Bourdin Direct du 25 juin - 8h/9h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 56 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 14:24OuverteRéponse directe
Est-ce que ce relâchement est dangereux, professeur ?
- 15:09FerméeRéponse directe
Est-ce que l'épidémie est en train de se terminer ? Oui ou non ?
- 17:06OuverteRéponse directe
Si retour de l'épidémie, faudra-t-il reconfiner ?
- 18:08FerméeRéponse directe
Est-ce que le confinement a sauvé des vies en France ?
- 20:37OuverteRéponse directe
Comment l'avez-vous trouvé, cette audition à l'Assemblée ?
- 21:54RelanceÉludée
Vous avez dit, si on n'avait pas peur, on aurait eu deux fois moins de morts. Est-ce de la fanfaronnade, ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurFait
« Le professeur a dénoncé l'organisation des UAT et les conflits d'intérêt dans la gestion de la crise. »
- 1:06InvitéFait
« Des tests organisés à ses yeux de façon archaïque. »
- 2:39PrésentateurChiffre
« 6 milliards d'euros que devront se partager les hôpitaux, les EHPAD et une partie du secteur privé. »
- 3:05InvitéChiffre
« 300 euros net pour 2 millions de salariés, ça fait quasiment le double. »
- 3:28PrésentateurFait
« Le nouveau dispositif de chômage partiel longue durée sera indemnisé à 84% du salaire net. »
- 10:28InvitéFait
« Il y a des fermes à chiots en France. »
- 11:25InvitéChiffre
« Il y a à peu près 70% des chiens qui sont identifiés et 40 ou 50% des chats. »
- 12:08InvitéChiffre
« Un couple de chats, au bout de 4 ans, c'est 20 000 chats, potentiellement. »
- 15:12PrésentateurFait
« Est-ce que l'épidémie est en train de se terminer ? »
- 20:20InvitéChiffre
« En Europe, par exemple, il y a 10% des morts qui avaient moins de 65 ans et donc 90% qui avaient plus et 50% qui avaient plus de 85 ans. »
- 24:11InvitéFait
« On n'a pas soigné les gens. »
- 39:16PrésentateurChiffre
« Olivier Véran, qui est prêt à injecter 6 milliards, je dis bien 6 milliards d'euros pour augmenter les salaires à l'hôpital. »
- 39:40PrésentateurFait
« Les médecins qui travaillent dans le public en France sont parmi les moins bien payés de toute l'OCDE. »
- 39:51PrésentateurFait
« On manque de médecins. »
- 39:55PrésentateurFait
« Les infirmières aussi. »
- 40:01PrésentateurFait
« On manque de scanners. »
- 40:15PrésentateurFait
« Si on diminue l'offre, on va diminuer la demande. »
- 44:14PrésentateurFait
« Il est vraisemblable qu'une partie de l'activité humaine ait aidé à générer le réchauffement du climat. »
- 45:24PrésentateurFait
« J'étais particulièrement irrité par Al Gore qui a fait fortune en se déplaçant dans les quatre coins du monde pour raconter qu'il n'y aurait plus de banquise et qu'il n'y aurait plus d'ours blanc. »
- 46:54PrésentateurChiffre
« Dans l'IHU, il est mort 38 personnes parmi les gens qui avaient un Covid et qui sont morts, moins que partout ailleurs. »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- Présentateur 28 %
- Invité4 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, jeudi 25 juin, l'info sur RMC. Il est 8h02, Céline Calman est là pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour à tous, Didier Raoult face à Jean-Jacques Bourdin, l'infectiologue qui déchaîne les passions, et sur BFM TV et RMC à 8h20 ce matin en direct, en studio, a-t-il convaincu lors de son audition à l'Assemblée ? Le professeur a dénoncé l'organisation des UAT et les conflits d'intérêt dans la gestion de la crise. Après les applaudissements, les hausses de salaire, une enveloppe de 6 milliards d'euros va être débloquée pour les soignants, et les médecins ne sont pas concernés. Et puis les règles du chômage partiel vont changer.
A partir du 1er juillet, l'Elysée annonce la mise en place d'un système longue durée, indemnisant à 84% certains salariés sur deux ans, explication d'un journal. Bienvenue sur RMC. Le professeur a hout de droit dans ses bottes. Hier, face à la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, une audition qui ressemblait parfois à s'y mépendre à un cours magistral, un professeur qui a distribué les bons et surtout les mauvais points, se plaçant au-dessus de la mêlée. Caroline Philippe.
Des tests organisés à ses yeux de façon archaïque. Le professeur Raoult estime que la technique de test mise au point par l'Institut Pasteur à Paris n'a pas été déployée assez vite partout en France. Et il regrette que ces tests n'aient pas été généralisés.
Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts. Il y avait les moyens dans ce pays de le faire. On n'a pas dit la vérité. C'est un examen extrêmement sain, banal. Tout le monde est capable de le faire. Ça peut être fait dans les labos privés. C'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie.
Un avis partagé par certains médecins. Le professeur Bruno Mégarban, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière à Paris, le reconnaît. Il fallait tester plus. Il a été vraiment novateur avec une intuition, c'est-à-dire mettre très rapidement avant tous les autres au point les tests RT-PCR, en se procurant la matière première pour pouvoir les faire, en mettant au point les tests à grande échelle et en proposant à la population de Marseille de les tester. Et je crois que c'était la bonne stratégie. En revanche, le professeur Mégarban ne cautionne pas les critiques de Didier Raoult sur le conseil scientifique, qui n'en est pas un à ses yeux.
Ce matin, l'armée australienne annonce le déploiement dans les prochains jours d'un millier de soldats à Melbourne après l'apparition d'un foyer épidémique de Covid-19. Ils aideront notamment à surveiller l'évolution de l'état de santé des voyageurs placés en quarantaine dans des hôtels. Plus que quelques minutes donc avant l'interview du professeur Raoult, qui sera en direct en studio pour répondre à vos questions. Jean-Jacques, rendez-vous à 8h20. Après les gros efforts, peut-être un peu de réconfort, du moins des hausses de salaire. Hier, une enveloppe a été mise sur la table par le ministre de la Santé, Olivier Véran.
6 milliards d'euros que devront se partager les hôpitaux, les EHPAD et une partie du secteur privé. Nous venons de joindre Rémi Brancardier, membre du collectif Interhôpitaux. Il affirme que le montant est très loin d'être suffisant.
J'ai plus l'impression que c'est un geste positif pour calmer la pression et la colère qui monte. Ces chiffres, c'est énorme, certes, mais on est totalement à côté de la plaque. Moi, j'invite M. Véran à sortir la calculatrice. 300 euros net pour 2 millions de salariés, ça fait quasiment le double. Les 200 000 emplois nécessaires dans les EHPAD, ce sont au minimum 8 milliards d'euros. Où trouver une telle somme ? Moi, j'envoie la question au gouvernement. Qui a fait sortir des milliards et des milliards pour les différents secteurs ?
RNC 8h05, l'annonce concerne potentiellement plusieurs millions de personnes. Le nouveau dispositif de chômage partiel longue durée sera indemnisé à 84% du salaire net. Il entrera en vigueur dans très peu de temps, le 1er juillet. On va essayer d'y voir plus clair avec vous, Benjamin Smadja. Concrètement, que prévoit ce nouveau dispositif ?
