Le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, dit qu'il joue sa survie.

Et pour l'instant, on le sent bien, menace éventuellement de ne pas signer l'emprunt, le prêt qu'ils veulent faire à Renault, si Renault ne s'engage pas à maintenir ses usines en France. Là-dessus, vous seriez plutôt du côté du gouvernement ? En tout cas, ce qu'il y a de sûr, Apolline de Maillard, c'est qu'on ne peut pas laisser faire. Après, la crise ne peut pas être comme avant. On ne peut pas recommencer comme à chaque fois, c'est-à-dire de l'argent public qui est déversé, des aides aux entreprises qui sont déversées, puis certaines entreprises qui continuent une logique de délocalisation sans aucun souci de l'intérêt général.

Voyez-vous, si Renault a l'intention de tourner et de fermer certains sites, il commence par rembourser, par exemple, l'argent du chômage partiel qu'ils ont touché dans la période du Covid-19. On ne peut pas continuer avec cette logique-là. Et d'ailleurs, nous devrions aller encore plus loin. Moi, je suis favorable à ce que l'on interdise, même si c'est temporairement les licenciements dans les circonstances que l'on connaît. Parce que vous savez qu'autant nous ne sommes pas sûrs d'une deuxième vague de l'épidémie sur le point de vue sanitaire, par contre, la deuxième vague économique et sociale, elle arrive et elle est même devant nous. Donc, on ne peut pas laisser faire.

Et l'État doit assumer sa responsabilité et sa tâche. Alors, Renault, c'est assez vieux maintenant que l'entreprise a été nationalisée. Mais l'État a toujours sa part dans l'entreprise et doit avoir son mot à dire, peut interdire les licenciements et peut exiger de Renault un certain nombre de choses, notamment du fait de l'argent public que l'entreprise a touché. Il faudrait renationaliser, Renault ? Écoutez, je ne vais pas vous dire qu'il faudrait nationaliser à tout bout de champ dès qu'il y a une difficulté avec une entreprise. En tout cas, une chose est sûre pour nous, c'est que la nationalisation, vous l'aurez compris, n'est pas un tabou.

Et si, effectivement, l'économie de ce pays, sur bien des secteurs qui sont stratégiques, était menacée, il ne faudrait pas hésiter. Et là, j'observe, ma Pauline de Malherbe, que dans certains milieux patronaux, la nationalisation n'est même plus un tabou. J'ai entendu avec beaucoup d'intérêt M. Proudézieux, du MEDEF, dire qu'il n'en faisait pas un caduce bély du tout. C'est intéressant. Vous êtes du côté des patrons, du coup, du MEDEF. Oui, je suis du côté des nôtres. Ou alors, c'est eux qui ont fait un bout de chemin vers vous. Adrien Catenens, vous disiez à l'instant, il faudrait interdire les licenciements.

Là, pour le coup, je ne suis pas sûre qu'en route Bézieux, soit tout à fait d'accord avec vous. Mais surtout, une question très concrète, quand vous voyez toutes ces entreprises, y compris des petites et moyennes entreprises, qui tout simplement n'ont plus le sou, si vous interdisez les licenciements concrètement, comment ça marche ? S'ils ne peuvent plus les payer ? Il faut que l'État puisse poursuivre un certain nombre de dispositifs, tels que ceux qu'il a engagés pendant la période de crise. Vous savez, on n'a pas 50 solutions. C'est sûr qu'il y a un choix à faire entre l'endettement de l'État et la faillite de cette entreprise. Ça a été dit.

Et d'ailleurs, pour l'instant, le choix qui a été fait est celui de l'endettement. Alors maintenant, il y a un autre problème. Vous avez entendu M. Macron et Mme Merkel l'autre jour parler du fait qu'il faudrait renforcer la dette. On a là l'essentiel du problème. Pauline de Malherbe, avant même la crise de 2019, les dettes des États étaient de toute façon insoutenables et nous l'avions déjà dit. Nous ne sommes pas les seuls à le dire. Donc si la seule perspective économique pour la génération à venir, c'est de rembourser les dettes, très franchement, non seulement on ne va pas avoir des grands marichons, mais surtout on ne sera pas à la point des prochains défis qui nous attendent.

Par exemple, pour faire la planification écologique, il va nous falloir encore nous endetter. Il y a une solution pour ça, c'est de faire comme ça se fait parfois à l'étranger. Regardez ce qu'a fait la Banque d'Angleterre avec les présidents d'Angleterre, la Banque fédérale américaine des États-Unis. La Banque centrale européenne devrait pouvoir racheter directement aux États les titres de dette et les classer en dette personnelle pour qu'on puisse avancer et offrir un peu d'aide.

