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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 19 mai 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationTravail & emploi

"Halte à votre cynisme !", lance Sébastien Lecornu aux élus de la France insoumise - 19/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Que répond l'État concrètement pour que les métiers touchés puissent continuer à travailler ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Sébastien LecornuChiffre
    « Le baril de pétrole est passé de plus de 70 dollars avant la guerre à plus de 100 dollars aujourd'hui. »
  • 3:30Sébastien LecornuFait
    « Nous payons cash nos dépendances en la matière. »
  • 4:30Sébastien LecornuChiffre
    « Les 6 milliards d'euros que nous avons documentés devront être remis à jour. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Premier ministre, nos entreprises n'ont pas déclenché la guerre au Moyen-Orient, mais ce sont elles qui en payent aujourd'hui la facture. En effet, depuis le mois de février, le D3 d'Ormous est fermé. Ce point de passage par lequel transiter environ un/art du pétrole mondial est aujourd'hui infranchissable et rien n'annonce un retour à la normale.

Disons les choses simplement, cette crise risque malheureusement de s'installer et notre économie devra apprendre à vivre avec. Le baril de pétrole est passé de plus de 70 dollars avant la guerre à plus de 100 dollars aujourd'hui. Le prix du gaz lui a encore augmenté de plus de 15 % au 1er mai et notre croissance des affes fragiles en paye le prix.

Derrière ces chiffres, il y a des entreprises, des pans entiers de notre économie et surtout le quotidien de celles et de ceux qui travaillent l'agriculture où la flambée des engrais conduit certains à différer leurs achats en espérant un répi qui tarde à venir. La pêche où l'énergie peut représenter plus d'un tiers des coûts, le transport routier et les taxis où chaque plein rogne des marges déjà bien minces. Le bâtiment où les prix changent en quelques jours au point qu'un artisan ne peut plus établir un devis fiable partout.

Ce qui a été engagé hier se p aujourd'hui sur les marges et demain sur l'emploi. Car aujourd'hui, la vraie question c'est comment investir, embaucher, s'engager quand personne ne sait ce que coûtera un plein de carburant ou une tonne d'engrais dans 15 jours. À chaque nouvelle crise, le constat se répète.

Notre économie redécouvre sa vulnérabilité et ce sont toujours les mêmes qui en payent le prix. Ainsi, monsieur le Premier ministre, ma question est simple et je la pose pour eux. À l'agriculteur qui n'ose plus commander ses engrais, au pêcheur qui calcule chaque sortie en mer, à l'artisan qui ne sait plus chiffrer son prochain chantier.

Que répond l'État concrètement pour qu'il puisse continuer à travailler ? Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président.

La parole est à monsieur le premier ministre. Merci madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président, monsieur le ministre Marc Angelie, l'État répond évidemment qu'on abandonnera aucun des métiers que vous avez listé dans votre question au gouvernement et pour cause parce que c'est la philosophie de notre accompagnement depuis le début qui est un accompagnement à l'activité et je vais y revenir dans un instant avec un soutien ciblé.

Euh merci d'avoir refait le lien avec la géopolitique parce que parfois dans notre vie politique, on finit par isoler ce qui se passe de manière domestique avec euh les grand conflits qui euh nous guettent. Et je l'avais dit au au président Marc Fenot il y a de cela 15 jours ou 3 semaines. Malheureusement, cette géopolitique s'est installée dans le réservoir des Françaises et des Français et malheureusement nous le voyons, sous une forme ou sous une autre, cela va durer.

Il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français. Les guerres hybrides ou malheureusement les guerres plus directes vont se multiplier et donc évidemment nous payons cash nos dépendances en la matière. Vous l'avez dit vous-même à chaque crise ce sont toujours les mêmes qui paient.

C'est vrai. Même si heureusement si j'ose dire par rapport à la guerre en Ukraine, c'est pas complètement la même problématique, le même enjeu que nous avons devant nous parce que la guerre en Ukraine présentait une crise de volume, d'accès à l'énergie, d'accès au gaz. Là où cette crise du transport maritime pour l'instant et heureusement les infrastructures de production de pétrole n'ont pas été touché autant qu'on pouvait le redouter au début du conflit fait que nous avons une crise d'une inflation importée sur l'énergie.

En tout cas, tous les scénarios sont sur la table sur le terrain géopolitique et je veux le dire à travers vous aux Françaises, aux Français, malheureusement la reprise des combats et de cela évidemment il faut nous y préparer. La deuxième des choses et je sais que votre groupe y est attentif, c'est l'impact sur les finances publiques. Là aussi, cette chose-là parfois est mise un peu rapidement de côté parce que les taux d'intérêt parce que l'activité madame la ministre des armées de nos forces armées en opération extérieure sur l'ensemble de la zone inévitablement crée des dépenses, des impacts sur les finances publiques qui n'était évidemment pas prévu lorsque nous avons voté le budget mais une fois de plus c'est une guerre et je pense que les 6 milliards d'euros que nous avons documentés devront être remis à jour évidemment dans les temps qui viendront.