Il s'adresse aux entreprises qui connaissent une baisse importante de leur activité. On pense à l'aéronautique, à l'automobile ou le tourisme. Dès le 1er juillet, ce dispositif permettra d'indemniser les salariés à 84% du salaire net, 100% pour les salariés au SMIC. L'État prendra en charge le salaire jusqu'à 85%. L'entreprise, de son côté, prendra en charge les 15% restants. Et ce dispositif peut s'étaler sur 2 ans maximum. Mais attention, pour qu'il soit mis en place, il faut qu'un accord collectif, majoritaire ou de branche soit signé. Pendant cette période, les suppressions d'emplois sont possibles. Mais elles devront bel et bien figurer dans cet accord d'entreprise.
Et c'est donc un dispositif un peu plus généreux que le chômage partiel classique. D'ailleurs, les règles vont considérablement être modifiées.
Effectivement, à compter du 1er octobre, le salarié touchera non plus 84% de son salaire net, mais 72%. Pour la prise en charge, pareil, l'État se montre moins généreux. Il finance 60% et l'entreprise devra donc compléter les 40% restants. Pour ce dispositif classique, pas besoin d'accord d'entreprise. En revanche, l'employeur devra imposer le maintien de l'emploi pendant toute la durée de ce chômage partiel.
Merci Benjamin. Participation très faible attendue pour le second tour des élections municipales. C'est dimanche, dans les communes évidemment, où les maires n'ont pas été élus dès le premier tour. Selon un sondage Odoxa réalisé pour l'Express, 22% des personnes interrogées ont décidé de ne pas aller voter. Et 30% ne sont même pas au courant qu'il y aura un second tour. Reportage à Venve, dans les Hauts-de-Seine, où Romain Poiseau a pu constater que les habitants ne se sentent pas franchement concernés par ces municipales. Dimanche, rendez-vous dans les urnes, c'est affiché partout sur les panneaux de la ville.
Pour autant, Ibrahima n'est toujours pas au courant de ce qui se passe le 28 juin. C'est lié à quoi ? La musique ? La politique ? De toute façon, pour lui, voter n'a plus aucun sens. Je ne fais plus confiance aux politiques en fait. On dirait qu'ils sont guidés par l'émotion parfois. On ne raisonne pas dans le calme en fait. Coralie, elle, n'a pas la tête à voter. Elle a d'autres préoccupations que les élections municipales.
Parce qu'à l'heure actuelle, il y a le Covid, mais il y a aussi les emplois. Non, ce n'est pas l'essentiel.
Le Covid-19, grand perturbateur des municipales. Laura n'ira pas voter à cause de la crise sanitaire.
Je dois m'occuper de mes grands-parents, du coup je ne veux pas prendre le risque en fait d'y aller. Même si je suis masquée, qu'on apporte le stylo, que c'est super bien géré, je... non.
Selon un sondage Odoxa, 30% des électeurs ne seraient pas au courant de l'existence d'un second tour. Et un quart aurait décidé de ne pas aller voter. Il faut s'attendre à une abstention record pour Gail Slimen, président d'Odoxa.
On a vu la politique passer au second plan des priorités des Français. C'est déjà ce qui s'est passé au moment du premier tour qui avait consacré un record d'abstention. Ça leur apparaissait tellement secondaire cette question électorale qu'ils n'avaient pas voulu se déplacer. C'est triste, mais ce n'est pas très étonnant.
Au premier tour des élections municipales, plus d'un Français sur deux n'est pas allé voter. L'île-de-France, le trafic des RER est très fortement perturbé aujourd'hui à cause d'un déraillement d'un train. Hier, il n'y avait pas de voyageurs, pas de blessés. Donc, température caniculaire attendue à Paris. 35 degrés, chaleur plus pollution, égale restriction de circulation dans l'agglomération parisienne. Seules les voitures munies d'une vignette critère de 0 à 2 sont autorisées à circuler aujourd'hui. Le couturier Jean-Paul Gauthier, nommé ambassadeur de CIDAction, l'association se mobilise aujourd'hui. Elle aurait dû annuler son traditionnel événement en avril dernier.
Une soirée avec de nombreux artistes est organisée ce soir sur France 2. Florence Thuy, directrice générale de CIDAction, espère que les dons seront nombreux.
C'est pour nous une occasion unique et une grande chance de pouvoir de nouveau avoir une journée de mobilisation. C'est important de ne pas oublier qu'aujourd'hui, il y a par exemple en France 173 000 personnes qui vivent avec le VIH. On est effectivement très inquiets pour nos engagements financiers à partir de 2021. On est aussi dans un contexte difficile. On est bien conscients qu'en ce moment, c'est aussi compliqué pour les Français qui ont aussi des difficultés économiques. Mais on sait aussi qu'on peut compter sur leur générosité et leur envie de continuer ensemble à lutter contre le VIH.
Un numéro vert contre la maltraitance animale. Un fonds pour aider les refuges. Au total, 120 recommandations pour améliorer la condition animale en France. C'est très concernant. Un Français sur deux possède un animal de compagnie. On a choisi de s'intéresser ce matin à la lutte contre l'abandon. Le rapport propose de mettre en place une attestation de connaissance minimale obligatoire pour détenir un chien ou un chat. Dispositif que la SPA a déjà mis en place. Reportage de Thomas Chupin à Compiègne dans l'Oise.
Et parmi la centaine de chiens dans ce refuge SPA, Snoop en est à sa troisième famille adoptive en quelques mois. Anthony, l'un des salariés du refuge. Alors, ils n'étaient effectivement pas prêts à accueillir un chien qui ne peut pas rester seul 5 minutes.
Parce que même sous la douche, le chien, il commence à pleurer. D'où l'intérêt d'avoir des adoptants responsables qui viendront pour adopter Snoop. Une vraie sélection des adoptants s'est donc installée ici.
Parce qu'Anthony a croisé de nombreux pseudos amoureux des animaux.
Effectivement, les gens quand ils arrivent ici, ils veulent un chien dit clé en main. Que l'animal, il soit directement éduqué, qu'il sache rester seul. Et c'est vrai qu'il faut être prêt à ça.
Il est donc obligatoire de remplir un long questionnaire pour que l'adoption soit acceptée. Christelle dirige ce refuge SPA. On demande les conditions d'accueil. Jardin, pas de jardin, balcon. Qui sait qui le promènera ? Combien de balades par jour ? Il y a aussi d'autres questions. Par exemple, le comportement à avoir lors d'une bagarre entre chiens. La SPA vient aussi vérifier au domicile des adoptants que tout se passe bien. Quand ça ne correspond pas, on leur dit non. Des fois, les gens y comprennent. Ah bah oui, on n'avait pas réfléchi à ça. Que l'animal sera malheureux avec eux. Et en moyenne, c'est un visiteur sur dix ici qui se voit refuser une adoption.
Voilà, la condition animale, on en parle justement avec Loïc D'Ambreval, qui est député de la République En Marche des Alpes-Maritimes. Bonjour. Bonjour. Vous êtes président du groupe d'études de conditions animales de l'Assemblée nationale. Vous faites des propositions, donc, pour améliorer la condition animale. Alors, il y en a beaucoup. Mais par exemple, interdiction de la vente de chiens et de chiens en animalerie, foire et exposition. Et sur les sites internet généralistes. Très important ça. Oui, je sais. C'est internet généraliste, c'est le bon coin où c'est Facebook. Il y a là un marché de l'animal de compagnie absolument extraordinaire.
Avec achat d'impulsion, qu'est-ce qu'il est mignon, j'en veux. Je me rends compte ensuite que ce n'est pas le bon animal pour moi.