On vous entend malheureusement assez mal, mais en effet, on a bien compris que pour vous, le soutien aux entreprises, et notamment ce dispositif du chômage partiel, qui pour l'instant devrait être terminé le 1er juin prochain, à vos yeux, il faudrait qu'il soit poursuivi. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Vous êtes le député La France Insoumise du Nord. Tout de suite, une infovirus avec vous, Quentin Vinet. Une question, parce qu'on a beaucoup parlé de la réouverture des plages, alors qu'elle soit statique ou qu'elle soit dynamique, ce sont désormais les nouveaux termes.

On a quand même le droit de se baigner, qu'elle soit statique ou dynamique, mais est-ce qu'on a un risque d'attraper le virus en se baignant ? Certains d'entre vous nous posent la question ou vous répondent ? Ça dépend des endroits, en fait. A priori, il n'y a pas de risque quand on va à la plage. Là-dessus, vous pouvez être rassuré. Des experts s'inquiétaient il y a quelque temps des eaux usées rejetées dans la mer, qui pourraient potentiellement être des sources de contamination. Finalement, des tests menés récemment sur des échantillons d'eau de mer sont rassurants, puisque aucun d'entre eux ne présente des traces de coronavirus. C'est plus compliqué, par contre, à la piscine.

Alors vous allez me dire, elles sont fermées en ce moment. Oui, mais elles vont rouvrir à un moment. Il y aurait un risque de contamination quand on boit la tasse, par exemple, selon la Société d'hygiène hospitalière. La survie du virus dans un endroit humide serait de plusieurs heures, voire plusieurs jours. Le danger se trouve aussi dans les vestiaires. Une étude espagnole, par contre, se veut plus rassurante concernant les saunas. Les chances de survie du virus seraient réduites en raison des très fortes températures. Et puis, il y a encore un point d'interrogation concernant les lacs et les rivières. Une vieille étude se montre rassurante.

On y apprend que dans les lacs, plus l'eau est chaude, plus la durée de vie du virus est courte. Mais cette étude a été réalisée bien avant l'apparition du Covid-19. Et aujourd'hui, les pontes de la recherche en Espagne déconseillent la baignade dans les zones d'eau douce qui ne sont pas traitées, c'est-à-dire les lacs, les fleuves, les rivières ou les étangs. Donc, on va attendre encore un tout petit peu. Mais à la mer, a priori, c'est rassurant. Et on peut se baigner sans trop de soucis. Merci beaucoup, Quentin Vinet. On est avec Pierre-Alexandre. Pierre-Alexandre qui nous appelle de Béziers. Bonjour. Et bonjour. Et bonjour. Soyez le bienvenu sur RMC et RMC Découverte ce matin.

Vous travaillez en ce vendredi de pont ? Ah oui, je ne ferme pas. Là, moi, j'ai une boucherie. Donc, on est ouvert tous les jours du mardi au samedi. Et la clientèle est revenue ? Vous sentez que ça y est, les gens ont envie de se retrouver, de faire un bon repas ? La clientèle, elle n'est pas partie. Ça s'est même intensifié pendant le Covid-19. Et là, clairement, on sent que les habitudes, elles reprennent, que les barbecues reprennent. Voilà, les gens ont envie d'en profiter. Ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Mais ce qui est vrai, c'est que les gens ont continué, voire même ont plus cuisiné que d'habitude, en effet. Mais il n'y avait pas forcément de grandes tablées.

Est-ce que ça, ça revient aussi ? C'est ce que vous disent vos clients ? Oui, puis on le voit sur la façon dont ils consomment, dont ils achètent, que les volumes sont importants.

20:07
Invité

On sent qu'il y a des réunions.

20:09
Présentateur

Il y a des réunions, ça y est.

20:10
Invité

On a envie de se retrouver.

20:11
Présentateur

Oui, on a envie de se retrouver. Alors, on nous dit qu'il faut faire encore un petit peu attention. Mais enfin, on avait tout à l'heure un professeur, je ne sais pas si vous l'avez entendu, Pierre-Alexandre, qui était quand même plutôt rassurant sur le fait qu'il n'y aurait sans doute pas de seconde vague. Vous n'êtes pas inquiet, Pierre-Alexandre ? Inquiets, on est toujours un peu, parce que c'est quelque chose d'inédit, qu'on vit. C'est complètement incertain. Donc, si, on est toujours un peu inquiet. Après, il faut rester positif, je pense. Vous êtes bouché, d'ailleurs, un mot sur cette histoire des abattoirs, le nombre de foyers, de personnes contaminées dans les abattoirs.

