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interviewLe Média· 8 avril 2025 56 min

LE PEN SE RIDICULISE, ATTAL EN CAMPAGNE, LE PS LARGUÉ : UN GRAND TEST POUR 2027 ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Salut à toutes et à tous et bienvenue dans votre émission Au cœur de l'actu sur le média diffusée du lundi au jeudi à 19h en direct sur le canal 165 de la Freebox sur Molotov et sur lemediatv.fr. FR au cœur de l'actu, c'est un de nos trois rendez-vous quotidiens sur l'antenne du média en plus de la matinale tous les matins du lundi au vendredi à 8h du journal des luttes tous les jours de semaine à 13h et du recap du lundi au jeudi à 20h.

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Au cœur de l'CU, c'est parti. [Musique] Aujourd'hui sera essentiellement question du weekend politique assez riche que nous venons de vivre avec la manifestation de Marine Le Pen et du Rassemblement national, la contre manifestation de la gauche sans le PS et le PC, mais également le meeting de Renaissance a eu lieu avec Gabriel Atal en star du jour. Bien entendu, dans un contexte de défiance vis-à-vis des juges de tentation illibérale, l'échéance de 2027 est dans tous les esprits comme dans une sorte de répétition générale.

Qu'est-ce qui se dessine ? Quel camp va tirer profit du grand chaos national et mondial dans lequel nous sommes et allons être plongés ? pour en parler.

J'ai à mes côtés quatre intervenants. Hiss Bougalem des jeunes républicains. Noa Tfri, collaboratrice parlementaire au sein du groupe socialiste, cfondatrice du collectif Agra contre le racisme en politique, Elsa Marcel, avocate et membre de révolution permanente et Paulc analyste politique pour le média.

Salut à vous tous. Salut tous et toutes. Salut.

Alors, on commence rapidement. La démonstration de farce titrait ce matin l'humain à propos du rassemblement du rassemblement national d'hier. L'extrême droite, tout flop tout flamme se moquait de son côté libération.

Nos reporters Lydia MZ et André Manivit étaient place vaubanc ils ont rencontré des marinistes gonflés à bloc. En réalité, notre candidate à l'élection présidentielle, candidate qui est première dans tous les sondages et on a l'impression que cette décision n'est pas une décision qui vient du droit, mais plutôt une décision qui est totalement politique. La condamnation, j'ai trouvé que c'était un peu contre contre Marine la condamnation pour détournement de fond public du coup pour vous.

Mais ils sont ils ont pas été détournés pour elle. Ils ont été détournés pour le parti. Et alors ?

Et alors les autres ne font pas la même chose ? Parce que vous croyez que les autres ils sont plus justes que que Marine ? Mar président Mar président.

On a des violeurs, on a des casseurs, on a des eux ils ont rien, ils sont encore dehors. Je veux dire, on condamne les gens aujourd'hui pour des affectations comptables entre la France et l'Europe. Effectivement, il aurait fallu que l'argent soit distribué différemment.

À l'origine, c'est l'Europe qui est coupable, pas Marine Le Pen, c'est l'Europe. L'Europe, il laisse des fonds à à la possibilité, à l'exigence des des politiciens et après, on leur reproche d'utiliser l'argent. Non, il y a quelque chose qui va pas là.

On parle de 4 millions d'euros quand même. Non, c'est pas 4 millions d'euros. Ça c'est trop facile.

C'est sur tant d'années. C'est combien par mois ? Vous réalisez ? rien.

C'est c'est à peine plus d'un SMIC par mois sur le nombre de collaborateurs et le nombre de personnes à l'Europe. À l'Europe, ça se goinfre et on vient reprocher à Marine Le Pen une affectation comptable de de de des sommes qui ont qui ont été versées. Selon vous, c'est pas cétait pas très grave ce qu'elle a fait finalement.

Non, c'est pas grave. Il y a bien pire. Quand on viole, quand on tue, ça c'est grave.

Moi, je pense que la distinction est très importante sur le fait qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel. C'est face à un auditoire parsemé donc mais conquis que la figure de prou du Rassemblement national a tiré à Boulet Rouge sur des juges présentés comme des poissons pilotes de ses adversaires politiques. Je n'hésite pas à souligner la dimension politique dans le procès qui nous est fait.

Car comme pour d'autres, ce qui aurait dû ne rester qu'un simple différent administratif avec les services du Parlement européen s'est transformé en incrimination la plus sévère et la plus infamante possible. Et si l'origine de ce procès fut politique, l'audience d'une partialité affolante le fut également. Tout comme l'instruction confiée à une magistrate du syndicat de la magistrature, tout comme le réquisitoire dont j'ai tout de même la cruauté de rappeler comme l'a rappelé Jordane que démunit de toute preuve de charge dans un des aspects du dossier, le parquet a avoué malgré cela, je ne me résous pas à demander la relaxe.

Ça me ferait trop mal. Et enfin bien sûr le jugement dont l'argumentation a presque fait l'unanimité contre elle des juristes sérieux. C'est pourquoi il faut arrêter de nous reprocher de critiquer une décision de justice.

Ce n'est pas une décision de justice, c'est une décision politique. Marine Le Pen est allé jusqu'à comparer sa cause au mouvement des droits civiques américains comparé donc à Martin Luther King. Que retenir de son discours et de sa posture Paulc.

Benah il y en fait trois champs lexicau qui ont vraiment dominé son discours he qui a duré une trentaine de minutes. Le premier c'est le masque républicain. C'estàd que hein c'est limite le seul truc rassurant c'est que l'extrême droite on le sait hein c'est un modèle qui est antisépublicain est dans la remise en cause des droits les plus élémentaires des personnes et là-dessus il y avait quand même le besoin de prétendre s'inscrire là-dedans.

He souvent la démocratie c'était le titre du meeting. Elle a cité le général de Gold. Bref, elle s'est inscrit dans la façon dont la droite a toujours revendiqué la la République.

Et ça c'était le discours de masque pour encore une fois gommer d'autres aspects. Le deuxième champ lexical, c'était celui du complot. Elle a parlé de chasse à l'homme, de justice politique, de procès médiatique, de chasse aux sorcières, enfin vraiment en expliquant que elle était victime d'une cabale qui est, comment dire à la fois l'élément de réflexe he souvent des hommes politiques et des femmes politiques lorsque ils sont mises en cause par la justice notamment pour des affaires de détournement de fonds public ou autres.

Et puis voilà euh là où il y a un troisème champ, c'est celui où on retrouve au final derrière les vraies obsessions de l'extrême droite antisyndicale, hein, en expliquant que les juges étaient des juges rouges. Enfin, vraiment là, on est dans l'agitation du chiffon rouge assez classique euh de la part d'une personne qui par ailleurs n'a jamais commenté le fait que les policiers par exemple sont syndiqués et que un certain nombre de syndicats de syndiqués policiers ont été sur les listes du rassemblement national par exemple des européennes. Donc avec un discours voilà sur comment dire le fait qu'il fallait voilà détruire les syndicats que on essayait de la battre parce que derrière comment dire elle était le la sauveuse prochaine du peuple de France et bien sûr avec un discours he qu'il faut mettre en relation avec le discours qu'elle porte de manière générale sur les institutions à partir du moment où elles sont contre sa politique.

On a vu toute l'extrême droite, elle et d'autres taper sur la CEDH, la Cor européenne droit de l'homme dès lors qu'elle mettait en cause hein, comment dire les décision qui étaient prise pour sauvegarder les droits des personnes exilées contre he les propositions de gonfler le pouvoir administratif et la répression en fait des exilés par la République française pour le coup. Donc voilà, c'était les trois euh trois champs lexicaux qui montraient bien le positionnement, hein. On se cache derrière faussement un masque républicain.

Derrière, on a un discours de victimisation sous le forme de d'un complot. Et derrière, en fait, si on creuse, on retrouve toujours les mêmes idées de l'extrême droite qui sont des idées, voilà, de de mise en péril des droits civiques et politiques et derrière des institutions, comment dire actuelles, même si on peut vouloir les changer, là, elle le fait d'une manière où on sait que derrière c'est une déclaration de proposition autoritaire comme l'extrême droite l'a toujours porté. Alors Wiss Bougalem, Marine Le Pen a fait une sorte de match ou de mix entre Charles de Gaul et Donald Trump.