Surtout avant l'été. Surtout avant l'été. J'ai choisi un de ski. Et derrière, je l'abandonne. Donc, ce type d'achat, comme on achète un frigo, en fait, il faut qu'on l'arrête.
Et il faut que ce soit des éleveurs professionnels ou amateurs, mais des éleveurs dont c'est le travail, ou des refuges comme la SPA ou comme plein d'autres refuges. Parce que la SPA, c'est 60 refuges, il y en a quand même près de 900 en France. Eh bien, met à disposition ces animaux pour faire en sorte que le mariage, que c'est un mariage, ça va durer des fois 10, 15, 20 ans. Eh bien, il se passe bien et qu'il n'y ait pas un divorce après. Bien. Réglementation des élevages professionnels. Oui. Ça aussi, c'est important. Chien et chat. Il y a des fermes à chiots en France. Oui. C'est des milliers de chiens qui sont produits tous les ans. Oui.
Avec des chiots qui sont sans contact avec des êtres humains, qui ne sont pas socialisés, qui sont sevrés extrêmement tôt pour pouvoir être vendus plus vite.
Je ne dis pas que c'est l'ensemble des éleveurs. Ce n'est pas du tout le cas. Mais ça, ça existe. Et ça, il faut y mettre fin également. Parce que derrière, c'est des problèmes de socialisation.
C'est derrière de l'agressivité parfois des animaux. En tout cas, des troubles de comportement. Première cause. Troubles de comportement. Première cause d'abandon des chiens et des chats en France. Loïc d'Ambreval, l'identification des animaux. Comment pourrait-on améliorer les choses ? Il faut que les vétérinaires qui sont les seuls professionnels habilités en France à identifier un animal. Oui. Plus électronique. Oui. Et également, plus de pouvoir pour faire en sorte de signaler celles et ceux qui refuseraient de l'identifier. Identifier son animal de compagnie, c'est obligatoire par la loi. Oui. Et oui. C'est obligatoire. Mais est-ce que tout le monde le fait ? Non.
Il y a à peu près 70% des chiens qui sont identifiés et 40 ou 50% des chats. Et là, ça, c'est un vrai problème. Il faut qu'on augmente ce taux. Et donc, il faut qu'on donne plus de pouvoir aux vétérinaires qui devra signaler les propriétaires qui disent « moi, je ne veux pas ». Oui. Ça, c'est important. Stérilisation obligatoire. Des chats libres, des animaux non destinés à la reproduction ? Oui, parce qu'on a en France et dans plein de communes, c'est une véritable plaie pour les mères et une plaie également pour les animaux qui sont en situation de mal-être, des îlots de chats libres qui se multiplient.
Ça crée des problèmes de voisinage, des problèmes sanitaires, des problèmes de bien-être de l'animal. Et ça, effectivement, le chat, c'est un couple de chats, au bout de 4 ans, c'est 20 000 chats. Combien ? Un couple de chats, au bout de 4 ans, c'est 20 000 chats, potentiellement. Potentiellement 20 000 chats. C'est extrêmement prolifique, le chat. Et donc, ça veut dire que là, sur le chat, il faut agir pour faire en sorte qu'il n'y en ait pas comme ça dans les campagnes. Oui. Augmentation du nombre de chiens et de chats. Donc, vous l'avez dit, il faut renforcer le pouvoir des vétérinaires. Et la maltraitance animale. La maltraitance animale, là aussi.
Le renforcement des sanctions, j'imagine, et de la répression.
Vous savez, il y a un article du Code civil de 2015 qui dit que l'animal est soumis au régime des biens. Mais il n'est même pas soumis au régime des biens, en réalité.
Puisque, en fait, je casse un réverbère sur la place de la Consorde. 70 000 euros, 100 000 euros d'amende. 70 000 euros de... Pardon, 7 ans de prison, 100 000 euros d'amende. Oui. Je coupe un chien en deux vivant, 2 ans de prison, 30 000 euros d'amende. Allez, d'accord. Donc, en fait, un bien public culturel ou un bien public, si je le dégrade, c'est plus sanctionné que si je tue un chien vivant, voire que je réalise des actes de cruauté ou des sévices sexuels. Alors, dernière question, Loïc d'Ombreval. Ce texte, ce texte va être discuté à l'Assemblée ? Alors, ce texte, pour l'instant, il est entre les mains du ministre, qui va, pendant plusieurs mois, analyser... Didier Guillaume ? Oui.
Qui va analyser ce texte. Oui. C'est 120 propositions, 300 pages de rapports, et qui décidera, à la rentrée, des mesures qui seront conservées. Bon, eh bien, merci, Loïc d'Ombreval. Nous vous recevons à nouveau pour défendre la condition animale. Allez, je suis avec Didier Raoult dans quelques minutes. 8h20, sur RMC, bien sûr, et sur BFM TV.
RMC, Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.
Il est 8h20, juste à la seconde près. Professeur Didier Raoult, bonjour. Bonjour. Vous êtes infectiologue, professeur de microbiologie. Merci d'avoir accepté d'être ici, en direct. Vous savez combien je tiens au direct. Fête de la musique, rassemblement, manifestation, vous avez vu ça, manifestation en plein air, sans distanciation sociale, moins de masques portés, nous recommençons à nous embrasser, à organiser des barbecues, des fêtes de famille. Est-ce que ce relâchement est dangereux, professeur ? Je ne sais pas s'il est dangereux. Et puis, globalement, encore une fois, vous arriverez difficilement à me faire prédire quelque chose, parce que ce n'est pas le fond de ma nature.
Donc, il témoigne d'une chose, c'est que la bouffée épidémique est passée, derrière nous, ce qui se passera à l'avenir, je n'en sais rien du tout, et que donc, il est naturel que la vie normale reprenne son cours. Donc, là, elle se fait plus ou moins rapidement, là, elle s'est faite progressivement, la vie doit reprendre son cours, on peut bien. Oui, parce que je lisais votre livre, votre dernier livre, qui a été revu, d'ailleurs, et je vois à la page 107, l'épidémie est en train de se terminer. Est-ce que l'épidémie est en train de se terminer ? Oui ou non ? Ah, celle-là, oui, si vous voulez.
Il y a, j'ai expliqué plusieurs fois, au début d'une épidémie, on ne sait jamais quelle forme elle va avoir. Mais attendez, ce n'est pas grave. Les épidémies, elles finissent toujours par s'arrêter, même les pires. Simplement, la forme qu'a l'épidémie est variable, en fonction des différents microbes qui la causent. La forme de cette épidémie-là, c'est une forme que l'on a vue, que l'on voit dans toutes les infections à coronavirus saisonnières, c'est-à-dire une courbe en cloche, qui est assez commune, c'est celle qu'on voit pour la grippe, c'est celle qu'on voit. Donc, on peut très bien... Donc, elle ressemble à la grippe, elle est saisonnière, comme la grippe.
On ne peut pas dire, pour l'instant, qu'elle soit saisonnière. Elle deviendra peut-être saisonnière. Pour l'instant, elle a été synchronisée à une saison, qui a été le printemps, en l'occurrence. Et ce qu'elle deviendra ultérieurement, on n'en sait rien. Le virus, on ne sait pas. On ne sait pas du tout. Ce matin, j'avais un auditeur qui m'appelait, qui était à Los Angeles, qui me disait, dans l'Arizona, en Floride, il y a une recrudescence de l'épidémie, alors qu'il fait une chaleur folle. Il fait 40 degrés à l'ombre. Oui, c'est une illusion assez européenne, si vous voulez.