Alors, tout à l'heure, on avait un vétérinaire spécialiste de toutes ces questions-là qui nous disait qu'il n'y a aucun danger à consommer la viande. Mais vous, en tant que bouché, comment vous vivez ça ? Est-ce que ça vous a inquiété ? Non, la boucherie et l'abattoir sont deux entités complètement différentes. Après, nous, en tant que bouché, on est déjà très sensibilisés à tout ce qui est affaire d'hygiène. On passe notre vie à faire du ménage, à se laver les mains, à désinfecter les laboratoires, les banques, les plats. Ça représente beaucoup, beaucoup de temps tous les jours, le nettoyage et la désinfection.

Donc, c'est quelque chose qu'on connaît bien, sur lequel il a fallu encore un peu insister. Je pense, là, ça prend encore plus de temps. Mais non, je ne suis pas inquiet parce que le consommateur, j'espère qu'il est intelligent, qu'il arrive à comprendre que ce sont deux choses différentes et que, de toute façon, la viande, on la cuit. On la cuit. Et puis, en plus, Pierre-Alexandre, vous le disiez, les consommateurs, ils sont là, ils sont au rendez-vous. Et d'ailleurs, ils ne sont jamais vraiment partis. Merci à vous d'être venus témoigner sur RMC et RMC Découverte. Très belle journée à vous, Pierre-Alexandre, qui nous avait appelés de Bézier.

Dans un instant, notre invité, ce sera Christian Estrosi. Mais avant ça, la suite, Mathieu.

21:50
Invité

Frédéric Simotel, qui va nous parler de ce plan de soutien à l'industrie automobile. Pour qui ? Combien ? Qui va payer ? On va tout savoir dans une minute sur RMC. RMC, au moins direct. Et ces images de plages bondées, à tel point que certains maires ont décidé de refermer les plages. Situation devenue infernable, notamment dans le Morbihan. Fabrice nous écrit, il y a tant de places en France. Ils aiment être serrés comme des sardines. Moi, ça me fait super rigoler. J'aime rester chez moi auprès de mon arbre, là, et mon bonheur. Alors, Olivier nous dit, trop serré sur les plages, les Français râles. Et maintenant, aussi, qu'il n'avait pas les plages, il râlait encore. Il faudrait savoir.

Claire comprends. Moi, je comprends les gens qui veulent aller sur les plages. Mais il faut savoir quand même que le virus est toujours là et que tout le monde peut l'attraper. Frédéric nous dit, je trouve ça génial, moi, cette idée des box sur la plage. Au lieu d'avoir quelqu'un à 20 centimètres de sa serviette, on est tranquille sur plusieurs mètres, plus pourvu que ça dure jusqu'à l'été. Auria pense que c'est une hypocrisie totale. C'est plage statique, c'est plage dynamique. Plage dynamique, mais pelouse statique, écrit Auria. Quand Sylvain nous dit, il n'y a pas que sur les plages, en forêt de Fontainebleau, près de Meaux, c'était aussi le bordel hier.

Je m'y balade souvent, mais là, c'était blindé. Et les gens crachent, ne respectent ni la nature, ni la forêt.

23:01
Présentateur

Les conséquences économiques de la crise du coronavirus, et en particulier sur la filière automobile, on l'apprend à l'instant, Bruno Le Maire, qui déclare, oui, Renault peut disparaître, il faut être lucide. Et à propos de l'usine Renault de Flins, il demande à ce qu'elle ne ferme pas, c'est la position du gouvernement et de l'État actionnaire. Frédéric Simotel branle-bas de combat au sein du gouvernement, donc pour sauver la filière automobile. Oui, il faut relancer les ventes, il faut savoir que c'est moins 80% des ventes de voitures entre le 1er mai et le début de l'année, donc avant la crise du Covid. Donc il faut relancer ces ventes, c'est un secteur vital pour l'économie.