Cela va s'en dire. On y reviendra en transparence. Ensuite, pour répondre plus précisément à votre question depuis le début, mon obsession, celle du gouvernement à titre personnel, mon obsession est de faire en sorte que des pas entiers de l'activité économique du pays ne se mettent pas aux arrêts.

Les pêcheurs sont toujours le l'exemple le plus facile à expliquer. Nos amis pêcheurs font un calcul coût avantage. Soit il y a une rentabilité à sortir, les bateaux prennent la mer.

Soit il y a pas de rentabilité à sortir, les bateaux restent àqués. Et l'ensemble de cette philosophie est celle qui nous a guidé pour les transporteurs, pour le BTP, pour les agriculteurs. Après la crise dure.

Donc je le disais, il va falloir se mettre à l'échelle aussi soit par filière, soit en fonction évidemment de métiers nouveaux qui pourraient être concernés. Nous sommes en train de mettre une dernière main, si j'ose dire, à ces différentes annonces. Ensuite, ça pose la question, monsieur le ministre, de au fond de la dynamisme de notre activité et donc aussi de la croissance qu'on est en droit d'espérer, en tout cas d'aller chercher pour cette année 2026.

On est seulement au mois de mai, il y a des choses qu'on maîtrise pas, il y a des choses qu'on maîtrise, on le voit bien, on a des filières économiques qui tirent notre croissance vers le haut. La défense et merci pour la manière dont les débats se sont déroulés dans cet hémicycle pour la loi de programmation militaire. On ne peut pas ne pas voir que la défense ou dans sa dualité, l'aéronautique va largement participer au soutien de cette de cette activité, la communication, les secteurs de l'innovation et puis pardon l'énergie.

Et heureusement que nous avons pris le décret pour la programmation pluriannelle pour l'énergie. Heureusement que notre parc nucléaire aujourd'hui produit beaucoup plus en disponibilité que pendant la guerre en Ukraine parce que c'est un des éléments d'amortissement de cette crise que beaucoup de partenaires européens évidemment n'ont pas et d'autres pays dans le monde. Ensuite, on a des filières qui sont tangentes.

J'en cite que deux, il y en a d'autres. J'en cite que deux, l'agriculture et le logement. Pourquoi tentant ?

Parce que la capacité à produire est là. Pourquoi tentant ? parce que malheureusement le coût des intrants et pas que le GNR, pas que le rouge mais les engrais, vous l'avez cité et l'ensemble des matériaux dérivé du pétrole, le plastique pour ne citer évidemment que celui-là, mais il y en a d'autres en dérivé plus lointain, bah crée évidemment une inflation qui peut être contagieuse.

Mais je dis tout de suite, mais il ne faut pas que certains secteurs en profitent justement pour jouer de cette inflation. Aujourd'hui, nous devons constater uniquement une inflation sur ces coûts dérivés des produits du pétrole et pas autre chose. Et le ministre Serge Papin a reçu une mission de ma part justement pour bien clarifier l'ensemble des impacts de prix sur les filières et le BTP évidemment est au cœur de ses préoccupations.

Ensuite, vous avez une filière dont on parle peu qui elle est très fortement exposée en ce moment et sur lequel j'ai demandé au ministre l'Escure et et Martin de me faire rapidement des propositions, c'est la chimie qui est un secteur industriel important dans notre pays qui compte dans bon nombre des circonscriptions qui sont ici et sur lequel évidemment l'exposition évidemment est très importante. Je veux pas être plus long mais on le voit bien que on ne peut pas se comparer à la crise du Covid et pour cause le pays tourne. On ne peut pas se comparer, Merci pour votre dignité.

On peut pas se comparer à [applaudissements] Même quand un sujet est grave. Mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, vous allez chercher la querelle et le désordre. Voilà, merci pour votre contribution au désordre une fois de plus dans cet hémicycle. [applaudissements] [applaudissements] Mais puisque vous me tendez la perche, allez s'il vous plaît. et que souvent la classe politique n'a pas toujours une bonne mémoire.

Je rappelle que celles et ceux qui se sont euh succédés sur les plateaux de télévision à l'automne et à l'hiver dernier et qui ont été expliqué droit dans les yeux en mentant aux Françaises et aux Français qu'on pouvait ne pas avoir de budget et que nous pouvions rester en loi spéciale mettant la pression sur l'ensemble des groupes politiques de cet hémicycle pour qu'il n'y ait pas de budget. S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'aide. S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'accompagnement ni pour les pêcheurs, ni pour les agriculteurs, ni pour le BTP, ni pour les transporteurs.

S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas de loi de programmation militaire. S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas eu une niche de relance pour le logement. Alt à votre cynisme.

Ce sont des guerres qui menacent la sécurité des Françaises et des Français, des Européens, notre économie. Maintenant, il est temps d'être patriote, d'avoir le calme des vieilles troupes et enfin de traiter les problèmes à la racine. [applaudissements][acclamation] Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.

Monsieur le président, [applaudissements] merci monsieur le Premier ministre pour cette réponse complète. Très important ce que vous avez dit dès le début. Il faut que nos concitoyens, il faut que nos compatriotes sachent que cette crise va durer.

Ils ont besoin de visibilité. L'activité économique a besoin de visibilité et peut-être davantage de calme dans les mémicycles aussi.