Est-ce que c'est pas gênant pour la droite républicaine classique qui sera fatalement obligée de courir derrière ? Quel regard que vous portez sur Ce qui est certain, c'est que Marine Le Pen n'est pas l'héritière du général de Gaulle, ni même son parti. Mais euh ce que je retiens, c'est qu'en effet, Marine Le Pen se pose en victime euh dans ce procès.

Il faut il faut rappeler que ce n'est pas une victime, ni même euh les personnes qui sont mis en cause dans ce procès. Euh on parle de 4 millions euh d'euros de détournement de fond. Je rappelle que c'est l'argent des Français et qu'on a voulu faire euh des économies sur le dos de l'Europe avec tout un système de d'emploi fictif de soi-disant assistant parlementaire.

Évidemment. Alors, généralement, on connaît pas toujours l'intimité du dossier. Je ne suis pas juriste, pas encore en tout cas, mais ce qui est certain, c'est qu'il y a un certain nombre d'éléments euh dans euh ce dossier euh qui euh sont extrêmement accablants.

Euh moi, quand j'entends que Julien Houdou, 4 mois après avoir été euh engagé euh euh dans les équipes du Rassemblement national au Parlement européen, n'a toujours pas rencontré la députée européenne pour laquelle il travaille, c'est quand même assez choquant. Donc, il y a des éléments qui ne trompent pas. Il y a des éléments qui prouvent leur culpabilité mais oui en fait moi je suis gênée par exemple par la peine d'inéligibilité qui a été prononcée par Marine Le Pen et là je vais pas Oui oui contre Marine Le Pen je vais pas aller sur un un plan juridique mais là je vais vraiment aller sur le plan purement politique.

Je pense que une telle décision euh même si elle est évidemment motivée et cetera, il y a pas de enfin je veux dire on connaît le processus le législateur vote la loi. La loi est appliquée par les juges. Il faut pas le remettre en en question ça.

Mais ça ne va pas être sans conséquence sur la vie politique française parce que je rappelle que Marine Le Pen, quoi qu'on en dise et moi je je j'ai toujours été opposé à son mouvement, à son parti politique et bien elle est au second tour en 2017, elle est au second, elle rassemble plus de 11 millions d'électeurs euh aux dernières élections législatives anticipées. Ça ne me fait pas plaisir de vous dire ça, mais quand on on a une une candidate favorite d'ailleurs dans les sondages qui peut ne pas se présenter en 2027, et bien moi je trouve ça dérangeant et et je vous avoue que moi avec ma famille politique, j'aimerais combattre cette formation politique par les urnes et non pas par l'intermédiaire d'une décision jusque. Une formation politique qui a quasiment détruit en quelques décennies la vôtre.

C'est-à-dire aujourd'hui le parti numéro 1 de la droite c'est RN, c'est pas LR. Et euh ils sont pas de droite, ils sont pas de gauche non plus. Ils sont pas de gauche, moi mais je les considère pas comme étant de droite.

Enfin, le consensus veut que le RN soit d'extrême droite, mais on pourra mais en effet, je vous l'accorde, je pense que il y a un certain nombre d'électeurs qui ont fuit enfin de nos électeurs qui ont fuit au Rassemblement national qu'il faut pouvoir aussi récupérer. Alors No Tfrit, vous êtes euh collaboratrice parlementaire donc c'est un domaine euh ce qui est jugé est un domaine que vous connaissez. Alors, Marine Le Pen joue la carte de la euh de de la victimation.

On entend euh finalement euh ces euh supporters qui disent que c'est une question comptable, d'affectation comptable. Euh mais est-ce que d'une certaine manière, c'est pas remettre en cause la réalité du travail parlementaire que de considérer que finalement on peut utiliser l'argent qui nous est donné pour le travail parlementaire pour en gros le travail politique de tous les jours ? Bah non, en fait c'est pas acceptable.

H lo il faut les respecter. D'autant plus quand on brigue les plus hautes fonctions de l'État, c'est les les lois que les juges ont appliqué. C'est des lois qui ont été votées à l'Assemblée.

Vous avez la droite et l'extrême droite qui sont les premiers à vouloir durcir les sanctions, qu'elles soient appliquées rapidement. Mais attention, lorsque c'est eux qui sont touchés, il faudrait qu'il soient au-dessus des lois. Enfin, c'est pas acceptable.

Et Marine Le Pen, son exercice d'hier, quel regard vous portez dessus ? Écoutez, moi je suis extrêmement choquée. Elle a eu droit à une tribune euh de la part des médias où maintenant vous avez les personnes qui sont accusées qui peuvent se permettre en fait de mettre en musique le fait que ce sont des victimes, des victimes d'un système qu'on aurait mis en place pour les achever alors que pas du tout.

Je veux dire, c'est pas un fait politique. Elle a commis un délit. Elle a été condamnée par des professionnels qui représentent le peuple. professionnel qu'elle considère un peu trop à gauche manifestement parce que en gros elle a évoqué le syndicat de la le syndicat de la magistrature il y a des syndicats dans toutes les professions mais là les juges je veux dire quand ils donnent un jugement ils sont pas syndiqués ou quoi que ce soit je dire c'est on on remet en cause la décision de juges qui ont eu accès au dossiers tous les commentateurs qui ont commenté cette décision personne n'a eu accès au dossiers nous n'avons pas passé des heures à l'étudier nous n'avons pas passé des heures à regarder les témoignages nous n'avons pas passé des heures à faire des auditions.

Les seuls qui l'ont fait, c'est les magistrats. Ils ont pris une décision collégiale où ils ont estimé que l'ERN était coupable de détournement de fonds public et tant en fait que on reprend leur discours avec les heures d'antenne auxquelles ils ont droit, ils gagnent la bataille culturelle. Je veux dire, les juges ont rendu une sanction.

Qu'il soit syndiqué ou pas, elle a dû le faire de manière neutre, de façon collégiale et on ne peut pas revenir sur cette sanction. Elle peut le faire en faisant appel. Alors Elsa Marcel, vous êtes avocate donc bonne connaisseuse du droit même si vous n'êtes pas dans ce dossier et effectivement c'est la notion même de l'impartialité du juge qui est remise en cause par Marine Le Pen.

Mais en réalité même à gauche de manière récurrente, on remet en cause cette notion d'impartialité du du juge. Est-ce que euh venant du flanc gauche disons de du corps politique français, on peut juste s'arrêter à dire à sanctuariser la décision des juges euh dans cette affaire alors que dans les autres affaires notamment vous, vous les mettez en cause ces décisions ? Bien sûr.

Bah oui, je pense qu'en fait euh le le la manière dont la discussion est posée, le problème de Marine Le Pen, ce que ce qu'elle reproche à la décision, c'est pas qu'elle soit politique parce que toutes les décisions sont en partie politique et effectivement n'importe quel juriste sérieux le dira parce que c'est pas le produit d'une abstraction. Euh tous ceux qui disent en fait les juges appliquent la loi, c'est pas vrai parce que sinon on aurait juste besoin d'un mode d'emploi. Il y aurait pas besoin de juges pour rendre des décisions.

C'est que l'acte d'interpréter la loi, c'est aussi le produit de conditions sociales politiques diverses et qu'en réalité ce qui pose problème à à Marine Le Pen, c'est pas que la décision soit politique, c'est qu'elle soit contre ses intérêts. parce que les mêmes qui parlent de séparation des pouvoirs, ça les dérange beaucoup moins quand c'est des circulaires qui sont rédigés par le garde des SAAU pour donner des ordres au procureur sur comment poursuivre ceux qui sont révoltés après la mort de Nel, ceux qui tweetent en soutien à la Palestine pendant le génocide et et la réalité c'est que même quand on regarde la manière dont fonctionnent les institutions, vous voyez ce que c'est que le Conseil constitutionnel, vous voyez la nomination de Richard Ferrand, vous voyez comment fonctionne le Conseil d'État, la porosité entre les magistrats, les conseillers d'État et les fonctions gouvernementales, la séparation tion des pouvoirs comme abstraction, elle se elle se heurte à la réalité de la pratique des institutions et c'est très très différent. Donc une fois qu'on a dit ça, la la discussion en réalité que pose Marine Le Pen, je pense elle est évidemment hypocrite au moins pour deux raisons puisque si on avait appliqué la politique que elle défend en matière pénale, en fait sa peine ne serait pas aménagée.