Les maladies que nous avons découvertes, à l'époque, beaucoup de sciences étaient inventées en Europe, et qui étaient saisonnières l'hiver, on a fini par penser que c'était des maladies liées au froid. Oui. Ce qui n'est pas vrai, parce qu'il y en a en Afrique. La grippe, il y en a toute l'année en Afrique, et c'est plutôt pendant la saison chaude qu'il y en a le plus. Donc, si vous voulez, le paramètre juste, simple, c'est parce qu'il fait froid que il y a le virus de la grippe, est une fantaisie, ce n'est pas vrai. C'est une fantaisie. Oui. C'est une observation limitée par les Européens de la zone tempérée du nord de l'hémisphère nord. Bien. Si retour de l'épidémie possible...
Vous dites, moi, je ne fais pas de prévision. Je ne sais pas si l'épidémie va revenir, s'il y aura une deuxième vague ou pas de deuxième vague. D'ailleurs, tous les chercheurs, tous les médecins, tous les infectiologues disent à peu près la même chose. Vous l'avez remarqué, vous dites comme les autres. Les autres disent comme vous. Didier Raoult, si retour de l'épidémie, il faudra-t-il reconfiner ? Je ne sais pas. Sur le confinement, je suis très... J'allais y venir. Je suis très réservé parce que le confinement est une mesure politique. Oui. Et qu'en tant que tel, les facteurs qui déterminent que l'on va confiner ou pas confiner ne sont pas que des facteurs scientifiques et médicaux.
Donc, il y a des éléments dans le confinement qui, écoutez, c'est meilleur pour la société, plutôt que les gens soient affolés. Il y a le lien de causalité, ce que nous, on appelle le lien de causalité, la démonstration que le confinement généralisé permet de mieux maîtriser. L'infection n'est pas claire. Bon, mais la question est plus simple, professeur. Est-ce que le confinement a sauvé des vies en France ? C'est possible, je n'en sais rien. On ne le savait pas. Dedans, moi, je rappelle souvent, mais comme je l'ai dit, je ne peux le répéter, personne ne doit s'en souvenir.
Vous savez, le désastre de 40, la panique en 40, en juin 40, a fait que les deux tiers des parisiens sont partis sur la route et qu'il y a eu 100 000 morts dans la débâcle, plus que les 58 000 soldats qui étaient morts jusqu'à ce moment-là. Et donc, la peur panique a des conséquences qui sont dramatiques. Et ça, c'est la gestion du politique de faire qu'il n'y ait pas une peur panique. Donc, les politiques ont eu peur. Les politiques ont cédé à la peur pendant cette période. Je ne sais pas s'ils ont cédé à la peur ou géré la peur. Je n'en sais rien. Vous ne savez pas. Gérer la peur, éclairée par qui ? Éclairée par des scientifiques. Didier Raoult.
Oui et non, parce que ce conseil scientifique n'était pas composé de scientifiques ? Si vous voulez, les choses sont parties sur une surréaction au départ chinoise, sur quelque chose dont, si les gens veulent bien regarder les chiffres, être lucides. Si vous voulez, 6 000 morts en Chine dans l'année, si vous voulez, c'est totalement invisible sur cette population. Donc, si vous voulez, d'un coup, il y a eu une surréaction par rapport à l'épisode épidémique précédent où la Chine avait été accusée de dissimuler le début de l'épidémie du SARS. Et je pense qu'ils ont voulu montrer qu'ils ont effectivement une approche extrêmement méthodique et pragmatique de la gestion des nouvelles épidémies.
Ils ont voulu montrer que là, il y avait une énorme épidémie qui l'avait parfaitement gérée. Donc, les choses ont commencé à affoler la planète avant même qu'il y ait le cas en dehors de Chine. Et donc, ici, il y a eu effectivement une espèce d'excitation autour de ce domaine-là pour une maladie qui, si on l'analyse paisiblement et surtout si on la gère correctement, a une mortalité qui est de même nature que celle des infections virales respiratoires d'été. C'est-à-dire qu'en Europe, par exemple, il y a 10% des morts qui avaient moins de 65 ans et donc 90% qui avaient plus et 50% qui avaient plus de 85 ans.
Donc, ce n'est pas quelque chose qui est radicalement différent de ce qu'on avait l'habitude de voir sauf qu'il n'y a pas eu de morts chez les enfants. Oui, ou très peu. Ou très, très peu. Didier Raoult, vous avez dit hier... Moi, je vous ai regardé hier... Je vous remercie. Non. Comment l'avez-vous trouvé, d'ailleurs, cette... C'est intéressant, moi, je trouve que c'est... C'est un moment à l'Assemblée. Je pense que là, je ne sais pas, je pense que là, les politiques font leur métier. Là, c'est vraiment leur métier. C'est bien ? C'est bien. J'étais un ovni, avez-vous dit, dans ce conseil scientifique. C'est vrai, non ? C'est vrai, vous étiez un ovni. Pas de vrai sachant dans ce conseil ?
Vous l'avez dit, vous l'avez dit. Écoutez, moi, j'ai mes mesures à moi. Si vous voulez, j'ai un conseil scientifique que j'ai monté. Si vous voulez, c'est pas le même niveau. Vous êtes d'un autre niveau. À Marseille, vous êtes collectivement d'un autre niveau. D'abord, dans les manières fictuelles, c'est vrai. On nous le fait payer. Là, j'ai mes collaborateurs qui ont été sanctionnés hier au Conseil national des universités pour ça. Ce que je regrette, c'est pas bien. Mais enfin, le temps passe. Une victime. Vous êtes une victime, Didier Raoult. Non, écoutez, quoi qu'il m'arrive, de toute manière, jamais personne ne m'a plaint. Je ne veux pas commencer à mon âge.
Bon, on n'avait pas commencé à vous plaindre. Non, moi, je ne me plains jamais. Les autres ne me plaignent pas non plus. Mais vous avez dit, si on n'avait pas peur, on aurait eu deux fois moins de morts. C'est ce que vous avez dit. Si on m'avait écouté, on aurait eu deux fois moins de morts. Est-ce de la fanfaronnade, ça ? Je ne sais pas si j'ai dit ça. Je ne crois pas avoir dit ça. Si, si, si. C'est rare que j'ai qualifié les choses comme ça. Hier, souvent pas. Non, la chose... Pas hier, pas hier. Non, non, pas hier. Un autre jour.
Ce qu'on peut mesurer, si vous voulez, dans les éléments qui sont neutres, si vous voulez, qui ne dépendent pas de l'épidémie ou qui ne dépendent pas de choses annexes, on peut mesurer la mortalité chez les gens de moins de 65 ans. Voilà, c'est un très très bon marqueur. Il est clair que chez nous, la mortalité des moins de 65 ans est très en dessous de celle de la moyenne européenne et que dans la France, elle est supérieure à celle de la moyenne européenne. Donc, ça doit vous faire poser des questions. Chez vous ? À Marseille. À Marseille. Mais à Bordeaux ? Mais à Rennes ? Alors, à Bordeaux... Mais je ne sais pas, moi. Ailleurs, en France, il faut les regarder.
Il n'y a pas que Marseille, Paris, Paris, Marseille. Non, mais ce qui était intéressant, c'est que nous, on a des données assez précises. On avait... Alors, bien sûr, nous, les stratégies thérapeutiques qu'on a mis en place sur le plan du traitement ont été utilisées beaucoup. Sur le plan des tests, malheureusement, les gens n'avaient pas le choix. Donc, il y avait que chez nous qu'ils pouvaient faire des tests. C'est comme ça. Donc, on a cette donnée-là. Après, on a comparé les grandes régions. Donc, la région Île-de-France, il faut que vous soyez lucide. Vous savez, il y a eu plus de morts dans la région Île-de-France que dans toute la Chine, quand même. Donc, ça doit poser des questions.