Il faut savoir qu'en France, quelques chiffres, 400 groupes, 3 500 entreprises, 4 000 sites de production, 440 000 emplois temps plein, équivalent temps plein. Et en plus, il faut relancer des voitures propres, parce qu'il faut quand même garder cet objectif. Alors le plan sera présenté lundi, mais on en connaît quand même les grands contours. Alors pour les 100%, les voitures 100% électriques, et pour les entreprises, c'est quand même la moitié du parc automobile, il y aura un bonus qui sera remonté de 3 000 à 6 000 euros. Et pour les particuliers, pour toujours le 100% électrique, on passera de 6 000 à 8 000 euros de bonus.

Et c'est un dispositif qui pourrait aussi prendre en compte les véhicules hybrides rechargeables. Il faut aussi soutenir les véhicules thermiques, parce qu'il en reste beaucoup à écouler, plus de 400 000 voitures à écouler. Donc là, pareil, on va voir quels types d'aides seront proposées. Et de son côté, Renault donc prévoit aussi un plan d'économie, et l'État actionnaire a son rôle à jouer. Oui, a son rôle à jouer, parce qu'on l'a entendu il y a quelques jours, le prêt garanti par l'État de 5 milliards. Alors Bruno Le Maire l'a dit, donc joue sa survie, il peut disparaître. Et puis Bruno Le Maire a dit, ce prêt, je ne l'ai pas encore signé.

Donc il le conditionne quand même à plusieurs engagements auprès de Renault, des engagements environnementaux, des engagements sociaux. Bercy demande à Renault de s'engager d'ailleurs plus formellement sur le projet d'usine de batterie européenne, la localisation aussi de la production des véhicules électriques. Et puis c'est un plan de 2 milliards d'économies que Renault va présenter sur 3 ans. Il sera annoncé là dans quelques jours, le 29 mai, avec la fermeture ou pas de 4 sites. Alors effectivement, Flin va peut-être modifier un peu sa... Flin où on produit la Zoé. Donc là, il va y avoir des modifications.

Et puis tout cela dans une gouvernance compliquée, parce que Lucas Lemeo ne sera en poste que le 1er juillet. Flin, justement, c'était Christian Estrosi qui était ministre de l'Industrie au moment où la Zoé a été intégralement relocalisée en France. Il sera mon invité dans un instant. Christian Estrosi, le maire de Nice sur RMC et BFM TV. Côté télé donc, c'est sur BFM que ça se joue. Et côté RMC Découverte, on se retrouve demain 6h. Les informations, c'est avec vous, Anne-Sophie Balbier.

25:40
Invité

Bonjour à tous. Conférence de presse sur les municipales prévue aujourd'hui à Matignon. Edouard Philippe va annoncer la date du second tour. Selon BFM TV, le 28 juin a été retenu, sauf avis contraire du Conseil scientifique. Dans un entretien au Figaro, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, évoque le dossier Renault. Il estime que le groupe joue sa survie et affirme qu'il n'a pas encore donné son feu vert sur le prêt garanti par l'État de 5 milliards d'euros. Et puis, on a eu les résultats de la campagne de dépistage réalisée dans l'abattoir tradivale de Fleury-les-Aubrais dans le Loirais. 56 salariés ont contracté la maladie ainsi que 13 cas contacts supplémentaires.

Les personnes positives font partie pour l'essentiel de l'unité de découpe de l'entreprise. Il est 8h31. Dans un instant, Christian Estrosi, maire Les Républicains de Nice et l'invité d'Apolline de Malherbe sur RMC et BFM TV. RMC Jourdain Direct.

26:30
Présentateur

Apolline de Malherbe. Christian Estrosi, merci d'être avec nous sur RMC et BFM TV. Vous êtes en direct de Nice. Vous êtes maire de Nice. D'abord, un mot parce que vous avez aussi été ministre de l'Industrie. Vous aviez œuvré d'ailleurs à ce que la Zoé soit intégralement fabriquée, conçue dans les usines françaises et notamment à Flin. Vous l'avez entendu à l'instant, l'usine de Flin qui est menacée. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, qui demande à ce que Flin ne ferme pas, mais qui ajoute, il faut être lucide. Renault peut disparaître. Quelle est votre réaction ?

Écoutez, en 2009, très exactement, j'avais convoqué la direction de Renault et directement Carlos Ghosn, alors que la Clio 4 devait être produite à Burka en Turquie et que Flin devait fermer déjà. Alors que l'État français, vous le savez, est le principal actionnaire avec 15%, je m'y étais en tant que ministre de l'Industrie totalement opposé. Et j'avais considéré, je le considère toujours, qu'une voiture française destinée au marché français, voire européen, doit être produite en France par des ingénieurs français et des salariés et des ouvriers français. Et donc, je n'ai pas changé de sentiment et je demande clairement au gouvernement de s'opposer à cela.