D'ailleurs, il y a déjà une réforme qui date de 2019-2020 où maintenant c'est 1 an l'aménagement de peine. Donc en fait, elle serait en train de dormir au trou avec l'exécution provisoire parce que l'exécution provisoire, ça s'appelle un mandat de dépôt. est-ce que des centaines de milliers de personnes vivent tous les jours dans les salles des tribunaux correctionnels et et pareil pour l'inéibilité.

La réalité c'est que moi je pense qu'il faut dire une chose et la difficulté que j'ai avec les réactions à gauche et après je dirai une des réactions à droite, c'est que il y a quand même une question de principe et qu' il faut pas oublier parce que c'est le Rassemblement national qui qui aujourd'hui en fait les prêts. Les questions de principe c'est dire que oui, l'exécution provisoire c'est une violation des droits et d'ailleurs on voit que Marine Le Pen n'est pas exactement une justiciable comme les autres puisque elle elle a la chance d'avoir une date d'audience dans moins d'un an alors qu'en moyenne la cour d'appel c'est 2 ans. D'ailleurs, on nous parle de séparation des pouvoirs, mais quand c'est Gérald Arrmanin qui à l'Assemblée nationale prend le micro pour dire "Vous inquiétez pas, madame Le Pen, vous allez être audiencé dans un an." Moi, on a jamais fait ça pour aucun de mes clients.

Mes clients ont les fous en tôle. Et en réalité, l'exécution provisoire, ça veut dire que euh quand ils ont une peine de 8 9 10 mois, moins que Marine Le Pen, hein, ils ont même pas le temps d'avoir une date d'appel avant de de pouvoir exécuter leur peine. Donc c'est que l'appel ne sert à rien et que c'est une violation en réalité du droit à un recours effectif qui pourtant est protégé par la convention européenne des droits de l'homme.

Et deuxième chose sur les peines d'inéligibilité, là ça sert Marine Le Pen, OK, mais en réalité en quelques années, elles ont augmenté de plus de 50 % de plus de elles ont elles ont été multipliées par 50 et elles visent pas du tout que l'extrême droite. Elles visent pas du tout que les politiciens bourgeois, que les politiciens corrompus. Elles visent en réalité tout un tas de personnes.

Quand on regarde la vague de répression pénale qui s'est abattue contre les soutiens de la Palestine, elles sont accompagnées de peine d'inéligibilité. Et on voit qu'en réalité comme à chaque fois comme pour les dissolutions, toutes les mesures qui viennent du pouvoir certes elles peuvent être utilisées de manière marginale et encore une fois privilégié contre la droite et l'extrême droite mais elles le seront 10 fois 100 fois 100 fois 1000 fois plus contre les classes populaires, les travailleurs et contre la gauche. Et une fois qu'on a dit ça, euh moi je pense qu'il faut aussi dénoncer l'hypocrisie de toutes celles et ceux qui se retrouvent aujourd'hui main dans la main pour défendre l'état de droit.

Je je je savais pas qu'il y avait quelqu'un de LR sur ce plateau, mais je veux dire quand on participe d'une formation politique qui nous explique que l'état de droit c'est ni sancré ni sacré ni intangible quand on fait partie de d'une formation politique dont on donne des meetings pour dire abas le voile et qu'on est responsable de de d'une offensive liberticide euh extrêmement brutale envers en réalité les droits de la majorité de la population. Euh aujourd'hui ce dont il est question, c'est pas l'état de droit pour personne, ni pour un Marine Le Pen, ni pour LR, ni pour le PS. Parce que la réalité, c'est que par ailleurs, ceux qui sont aussi responsables du du de ce que de de la destruction de ce qu'on appelle l'état droit depuis plus de 10 ans, c'est l'accumulation de dispositif liberticide adopté par le Parti socialiste à partir de 2015. l'état d'urgence permanent, le fait de de d'inclure dans le droit commun la loi la loi SILT de 2017, le tout ça a pavé la voix en réalité un régime aujourd'hui ultra liberticide.

Et je finirais sur une chose, on discute aujourd'hui de se réunir autour de l'état de droit et on reviendra sur la manifestation de la gauche. Mais mais je veux dire pendant ce temps-là, le Parti socialiste voyait pas de problème à voter la loi narcotraique. On discute de l'état de droit et en même temps on vote la loi narcotraafique.

Non, mais en fait, vous reviendrez sur ce qui est problématique dans la loi narcotrafic parce que tout le monde ne s'informe pas tous les jours. Mais je voudrais donner la parole à Wissam à Wissal Bougalem dont le parti était attaqué. En gros, ce que Elsa Marcel explique, c'est que dans la lame de fonds illibéral qui traverse la France, elle prend une grande part.

D'autant plus que cette part se situe au sein du gouvernement en la personne de Bruno Retaillot qui sera peut-être le candidat de votre parti lors de la présidentielle. Et la Macronie, il est candidat. Reste à savoir s'il sera président, s'il sera élu par les adhérents.

Pour revenir à ce que vous dites, moi je comme argument, je n'avance pas tellement l'état de droit. Encore une fois, je parle de des conséquences que ça aura naturellement dans la vie politique française. Vous savez très bien, même si ça vous fait pas plaisir et ça ne me fait pas non plus plaisir, vous savez très bien que ça n'aura pas que ça ne sera pas sans conséquence sur la vie politique et et que il y a il y aura des une forme de défiance vis-à-vis de la magistrature.

Vous avez cité certainement à raison toutes les décisions de justice qui peut y avoir, les peines d'inéligibilité qui ont été prononcées envers des militants proalestiniens et cetera. Moi, je peux aussi vous parler du mur des cons, cette fameuse affaire euh où vous avez le syndicat de la magistrature qui a pointé du doigt un certain nombre de personnalités de droite et même du Rassemblement national. Ça oui.

Non, mais vous pouvez dire et alors mais ce que je vous dis c'est que quand on parle de défiance de la justice, du fait que on explique qu'il y ait des juges rouges, ce ne sont pas mes propos en tant que tels, mais comprenez que il y en a qui s'interrogent quant à l'impartialité véritable de la justice et des des des juges en l'occurrence. Oui, mais je pense que vous avez pas compris mon propos parce que moi je dis précisément que le débat c'est pas l'impartialité. Je pense que les juges sont pas forcément impartiaux et que c'est pas la question, c'est que les juges rendent forcément des décisions politiques débattent quel contenu et c'est que quand les décisions leur va, on dit que c'est impartial. quand elle leur va pas, on dit que c'est politique.

Mais du coup, pour moi, le débat c'est pas ça. en réalité le contenu même de ce qu'on de ce qu'on discute et et le fait que ce qui est en train de se jouer derrière la condamnation de Marine Le Pen où je lui dis moi je verse pas une lar une larme évidemment pour Marine Le Pen et c'est pas le débat mais que si notamment à gauche on n pas une clarté de ce que ça représente de pourquoi est-ce que en réalité on peut pas liquider nos principes sur la question de la défense des libertés publiques parce que ça concerne Marine Le Pen mais aussi pourquoi on peut pas faire front avec n'importe qui et notamment avec le gouvernement et la Macronie pour se réjouir de la condamnation de Marine Le Pen C'est parce qu'en réalité les intérêts que ça serve, ça sert c'est pas du tout les intérêts des des masses et de la population. Et une chose par ailleurs, moi qui me surprend, qui n'est pas du tout au cœur du débat de toutes celles et ceux qui dénoncent la condamnation de Marine Le Pen, détonnement de fonds public bien sûr, il se gave, je n'en ai pas le moindre doute, mais le problème c'est que ça permet en réalité d'épargner le système qui permet d'aboutir à ce à à ce type de financement parce que ce qu'elle a détourné, c'est les 10000 € de salaire que reçoit un député européen.