Il y a eu beaucoup de morts. Il y a eu dans le Grand Est. Il y a eu beaucoup de morts aussi en Lombardie. Il y a eu beaucoup de morts dans le Grand Est. Mais la structure de la mortalité dans le Grand Est et dans la région parisienne est très différente. Parce que dans le Grand Est, il n'y a pas de surmortalité par rapport à l'Europe chez les sujets jeunes. Alors qu'ici, il y en a. Et que donc, ça, ça doit poser une question. D'autre part, nous, on peut comparer quand même la mortalité des gens hospitalisés. On peut comparer la mortalité des gens en réanimation. Et ça, il y a des différences qui sont significatives.
Alors, vous avez dit justement, pour corroborer ce que vous venez de dire, on n'a pas soigné les gens. C'est un choix qui a été fait. On n'a pas soigné les gens. C'est-à-dire que vous affirmez que des médecins ont tué des patients, s'ils n'ont pas soigné. Non, non, non. Gardez vos déductions pour vous-même et pas pour moi. Mais ce ne sont pas des déductions. Si, si, si. Vous faites des déductions. Ce que je vous dis, globalement, quand on dit aux gens, si vous êtes malade, restez à la maison, ils prenaient des doliprane, on ne soigne pas les gens. C'est le point final. Après, les déductions... Donc, on risque de les tuer. Ils risquent de mourir, en tout cas.
Oui, on risque de les tuer, les médecins qui prennent ces décisions. Que les gens meurent ou que vous les tuez, c'est un point différent. Moi, j'assume très bien ce que je fais. Chez moi, les gens que j'ai soignés, il y a 0,5% de mortalité. Pardon, Didier Raoult. Vous avez dit aussi, ici à Paris, on comptait les morts, moi, je comptais les positifs. Vous l'avez dit. Oui, c'est vrai. C'est vrai ? Mais n'est-ce pas insultant, quand même, à l'égard des soignants de France, des familles de victimes ? Je vous pose, franchement, ça a choqué. Vous comprenez que ça a choqué ? Vous croyez ? Je vais vous dire. Allez-y, cites-moi. Ici, je ne viens pas souvent. Oui. Mais ici, tant mieux.
À Marseille, je suis extraordinairement populaire. Mais je ne savais pas comment les choses se trouvent. Ça n'a rien à voir, ça. Si, si, si. Donc, vous croyez que les gens, vous croyez que les gens, c'est pas la popularité qui soigne, Didier Raoult. Non, c'est moi qui soigne. Bon, c'est pas vous non plus qui soignez. Vous avez déjà soigné quelqu'un dans votre vie ? Ah, mais moi, je ne suis pas mal. Vous avez sauvé quelqu'un dans votre vie. Non, alors, calmez-vous. Calmez-vous. Non, mais Didier Raoult, moi, je suis calme. Non, mais ne m'expliquez pas la médecine, mais ne m'expliquez pas ce que c'est soigner les gens. Je ne vous expliquez pas. Je n'ai fait que soigner les gens.
Je fais soigner les gens, mais si vous ne faites pas le diagnostic des gens, vous ne pouvez pas les soigner. Mais je ne vous mets pas en d'autres localités de médecine. Donc, ce que je vous ai dit et ce que je vous répète, et n'en faites pas de déduction foireuse, je vous ai dit, quand on dit aux gens, ne faites pas de diagnostic, restez à la maison, et que le message de Samu, on ne tue pas les gens. Écoutez, vous allez me le répéter 10 fois, puis je vais me lever et m'en aller. Donc, vous écoutez ce que je vous dis, ce serait une erreur. Non, je m'en fiche de vous. Oui, moi aussi, je m'en fous. Donc, si on s'en fout, on peut partir tous les deux, je m'en fous. Bon, alors allez-y.
Vous l'avez bien compris. Allez-y. Vous m'en ferez ? Allez-y. Allez-y. De nombreux professeurs de médecine, allez-y. Partez, ne partez pas, j'ai des questions à vous poser. Non, mais posez-moi des questions intelligentes, et arrêtez de me répéter les choses. Alors, est-ce que vous avez tué des gens ? Ne me dites pas que je ne pose pas de questions intelligentes. Si, je vous le dis. Bon, vous n'êtes pas journaliste. Je ne suis pas journaliste, mais je suis un humain normal. Moi, je ne suis pas médecin. Vous n'êtes pas journaliste, on est d'accord. Ne me donnez pas de leçons de médecine. Je change de sujet.
De nombreux professeurs de médecine, des femmes, des hommes, médecins, infectiologues, sont-ils achetés par l'industrie pharmaceutique ? Oui ou non ? Non, mais vous posez des questions qui sont trop simples. Je suis désolé. Ce n'est pas acheté. Est-ce qu'ils ont des conflits d'intérêts ? Est-ce qu'il y a des conflits d'intérêts ? C'est évident qu'il y a des conflits d'intérêts. Quand les objectifs de l'essai majeur étaient de faire exclusivement du Redem-Sivir, alors qu'on savait exactement au même moment que le seul qui avait fait la preuve de son efficacité, c'est l'hydroxychloroquine, et qu'on ne parle absolument pas de l'hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques mis en France.
Mais pourquoi ça ? Parce que c'est un laboratoire, Guilhade, qui fabrique, qui propose ce traitement ? Oui, c'est le médicament de Guilhade. Oui, c'est pour ça. Et certains médecins sont achetés par l'industrie pharmaceutique. Écoutez, arrêtez, je sais que vous êtes journaliste, mais arrêtez de dire qu'il est acheté, arrêtez de dire qu'on l'a tué, ce n'est pas des termes que j'emploie. Non, mais je sais que vous ne les employez pas, c'est vrai. Gardez-les pour vous, parce que la troisième fois, je vais me lever et m'en aller, parce qu'on ne me parle pas comme ça, et n'essayez pas de me faire dire qu'il y a des gens qui sont achetés, et qu'il y a des gens qui ont tué.
Je ne dirai pas ça, c'est indigne de dire la chose pareille. Personne n'a t'acheté et personne n'a acheté.
Je n'ai pas dit ça, j'ai dit, encore une fois, qu'il y avait des conflits d'intérêts, j'ai dit que quand on recevait de l'argent, ce qui est une règle générale, d'une industrie dont on va parler des produits, on doit, un, le mentionner, ce qui souvent n'est pas fait, et deuxièmement, on doit renoncer à faire partie d'un groupe qui est le conseiller de l'État sur des médicaments, avec qui on a des relations, et ça n'est pas que des relations financières, ça peut être des relations personnelles, c'est-à-dire que si on est marié avec quelqu'un qui est directeur de l'industrie pharmaceutique, eh bien, on n'est pas qualifié pour parler de ça, parce qu'on a des liens.
Et vous avez d'ailleurs, justement, parlé de conflits d'intérêts en débutant hier votre intervention à l'Assemblée Nationale. Alors, vous, vous avez une fondation, je ne vous accuse pas de conflits d'intérêts, professeur Raoul, que les choses soient claires, une fondation qui gère votre institut, qui est un institut qui fait un travail remarquable, tout le monde s'accorde à le dire. Vous avez donc une fondation, et dans cette fondation, évidemment, il y a des laboratoires, c'est normal. Il n'y en a plus. Il n'y en a plus du tout aujourd'hui ? Non.