Il faut savoir qu'à l'époque, nous avions un 31 décembre 2009, très exactement, convoqué à l'Élysée, autour de Nicolas Sarkozy, M. Carlos Ghosn, pour lui dire que, un, ce serait inacceptable, et que, deux, fermer Flin, mais très en péril, alors qu'il n'y avait pas beaucoup d'enthousiasme chez Renault pour cela, la production de la première voiture électrique, une des premières au monde, la Zoé électrique. Et nous voulions que l'industrie française soit leader dans ce domaine. Aujourd'hui, Flin produit près de 200 000 Zoé électriques sur les deux, trois dernières années. C'est la première voiture électrique vendue en France aujourd'hui. C'est une merveille de technologie.

Et donc, forcément, pour moi, ce serait un non-sens C'est inacceptable. Et au moment où tout le monde parle de revenir à un état stratège, il faut conserver Flin, il faut conserver les usines de production de Renault. Et il faut que le savoir-faire français industriel demeure en France. Plus que jamais, en tout cas, et la crise est en train de le démontrer. Oui, si c'est ça, le monde d'après, effectivement, ça commence assez mal. Est-ce que vous estimez tout de même, puisqu'on le sent bien, le ministre de l'économie, attend pour signer l'emprunt de 5 milliards qui est promis à Renault, qui serait garanti par l'État ? Il faut le signer ? Il faut donner à Renault cet emprunt ?

Il faut le donner absolument, parce que, comme nous l'avions fait au moment de la crise industrielle de 2008-2010 avec Nicolas Sarkozy, nous avions accordé aussi un emprunt important et à PSA et à Renault. Rappelez-vous, nous avions mis en œuvre aussi la prime à la casse. Nous avions triplé l'impôt recherche destiné aussi bien à l'industrie automobile qu'aux industries de santé dont on parlera peut-être tout à l'heure.

Mais en même temps que l'on apporte un soutien à l'industrie automobile française pour l'aider à traverser cette crise, la contrepartie doit être de garantir que les emplois français et les usines et les antennes de production industrielle française demeurent en France naturellement. Oui, on va parler dans un instant du plan de sauvegarde de l'hôpital, mais encore un mot quand même. On se dit sur ces questions de transport, d'innovation et d'industrie française quand on voit qu'Air France annonce aussi arrêter carrément totalement, pas juste sur pause l'exploitation de l'A380 dont on pouvait être si fier.

Est-ce qu'au fond, c'est quand même le début d'une nouvelle désindustrialisation de la France ? Est-ce que la crise aura mis à mal aussi cet aspect-là de l'économie française ? En tout cas, c'est un signal d'alerte important sur deux aspects. Le premier, c'est que de toute façon, nous avons déjà perdu des points importants de nos savoir-faire industriels, que ce soit dans le domaine de l'innovation ou que ce soit dans le domaine de la sous-traitance aussi, alors que nous avions remis au goût du jour, je le rappelle, dans la période 2008-2010, avec le Conseil national de l'industrie, avec les comités de filières qui sont toujours là d'ailleurs.

Et je me réjouis que le gouvernement de François Hollande comme celui aujourd'hui d'Emmanuel Macron n'est pas remis en cause cette organisation du soutien des filières françaises. Et malgré tout, lorsque vous voyez dans l'industrie pharmaceutique que nous avions mis en œuvre, le fonds Biotech, le grand emprunt national pour soutenir l'innovation et le triplement du crédit impôt recherche. Et qu'après avoir sauvé Sanofi et d'autres grands groupes pharmaceutiques et industriels français, ceux-ci se sont vendus à peine les crises passées à des actionnariats américains, par exemple, dont nous sommes désormais dépendants, par exemple, pour un futur vaccin qui pourrait être produit.

Eh bien, dans ce domaine, dans le domaine de l'industrie automobile, nous devons plus que jamais tirer toutes les conséquences de cette crise sanitaire qui nous a démontré, notamment sur la production de masques, de matériel de protection et puis aussi de médicaments, puisque nous sommes à court, y compris passer la réanimation et l'accueil en urgence de ceux qui sont frappés par le Covid, par la remise en route des opérations qui ont été mises de côté pour des cancers, pour des interventions orthopédiques et pour bien d'autres pathologies où des gens sont en situation de mal très avancées et où il faut remettre en œuvre toute la chaîne d'intervention chirurgicale.