Je veux dire, un député national, c'est plus de 7000 €. 10000 € de salaire pour un député européen. Moi je considère un des soutiens de Marine Le Pen qui disait que c'était à peine un SMIC.

Mais oui, voilà. Je pense qu'il s'est un petit peu trompé. Je pense qu'il s'est un petit peu trompé mais que ce qui m'étonne voilà mais ce qui m'étonne si vous voulez dans la manière dont on discute, je vous interroge tous ici, je sais pas ce que vous pensez du fait qu'un député européen puisse toucher 10000 €.

Est-ce que ça représente par rapport au niveau de vie moyen de la population une manière de lutter contre le détournement de fonds public ? C'est pas d'en taper quelques-uns pour épargner le le fond du système, c'est en réalité de revendiquer des députés payés à salaire d'ouvriers qualifiés, d'enseignants 2500 € révocable avec des mandats de 2 ans avec un vrai contrôle démocratique et populaire sur ce que font les députés parce que OK, ils détournent de l'argent mais déjà ils le font tous. Enfin, je veux dire la loi Sap dont on discute, c'est une réponse à l'affaire Causac qui est celle le qui est la responsabilité du Parti socialiste.

Et ensuite ce qui est très intéressant, c'est de voir on vote la loi sapin, donc loi Sapin et cetera de 2016-27 et dans même temps vous regardez la courbe de l'augmentation des salaires des députés européens des sénateurs. Mais faut regarder combien se pas les sénateurs et en fait cette courbe elle augmente de manière exponentielle. On va continuer mais en fait il y a des doigts qui se lèvent.

Paul notamment Paul, je vais donner la parole mais pour en pour des raisons de d'impartialité, il faut que je donne la parole à No TFR puisque euh le Parti socialiste a été euh très critiqué en même temps que le LR par Elsa Marcel. Alors, on peut mettre tout le monde sur le même plan, mais je suis pas sûre que ça serve. Euh 2015, c'était aussi un autre contexte.

Il y avait eu les attentats. Alors, je dis pas que l'état d'urgence c'est bien et qu'il faut le mettre dans la constitution, mais c'était une autre période où vous aviez les citoyens qui étaient pas mal traumatisé et où en fait des lois ont été votées à l'assemblée. Elles ont pas été enfin c'est pas sorti de nulle part.

Il y a eu des conversations des heures et des heures et euh du coup en fait euh ben ça a été adopté. Donc maintenant la loi est comme ça et vous êtes advocate et vous la vous la pratiquez tous les jours. Je la combat.

Oui malheureusement. Et là le problème qu'on a en fait c'est que Marine Le Pen est une justifiable comme les autres. Elle n'est pas au-dessus des lois.

Donc si elle est condamnée, ben la peine d'inéligibilité s'applique comme en détention provisoire lorsqu'on met vos clients changer ce mot inéligibilité. C'est pas possible. Ouais.

En même temps, je trouve que c'est normal quand on lutte pour la probité, qu'on essaie de reconquérir les classes populaires qui n'ont plus confiance en personne, qui trouvent tout le monde pourri, qu'on soit même plus dur avec nos politiques qui nous représent. Faut les payer moins parce qu'ils ont pas confiance parce qu'ils sont payés 10000 €. Ça n'a rien à voir.

Pas d'accord avec ça. Pas d'accord avec mais non mais bon sur la question politique, je pense qu'effectivement il y a confusion dans le sens où Marine Pet quand elle dit la justiceé politique, elle dit elle est partisane. C'est pour ça que je parlais de complotaire, c'est qu'elle dit qu'il y a des gens qui ont explicitement fait en sorte que et je pense que ça ça n'a aucun sens.

Par contre qu'elle soit politique, la justice, je suis parfaitement d'accord. C'est une institution qui vit pas en dehors de la société de façon dire ça c'est effectivement, vous l'avez dit abstrait. C'est vraiment le l'habillage voilà de du libéralisme hein, de cette espèce de vision abstraite de l'homme où on déclare ses droits et puis ils existent. et dans lesquels on a on travaille pas sur les les conditions matérielles.

Donc ça, je suis d'accord. Euh et sur cette du coup euh voilà, moi je voulais donner mon accord là-dessus qui est une vision très bourgeoise de de la société hein. Euh et sur la question de de la rémunération, ça je pense qu'il faut effectivement en discuter.

Déjà, prenons un truc, la question de la haute rémunération des élus a été historiquement posée comme l'idée que parce qu'il serait payé euh très cher, il ne serait pas corrompu. Or, ce qu'on voit et avec le nombre est-ce qu'on voit avec le nombre d'affaires he qu'on a de de de toutes sortes de formes de corruption, là je parle pas juridiquement parce que la corruption juridiquement c'est je parle de au sens commun du terme. Voilà, qu'est-ce qu'on voit ?

On voit que c'est des liens de classe, que ce sont des pratiques hein, de telle entreprise qui fait un cadeau à un tel que que en fait c'est une question encore une fois de position sociale et d'abus hein des relations de pouvoir qu'on développe à partir du moment où on occupe telle ou telle position de la société. Et comme par hasard, si on regarde et pourquoi il y a pratiquement aucun ministre de la Macroni a pas été à un moment mis dans une affaire en mis en cause dans une affaire, c'est parce que justement il représente une classe, une classe organisée à travers une organisation politique qui défend quoi ? Des intérêts qui sont leurs intérêts propres au sens de classe encore une fois en groupe social qui occupe certaines positions qui ont certaines visions de la société.

Donc la question ça serait sans doute effectivement de toucher à la rémunération des élus. Moi, j'aurais pas de problème làdessus et je dirais même que d'ailleurs, il y a deux fonds. Il y a le fond que les élus ont et puis il y a l'argent qui est donné pour payer les parlementaires.

En tout cas, les attaches parlementaire, moi je l'ai moi-même été et je remarque que c'est une relation de travail qui est très mal encadrée, qui en terme de droit du travail est absolument catastrophique puisqueil y a des liens de fidélité pour être viré du jour au lendemain que les gens qui s'organisent à l'intérieur des syndicats à l'intérieur de l'Assemblée nationale patinent même s'ils sont très nombreux récemment grâce à l'augmentation de de notamment de députés de gauche à à ce syndiqué. patine pour obtenir une reconnaissance et je remarque juste que c'est si l'argent devait être nécessairement plus déployé, ce serait à ce niveau-là. À savoir que dans des régimes parlementaires véritablement ancrés, il y a la possibilité d'avoir plus de salariés qui travaillent à l'action parlementaire, mais pour faire en sorte que l'action parlementaire soit euh, comment dire euh voilà, suivie d'un travail de fonds pour faire des commissions, des enquêtes et cetera.

Si on considère que c'est comme ça qu'il faut l'organiser de l'utre côté à des lobbyistes exactement et des sommes d'argent qui sont bien plus colossales et qui participent notamment de la corruption dont je parlais tout à l'heure au Parlement européen. Ça me semble absolument évident. Donc s'il y a à contrebalancer en tout cas moi j'ai pas de problème à baisser la rémunération des élus.

Je remarque que certains élus de gauche le font par eux-même mais que s'ils le font par eux-même c'est sur une question de bonne volonté. On peut pas organiser un système sur la bonne volé. On va un peu avancer sur le sur la discussion.