On avait essayé, c'était au moment où les fondations ont été créées, un des objectifs du grand emprunt avait été de faire ce qu'on appelle la recherche transnationale, c'est-à-dire de mettre un pont entre la recherche fondamentale, la recherche médicale et le développement économique. Et donc, on avait fait le tour, et parmi les gens qui auraient pu, qui n'ont pas été fondateurs, mais qui ont été partenaires, j'avais rencontré à l'époque les gens de Sanofi, qui ont beaucoup de drogues anciennes, sur lesquelles on réfléchissait déjà à faire du repositionnement. Le Doliprane, parmi les drogues, le Plaquenil. C'est des drogues génériques.
Et donc, on a commencé les discussions, ça ne les a pas intéressés, au bout de 3 ans, au bout de 4 ans, ils sont partis, ils ont donné 50 000 euros par an à la fondation, et pour que les choses soient claires, on ne peut pas utiliser, quand on donne de l'argent à une fondation, en dehors de contrats passés avec la fondation, lorsqu'on finance une fondation, il ne peut pas y avoir de lien... Non, plus de lien avec Mérieux, plus de... Si, si, si, si, c'est un de nos fondateurs, Mérieux, bien sûr. Oui, Mérieux, qui travaille sur les vaccins et sur les tests de dépistage. Mérieux ne travaille pas sur les vaccins, pourtant que je le sers, c'est un laboratoire qui...
Céva aussi, je crois, Céva, Céva qui est un laboratoire de santé animalière, c'est cela ? Non, avec Céva, il y a un contrat d'un de mes collaborateurs, avec Céva, pour évaluer l'efficacité d'un vaccin pour les chemagnoces et les chiens, je crois. D'accord, d'accord. Ce qui vous a permis, peut-être, de tester plus facilement aussi, non ? Parce que c'est un choix que vous avez fait, un choix qui s'est avéré judicieux, Didier Raoult. C'est-à-dire que vous avez beaucoup reproché, finalement, aux responsables politiques, en France, de ne pas avoir testé plus tôt. En avait-on les moyens, d'ailleurs ? Oui. Oui ? Oui, oui, bien sûr.
Non, ce qu'on a développé, si vous voulez, parce que je pense que c'est la biologie moderne, c'est à laquelle il va bien falloir se mettre, si vous voulez, c'est qu'il y a une explosion du diagnostic moléculaire qui est absolument colossale, c'est-à-dire qu'on a les moyens, facilement, maintenant, de tester les 20 virus qui donnent des infections respiratoires, et que donc, c'est une chose qui doit rentrer dans les mœurs, devenir systématique, et que donc, nous, on a des outils qui permettent, en particulier, de fabriquer, nous-mêmes, nos réactifs, ce qui fait que ça coûte 10 ou 100 fois moins cher, et qu'on a l'habitude de faire ça.
Donc, on a une organisation pour le faire, et on considère, bien entendu, que c'est critique, c'est-à-dire que le diagnostic des maladies infectieuses, actuellement, la plupart du temps, est moléculaire, donc c'est des outils qu'on a développés. Alors, l'hydroxychloroquine, si l'on avait administré ce traitement à tous les patients atteints du coronavirus, combien de décès aurait-on pu éviter ? On aurait pu éviter beaucoup, franchement, beaucoup de décès en France ?
Non, mais, globalement, il y a un travail qui vient de sortir de l'assistance publique de Paris, qui a comparé le groupe sur 4500 personnes, le groupe de ceux qui avaient reçu l'hydroxychloroquine au groupe de ceux qui ne l'avaient pas reçu. Il y a 20% de morts en moins dans le groupe d'hydroxychloroquine. Ce ne sont pas mes données à moi, c'est les données faites ici à Paris. Donc, on a calculé que sur leur échantillon, eh bien, si cette donnée-là, qui était très significative, était généralisée, ça faisait déjà 150 morts de moins.
Mais pourquoi, pourquoi est-ce que ce médicament, ce traitement, je préfère l'hydroxychloroquine, pourquoi est-ce que ce traitement n'a pas été administré sur toute la planète puisqu'il était si efficace ? Je ne comprends pas. Parce que vous ne regardez pas la planète. Parce que je vous dis, il y a 4,5 milliards de personnes dans le monde qui vivent dans des pays dans lesquels l'hydroxychloroquine est recommandée pour le traitement du Covid. Au Brésil, aux Etats-Unis ? Au Brésil, aux Etats-Unis, en Inde, en Chine, en Bourgée. Oui, il y a beaucoup de morts au Brésil, aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, elle n'est pas recommandée de manière générale. Et globalement, vous savez, c'est ce débat.
Oui, il y a un débat. Non mais moi, je vous parle de pays dans lequel c'est recommandé. Donc, pas d'extrapolation hasardeuse en Inde, en Chine, dans tout l'extrême-Orient, dans tous les pays du Maghreb, la moitié des pays d'Afrique noire, une grande partie de l'Amérique du Sud. Donc, vous savez, quand vous comptez tout ça, ça fait... 4,5 milliards de gens. Oui. Donc, ce n'est pas parce que vous vous focalisez d'abord sur Paris et ensuite sur l'Europe de l'Ouest. Ce n'est pas le centre du monde. Je ne suis pas parisien. Ce n'est pas le centre du monde. Oui. Donc, ce n'est pas parce que vous n'avez aucun doute sur l'efficacité de ce traitement.
Là, je vous le dis, je vous le dis, vous n'avez aucun doute sur l'efficacité de ce traitement. Non, mais vous savez, chacun doit rester dans son métier. Oui. Moi, nous, on a détecté massivement les gens, on a fait 5 000 diagnostics de Covid, on en a traité 4 000, sur les 4 000, la publication est online aujourd'hui, sur les 4 000, il y a un 3 700 qu'on a rapporté, sur les 3 700, il y a, je crois, 3 200, 3 300, qu'on a traité par hydroxychloroquine et azithromycine, on a une mortalité de 0,5%. Après, vous pensez un peu ce que vous voulez. Je ne vous pose une question. ne croyez pas que je pense. La question, moi, je n'ai pas de question sur les travaux scientifiques des autres.
On a décidé de diagnostiquer les gens, de les prendre en charge, de les traiter. Dans les éléments de ce traitement, il y avait l'hydroxychloroquine et l'azithromycine, mais il n'y a pas que ça, il y avait tout le soin. Les conditions de diagnostic qui avaient été données après peut-être l'opinion du conseil scientifique, je n'en sais rien, étaient des conditions diagnostiques qui ne s'appliquaient pas à cette maladie parce que cette maladie, personne ne la connaissait quand on a commencé à faire des recommandations. Est-ce qu'on la connaît d'ailleurs vraiment encore bien ? Moi, oui. Vous, vous la connaissez bien ? Ah oui. Vous, vous la maîtrisez, là ? Vous la connaissez bien ?
En tout cas, mieux que les autres. Oui, mieux que les autres. Ah oui. Mais vous faites tout mieux que les autres ou pas ? Non, mais écoutez, je m'en fous. Attendez, j'ai une série mondiale, personne n'a ça. Personne n'a autant de données, personne n'a testé autant de gens, personne n'en a vu autant et personne n'a les données que nous avons maintenant sur les séquelles dont vous n'avez même pas encore entendu parler. Donc, oui.