Mais un contenu n'est en manque de médicaments parce que quasiment toutes nos réserves ont été consommées. Donc, dans ce domaine comme dans d'autres domaines, nous sommes devenus beaucoup trop dépendants. C'est pourquoi je suis pour une économie paternaliste, une économie où nous revenions à nos fondamentaux où nous soyons capables d'assurer notre propre autonomie. Ça a été longtemps, en fait. On a l'impression qu'on n'osait plus Mais il est arrivé dans ma vie politique de prononcer ? Écoutez, moi, j'ai toujours défendu des mots en fonction des circonstances. Face au terrorisme, j'ai toujours dénoncé la cinquième colonne. On disait que c'était un gros mot.

Pourtant, elle est là et tout le monde aujourd'hui l'admet.

Donc, si on veut considérer aujourd'hui, dans l'actualité que c'est un gros mot, je le prononce volontiers en sachant que progressivement tout le monde sera obligé de se l'approprier et de le reprendre à son compte parce que le seul moyen pour notre pays de pouvoir mieux protéger de crises sanitaires nouvelles à venir, de pertes d'emplois à cause de délocalisation et tout simplement d'un affaiblissement de la cohésion économique et sociale de notre pays, c'est de se dire qu'avant tout, dans le domaine social, dans le domaine économique, dans le domaine sanitaire, dans le domaine de la santé publique, il faut prioritairement d'abord penser à nos concitoyens.

C'est notre responsabilité d'élu depuis le maire jusqu'au président de la République et en tout cas, à la tête de ma cité, c'est comme cela que j'agis et je crois que nous avons démontré moi comme de nombreux maires de France en complément de l'action de l'État que je veux saluer d'ailleurs.

On va revenir sur cette question de la décentralisation, Christian Estrosi, mais sur ce que vous disiez à l'instant, sur la question de l'économie, du retour d'une forme de souveraineté, en tout cas stratégique sur un certain nombre de domaines, notamment industriels ou sanitaires, vous le disiez, est-ce que vous commencez à constater à Nice ou dans votre région ou dans la métropole la deuxième conséquence en quelque sorte du virus, c'est-à-dire les vagues de licenciements, les vagues de faillites ? Est-ce que vous estimez que l'État devrait soutenir plus longtemps ? On sait qu'il y a cette date butoir du 1er juin qui est évoquée pour la fin du chômage partiel.

Est-ce que vous dites qu'il faut aller plus loin, il faut soutenir plus longtemps ? Moi, je suis pour que l'on soutienne tout simplement la reprise de l'économie. Tout le monde est prêt. Aujourd'hui, je remercie le gouvernement d'avoir pris des décisions raisonnables et progressives pour le déconfinement. Et puis chacun y prend sa partie. Il ne faut pas tout mettre sur le dos de l'État. Je reviens sur le fait que lorsque l'État a décidé du confinement, celui-ci n'a été réussi et personne ne le conteste que grâce à la complémentarité des collectivités sans lesquelles c'eût été un échec parce que l'État était nu, l'État était démuni. Et je ne dis pas le gouvernement actuel.

Tout ce que nous venons d'évoquer au plan industriel, c'est une succession d'erreurs commises par tous les gouvernements sur les 20 dernières années. Donc forcément, l'État, avec l'hôpital public a été en grande difficulté parce qu'il n'avait pas tous les moyens nécessaires, a dû se reporter vers les collectivités, a démontré que les ARS dans son organisation n'étaient pas le système le plus adapté désormais et qu'il fallait se tourner vers les villes locaux pour pallier à toutes ces absences.

Bon, et bien dans le domaine de la reprise, c'est pareil qu'il y ait cette confiance qui fasse, tenez, je viens d'avoir une très bonne nouvelle en pleine crise où l'école 42 de Xavier Niel vient de décider d'ouvrir un troisième établissement au cœur de ma métropole en plein mois d'avril. Ça veut dire que notre attractivité, nous continuons à la garder parce que nous l'avons entretenue. En même temps que l'État dit on va soutenir la sortie de la crise économique avec un certain nombre de mesures présentées par Bruno Le Maire qui sont assez intéressantes.

D'un autre côté, les grandes métropoles, les collectivités, les intercommunalités qui ont la responsabilité économique comme les régions aujourd'hui prennent déjà des positions pour renforcer cette attractivité. Le rôle de l'État c'est d'imposer cette dimension stratège, cette dimension où l'on protège le savoir-faire français et où on aille rechercher les savoir-faire qui nous ont échappé pour les relocaliser en France. Mettre en place des politiques de prime à la relocalisation pour des savoir-faire français qui sont partis pour les faire revenir chez nous.