J'aimerais vraiment que vous interveniez en 2 minutes chacun max sur la question des des retours médias. Enfin les retours médias ne sont pas très positifs he suite à cette manif. Mais le RN pourrait-il pas quand même et là on parle de politique de politique de fond profiter d'une sorte de lâ de fond victimaire et anti establishment pour gonfler euh ces troupes dans un contexte de défiance générale pour l'électe manière hein que c'est toujours le risque qu'il puisse l'instrumentaliser.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que malheureusement l'ancrage que le Rassemblant national a dans certaines classes populaires, pas dans tout. et ils ont aussi des ancrages dans des milieux très bourgeois et très bien sapés. Euh c'est euh aussi parce qu'ils ont une proposition politique qui est dévastatrice, qui est la préférence nationale, qui est le fait de dire sacrifier un certain nombre de gens qui sont étrangers ou assimil comme tel et vous aurez accès aux maigres miettes qu'on voudra bien laisser au modèle social et que cette proposition est efficace et que les gens ils ne votent pas juste euh comme ça pour euh par hasard ou parce que c'est ils considèrent que leur parti est victimisé, ils votent parce qu'ils ont des convictions idéologiques qui sont ancrées dans la xénophobie, dans cette promesse xénophobe et raciste qui est la préférence nationale et que c'est sur cette base qui se mobilise et donc du coup de fait ils sont peut-être insensibles en partie à ces questions de condamnation ou pas et ouvert au conspirationnisme.

En tout cas, ils sont ouverts au fait que tant qu'ils considéreront que leur national répond à leurs intérêts par cette proposition raciste, je pense qu'il sera il faudra se lever tôt pour les décrocher de ça parce que ça se s'organise autre part. Ça s'organise dans bah la solidarité, l'organisation de relations sociales différentes et de propositions idéologiques qui s'inscrivent en contre. C'est Balem.

Mais moi je je suis assez en accord avec vous. Oh mon dieu, qu'est-ce que j'ai dit ? C'est c'est étrange, hein, vous voyez, on arrive à se mettre d'accord parfois, mais c'est vrai que oui, je pense que la posture victimaire du Rassemblement national va les va les va les servir et que vous allez avoir des des Français qui vont tout simplement vous avez un certain nombre d'électeurs qui déjà votent pour eux, mais que au ils pourront en avoir certainement plus à mon avis parce que il y a une défiance de la justice et et encore une fois, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, il y a un certain nombre d'affaires qui ont laissé des traces dans la vie politique française et je pense que celle-ci, cette affaire va en laisser encore plus.

Elsa. Oui. Bah en fait le problème c'est que je pense que par ailleurs faut inclure quand même cette décision dans la situation de crise plus générale en fait auquel dans dans laquelle le le régime de la 5e République en particulier s'enfonce parce que on discute d'une instabilité politique persistante qui se manifeste de plein de manières mais où il y a quand même un volet social avec une forme de contestation très très importante depuis 10 ans.

Il y a un mouvement de lutte nationale quasiment par an euh et avec des formes de remise en question à différents niveaux de la brutalité du régime et des institution que ce soit les violences policières, que ce soit les 493 à répétition que ce soit en fait le le la manière dont le Conseil constitutionnel valide la réforme des retraites alors que 94 % des actifs sont contre que ce soit ou encore une fois la dissolution. Donc en fait, je veux dire un voilà un un coup euh je veux dire symptomatique de la toute-puissance présidentielle euh made in 5e République et cetera. Les gens on leur dit va voter, va voter, ils votent et au final on se retrouve avec un retaillot.

Euh et je pense que par ailleurs, il faut quand même le dire parce que euh on discute là, la position de LR effectivement est globalement timide sur cette question mais parce que entre Retaillot et Marine Le Pen, c'est pas comme s'il y avait une différence de programme ou de proposition significative. Donc ça pourrait aussi profiter à à Rota. Non, ce que je veux dire, c'est que pour moi il y a une c'est c'est une c'est une situation d'instabilité générale et de crise en fait du régime et notamment de crise des classes dominantes.

Donc ce que je veux dire c'est que oui, d'une part à mon avis ça peut profiter au RN parce que on l'a vu mais à partir du moment où ils sont tous pourris et ce qui est vrai, il faut le reconnaître. Si on a discuté de Kusac, de la Macronie et cetera, je veux dire, ils se disent un peu plus, un peu moins et puis ça peut bien sûr alimenter parce qu'il a il y a certes un vote raciste Marine Le Pen, il y a pas de doute mais je veux dire Marine Le Pen n'a pas le vote le monopole du vote raciste parce que effectivement quand on voit le programme quand on fait des meetings et je le disais avec des Bruno Rotaillot qui disent à bas le voile, je veux dire je sais même pas si Marine Le Pen a déjà atteint ce niveau-là sont en concurrence en tout cas. Voilà.

Non mais donc en fait le RN je suis pas sûr qu'elle le dise comme ça. Voilà. Non mais moi je pense pas mais justement c'est parce qu'elle est Ren qu'elle peut pas lui dire comme ça.

Oui voilà. Non mais donc du coup on voit que c'est quand même du pareil au même. Donc en fait le problème c'est pas juste le vote raciste, c'est que Marine Le Pen, elle profite aussi d'une détestation de la Macronie et qu'elle apparaît comme la principale opposante et cetera.

Euh et même si c'est à discuter hein, parce que je veux dire ça ça c'est c'est je veux dire quand il y a la réforme des retraites qui a 94 % des actifs qui sont contre 3 millions de personnes dans la rue 2 minutes. Voilà mais tu as parlé longtemps aussi et euh et le et je finis sur ça. Je veux dire il y avait pas un élu RN dans les manifestations parce qu'il pouvait pas y mettre les pieds.

Donc quand je dis ça, c'est pour dire que oui, je pense que ça peut profiter au RN mais que le scénario est très ouvert parce qu'il y a beaucoup d'instabilité, beaucoup de colère de fond et qu'il y a pas du tout en fait effectivement de confiance dans les institutions. Mais les gens ont bien raison de pas leur faire confiance quand on voit ce qu'elles produisent aujourd'hui le niveau de violence sociale et de violence démocratique puisqu'en fait on peut enchaîner à perpétuité et judiciaire bien sûr mais quand on peut enchaîner à l'infini Marcel n'a pas confiance à la justice de son pays non c'est c'est pas je sais pas si c'est un scop ici mais mais par quand on est avocate c'est difficile je pense hein d'avoir confiance dans la justice de son pays connais pas beaucoup le RN pourrait-il en profiter alors moi je suis beaucoup plus mitigé donc moi j'ai été directrice de campagne d'une circonscription qui a voté à plus de 55 RN lors des dernières élections présidentielles et lorsqu'on discute avec les administrés en fait, il trouvent ça normal qu'elle ait été condamné si elle a commis une infraction et surtout en fait la majorité des français pensent comme ça. La majorité des Français pense comme ça et de toute façon en fait ça ne pose pas de problème parce qu'elle a son dauphin Bardella qui a la même code de popularité qu'elle et qui pourrait aussi qui a aussi quelques quelques tombe en 2027.

Donc je pense que le RN en fait va continuer à à aller comme il fait d'habitude et que les les Français sont d'ailleurs enfin j'ai pas l'impression que son discours de victimisation prenne plus que ça parce que les Français en fait les les personnes populaires quand elles sont quand elles font une infraction en fait elles sont sanctionnées et tout le monde trouve ça normal. Alors hier il y a eu manif et contre manif. La gauche n'est pas parvenue à créer un front uni et sa contre manif s'est faite sans le PS et sans le PC.

L'extrême droite, pour ceux qui ont douté montre son vrai visage. Il suffit pas de porter des cravates à l'Assemblée nationale. L'extrême droite est un parti dangereux.

Dangereux pour la démocratie, dangereux pour l'état de droit. C'est un parti violent qui menace, y compris les juges quand les décisions prises par la justice ne leur convient pas. Tête haute, main propre, rappelez-vous, elle avait un autre slogan à l'époque, les nôtres avant les autres.

Mais ça se confirme et c'était en fait au premier degré. Marine Le Pen prenne une justice pour tous les autres. Alors pour tous les autres, la justice doit être beaucoup moins laxise, beaucoup plus dure.

Il ne faut une tolérance zéro, il faut une incarcération la première infraction. Il ne faut pas d'aménagement des peines. Donc ça c'est pour les autres.