La réponse est parler des séquelles, malheureusement, à travers des témoignages d'auditeurs sur RMC, par exemple, comme ce matin, comme ce matin, une auditrice, quatre mois après son Covid, qui souffre, qui souffre de problèmes cardiaques, qui souffre, qui a l'impression d'avoir un infarctus tous les deux jours, qui est essoufflé en permanence. Je sais. Que savez-vous, justement, sur ces séquelles ? Puisque vous connaissez cette maladie, que savez-vous sur ces séquelles ? Sur ces séquelles, on se rend compte qu'y compris chez des gens qui n'étaient pas considérés, que nous, nous avons diagnostiqué et chez qui on a fait des scanners.
On a fait beaucoup de scanners, pas autant que ce qu'on pouvait, mais on a déjà fait 2 300, ce qui est plus que les autres. Donc, on a analysé. Dedans, on a trouvé des lésions, y compris des lésions sévères. On a trouvé 65% des gens qui n'avaient pas de signe respiratoire. Donc, à qui on disait au SAMU, c'est pas la peine de venir. Je sens que 65% d'entre eux avaient des lésions au scanner. Dans ces 65%, il y avait, dans ces gens, il y avait 11% des gens qui avaient des lésions sévères au scanner et qui n'étaient pas considérés comme devant être, s'ils avaient téléphoné au SAMU, on leur a dit de ne pas venir. D'accord ? C'est les consignes qui étaient données.
Dans ces gens-là, nous les avons reconvoqués. On a reconvoqué 200 pour voir ce que devenait ça, pour savoir, parce que les Chinois, il fallait la littérature chinoise aussi, les Chinois ont décrit des fibroses pulmonaires, c'est-à-dire qu'il y a des espèces de cicatrices envahissantes qui se mettent au niveau des poumons et effectivement, on trouve ça. Donc, il y a 30% des gens qui sont passés en réanimation et qui en sont sortis, qui maintenant, c'est pas la deuxième vague d'infection, c'est la deuxième vague de la maladie. C'est la maladie, c'est la maladie. Il y a 30% qui ont des fibroses et on ne sait pas jusqu'où ça va. En Chine, il y a des gens... Donc là, on ne le sait pas.
Non, non, on ne sait pas. On regarde les choses évoluer à notre niveau. On sait qu'il y en a qui peuvent évoluer peu, mais qui peuvent évoluer très mal puisque les Chinois ont fait trois greffes pulmonaires. Ce qui veut dire qu'on ne sait pas tout. Non, non, non. Loin de là. Non, bien sûr. Pour l'instant, on est à ce sable-là. Nous, ce qu'on est en train de découvrir, qui n'a pas été décrit par les Chinois, mais parce qu'on utilise beaucoup un appareil d'exploration du cerveau qui s'appelle le PESCAN. On est en train de voir les modifications cérébrales qui ont été associées en particulier avec la perte de l'odorat.
Et on est en train de comprendre pourquoi il y a des gens qui ont des troubles de concentration, des troubles de mémoire. Et on voit les images qui nous permettent de savoir où c'est et qu'est-ce que c'est. Je reviens sur les politiques. Certains nous ont menti. Franchement. Je ne sais pas. Ce n'est pas du mensonge. Bon, j'oublie le mot. Emmanuel Macron, vous consulte toujours, vous téléphone toujours ? Je lui fais parvenir toutes les informations que j'ai. Oui, régulièrement. Régulièrement. Il en tient compte. Écoutez... Non, mais il vous répond. Je veux dire, il en tient compte. Il vous répond. J'ai vu certaines choses que je lui avais dit qui ont été utilisées.
Les médailles pour les soignants, c'est vous ? On dit que c'est vous. C'est vrai ? Parce que... Racontez-moi. Non, mais vous... Eh quoi ? Les médailles de l'épidémie ? Il y avait une médaille des épidémies qui existait. Et ça fait partie des choses qui ont été remaniées et sous Pompidou. Et tout ça a été regroupé avec l'ordre du mérite et toutes ces médailles spécifiques ont disparu à cette époque-là. Et je trouve que c'est bien de marquer symboliquement pour les gens qui ont investi beaucoup. Il y en a eu beaucoup. des gens qui ont investi beaucoup. C'est bien de marquer symboliquement que l'État l'aurait reconnaissant. Oui.
Vous avez vu, l'hôpital public et privé, d'ailleurs, les derniers chiffres annoncés, là, Olivier Véran, qui est prêt à injecter 6 milliards, je dis bien 6 milliards d'euros pour augmenter les salaires à l'hôpital. Hôpital public, EHPAD, et aussi dans le privé. 6 milliards, c'est indispensable. C'est indispensable parce que, si vous voulez, encore une fois, je trouve qu'on ne regarde pas suffisamment les données réelles, les chiffres. Pour la santé, c'est assez simple. Il y a quelque chose qui est produit par l'OCDE tous les ans qui s'appelle Human Health at Grants.
Et donc, si vous regardez, les médecins qui travaillent dans le public en France sont parmi les moins bien payés de toute l'OCDE. On manque de médecins. Les infirmières aussi. Les infirmières aussi. On manque de médecins. Vous êtes soignantes. On manque de... On manque de... d'équipements en radiologie qu'on est un des plus mal placés. On manque de scanners. On manque de trucs. Et ça a été une vraie volonté politique qu'il y a des décennies qui était un mécanisme intellectuel qui disait si on diminue l'offre, on va diminuer la demande. Ce qui est un fantasme. Et donc, moins de médecins, moins de machines pour diminuer l'offre.
Est-ce que vous regrettez de vous être exposé médiatiquement comme vous l'avez fait ? Non. Je vous dis ça parce que certains disent ou peut-être le dites vous je suis le professeur du peuple contre les mandarins. Non, mais c'est les autres. Écoutez, je m'en fous. Ils ont des raccourcis. Non, mais je m'en fous un peu de ce qu'on dit. Vous en foutez ? Complètement. Ce qu'on dit de vous, vous en foutez. On fout complètement. Ce n'est pas mon problème. Quel est votre problème ? Je n'ai pas de problème du tout. Je fais très bien. Non, mais je vous dis ça comme ça. Vous savez, la seule chose qui m'intéresse c'est l'estime de moi-même. C'est un point très important.
J'essaie d'être en accord avec moi-même et ne pas avoir honte de moi. Je fais ce qu'il faut pour. Je suis prêt à prendre des risques pour être effectivement en accord avec moi-même et l'estime des miens. C'est déjà bien. Oui, ça c'est important. Nous avons un point commun, vous voyez. Oui. Et le reste, si vous voulez, c'est pour avoir l'estime de moi-même je dois faire ce que je pense devoir faire.
Mais est-ce que vous...
Quand même, des contradictions, j'ai relevé, je ne vais pas faire la liste parce que je ne vais pas vous pousser à partir, mais des contradictions. J'en ai relevé des quantités dans vos déclarations. Non, mais écoutez, il n'y a pas... D'abord, plus on parle, plus on a de chances de dire des bêtises. Oui, ça c'est vrai. Ce qui est juste... C'est partagé. Arithmétique. Oui. Deuxièmement, l'idée que les humains... Moi, je ne suis pas un disque. L'idée que les humains ont et disent et expriment les choses de la même manière ou même pensent la même chose à tous les moments est un fantasme. Ce n'est pas vrai. Donc, bien entendu, moi, j'ai l'habitude de dire que les humains sont des...