Voilà, en tout cas ce pour quoi je plaide aujourd'hui et je suis convaincu que plutôt que d'accompagner des entreprises qui risquent de mourir il faut les accompagner pour qu'elles soient plus fortes dans l'innovation et dans la relance et qu'il y ait cette alliance entre les territoires et le gouvernement.

Prime à la relocalisation donc vous demandez sur justement les décisions locales vous faites partie de ceux qui demandiez à ce qu'on vous fasse confiance sur la réouverture des plages vous l'avez obtenu sur l'obligation du masque ça vous ne l'avez pas tout à fait obtenu vous espériez pouvoir rendre carrément obligatoire le masque partout à Nice un mot d'abord sur le constat on est en ce vendredi au milieu d'un long week-end déconfiné à Nice est-ce que vous estimez que les choses se passent bien que c'est en contrôle ou est-ce que vous constatez au contraire que les gens ne respectent pas les règles que vous avez décidé de mettre en place ?

Ce week-end de l'ascension est un week-end merveilleux parce que nous voyons la vie qui reprend un peu partout maintenant j'ai toujours demandé à ce qu'on soit extrêmement prudent je n'ai pas forcément demandé la réouverture des plages nous n'avons pas réussi le confinement avec chez nous des résultats assez exceptionnels puisque les couvre-faux que nous avons pris les barrières que nous avons structurées au moment où je vous parle ce sont près de 5 millions de masques entre les masques médicaux chirurgicaux FFP2 pour les personnels soignants ou les personnels des services publics en première ligne comme la police la collecte la propreté mais aussi toute la médecine de ville qui n'était pas dotée par l'état je pense aux dentistes aux kinés aux médecins généralistes aux infirmières aux ambulanciers et puis près d'un million deux cent mille masques lavables renouvelables distribués à toute ma population avant le déconfilement au moment où je vous parle tout le monde en dispose voilà pourquoi j'ai pris un arrêté d'obligation de l'avoir sur soi naturellement j'ai pris toutes les précautions vis-à-vis de tous les donneurs de leçons les droits de l'homiste qui voulaient mettre en échec mais arrêtés devant le tribunal administratif et à partir du moment où l'état a d'abord pris un décret parce que le conseil constitutionnel n'avait pas validé la loi qu'il a promulgué la loi et repris un décret dessus nous nous sommes adaptés et d'ailleurs dans son annexe 1 le décret de l'état dit chaque fois qu'il n'y a pas la distanciation nécessaire il faut mettre un masque et bien il se trouve que dans mon arrêté qui n'a pas été remis en cause par le tribunal administratif il y a l'obligation d'avoir un masque sur soi et de le porter dès qu'il n'y a pas la distanciation sociale nécessaire et celui-ci n'a pas été cassé par le tribunal administratif ça veut bien dire que l'obligation d'avoir le masque quand il est distribué gratuitement à toute sa population dans la cinquième ville de France près de 400 000 habitants nous y sommes parvenus avant la date du déconfinement et aujourd'hui je suis en droit d'imposer à ma population de le porter et je dois dire qu'à plus de 90% celle-ci qui s'était montrée extrêmement disciplinée pendant le confinement en donne l'illustration pendant cette phase de déconfinement donc vous constatez effectivement que les gens acceptent ces règles du jeu un mot aussi sur cette spécificité on a quand même un peu l'impression que c'est joué une inégalité d'abord géographique de fait la carte même des zones rouges et des zones vertes le montre mais aussi entre le sud-est et le reste de la France est-ce qu'il y a eu une spécificité pour vous on sait que vous faites partie de ceux qui étaient les fervents supporters du professeur Raoult alors même que vous et votre épouse vous aviez contracté le virus est-ce qu'il y a une spécificité est-ce qu'on peut le dire aujourd'hui du sud-est à vos yeux ?