Et puis pour les leurs, alors là la justice est beaucoup trop dure. Vous avez remarqué ? C'est ce qu'on appelle de l'hypocrisie.

Alors, les sondages montrent que l'opinion publique est majoritairement en phase avec le jugement qui rend Marine Le Pen inéligible pour le moment. Pourquoi le PS et le PC se sont-ils privés d'une occasion de surfer sur une vague majoritaire noire ? Alors déjà, moi je pense que faire une manifestation, c'était faire de cette sanction un fait politique.

Or, c'est pas un fait politique, c'est une condamnation qui est une infraction. faire une contreanifestation en fait c'était reprendre les mêmes mécanismes que le RN et du coup en faire un fait politique. Et d'un côté on avait place Beauauban les gens qui étaient contre cette décision et place de la République les gens qui étaient pour cette décision.

Or la justice est indépendante jusqu'à n pas pour cette décision en tant que telle. Ils sont peut-être contre l'instrumentalisation de cette bah du contre contre les contres contre la manière dont les contresent mais du coup en fait ça en fait de la la de la de la récupération politique. Euh moi je pense qu'une décision a été prise, elle se passe de commentaires.

On laisse suffisamment de place dans les médias à Marine Le Pen pour pouvoir s'exprimer et en faire un événement incroyable alors que tous les jours vous avez des justiciables qui sont condamnés qui n'ont pas la chance d'avoir cette tribune. D'autant plus que je pense que le PS n'est pas contre un rassemblement unitaire, mais avec les syndicats euh et euh et de toute façon la lutte contre le RN en fait, elle se fait tous les jours sur le terrain. Oui, ça j'imagine que vous êtes d'accord avec euh euh avec fr sur le fait de ne pas puisque le LR n'était ni euh dans une manif dans l'autre.

Non, heureusement d'ailleurs manif. Oui, c'est ça. Est-ce que ça fait partie de notre ADN politique ?

Mais non, mais plusant Van, c'est des beaux quartiers. C'est correspond à la public. dans les quartiers populaires, faut cacher, faut faut casser les clichés.

Mais pour répondre à à ça, c'est ben ça donne déjà l'impression d'un parti socialiste qui veut s'affranchir du NFP, qui veut en on peut se cacher derrière des excuses. On peut on peut pas être d'accord en fait avec des personnes de gauche, hein, ça n'empêche pas. Même si vous avez plein d'accord avec le RN, nous c'est pas non, on a pas des accords avec le RN par contre.

On a des accords avec les Français. Mais mais ce que je veux dire, c'est que LFI c'est votre RN. ce que vous êtes en train de dire non pas du toutf a été un partenaire pour les élections il y a des fois on est d'accord sur la stratégie des fois on n'est pas d'accord sur la stratégie on sait que lorsqu'on veut lutter contre l'extrême droite on fait des accords électoraux mais c'est pas pour ça en fait qu'on est qu'on doit dire amè à à tout ou adopter la même stratégie chacun a sa personnalité propre et je pense qu'il faut le respecter est-ce que l'enjeu de 2027 ne corromp pas déjà les esprits au point que les rivalités internes entre PS et LFI ne font pas un peu oublier la nécessité du combat antifasciste parce que c'est ça c'estàd en En fait, en gros, contre manifester contre le RN, c'est quand même une pratique, une culture à gauche.

Oui. Et on a déjà manifesté contre le RN à de nombreuses reprises. On a déjà manifesté pour lutter contre le féminisme.

Là, on préférait pour le féminisme, pardon. Là, on préférait quelque chose de plus unitaire en accord avec les syndicats qui n'étaient pas présents et euh et c'est à nous de voir comment euh on va réagir à la suite. Il y a un sucement la thématique mais c'est le c'est le casting des organisateurs qui est le problème.

Non, pas forcément. Bref, je redonne la parole à ça donne quand même l'impression d'une gauche qui est divisée qui pendant les élections quand on est dans une forme d'urgence et bien s'allie sur un enfin sur des des des un programme qui n'a ni que ni tête puisque vous enfin pardon les par exemple je prends un exemple tout bête parti communiste qui est pronucléaire les écologistes qui sont antinucléaires. C'est ça donne l'impression de personnes qui se retrouvent dans des bureaux parisiens, qui se tapent la main, qui se mettent d'accord sur sur tout et rien.

Et en fait, moi l'impression maintenant que j'ai, c'est que sur des des événements comme celui-ci, ben on voit ce qu'est la gauche, c'est ce qu'est en tout cas cette coalition qui s'appelle le NFP. On a un Parti socialiste qui est absent, on a des syndicats qui, vous le dites, sont absents. Bon euh c'est c'est ça interroge ça interroge quant à l'unité euh du du Parti socialiste.

D'ailleurs, il me semble que vous avez un congrès dans pas très longtemps. Euh j'ai j'ai quand même aussi cette impression qu'Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste, veut s'affranchir de du mélanchonnisme, pardon, avec lequel il s'est justement allié pendant les élections législatives pour l'élect. Non.

Bon, moi je trouve pas sûr que ça soit très intéressant ces trucs d'appareil et cetera. Moi je après si j'ai le temps, je dirai un mot sur le pourquoi j'ai été déçu. Moi j'y étais au rassemblement.

Pourquoi ? Parce que justement en fait le faux le fait politique c'est encore une fois pas cette décision. Moi, c'est ce que j'ai dit l'année dernière, c'est pas une décision, c'est pas le fait politique majeur.

Le fait politique majeur, c'est que pendant une semaine, comme on pouvait s'y attendre, il y a eu des attaques et il y a eu l'expression d'une radicalité dangereuse de comment dire la part de la toutes les nuances de droite radical et d'extrême droite contre les juges rouges, contre ces espèce de de vision comment dire autoritaire où en fait si on écoute vraiment ce qui est dit c'est que à un moment va falloir arrêter de se de de d'avoir ce genre d'institution qui cert dis dysfonctionne certes sont politiques mais qu'il va falloir juste établir un pouvoir autoritaire terre vertical avec absolument aucun droit aucun droit comment dire consacré aux individus contre hein potentiellement l'état contre l'autorité c'est ça pour moi la question de l'état de droit j'entends que c'était pas le débat mais enfin des protections parce que moi je fais partie des gens qui à gauche ont peu confiance dans l'état comme instrument comme machine pour assurer la liberté et les comment dire les les des individus et du coup bon le parc socialiste n'a pas compris ça parce que le parc socialiste a dit ça serait en faire une idée non en fait le parc socialiste ne comprend comprend pas que face au ration national face comment dire à la proposition illibérale ou autoritaire vous prenez le mot que vous voulez de l'ensemble des nuances de droite de la Macronie à l'extrême droite qui sont tous hein comment dire félicités d'utilisation de la force policière pour fracasser les crânnes des manifestants dans les comment dire dans dans les dans les périodes récentes de voilà face à la pratique autoritaire des institutions pour prendre votre expression il fallait faire quelque chose face au fait que en face l'extrême droite allait prendre la rue et imposer son discours. Et donc du coup, il y avait l'intérêt d'avoir un rassemblement. La vérité c'est est-ce que le rassemblement en tant que tel a eu un intérêt ?

Tu disais il y a pas le parti communiste. En tout cas, j'ai vu des jeunes communistes. Donc c'estàd que il y a des militants de gauche de toutes sortes d'organisations qui sont venues.

La question c'était est-ce que ça avait un intérêt s' a si sur place le discours proposé par la gauche était finalement si convenu ? C'est que moi j'étais profondément séu parce que à part quelques interventions, je pense notamment à celui au camarade qui a qui a parlé pour le la marge des solidarités qui a dit "Attendez hein, réfléchissez aussi quel état de droit il y a pour les personnes exilées pour les personnes qui sont victimes de crimes policier ? Il y a des questions à poser quand même à part ce genre d'intervention, il y a quand même des interventions très convenues sur l'extrême droite, c'est mal, il faut tous faire l'unité pour gagner unité au sens électoral. unité sur quelle proposition, sur quel fond, sur quel programme, sur quelle direction a donné la société ?