En fonction de l'évolution de la virus. Oui, oui. Et puis, en fonction de la perception qu'on a des choses, vous savez, notre perception des choses n'est pas du tout une perception objective. On a une perception des choses qui évolue avec la connaissance, la réaction que l'on perçoit. On interagit avec le monde dans lequel on est. Donc, bien entendu, concrètement. Mais vous vous rendez compte aujourd'hui de l'importance médiatique que vous avez pu prendre ces dernières semaines de dire à haute ? Ça vous satisfait ou pas ? Peu importe. Je m'en fous. Non, mais je m'en fous et qu'est-ce que vous voulez que ça m'apporte ? Mais vous avez vu les politiques qui se sont écharpées à votre propos.
Vous avez vu ça ? Vous avez vu les soutiens ? Ceux qui vous soutenaient ? Ceux qui vous... Non, mais je vais vous dire. Moi, je ne crois pas que ce soit moi. Voilà. Du tout. Voilà. Moi, je pense que je suis l'objet qui révèle quelque chose. C'est pas vous. C'est pas moi. C'est ce que je répète souvent. Je m'excuse de le répéter. Vous savez, c'est les Russes de la raison, de Hegel. À un moment, il y a un problème de fond dans cette société et il s'exprime comme il peut. Et vous le voyez bien, ce tâtonnement existe partout dans toutes nos sociétés. Vous voyez bien, ces choix, y compris celui d'un outsider improbable qui était Macron comme président ou Trump aux Etats-Unis.
Vous voyez bien ces changements. J'ai voté Macron ? Ça, c'est ma vie privée. Ça ne vous regarde pas. Oui, d'accord. Et puis à Marseille. Pour qui allez-vous voter, d'ailleurs ? Ça ne vous regarde pas. Là, vous êtes sollicité aussi à Marseille. Ça ne vous regarde pas.
Non.
J'ai vu Martine Vassal qui venait vous voir. Très bien, elle vient me voir. Écoutez, tout le monde a le droit. Ils viennent tous vous voir, d'ailleurs. Non ? Oui. D'autre manière, je ne l'en mets. J'ai eu et j'ai vu tous les gens qui me demandaient parce que je trouve que c'est mon rôle d'informer les gens. Je ne l'informe pas qu'à travers notre média. Nous, j'informe les gens quand ils me demandent les questions de responsabilité. Je leur parle. Oui, la politique ne vous fascine pas particulièrement ? Non, non, non. Ce n'est pas mon métier. Je trouve que c'est extrêmement difficile. Vous n'en ferez jamais ? Non, non, non. Jamais ? Écoutez, j'ai dû en faire. Ça ne fait longtemps.
Je n'ai pas commencé à mon âge à changer de métier. Franchement, il y a un temps pour tout. Nous avons un point commun. C'est-à-dire ? Que nous ne ferions jamais de politique, ni vous ni moi. Dites-moi, Didier Raoult, pourquoi avez-vous dit qu'il est vraisemblable ? Parce que ça, ça m'a surpris quand même. Il est vraisemblable qu'une partie de l'activité humaine ait aidé à générer le réchauffement du climat. Mais je suis sceptique. Et le futur est imprévisible. Vous êtes sceptique. Bien sûr. Je suis même sidéré. Mais je suis sidéré que ce soit devenu une insulte d'être sceptique. Enfin, on vit dans un monde de fous. Mais on ne dit pas... Je vous demande. Vous êtes sceptique.
Pourquoi êtes-vous sceptique ? Mais sinon, je ne serais pas un scientifique. Sur la climatologie, vous êtes sceptique. Vous pensez que l'activité humaine... Je pense. Alors, allez-y. Précisez votre pensée parce que c'est... Écoutez, qu'il y ait... Les gens deviennent plus raisonnables. Qu'il y ait des changements climatiques, c'est vrai. Il y a des changements climatiques. Qu'il y ait... Que nous devions faire attention à ne pas détruire l'endroit dans lequel nous vivons, c'est une évidence. Et donc, en plus, moi, je suis écologiste par nature puisque toutes les maladies infectieuses ne sont que des maladies d'écosystème en soi. D'accord ? Après, je ne suis pas...
Je n'aime pas, si vous voulez, les simplifications extrêmes ni les discours qui deviennent des discours de propagande. En particulier, j'étais particulièrement irrité par Al Gore qui a fait fortune en se déplaçant dans les quatre coins du monde pour raconter qu'il n'y aurait plus de banquise et qu'il n'y aurait plus d'ours blanc. Et il faut regarder les déclarations d'Al Gore et ce qu'il a fait et ce qu'il nous a prédit pour 2012 et ce qui s'est passé. Donc, je n'aime pas les faux prophètes, je n'aime pas les gens qui donnent des caricatures de l'histoire et ça n'empêche pas les gens d'être raisonnables.
Mais il y a des moments où être raisonnable, c'est comme au temps de l'Inquisition, le fait d'être raisonnable devient, justifie le bûcher. Donc, le scepticisme, c'est la nature même des scientifiques. Si vous cessez d'être sceptique, si vous cessez... Vous doutez de tout. Bien sûr, bien sûr. Sauf de l'hydroxychloroquine et de son efficacité. C'est pas... Quand vous êtes mesquin. Mais je ne suis pas mesquin. Mais non ! Vous êtes tellement mesquin. Mais non ! Je vous explique une chose que vous ne voulez pas entendre. Oui. C'est la différence. J'ai beau l'expliquer à tous les journalistes, manifestement, vous avez un problème avec ça parce que c'est votre écosystème.
Vous, vous pensez que la question est une question. Vous pensez que la question est de... Vous, vous pensez ça et lui pense ça. C'est pas la question. Moi, je ne vous parle pas de ce que je pense. Je vous parle de ce qui est ma pratique, ce que je vois. Peut-être que mes sens... L'efficacité, donc, de ce que vous voyez. On est d'accord. De ce que je fais. Donc, il y a une différence entre dire et faire. Vous faites et vous ne doutez pas du résultat de ce que vous avez fait. Non, mais écoutez-moi... Vous m'assumez très bien, mais ça ne me gêne pas. Dans l'IHU, il est mort 38 personnes parmi les gens qui avaient un Covid et qui sont morts, moins que partout ailleurs.
Et je sais exactement de quoi ils sont morts. Donc, vous pouvez toujours me raconter des falaises en me disant qu'il drogue cycloreau qui ne les tue par truc. Vous me demandez si je le crois. Non, non, non. Je le sais. C'est une généralité. Bon, d'accord. Merci beaucoup. Non, non, c'est le choix dont je vous le dis beaucoup plus directement. Vous avez compris, j'imagine. Et donc, si vous voulez, vous pouvez me dire oui, mais lui dit ça. Mais qu'est-ce que vous voulez que ça me fiche ? Sauf si mes sens me trompent, ce qui est toujours possible. Ce n'est pas ce que j'ai vu.
Mais comme je ne suis pas tout seul, on est très nombreux à travailler là-dedans et qu'on regardait tous les jours, deux fois par jour, tous les patients. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui arrive ? Est-ce qu'on doit les passer en réanimation ? Est-ce qu'ils peuvent sortir ? Est-ce qu'ils sont encore contagieux ? Moi, je ne vous parle pas, vous savez, des études qui sont faites actuellement et qui sortent dans lesquelles on saisit sur le plan informatique les dossiers qui ont été remplis plus ou moins bien. On fait des analyses avec ça qui, personnellement, ne m'émeuvent pas.
Donc, je vous parle d'expérience et l'expérience, ce n'est pas, c'est une autre forme de savoir que la littérature, c'est une autre forme de perception du monde, c'est l'expérience physique. Bien. Merci, professeur Raoult, d'être venu ici en direct, je dis bien en direct, ce matin sur RMC et BFM TV. Il est 8h54.