puisque vous me parlez du professeur Raoult d'abord je le dis nous avons en France la chance d'avoir le meilleur scientifique français reconnu sur la scène internationale le plus grand chercheur bon je ne dis pas et lui non plus ne le dit pas d'ailleurs vous avez procédé à son interview où il a répondu avec beaucoup de modestie il y a quelques jours de cela que c'est la solution qu'il y a un remède absolu à ça mais il n'y a aucun remède on a prescrit du doliprane à tout le monde c'est-à-dire qu'on n'a prescrit aucun remède jamais on ne dit il y a des milliers de morts du doliprane à cause du Covid là où il y a à l'IHU de Marseille un taux de mortalité de ceux qui ont été placés en urgence ont un réa de 0,5% et que dans la moyenne des CHU de France il est de 5% donc parfaite ou imparfaite il y avait une solution je ne comprends pas pourquoi on s'est livré à cette espèce de lynchage médiatique de quelqu'un qui travaille de quelqu'un qui ne veut pas se mêler de tous ces débats de quelqu'un qui au lieu de passer son temps être un commentateur sur les plateaux de télévision préfère se consacrer à ses patients ça c'est une chose il y a un monde scientifique qui parfois est divisé et qui est même très divisé sur ces questions de traitement mais Christian Estrosi est-ce qu'aujourd'hui ce monde scientifique c'est un monde scientifique qui est plus un monde scientifique de commentateur que d'acteur je ne les vois pas enfermés du matin au soir dans leur laboratoire mais je les vois surtout occupés tous les plateaux de télévision chez vous et chez d'autres de vos confrères donc moi je suis plus derrière ceux qui agissent que ceux qui commentent voilà c'est comme ça j'aime ceux qui agissent ceux qui sont dans l'action il y a eu des ministres dans l'action il y a eu des maires dans l'action qui ont été critiqués aussi et qui pourtant ont partagé 24 heures sur 24 pendant plus de 8 semaines maintenant tout leur dévouement au service des autres il y a eu des médecins qui voulaient être dans l'action et qui ont dû se porter bénévoles pour distribuer des masques sur des plateformes parce qu'on leur a interdit dans la médecine de ville de pouvoir intervenir alors que depuis des années ils prescrivent des médicaments qui n'ont jamais fait de mal à personne donc voilà pourquoi il faut réformer aussi tout notre système de santé dans notre pays et penser d'abord à une réorganisation sanitaire et une gestion des risques et vous prendrez votre part d'ailleurs parce que vous voulez participer au projet de réinvention ou en tout cas à la réflexion sur l'avenir de l'hôpital encore un mot simplement sur la frontière très proche avec vous de l'Italie là-bas il déconfine plus rapidement que chez nous est-ce que ça pose un problème le fait que chaque pays le fasse un peu à son rythme naturellement ça démontre l'échec de l'Europe et le président de la république qui se bat pour qu'il y ait cette dimension politique de l'Europe naturellement a raison mais je dirais qu'après toutes les espérances que de Gaulle et Adenauer avaient pu susciter cette crise est un profond révélateur de l'échec des politiques européennes c'est dans ces moments-là que les européens devraient se sentir protégés par une union européenne qui soit capable d'avoir des politiques communes en matière de recherche en matière d'innovation en matière de décision sur les rythmes de confinement de déconfinement et de reprise de l'activité économique industrielle voire touristique donc à partir du moment où nous n'avons pas les mêmes règles nous avons l'Italie voisine et nous avons des liens de fraternité historique avec nos amis italiens mais si nous ne fixons pas des règles communes sur les règles sanitaires notamment dans cette attente je demande à ce qu'il y ait un passeport sanitaire qui atteste que lorsque quelqu'un vient de l'autre côté de la frontière il y ait une garantie d'un dépistage dont on puisse attester dans les 48 heures maximum avant de franchir la frontière vous n'accepteriez des Italiens qui viendraient de votre côté de la frontière que s'ils ont eu le coronavirus mais pas que s'ils l'ont eu mais simplement qu'il y ait la garantie qu'ils ne l'ont pas c'est quand même la moindre des choses quand vous voyez qu'aujourd'hui même la collectivité de Corse à l'intérieur du territoire national l'exige lorsque l'on vient du continent pour aller sur la Corse donc la moindre des choses et les maires italiens de l'autre côté de la frontière qui sont des amis avec lesquels je discute souvent sont d'accord pour que nous essayions de déterminer et d'ailleurs si entre ville ou métropole italienne qu'aux frontalières ont nous laissé dans nos états respectifs passer des accords entre nous je pense que nous serions beaucoup plus efficaces que de dépendre de politiques centralisées On a bien compris que vous étiez favorable à une décentralisation aussi après cette crise et davantage de confiance vis-à-vis des élus locaux Merci beaucoup Christian Estrosi d'avoir été avec nous ce matin Je rappelle que vous êtes le maire de Nice

46:58
Invité

du lundi au vendredi

47:03
Présentateur

6h-9h