Rien hein, que du vide et cetera. Et je pense que face à la période, justement face au fait queon a des offensives idéologiques massives contre les droits politiques, contre les libertés civiques et cetera, on a encore une fois une trace de l'échec en partie de la gauche de se mobiliser aussi fortement que dans d'autres occasions du mouvement social contre la loi sécurité globale, contre la toutes ces lois iberticides dont vous parlez tout à l'heure, on a eu du mal à établir des mouvements à la à à la à hauteur de l'enjeu, je pense même sil y a démobilisation et je pense que dans ce meeting, il y avait il y avait un problème problème làdessus, il y a un problème de discours. Si c'est pour assembler pour dire non, c'est mal, faites attention, il y a un problème sur la direction Marcel.

Oui. Bah, je pense que l'absence du Parti socialiste, elle a des raisons politiques qui sont pas que des raisons d'appareil. C'est qu'effectivement, ils veulent pas se coller à LFI et que eux, ce qu'il ce qui les intéresse en ce moment, c'est une alliance, voir dans quelle mesure est-ce que l'affaiblissement du RN peut les repositionner dans une alliance de centre.

Euh et d'ailleurs c'est le même la la logique même quand on voit que Hollande il recommande de pas censurer le gouvernement que c'est en réalité les gages qui n'ont fait que de donner en fait depuis plusieurs mois à la Macronie et à la majorité. C'est ça la logique du Parti socialiste et je pense que de ce point de vue, c'est intéressant de voir que pour moi, s'ils appellent pas à ce rassemblement euh et même de manière plus structurelle, hein, je le disais au début, mais c'est que il joue le rôle d'assurance vie de la Macronie aujourd'hui le Parti socialiste et et ça date pas d'hier. Donc c'est c'est pour ça qu'il refusent de censurer.

C'est pour ça qu'il se demandent tout le temps est-ce que en fait si on leur donne tel et tel gage, dans quelle mesure est-ce qu'on peut convenir de la stabilité du régime et cetera. Donc eux leur intérêt c'est pas de se coller à LFI. Maintenant, une fois qu'on a dit ça et pour revenir sur le rassemblement d'hier puisque euh vous l'évoquiez, moi je pense qu'il y avait effectivement un problème de contenu et de mots d'ordre parce que si l'idée de Europe écologie et de LFI, parce que à mon avis moi c'est un peu à ça que ça ressemble, c'est de recréer le front républicain en fait qui a existé au moment des législatives et notamment en fait d'instrumentaliser la peur légitime que peuvent avoir des gens du RN, voire même en fait de dramatiser la situation parce que le RN aujourd'hui est plutôt est toujours dans une dynamique de donner des gages, de se responsabiliser, de se présidentialiser et cetera.

Tout ça pour pouvoir justifier de eux être du côté des institution. Et moi ce qui m'a choqué dans le rassemblement d'hier quand j'ai écouté les interventions tant de Marine Tandouier mais même de la FI, c'est qu'en réalité il y a pas un mot contre le gouvernement, il y a pas un mot contre la Macronie. Ce qu'ils sont en train de tester de manière indirecte, c'est est-ce qu'on pourrait pas refaire cette alliance en fait républicaine ? la même chose que ce qu'on a fait en fait avant l'été autour des législatifs.

C'est pour ça qu'ils veulent le PS qui OK, il tirent la manche du PS et cetera. Mais le problème de cette alliance, parce que pour moi le RN est un vrai danger, évidemment, euh le le risque autoritaire en général, dont encore une fois le RN n'a pas le monopole, non seulement parce que c'est aujourd'hui les macronistes qui sont en train de l'imposer, mais parce que ça date depuis 10 ans et que ceux qui ont pavé la voix à cette possibilitélà, encore je encore une fois, je le disais, ceux qui même qui ont permis le permis de tuer la loi de 2017, la loi de 2014 sur l'apologie du terrorisme, c'est le Parti socialiste. Donc donc ce que je veux dire par là, c'est que combattre le RN aujourd'hui, c'est pas en faisant des alliances qui amènent de une à renforcer les organisations qui lui pavent la voix et et c'est d'ailleurs pour ça que moi ça me choque que on regarde la manière dont le PS s'est recomposé en fait entre les 2 % en fait de 2022 et et et aujourd'hui le nombre de députés qu' ont députés qu'ils utilisent pour ne pas voter la censure, pour voter la loi narcotrafic et pour accompagner la Macronie.

Donc le sens du rassemblement d'hier pour moi ça ne doit pas être de dire tous de Macron jusqu'à LFI ensemble contre le RN. Ça doit être de s'il y a un rassemblement qui a lieu et moi je pense qu'il en faut c'est de dire pour le retrait de toutes les lois liberticites, pour le retrait de la loi narcotrafic, pour le retrait de la loi séparatisme, pour le retrait de la loi de 2017, pour l'abrogation de l'infraction d'apologie du terrorisme de la loi de 2014, c'est ça défendre les libertés publiques. Elsa, merci.

Côté bloc central, excusez-moi de d'accélérer les choses, mais c'est un peu mon rôle. Noter que je mets des guillemets autour de cette expression bloc central. On ne pouvait pas faire passer l'événement sans se donner l'occasion de se faire voir.

Gabriel Atal a organisé un grand meeting à Saint-Denis et en a profité pour lancer une grosse punchline. On le savait. Souvent varie et il est devenu le parti du de poids de mesure.

C'est le parti qui demande de la fermeté pour tous sauf pour lui. C'est le parti qui demande l'inéligibilité à vie pour tous sauf pour ses élus à lui. Le parti qui considère qu'il ne faut d'immunité pour personne sauf pour madame Le Pen.

Je le dis sincèrement, notre combat pour l'autorité, c'est un combat pour l'autorité de la règle. Comment être crédible face à un mineur délinquent si les politiques n'ont pas à respecter les règles ? On se bat chez Renaissance pour en revenir à des choses simples.

Tu l'as dit Ambroise, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. On dit aussi "Tu souffres, on s'occupe de toi." Mais ça ne peut pas tenir si l'exemplarité n'est pas partout.

Alors, je le dis, tu voles, tu payes, surtout quand on est un responsable politique. Gloire au communiquant. On a envie de dire en écoutant ce discours qui semble écrit justement pour faire tilte dans les médias.

Paulc, est-ce que c'est le moment à tal ? Bon, en tout cas là, on a vu ce moment très offensif où il se met en scène et cetera. Moi ce qui me fait craindre le pire, c'est plus la suite du discours.

J'ai regardé les 50 minutes. Euh c'est un exercice que je vous recommande pas mais en vérité derrière on voit son positionnement. D'abord c'est son premier c'est sa première déclaration non officielle mais de campagne présidentielle hein.

Les militants criaient à tal président à toute à chaque reprise et à chaque applaudissement ce qui est un cauchemar comment dire en train de devenir véritable. Il a un pire cauchemar hein. Non mais il y a il a annoncé son programme d'ailleurs regarde 2027.

D'accord. Mais sauf que si on regarde justement ce qu'il dit, il y avait une synthèse de il a joué le Emmanuel Macron 2017 soit-disant libéral progressiste, un peu technophile parlant vite fait d'écologie de droits des femmes et derrière en vérité avec tous les éléments de la Macronie qui s'est adapté hein à la pression à droite sur le caractère liberticide de la pratique du pouvoir. Je rappelle encore une fois des gilets jaunes à tout ce qui a été cité par Elsa Marcel tout à l'heure et d'autres enf dire scandale en terme de gestion comment dire de de l'ordre public.

On appelle ça sobrement gestion de l'ordre public. En fait, c'est une répression solide qui se passe à la fois dans le cadre institutionnel, hein, avec l'utilisation de différents règlements à à l'assemblée, d'utilisation d'articles qui sont dans la constitution et qui permettent de fracasser euh comment dire la vie euh démocratique et de l'autre côté dans la rue concrètement à l'utilisation la force de police et du pouvoir réglementaire. Et derrière aussi la suite du programme hyper brutal hein qui est proposé par la Macronie.

Il dit dans ce meeting suppression de l'ensemble des cotisations sociales, suppression du système de répartition et c'est ça qu'il dit et il dit ça en plus en disant et à côté l'autorité, l'école, tout son délire qu'il a déjà comment dire déblatéré lorsqu'il était au ministère de l'éducation nationale et qui nous a fait une rentrée sur la baaya et de l'autre côté comment dire le choc des savoirs sélection enfin il y a un monde là cette synthèse de Gabriel Atal et au-delà du côté offensif j'allais dire pourquoi il peut paraître offensif sur la question de la la préservation de la liberté c'est que la bourgeoisie ne peut le faire qu'à partir où il est ils sont face au ration national hein, ils agitent le ration national pour donner l'image que eux ils sont respectables, qui sont les gens qui produisent des codes mais c'est eux qui sont au pouvoir encore une fois c'est eux qui ont une pratique qui a affaibli drastiquement comment dire le le la les les libertés et droits politiques dans ce pays encore une fois hein parce que Elsa Marcel le faisait remarquer ça vient du parsocialiste du parc socialiste mais ces gens-là Gabriel il était membre du parc socialiste et en fait la Macronie est une engence qui directe du parc socialiste et elle est la voilà le le le le trait d'union hein entre la le social libéralisme qui a très vite été ni social ni libéral au sens de la pratique du pouvoir et qui en fait essaie juste simplement de reconstituer un bloc d'union de droite sur xénophobie, néolibéralisme et autoritarisme. C'est ça l'avenir de la droite quelle que soit la nuance sur laquelle elle se présente. Bougalem est-ce que Gabriel Atal n'est pas justement l'adversaire du candidat embarqué dans le gouvernement qui est Bron ?

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'on ne se retrouve pas dans la configuration politique actuelle qui consiste à expliquer que le paysage politique serait euh bloc de gauche, bloc de droite et puis enfin bloc d'extrême droite, bloc d'extrême gauche en tout cas, c'est ce que je considère, et puis bloc d'extrême centre. Euh je pense que le bloc qu'incarne Gabriel Atal finalement n'incarne strictement rien. Il il dis il le gouvernement actuel.

Oui. Oui. Non, mais je veux dire en terme en terme mais en terme d'idée, en terme de de euh même de j'allais dire de légitimité électorale, il faut quand même euh se se comprendre que ces gens-là s'ils arrivent au pouvoir et s'ils ont entre guillemets une valeur électorale, c'est parce que des gens ont fait barrage.

Et c'est ça en fait à chaque élection foot, c'est parce que les gens ont vraiment voté pour eux quoi. Ben et je enfin vous pouvez penser ce que vous voulez. Ils n'en demeurent pas moins que le les Républicains sont un parti ils sont un parti historique de gouvernement et de responsabilité qui se sont essoufflés pour diverses raison et 5 % pour un premier ministre c'était pas mal.

Non mais encore une fois je pense pas qu'il ait fait 5 % lui-même. Il a été élu sénateur à plusieurs reprises me semble-t-il. Donc c'est un peu hypocrite de résumer le le score d'une candidat.

Mais en gros de manière globale, il y a tout un ensemble d'électeurs qui votent soit Macron Macroni soit LR. Et et c'est cet ensemble d'électeurs qui décidera si ce sera euh euh le champion de ce camp là qui est en camp de droit de reconstituer, hein. C'est c'est Root.

Il y a une bataille. Je je pense pas que les Républicains veulent participer à ça. On ne se reconnaît pas dans ce bloc central justement parce que c'est la droite de Schrollinger.

Il y a Vo qui veut pas participer, il y a Rotal qui veut participer comme ça ils font les deux. C'est bon. Édard Philippe vient de la droite.

Édouard Philippe vient de la droite mais il il est s'est considérablement, j'allais dire éloigné de la droite. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui ceux qui qui incarnent la droite, c'est ni Gabriel Atel, ni Édouard Philippe qui bah il y a il y a des talents au sein des républicains. Moi, j'ai plus tendance à dire que je suis un peu plus pour Laurent Voquet que pour un Bruno Rota mais je vois que ça vous gêne.

Marcel trouble la classe et fait des mouvements de bouche. Marcel, justement, on vous donne la parole. Oui.

Non mais moi ce qui me moi quand j'ai écouté ce discours en fait ce qui me terrifie mais c'est vraiment l'analogie qui fait par ailleurs avec le discours qui a fondé sa loi de répression des mineurs et je trouve ça d'un cynisme mais abominable quoi de voir comment ils instrumentalisent la la condamnation de Marine Le Pen alors qu'en fait je veux dire encore une fois je le disais mais elle sera audiencée dans un an. Je veux dire, ça absolument rien à voir avec la manière dont il traite les mineurs. Euh et parce qu'au moment où il fait ce discours, il est en train de voter, je pense, une des pires lois pour les droits de l'enfant qui a jamais existé.

Euh moi, je fais beaucoup de droits des mineurs puisque je suis avocate en scène Saint-Denis. Euh il au Sénat, ils viennent d'adopter le principe de comparition immédiate pour des enfants de 15 ans. Je sais pas si les gens mesurent ce à quoi ça ressemble de juger des enfants dans ces conditions.

Mal juger des enfants, c'est terrible. Déjà, mal juger des adultes, c'est terrible. Mais mal juger les plus fragiles Exactement.

Et et et ça en fait c'est la continuité directe de la répression en fait qui s'est enclenchée après les révoltes issues de la mort de Naël parce que le gouvernement a eu peur. Le gouvernement a eu peur parce qu'il sortait d'une année de contestation très très forte. Il y avait eu la réforme des retraites et ensuite il y a eu les jeunes quartiers qui se sont soulevés contre les violences policières et ils ont été mis très très à la défensive et ils sont décidés de taper fort et ils sont en train de légiférer sur les la en fait ils sont en train de mettre en sous forme de loi les circulaires qu'ils ont rédigé à ce moment-là et d'entendre la manière dont la Macronie se prétend du côté de l'état de droit en défenseur des libertés de la séparation des pouvoirs et cetera contre le RN qui serait sédicieux mais c'est une arnaque c'est une honte qui se permet de reprendre cette formule pour le tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, c'est je c'est à vomir et c'est pour ça que je pense qu'on voit comment est-ce que le combat contre l'extrême droite ne pourra jamais se faire au côté des macronistes.

C'est impossible et c'est la raison pour laquelle de la fin, le mot de la fin, je donne à Noa Tefri. On est c'est la fin de ce débat et j'aimerais savoir justement je problématiser en gros j'ai demandé à Wissal si quelque part Gabriel n'était pas le candidat bis de du de LR et en fait c'est la même question qu'on peut poser au Parti socialiste. Est-ce que d'une certaine manière un bloc social démocrate social libéral ne pourra pas se reconstituer autour de Gabriel avec le PS ?

En tout cas certains dirigeants du PS ? On est à gauche, on n pas d'ailleurs pour moi, il n'y a pas de bloc central, pour moi, ils sont profondément à droite de par la politique et la violence. Mais François Hollande, à mon avis, il rêve plus de Gabriel Atel que de Bah, j'espère pas, j'ai envie de vous dire, il a quand même été il a quand même une son investiture grâce à Olivier Fort et sous l'étiquette NFP.

Ah oui, donc en espérant qu'il passe un jour à gauche, c'est tout l'incohérence de la gauche, hein. Toute l'hérence. Donc donc non là moi je suis là je pense que Gabriel Atal surfe sur la vague pour lancer sa campagne présidentielle et que la bataille va être très rude à droite parce qu'il y a Rota il y a Vokier il y a lui et que c'est des profils très similaires et il y a le candidat du RN et le candidat du RN ou qui a ils sont nombreux motour je pense c'est pas l'électorat classique de la droite enfin j'espère aussi au contraire c'est l'ctorat typique du DLR qui a voté Zemour regard Zemour il a voté à Can il fait 17 % à Nice dans le 16e arrondissement c'est la choisi droite Paul et Elsa Marcel reprennent la parole alors que nous devons vous dire au revoir.

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M.